Minorités 26/04/2011 à 19h14

L'éducation, nouvelle bulle spéculative aux Etats-Unis

Minorités"
Laurent Chambon | Chercheur en sciences politiques



En partenariat avec Minorités

Nous commençons à peine à réaliser l’ampleur des conséquences que la crise des subprimes, et du crédit en général, va avoir sur les économies occidentales – on parle maintenant d’une nouvelle crise du crédit, mais subie par les Etats eux-mêmes – qu’une rumeur de plus en plus tenace se fait entendre aux États-Unis : il y aurait une nouvelle bulle.

Non, on ne parle ni de la surévaluation de Facebook, ni de la spéculation énergétique post-Fukushima, ni du bulletin de santé de Steve Jobs, mais d’éducation. Ça annonce une sale remise à plat des perspectives pour les nouvelles génération.

Le New York Times a dégainé le premier, avec un article assez dur : « Is Law School a Losing Game ? » On y découvre l’histoire de ces brillants étudiants qui ont emprunté pour devenir avocat surpayé comme dans les films, et qui se retrouvent au chômage, avec des dettes énormes.

L’ironie de ces histoires est que ces avocats sans travail ont suffisamment bien étudié le droit pour savoir comment ne pas avoir à rembourser leurs dettes, la plupart ayant opté pour la survie autour du seuil de pauvreté pour ne pas devenir esclaves de leurs créanciers.

Bidouiller les stats, multiplier les diplômes bidons

On retrouve les mêmes histoires à propos des Med Schools, les très onéreuses écoles de médecine américaines. Plus largement, avec la crise des subprimes, beaucoup d’Américains ont perdu les économies qui auraient permis à leurs enfants d’aller étudier à l’université :

  • certains ont opté pour les universités publiques, bien moins chères ;
  • d’autres ont tout simplement renoncé à poursuivre leurs études ;
  • et pour ceux qui s’obstinent et qui n’ont pas des parents riches, l’endettement est la seule voie.

D’ailleurs, les frais de scolarité ont augmenté comme rarement auparavant. Les universités font de leur mieux pour que leurs étudiants obtiennent un crédit qui leur permette de payer ces frais de scolarité exorbitants, et sont pour cela dans une course aux étudiants bancables, quitte à baisser le niveau, bidouiller les statistiques et multiplier les diplômes plus ou moins bidons.

Beaucoup de Law Schools – écoles de droit américaines – publient ainsi les statistiques de rémunération moyenne de leurs anciens étudiants... sauf qu’il s’agit uniquement de ceux qui ont trouvé un travail comme avocat. Si elles publiaient le salaire moyen de tous leurs anciens étudiants, il est probable que leur diplômes seraient bien moins attrayants.

« L’économie de la connaissance » ? Pas aussi simple

Les universités mentent autant sur les salaires des futurs diplômés que les vendeurs de crédit immobiliers ont pu mentir sur l’augmentation infinie et garantie du prix de la pierre. Nous sommes dans une pyramide de Ponzi géante, avec pour gogos les jeunes qui veulent faire quelque chose de leur vie.

L’Economist parle d’une bulle éducative. Le mécanisme est simple : les gens cherchent à se protéger des incertitudes, et les comportements identiques par millions font qu’une bulle se crée.

C’est ainsi que la bulle immobilière a vu le jour : comme on avait annoncé que les retraites seraient plus maigres que prévues, tout le monde ne jurait que par la pierre comme valeur refuge. Sauf que si tout le monde veut acquérir un bien immobilier alors que l’offre n’augmente pas en conséquence, les prix augmentent. Jusqu’à ce que la bulle explose.

Maintenant que l’immobilier est à la fois inabordable (les prix n’ont toujours pas baissé autant qu’il faudrait et l’accès au crédit a été fortement réduit) et clairement une voie sans issue s’il s’agit de sécuriser son avenir, que les CDI sont une espèce en voie de disparition et que la précarité s’installe partout, la nouvelle mode est « l’économie de la connaissance ». On investit dans l’éducation, en pensant que cela va apporter de la richesse et de la stabilité. Forcément.

Malheureusement, ce n’est pas aussi simple.

L’université, l’usine à clones obéissants et conformistes

Tout d’abord, l’université (et ses avatars) n’est pas nécessairement l’endroit où l’on forme les créateurs de richesse : Steve Jobs, Mark Zuckerberg ou Bill Gates, pour ne citer que les « college dropouts » (ceux qui ont abandonnés leurs études) américains les plus riches, n’ont jamais obtenu leur diplôme et n’ont pas trouvé leur voie grâce à l’université. Au contraire.

A tel point que le fondateur de PayPal a offert vingt bourses de 100 000 dollars aux étudiants qui abandonneraient leurs études universitaires pour créer leur entreprise high-tech.

Pour être moi-même passé par quelques grandes écoles de la République, je peux vous assurer que l’usine à clones obéissants et conformistes marche au moins aussi bien en France qu’aux Etats-Unis. Ce n’est pas en passant par Sup de Co, l’IEP ou Centrale qu’on va nécessairement développer les facultés qui vont nous aider à créer l’entreprise superprofitable de demain.

Ensuite, nous sommes en compétition dans beaucoup de domaines avec les diplômés du tiers-monde, Chine et Inde en tête, où les salaires sont bien moindres qu’ici. Beaucoup de branches sont encore protégées par la langue et des exigences de nationalité, mais d’autres sont sévèrement touchées, en particulier dans les sciences dures et dans les domaines technologiques, là où le plus de richesse est créée.

Les cadres, aujourd’hui touchés par la robotisation

Enfin, et c’est selon moi la chose la plus angoissante, il ne faut pas oublier que les progrès de l’automatisation commencent à avoir des conséquences pour les métiers intellectuels (PDF). On a commencé par des robots sur les chaînes de production, mais l’informatisation commence à toucher aussi les cadres.

Pensez au drame des ressources humaines chez France Telecom, où les agents ont été remplacés par des programmes informatiques. La vague de suicide n’a fait que révéler cette automatisation, elle ne l’a pas arrêtée.

Les traductions sont réalisées avec l’aide de machines, et même la production de nouvelles est encadrée par les logiciels qui font du « data-mining » pour fournir les fermes de contenus, transformant les journalistes en pisse-copies spécialiste du copier-coller. On est loin du cliché romantique du journaliste futé, fouineur, indépendant et intellectuellement affuté.

Jusqu’ici, les métiers exercés par les classes inférieures et moyennes ont été rendus obsolètes par les robots et les logiciels, mais ce sont désormais les cadres qui sont touchés. Les tâches routinières, même intellectuelles, sont de plus en plus automatisables, et c’est désormais le droit, la finance ou l’ingénierie qui sont touchés. Ça va être vraiment sanglant.

Des facs ferment, au profit de filières qui sentent la thune

Pourtant, au niveau politique, on assiste à la fois à une volonté de privatisation, et à la fois à une tendance fétichiste sur la question de l’éducation. Avec la crise, les gouvernements sabrent dans les budgets de l’éducation partout en Occident, et surtout essayent de faire peser le coût de l’éducation sur les personnes.

Aux Pays-Bas, le gouvernement veut que les étudiants financent leurs études par des emprunts, en imaginant par ailleurs que le « marché » va optimiser le choix des filières : s’ils doivent s’endetter pour tellement d’années, les étudiants vont forcément faire des choix utilitaires et renoncer à aller étudier des choses inutiles comme la philosophie, la sociologie ou l’histoire de l’art.

On assiste déjà à la fermeture de certaines facultés, surtout dans les sciences dures et humaines, au profit des filières qui sentent la thune : finance, droit et média. Quand on connaît la réalité du monde des finances, du droit ou des média, où une armée de petites mains mal payées finance le train de vie des quelques gros poissons, on se dit que le « marché » a encore du travail pour rationaliser le rapport entre l’offre et la demande.

Déjà des scandales de trafic de diplômes

Pire, les organismes chargés de fournir la connaissance de façon rationnelle sont pris dans cette bulle spéculative. Il y a l’histoire de l’université Pasqua, dont le niveau n’est pas à la hauteur du coût, et où les bonus et les salaires mirobolants ponctionnent les finances.

En Hollande, il y a la chaîne des écoles professionnelles InHolland, qui s’est récemment trouvée au centre d’un scandale de traffic de diplômes, de bidouillages de résultats d’examens pour améliorer les statistiques et surtout d’une surenchère de diplômes bidons pour mieux traire les étudiants.

Pour quiconque connaît un peu le monde de l’éducation supérieure, il est évident que d’autres scandales de ce type vont se suivre et se ressembler.

Une crise de civilisation totale

La France semble moins touchée parce que le coût de l’éducation est, pour l’instant, en grande partie collectif. Les étudants sont pauvres et les familles doivent supporter leurs enfants qui étudient, mais on n’est pas encore dans une configuration à l’américaine d’endettement massif.

Mais la France reste un des plus gros exportateurs de docteurs en Occident, et est passée maîtresse dans la fabrication de chômeurs surdiplômés. Autant dire que penser que les gouvernements vont continuer à financer cette entreprise de plus en plus coûteuse, c’est être en plein déni. Si ce n’est pas Sarkozy qui va sabrer dans l’enseignement (mobilisation des enseignants oblige), ce sera son successeur. Surtout s’il/elle est de gauche, d’ailleurs.

Partout on continue à entendre le même refrain : économie de la connaissance, investir dans l’éducation, se former toute sa vie, etc. A en croire certains, tout cela n’est qu’une façon de nous faire oublier que la crise s’annonce beaucoup plus profonde que prévue. Avec la bulle de l’éducation, nous ne sommes pas loin d’une crise de civilisation totale.

Les capitalistes n’avaient plus vraiment besoin de nos corps puisque le reste du monde en offrait de moins chers, on a viré les ouvriers. Ensuite ils n’ont plus vraiment eu besoin de notre consommation, puisque le reste du monde peut consommer à notre place avec moins d’exigences éthiques ou de qualité. On a fermé le robinet du crédit. Et maintenant ils n’ont même plus besoin de nos cerveaux, il y des machines pour ça, et pour les cas difficiles il y a d’autres cerveaux ailleurs, plus jeunes, mieux et moins chers. Et on vire les cadres.

C’est pas angoissant, tout ça ?

Photo : une jeune fille tenant un flacon à bulles et une bulle de savon (Mike Nelson/Flickr/CC).

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Minorités
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  • Ianeak
    Ianeak
    escapiste
    • Posté à 12h12 le 27/04/2011
    • Internaute 104544
      escapiste

    Ce genre d’article montre surtout l’absurdité de l’organisation de notre société actuelle.
    La société du travail agonise, la représentation du capitalisme entrepreneurial et paternaliste laisse place à un ogre fou, incontrôlé et dévastateur où le travail, la connaissance, le cadre de vie ne sont plus évalué qu’à l’aune des profils possible du grand casino mondial qui privatise le moindre profit et collectivise les perte à l’infini.

    Il va falloir sérieusement se poser la question de la sorti de la société du travail telle que nous la connaissons et nous armer pour ramener cette ogre fou à la raison.

    Si un pays misait sur l’incapacité d’un pays voisin à rembourser ses dettes, et donc cherchait à le rendre insolvable, ce pays voisin aurait tout lieux alors de prendre cette velléité d’assèchement pour un acte de guerre.
    Quand une nation s’attaque au potentiel financier, aux capacités de projection d’une autre nation, elle lui déclare la guerre.

    Ce genre de guerre, l’humanité en est pleine. Leur règlement ont de siècle en siècle charrié toujours plus leur lot de cadavre, de chair à canon sacrifié au nom de l’intérêt collectif et/ou national.

    Le 21ème siècle inaugure pour nous un nouveau style : la nation attaquée non plus par une autre nation, au nom d’intérêts (trans)nationaux, mais par un ou des organismes privés au nom d’intérêts tout ce qu’il y a de plus privé.
    A l’heure où l’on s’amuse à nous faire peur avec les totalitarismes de jadis, un nouveau totalitarisme, purement privé et ultra-individualiste prend son envol et déclare la guerre aux états.

    Et les Etats - qui face aux voisins belliqueux mobilisaient naguère le ban et l’arrière banc des force vives pour les envoyer mourir pour la mère patrie - restent les bras ballant quand il ne servent pas même carrément et docilement les intérêts de qui les attaque.
    Pourtant il y aurait pour se défendre ni à sortir les bombes, les bidasses et les veuves de guerre, non. Seul suffirait la mobilisation d’un réel appareil législatif adapté.
    Un appareil législatif couillu, agressif garantissant les intérêt d’une société collective face aux intérêts rapaces et déshumanisés du privé.

    Le monde a besoin d’une alliance internationale des corps législatif contre ce nouveau totalitarisme financier.
    Aucun Verdun, Stalingrad, et autre Guadalcanal n’est nécessaire : juste un éventail de lois agressives et protectrices qui vident les couille de cet ogre fou au lieu de les remplir.
    De bonnes petites lois qui lui fassent éjaculer sur tout le monde les bienfaits du progrès qu’il garde de plus en plus jalousement pour lui.
    Des lois, des réglementations, celles-là même qu’on accuse de brider le libre-marché. Ce libre marché qui dévaste tout jusqu’à hypothéquer même (pour en revenir à l’article) notre capacité à nous instruire collectivement.
    Des lois...

    Qu’attend-t-on ?

  • Nurbs
    Nurbs
    Crash JP Morgan, buy silver
    • Posté à 01h37 le 28/04/2011
    • Internaute 88089
      Crash JP Morgan, buy silver

    Surtout pas, comment les citoyens comprendrons l’ essence de ces lois si vous les abolissé, aller encore 5 mois...svp.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 19h39 le 26/04/2011
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Merci pour l’article.

    Mais il serait peut-être temps que les chercheurs s’engagent bien plusse à gauche que le Parti Travailliste d’orientation social-démocrate.....

    • pablico
      pablico répond à Autist Reading -
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 20h13 le 26/04/2011
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      On assiste déjà à la fermeture de certaines facultés, surtout dans les sciences dures et humaines, au profit des filières qui sentent la thune : finance, droit et média.

      si l’on met la pédale douce sur les sciences surtout dures.. c’est la fin des haricots, et le début d’un MOYEN AGE DES TEMPS MODERNES

      peut être qu’il faut un temps de régression... depuis la renaissance à nos jours...cela fait long.

      • XavXav
        XavXav répond à pablico
        • Posté à 08h55 le 27/04/2011
        • Internaute 28444

        « les familles doivent supporter leurs enfants qui étudient » :
        les étudiants sont-ils si insupportables que ça pour qu’ils deviennent une croix portée par leur famille ?

        Ou bien sont-ils simplement soutenus par celle-ci ?

         
        • Danielle29
          Danielle29 répond à XavXav
          Soutien à amonhumbleavis
          • Posté à 12h04 le 27/04/2011
          • Internaute 30791
            Soutien à amonhumbleavis

          Le verbe supporter est, comme de très nombreux mots, polysémique.
          Une de ces acceptions a pour sens « soutenir ».
          Je trouve qu’il convient très bien dans cette phrase.

          (dans le sport, un supporter ne fait pas autre chose que soutenir une équipe, un sportif...)

          • dotchka
            dotchka répond à Danielle29
            Salarié
            • Posté à 12h46 le 27/04/2011
            • Internaute 49510
              Salarié

            Anglicisme.

            • Danielle29
              Danielle29 répond à dotchka
              Soutien à amonhumbleavis
              • Posté à 15h12 le 27/04/2011
              • Internaute 30791
                Soutien à amonhumbleavis

              Non, le mot « supporter » a franchi la Manche pour revenir chez nous apparemment anglicisé, mais son origine est bien française.
              Un certain nombre de mots ont subi le même sort ; partis en Angleterre pour revenir en France.

        3 autres commentaires
      • Herostrate
        Herostrate répond à pablico
        mal barré...
        • Posté à 11h12 le 27/04/2011
        • Internaute 147050
          mal barré...

        Ha mais la regression est deja la, du moins celle de la pensee.

        Lire, etre cultive voire etre instruit, montrer la moindre difference tant dans sa facon d’etre que dans ses aspirations (quoi ? tu veux pas etre riche et celebre ?) est deja considere au mieux comme bizarrerie, au pire comme une tare par une ecrasante majorite - des que l’on sort de son cercle d’amis si on est dans ce cas.

        Combien de fois me suis je fait reprocher de « trop reflechir », un ami s’est meme vu mettre un rateau car « trop intelligent ». Pourtant il n’est pas De Vinci, et je ne suis pas vraiment un puits de science...

        Pour moi, c’est deja une regression, et comme la finance virtuelle a des consequences sur l’economie reelle cette regression aura certainement une influence concrete sous peu, car si la science progresse, les visees financieres et a court terme ne font pas bon menage bien longtemps avec les progres scientifiques. Car sachez le : l’aspect fondamental des sciences est un gouffre financier, pourtant necessaire au developpement des applications qui rapportent.

        Ce commentaire est en partie celui d’un gros con pretentieux, mais honnetement, est ce que le « kikoolol tro bi1 la starac » est un progres... ?

         
        • oLaye
          oLaye répond à Herostrate
          • Posté à 11h45 le 27/04/2011
          • Internaute 20807

          Un petit regard sur l’histoire de la musique moderne en dit long sur la santé de la culture. Je ne parlerai ici que du rock.
          Années 1920 à 1950, se met en place aux USA un son qui recueillera l’héritage des populations déplacées d’Afrique, sous diverses formes (jazz-blues-rnb).

          Au tournant des années 50, glorieuses et rutilantes, et alors que se profilent des 60’s qui aimeraient encore y croire, on parvient à faire fructifier ça en le vendant aux blancs de la middle-class naissante (bien entendu, il faudra le faire jouer par des blancs).

          Passé 67, on ne peut plus se cacher que ce cirque tourne en rond, et les Beatles se rient d’eux-mêmes.

          Ensuite on devient grave et désenchanté (1977), et on a beau changer de drogues (années 80), le cœur est froid.

          On ne saurait trop dire depuis combien de temps on recycle les modes, mais ces observations peuvent s’appliquer à d’autres domaines.

          • Benjistan
            Benjistan répond à oLaye
            Libre-encenseur
            • Posté à 13h28 le 29/04/2011
            • Internaute 87230
              Libre-encenseur

            Donc, si l’on résume, dès qu’une culture devient populaire, elle cesse d’être digne d’intérêt. C’est un avis intéressant que je ne partage pas.

            Vous faites l’impasse sur les années 90 qui me semblent riches d’artistes pas totalement dénués d’intérêt (Radiohead, Massive Attack, The Roots...).

        • pablico
          pablico répond à Herostrate
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 12h18 le 27/04/2011
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          on se transforme en barbares cupides, on mute, et le moyen âge s’invite...

          le vieux moyen âge à duré de 476 à 1500 c’est à dire 1000 ans..

          Là , on vient de se faire QUE 500 ans de progressions...qui ont commencé très doucement, pour accélérer de plus en plus... (progression géométrique)

          Les dernières « organisations sociales » le libéralisme sauvage par exemple nous font muter en barbares..
          le barbare ne vient plus d’ailleurs(comme on veut nous le faire croire en ce moment) , le barbare vient de nous même....

          notre pire ennemi est donc nous même..

          • Herostrate
            Herostrate répond à pablico
            mal barré...
            • Posté à 14h42 le 27/04/2011
            • Internaute 147050
              mal barré...

            J’ai meme l’impression que le barbare a la fin de l’empire romain ne venait pas non plus d’ailleurs...

            Je pense etre de votre avis en disant que le prochain « moyen age » est proche. L’obscurantisme ambiant, le remontee du religieux, la crise energetique qui commence et qui va faire tres mal...
            De grands bouleversements nous guettent, le tout est de savoir si l’apogee de la crise a venir aura lieu dans 5, 10, 20 ou 50 ans.
            Sans vouloir jouer au nostradamus de pacotille, ce que j’avance me semble simplement le plus probable pour les annees a venir.
            Et en effet, on ne pourra s’en prendre qu’a nous memes...

        4 autres commentaires
    • soutenable lourdeur du néant
      • Posté à 21h09 le 26/04/2011
      • Internaute 134590

      D« accord, mais...

      le soucis, c’Est que lorsque vous bossez dans les sciences humaines, vous vous retrouvez en permanence nez-à-nez avec le sophisme, l’absurdité et la c**** monumentale développée par les partis de la “vraie gauche”. Parce qu’on s’entend, DSK sait de quoi il parle (ça change), mais il ne représente plus rien des valeurs sociales qu’on voudrait développer.

      Du coup, dans les facs de sciences humaines ou politiques... beaucoup d’abstentionnistes... et pas mal de “militants” cherchant à se placer dans les partis.

      Du coup... que faire ?

      • Autist Reading -
        Autist Reading - répond à soutenable lourdeur du néant
        In enculo cum vibro
        • Posté à 21h55 le 26/04/2011
        • Internaute 73535
          In enculo cum vibro

        Adhérez au POI.

        Je vous garantis que personne n’y est pour faire carrière...

        Et il y a pas mal d’universitaires, déjà.

        Abonnez-vous aux Cahiers du Mouvement Ouvrier, çà donne pas mal de sources d’époque sur ceux qui se sont demandé que faire, avant vous...

        Lien

        Lisez W.Reich, lisez Patrick Tort, lisez Élisée Reclus, lisez Michel Eliard, lisez Jean-Marc Schiappa, lisez les chercheurs qui se sont engagés sérieusement, en commençant par ceux de votre discipline.

        Cherchez !

         
        • Hulk
          Hulk répond à Autist Reading -
          Gros con de droite
          • Posté à 21h59 le 26/04/2011
          • Internaute 108405
            Gros con de droite

          Les POI, ça fait péter.

          Je peux pas me permettre, désolé...

          • Autist Reading -
            Autist Reading - répond à Hulk
            In enculo cum vibro
            • Posté à 22h46 le 26/04/2011
            • Internaute 73535
              In enculo cum vibro

            Je t’ai connu moins bégueule...

            En plus, je suis sûr que tu te ferais plein de copains, érudits, bien chieurs, comme t’aime...

            • Hulk
              Hulk répond à Autist Reading -
              Gros con de droite
              • Posté à 22h48 le 26/04/2011
              • Internaute 108405
                Gros con de droite

              Oui, mais ça c’était au temps de ma folle jeunesse. Depuis, j’ai cassé des cailloux en Sibérie, et la sagesse m’a conquis.

              • Mon-Al
                Mon-Al répond à Hulk
                roturière : -)
                • Posté à 22h58 le 26/04/2011
                • Internaute 24219
                  roturière : -)

                Agralante© la Sagesse ?

                • Hulk
                  Hulk répond à Mon-Al
                  Gros con de droite
                  • Posté à 23h16 le 26/04/2011
                  • Internaute 108405
                    Gros con de droite

                  La sagesse, pas la mammouthesse ! ! !

              • yabon
                yabon répond à Hulk
                Klingon
                • Posté à 23h07 le 26/04/2011
                • Internaute 98602
                  Klingon

                « Depuis, j’ai cassé des cailloux en Sibérie, et la sagesse m’a conquis. »

                Communiste ! Je vous vois encore à bord de votre char soviétique place de la Concorde le 10 mai 1981, fier comme Artaban.

              • Unstern
                Unstern répond à Hulk
                • Posté à 17h23 le 27/04/2011
                • Internaute 26295

                @ Hulk (22 : 48 le 26/04/2011)

                « Oui, mais ça c’était au temps de ma folle jeunesse. Depuis, j’ai cassé des cailloux en Sibérie, et la sagesse m’a conquis. »

                La sagesse, il ne faut rien exagérer. Moi je dirais plutôt l’Alzheimer…

            • Tropicaleyes
              Tropicaleyes répond à Autist Reading -
              Jean-Christophe, En Slim, (...)
              • Posté à 10h45 le 27/04/2011
              • Internaute 95001
                Jean-Christophe, En Slim, (...)

              Blague de beauf du net

        • soutenable lourdeur du néant
          • Posté à 23h26 le 26/04/2011
          • Internaute 134590

          « Lisez W.Reich, lisez Patrick Tort, lisez Élisée Reclus, lisez Michel Eliard, lisez Jean-Marc Schiappa, lisez les chercheurs qui se sont engagés sérieusement, en commençant par ceux de votre discipline. »

          euh, mettons que ça fait partie de mon boulot de... chercheure, justement ! Mais passons.

          PS : Trotsky, pas pour moi, merci. Du moins pas littéralement, mais plutôt comme ce qu’il est : un fait historique ; -)
          Ma question « Que faire était rhétorique ». Chacun trouve sa réponse où il le pense bon, j’ai trouvé la mienne dans une action concrète et quotidienne : mon engagement politique, je tente de le faire ailleurs que dans des partis et des idéologies (je ne juge pas ceux qui le font, par ailleurs...), mais tous les jours, autrement.

          Merci qd même pour les conseils... et pour votre engagement à vous !

          • Autist Reading -
            Autist Reading - répond à soutenable lourdeur du néant
            In enculo cum vibro
            • Posté à 00h37 le 27/04/2011
            • Internaute 73535
              In enculo cum vibro

            C’est important de fédérer son travail militant avec le travail d’autres militant, et ce sur toute la planète.

            L’ennemi est mondialisé depuis longtemps.

            Mais si vous n’aimez pas les partis et les idéologies, laissez-moi vous indiquer une organisation internationale adogmatique qui ne présentera jamais personne à la moindre élection.

            Lien

            En cliquant sur le lien en bas de pages, vous trouverez le nom de plein de gens intéressant au Québec.

        11 autres commentaires
      • Gilles31
        • Posté à 09h52 le 27/04/2011
        • Internaute 57081
          Gaucho

        Sur que quand on fait de la socio, d’histoire voir de sciences politiques, ou sion s’y connait un peu, on comprend que le discours politique est de la merde en barre et les politiciens des gros nuls incompétents, sans idées ni culture ... donc incapable de gérer une société

    • Gilles31
      Gilles31 répond à Autist Reading -
      Gaucho
      • Posté à 12h07 le 27/04/2011
      • Internaute 57081
        Gaucho

      Je connais bien de chercheurs (dans le public, faut pas déconner) qui ne sont pas à gauche, du moins avec des idées de gauche.... après ce qu’ils votent...pour le moins pire surement !

  • Geckocha
    Geckocha
    agnostique méthodologique
    • Posté à 19h41 le 26/04/2011
    • Internaute 85845
      agnostique méthodologique

    Non ce n’est pas angoissant. Cela dénonce un processus dépressif qu’on pourrait appliquer à la société. Ce sont les limites de l’économie politique sur laquelle l’équilibre social a été fondé.

    « J’en chie mais mon fils sera riche » n’a plus de sens, et tant mieux en un sens. L’ascenseur social est une absurdité qui vend du rêve. On semble découvrir que la construction politique c’est vivre ensemble et pas s’élever au dessus de son voisin !

    Tout le monde devrait avoir accès aux études tout au long de sa vie, et sans rapport avec quelque investissement que ce soit, fût-il social. Sans cela, la « compétition mondiale » aura raison de notre équilibre social local, et la perte de sens conduira au suicide ou à la dépression de beaucoup de travailleurs. A moins que ce ne soit déjà le cas comme vous le laissez entendre ! ? lol

    A nous de construire les solutions alternatives pour ne pas attendre de sauveur qui ne fera que nous vendre du vent.
    Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?

    • vivivivi
      vivivivi répond à Geckocha
      indépendant
      • Posté à 21h15 le 26/04/2011
      • Internaute 123431
        indépendant

      en effet, mais c’est aussi la chute du système politique qui est censé nous protéger de la spéculation du privé et réguler les dérives de celui-ci,
      pauvres de nous, nous allons tout simplement tomber dans les griffes des puissants industriels et banquiers, qui va faire barrière ?

      Ce sont eux qui dicteront les lois, ferons vivre les écoles, à leur guise, pour leur seul profit.............

      notre système administratif n’est pas celui dont on rêve mais le système qui se met en place est pire encore que nos plus horribles cauchemars !

    • emiboot
      emiboot répond à Geckocha
      No Homs land
      • Posté à 23h36 le 26/04/2011
      • Internaute 81944
        No Homs land

      « On semble découvrir que la construction politique c’est vivre ensemble et pas s’élever au dessus de son voisin ! »
      Homo sapiens, comme avant lui les hominidés, préfère, dans son soi primaire, les relations de hiérarchie claires. C’est un tord je pense.

      « Tout le monde devrait avoir accès aux études tout au long de sa vie, et sans rapport avec quelque investissement que ce soit »
      Et nous sommes sur Terre bien plus érudit aujourd’hui que jamais.
      Ce n’est pas qu’une bulle, c’est une force.

      « Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? »
      Apprendre sans entrave et instruire sans diplôme ?

    • mauser
      mauser répond à Geckocha
      • Posté à 11h49 le 27/04/2011
      • Internaute 4683

      A votre choix une révolution mais une vraie style 1789 ou 1917 ou une bonne guerre extérieure. M..j’avais oublié que de plus en plus de pays possèdent la bombinette
      Car il faut casser mais avec mesure tuer mais sans excès comme cela il y a du travail pour reconstruire des places à prendre même que l’immobilier pourrait baisser.
      Simple efficace testé et approuvé depuis 3 millénaires Ouvrez les yeux ils nous préparent quoi les vieux crabes qui nous gouvernent
      Je veux bien croire à un mouvement alternatif mais vous allez devoir l’imposer donc retout à la case révolution.

      • Geckocha
        Geckocha répond à mauser
        agnostique méthodologique
        • Posté à 19h53 le 27/04/2011
        • Internaute 85845
          agnostique méthodologique

        En ce qui concerne 1789, ou plutôt ses suites, c’est bien la bourgeoisie (et donc ses valeurs d’accès à une supériorité sociale) qui a tiré profit du mouvement enclenché. Contrairement à la Commune dont les livres d’histoire font peu de cas, et qui était pourtant bien mieux structurée il me semble d’un point de vue idéologique.

        Pour ce qui est de 1917, le contexte russe était lui ausi particulièrement épineux et a conduit au final à un simple coup d’état dictatorial qui a sut récupérer l’idéologie de ceux qu’il évinçait en l’attribuant au peuple : principe basique de populisme.

        A mon sens, il est bien trop tentant et simpliste de chercher les clés de lecture actuelles dans des répétitions de l’histoire ou un machiavélisme binaire (dirigeants/peuple). Nous avons des alternatives au défétisme, libre à chacun de s’en saisir. Il ne s’agit pas d’imposer autre chose, mais bien de participer à l’émergence de mouvements qui finiront par faire une vague de fond.

        La dictature du peuple n’a pas de sens, a fortiori quand on attribut au-dit peuple les valeurs de certains, fussent-ils bienpensants. Courage, on peut tous améliorer les choses.

  • frederic.picaud
    frederic.picaud
    Etudiant
    • Posté à 19h41 le 26/04/2011
    • Internaute 150431
      Etudiant

    Mais si ces robots créent de la richesse, autant la partager entre tous avec un revenu d’existence puisque les innovations qui permettent de les créer sont issues de l’effort collectif C’est de ce genre de changement que l’on pourra tirer le meilleur de l’homme, imaginez que c’est la première fois dans l’histoire que nous pouvons espérer vivre nos vies sans les gagner. Cette transformation est une épreuve comme à chaque grand progrès technique mais si les peuples se battent pour un meilleur partage de cette richesse nous avons tout à y gagner !

    • gounzor
      gounzor répond à frederic.picaud
      en lutte
      • Posté à 21h05 le 26/04/2011
      • Internaute 129458
        en lutte

      Vous allez vous faire nazer à mort. Pourtant ce que vous dites à du sens, mais pas dans notre monde ;)

    • mewtow
      mewtow répond à frederic.picaud
      • Posté à 21h14 le 26/04/2011
      • Internaute 138470

      Le coup des robots et des ordinateurs, ça me fait marrer : si il y avait autant de robots, pourquoi les emplois de conception, de maintenance, et de réparation de robots sont des emplois avec très peu d’emplois ?

      Encore, je suis d’accord avec le coup de l’informatique : il parait que ça embauche d’après mes enseignants (en informatique à la fac). Mais tout de même, ça ne suffirait peut-être pas à supprimer autant d’emplois, vu le nombres d’emplois crées à coté.
      Sans compter que l’informatique sert souvent à faciliter le travail des employés, pas « trop » à virer un maximum de monde.

      • caro
        caro répond à mewtow
        délinquante avérée
        • Posté à 21h33 le 26/04/2011
        • Internaute 6484
          délinquante avérée

        si si, un exemple, les caisses automatiques dans les grandes surfaces font virer les caissières

         
        • mewtow
          mewtow répond à caro
          • Posté à 21h42 le 26/04/2011
          • Internaute 138470

          Oui, mais c’est assez limité : par exemple, dans tous les supermarchés près de chez moi, il y a pas mal de caissières engagées et il y a toujours des caissières. L’auchan près de chez moi engage souvent des caissières/caissiers pour les vacances en recrutant des étudiants. Bon, c’est vrai que c’est un exemple, mais je suis sur qu’on peut généraliser.

          Au final, on ne pourra pas remplacer la majorité des caissiers/caissières par des machines : au delà d’un certain nombre de machines, le cout en réparations/maintenance/... doit couter bonbon et n’est rentable qu’avec un faible nombre de machines. Fiable nombre de machine qui sert surtout « d’appoint ».

          Et en plus ça crée des emplois de techniciens à la place des emplois de caissières évitée par ces machines. Bon, ça crée moins d’emplois que ça en crée, mais tout de même.

          Ça détruit bien des emplois, mais pas suffisamment pour que ça aie vraiment un effet significatif. Ça a donc un effet, mais relatif et assez limité. Cela ne peut être une cause du chômage. Sans compter le cas ou ces machines facilitent le travail ou la vie.
          Et cela est assez limité, car une machine est un investissement lourd et génère des couts de maintien, remplacement, réparation qui sont loin d’être négligeables. Difficile de remplacer l’humain par des machines, sauf cas particuliers.

          • caro
            caro répond à mewtow
            délinquante avérée
            • Posté à 22h12 le 26/04/2011
            • Internaute 6484
              délinquante avérée

            les robots sont quand même bien plus fiables que les humains, du point de vue patronal, puisqu’ils ne se mettent pas en grève, eux, pour de meilleurs salaires et une retraite décente ... enfin jusqu’à maintenant, parce qu’un jour des robots fabriqueront des robots ... nan, j’ai trop lu de Asimov ;)

            N’empêche, que dans nombre de sorties d’autoroutes, il n’y a que des machines, plus d’humains, ça va se généraliser, à la banque postale, les guichetiers n’ont plus le droit d’encaisser des chèques, il faut que vous les validiez vous-même, pareil pour les machines à affranchir de plus en plus nombreuses etc etc on pourrait multiplier les exemples. Les postes disparaissent, un départ à la retraite sur 2 non remplacé, et pas seulement dans la fonction publique.

            Si on accepte l’automatisation des tâches, il faudrait revoir toute la conception du travail et surtout laisser tomber le « travailler plus pour gagner plus », le travail ne doit plus être le centre de la vie.

            • wagaf
              wagaf répond à caro
              Étudiant
              • Posté à 22h59 le 26/04/2011
              • Internaute 113016
                Étudiant

              oui

            • averageman
              averageman répond à caro
              RGPP pour tout le monde (caviar (...)
              • Posté à 08h00 le 27/04/2011
              • Internaute 116476
                RGPP pour tout le monde (caviar (...)

              OUI ! ! ! bordel !
              On devrait en etre a la « psycho-histoire » !

              Au lieu, grace au freres McDonalds, on utilise les humains comme machines pour faire des taches de plus en plus simple/connes, pour {optimiser} le travail (et s’assurer un main d’oeuvre pas cher).

              Les machines devraient bosser pour nous, on etait cense faire mieux avec moins d’efforts.... Au lieu on fait moins cher (avec des effort) moins cher....en chine.

              C’est pas la technologie qui demantel la post.... C’est le neo-liberalisme, c’est nos politiques oligarche le probleme (la plutocratie).... Pour faire du fric vite fait en re-vendant l’etat en pieces detachees a leur copains.

            • BobCat
              BobCat répond à caro
              observateur
              • Posté à 09h01 le 27/04/2011
              • Internaute 71310
                observateur

              les robots sont quand même bien plus fiables que les humains . . . puisqu’ils ne se mettent pas en grève,. . . pour de meilleurs salaires et une retraite décente ...

              L’idée effectivement est de « raccourcir le circuit » (les étapes) vers l’utilisateur final, tout en maintenant le même » prix de vente » et ce, pour accroître le « profit ».

              Ainsi, ce qui ne peut être délégué à la machine, on le fait faire « ailleurs » (délocalisation) ou on en transfère la charge à l’utilisateur final.

              Exemple parmi tant d’autres, les transports en commun :

              - l’utilisateur se charge de contacter la Régie, de réunir et de faire parvenir les éléments nécessaires à la mise à disposition de son « pass navigo », il en assume tous les frais (on le lui répercute à postériori) . . .

              - l’utilisateur crédite son « pass » par télé-transmission à la borne, présente le badge à labarrière de contrôle, rentre dans le véhicule, qui bientôt sera sans conducteur (VAL) . . .

              . . . conséquences, liste non exhaustive :

              * tous les travailleurs qui doivent s’occuper de la fabrication du badge : pétrochimie (plastique), électronique (circuit intégré) design-déco, ouvriers de chaîne (assemblage-contrôle), expédition-transport . . . sont ailleurs (pays à bas coût de main d’oeuvre) . . .

              * tous les travailleurs de fabrication-vente-distribution-contrôle du ticket (de transport), de conduite du train . . . sont remplacés par des procesus automatisés . . .

              * et tout cela avec des prix du titre de transport en constante augmentation, alors que la régie relève encore du domaine « public » . . . qu’en sera-t-il quand elle sera complètement aux mains de capitaux privés ? . . .

          • Mccoy
            Mccoy répond à mewtow
            besoin de rien, appelle moi !
            • Posté à 22h57 le 26/04/2011
            • Internaute 52873
              besoin de rien, appelle moi !

            « Ça détruit bien des emplois, mais pas suffisamment pour que ça aie vraiment un effet significatif »
            Si ta phrase est vrai, les financiers sont stupides :
            Regarde dans les magasins -> caisses auto
            A » d.c.thl.n », vers midi que des caisses auto (caisses manu fermées)

            Au péage (je ne parle pas du télépéage), les nouvelles gares peu fréquentées que des automates (qui ne distingue pas les motos des voitures).

            Les courses que tu fais sur internet.
            Les radars automatique (oui je sais mais je préfère avec un « animal » derrière... ).

            En terme de cout de la maintenance, c’est tout simplement soustraité.
            J’ai fait de la prestation de service par le passé, même un boucher est plus respectueux de sa viande.

            Après on s’étonne que le chômage augmente

          • Gilles31
            Gilles31 répond à mewtow
            Gaucho
            • Posté à 12h03 le 27/04/2011
            • Internaute 57081
              Gaucho

            Désolé mais vous avez tord. La mort des caissières est déjà engagée à moyen terme.

            Les caisses automatiques ne sont que le prélude, la phase de test. Ensuite vous aurez l’automate qui calculera automatiquement votre addition (chaque produit ayant une puce type RFID) en 1 milliseconde et vous introduirez votre carte de paiement. Ce genre de technique existe déjà dans certaines bibliothèques (Toulouse Marengo) et plus besoin de personnel pour emprunter, voir restituer.

            Plus rapide, moins cher, plus sûr (moins de vols...)

            Il restera toujours quelques employés pour gérer les problèmes et autres dysfonctionnements, ou les inaptes pas encore clamsée, mais la masse salariale va fortement baisser.

            Ce n’est pas un mal, mais il faut aussi penser à l’avenir du travail !

        • cactusun
          cactusun répond à caro
          retraité
          • Posté à 21h43 le 26/04/2011
          • Internaute 50486
            retraité

          C’est ce que je pensais. Mais les clients ont tellement de mal à les utiliser qu’il faut en permanence une caissière pour aider les clients dans leur démarche. Globalement, je ne suis pas sûr que les clients passent plus vite. En revanche, l’investissement est bien plus important.

          • caro
            caro répond à cactusun
            délinquante avérée
            • Posté à 22h12 le 26/04/2011
            • Internaute 6484
              délinquante avérée

            je refuse de passer aux caisses automatiques : -))

            • cactusun
              cactusun répond à caro
              retraité
              • Posté à 22h35 le 26/04/2011
              • Internaute 50486
                retraité

              Nous sommes deux en ce cas.

              • Paul1
                Paul1 répond à cactusun
                • Posté à 02h33 le 27/04/2011
                • Internaute 94469

                Et de Trois !
                Mais ici aux US où je vis, ben souvent, on n’a pas du tout le choix... Enfin pour être précis, j’ai une pharmacie à côté de chez moi où il n’y a aucune caisse avec des vrais gens pour s’en occuper... Je pourrais aller ailleurs me diriez vous ! Pas de bol, on est aux US et la plus proche dans ce cas se trouve a environ 15 km et pas de transport en commun. Donc voiture pour aller acheter de l’aspirine un lendemain de cuite... Mais, encore pas de bol, j’ai pas de voiture (ce qui est presaue du militantisme dans ce pays). Pas cooool.

                • Gilles31
                  Gilles31 répond à Paul1
                  Gaucho
                  • Posté à 12h05 le 27/04/2011
                  • Internaute 57081
                    Gaucho

                  Pas de bagnole aux US ? Maso ?

                  Mais où vivez vous ? New York, San Francisco ? Sinon, vous êtes mal.... ou une sorte de beatnik : -)

                • Gilles31
                  Gilles31 répond à Paul1
                  Gaucho
                  • Posté à 12h05 le 27/04/2011
                  • Internaute 57081
                    Gaucho

                  Pas de bagnole aux US ? Maso ?

                  Mais où vivez vous ? New York, San Francisco ? Sinon, vous êtes mal.... ou une sorte de beatnik : -)

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