A LA UNE 13/07/2011 à 10h39

Profs ou instits, déprimés et mal formés, ils ont démissionné

Nolwenn Le Blevennec | Journaliste Rue89

Les postes d’enseignants de collèges et lycées ne seront pas tous pourvus à la rentrée 2011 par concours, faute de candidats, mais ils le seront par d’autres voies, selon le ministère. Les résultats viennent de tomber et, dans quatre disciplines – mathématiques, lettres classiques, lettres modernes et anglais – 978 places offertes aux Capes externes ne sont pas pourvues.

Dans un communiqué, le Snes-FSU dénonce, entre autres, « la dégradation des conditions d’entrée dans le métier ».

(De nos archives) Les jeunes se détournent de l’Education nationale (EN) : à la session 2011, ils ont boudé le concours avec 35 000 candidats de moins. Depuis septembre, de nombreux profs stagiaires ont démissionné de l’académie de Créteil, selon une source syndicale. Le rectorat parle lui de 1,6% (14 sur 833 stagiaires dans le secondaire).

La réforme de la mastérisation, qui modifie les conditions d’accès aux concours (bac+5 requis) et zappe l’année de stage, a été la goutte d’eau. Les syndicats sentent un « mal-être général dû au manque de préparation ».

Alors que le taux de chômage des jeunes actifs est très haut en France, ces trois profs ont renoncé à un CDI à vie.

Kevin, trop romantique


Kevin, 35 ans, se souvient qu’après avoir envoyé sa lettre de démission, il a reçu le coup de fil d’un « gestionnaire du rectorat ». Il se rappelle s’être dit : « Chouette, quelqu’un se soucie enfin de moi. » Cette personne l’appelait en fait pour lui dire que sa lettre avait été perdue et qu’il fallait en renvoyer une. C’est tout. Dans l’Education nationale, Kevin a eu le sentiment d’être un numéro, pendant trois ans et jusqu’au bout.

Ancien élève d’une grande école parisienne, gros lecteur à petite veste côtelée, Kevin rêvait d’autre chose. Il est devenu prof après avoir vu le documentaire « Etre et avoir ». Il se voyait devenir un prof qui change les vies. Expressions fétiches : « transmettre », « créer des liens empathiques », « je crois en toi ».

La révélation de la petite clochette

Va donc, grand romantique. Il s’est pris une claque. Kevin a beaucoup souffert de solitude d’abord. Pas de hiérarchie, pas d’équipe, pas de soutien, pas de groupe de paroles. Il était face à 30 enfants et des incertitudes :

« Que tu fasses bien ou mal, tout le monde s’en fout. Personne ne t’aide avec ta classe. »

Kevin pense qu’il avait des « qualités pédagogiques », mais manquait de formation « en gestion de classe ». Complètement perdu face à une maternelle du quartier Stalingrad :

« Je pensais que pour réunir des enfants autour de soi, il suffisait de taper dans les mains [il mime, ndlr]. Alors je tapais comme un con, mais aucun enfant ne bougeait. J’ai appris plus tard que la petite clochette marchait mieux. Si tu ne sais pas ça, ça sert à rien de continuer. »

La consolation du scoubidou

L’ancien prof admet qu’il manquait aussi de distance et de psychologie. Le pire a été son année de CE1 en ZEP. Le deuxième jour a été atroce (le premier, silence extraordinaire, les élèves le testent). Au bout de quelques semaines, il entendait tous les matins les camions-poubelles passer. Il ne dormait plus.

Un bon souvenir : une jeune élève qui a compris qu’elle avait le droit de venir au tableau et se tromper. Une autre lui a offert un scoubidou.


« Les Désarrois d’un jeune instit » de Kevin André.

Kevin a raconté tout ça dans un livre : « Les Désarrois d’un jeune instit » (éditions JC Lattès). Après publication, il a reçu « une trentaine de lettres-témoignages poignantes ».

Il pense que l’EN n’écoute pas les profs, qu’il faudrait faire « remonter les bonnes pratiques du terrain et les disséminer un peu partout » au lieu d’avoir une approche « de haut en bas ».

Aujourd’hui, il a créé Zup de Co, une association de lutte contre le décrochage scolaire :

« L’objectif n’est pas d’envoyer les gens à Polytechnique, mais de faire passer les élèves dans la classe suivante ».

Il a deux jeunes fils, Victor et Basile, qu’il gère pas mal. Il a retenu une règle de son expérience d’instit en maternelle : quand tu dis quelque chose à un enfant, il faut le faire, sinon « il n’y a plus aucun respect ».

Céline, trop rebelle


Céline en Bretagne après sa démission de l’EN (DR).

Céline exagère un peu. A l’entendre, l’EN serait proche d’un régime stalinien. L’ancienne professeure d’espagnol, qui a quitté « le navire » en 2007, décrit un système qui appuie sur les faiblesses des gens, éjecte les dissidents et fait de la rétention d’information. Cela nous fait aussi penser à la Scientologie.

L’ex-prof franco-mexicaine a donc démissionné de peur de se faire couper la tête : « C’est ce qu’ils font avec les gens qui dépassent, voilà », dit-elle. Le mot « voilà » avec un léger accent espagnol. La colère subsiste, cinq ans après.

Considérée comme une gamine mal dans sa peau

Le régime totalitaire en trois illustrations : d’abord, les rapports difficiles avec son tuteur de stage (on les appelle aussi maîtres-formateurs). Un lien qui est vécu par beaucoup de jeunes profs comme infantilisant. Céline n’arrive pas à appliquer les conseils qu’il prodigue d’un ton péremptoire (il n’a que le mot « autorité » à la bouche). Il se met à lui parler comme « une petite gamine trop grosse ».

Quand il assiste à ses cours, du fond de la classe, il lève les mains au ciel de désapprobation (certains profs acceptent de devenir formateurs sans envie, pour la prime). Céline se sent humiliée et nulle, ou l’inverse.

Deuxième anecdote : comme cela se passe mal avec son tuteur, Céline décide de se confier à une formatrice de l’IUFM. Peu de temps après, au cours d’une réunion, la formatrice met en cause sa vie personnelle :

« Vos parents sont loin, vous êtes seule. Appelez la cellule d’écoute du rectorat. »

Céline, loin de ses parents depuis ses 15 ans :

« C’est jamais de leur faute. Je me suis sentie rabaissée. Vous ne pouvez pas remettre en cause l’organisation. »

« Les anxiolytiques, tout le monde trouve ça normal »

Troisième étape : la démission. Sa santé est en jeu :

« Tout le monde considère ça normal, la première année, de prendre des anxiolytiques. Pas moi. »

Céline ne trouve aucune information sur la procédure à suivre. Les syndicats et ses collègues ne l’aident pas, « ce serait remettre en cause leurs propres choix de vie ». Ils lui conseillent une « mise en disponibilité » ou un « arrêt maladie », bref de profiter du système. Elle trouve finalement la réponse sur des forums « obscurs ».

Enfin, les rigidités de l’EN, la lecture religieuse des « BO » (bulletins officiels) par les profs, le « poids de l’autorité » lui donnent des envie d’anarchie. Sa lettre, finalement envoyée en décembre 2007, est courte, sobre et se termine par « salutations ». Quelques jours après, un « type » du rectorat l’a appelée pour proposer de prendre quinze jours pour réfléchir, « comme si j’étais une enfant, ça m’a trop énervée ».

Céline, 30 ans, vit aujourd’hui « au fin fond du Finistère » où elle élève ses enfants. Elle a raconté sa démission sur un blog sous le pseudo de Pepina. Le site, bien référencé sur Google, est connu des jeunes profs déprimés.

Anne-Sophie, trop sensible


Les yeux d’Anne-Sophie devant le groupe de presse qui l’emploie en stage (Nolwenn Le Blevennec/Rue89).

Anne-Sophie, 27 ans, connaît bien le blog de Céline, c’est l’une des premières choses dont elle parle :

« Tu l’as lu ? Dans l’Education nationale, c’est tabou d’aller mal. Heureusement, il y a Internet et les blogs. »

Cette petite blonde, perles aux oreilles, très réfléchie et qui vient du Nord de la France, n’a pas du tout le même profil que l’impulsive Céline. Elle a aussi démissionné.

Ses premiers jours de classe, Anne-Sophie les vit dans un stress qui la met de mauvaise humeur. On lui a dit que le premier cours est le moment de la « grande révélation », la sensation d’être au bon endroit est censée vous envelopper entièrement. Elle n’a pas trouvé ça transcendant du tout.

La jeune prof se rend compte que les élèves ne l’écoutent pas. Aucun. C’est encore pire, dit-elle, que le bordel :

« Je parlais dans le vide, j’avais l’impression de devenir folle. »

Les élèves, un miroir anxiogène


Anne-Sophie devant son lieu de stage. ((Nolwenn Le Blevennec/Rue89).

L’impression d’inadéquation est totale. Anne-Sophie se rend compte qu’elle manque d’aisance et de théâtralisme. Personne ne lui a appris (son premier cours d’IUFM a eu lieu deux jours avant la rentrée) à capter l’attention.

Perfectionniste, elle vit mal le fait de se sentir échouer : trente paires d’yeux la regardent et elle se demande ce qu’ils pensent d’elle à chaque moment.

Les élèves sont un « miroir anxiogène » de sa personne, dans lequel elle lit de l’ennui. Pour être un bon prof, elle pense qu’il faut une capacité à s’oublier qu’elle n’a pas. Une autorité naturelle, aussi :

« Quand les élèves sont excités, on te conseille de jouer au méchant. Moi, je tapais par exemple mon sac contre la table, au lieu de le poser. Je claquais un peu la porte. Ça marche bien, mais tu contrains ta personnalité et tu dois contrôler ta gestuelle, c’est épuisant. »

Anne-Sophie s’est trompée de voie. Elle en veut aussi à l’EN. Elle enseigne la grammaire à des sixièmes alors qu’elle a étudié les lettres. Les effectifs qui augmentent l’obligent à mettre « consciemment » des élèves de côté. Quant aux programmes, la mise en place de la méthode inductive, par exemple, est une « absurdité pédagogique » : « Les élèves sont perdus et le niveau sonore monte. »

Mais si elle décide de faire autrement, les inspecteurs le verront sur ses fiches de cours. Impossible de prendre quelques libertés.

Cartouches d’encre dans la figure

Pendant plusieurs mois, Anne-Sophie renonce à parler de ses difficultés à l’IUFM. Elle sait qu’on va lui faire comprendre que c’est de sa faute, comme à une de ses copines qui a reçu des cartouches d’encre sur le visage et qui a été accusée par ses formateurs de « mépriser son public ». Elle parle d’une « culture de la culpabilisation ». Si elle s’avoue en difficulté, il y aura aussi plus de visites d’inspecteurs et donc plus de stress. Elle se tait.

L’école est devenue insupportable. Aux vacances de février, Anne-Sophie finit par se mettre en arrêt maladie, un grand classique. Elle pense, au passage, qu’il ne serait pas idiot qu’il y ait « une médecine préventive qui vienne vers les profs, il y a urgence ».

Son congé va finalement se prolonger jusqu’à la fin de l’année, elle pense que sa vie est foutue. Elle en profitera pour passer les concours des écoles de journalisme (avec succès). Le soir où elle a envoyé sa lettre de démission, « c’était hyper-libérateur ». Elle a ouvert une bouteille de champagne.

► Article initialement publié le 27/04/2011.

Corrigé le 28/04/11 à 10h15. Céline a envoyé un mail de précisions sur sa nationalité et ne souhaite pas que la comparaison avec la Scientologie lui soit attribuée.

Corrigé le 04/05/11 à 15h38. Le rectorat de Créteil donne les vrais chiffres des démissions.

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  • yabon
    yabon répond à piloudu62
    Klingon
    • Posté à 19h33 le 28/04/2011
    • Internaute 98602
      Klingon

    Allègre est un clown, tout le monde le sait.
    Pour le reste, ce n’est pas simple et il faut des gens sérieux et compétents qui expliquent la cible et la trajectoire, en prenant le temps qu’il faut et en y mettant les moyens, plutôt que de sortir des formules à la con dans les médias.

  • poulerouge
    poulerouge répond à yabon
    professeur des écoles
    • Posté à 23h04 le 27/04/2011
    • Expert 152688
      professeur des écoles

    Dans l’Education nationale depis 1978 , j’ai vu arriver ces méthodes depuis une 15zaine d’années : le mépris de la hiérarchie pour les enseignants et qui se fout complètement de la pédagogie ,qui bosse maintenant avec le seul souci de coller aux critères de rentabilité du monde du travail.
    Les enseignants ne doivent plus réfléchir ni la ramener , c’est mal vu !
    Ils doivent pondre du projet sur papier et cocher les cases des formulaires de l’administration , quant à la gestion de leur classe , tout le monde s’en fout : il ne doit pas y avoir de vagues, point !
    A nous les profs d’expérience de résister et d’encourager nos jeunes collègues à s’interroger et à résister à ce climat qui va tuer l’école.
    Je conclurai en disant que je pense que le recrutement dont le niveau monte sans cesse, induit une nouvelle population enseignante, issue de classes bien plus favorisées qu’il y a 30 ans et peu enclines au questionnement politique et à la résistance...

  • duarn
    duarn répond à DeSuisse-
    • Posté à 19h45 le 28/04/2011
    • Internaute 17322

    Voilà ce qu’il reste du Mammouth en 2011.

    Lien

    • DeSuisse-
      DeSuisse- répond à duarn
      Je pense donc je gêne !
      • Posté à 08h39 le 29/04/2011
      • Internaute 101756
        Je pense donc je gêne !

      Boff !

  • r0d
    r0d répond à DeSuisse-
    exilé heureux
    • Posté à 12h34 le 27/04/2011
    • Internaute 49006
      exilé heureux

    lol
    dans le public on est dégoûté ; dans le privé on se suicide.
    Pas mal comme panorama.
    Et un peu simpliste non ? ;)

    Quoi qu’il en soit, j’ai toujours travaillé dans le privé, et je vous assure que l’immense majorité des gens avec qui je travaille sont dégoûtés et ne travaillent que par peur(s), non par plaisir. Moi je travaille pour remplir mon frigo, et j’ai la chance de pouvoir trouver facilement un emploi si je me fais virer (ou plutôt quand je vais me faire virer, ce qui ne saurais tarder). J’ai donc un rapport très différent avec le travail qu’ont l’immense majorité des gens.

    Et encore une fois (je le répète sans cesse car c’est, je crois, le noeud du problème) : j’adore mon travail - d’ailleurs je travaille sur des projets non professionnels sur mon temps libre - mais je déteste travailler dans le contexte de l’entreprise privée, tant sur le fond (le travail que je dois effectuer) que sur le forme (les grandes entreprises modernes sont parvenues à allier les défauts du socialisme et les défauts du libéralisme : une bureaucratie lourde, complexe, épuisante, et une culture de la compétition, qui monte même les collègues d’un même projet les uns contre les autres, et qui tue dans l’oeuf toute possibilité d’innovation).

     
    • DeSuisse-
      DeSuisse- répond à r0d
      Je pense donc je gêne !
      • Posté à 13h50 le 27/04/2011
      • Internaute 101756
        Je pense donc je gêne !

      La seule différence entre le privé (grandes entreprises) et le public (type EN), c’est que le privé ne veut plus depuis longtemps faire le bonheur du peuple sans lui demander son avis mais faire du profit.

      On peut le regretter (être concentré sur le profit), mais au moins cela ne donne pas la grosse tête d’être en charge d’un ’service’ qui n’en a que le nom tant il tourne en rond à s’occuper de ses petites misères et ses z’aquis....

    • philippe4475
      philippe4475 répond à r0d
      douteur
      • Posté à 14h20 le 27/04/2011
      • Internaute 147769
        douteur

      « dans le public on est dégoûté ; dans le privé on se suicide. »
      ben non, c’est chez les profs que l’on se suicide le plus ....

      • yanickas Lituanien
        yanickas Lituanien répond à philippe4475
        expat'retraitè
        • Posté à 14h14 le 13/07/2011
        • Internaute 115264
          expat'retraitè

        Bjr,tout à fait. A ma connaissance il n’existe que deux professions (en France),où des structures « spécialisées »,accueillent des fonctionnaires qui présentent des troubles psychiques : - L’éducation nationale (La verriere 78),et la police nationale (Bordeaux). Pour ma part,dans le cadre de ma profession,j’ai plusieurs fois visité,l’établissement de la Verriere,c’est très impressionnant.....

    3 autres commentaires
  • Yaumegui_from_Paris
    Yaumegui_from_Paris répond à DeSuisse-
    « Il ne suffit pas d'être (...)
    • Posté à 13h19 le 27/04/2011
    • Internaute 8001
      « Il ne suffit pas d'être (...)

    J’ai bossé dans les deux systèmes privés et publics, dans de grandes structures et dans des petites structures, le dégoût est le même partout, les bras cassés (ou personnes de mauvaises volontés) sont dans les mêmes proportions.
    C’est pour ça que je travaille à mon compte maintenant.
    N’empêche que je conchie les ultra-libéraux qui ont totalement intériorisé leur conditions d’exploités (pour ne pas écrire d’esclaves) à un système qui broie tous les individus au fur et à mesure. Les classes populaires trinquent depuis bientôt 40 ans, depuis 20 ans les classes moyennes basses sont déclassées petit à petit, depuis 10 ans se sont les classes moyennes et moyennes hautes qui commencent à subir la crise.
    Le système broie tout le monde et cela finira même par arriver aux Suisses qui vivent dans un système social ultra-protégé (tant mieux pour eux), malgré les réponses xénophobes qui fleurissent dans les votations.

     
    • DeSuisse-
      DeSuisse- répond à Yaumegui_from_Paris
      Je pense donc je gêne !
      • Posté à 13h55 le 27/04/2011
      • Internaute 101756
        Je pense donc je gêne !

      C’est pratiquement la vue de ce qui se passe ailleurs qui provoque le vote des suisses que l’on peut traiter de repli identitaire sur des valeurs partagées.

      Cela ma fait touours bcp rire quand je lis ’xénophobe’ attaché à la Suisse : 22% de la population est étrangère en Suisse ; la Suisse a accueilli l’équivalent de 7% de sa population comme réfugiés lors de la guerre en ex-Yougoslavie....

      Faites cela en France et vous verrez le cahos...

      • Prom72
        Prom72 répond à DeSuisse-
        a.k.a Galan of Taa
        • Posté à 16h19 le 27/04/2011
        • Internaute 96237
          a.k.a Galan of Taa

        « 22% de la population est étrangère en Suisse »

        Elle est bien bonne celle là, et sur les 22%, déjà plus de 80% doivent posséder un compte en banque particulièrement bien rempli, et pour ce qui est du reste, il faut bien des gens de maisons pour vos pétés de thune ... ^^

        « la Suisse a accueilli l’équivalent de 7% de sa population comme réfugiés lors de la guerre en ex-Yougoslavie »

        J’aimerais avoir les sources pour commencer, et même si c’est exact, vous voulez une médaille ? ?
        Par hasard sur ces fameux 7% vous auriez les chiffres de leur comptes en banques. Et chuis sûr que certains doivent être recherché par la Haye (CPI)... : D.

        De plus tout ces chiffres sont forcément faussés dans un pays comme la Suisse, au vu des nombreux résidents étrangers fiscaux.^^

        • DeSuisse-
          DeSuisse- répond à Prom72
          Je pense donc je gêne !
          • Posté à 16h37 le 27/04/2011
          • Internaute 101756
            Je pense donc je gêne !

          Sympa d’échanger avec un pignouf ! !

          ’’Début 2007, la Suisse comptait 7 508 739 habitants dont 1 554 527 étrangers (soit 20,7 %).

          En 2003, 21,7 % de la population était étrangère soit 1,624 million de personnes. Parmi celles-ci, 1,48 million étaient des immigrés de la 1e génération. Les étrangers de la 2e génération (avec un de leurs parents né en Suisse) représentaient 126 000 personnes et ceux de la 3e génération 14 000.

          Près de 10 % de la population suisse a été naturalisée.’’

          (source wikipédia, je n’ai pas le temps de chercher une source officielle suisse, surtout pour vous !).

          Nationalités Nombre au 31-12-2004
          Serbie-Monténégro 211 340
          Macédoine 61’534
          Bosnie 48’931
          Croatie 42’050
          Total 363’855

          Population en Suisse en 2004 : 7364148

          Soit : 5,7% de personnes de l’ex-Yougoslavie (ce qui correspond aux 7% que j’annonçais compte tenu des retours dans leurs pays).

          Ma conclusion est que les suisses ne sont pas xénophobes. Le même afflux ou le même pourcentage en France et ce serait la révolution.

          CQFD. Et essayez de me montrer le contraire avec des chiffres, pôv’ pomme !

          • Prom72
            Prom72 répond à DeSuisse-
            a.k.a Galan of Taa
            • Posté à 17h10 le 27/04/2011
            • Internaute 96237
              a.k.a Galan of Taa

            Oh, j’vous ai vexé là .. : D ^^

            C’est pas des sources ça, c’est des chiffres. Et de toutes façons ça ne change rien à ce que je disais. Vous n’avez pas argumentez sur mes propos.

            Et j’ai jamais dit que tout les suisses étaient racistes. J’ai seulement relativisé vos propos, nuance.

            Et l’insulte est l’arme des faibles ... : D

            P.S : « source wikipédia, je n’ai pas le temps de chercher une source officielle suisse, surtout pour vous » : LOL euh un lien wiki aurait été plus rapide que votre montagne de chiffres indigestes. Z’êtes pas super éfficace en ce qui concerne la gestion du temps : D :)))

            • DeSuisse-
              DeSuisse- répond à Prom72
              Je pense donc je gêne !
              • Posté à 17h10 le 27/04/2011
              • Internaute 101756
                Je pense donc je gêne !

              Et les chiffres, c’est l’arme de ceux qui vous clouent le bec....

              Comme je l’avais prédit, vous n’avez rien pour prouver le contraire de ce que j’écris.

              Je suis ravi de vous avoir rivé votre clou !

              Atchao !

              • Prom72
                Prom72 répond à DeSuisse-
                a.k.a Galan of Taa
                • Posté à 17h24 le 27/04/2011
                • Internaute 96237
                  a.k.a Galan of Taa

                Mais vos chiffres ne change rien à mon argumentation, comme j’essaie de vous le dire depuis le début, z’êtes bouché ou quoi ?

                - »..Et de toutes façons ça ne change rien à ce que je disais.. »
                -« ’..et même si c’est exact, vous voulez une médaille »

                Je commente vos chiffres, je ne les remets pas en doute (j’ai seulement demandé les sources par principe).

                J’adore votre auto-congratulation de fin (« Je suis ravi de vous avoir rivé votre clou ! »), c’est une perle, vous avez quel âge ? ! ^^ ; D

                • DeSuisse-
                  DeSuisse- répond à Prom72
                  Je pense donc je gêne !
                  • Posté à 18h20 le 27/04/2011
                  • Internaute 101756
                    Je pense donc je gêne !

                  Avec vous, c’est le degré 0 de l’argumentation et de l’échange.

                  Vous êtes dans l’émotionnel sans prise sur le réel (mais bien sûr, tous les réfugiés ont un compte en Suisse puisqu’il est ouvert par le département aux réfugiés pour leur verser leur pécule) et quand on vous répond par des faits étayés, cela ne change rien à ce que vous écrivez....

                  CQFD !

    7 autres commentaires
  • jolithorax
    jolithorax répond à DeSuisse-
    terrien
    • Posté à 13h44 le 27/04/2011
    • Internaute 98560
      terrien

    Crache ton venin ! Jaloux !

     
    • DeSuisse-
      DeSuisse- répond à jolithorax
      Je pense donc je gêne !
      • Posté à 14h00 le 27/04/2011
      • Internaute 101756
        Je pense donc je gêne !

      La vérité vous énerve.

    1 autres commentaires
  • Vert de gris
    Vert de gris répond à DeSuisse-
    jeune retraité
    • Posté à 15h18 le 27/04/2011
    • Internaute 90690
      jeune retraité

    Ach sooooo ! Arbeit macht frei...

     
    • DeSuisse-
      DeSuisse- répond à Vert de gris
      Je pense donc je gêne !
      • Posté à 15h19 le 27/04/2011
      • Internaute 101756
        Je pense donc je gêne !

      Socialiste, pas Nazional Sozialist, mein Herr !

    1 autres commentaires
  • Prom72
    Prom72 répond à DeSuisse-
    a.k.a Galan of Taa
    • Posté à 15h58 le 27/04/2011
    • Internaute 96237
      a.k.a Galan of Taa

    « C’est le cas de tous les système socialistes »

    Je vous rappelle que l’état de fait décrit dans l’article est due en grande partie à la droite qui à transformer les IUFM (loi Jospin) en prestataires de services, annulé l’année de stage rémunérée, et instauré ces masters à la con. Associé avec la RGPP, on en arrive à la déliquescence du système éducatif français nous rapprochant peu à peu de la situation catastrophique de l’enseignement public aux U.S.

    Vous êtes tellement enfermé dans votre discours anti-fonctionnaire de droite que vous ne voyez même pas l’évidence de l’échec patent de la droite (en particulier de notre nico national).(On pourrait avoir le même discours en ce qui concerne la sécurité).

     
    • DeSuisse-
      DeSuisse- répond à Prom72
      Je pense donc je gêne !
      • Posté à 16h10 le 27/04/2011
      • Internaute 101756
        Je pense donc je gêne !

      L’article ne décrit pas l’état d’esprit socialiste règnant dans l’Administration de l’EN sauf pour cette pauvre dame méxicaine qui s’est heurtée à ce mur...

      Vous êtes tellement enfermé dans votre discours anti-gouvernement de droite que vous ne voyez pas l’échec patent de ce monstre inréformable (dénoncé par ailleurs par un ministre de gauche). Je préfère ne pas parler du discours de gauche sur la sécurité.

      • Prom72
        Prom72 répond à DeSuisse-
        a.k.a Galan of Taa
        • Posté à 16h49 le 27/04/2011
        • Internaute 96237
          a.k.a Galan of Taa

        « ce monstre inréformable »

        Déjà il est pas si inréformable que ça finalement. Et il y avait peut être une raison au mammouth, l’importance de ce ministère est prioritaire donc il faut des structures stables. Cette réforme doit être posée, réfléchie, sérieuse. La droite n’a pas réformé, elle a détruit.

        « l’état d’esprit socialiste règnant dans l’Administration de l’EN “

        Ca me rappelle sarko qui s’indigné du noyautage des IUFM par les trots. C’est bien pour ça qu’il est tranquillement en train de les détruire, et les remplacer par des écoles de sciences de l’éducation privée donc et forcément payante, un peu l’équivalent de toutes ces écoles de commerces qui pullulent.

        Il est amusant de voir la répartition des couleurs politiques parmi les secteurs d’activité.
        Je ne connais pas les chiffres, mais selon moi il y a une majorité de gens de gauche dans les secteurs sociaux, en gros s’occupant des êtres humains, et inversement plus de gens de droite dans les secteurs commerciaux, en gros qui s’occupent principalement ... de pognon, brouzoufs, maille, genhar, thune, caillasse, oseille, pez, ...[essouflé] arf mais ça s’arrête jamais, y en a tellement : D. ^^

        • DeSuisse-
          DeSuisse- répond à Prom72
          Je pense donc je gêne !
          • Posté à 17h08 le 27/04/2011
          • Internaute 101756
            Je pense donc je gêne !

          ’’ La droite n’a pas réformé, elle a détruit.’’ Faux.

          Ne vous vient-il pas à l’esprit que les ’’gens de gauche’’ dans le secteur social visaient aussi à se faire du bien à eux-même tout en ’faisant le bien’ comme toute bonne dame patronese d’antan avec l’argent du contribuable ?

          Distribuer l’argent des autres sans contrôler quoique ce soit pour se faire plaisir à soi par la même occasion est un motif à la fois double et élevé de satisfaction personnelle.

          La meilleure preuve est que lorsqu’on veut commencer à y regarder de plus près, tout soudain on entend ’’dégradation des conditions de travail’’, ’’dégradation des prestations’’, etc.

          Tant qu’à parler de la répartition par secteur politique, vous feriez mieux d’essayer de récupérer les prolétaires qui votent maintenant FN....

          • Prom72
            Prom72 répond à DeSuisse-
            a.k.a Galan of Taa
            • Posté à 17h45 le 27/04/2011
            • Internaute 96237
              a.k.a Galan of Taa

            « ..aussi à se faire du bien à eux-même< ; ; » (..) « ..pour se faire plaisir à soi.. » (..) « ..de satisfaction personnelle.. »

            WAAH, le travail social comme onanisme intellectuel (enfin on se demande si vous pensez pas à autre chose ^^), ça c’est une théorie intéressante ! : D Vous êtes rigolo :).

            « ..on entend ’’dégradation des conditions de travail’’, ’’dégradation des prestations’’, etc. »

            Déjà le niveau de vie des travailleurs n’est pas particulièrement mirobolant, donc c’est normal qui se battent pour ce qu’ils ont. De plus si ces réformes étaient pertinentes, ils feraient des efforts, et on est pas obligé de spolier les fonctionnaires pour réformé, tout n’est pas une question d’argent.

            Les prolos vote FN par dépit pas par idéologie, ça n’a rien à voir. Ils prennent tout sur la gueule, alors ils déconnent, c’est humain.

            • DeSuisse-
              DeSuisse- répond à Prom72
              Je pense donc je gêne !
              • Posté à 18h24 le 27/04/2011
              • Internaute 101756
                Je pense donc je gêne !

              Vous lisez bien, bravo ! !

              Je ne parlais pas des personnes assujetties mais des personnes dispensant les allocations et autres subsides qui lorsqu’elle sont contrôlées parlent de ’dégradation’ de leur environnement par des empêcheurs de dispenser en rond. Nuance !

              Je ne pense pas que cela soit avec vos ’arguments’ à 2 balles que vous allez en faire reprendre le droit chemin, des électeurs du FN...

    5 autres commentaires
  • Saba
    Saba répond à DeSuisse-
    • Posté à 09h04 le 14/07/2011
    • Internaute 9356

    Réunions syndicales sur le temps de travail ? Où avez-vous vu cela ? J’ai été prof pendant 40 ans et je peux vous dire que c’est faux. Le délégué syndical a des aménagements de travail mais c’est vrai dans toutes les boites non ?

     
    • DeSuisse-
      DeSuisse- répond à Saba
      Je pense donc je gêne !
      • Posté à 15h14 le 14/07/2011
      • Internaute 101756
        Je pense donc je gêne !

      Ecole du Tonkin (Villeurbanne) jusqu’en 2009 et pendant de longues années, généralement le vendredi AM. Pointage à la réunion puis départ en WE pendant que les petits camarades remplacent....

      Pas beau à voir !

      Vous répondez à un de mes posts d’Avril ?

    1 autres commentaires
  • yabon
    yabon
    Klingon
    • Posté à 12h31 le 27/04/2011
    • Internaute 98602
      Klingon

    « C’est d’ailleurs une sorte de record, un système qui a réussit à totalement dégouter l’ensemble des salariés. »

    Manquerait plus qu’ils se suicident !
    Mais c’est quand même bizarre, il me semble que l’un des mots d’ordre de 2007 était la « réhabilitation de la valeur travail »... Y’aurait un bug dans le potage ?

    • Numerosix
      Numerosix répond à yabon
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 12h42 le 27/04/2011
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Le premier bug , c’est déjà d’ écrire dans l’énoncé « de la valeur » à la place de « du », pour commencer ..

      Tu fous des claques et tu roues de coup ceux qui parlent comme ça jusqu’ a ce qu’il disent « réhabilitafion fu traffail » et après on peut envisager de commencer à discuter, pas avant ..

       1 autres commentaires
  • Iv
    Iv
    Roboticien utopiste
    • Posté à 14h33 le 27/04/2011
    • Internaute 39192
      Roboticien utopiste

    He oui, pourquoi le régime d’auto-entrepreneur a-t-il eu autant de succès ? On est nombreux à en avoir marre des petits chefs, des « managers » qui sortent d’une école de management et ne comprennent rien ni à la vie ni au travail qu’ils sont censés encadrer.

    • bibimbap
      bibimbap répond à Iv
      en travaux
      • Posté à 17h45 le 27/04/2011
      • Internaute 86441
        en travaux

      euh, ça n’a rien à voir mais si le régime d’auto-entrepreneur a autant de succès, c’est surtout que les employeurs ont été nombreux à en avoir marre des contraintes du salariat (cotisations patronales chômage et retraite, impossibilité de dégager quelqu’un du jour au lendemain comme ça sans raison et autres horreurs archéo-communistes).

  • julietalunette
    julietalunette
    demandeur d'emploi
    • Posté à 17h15 le 27/04/2011
    • Internaute 127355
      demandeur d'emploi

    Je suis bien d’accord avec vous... à se demander s’il y a des gens vraiment heureux et épanouis par leur boulot ! ! !

  • julietalunette
    julietalunette
    demandeur d'emploi
    • Posté à 17h15 le 27/04/2011
    • Internaute 127355
      demandeur d'emploi

    Je suis bien d’accord avec vous... à se demander s’il y a des gens vraiment heureux et épanouis par leur boulot ! ! !

  • lancetre
    • Posté à 20h56 le 28/04/2011
    • Internaute 18658

    Lien par Lien

  • Schrödinger
    Schrödinger
    Poli et gentil. Très rue89.
    • Posté à 11h23 le 27/04/2011
    • Internaute 41709
      Poli et gentil. Très rue89.

    C’est un peu l’histoire de mon pote qui pesait 45 kilos et voulait devenir footballeur US pro...

    • Dalriada
      Dalriada répond à Schrödinger
      Joueur
      • Posté à 12h00 le 27/04/2011
      • Internaute 96579
        Joueur

      C’est un peu l’histoire de mon porte qui veut devenir prof de lettres parce qu’il aime les lettres et qu’il voudrait transmettre cette passion. Et non pas parce qu’il aime enseigner (avec la part de discipline que cela implique).

      • Schrödinger
        Schrödinger répond à Dalriada
        Poli et gentil. Très rue89.
        • Posté à 12h10 le 27/04/2011
        • Internaute 41709
          Poli et gentil. Très rue89.

        Ça c’est clair ; ce qui compte c’est vouloir être prof... La matière enseignée est quasiment anecdotique... Je dirai même qu’on risque encore plus vite d’être déçu si c’est par amour de l’histoire ou de la littérature qu’on en vient à enseigner...

         
        • Neferourê paillette
          • Posté à 14h30 le 27/04/2011
          • Internaute 109763
            prof

          Ce que je résume très souvent par : « Prof, c’est un métier ».

          • Schrödinger
            Schrödinger répond à Neferourê paillette
            Poli et gentil. Très rue89.
            • Posté à 16h45 le 27/04/2011
            • Internaute 41709
              Poli et gentil. Très rue89.

            On est d’accord...

            Petite question : que pensez vous du fait d’enseigner plusieurs matières, au moins au collège, pour peu qu’elles appartiennent à un domaine cohérent ? Perso j’ai toujours trouvé ca logique vu la complexité relative des programmes...

            • Neferourê paillette
              • Posté à 16h59 le 27/04/2011
              • Internaute 109763
                prof

              Je ne trouve pas cela forcément idiot.
              « A mon époque » existaient des profs de français/histoire-géo. Mais il faut prévoir cela en amont, et ne pas vouloir transformer des profs déjà sur le terrain en multi spécialistes de matière qu’ils ne maîtrisent pas du tout. Du coup, ils sont obligés de se former « à l’arrache », tout seuls.
              Pour nous, profs du primaire, cela paraît plus évident, et nous sommes habitués à faire des passerelles entre « matières », à mener des projets qui mettent en jeu plusieurs d’entre elles.
              Ce qui est d’ailleurs assez complexe, parce qu’on a un programme horaire par matière à respecter, mais une formation qui nous demande de faire un enseignement transversal. C’est intéressant et compliqué à mettre en place.
              Mais j’avoue que je ne connais pas très bien le secondaire. Par contre, lors de mes nombreueueueueueueuses rencontres avec des collègues de collège, et en discutant aussi avec des collégiens, on se rend compte qu’on ne fait pas le même métier (à mon avis).
              Les profs du primaire sont des professionnels de la pédagogie, les profs du secondaire sont des professionnels de leur matière (à mon avis).
              Hélas la nouvelle formation (ou non formation) des profs du primaire tend de plus en plus à ressembler à la formation des enseignants du secondaire.
              J’ai bien peur que la demande faite aux profs du secondaire d’enseigner plusieurs matières ne servent quà faire des économies. Ce qui se met en place avec les collèges CLAIR fait aussi un peu réfléchir : enseigner le minimum aux élèves qui habitent les zones pourries, de toute façon, ils ne méritent (ou ne peuvent) pas mieux (c’est en tout cas ce que j’en ai compris).

        • A déménagé le 9-4-2012
          A déménagé le 9-4-2012 répond à Schrödinger
          Explore l'indéterminé
          • Posté à 17h29 le 27/04/2011
          • Internaute 22643
            Explore l'indéterminé

          Trop facile. Ce que disent ces témoignages s’applique aussi à des « profs qui veulent être profs ». Mais, depuis au moins l’immonde Claude Allègre, tout est fait pour mettre au pas une profession dont les traditions de travail reposaient encore sur l’alliance de la solidarité et de l’indépendance. Maintenant, le seul objectif du ministère est de faire du chef d’établissement un « manager ». Le problème n’est pas celui de la vocation.

        4 autres commentaires
    • merle-moqueur
      merle-moqueur répond à Schrödinger
      GRRRRRRRRRRRR (...)
      • Posté à 12h03 le 27/04/2011
      • Internaute 17922
        GRRRRRRRRRRRR (...)

      ET IL A TERMINE COMME JOCKEY ?

      • Schrödinger
        Schrödinger répond à merle-moqueur
        Poli et gentil. Très rue89.
        • Posté à 12h12 le 27/04/2011
        • Internaute 41709
          Poli et gentil. Très rue89.

        Non... Créatine et amphet, il pèse 112kg aujourd’hui et va mourir vers 41ans, 41ans et demi...

    • lhérétique
      lhérétique répond à Schrödinger
      en fuite
      • Posté à 12h22 le 27/04/2011
      • Internaute 128118
        en fuite

      Sauf que dans l’éduc si tu pèse 85 Kg et qu’un jour tu as le malheur d’intercepter par son sac et de bloquer (sans cogner, hein) un merdeux de 16 ans suivi par la PJJ qui montait au baston sur une bagarre de fille, que celui-ci se retourne en te hurlant qu’il va te te faire défoncer par ses cousins, surtout, ne le saisis pas au col en lui disant que s’il ne se calme pas tu vas lui coller une tarte...

      Sinon, ton principal, crevant de trouille prendra le parti de l’élève, et malgré le fait que tu as empêché le merdeux d’allonger des gnons aux filles, qu’a aucun moment tu n’a ne serait-ce qu’esquissé un coup, tu te retrouvera avec une lettre fort désagréable concernant « l’inadéquation » de ta conduite dans ton dossier administratif.

      Moralité 1 : la carrure est plutôt un handicap pour faire dans ce genre de situation comme 90% des collègues : te protéger en détournant pudiquement le regard

      Moralité 2 : La pauvre victime de mon coup de gueule, persuadée de sa toute puissance par 16 ans de permissivité du système à son égard se faisait serrer par la BAC 4 mois plus tard alors qu’une fois encore elle mettait à l’amende un minôt d’un collège voisin pour lui piquer son VTT, avec l’aide de 5 de ses complices, et d’un couteau d’un fort beau gabarit...

      Aaaalors, quand je vois que maintenant c’est un député qui met des baffes.... Je me dis que j’ai bien fait de larguer mes 10 ans de ZEP pour un poste outremer...

      • -Candide-
        -Candide- répond à lhérétique
        Jardinateur
        • Posté à 13h32 le 27/04/2011
        • Internaute 40778
          Jardinateur

        L’école n’est obligatoire que jusqu’à 16ans.

        Tant que l’école continuera à protéger les petites racailles comme des victimes potentielles de la société elle ne fera que renforcer le système.

        L’école après 16 ans, c’est une chance, pas un droit.
        Celui qui ne voit dans l’école qu’une contrainte et ne pense qu’à foutre le bordel, il a sa place dehors.

         
        • lhérétique
          lhérétique répond à -Candide-
          en fuite
          • Posté à 08h27 le 28/04/2011
          • Internaute 128118
            en fuite

          C’est hélas plus compliqué que ça.
          L’éduc est légalement tenue de permettre à l’élève de terminer son secondaire 1er cycle et de lui trouver une « solution » d’orientation.

          Un merdeux qui finit péniblement sa 4è à 16 ans est réinscrit de droit en 3ème et pourra mettre le bordel au collège jusqu’à la fin de la 3ème.

          • -Candide-
            -Candide- répond à lhérétique
            Jardinateur
            • Posté à 13h03 le 28/04/2011
            • Internaute 40778
              Jardinateur

            Je ne suis pas juriste.
            Je comprends (et j’approuve) que l’école soit un droit même après 16 ans. Mais le droit à apprendre quelques soient ses capacités, son rythme ne doit/devrait pas s’opposer à la possibilité d’exclusion quand toutes les chances ont été données.

            Le gamin (quelque soit son age) dans la même classe que celui qui fout le bordel, a lui aussi le droit à suivre un enseignement de qualité.
            C’est d’ailleurs l’arlésienne sur le sujet. Dans ces classes « difficiles » sous l’emprise de quelques meneurs, on a vite tendance à opposer les élèves au prof.
            En réalité, ce sont bien les élèves qui payent le plus lourd tribu face à ces meneurs. Le prof, il a sans-doutes ses désillusions mais il garde sa paye et son avenir.

            • lhérétique
              lhérétique répond à -Candide-
              en fuite
              • Posté à 22h23 le 28/04/2011
              • Internaute 128118
                en fuite

              En 10 ans de ZEP je n’ai pas arrêté de répéter des trucs très approchants...
              J’ai bien connu la galère des petits boulots, jeune. Ca confère une certaine expérience. Quand, prof principal de 3ème, tu dois gérer les voeux d’orientation (soyons clair : le prof n’a AUCUN pouvoir de décision, hein ?), tu es très conscient de ce qui attends un jeune avec des capacités mais qui a laissé pourrir son niveau scolaire. C’est déchirant.

              Allez, une proposition complémentaire, une espèce de « capital-formation » :
              Tu as (à la louche) 10 à 15 % des élèves en fin de collège à qui le temps scolaire ne profite absolument plus. Il serait intéressant de les laisser partir se confronter à une réalité qu’ils fantasme en leur gardant un DROIT à une rescolarisation qui passerait par une démarche volontaire... Un peu plus tard dans leur parcours. Quelque chose de moins bancal que les GRETA, et moins orienté que l’AFPA (qui ont chacun le mérite d’exister)

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