12/05/2011 à 16h11

A Brennilis, la centrale nucléaire est morte mais pas démantelée

Marie Kostrz | Journaliste Rue89

La centrale de Brennilis, en Bretagne, est en déconstruction depuis 19 ans. Le niveau de radioactivité du chantier d’EDF inquiète.


L’ancienne centrale nucléaire de Brennilis (Emilie Vialet)

A midi, dans ce petit village du Finistère campé dans le paysage vert et ondulé des Monts d’Arrée, l’heure de la sieste n’a pas encore sonné mais le bourg semble endormi.

Aucun pas, aucun son de voix ne résonne dans ses rues désertes. Depuis l’arrêt du démantèlement de la centrale, plantée à un kilomètre de là, il y a cinq ans, la vie locale tourne au ralenti.

Il suffit pourtant d’évoquer ce sujet pour retrouver un peu d’ambiance. Quand un médecin favorable au démantèlement croise sur le parking du magasin d’alimentation Michel Marzin, ancien technicien sur le site et aujourd’hui fermement opposé à EDF, les insultes fusent.

Un chantier arrêté pour absence d’enquête publique

Entrée en activité en 1967, la centrale nucléaire à eau lourde de Brennilis a fermé en 1985 faute d’être assez rentable. Sept ans plus tard, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et EDF entament son démantèlement. Les combustibles, l’eau lourde et une partie des bâtiments sont évacués. Première centrale érigée en France, Brennilis doit être la première à disparaître.


Un ouvrier effectue une vérification au sein de la centrale de Brennilis (Marie Kostrz).

Quatorze ans plus tard, en 2006, le Conseil d’Etat met un coup d’arrêt aux travaux encore loin d’être achevés. EDF n’a pas organisé l’enquête publique qui est chargée d’informer la population sur les travaux entrepris. Jean-François Couty, directeur EDF du site des Monts d’Arrée, justifie :

« Ce n’était pas encore exigé par le droit français, seulement par le droit européen. »

Le démantèlement devrait reprendre bientôt, en partie seulement : le cœur du réacteur, où l’uranium était mis en contact avec le gaz carbonique et l’eau lourde, dégage un niveau de radioactivité létal. Eric Zelnio, chargé de suivre le dossier à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), se veut rassurant :

« EDF ne sera autorisé qu’à finir la phase du démantèlement qui avait déjà été entamée avant 2006. Cette partie radioactive n’en fait pas partie. »

Selon Jean-François Couty, un dossier sera déposé pour les dernières infrastructures d’ici à la fin 2011. En mars 2010, la commission d’enquête chargée d’examiner le dossier avait refusé une première fois ce droit à EDF. Dans son rapport, elle estimait que les informations mises à la disposition du public étaient encore insuffisantes.

« Démanteler consiste à déplacer la radioactivité sans la réduire »

Ces échéances ne rassurent pas Bernadette Lallouet. Assise devant une pile de dossiers éparpillés sur la table de sa salle à manger, la coprésidente de l’association Vivre dans les Monts d’Arrée jure qu’elle ne s’oppose pas formellement au démantèlement :

« Il faudra bien le faire un jour, mais on ne comprend pas pourquoi EDF se précipite tant à vouloir faire disparaître un bâtiment dont la radioactivité est encore mortelle. »



Portrait de Bernadette Lallouet (Marie Kostrz).

Une fois découpé en morceau, le réacteur n’en sera en effet pas moins radioactif. Elle s’interroge :

« Ou vont-ils envoyer les débris ? Aucun lieu n’existe encore pour accueillir des déchets aussi dangereux. »

Une zone d’entreposage est prévue pour accueillir le cœur du réacteur : l’Installation de conditionnement et d’entreposage des déchets d’activité (Iceda), dans l’Ain. En cours de construction, elle sera normalement ouverte en 2014.

Il ne s’agit cependant que d’une solution temporaire : EDF précise que ces déchets devront ensuite être transférés dans une zone d’enfouissement nucléaire, qui n’existe pas encore. Un site doit être trouvé avant 2025 mais aucune commune française n’accepte pour le moment d’en héberger un.

Le problème n’est pas nouveau : en 2010, la commission d’enquête avait déjà relevé cette impasse. Elle écrivait :

« Démanteler consiste à déplacer la radioactivité sans la réduire. »

Pour Bernadette Lallouet, l’acharnement d’EDF répond à une exigence économique :

« Pour pouvoir vendre des centrales à l’étranger, il faut être capable de prouver qu’on peut aussi s’en débarrasser. »

Le recours massif à la sous-traitance, un danger ?

A quelques mètres de là, Olivier Deplace s’affaire dans son bureau parsemé d’affiches aux couleurs de son syndicat : la CFDT. C’est une autre question qui préoccupe le délégué du site de Brennilis.

Selon lui, la reprise du démantèlement sera synonyme d’embauche importante de sous-traitants. Alors que le site est aujourd’hui en maintenance, 20 salariés EDF sont sur la zone, pour déjà 30 employés par des prestataires. Un chiffre qui risque de passer à 100 si le décret est publié cet été. Il s’inquiète :

« Ils sont souvent moins formés, c’est une perte de compétence et d’expérience de ceux qui sont à la base une garantie de sécurité. Nous sommes tous dans l’expectative de ce qu’il pourrait se passer si le démantèlement reprend. »

Ancien salarié d’EDF aujourd’hui installé à son compte, Marc Gaudron balaye les craintes du syndicaliste. A présent électricien lui-même employé par EDF, il nuance :

« J’ai participé au démantèlement avant son arrêt. Dans mon équipe, je m’assurais toujours que l’ensemble des ouvriers ait compris les tâches à effectuer, aucune différence n’était faite avec les salariés d’EDF. »

Marc Gaudron affirme que le temps presse :

« A force de stopper le chantier, on perd une connaissance technique. Ceux qui connaissent la centrale ont fini par partir bosser ailleurs. »

Démantèlement du réacteur : « aucun danger, c’est robotisé »

Découper le cœur du réacteur ne serait pourtant pas sans danger pour les travailleurs. Si EDF aime à répéter que 99,9% des déchets radioactifs ont déjà été supprimés du site, elle ne dit pas que les 0,1% restants sont les plus nocifs.

Là encore, EDF a tout prévu. Au Centre d’information du public (CIP), aménagé dans l’ancienne cantine de la centrale surplombant le grand lac azur qui jouxte la centrale, un petit groupe de flâneurs suit docilement une visite guidée censée les rassurer.

Le message est limpide : pas de danger, les opérations sur le coeur du réacteur seront « entièrement robotisées ». Aucun travailleur n’entrerait donc en contact avec l’uranium, le plutonium, le californium et autre substance en « um » dangereuses.

Jean-François Couty fait volontiers visiter la centrale. Emmitouflé dans une combinaison, muni d’un casque et d’un dosimètre pour vérifier le taux de réactivité, il s’approche du coeur du réacteur, dans lequel l’uranium était introduit. Il assure que la radioactivité de la centrale n’est pas plus élevée « que celle qu’on trouve à l’extérieur, à la centrale de Brennilis par exemple ». (Voir la vidéo)

Cet argument, qu’avance également l’ASN, a pourtant été nuancé par les commissaires-enquêteurs mandatés fin 2009 :

« Nous avons regretté que les scénarios de démantèlement immédiat ou différé n’aient pas été développés et comparés. [...] Cela aurait permis de conforter ou de nuancer l’avis émis en 1999, dans un rapport CEA-EDF qui insistait sur l’effet positif d’une attente prolongée de la déconstruction. Et ceci, même si en dix ans la robotique a fait de gros progrès. »

EDF envisageait d’attendre cinquante ans

Alors qu’au moment de la fermeture du site, EDF envisageait d’attendre cinquante ans avant de la démanteler le temps que la radioactivité diminue, il n’en est plus question.

Le cylindre bétonné de 26 mètres de haut qui protège le réacteur se délite et selon EDF, le temps est compté. Sylvie Bihart, employée prestataire sur le site et élue de la majorité au conseil municipal de Brennilis, lui fait confiance :

« De toute façon il faut bien déconstruire, on a attendu depuis 1985, le bâtiment est en train de vieillir, devient vétuste, je ne pense pas que ce soit sécurisé de le laisser tel quel. »


Portrait de Sylvie Bihart (Marie Kostrz).

Les effets du démantèlement sur la santé des travailleurs sont pour le moment méconnus. Michel Marzin, ancien technicien, a nourri le cœur du réacteur pendant plus de vingt ans. Selon lui, plus de 50% des techniciens qui travaillaient avec lui sont décédés avant 65 ans. Un chiffre qu’EDF n’a jamais confirmé ni démenti.

Installé devant une tasse de café au Charlegan, le médecin du travail dépêché par EDF deux fois par semaine à Brennilis affirme de son côté que les travaux n’ont jamais causé plus de morts qu’ailleurs.

« Pas assez d’argent pour une étude épidémiologique »

Aucune étude épidémiologique n’a jamais été réalisée par EDF. Bernadette Lallouet regrette :

« C’est la première chose qu’on a demandé quand la commission locale d’information (CLI) a été créée en 2009. On nous a dit qu’il n’y avait pas assez d’argent pour en réaliser et EDF n’a jamais répondu à cette demande. »

Olivier Deplace de la CFDT, regrette également que cette demande qu’il a relayée n’ait jamais abouti.

A l’évocation de cette doléance, Jean-François Couty prend un air étonné, affirmant qu’il n’a jamais entendu parler d’une telle requête – pourtant retranscrite noir sur blanc dans le rapport de la commission d’enquête de mars 2010. Il promet ne pas s’opposer à un tel projet.

Un effet tout aussi méconnu sur l’environnement

Pourtant, les répercussions sanitaires du démantèlement pourraient dépasser le cadre des employés de la centrale. A deux pas du site, Michel Marzin s’engouffre dans un petit chemin de terre envahi d’herbes folles.

Sur la droite, un grillage récemment installé délimite l’enceinte du site nucléaire. De l’autre côté de la clôture, on aperçoit le lit d’un canal : c’est l’ancien chenal d’évacuation, où les eaux utilisées pour nettoyer la centrale étaient auparavant rejetées.


Portrait de Michel Marzin (Marie Kostrz).

En 2006, le laboratoire indépendant Criirad, mandaté par Sortir du nucléaire Cornouaille, a relevé une radioactivité anormalement haute à cet endroit, alors situé hors de l’enceinte du site. Michel Marzin précise :

« Le problème, c’est qu’on n’a aucun moyen de savoir si cette radioactivité est due à l’activité antérieure de la centrale ou à son démantèlement. »

Bernadette Lallouet déplore qu’EDF interdise aux laboratoires indépendants de faire des prélèvements :

« Début avril, Jean-François Couty a accepté à condition que les prélèvements soient faits aux mêmes endroits et avec le même protocole que ceux réalisés par EDF. A quoi ça sert dans ce cas ? Ils ne veulent pas qu’on aille voir ailleurs, c’est clair. »

« En tant que commerçant, on attend que ça reprenne »

Derrière le comptoir de son bar Le Charlegan, Joël Baladine est agacé par les débats que suscite le démantèlement. Selon lui, les gens sont mal informés. Cet ancien marin qui a participé aux essais nucléaires de Mururoa craint seulement que la déconstruction soit encore repoussée :

« En tant que commerçant, on attend qu’une seule chose, c’est que ça reprenne. Avant, le bar était toujours plein, on organisait des tournois de tarot. Maintenant à 20 heures, je ferme le rideau. »

En annonçant la création de centaines d’emplois grâce à la reprise des travaux, EDF marque un point. Aux alentours, quasiment chaque foyer a un membre qui a un jour été employé à la centrale. Mariée à un ancien agent EDF, Marie-Noël Corre est elle aussi convaincue par le discours de l’entreprise :

« Il y a des risques mais on ne s’en fait pas, on a toujours vécu avec la centrale. Beaucoup de gens ont trouvé du travail grâce à elle, on n’a pas à s’en plaindre. »

Brennilis aura été une ressource pour les habitants, mais c’est aussi un gouffre financier. Selon la Cour des comptes, le démantèlement aurait déjà coûté 480 millions d’euros. Jean-François Couty promet qu’il ne sait pas à combien revient le démantèlement :

« Un budget de 2 milliards d’euros est alloué aux neuf centrales françaises à l’arrêt. Je ne peux pas vous dire combien Brennilis coûte, je m’assure juste que ce soit fait en toute sûreté. »

Drôle de réponse pour un directeur de site.

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  • Lowestone
    Lowestone répond à uscan
    Chercheur en informatique
    • Posté à 19h13 le 12/05/2011
    • Expert 53869
      Chercheur en informatique

    Juste quelques chiffres : la puissance maximale recuperable du vent est egale a 8/27*rho*S*v^3 (rho est la densite de l’air, S la surface au vent, v la vitesse en m/s), soit pour un vent de 55 km/h (15 m/s) 1200W/m².
    Le rendement electrique moyen d’une eolienne est de 16/27 en moyenne ([source wikipedia] pour des eoliennes classiques, pas ce truc qui serait bien pire), on atteint donc une puissance électrique de 711W/m².
    Pour produire 2GW il faudrait 2,8 millions de mètres carre, soit une surface au vent de 1677m par 1677m.

    En conclusion ce dispositif pour fonctionner nécessite de soulever une montagne !

    • pachin
      pachin répond à Lowestone
      Etudiant
      • Posté à 20h23 le 12/05/2011
      • Internaute 90632
        Etudiant

      Cette équation n’est valable que pour les éoliennes à axe horizontale. Ca ne vaut pas pour la machine de uscan.

    • général_bol
      général_bol répond à Lowestone
      Ah, si on envoyait les cons / (...)
      • Posté à 22h49 le 12/05/2011
      • Internaute 94412
        Ah, si on envoyait les cons / (...)

      Ben c’est pas pire qu’un parc d’hélices verticales à 80% arrêtées pour une foule de raisons toutes plus valables les uns que les autres ! ! ! ! !

  • super_lapin
    super_lapin
    couillon de la classe moyenne
    • Posté à 17h02 le 12/05/2011
    • Internaute 135884
      couillon de la classe moyenne

    une phrase que je ne comprends pas dans l’article :

    le médecin du travail dépêché par EDF deux fois par semaine à Brenilis affirme de son côté que les travaux n’ont jamais causé plus de morts qu’ailleurs.

    Sauf que (si j’ai bien compris) les mêmes travaux n’ont jamais été entrepris ailleurs puisque c’est la 1ére centrale française à être démantelée, non ?

    • Marie Kostrz
      Marie Kostrz répond à super_lapin
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 00h33 le 13/05/2011
        rédacteur
      • Journaliste 52009
        Journaliste

      Bonsoir,

      Brennilis est la première centrale dont le démantèlement a été amorcé, mais ce n’est pas la seule : d’autres sites sont également en déconstruction actuellement.

      • ragondine
        ragondine répond à Marie Kostrz
        du poitou
        • Posté à 10h49 le 13/05/2011
        • Internaute 10036
          du poitou

        pouvez-vous nous préciser quels autres sites sont en déconstruction actuellement
        merci

  • PGC
    PGC
    Impair Impasse89
    • Posté à 17h02 le 12/05/2011
    • Internaute 147266
      Impair Impasse89

    Les prévoyants d’EDF ont tout prévu sauf que le ciment et la feraille disparaitront avant les radiations, qu’une centrale coûte sans doute plus cher à demanteler qu’à construire....
    Les photos sont terribles, des grillages et des herbes folles, misérables protections contre une potion magique dont l’apprenti sorcier ne sait que faire.
    Et le voisinage, nous sommes sans doute déjà radioactifs, mais ce n’est pas encore grave, on en a bien profité...
    Ca fout la trouille, juste un peu plus.

  • Tariec
    Tariec
    « Radio Paris ment », « Radio (...)
    • Posté à 17h06 le 12/05/2011
    • Internaute 37287
      « Radio Paris ment », « Radio (...)

    Et encore, sans le combat sans concessions des habitants de Plogoff et globalement du Finistére, le probléme de Brennilis serait multiplié par deux.

    Surtout que celle de Plogoff devait étre construite en bord de mer.

    Merci à eux, ils ont été visionnaire quant aux emmerdes divers et (a)variés que ça allait produire 30 ans aprés.

  • tugludu
    tugludu
    révolté
    • Posté à 17h08 le 12/05/2011
    • Internaute 130661
      révolté

    C’est en France qu’on oblige un installateur d’éoliennes à provisionner l’argent du démentellement AVANT sa mise en service ?

    À quand l’égalité de traitement ? À quand la fin du mensonge sur le nucléaire ?

    Nucléaire = une poignée de personnes qui gagnent énormément d’argent en endettant 3 générations de français pas encore nées.

    Renouvelable = plus personne qui gagne gros mais tout le monde en profite un peu.

    À une différence près : dans un cas il suffit d’appuyer sur un bouton pour tout arrêter immédiatement, sans séquelles... dans l’autre on ne sait même pas si on peut l’arrêter.

    • Bel Iblis
      Bel Iblis répond à tugludu
      • Posté à 22h13 le 12/05/2011
      • Internaute 31743

      Pour les centrales nucléaires c’est la même chose. 1 milliard d’euro par tranche il me semble (a verifier).

      • général_bol
        général_bol répond à Bel Iblis
        Ah, si on envoyait les cons / (...)
        • Posté à 22h54 le 12/05/2011
        • Internaute 94412
          Ah, si on envoyait les cons / (...)

        Ce sera : -)))))... En attendant, c’est pas ! ! ! ! !

         
        • Bel Iblis
          • Posté à 20h07 le 13/05/2011
          • Internaute 31743

          Jai trouvé ça.
          ça n’est pas suffisant comme montant, mais ça avance. Par contre le fait que ce soit investit en actions releve de l’absurde...

          « Au 31 décembre 2009, le montant total investi dans les fonds dédiés s’élevait à 11,4 milliards, répartis à 37% en actions, 51% en obligations et 12% de fonds communs de placements (FCP) réservés et d’OPCVM monétaires. »

          Lien

        1 autres commentaires
  • brice24
    brice24
    désoxylpériphyrozoidosénile
    • Posté à 17h17 le 12/05/2011
    • Internaute 155283
      désoxylpériphyrozoidosénile

    « Selon lui, plus de 50% des techniciens qui travaillaient avec lui sont décédés avant 65 ans. »

    bonjour a tous, premier commentaire sur rue 89 ...

    Ben voila la solution pour ne plus avoir à payer de retraites : faire en sorte que tout les actifs meurrent avant 65 ans....
    Si on aime autant le nucléaire chez nos chers dirigeants, c’est peut être aussi dans ce but précis ... contaminer tout le monde pour qu’ils meurrent plus vite ...

    ok, c’est un peu violent comme premier commentaire, mais c’est tout ce que ca m’a inspiré.

    • Bel Iblis
      Bel Iblis répond à brice24
      • Posté à 22h15 le 12/05/2011
      • Internaute 31743

      Il aurait été interessant de connaitre l’espérance de vie d’un technicien (quelque soit l’industrie). Je sais pas si c’est beaucoup plus élevé que pour un ouvrier mais sinon on va avoir du mal a trouver colrelation specifique au nucléaire.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 17h39 le 12/05/2011
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    La centrale de Brennilis d’une puissance de 70 MW a été stoppée pour 2 raisons
    1) elle a fait l’objet de deux attentats de la part du FLB-ARB en 1975 et 1979 qui ont endommagé l’alimentation en eau, le système de filtration d’air et les pylônes d’évacuation de l’électricité de la centrale
    2) La filière de ce type de centrale à modération par l’eau lourde et refroidissement par gaz carbonique a été abandonné pour être remplacée par les BWR et PWR.
    La Bretagne ne possède pas de production d’électricité « de masse » », seule l’usine marée motrice de la Rance, expérimentale, couteuse et à la production aléatoire, ainsi que la centrale thermique de Cordenais (en Loire Atlantique) est à même de lui apporter quelques mégawatts.( 8% de ses besoins), le reste est « importé ». Le futur EPR de Flamanville avec sa ligne THT controversée participera à l’alimentation de la Bretagne. On dit merci qui ?

    • tOrDrE L¤RdRe
      tOrDrE L¤RdRe répond à padiran
      chien de talus
      • Posté à 19h40 le 12/05/2011
      • Internaute 50571
        chien de talus

      merciii Fukushimaaaa !

      • padiran
        padiran répond à tOrDrE L¤RdRe
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 20h57 le 12/05/2011
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        Non, merci les normands d’avoir un EPR qui produira de l’électricité pour éclairer les cochons qui vont produire du lisier pour agrémenter les belles plage bretonnes d’algues vertes qui amusent tant nos bambins en été.

         
        • tOrDrE L¤RdRe
          tOrDrE L¤RdRe répond à padiran
          chien de talus
          • Posté à 21h14 le 12/05/2011
          • Internaute 50571
            chien de talus

          j’insiste merci fuckouchiemoi, sinon on en parlerai même pas, comme avant quoi, à risque égal.
          Ça marche plus ce vieux truc de vouloir monter les normand contre les bretons, une bougie dans le cul pour tous, des éoliennes en mer, et des cochons élevés sous les chênes !

          • padiran
            padiran répond à tOrDrE L¤RdRe
            Chroniqueur Grolandais
            • Posté à 21h29 le 12/05/2011
            • Internaute 5159
              Chroniqueur Grolandais

            Il n’empêche qu’en attendant la décroissance du nucléaire et l’avènement des bougies, des éoliennes et des centrales à purin, les normands vont produire de l’électricité pour que les bretons s’éclairent, se chauffent et circulent dans des TGV que les normands n’ont même pas. Heureusement qu’ils ont des galettes mangeables, par contre leur chouchen, ils peuvent le garder pour remplacer le gasoil dans les moteurs.

            • tOrDrE L¤RdRe
              tOrDrE L¤RdRe répond à padiran
              chien de talus
              • Posté à 21h59 le 12/05/2011
              • Internaute 50571
                chien de talus

              t’as oublié qu’ils n’ont pas l’immense honneur d’aceuillir le G20 ces arriérés. Bon par contre ils savent faire du cidre pas comme les normands et leur boisson gazeuse à la pomme.

              • padiran
                padiran répond à tOrDrE L¤RdRe
                Chroniqueur Grolandais
                • Posté à 22h09 le 12/05/2011
                • Internaute 5159
                  Chroniqueur Grolandais

                Du cidre les bretons ? cet erzats fait des meilleurs cépages de pommes de douche et de pommes d’arrosoir ? quel culot ! et pourquoi pas du calva pendant qu’on y est. Quant au G20, Deauville est à la Normandie ce que Saint-Tropez est à la cote d’azur.

                • tOrDrE L¤RdRe
                  tOrDrE L¤RdRe répond à padiran
                  chien de talus
                  • Posté à 23h21 le 12/05/2011
                  • Internaute 50571
                    chien de talus

                  bon je vais faire un geste pour te sortir du bourbier régionaliste identitaré dans lequel tu t’enfonces : je reconnais que le calva normand est le meilleur (pour le cidre tu peux te lustrer) et plus particulièrement celui avec de la poire dedans.

                  • Roger Velu-
                    Roger Velu- répond à tOrDrE L¤RdRe
                    CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG
                    • Posté à 02h15 le 13/05/2011
                    • Internaute 102062
                      CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG

                    De la part de Dul :

                    Lien

                    [feulement de semelles ailées]

                    • tOrDrE L¤RdRe
                      tOrDrE L¤RdRe répond à Roger Velu-
                      chien de talus
                      • Posté à 12h57 le 13/05/2011
                      • Internaute 50571
                        chien de talus

                      MDR, il a sectionné les câbles le pépère, il est en roue libre au bord des falaises d’Étretat. Arrêtez de lui mettre des buvards dans son cidre quand il a le dos tourné, il va rester perché dans un pommier sinon.

                      • Roger Velu-
                        Roger Velu- répond à tOrDrE L¤RdRe
                        CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG
                        • Posté à 13h19 le 13/05/2011
                        • Internaute 102062
                          CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG

                        Faut que j’aille lui faire la commission, alors ?

                        [non aux cadences infernales à la Poste ! ]

                        • tOrDrE L¤RdRe
                          tOrDrE L¤RdRe répond à Roger Velu-
                          chien de talus
                          • Posté à 13h28 le 13/05/2011
                          • Internaute 50571
                            chien de talus

                          t’inquiète il tombera bien dessus.

                          • Roger Velu-
                            Roger Velu- répond à tOrDrE L¤RdRe
                            CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG
                            • Posté à 13h32 le 13/05/2011
                            • Internaute 102062
                              CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG

                            Je me fais pas de bile : il sera inévitablement attiré par l’odeur.

                  • padiran
                    padiran répond à tOrDrE L¤RdRe
                    Chroniqueur Grolandais
                    • Posté à 11h52 le 13/05/2011
                    • Internaute 5159
                      Chroniqueur Grolandais

                    Du cidre avec de la poire dedans, quelle horreur. C’est de la poire à lavement peut être, pour aller plus vite aux chiottes- ;)
                    Décidément, ce peuple sympathique est définitivement barbare

                    • tOrDrE L¤RdRe
                      tOrDrE L¤RdRe répond à padiran
                      chien de talus
                      • Posté à 12h47 le 13/05/2011
                      • Internaute 50571
                        chien de talus

                      eh dis donc sac à pommes, faudrait voir à approfondir ta normanditude (ça consiste pas à écouter Richard Lenormand en boucle, hein). Le Domfrontais t’en fais quoi ? Lien Le meilleur des calva à mon goût, sinon le cidre à base de poire, c’est le Poiré, c’est délicieux et l’origine est antérieure au cidre de pomme, voila voila. Lien. Et par un curieux hasard toutes ces bonnes choses se font dans la partie bénéficiant des vents sains & océaniques de l’atlantique et pas en bordure de votre rigole à pisse qu’est la manche.

                      • padiran
                        padiran répond à tOrDrE L¤RdRe
                        Chroniqueur Grolandais
                        • Posté à 13h13 le 13/05/2011
                        • Internaute 5159
                          Chroniqueur Grolandais

                        Ah oui le Domfrontais, la France profonde entre Orne, Calvados et la pampa. Tiens je passe pas loin cette après midi, je fais un passage à Villedieux-les poêles faire du repérage pour le festival des papillons de nuit à St Laurent des Cuves le 12 juin, j’irais voir M. Eddy.

                        • tOrDrE L¤RdRe
                          tOrDrE L¤RdRe répond à padiran
                          chien de talus
                          • Posté à 13h39 le 13/05/2011
                          • Internaute 50571
                            chien de talus

                          les papillons de nuit ! c’est donc à cause de vous, les vikings qui sentent le camembert, qu’en Yvelines ont est emmerdé avec les noctuelles et autre papillons de nuit qui bouffent les salades. En plus de fabriquer des boissons douteuses, ils répandent la vermine !

            • Numerosix
              Numerosix répond à padiran
              Prisonnier dans le village (...)
              • Posté à 22h08 le 12/05/2011
              • Internaute 14499
                Prisonnier dans le village (...)

              C’est trop beau la Bretagne. On a pas envie qu’elle devienne zone contaminée interdite pendant 200 000 ans après un petit problème technique, tu comprends ?

              Et qu’ils démantèlent vite cette saloperie de vielle centrale, la seule que les Bretons n’avaient bêtement pas combattue à la Hague,ou dans un autre coin moche qui vote Marine, bon sang !

              • padiran
                padiran répond à Numerosix
                Chroniqueur Grolandais
                • Posté à 22h13 le 12/05/2011
                • Internaute 5159
                  Chroniqueur Grolandais

                Ça tombe bien, je vais passer une semaine de vacances à Trègasoil, je t’enverrais des cartes postales, à moins que tu préfères celles de Ploumazout. Dans le Cotentin, on a le nucléaire d’accord, mais au moins quand on se baigne on ressort pas noir, mais vert fluo Moonsieur.

                • Numerosix
                  Numerosix répond à padiran
                  Prisonnier dans le village (...)
                  • Posté à 22h39 le 12/05/2011
                  • Internaute 14499
                    Prisonnier dans le village (...)

                  C’est bon , ils ont nettoyé maintenant. Ça a pris du temps mais moins que 200 000 ans, quand même .
                  Par contre, au sujet de la baignade, vu la température de l’eau , il en faudrait au moins cent en ligne , de centrales EPR , pour réchauffer la mer dans le coin..

                  • padiran
                    padiran répond à Numerosix
                    Chroniqueur Grolandais
                    • Posté à 22h47 le 12/05/2011
                    • Internaute 5159
                      Chroniqueur Grolandais

                    Tu parles s’ils ont nettoyé, tu creuses le sable des plages de Trégasoil et tu tombes sur un puits d’Arabian Light, par contre il faut l’extraire au chalumeau avec la température qu’il fait là bas

                • PonG
                  PonG répond à padiran
                  rationaliste fondamentaliste à (...)
                  • Posté à 10h39 le 13/05/2011
                  • Internaute 14407
                    rationaliste fondamentaliste à (...)

                  >« Dans le Cotentin, on a le nucléaire d’accord, mais au moins quand on se baigne on ressort pas noir, mais vert fluo Moonsieur. »

                  Jusque là, dans le Cotentin quand on était assez fou pour se baigner, on ressortait bleu. C’est un progrès.

                  • padiran
                    padiran répond à PonG
                    Chroniqueur Grolandais
                    • Posté à 11h51 le 13/05/2011
                    • Internaute 5159
                      Chroniqueur Grolandais

                    « on ressortait bleu. C’est un progrès. »
                    C’est une légende que l’on entretient pour ne pas être envahi par des hordes de touristes barbares qui importent leurs maladies et exportent nos femmes.

          • général_bol
            général_bol répond à tOrDrE L¤RdRe
            Ah, si on envoyait les cons / (...)
            • Posté à 22h58 le 12/05/2011
            • Internaute 94412
              Ah, si on envoyait les cons / (...)

            « des cochons élevés sous les chênes ! »

            Par des glands (minable, mais c’était vraiment trop tentant !)

        22 autres commentaires
  • Confrère
    Confrère
    consoeur
    • Posté à 17h23 le 12/05/2011
    • Internaute 61847
      consoeur

    Brennilis, c’est vraiment un cas d’école, mais très particulier.
    Un peu comme les premiers protos du CEA, du genre pile Zoé.

    C’est un réacteur graphite/gaz (unique exemple de cette filière) peu puissant et installé tout seul dans un endroit vraiment paumé.

    Il y a 20 ans, la logique d’EDF et du CEA était de le démanteler sans tarder, pour se faire la main et inventer les outils et techniques qui vont devenir cruciales dans les prochaines décennies.

    Pour les autres réacteurs (refroidissement par eau pressurisée), il est plus logique d’attendre 50 ans. Pour bénéficier de la décroissance naturelle de la radioactivité et parce qu’ils ne couteront pas cher à entretenir et surveiller : il y a en 3, 4 ou 5 sur le même site.

    Sauf erreur, il y a ainsi à Chinon une centrale arrêtée depuis longtemps, à côté de celles en activité.

    • Redroom
      Redroom répond à Confrère
      La V2, une grosse merde.
      • Posté à 18h53 le 12/05/2011
      • Internaute 23589
        La V2, une grosse merde.

      « Il y a 20 ans, la logique d’EDF et du CEA était de le démanteler sans tarder, pour se faire la main et inventer les outils et techniques qui vont devenir cruciales dans les prochaines décennies »

      Objectif raté donc...

      • Confrère
        Confrère répond à Redroom
        consoeur
        • Posté à 12h30 le 13/05/2011
        • Internaute 61847
          consoeur

        Certes, mais à qui la faute ?
        Et, néanmoins, ce sont des robots durcis, issus de ceux inventés pour Brennilis, que la France a proposé pour Fukushima...

    • Garp
      Garp répond à Confrère
      citoyen d'en bas
      • Posté à 21h08 le 12/05/2011
      • Internaute 5083
        citoyen d'en bas

      Un endroit vraiment paumé ?
      Ce n’est pas le bon terme , un endroit sauvage, préservé, pas trop construit ... bref pas trop foutu en l’air par l’homme et son insatiable cupidité, eut été préférable ...
      Merci !

      • sto
        sto répond à Garp
        expatrié
        • Posté à 22h11 le 12/05/2011
        • Internaute 29344
          expatrié

        un endroit sauvage, préservé, pas trop construit, mais irremediablement contamine.

      • Confrère
        Confrère répond à Garp
        consoeur
        • Posté à 12h24 le 13/05/2011
        • Internaute 61847
          consoeur

        « isolé » eut en effet été préférable.
        (Je suis allé à Brennilis au début de son démantèlement. Le site était déjà envahi par les herbes et j’ai souvenir c’était vraiment loin de tout)

  • lppsr
    lppsr
    sur mer
    • Posté à 17h25 le 12/05/2011
    • Internaute 128179
      sur mer

    il me semble que c’est à Brennilis qu’a eu lieu un incident assez grave et qu’à l’époque de Gaulle avait fait détruire l’ensemble des documents relatif à cet incident . confirmation de la part de l’auteur ? je crois bien d’ailleurs que c’est dans une interview de Michel Marzin (dans Ouest France ou le télégramme je ne sais plus ) que cet incident était mentionné .

    • Redroom
      Redroom répond à lppsr
      La V2, une grosse merde.
      • Posté à 18h51 le 12/05/2011
      • Internaute 23589
        La V2, une grosse merde.

      J’ai un ami qui bosse pour la COGEMA, AREVA maintenant, ça fait un bon moment maintenant et on les oblige à détruire tous les papiers, même les moins suspects depuis le début semble t’il...

      • lppsr
        lppsr répond à Redroom
        sur mer
        • Posté à 19h34 le 12/05/2011
        • Internaute 128179
          sur mer

        c’est cependant la meilleur méthode afin d’affirmer que nos centrales sont les plus sures .....

         
        • Redroom
          Redroom répond à lppsr
          La V2, une grosse merde.
          • Posté à 20h25 le 12/05/2011
          • Internaute 23589
            La V2, une grosse merde.

          Le truc pas inquiétant du tout ! : D

        1 autres commentaires
      • Gontran Abdelkader-Kowalski
        Gontran Abdelkader-Kowalski répond à Redroom
        explorateur prolétaire
        • Posté à 02h20 le 14/05/2011
        • Internaute 104077
          explorateur prolétaire

        J’espère qu’il a fait des copies (envoyer poste restante à Rue89) !

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