A LA UNE 13/07/2011 à 10h39

Profs ou instits, déprimés et mal formés, ils ont démissionné

Nolwenn Le Blevennec | Journaliste Rue89

Les postes d’enseignants de collèges et lycées ne seront pas tous pourvus à la rentrée 2011 par concours, faute de candidats, mais ils le seront par d’autres voies, selon le ministère. Les résultats viennent de tomber et, dans quatre disciplines – mathématiques, lettres classiques, lettres modernes et anglais – 978 places offertes aux Capes externes ne sont pas pourvues.

Dans un communiqué, le Snes-FSU dénonce, entre autres, « la dégradation des conditions d’entrée dans le métier ».

(De nos archives) Les jeunes se détournent de l’Education nationale (EN) : à la session 2011, ils ont boudé le concours avec 35 000 candidats de moins. Depuis septembre, de nombreux profs stagiaires ont démissionné de l’académie de Créteil, selon une source syndicale. Le rectorat parle lui de 1,6% (14 sur 833 stagiaires dans le secondaire).

La réforme de la mastérisation, qui modifie les conditions d’accès aux concours (bac+5 requis) et zappe l’année de stage, a été la goutte d’eau. Les syndicats sentent un « mal-être général dû au manque de préparation ».

Alors que le taux de chômage des jeunes actifs est très haut en France, ces trois profs ont renoncé à un CDI à vie.

Kevin, trop romantique


Kevin, 35 ans, se souvient qu’après avoir envoyé sa lettre de démission, il a reçu le coup de fil d’un « gestionnaire du rectorat ». Il se rappelle s’être dit : « Chouette, quelqu’un se soucie enfin de moi. » Cette personne l’appelait en fait pour lui dire que sa lettre avait été perdue et qu’il fallait en renvoyer une. C’est tout. Dans l’Education nationale, Kevin a eu le sentiment d’être un numéro, pendant trois ans et jusqu’au bout.

Ancien élève d’une grande école parisienne, gros lecteur à petite veste côtelée, Kevin rêvait d’autre chose. Il est devenu prof après avoir vu le documentaire « Etre et avoir ». Il se voyait devenir un prof qui change les vies. Expressions fétiches : « transmettre », « créer des liens empathiques », « je crois en toi ».

La révélation de la petite clochette

Va donc, grand romantique. Il s’est pris une claque. Kevin a beaucoup souffert de solitude d’abord. Pas de hiérarchie, pas d’équipe, pas de soutien, pas de groupe de paroles. Il était face à 30 enfants et des incertitudes :

« Que tu fasses bien ou mal, tout le monde s’en fout. Personne ne t’aide avec ta classe. »

Kevin pense qu’il avait des « qualités pédagogiques », mais manquait de formation « en gestion de classe ». Complètement perdu face à une maternelle du quartier Stalingrad :

« Je pensais que pour réunir des enfants autour de soi, il suffisait de taper dans les mains [il mime, ndlr]. Alors je tapais comme un con, mais aucun enfant ne bougeait. J’ai appris plus tard que la petite clochette marchait mieux. Si tu ne sais pas ça, ça sert à rien de continuer. »

La consolation du scoubidou

L’ancien prof admet qu’il manquait aussi de distance et de psychologie. Le pire a été son année de CE1 en ZEP. Le deuxième jour a été atroce (le premier, silence extraordinaire, les élèves le testent). Au bout de quelques semaines, il entendait tous les matins les camions-poubelles passer. Il ne dormait plus.

Un bon souvenir : une jeune élève qui a compris qu’elle avait le droit de venir au tableau et se tromper. Une autre lui a offert un scoubidou.


« Les Désarrois d’un jeune instit » de Kevin André.

Kevin a raconté tout ça dans un livre : « Les Désarrois d’un jeune instit » (éditions JC Lattès). Après publication, il a reçu « une trentaine de lettres-témoignages poignantes ».

Il pense que l’EN n’écoute pas les profs, qu’il faudrait faire « remonter les bonnes pratiques du terrain et les disséminer un peu partout » au lieu d’avoir une approche « de haut en bas ».

Aujourd’hui, il a créé Zup de Co, une association de lutte contre le décrochage scolaire :

« L’objectif n’est pas d’envoyer les gens à Polytechnique, mais de faire passer les élèves dans la classe suivante ».

Il a deux jeunes fils, Victor et Basile, qu’il gère pas mal. Il a retenu une règle de son expérience d’instit en maternelle : quand tu dis quelque chose à un enfant, il faut le faire, sinon « il n’y a plus aucun respect ».

Céline, trop rebelle


Céline en Bretagne après sa démission de l’EN (DR).

Céline exagère un peu. A l’entendre, l’EN serait proche d’un régime stalinien. L’ancienne professeure d’espagnol, qui a quitté « le navire » en 2007, décrit un système qui appuie sur les faiblesses des gens, éjecte les dissidents et fait de la rétention d’information. Cela nous fait aussi penser à la Scientologie.

L’ex-prof franco-mexicaine a donc démissionné de peur de se faire couper la tête : « C’est ce qu’ils font avec les gens qui dépassent, voilà », dit-elle. Le mot « voilà » avec un léger accent espagnol. La colère subsiste, cinq ans après.

Considérée comme une gamine mal dans sa peau

Le régime totalitaire en trois illustrations : d’abord, les rapports difficiles avec son tuteur de stage (on les appelle aussi maîtres-formateurs). Un lien qui est vécu par beaucoup de jeunes profs comme infantilisant. Céline n’arrive pas à appliquer les conseils qu’il prodigue d’un ton péremptoire (il n’a que le mot « autorité » à la bouche). Il se met à lui parler comme « une petite gamine trop grosse ».

Quand il assiste à ses cours, du fond de la classe, il lève les mains au ciel de désapprobation (certains profs acceptent de devenir formateurs sans envie, pour la prime). Céline se sent humiliée et nulle, ou l’inverse.

Deuxième anecdote : comme cela se passe mal avec son tuteur, Céline décide de se confier à une formatrice de l’IUFM. Peu de temps après, au cours d’une réunion, la formatrice met en cause sa vie personnelle :

« Vos parents sont loin, vous êtes seule. Appelez la cellule d’écoute du rectorat. »

Céline, loin de ses parents depuis ses 15 ans :

« C’est jamais de leur faute. Je me suis sentie rabaissée. Vous ne pouvez pas remettre en cause l’organisation. »

« Les anxiolytiques, tout le monde trouve ça normal »

Troisième étape : la démission. Sa santé est en jeu :

« Tout le monde considère ça normal, la première année, de prendre des anxiolytiques. Pas moi. »

Céline ne trouve aucune information sur la procédure à suivre. Les syndicats et ses collègues ne l’aident pas, « ce serait remettre en cause leurs propres choix de vie ». Ils lui conseillent une « mise en disponibilité » ou un « arrêt maladie », bref de profiter du système. Elle trouve finalement la réponse sur des forums « obscurs ».

Enfin, les rigidités de l’EN, la lecture religieuse des « BO » (bulletins officiels) par les profs, le « poids de l’autorité » lui donnent des envie d’anarchie. Sa lettre, finalement envoyée en décembre 2007, est courte, sobre et se termine par « salutations ». Quelques jours après, un « type » du rectorat l’a appelée pour proposer de prendre quinze jours pour réfléchir, « comme si j’étais une enfant, ça m’a trop énervée ».

Céline, 30 ans, vit aujourd’hui « au fin fond du Finistère » où elle élève ses enfants. Elle a raconté sa démission sur un blog sous le pseudo de Pepina. Le site, bien référencé sur Google, est connu des jeunes profs déprimés.

Anne-Sophie, trop sensible


Les yeux d’Anne-Sophie devant le groupe de presse qui l’emploie en stage (Nolwenn Le Blevennec/Rue89).

Anne-Sophie, 27 ans, connaît bien le blog de Céline, c’est l’une des premières choses dont elle parle :

« Tu l’as lu ? Dans l’Education nationale, c’est tabou d’aller mal. Heureusement, il y a Internet et les blogs. »

Cette petite blonde, perles aux oreilles, très réfléchie et qui vient du Nord de la France, n’a pas du tout le même profil que l’impulsive Céline. Elle a aussi démissionné.

Ses premiers jours de classe, Anne-Sophie les vit dans un stress qui la met de mauvaise humeur. On lui a dit que le premier cours est le moment de la « grande révélation », la sensation d’être au bon endroit est censée vous envelopper entièrement. Elle n’a pas trouvé ça transcendant du tout.

La jeune prof se rend compte que les élèves ne l’écoutent pas. Aucun. C’est encore pire, dit-elle, que le bordel :

« Je parlais dans le vide, j’avais l’impression de devenir folle. »

Les élèves, un miroir anxiogène


Anne-Sophie devant son lieu de stage. ((Nolwenn Le Blevennec/Rue89).

L’impression d’inadéquation est totale. Anne-Sophie se rend compte qu’elle manque d’aisance et de théâtralisme. Personne ne lui a appris (son premier cours d’IUFM a eu lieu deux jours avant la rentrée) à capter l’attention.

Perfectionniste, elle vit mal le fait de se sentir échouer : trente paires d’yeux la regardent et elle se demande ce qu’ils pensent d’elle à chaque moment.

Les élèves sont un « miroir anxiogène » de sa personne, dans lequel elle lit de l’ennui. Pour être un bon prof, elle pense qu’il faut une capacité à s’oublier qu’elle n’a pas. Une autorité naturelle, aussi :

« Quand les élèves sont excités, on te conseille de jouer au méchant. Moi, je tapais par exemple mon sac contre la table, au lieu de le poser. Je claquais un peu la porte. Ça marche bien, mais tu contrains ta personnalité et tu dois contrôler ta gestuelle, c’est épuisant. »

Anne-Sophie s’est trompée de voie. Elle en veut aussi à l’EN. Elle enseigne la grammaire à des sixièmes alors qu’elle a étudié les lettres. Les effectifs qui augmentent l’obligent à mettre « consciemment » des élèves de côté. Quant aux programmes, la mise en place de la méthode inductive, par exemple, est une « absurdité pédagogique » : « Les élèves sont perdus et le niveau sonore monte. »

Mais si elle décide de faire autrement, les inspecteurs le verront sur ses fiches de cours. Impossible de prendre quelques libertés.

Cartouches d’encre dans la figure

Pendant plusieurs mois, Anne-Sophie renonce à parler de ses difficultés à l’IUFM. Elle sait qu’on va lui faire comprendre que c’est de sa faute, comme à une de ses copines qui a reçu des cartouches d’encre sur le visage et qui a été accusée par ses formateurs de « mépriser son public ». Elle parle d’une « culture de la culpabilisation ». Si elle s’avoue en difficulté, il y aura aussi plus de visites d’inspecteurs et donc plus de stress. Elle se tait.

L’école est devenue insupportable. Aux vacances de février, Anne-Sophie finit par se mettre en arrêt maladie, un grand classique. Elle pense, au passage, qu’il ne serait pas idiot qu’il y ait « une médecine préventive qui vienne vers les profs, il y a urgence ».

Son congé va finalement se prolonger jusqu’à la fin de l’année, elle pense que sa vie est foutue. Elle en profitera pour passer les concours des écoles de journalisme (avec succès). Le soir où elle a envoyé sa lettre de démission, « c’était hyper-libérateur ». Elle a ouvert une bouteille de champagne.

► Article initialement publié le 27/04/2011.

Corrigé le 28/04/11 à 10h15. Céline a envoyé un mail de précisions sur sa nationalité et ne souhaite pas que la comparaison avec la Scientologie lui soit attribuée.

Corrigé le 04/05/11 à 15h38. Le rectorat de Créteil donne les vrais chiffres des démissions.

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  • bibimbap
    bibimbap répond à Petit Page
    en travaux
    • Posté à 18h22 le 27/04/2011
    • Internaute 86441
      en travaux

    Ca me rend un peu dingue, quand même, cette totale absence de distance sur soi-même de la plupart des profs. Je suis absolument d’accord pour dire que l’éducation nationale est sans doute le plus mauvais employeur de France, et que les profs sont systématiquement maltraités par le pouvoir depuis un certain temps - des problèmes qui sont à mon avis aggravés par le repli sur soi et l’indéniable conformisme d’un grand nombre d’enseignants. Ne vous méprenez pas, je n’ai rien contre les profs, d’ailleurs je n’ai que ça autour de moi, ce qui m’a amené à constater cela...

  • einna
    • Posté à 16h17 le 27/04/2011
    • Internaute 6227

    il y a peu , j’ai eu l’occasion d’échanger avec des enseignants sur le thème : comment faire avec les elèves un peu en difficultés.quelle n’a pas été ma surprise de constater que tant sur le plan pédagogique que linguistique, ils n’avaient reçu aucune formation théorique ! Pour être honnête, je ne crois pas que la plupart d’entre eux envisageaient même qu’enseigner n’est pas juste balancer un cours devant des jeunes ; je crois même qu’une majorité pensait que le problème n’est pas que les enseignants soient pédagogues mais plutôt que les élèves en difficultés le sont.
    Comment dans ces cas là, être surpris que certains s’en aillent. OK, tout ne fonctionne pas dans l’école mais de là à dire que rien ne va !
    qu’un enseignant se sente dépassé par des élèves de CE1 ! ! ! qu’un autre soit en conflit avec son maître de stage ! ! qu’un prof se sente en difficulté d’apprendre aux enfants les bases de la grammaire ! ! ! Les trois exemples cités, posent chaque fois la responsabilité de l’échec sur un autre : l’enfant, le maître, la matière...
    Les témoignages sont peut être expurgés mais j’aurais aussi aimé y lire que ces personnes s’étaient interrogées sur leur rôle dans cet échec, sur l’écart entre leurs idéaux - qu’était pour eux ce désir d’enseigner ? - et la réalité, sur leurs capacités à faire face aux conflits contingents à toute vie en société, etc, etc...
    il y a surement des jeunes profs qui s’éclatent dans leur métier, pourquoi ne pas chercher à comprendre pourquoi pour eux ça marche ?

  • Hervé de Strasbourg
    • Posté à 14h46 le 27/04/2011
    • Internaute 8645

    « Depuis septembre, près d’un quart des profs stagiaires ont démissionné de l’académie de Créteil. »

    Si cette information est vraie, elle est explosive.

    Quelles sont vos sources s’il-vous-plait ?

    • Super Panda
      Super Panda répond à Hervé de Strasbourg
      Echappé du zoo.
      • Posté à 16h51 le 27/04/2011
      • Internaute 153137
        Echappé du zoo.

      Explosive et très cohérente vu la réforme de cette année ( temps plein + formations pour des stagiaires n’ayant parfois jamais enseigné ).

      Mais une source citée serait la bienvenue en effet.

  • nicolas.boulay
    • Posté à 14h49 le 27/04/2011
    • Internaute 94389
      ingé

    J’ai l’impression que les problèmes sont toujours les mêmes : pas de processus d’amélioration des profs (pas d’équipe) et pas/peu de formation à l’éducation (psychologie, tenu de classe, méthodologie,...).
    Un prof qui n’enseigne pas dans les études supérieurs n’a pas besoin d’un niveau supérieur à la licence. Par contre, il a besoin d’une formation béton sur le fonctionnement des élèves et des classes.
    Concernant l’entraide entre prof, je ne comprends toujours pas pourquoi les profs qui ont peaufiné leur cours pendant des années ne les mettent pas en ligne. Cela aiderait beaucoup les nouveaux profs et cela ferait du bien à l’ego.

  • Piedo
    Piedo
    Assis
    • Posté à 14h58 le 27/04/2011
    • Internaute 43246
      Assis

    Et à la rentrée 2011, ce sont Lien de maternelle et primaire qui vont fermer.

    On vit une époque formidable.

  • Biloo
    Biloo
    Citoyen éveillé.
    • Posté à 14h58 le 27/04/2011
    • Internaute 141342
      Citoyen éveillé.

    Les deux problèmes sont bien décrit même si déjà connus (pas assez on dirait). Le manque total de formation des enseignants : le cursus et diplome de prof n’existe pas, c’est bien un des seuls metiers ou c’est le cas.
    Deuxiemement : l’immobilisme total des anciens, le lobby des vieux de la vieille comme je dirais. Une fois dans le système beaucoup y trouve de quoi en profiter. je cite : « met toi en arret, profite du système »
    Ces gens là n’ont pas le mérite d’être enseignants et sont nombreux, ils refusent d’évoluer, de partager leur expérience etc...
    Au bout d’un moment, il faut prendre le taureau par les cornes, mettre en place des choses qui marchent, donner les moyens nécessaires et faire taire les immobilistes-qui-ne-veulent-surtout-pas-perdre-leurs-acquis-sociaux-profiteurs...

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 15h08 le 27/04/2011
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Il n’empêche que la Nation a besoin d’une école républicaine et laïque, dispensant le même enseignement à tous les enfants de la Nation, délivrant des diplômes reconnus par le droit du travail et les conventions collectives.

    La Nation à besoin qu’on abolisse toutes les lois anti-laïques, que les fonds publics soient réservés à l’école publique.

    15 mars 1850 - Loi FALLOUX : elle prévoit que « les établissements libres peuvent obtenir des communes, des départements ou de l’État, un local et une subvention, sans que cette subvention puisse excéder le dixième des dépenses annuelles de l’établissement “.

    25 juillet 1919 - Loi ASTIER : Aucune limite n’est fixée aux subventions des collectivités locales en faveur de l’enseignement technique privé.

    4 septembre 1951 - Loi MARIE : Elle permet aux élèves des écoles privées de recevoir des bourses.

    31 décembre 1959 - Loi DEBRÉ : Elle définit les rapports des établissements scolaires privés avec l’État et leur donne la possibilité de passer des contrats avec lui (contrat simple ou d’association).

    15 novembre 1977 - Loi GUERMEUR : Elle renforce l’aide de l’État aux établissements confessionnels, garantit le maintien de leur ‘caractère propre’ (c’est-à-dire religieux) et prévoit le financement de la formation des enseignants du privé. Il y a désormais une parité entre enseignement public et enseignement privé. Les enseignants du privés sont formés et rémunérés par l’État.

    L’enseignement privé confessionnel : ‘MERCI LA DROITE !’

    –––––––––––––––––-

    9 juillet 1984 - Loi ROCARD : Elle étend les dispositions de la loi ASTIER à l’enseignement agricole.
    (Rocard, boss de Terra Nova partenaire de Rue89)

    25 janvier 1985 - Loi CHEVÈNEMENT : Elle adapte la loi Debré aux lois de décentralisation.

    13 juin 1992 - Accords LANG-CLOUPET : Ils entérinent le versement de 1,8 milliards de francs par l’État à l’enseignement privé. Ils fixent de nouvelles modalités de participation de l’État au fonctionnement du secteur sous contrat et établissent la parité avec le public pour les personnels au nom du ‘droit et de la reconnaissance de la contribution de l’enseignement privé au système éducatif.’

    L’enseignement privé confessionnel : ‘MERCI LA GAUCHE !’

    • mewtow
      • Posté à 16h58 le 27/04/2011
      • Internaute 138470

      Dans le même genre, regardez le fric dépensé par l’état pour financer des grandes écoles pas foutues d’être rentables par elles-mêmes qu’on gave pour qu’elles permettent de former « l’éliteuh ! ! ! ! ».

      Alors que tout ce fric pourrait servir au primaire, ou on en a grand besoin.

  • beuvrette
    • Posté à 15h19 le 27/04/2011
    • Internaute 25983

    L’ EN, c’est une sorte de maison de fous, où les plus cinglés ont les postes à responsabilités.

    J’y suis, je sais de quoi je parle.

  • rue75012
    rue75012
    développeur
    • Posté à 15h23 le 27/04/2011
    • Internaute 147575
      développeur

    La discipline est primordiale, surtout dans des classes surchargées. L’ado que j’ai été se contrefoutait des mitochondries et attendait que la prof ait le dos tourné pour faire gicler l’encre sur les rideaux ou défoncer les tables à coup de compas (puis on évolue avec l’age, en général positivement). L’unique prof avec qui je n’aurais jamais fait ça mesurait 1m90 et était rugbyman. Rapport de force physique ? malheureusement oui.

    Bref, il parait qu’aujourd’hui c’est pire. Je n’ose pas imaginer le calvaire des petites prof blondes à la voix douce qui débarquent en ZEP pour enseigner le subjonctif...

    La solution passe par des formations de gestion d’autorité en IUFM. Il faudrait également dissuader en amont les personnes faibles ou fragiles émotionnellement de faire ce métier. Prof, ce n’est pas être adjudant dans la légion mais sans charisme en collège c’est perdu d’avance. Parole d’ex-cancre.

    • Casimir0117-
      Casimir0117- répond à rue75012
      situation bonne...
      • Posté à 15h45 le 27/04/2011
      • Internaute 153009
        situation bonne...

      au développeur ...hé hé
      soit on est fait pour exercer un boulot , soit on ne l’est pas ...
      Alors inutile de plaindre ses pauvres jeunettes pleines de certitudes et qui tombent de haut devant l’épreuve de la vrai vie ....Souvent des filles à papa ...
      Il ne leur reste plus qu’à se recycler ou se trouver un mari riche et sympa ...

      • rue75012
        rue75012 répond à Casimir0117-
        développeur
        • Posté à 18h45 le 27/04/2011
        • Internaute 147575
          développeur

        Je ne jette pas la pierre aux profs, ma mère en est une.

        Il faudrait juste mettre au départ les points sur les i pour éviter une mauvaise orientation professionnelle voire un traumatisme.

  • marc44
    • Posté à 15h24 le 27/04/2011
    • Internaute 24488

    Organisation de l’ESR vs du secondaire
    ================================

    Dans l’enseignement supérieur dépendant du MESR, il n’y a ni inspecteurs, ni caste de « chefs d’établissements ». Les responsabilités sont prises par les enseignants-chercheurs, et ça tourne. On est d’abord tous collègues, on réfléchit ensemble ; on subit certaines contraintes du ministère (problèmes de postes et d’argent), mais peu sûr l’organisation pédagogique et les contenus.
    Moins de couches dirigeantes petits soldats du ministère et plus de construction collective des gens de terrain...

  • ocelote
    ocelote
    Casseur de tête indigné
    • Posté à 15h29 le 27/04/2011
    • Internaute 44437
      Casseur de tête indigné

    « L’ancienne professeure »
    On s’en fou de savoir que vous etes feministe. D’ailleurs l’être, montre d’autant plus le clivage que de ne pas l’etre...

  • Casimir0117-
    Casimir0117-
    situation bonne...
    • Posté à 15h37 le 27/04/2011
    • Internaute 153009
      situation bonne...

    Pauvre Anne Sophie ....
    « Cartouches d’encre dans la figure » Explications citoyennes ...
    Je sais que la réussite scolaire est fortement corrélée au niveau d’éducation des parents, notamment au dernier diplôme obtenu par la mère.
    On juge une civilisation à sa manière de traiter les femmes...
    Comparons d’autres « civilisations » à celle de l’occident...et le QI moyen ... et on verra des différences...
    Des gosses qui ne respectent déjà pas la maîtresse ... ne feront jamais rien de bon dans leur vie ...finiront en prison ...
    L’importance de la transmission par la mère dans une société est un point sous-estimé, une mère soumise et sans instruction élèvera de futurs sous-doués....
    Que la mère transmet de plus important à son enfant est le QI.
    Il semble en effet que le QI maternel ait plus d’ influence sur le QI des enfants que celui du père.
    Je suis persuadé que cela joue même pour une mère qui serait non éduquée mais naturellement intelligente ( une mère a l’ intelligence non exploitée peut quand même la transmettre).
    Pauvre Marie Sophie ....elle voit la vraie vie, éloignée de ses convictions bisounours ...
    Marie Sophie ... la bien pensante mais si faible de caractère a préféré la fuite ... elle n’est pas faite pour ce boulot ...
    laisses la place à une autre qui saura se faire respecter comme toute enseignante digne de ce nom...

  • LeTicien
    LeTicien
    Informaticien
    • Posté à 15h47 le 27/04/2011
    • Internaute 91779
      Informaticien

    L’important dans la societe d’aujourd’hui c’est :
    - de se foutre de tout
    - et meme du reste
    - et surtout des autres
    - et particulierement des etrangers qui ne parlent pas Francais
    - y compris ceux qui sont chez eux a l’etranger
    - de voter Front National en gueulant au politikemannekoreck a la cantonade
    - de baver sur les forum et autres lieux de debauche du web
    - surtout sur les affreux socialiss responsables de tout et meme du reste depuis l’antiquite
    - de faire du fric
    - de faire du pognon
    - de faire du flouze
    - de racler de l’oseille
    - de..... de ....de ..... ramener de de de ........la thune
    - d’en mettre plein la gueule sur les immigres
    - d’en mettre plein la gueule sur les chomeurs
    - d’en mettre plein la gueule sur les fonctionnaires
    - d’en mettre plein la gueule sur les pauvres
    - d’en mettre plein la gueule sur les assistes
    - d’en mettre plein la gueule sur les criminels (les noirs et arabes des banlieues pas les Xavier de Ligomachin de trucmuche)
    - d’en mettre plein la gueule sur les fraudeurs (pas ceux de Neuilly et autres betes en court)
    - d’en mettre plein la gueule sur les etrangers (pas les blonds vikings aux yeux bleus)
    - d’en mettre plein la gueule sur les autres que soi meme
    - de lire Zadig et Voltaire
    - de louer l’action planetaire du nabot a roulette qui a libere la France des faineants et des profiteurs et que si ca trouve pendant la guerre il aurait fait mieux que De Gaulle Churchill Roosevelt et Staline reuni et que lui il n’aurait pas eu la francisque et que meme il se serait evade 20 fois plus que Mitterand des camps qu’il aurait sauve Jean Moulin et guy Moquet le meme jour et fin ect ect brefle

    Votez Sarkozy en 2011 sinon votez FN c’est mieux.

    Mais surtout pas socialisss hein hein hein hein ! ! ! !

    ect..

    ../..

    Ici Radio facho.... en direct...Bru bla... fin des emissions.

    • Jadore
      Jadore répond à LeTicien
      verseau
      • Posté à 17h09 le 27/04/2011
      • Internaute 127928
        verseau

      « le nabot à roulettes »...Pas mal ! ...

      Globalement d’accord. Le niveau de connerie des français devient fukushimesque, par la grace de leurs grandes difficultés et de l’hallucinante et massive propagande que déverse le PAF (si je puis me permettre).

      Le carton aurait été plein sI tu avais un peu distribué d’acide sur la volaille, comme tu dis, socialisse qui a une très grande part dans la dérégulation du pays, et la déprime de ses habitants. Comme le prouvent des sondages divers qui n’élèvent pas les intentions de vote pour eux, malgré la véritable détestation de Sarkhozy.

      • LeTicien
        LeTicien répond à Jadore
        Informaticien
        • Posté à 18h08 le 27/04/2011
        • Internaute 91779
          Informaticien

        Probablement mais moi je m’en tiens aux faits. Depuis 1958 jusqu’en 2012 soit 54 ans :

        - La droite 40 ans au pouvoir dont 5 ans de cohabitation (Jospin)
        - La gauche 14 ans au pouvoir dont 2,5 ans de cohabitation Chirac + 2,5 ans de cohabitation Balladur.

        Si on annule les 5 ans de travail commun en cohabitation de part et d’autres cela fait :

        - 40 ans de pouvoir pour la droite
        - 14 ans de pouvoir pour la gauche

        Pour moi le calcul est vite fait...

        Voila pourquoi loin du barnum tapageur habituel, vous savez ce bruit de fond, cette petite musique qui leur colle tout ce qui va mal sur le dos en permanence comme vous le faites moi je pense que ces gens n’auraient jamais fait le 10ieme des conneries du nabot a roulette en 5 ans.

        Par ailleurs je ne sais pas quel est votre age, sans vouloir jouer au vieux con a presque 50 ans je me rappelle encore ce que l’on doit a Mitterand meme s’il nous a effectivement - la je vous rejoins - enormement decu au plan interieur.

        Petite precision je suis de droite tendance Villepin et meme s’il etait normal que le nabot ait sa chance (il l’a eu point barre) un foi elu il a largement crame celle-ci et je fais parti de ceux qui regrettent que Royal n’ait pas ete elue.

        CQFD.

         
        • Jadore
          Jadore répond à LeTicien
          verseau
          • Posté à 18h23 le 27/04/2011
          • Internaute 127928
            verseau

          Tu vas un peu vite en statistiques, pour leur faire bien dire ce qui t’arrange.
          Les faits, dis-tu...Pour n’en citer qu’un, Jospin a plus privatisé que Chirac et Balladur réunis. Pour t’en citer un autre, le PS a voté comme un seul homme la loi d’amnistie, tu te souviens. Celle qu’isl avait échafaudé en bougonnant, après qu’Emmanuelli se soit bêtement fait prendre par la patrouille.
          Allez, un petit dernier. Les socialisses se sont rendus à Versaille, quasiment en rangs d’oignons et au garde-à-vous. Là, dans le palais des rois, ils ont adoubé l’illuminé à roulettes - j’improvise sur ta formule - et voté la révision de la Constitution pour faire place à l’UE, pour écraser la volonté populaire exprimant NON en réferendum.

          Pendant ce temps-là, on était quelques dizaines de cons à se faire allègrement gazer par les keufs bien bottés et casqués à une centaine de mètre du chateau de Versailles. Et y avait pas un socialisse.

          • LeTicien
            LeTicien répond à Jadore
            Informaticien
            • Posté à 19h33 le 27/04/2011
            • Internaute 91779
              Informaticien

            Je constate l’absence d’arguments pour invalider les faits que j’ai rappele. J’aime bien le « tu vas un peu vite en statistiques... » sur un sujet ou il n’y a pas de statistiques mais des faits, des chiffres precis.

            La statistique la voici :

            La droite => 40 ans
            La gauche =>14 ans

            Ce sont des faits !

            Qu’ensuite les uns et les autres aient fait ceci ou cela on est bien d’accord et je rappelle que le le dis donc ne pas essayer d’enfumer...

            C’est pas tres honnete de deformer ce que disent les autres.

            Alors ?

            La droite => 40 ans
            La gauche =>14 ans

            On peut faire ceci aussi :

            La droite => 40 ans + 5 ans de premier ministre socialiste
            La gauche =>14 ans + 5 ans de premier ministre de droite

            Et alors ? Cela change quoi au differentiel ?

            Il y a toujours 26 ans de pouvoir de droite en + et ca malgre toutes les tentatives pour le faire oublier c’est un FAIT !

            Allez salut, statisticien....

            • Jadore
              Jadore répond à LeTicien
              verseau
              • Posté à 20h24 le 27/04/2011
              • Internaute 127928
                verseau

              A répéter tes chiffres tu ne prouves rien d’autre que la droite a été plus longtemps au pouvoir. Mais pas que la « gauche de gouvernement » a mené une politique de droite, pendant les années qui lui étaient offertes par le peuple pour « changer la vie ». Et surtout pas que les faits que j’ai avancé sont faux.
              Allez, tu vas bien trouver une autre manière de rebattre ta carte...

              • LeTicien
                LeTicien répond à Jadore
                Informaticien
                • Posté à 22h00 le 27/04/2011
                • Internaute 91779
                  Informaticien

                C’est assez pauvre comme argumentation...

                • Jadore
                  Jadore répond à LeTicien
                  verseau
                  • Posté à 10h56 le 28/04/2011
                  • Internaute 127928
                    verseau

                  Ecoute...Reste dans ton bac à sable. D’ici la fin de l’année tu devrais arriver à compter jusqu’à 2.

        5 autres commentaires
  • Redroom
    Redroom
    La V2, une grosse merde.
    • Posté à 16h13 le 27/04/2011
    • Internaute 23589
      La V2, une grosse merde.

    Ah elle a fini par y arriver la droite, par casser complètement l’éducation national.

    Depuis le temps qu’elle le voulait.

    Il faut abrutir les gens, ils n’ont pas besoin de penser pour produire et consommer et faire ce qu’on leur dit de faire...

    « M. Baroin confirme que 300 000 contribuables ne paieront pas l’ISF cette année »

  • jocobo
    • Posté à 15h59 le 27/04/2011
    • Internaute 124181

    Voilà encore un domaine où on généralise trop vite !
    Les instits et les profs, ce n’est pas la même chose.

    Que les profs passent par la case ’cursus master’ rien de plus normal mais en ce qui concerne les instits ce n’est pas la bonne méthode.
    Revenons donc à l’ancienne, entrée à l’Ecole Normale à l’équivalent de la seconde et un an après le bac, car avec ce type de formation tous les élèves savaient lire et compter à la fin du primaire, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.

    ’Etre instit’ c’est comme ’être curé’ ce n’est pas un métier, c’est une vocation et pour cela pas la peine de Bac + 5, bien au contraire ! ! !

  • Tofraziel
    Tofraziel
    Orwellien
    • Posté à 16h03 le 27/04/2011
    • Internaute 42678
      Orwellien

    Les manifestations de 2008-2009, méprisées par une majorité des medias autant que par le gouvernement, avaient déjà tiré la sonnette d’alarme.
    On s’étonnait également que les syndicats (et les enseignants) du secondaire ne se joignent pas au mouvement...
    Ils se réveillent cette année, une fois que la réforme est entrée à plein en vigueur. C’est trop tard.

    Pour voir l’évolution et ne plus entendre « on ne savait pas » :

    -Le traitement médiatique du mouvement contre la mastérisation (mars 2009) :

    Lien

    -La réalité sur le CAPES (en février 2010) :

    Lien

    -L’exemple de l’Histoire-Géo (mars 2010) :

    Lien

    -La cauchemar des stagiaires (novembre 2010) :

    Lien

    -L’avis de trois universitaires :

    Patrick Boucheron, Paris I (§ « l’enfermement scolastique des universitaires », et « investir intellectuellement le sujet ») : Lien

    Annliese Nef, Paris IV (§ « la mastérisation, la destruction de la formation des enseignants ») : Lien

    Laurent Feller, Paris I (§ « la plus importante réforme de structure depuis les années 70 ») : Lien

  • papabill
    papabill
    retraité
    • Posté à 16h31 le 27/04/2011
    • Internaute 42512
      retraité

    C’est un progrès si des jeunes osent enfin démitionner plutôt que de rester emprisonnés dans ce carcan du statut à vie qui conduit si souvent à la déprime, à la longue maladie ou mème au suicide.

  • papabill
    papabill
    retraité
    • Posté à 16h31 le 27/04/2011
    • Internaute 42512
      retraité

    C’est un progrès si des jeunes osent enfin démitionner plutôt que de rester emprisonnés dans ce carcan du statut à vie qui conduit si souvent à la déprime, à la longue maladie ou mème au suicide.

  • dzan
    • Posté à 16h47 le 27/04/2011
    • Internaute 26357

    Chatel ancien de l’Oréal
    Parce qu’il le veau bien !

    Quand un pays ferme des écoles, pour construire des prisons, c’est un pays comment ? ? ?

  • Pedronlamine44
    • Posté à 16h48 le 27/04/2011
    • Internaute 144863

    Article révélateur du fossé entre l’enseignement universitaire et la réalité du terrain. Ce fossé est encore plus palpable dans les sciences sociales. Le vrai problème de ces gens vient tout autant de l’accompagnement de l’éducation nationale que de l’orientation et de la connaissance du terrain. Il faut d’urgence reconnecter l’université avec le monde du travail sans pour autant tomber dans une marchandisation ou des partenariats privilégiés. Les meilleurs cours a l’université sont bien souvent ceux venant d’intervenant extérieur qui sont pleinement dans le monde du travail et qui interresse par leur côté pratique et concret. De plus, ces intervenants apportent une grande crédibilité à une formation par leur caractère professionnalisant.

  • focalix
    focalix
    Vieille tige
    • Posté à 16h49 le 27/04/2011
    • Internaute 141743
      Vieille tige
  • Scotian
    • Posté à 16h57 le 27/04/2011
    • Internaute 71808

    Est-ce qu’une partie du problème n’est pas que l’on veuille absolument considérer l’enseignement comme une vocation ? En gros, des esprits d’élites, formés à maîtriser de redoutables concepts scientifiques, vont du jour au lendemain connaître l’immense bonheur de transmettre la magie de leur matière aux générations futures (après quelques stages bien sûr). Et à la fin, il épouse la princesse.

    Pour moi, c’est un métier comme un autre, avec ses bonnes et mauvaises pratiques, qui nécessite certains talents particuliers. L’érudition dans la matière enseignée a un impact mineur à mon avis, derrière, par exemple, la théâtralité dont parle une des personnes interrogée.

    • mewtow
      mewtow répond à Scotian
      • Posté à 17h14 le 27/04/2011
      • Internaute 138470

      Faut avouer que le mec qui me sort un concept appris à BAC +5 pour expliquer un truc à un gamin de 12ans risque de passer pour un con.

      Pourtant un candidat au CAPES ou à l’agrégation doit apprendre des compétences absolument énormes qui ne lui serviront à rien devant les élèves.

      Mais dites le trop fort et on va vous ressortir le coup de la princesse de cléves, et vous accuser de vouloir casser l’école de la république, de vouloir vendre le service public aux néo-libéraux, et de vouloir corrompre la jeunesse en lui supprimant la « Kultureuh ! ! ! ! ! ! » de ses enseignants.

      • Neferourê paillette
        Neferourê paillette répond à mewtow
        prof
        • Posté à 17h47 le 27/04/2011
        • Internaute 109763
          prof

        « Faut avouer que le mec qui me sort un concept appris à BAC +5 pour expliquer un truc à un gamin de 12ans risque de passer pour un con. »

        Contrairement à ce que vous pensez, faire comprendre par exemple, la division, à un élève qui est perdu (ou l’enseigner, c’est à dire la faire découvrir ) ce n’est pas donné à tout le monde. Il existe des façons de faire.

        Enseigner c’est un métier.

        Et ça vaut bien quelques années d’apprentissage, non pas des maths, mais de pédagogie.

         
        • mewtow
          • Posté à 17h53 le 27/04/2011
          • Internaute 138470

          D’acoord avec vous, sauf que ce qui est évalués dans les concours de l’EN, c’est pas la pédagogie, mais des connaissances bien académiques.

          Si on apprenait aux enseignants des méthodes d’apprentissage de la lecture, écriture, calcul, ou des cours de tenues de classe et pédagogie, je ne dirais rien.

          Mais demander à des candidats au CAPES de maths, censés enseigner en collège et lycée de savoir résoudre des exercices sur les difféomorphismes, il y a comme un problème !

        1 autres commentaires
  • Natchatcha
    Natchatcha
    prof des écoles
    • Posté à 17h00 le 27/04/2011
    • Internaute 142917
      prof des écoles

    Stagaire depuis janvier 2009, j’ai débuté en tant que remplaçante dans le secteur spécialisé... Je ne savais même pas qu’il y avait des enseignants dans ces établissements (IME, IMPro, Hôpitaux de Jour...) mais j’ai, bien sûr, préféré accepté plutôt que de repasser le concours. Le monsieur au téléphone m’avait bien fait comprendre que je prenais le poste d’une « ancienne » collègue, éjectée du système pour absence trop longue... Je suis quand même partie « affronter » des jeunes d’IMPro de deux ans mes cadets sans formation aucune. Je vous laisserai donc imaginer les cauchemars de mes débuts, le sentiment de solitude, d’impuissance, de colère contre le système mais la volonté de continuer quand même pour ne pas perdre le bénéfice du concours.
    Moi qui voulais être enseignante par goût pour la pédagogie, je me suis aperçue que nos supérieurs hiérarchiques avaient des capacités sur-développées pour la mise en difficulté de la personne (ou plutôt de l’individu), la pédagogie par l’échec...
    Après mon année d’IUFM, je suis maintenant maîtresse d’une classe de CE2 et découvre des nouvelles difficultés notamment avec les parents irrespectueux.
    Je songe très fortement, et d’ici peu de temps, à rebasculer du côté de l’animation, celui d’où je viens où les objectifs sont réfléchis pour l’enfant.

    • Tariec
      Tariec répond à Natchatcha
      « Radio Paris ment », « Radio (...)
      • Posté à 17h33 le 27/04/2011
      • Internaute 37287
        « Radio Paris ment », « Radio (...)

      + 1000

      Ancien educ, je te rejoins...

  • laflibuste
    • Posté à 17h12 le 27/04/2011
    • Internaute 33759

    trois témoignages terriblement pathétiques... Arriver dans ce monde professionnel avec tant d’illusions ne démontre pas un grand intérêt pour le métier. La lecture de quelques journaux, revues ou livres auraient certainement permis à ces personnes de ne pas se fourvoyer dans un métier qui ne leur convient vraiment pas. Au moins ont ils eu la force de démissionner. Un exemple à suivre ?

  • SAIMIRI
    SAIMIRI
    chasseur de moustiques
    • Posté à 17h17 le 27/04/2011
    • Internaute 147116
      chasseur de moustiques

    finalement l etat fait du turn over d employés comme certaines boites ceux qui resistent tant mieux sinon pas grave ca » coute » rien a former un nouveaux profs(et vue le nombre de creves la faim diplomés....),et par cette « selection » a force on aura des profs bien formatés heu pardon ayant bien l esprit « corporate »,c est genial ! ! ! ! !

  • Lazu
    Lazu
    .
    • Posté à 17h31 le 27/04/2011
    • Internaute 124129
      .

    Article intéressant mais quand même peu en accord avec les réalités, vu que les intervenants « datent un peu ». Et oui, tout va vite avec notre gouvernement. Peu en accord, donc, car c’est bien pire aujourd’hui...

    Allez la Rue... au lieu de vous voiler la face et de faire, faut le dire, dans le pseudo-sensationnel réchauffé, ne regardez pas ce qui s’est produit il y a deux ans, regardez ce qui se passe aujourd’hui avec la mastérisation. Regardez les conditions déplorables, risibles, du concours pour les futur profs qui se préparent à ce métier et aiment travailler auprès des jeunes... Regardez aussi la sape de la formation, et cette blague du master enseignement. Regardez enfin les conditions dans lesquelles nos élèves vont devoir, dans les années qui viennent, travailler. Car oui, le constat est sévère. Et ce n’est pas tant les nouveaux profs qui sont en difficulté, cela n’est plus nouveau tant c’est devenu une réalité. C’est la résultante de tout cela qui est dramatique, toute une institution qui souffre et les élèves en première ligne.

  • Juggernaut
    Juggernaut
    intello précaire ?
    • Posté à 17h30 le 27/04/2011
    • Internaute 93472
      intello précaire ?

    Lien

    rien de plus à rajouter. nombre de jeunes ( y compris dans d’autres professions ) s’imagine monts et merveilles de leur futur boulot ( ouaa, médecin sauver des vie / ouaaa enseignant transmettre la sagesse /ouaaa avocat-policier-militaire défendre la veuve et l’orphelin, etc... ).

    sans compter que la destruction de la formation des enseignant et le système lamentable de points obligeant les petits jeunes à se farcir les sauvages détruit évidement nombre de carrières.

  • Tariec
    Tariec
    « Radio Paris ment », « Radio (...)
    • Posté à 17h30 le 27/04/2011
    • Internaute 37287
      « Radio Paris ment », « Radio (...)

    Dommage que l’auteur de l’article n’aille pas plus loin que le constat :

    -Qui, depuis 2002, s’attaque aux enseignants ?
    -Qui, depuis 2002, les traite de fainéants, de profiteurs (arrét maladie) voire de Staliniens (cf syndicats) ?
    -Qui, depuis 2002, pervertit leurs fonctions par toujours moins de moyens ?
    -Qui, depuis 2002, réduit le nombre de profs et engorgent les classes ?
    -Qui, depuis 2002, réve d’une société où l’idiocratie serait la norme, pour mieux assoir leur pouvoir économico-politique ? Un peuple qui ne réfléchit pas est un peuple soumis.

    -Et qui, au printemps 2003, hurlaient « on prend nos enfants en otage » lors des longues et justifiées gréves d’enseignants ?
    -Enfin qui, en 2011, empéchent les profs d’entrer dans les écoles car « on empéche nos enfants de travailler et apprendre » ?

    Quand on veut noyer son chien...

    • Juggernaut
      Juggernaut répond à Tariec
      intello précaire ?
      • Posté à 17h51 le 27/04/2011
      • Internaute 93472
        intello précaire ?

      dans l’ordre :

      - Dolto, dans les années 80
      - Allègre, dans les années 90
      - oula, depuis 25 ans, quand à savoir qui a commencé...
      - depuis qu’on a plus les moyens, soit toujours
      - TOUT LE MONDE. de mélanchon a lepen en passant par le bulot, tout le mondre rêve d’une société a l’américaine ou les gens seront suffisament stupide pour être menés à la baguette !

  • biros
    biros
    déconnecté
    • Posté à 17h38 le 27/04/2011
    • Internaute 103801
      déconnecté

    dire que la méthode inductive, par exemple, est une « absurdité pédagogique. pose vraiment question sur la formation d’Anne-Sophie, cette “méthode” bien menée est beaucoup plus efficace que de simplement donner une règle aux élèves et leur faire faire des tonnes d’exercices...

    • mewtow
      mewtow répond à biros
      • Posté à 17h49 le 27/04/2011
      • Internaute 138470

      C’est une méthode inventée suite à de nombreuses recherches scientifiques en psychologie, éprouvée par la méthode scientifique sur des groupes élèves normaux, et qui donne de bien meilleurs résultats que les techniques à l’ancienne.

      Mais allez dire ça à des personnes qui croient que coller une chiée d’exercices ultra-académiques sont la voie royale pour apprendre, et ça va donner une catastrophe.
      Les syndicats et le SNALC vont surement refuser un truc pareil avec des arguments du style :

      « La méthode inductive n’est pas une méthode traditionnelle, de mon temps on ne faisait pas ça : en 1930, les élèves savaient sortir de l’école en sachant lire, écrire, compter sans ces méthodes à la meirieu ! “

      ‘ Ce n’est pas une méthode qui a fait ses preuves (de son inefficacité en tout cas, non !).

      C’est une invention de pédagogos à la meirieu. Comment vous voulez cautionner les débilités de ces fossoyeurs de l’école publique républicaine ?

  • Juggernaut
    Juggernaut
    intello précaire ?
    • Posté à 17h47 le 27/04/2011
    • Internaute 93472
      intello précaire ?

    « Céline exagère un peu. A l’entendre, l’EN serait proche d’un régime stalinien, sous l’influence de la scientologie. L’ancienne professeure d’espagnol, qui a quitté “ le navire ” en 2007, décrit un système qui appuie sur les faiblesses des gens, éjecte les dissidents et fait de la rétention d’information. »

    Céline, je vous conseille énormément d’aller voir à la fac ce qui s’y passe. vous verrez que dans le secondaire vous n’êtes qu’au purgatoire de l’enseignement.

    « Son congé va finalement se prolonger jusqu’à la fin de l’année, elle pense que sa vie est foutue. Elle en profitera pour passer les concours des écoles de journalisme (avec succès). Le soir où elle a envoyé sa lettre de démission, “ c’était hyper-libérateur ”. Elle a ouvert une bouteille de champagne. »

    vu le taux de précarité dans cette profession, et les pressions sur les journalistes, à quand l’article ? ?

  • caliclès
    caliclès
    prof
    • Posté à 17h55 le 27/04/2011
    • Internaute 75102
      prof

    Mouais.

    Le point de départ est juste : un ras le bol inouï dans les salles des profs et des étudiants qui, fort justement, se détournent de la profession.

    Le développement reste lui plus hasardeux et très politiquement correct.

    Les raisons de cette situation sont finalement assez simples et chacun d’entre nous les connaissons très bien dans notre fort intérieur :

    Les élèves des zones pudiquement nommés « sensibles » sont ingérables, tout simplement insupportables :

    Insultes, menaces, crachats, détérioration de biens et de véhicules, chahut indescriptible dans la plus totale impunité etc etc sont le lot quotidien d’un prof de ZEP.

    Cela aujourd’hui les étudiants le savent largement et ne veulent plus le supporter, même contre un CDD à vie.

    C’est aussi simple que cela.

    A cela se rajoute une administration qui trouve plus simple en cas de vagues de s’en prendre à ses subalternes que sont les profs plutôt qu’aux élèves et à leurs parents sur qui elle n’a aucun pouvoir hiérarchique, insolvables en quelque sorte.

    Vous rajoutez là dessus (mais ce n’est pas nouveau) un salaire très faiblard et le cocktail ne passe plus.

    • chenchei
      chenchei répond à caliclès
      Enseignant de FLE
      • Posté à 18h25 le 27/04/2011
      • Expert 98266
        Enseignant de FLE

      Alors quelles solutions pour ces etablissements aux eleves moins facilement gerables ?

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