Tribune 27/04/2011 à 13h20

Pour que la cuisine des restos redevienne un lieu où l'on cuisine

Xavier Denamur | Restaurateur


Des idées pour réconcilier les restaurateurs et leurs clients ? Légiférer sur l’usage de l’appellation « fait maison » et sur la mise en place d’un titre d’« artisan restaurateur » qui pourrait apporter la garantie que la cuisine n’est pas seulement un lieu où l’on assemble du tout prêt.

Jusque très récemment, les Français prêtaient aux restaurateurs de vrais talents. Mais depuis l’automne 2009, de nombreux reportages sont venus casser cette image d’Epinal.

Compte tenu des dizaines de milliers de restaurateurs revendiqués comme clients par les industriels spécialisés dans l’élaboration de plats cuisinés, on peut estimer qu’en 2011, près de 70% des restaurateurs français ont une carte composée totalement ou partiellement de plats industriels prêts à servir (à réchauffer ou pas, en sous-vide, en conserve ou surgelés).

Comment le client est-il informé sur son assiette ? Très mal

Le « contrat d’avenir » négocié à l’occasion de la baisse de la TVA dans la restauration a évité toute réflexion sur la qualité de la nourriture, tandis que les volets baisse des prix, emplois et investissements suscitent de nombreuses interrogations.

Ainsi, l’usage actuel non encadré de l’appellation « fait maison » sur les cartes ne reflète pas une réalité comprise par les consommateurs : un plat dit « maison » a le droit d’être composé entièrement avec des produits industriels, élaborés à l’extérieur du restaurant, par assemblage de composants.

Exemple : une « tarte aux abricots maison » peut être assemblée en utilisant un fond de tarte (pâte brisée) précuit et préformé, une crème pâtissière industrielle achetée en brique et des lobes d’abricot au sirop en conserve. Ou encore, ajouter une tranche de lard à un cassoulet industriel peut permettre de l’appeler « maison ».

Dans la même veine, rien n’oblige un restaurateur à indiquer qu’il utilise des plats élaborés entièrement à l’extérieur (que ce soit par des artisans ou des industriels) et prêts à être servis (avec réchauffage ou pas).

Mes propositions : la transparence sur les produits

Classifier les produits, selon qu’ils soient bruts et frais ou non, fabriqués sur place ou bien préparés ailleurs, permettra de retrouver la confiance des consommateurs, redorer le blason des restaurateurs, revaloriser le secteur et créer de nombreux emplois.

L’opposition à une démarche de transparence ne peut venir que de ceux à qui profite l’opacité, y compris les fabricants industriels. Ceux qui trichent face aux consommateurs, lesquels veulent croire qu’il existe de vrais cuisiniers dans les restaurants, génèrent un tort démesuré aux nombreux restaurateurs qui travaillent dans les règles de l’art.

Aujourd’hui, la restauration pâtit plus de cette opacité qu’elle n’en profite et un virage vers la transparence serait une véritable planche de salut pour la restauration traditionnelle indépendante. S’ils ne s’engagent pas fermement dans cette voie lors de la signature du nouveau contrat d’avenir, en principe ce jeudi 28 avril 2011, les restaurateurs indépendants risquent à nouveau de se faire étriper par les médias et lâcher par une autre partie de leur clientèle.

Le fait d’utiliser des solutions de fabrication issues de l’extérieur des restaurants n’est pas illicite mais correspond à un mensonge par omission et de toute façon à une tromperie morale dès lors que la majorité des consommateurs veulent que les plats qu’ils consomment au restaurant soient conçus dans sa cuisine.

Dans la même veine que les reportages récemment diffusés ( « Les pieds dans le plat » Canal+ et « Restaurants : la gastronomie du micro-ondes » sur France 2), la dernière enquête publiée en avril par le magazine Capital montre une fois de plus que les plats industriels prêts à servir ne sont pas vendus moins chers que des petits plats mijotés avec amour.

Dans un monde où le consumérisme fait loi, accepter de spécifier la nature des produits utilisés dans la composition des plats et de localiser l’endroit où ils sont cuisinés paraît plus que naturel.

Des produits bruts et frais cuisinés sur place, c’est de l’artisanat

Afin de ne pas égarer les consommateurs et de ne pas compliquer la tâche des restaurateurs, il faudrait mettre en place une législation simple qui limite l’usage de l’appellation « fait maison » aux seuls restaurateurs qui élaborent leurs plats cuisinés entièrement sur place à partir de produits bruts et frais.


proposition de logo

Ces deniers, dans le même esprit de ce qui a été mis en place pour les artisans boulangers, pourraient apposer sur leur vitrine ou sur leur carte un logo « artisan restaurateur » qui les différencierait des réchauffeurs de plats. Naturellement, rien ne garantit qu’un plat cuisiné par un « artisan restaurateur » serait meilleur qu’un plat préparé par un industriel, mais le consommateur est en droit de savoir ce qu’il reçoit dans son assiette.

Les établissements qui ne pourraient pas se revendiquer « artisan restaurateur » car ils présentent sur leur carte des plats réalisés totalement ou en partie par assemblage de « produits élaborés » à l’extérieur seraient tenus de demander à leurs fournisseurs des fiches techniques. Les clients pourraient ainsi consulter, s’ils le demandent, ces fiches qui indiqueront la composition du plat, notamment la liste des additifs éventuels.

Pour faire respecter cette législation que j’appelle de mes vœux car elle permettrait de retrouver une concurrence saine dans un secteur où l’opacité est plutôt la règle, il faudrait renforcer les moyens de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGRCCF).

S’il est difficile d’imaginer que les millions de clients de restaurants soient opposés à une telle mesure, on peut s’interroger sur les réticences de nos représentants à légiférer sur la question.

Avec Mark Watkins, président du Comité pour la modernisation de l’hôtellerie française.

Xavier Denamur est actionnaire minoritaire de Rue89.

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  • héliotrope
    héliotrope
    Ecocitoyen débutant, chercheur (...)
    • Posté à 13h30 le 27/04/2011
    • Expert 2978
      Ecocitoyen débutant, chercheur (...)

    Déjà que beaucoup de produits dans la grande distribution (conserves en particulier) n’affichent jamais l’origine des composants et que ça n’est pas illégal, comment voulez-vous contraindre les restaurateurs à faire montre de transparence ?
    Vous rêvez tout debout !
    Et à l’autre extrémité de la même ficelle de la restauration, vous avez ces « plein d’étoiles » qui vous servent dans d’immenses assiettes d’au moins 50 cm, de magnifiques compositions visuelles au cœur d’une minuscule excavation de 5 cm au milieu. Une cuillerée à café est surdimensionnée pour « avaler » son plat de résistance ! Et certaines « bouchées » à plus de €50,00 quand même !

    • Brachamul
      Brachamul répond à héliotrope
      Multi-Taskeur
      • Posté à 13h47 le 27/04/2011
      • Internaute 94825
        Multi-Taskeur

      Je ne suis pas choqué par le fait que les restaurants servent parfois des produits tout préparés, mais il faudrait effectivement une vraie manière de différencier les établissements qui font tout eux mêmes.

      La transparence absolue n’est pas forcément très intéressante, et est de toute façon impraticable.

      Du coup, l’idée d’un label, que ça soit « fait maison » ou « artisan restaurateur », me semble très bonne.

      • comité de sécurité des commentaires
        • Posté à 23h44 le 27/04/2011
        • Internaute 148442
          consultant

        ou plutôt créer un label pour tous ces etablissements qui servent à manger sans faire la cuisine
        couhic restaurant ça sonne vraiment bizarre
        tout comme flunch ou pizza pai, il n’ y a pas de restauration la dedans !

    • miktak
      miktak répond à héliotrope
      • Posté à 16h17 le 27/04/2011
      • Internaute 28738

      j’adore un « “ecocitoyen débutant ‘’ qui nous dit q’il ne faut pas rêver.

      • héliotrope
        héliotrope répond à miktak
        Ecocitoyen débutant, chercheur (...)
        • Posté à 16h25 le 27/04/2011
        • Expert 2978
          Ecocitoyen débutant, chercheur (...)

        J’ai bien écrit débutant.
        Les rêves aussi ça s’apprend.

         
        • miktak
          miktak répond à héliotrope
          • Posté à 18h39 le 27/04/2011
          • Internaute 28738

          ça s’apprend notamment en ne critiquant pas ceux des autres.

          • gabriel12
            gabriel12 répond à miktak
            Etudiant
            • Posté à 21h54 le 27/04/2011
            • Internaute 42226
              Etudiant

            C’est vrai ça, dans un débat il ne faut surtout pas critiquer les rêves et idées de l’autre, ça risquerait de l’atteindre, voir même de le faire changer d’avis. Héliotrope méchant !
            Vite une cellule de soutien psychologique au rêveur blessé !

        4 autres commentaires
  • jm gruget
    jm gruget
    dans le bois
    • Posté à 13h32 le 27/04/2011
    • Internaute 150693
      dans le bois

    un virage vers la transparence serait une véritable planche de salut pour la restauration traditionnelle indépendante.

    Et une catastrophe pour les 70% restant qui tiennent les syndicats et parlent au nom de tous.

    Autant dire que ce n’est pas gagné, mais courage quand même.

  • Schrödinger
    Schrödinger
    Poli et gentil. Très rue89.
    • Posté à 13h33 le 27/04/2011
    • Internaute 41709
      Poli et gentil. Très rue89.

    Veines espérances...

    Ce qui compte c’est vendre. pas ce qu’on vend... Les marchands de « manger » pourrait aussi bien vendre des I-Pod...

    Refusons simplement. Nions à ce monde le droit d’exister... Luttons quotidiennement contre cette perte de sens...

    • mamax
      mamax répond à Schrödinger
      ingénieur télécom
      • Posté à 16h16 le 27/04/2011
      • Internaute 121036
        ingénieur télécom

      Je souhaiterais également qu’un tel système soit mis en place, mais c’est une vaine utopie...

      Un restaurateur qui réalise ses entrées et plats avec uniquement des produit frais du marché, mais qui sert des dessert assemblés avec des produits industriels mérite-t-il le droit de la mention « Artisan restaurateur » ?

      Ceci n’est qu’un exemple, en oubliant volontairement tous les lobby etc...

  • beurk89
    beurk89
    assistante
    • Posté à 13h36 le 27/04/2011
    • Internaute 114620
      assistante

    Eh oui on va au restaurant bouffer de la merde industrielle en se gargarisant d ’avoir payé un prix fou, beaucoup de français en perdent jusqu’au goût des bonnes choses.Mais les normes étant ce qu’elles sont , édictées par de puissants groupes agro-alimentaires qui sont aussi de gros employeurs, il est de plus en plus difficile de faire du vrai maison.Essayez ne serait que d ’avoir des frites autre que surgelée dans un restau, mission impossible sauf pour les gastro. Le sous vide est aussi possible à faire réellement maison mais cela coûte sans doute moins cher de l ’acheter tout fait.Résultat les même crèmes brulées , les même tartes décongelées partout.On a plus de chance de manger des légumes frais dans un banal dôner kebab que dans un petit restau de quartier.Et on ne parle pas des pâtisseries qui sont rarement maison et des patés vendu au rayon frais ou chez le charcutier qui sont en fait aussi de l ’indus.Essayez de trouver un vrai mille feuilles et pas le truc avec trois planches sèches à la crême patissiére réhydratée que l ’on trouve partout maintenant.Rien que ça c ’est devenu mission impossible.

    • rahaan
      rahaan répond à beurk89
      situation
      • Posté à 14h26 le 27/04/2011
      • Internaute 79188
        situation

      C’est vrais, on est lobotomisé même par la cuisine

      On pense tous selon un modèle pré existant

      On mange tous la même chose

      On marche sur la tête

    • TienTien
      TienTien répond à beurk89
      impavide devant les ruines de (...)
      • Posté à 16h25 le 27/04/2011
      • Internaute 86881
        impavide devant les ruines de (...)

      Vous mangez des frites dans les restaurants « gastronomique » vous ? Bizarre, bizarre...

    • Xavier Denamur
      Xavier Denamur répond à beurk89
      Auteur(e) de l'article Restaurateur
      • Posté à 10h51 le 30/04/2011
      • Internaute 48550
        Restaurateur

      On trouve encore des bistrots et petits restaurants où tout est fait sur place à base de produits bruts et frais, des frites aux desserts. Ma tribune vise à les défendre et à pousser les autres à revenir à des cartes sobres et simples que les clients sauront apprécier. Regardez sur le nouveau site « mon quotidien autrement », j’y raconte simplement dans un petit web doc comment mon modèle fonctionne depuis plus de 20 ans et reste plébiscité par mes fidèles clients et des touristes informés.

  • Balthazar75
    Balthazar75
    Informaticien
    • Posté à 13h38 le 27/04/2011
    • Internaute 84150
      Informaticien

    ...où L’on cuisine !

    Moi je suis pour que les sites d’information redeviennent un lieu où l’on goûte la langue française.

    Sinon, d’accord avec l’article.

    • Rose.Arno
      Rose.Arno répond à Balthazar75
      Enseignante
      • Posté à 14h43 le 27/04/2011
      • Expert 136988
        Enseignante

      Très ambitieux projet.

      On pourrait aussi faire un label d’artisan posteur,
      pour ceux qui ne font pas de copié-collé, et un label rouge pour ceux qui te servent de la soupe au dogme en prétendant qu’elle est faite maison.

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Balthazar75
      Journaliste Rue89
      • Posté à 16h48 le 27/04/2011
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      en effet, merci

  • lorans
    lorans
    heureuse expat
    • Posté à 13h39 le 27/04/2011
    • Internaute 67724
      heureuse expat

    Je vote pour ! Il ne faudrait cependant pas oublier le facteur temps : si vous voulez que votre plat soit fait sur place avec des produits frais, il faut accepter d’attendre 30min ou plus avant de manger. C’est normal. Donc, ça marche pour le repas entre amis ou en famille, mais c’est plus difficile pour la pause déjeuné.
    Je conais plusieurs restaurants qui expliquent sur leur carte que les plat sont faits à base de produits frais et que le client doit donc patienter.
    Le consommateur peut donc avoir le choix entre rapide, mais industriel et lent, mais fait maison

    • super_lapin
      super_lapin répond à lorans
      couillon de la classe moyenne
      • Posté à 14h46 le 27/04/2011
      • Internaute 135884
        couillon de la classe moyenne

      i vous voulez que votre plat soit fait sur place avec des produits frais, il faut accepter d’attendre 30min ou plus avant de manger.
      Pas forcément vrai.
      Quand on commande une part de tarte maison, la tarte a pu être fait le matin même, voire la veille. Pas besoin d’attendre 30 minutes.
      De même, une salade composée, ça prends pas 30 minutes à préparer.

      • Xavier Denamur
        Xavier Denamur répond à super_lapin
        Auteur(e) de l'article Restaurateur
        • Posté à 11h45 le 30/04/2011
        • Internaute 48550
          Restaurateur

        Exacte. Une bonne mise en place permet d’envoyer assez rapidement des plats mijotés accompagnés de gratins ou purées maintenus au chaud pour le service. Une vraie cuisse de canard confite comme autrefois sur place demande 48h de préparation, se conserve dans sa graisse de cuisson plusieurs semaines en chambre froide et ne demande que 15 à 20 minutes dans une poêle ou au four avant d’être servie croustillante. Une viande rouge accompagnée de vraies frites 15 minutes également. On peut donc servir aussi des plats chauds entièrement élaborés sur place avec des produits bruts et frais dans des délais courts, il faut juste des salariés compétents et bien payés.

    • kakoulite
      kakoulite répond à lorans
      Intermediation & Imprecation
      • Posté à 17h07 le 27/04/2011
      • Internaute 126452
        Intermediation & Imprecation

      Quand je cuisine un boeuf bourguignon ca n’est tres certainement pas pour le jour meme mais pour 24 h apres sa cuisson , c’est a ce moment la qu il est a son ’apogee’ (a J-1 24h de marinade de la viande dans un bon vin rouge, Jour J cuisson, J+1 degustation) et en plus cela permets de profiter pleinenement de ses convives car c est aussi ca la cuisine ! Cela s’applique aussi pour la tartiflette, le canard aux olives etc.. ainsi que pour des plats plus exotiques.En Asie vous ne verrez jamais des locaux preparer un curry pour le jour meme.

      • lorans
        lorans répond à kakoulite
        heureuse expat
        • Posté à 19h12 le 27/04/2011
        • Internaute 67724
          heureuse expat

        Il y a évidemment des plats, desserts, salades ou autres qui soit n’ont pas besoin de tant de temps de préparation soit peuvent être préparés à l’avance, c’est clair. Mais de manière générale, cuisiner des produits frais, prend plus de temps que des plats préparés ou des assemblages. Pour beaucoup, un des critères de choix d’un restaurant est la rapidité du service, ce que je comprends tout à fait dans certains cas. Seulement, il faut être honnête et accepter dans ce cas de sacrifier la fraîcheur ou de limiter le choix de ses plats.
        Quand j’entends des gens qui veulent que leur plats soient là en 10 minutes, je pense qu’ils ne peuvent pas se plaindre si on leur sert des plats industriels. Mon resto préféré indique clairement sur sa carte qu’il faut du temps. Donc je commande ma première bière en même temps mes plats et j’ai le temps de la siroter en discutant avant d’être servie. Bien sûr, je n’y vais jamais si je suis pressée, pour ca il y a un italien sympa quasi en face.

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 13h42 le 27/04/2011
    • Internaute 82025
      non connue

    On peut être amateur de bonne bouffe, et partagé sur le sujet :

    La notion de conserve n’est pas toujours négative, en l’occurrence.
    Je préfère mille fois des tomates de juillet-aout décongelées à des tomates de mars (de serre) fraiches.
    Il y a aussi les salaisons : honte aux fausses saucisses sèches toutes molles et sans goût, trop récente.
    Une boite de sardines à l’huile d’olive est meilleure après 4 ou 5 ans de stockage, etc.

    Aussi, c’est quand-même la qualité d’élaboration et celle des produits qui comptent.
    Il est des tartes aux pommes « maison » qui font fuir le client...

    • amonhumbleavis
      amonhumbleavis répond à A déménagé le 02-02-2012-2
      Rue89 fait monter le FN
      • Posté à 13h54 le 27/04/2011
      • Internaute 93168
        Rue89 fait monter le FN

      Il y a un monde entre l’utilisation de conserves de légumes et les plats sous vide réchauffés au micro-ondes à l’assiette.

      Je crois au label artisan restaurateur, même s’il ne pétrit pas son pain dans son pétrin comme l’artisan boulanger ...

    • Cherab
      Cherab répond à A déménagé le 02-02-2012-2
      Europe Eco en 2012
      • Posté à 14h57 le 28/04/2011
      • Internaute 89998
        Europe Eco en 2012

      Bravo la bonne bouffe :

      Tomates décongelées
      Saucisson sec
      Sardines à l’huile

      Bon appétit, et merci pour vos conseils gastronomiques
      (Euh je m’excuse pour dimanche, mais j’ai des devoirs à faire...)

      • A déménagé le 02-02-2012-2
        A déménagé le 02-02-2012-2 répond à Cherab
        non connue
        • Posté à 10h34 le 29/04/2011
        • Internaute 82025
          non connue

        Tomates décongelées : à utiliser en réduction (cuisson ultra lente), genre plat en sauce. Et là, c’est le soleil qu’elles ont reçu qui compte, pas la fraicheur. Ne pas oublier l’ail, évidemment, à rajouter vers la fin.

        Sardines : Un boite de sardines au piment et à l’huile d’olive, écrasées grossièrement, plus quelques patates cuites à l’eau écrasées également. Je ne connais pas de meilleure garniture pour des galettes de sarrasin.
        Avec quelques salicornes en salade, c’est un must (si, si).

        Quant à la saucisse sèche, la vraie, avec une baguette parisienne bien fraiche et croustillante, mmmh...

  • admiralty
    admiralty
    Étudiant
    • Posté à 13h49 le 27/04/2011
    • Internaute 120981
      Étudiant

    N’aviez-vous pas précisé que Xavier Denamur était actionnaire de Rue89 dans son dernier plaidoyer sur la baisse de la TVA ?

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à admiralty
      Journaliste Rue89
      • Posté à 16h25 le 27/04/2011
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Oups, vous avez raison, je le précise, sachant qu’il possède moins d’1% de la boite... merci de votre vigilance

  • kakoulite
    kakoulite
    Intermediation & Imprecation
    • Posté à 13h56 le 27/04/2011
    • Internaute 126452
      Intermediation & Imprecation

    Suis une passionnee accro de cuisine et de bonnes tables et cela serai vraiment fabuleux si de tels standards pouvaient etre mis en place .La tache sera diffcille mais la cuisine Francaise etant maintenant au patrimoine de l UNESCO le ’tour de table’ des idees devrai etre sous la forme d ’une sorte de brainstorming national. Il y a de vrais artisans qui ne font absolument aucunes concessions concernant la qualite de ce qu’ils preparent et qui n etant pas dans les guides n’ont pas le niveau de reconnaissance qu ils devraient avoir.

  • Veum
    Veum
    doctorant
    • Posté à 13h56 le 27/04/2011
    • Internaute 23064
      doctorant

    Et si on inversait les labels plutôt ?

    Pas d’artisan restaurateur, mais un restaurateur-réchauffiste. Une obligation d’indiquer « en conserve », « surgelé », « sous-vide » sur les cartes. Un label « cultivé avec pesticides » plutôt qu’un label bio.

    Il n’y a pas de raison que ce qui est considéré comme normal, c’est la bouffe de merde pleine de produits chimiques et des restaurateurs qui trompent la clientèle en ne méritant pas ce nom.

    • Mme Berthe
      Mme Berthe répond à Veum
      grmbl
      • Posté à 14h29 le 27/04/2011
      • Internaute 113627
        grmbl

      Ah ouais ! ! J’avais pensé aussi : « poule n’ayant pas vu la lumière du jour », ou « cochon sans dents », en plus ça créerait pas mal d’emplois dans l’impression d’étiquettes, vu que ça représente à peu près toute la production actuelle...

      On pourrait aussi écrire « Ouverture difficile » sur les briques de lait, ou bien « Cancer Inside » sur les emballages McDo, etc.

      Tout à fait d’accord en tout cas sur le fait qu’il est absurde que ce qui est normal soit obligé de se distinguer...

    • SylvainGautier
      SylvainGautier répond à Veum
      Citoyen
      • Posté à 15h10 le 27/04/2011
      • Internaute 42302
        Citoyen

      Bravo !

      C’est exactement ce que je voulais dire ! :)

    • Gruiikkk
      Gruiikkk répond à Veum
      Etudiant
      • Posté à 16h14 le 27/04/2011
      • Internaute 129433
        Etudiant

      « Dans le kebab, salade-tomates-oignons-ogm-pesticides-cultivés-hors-sol-en-mars ? Le ketchup, avec ou sans E127 ? »

    • sebastien542
      sebastien542 répond à Veum
      lecteur
      • Posté à 16h39 le 27/04/2011
      • Internaute 90769
        lecteur

      Et si on arrête de se fier à des Label souvent douteux qui crée un surcout pour les utilisateurs. Et que l’on se servait un peu de ses papilles gustatives. Les odeurs et le gout nous donnerons une analyse beaucoup plus fine du produit que n’importe quel Label pseudo indépendant.
      Il y a un moment ou si on arrive pas à sentir la différence entre une tarte congelé et une faite maison ... ben faut pas se plaindre de bouffer de la merde !

    • Herostrate
      Herostrate répond à Veum
      mal barré...
      • Posté à 17h05 le 27/04/2011
      • Internaute 147050
        mal barré...

      ouais, puis mettre aussi sur les cartes, a cote des plats, la photo d’un obese, le pancreas d’un diabetique ou les arteres bouchees du concommateur regulier...

  • Ianeak
    Ianeak
    escapiste
    • Posté à 14h01 le 27/04/2011
    • Internaute 104544
      escapiste

    Intéressant.

    Se pencher sur la qualité des contrat et de l’embauche dans ce secteur, tout aussi opaque, sera aussi une bonne chose.
    Avec le BTP, le secteur l’hôtellerie et de la restauration est le champion de France du travail au noir.

  • PGC
    PGC
    Impair Impasse89
    • Posté à 14h13 le 27/04/2011
    • Internaute 147266
      Impair Impasse89

    « il faudrait renforcer les moyens de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGRCCF). »
    L’Etat est en train de la liquider, la DGRCCF, la fraude financière n’a pas bonne presse, ca ne fait pas marcher le libre commerce, le contrôle.
    Je n’imagine même pas si une reglementation atteignant les enseignes, les cartes ou l’affichage devenait obligatoire.
    Qui sanctionnerait ? Les DDASS ont aussi été démantelées à bon escient pour éviter que l’on regarde de trop près le respect des normes de conformité à l’hygiène et la santé publique.
    Autrement dit, si vous voulez consommer de la qualité, prenez les circuits courts locaux souvents connus et reconnus, sinon achetez par vous mêmes, puis cuisinez, voire jardinez selon les règles de l’art.
    Et embauchez un chèque emploi service si vous souhaitez une prestation « hotelière »... Vous ferez de substantielles économies et vos invités seront ravis.

    • Mojique
      Mojique répond à PGC
      *
      • Posté à 14h43 le 27/04/2011
      • Internaute 56020
        *

      Comme je suis pauvre je ne vais (quasi) jamais au restaurant. Je cuisine chez loi mais le bio est trop cher.

      • PGC
        PGC répond à Mojique
        Impair Impasse89
        • Posté à 15h36 le 27/04/2011
        • Internaute 147266
          Impair Impasse89

        Moi non plus.
        Faut jardiner, taper la manche ou faucher dans les jardins ou dans les champs en s’assurant que le proprio cultive sans produits chimiques. Ce qui n’est pas évident, d’éviter les produits ou la maréchaussée...

         
        • A déménagé le 27-01-2012
          • Posté à 15h57 le 27/04/2011
          • Internaute 19993
            nc

          Faire son jardin, c’est bien, ça demande du travail mais ça ne coûte vraiment pas cher.

          Voler le jardin d’un autre c’est mal.

        1 autres commentaires
    • Jack Sullivan
      Jack Sullivan répond à PGC
      en boule
      • Posté à 15h35 le 27/04/2011
      • Internaute 42204
        en boule

      « Autrement dit, si vous voulez consommer de la qualité, prenez les circuits courts locaux souvents connus et reconnus, sinon achetez par vous mêmes, puis cuisinez, voire jardinez selon les règles de l’art. »

      L’un de mes restaurants préférés se trouve à un jet de pierre de mon ancien appartement (raison pour laquelle je l’ai trouvé au départ car il n’est pas connu). Il affiche « cuisine du marché » et de fait on peut régulièrement croiser le chef, un ancien de chez Guy Savoy, revenir du marché avec ses cabas pleins de bonnes choses de saison. Il pousse la transparence jusqu’à donner, sur son site internet, les noms de ses fournisseurs de prédilection, tous locaux ou corses (sa femme est corse). La salle de son restau est tellement petite qu’on peut difficilement ne pas savoir ce qui se passe en cuisine lorsqu’on y dîne, pas moyen qu’il s’agisse de cuisine d’assemblage. Les clients ne sont pas spécialement nombreux mais fidèles, car cet homme cuisine avec son coeur.

      • PGC
        PGC répond à Jack Sullivan
        Impair Impasse89
        • Posté à 15h43 le 27/04/2011
        • Internaute 147266
          Impair Impasse89

        Pour les restaus « entrée de gamme », c’est bien souvent la qualité de l’accueil qui fait la différence, et la simplicité de la cuisine qui ressemble à son cuistot.
        On paie quelques fois à peine plus cher que la pizzeria bondée du samedi soir dans laquelle vous n’êtes personne et qui vous sert vite fait du pré-conditionné ou du congelé industriel.
        La proximité en plus, je vous envie...

  • A déménagé le 13-10-11
    • Posté à 14h21 le 27/04/2011
    • Internaute 29372
      non connu

    Miam ! On mange quoi ce soir ?

  • Mme Berthe
    Mme Berthe
    grmbl
    • Posté à 14h24 le 27/04/2011
    • Internaute 113627
      grmbl

    « les plats industriels prêts à servir ne sont pas vendus moins chers que des petits plats mijotés avec amour »

    Ça veut dire que l’amour est gratuit ! C’est ça ? j’ai tout bon ?

    Ou bien les « artisans-restaurateurs » demandent-ils à être rémunérés pour l’amour qu’ils mettent dans leur cuisine ? Je vois d’ici les affiches : « Hausse de l’amour, donc hausse de prix ! » ; « 30% d’amour en plus ! » etc.

    Attention, à ce rythme, le métier de restaurateur risque de tomber sous le coup des lois anti-prostitution !

  • herve14-
    herve14-
    boulanger
    • Posté à 14h26 le 27/04/2011
    • Internaute 135409
      boulanger

    Les francais ne veulent pas payer plus chére pour bien manger
    alors
    qu’ils bouffent de la mer... !
    d’ailleurs ,on les voient,
    avec
    le pain
    dans les points chaud
    ils en raffolent
    bonne appétit a tous

    • Rose.Arno
      Rose.Arno répond à herve14-
      Enseignante
      • Posté à 15h28 le 27/04/2011
      • Expert 136988
        Enseignante

      Justement vous qui êtes dans la partie, pouvez vous m’éclairer.

      Il y a dans mon voisinage un boulanger qui a ouvert récemment sa quatrième enseigne dans la région. Il fait un carton.
      Sa baguette au levain est bonne, il fait des fournées toute la journée, le pain est souvent chaud. La croute est un peu trop résistante et la baguette est assez vite passée.

      D’ autres boulangers du coin disent qu’il a investi plusieurs centaines de milliers d’euros dans un système qui lui permet garder ses pâtons congelés mais prêts a cuire...

      Ça vous dit quelque chose ?

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Rose.Arno
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 18h53 le 27/04/2011
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        « Justement vous qui êtes dans la partie, pouvez vous m’éclairer »

        Hervé 14 n’est pas une lumière...sinon ça se saurait depuis longtemps !

         1 autres commentaires
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