25/04/2011 à 11h32

Un blog pour celles qui ont avorté, et « vont bien, merci ! »

Jeanne Portal | étudiante


Capture d’écran de page d’accueil du blog « IVG, je vais bien, merci ! » (Tanxxx).

« Cela fait aujourd’hui un an et des brouettes que j’ai avorté et je vais bien. Le feu de l’action, la capote qui pète... La pilule du lendemain pour laquelle il y a, je ne le savais pas, un certain taux d’échec, retard de règle, test et bingo, en plein dedans. »

Ce genre de témoignage, à l’image de celui d’Eva, le blog « IVG, je vais bien, merci ! », en compte plein, au risque de choquer ceux et celles qui pensent que l’on peut, certes, défendre le droit à l’IVG, mais sans s’en vanter.

Créé par le collectif Les filles des 343 salopes, ce blog féministe clame sans rougir :

« Nous avons avorté, et nous allons bien : nous avons décidé de le dire ! »


Capture d’écran d’un autocollant du blog « IVG, je vais bien, merci ! ».

Il rencontre un accueil enthousiaste de la part de femmes excédées par le discours rampant « quand tu as avorté, tu portes le deuil, c’est un traumatisme, tu ne t’en remets jamais vraiment... » distillé par les mouvements anti-avortement qui ont choisi de se battre sur le terrain psychologique plutôt que sur celui de la loi.

Page d’accueil rose fushia, icône satirique sur laquelle une femme venant d’avorter répond un « merde » jovial à l’homme qui fulmine « tu vas chialer oui ou merde ! », le ton est donné !

« Du droit à disposer de son ventre ET de sa tête »

Publié le 10 avril, ce blog est le prolongement de l’appel lancé par le collectif en souvenir du « Manifeste des 343 salopes », rédigé quarante ans plus tôt à l’initiative de Simone de Beauvoir. L’une des membres du collectif raconte :

« Notre appel était en lien avec l’anniversaire du “Manifeste”. Symboliquement nous voulions reprendre cette initiative tout en transformant le message.

A l’époque, la transgression était de dire que l’on avait avorté ; aujourd’hui, c’est de dire que l’on peut aller bien tout en ayant eu recours à l’IVG. »

Face au succès rencontré par la pétition, Les Filles des 343 ont donc décidé, dans le feu de l’action, de créer sur le Web, un espace de libre parole sur l’interruption volontaire de grossesse. Une militante explique :

« Notre combat actuel concerne la dénonciation du statut de “déviance légale” que traîne l’IVG depuis 1975 [et la loi Veil qui dépénalise l’avortement, ndlr]. Nous voulons faire émerger une parole publique qui déculpabilise les femmes, leur disant qu’elles ne doivent pas avoir honte de ne pas vivre l’avortement comme une épreuve de grande souffrance. »

Lorsqu’on lit les témoignages laissés sur le blog, on est effectivement loin de la vision
dramatique de l’avortement véhiculée dans la société. A l’exemple de
Tia, qui a eu recours à l’IVG en 2010 :

« Non, je n’en
ai pas souffert psychologiquement. Non, je n’ai pas de regret, non, je
ne culpabilise pas [...]. Donc voilà, j’ai avorté, je vais bien, merci.
 »

Sur Internet, un discours anti-avortement sournois

Aujourd’hui encore, les discours moralisateur et culpabilisant restent très nombreux, regrette une Fille des 343 :

« Nous sommes fatiguées de voir l’IVG présentée comme un drame et non comme un droit libérateur. Voir des femmes abruties par un discours culpabilisant proféré par certains politiques, médecins, journalistes...

Sur Internet, beaucoup de sites réfractaires à l’IVG prolifèrent, passant de discours frontaux à des propos plus sournois comme le site SOS tout-petits ou SOS-IVG. »

Le blog « IVG, je vais bien, merci ! » a aussi vu le jour en réaction à l’absence
d’espace de ce genre sur le Web, et au foisonnement de ceux qui
occupent le créneau opposé.

« Quand on avorte, on n’a pas droit à un lit

Le personnel médical n’est pas épargné par la critique de nombreuses femmes ayant souffert de ces discours et/ou attitudes réfractaires.

Ainsi Michelle qui a avorté avant 1975, quand les filles prenaient des bains de pieds dans de l’eau mélangée à de la moutarde, mix censé provoquer une fausse-couche :

‘ Je me souviens avoir pris le train, seule avec ma petite valise, pour me rendre à la frontière. Je me souviens d’un médecin à Bruxelles qui vendait des gouttes, dont j’ignore toujours les composants, qui provoquaient effectivement une fausse-couche dont vous pouvez imaginer les dégâts par la suite (pas de curetage, etc.).

Armélite, qui n’a pu accéder à l’avortement médicamenteux en usant du mifépristone ou RU 486 :

‘ [...] ma généraliste m’a envoyée dans une clinique pour une IVG chirurgicale. Le jour venu, j’avais emporté un baladeur afin de ne pas entendre les bruits de l’aspiration.

L’infirmière a refusé que je l’utilise au prétexte que [je devais] bien me rendre compte de la gravité de [mon] acte’. Et quand ça a été fini, elle m’a agité la bassine avec le fœtus sous le nez en me demandant si je voulais voir. ”

M., qui a avorté dans les années 2000 :

“ J’avais mal, je voulais des antidouleurs, mais le médecin n’était pas très coopératif. J’étais considérée comme une fautive. La douleur physique était comme une manière de me faire expier mes péchés.

Et puis une infirmière a eu pitié. Elle m’a fait une piqûre intramusculaire pour me soulager. Mais rien ne pouvait me calmer. Je voulais juste un lit, des draps, m’allonger, attendre que ça passe. Mais non, quand on avorte, on n’a pas droit à un lit.

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  • i. a déménagé le 26 juillet
    • Posté à 11h59 le 25/04/2011
    • Internaute 151149

    l’onanisme, ce génocide pratiqué en silence et à l’ombre des millions de fois par jour, ne suscite pas autant d’émoi à la catho pride de ce jour.
    Il ne bénéficie même pas d’un blog d’amateurs décomplexés

    une honte

    • actiondiscrete
      • Posté à 18h26 le 25/04/2011
      • Internaute 141532
        Terroriste

      tout à fait d’accord avec vous, c’est une honte, organisons des manifestations ; « Reproducteurs en colère ! Si on éjacule, c’est pour être père ! ». « Un coup dans la bouche, trois coups dans le derrière : c’est la politique du gouvernement ! »

      Lien

    • yabou
      • Posté à 18h48 le 25/04/2011
      • Internaute 125488
        gerant

      hahaha j approuve et me marre ! 8 )

      Tres bien ce site pour les femmes ayant vecu et qui peuvent avoir a vivre cette experience : en effet on peut avoir subit un IVG et se sentir bien dans sa peau !
      C est bien souvent une decision difficile et si celle-ci est prise ce n est pas a la legere et pour de bonnes raisons , alors laissons ces femmes , filles tranquiles...
      Je vis actuellement au Mexique ou l IVG est toujours interdite dans bcp d endroits et ai vu en arrivant des filles meres de 15 ans ( ce n est pas peu frequent..) avant meme de commencer , ces filles s engagent a s occuper d une autre vie ! c fou !

      Les jeunes doivent avoir le temps de se decouvrir et decouvrir la vie , ce qu elles veulent en faire avant de procreer ... on n est plus au 11 eme siecle . meme si cela ne reste que mon avis

  • A déménagé le 04-03-2012
    • Posté à 11h48 le 25/04/2011
    • Internaute 89071
      non connue

    C’est clair que ça doit être fatiguant de constater qu’aux yeux de la majorité des citoyens, l’avortement n’est pas un acte aussi banal que de se faire les ongles.

    Les gens qui se remettent pas d’un avortement on peut être encore conscience de l’acte exceptionnel et des implications du fait d’être enceinte, et ce bien avant d’être manipulées par les affreux groupes anti-IVG.

    Le droit à l’avortement oui, mais faut pas pousser le cynisme.

    • Artenam
      Artenam répond à A déménagé le 04-03-2012
      Ecrire avec des sabots c'est (...)
      • Posté à 14h30 le 25/04/2011
      • Internaute 85103
        Ecrire avec des sabots c'est (...)

      « C’est clair que ça doit être fatiguant de constater qu’aux yeux de la majorité des citoyens, l’avortement n’est pas un acte aussi banal que de se faire les ongles. »

      Question pratique : vous avez déjà avorté ?

    • Florent Deliesle
      • Posté à 14h44 le 25/04/2011
      • Internaute 137282

      C’est amusant parce que la création d’un blog de celles qui ont avorté et qui vont bien ne s’est certainement pas fait sans raison. Parce que ça fait un peu revendication minoritaire, et cela suggère qu’il y a des personnes qui y ont avorté et qui ne vont pas bien.

      Sur le principe mon corps m’appartient je suis d’accord. D’autant plus que sur le plan scientifique l’enfant dans la ventre de sa mère est autant le corps de sa génétrice que le corps de son géniteur (c’est les règles de l’ADN, c’est ni moi, ni vous qui ayons fait la nature).

      Sur le plan juridique l’embryon est déjà un être humain sans protection pénale et ne jouissant pas de la personnalité juridique (a nuancer au vu de la jurisprudence qui autorise l’enterrement d’un bébé après une fausse couche et la possibilité de lui donner un prénom)

      Alors je me demande selon quel dogme le foetus est membre du corps de la mère ?

      • A déménagé le 04-03-2012
        • Posté à 15h04 le 25/04/2011
        • Internaute 89071
          non connue

        J’imagine que même si biologiquement parlant, un enfant n’est pas la propriété exclusive de la femme au même titre qu’un nouveau organe, elle devient la seule responsable légale lors de la naissance (si illégitime).

        Vu que le poids légal de l’enfant incombe exclusivement à la mère dans le cas d’une naissance illégitime, ceci explique cela.

        Ensuite, il faut avoir une vision également plus globale : une femme qui n’a pas d’enfants jeune, c’est également une femme qui fait des études, qui rentre sur le marché du travail et qui contribue à la croissance économique. Parallèlement, une femme qui n’a pas d’enfant jeune risque de contribuer au vieillissement de la population (qui selon les syndicats et la gauche, n’existe pas sur le territoire français, mais je m’égare). Donc d’un point de vue, l’avortement est une bonne chose.

        Mais c’est vrai que dans le cas ou le père est présent la décision d’un avortement devrait être partagée. Même si ça compliquerait les choses.

        C’est vrai que les féministes qui ont milité pour l’avortement n’ont jamais réfléchi au rôle et aux droits du père, seule la femme compte.

         
        • Florent Deliesle
          • Posté à 15h10 le 25/04/2011
          • Internaute 137282

          « Vu que le poids légal de l’enfant incombe exclusivement à la mère dans le cas d’une naissance illégitime, ceci explique cela. » Je n’ai pas compris cette phrase.

          • Waphy
            Waphy répond à Florent Deliesle
            Intermittent du travail
            • Posté à 15h38 le 25/04/2011
            • Internaute 89688
              Intermittent du travail

            Dans le cas où le père ne reconnait pas l’enfant qui vient au monde, il est à la seule charge de la mère.

            De fait, peut être est-ce là l’une des raisons qui permet, de part la Loi, à une femme enceinte de mettre un terme à sa grossesse avant son terme naturel.

            • Florent Deliesle
              Florent Deliesle répond à Waphy
              • Posté à 16h15 le 25/04/2011
              • Internaute 137282

              « Dans le cas où le père ne reconnait pas l’enfant qui vient au monde » uniquement hors mariage.

              Ce n’est pas une question de primauté de la femme par rapport à l’homme vis-à-vis de leur enfant. C’est plutôt la conséquence naturelle de l’accouchement, on est toujours sûr de la mère. D’un autre côté elle ne peut nier la filiation dans le cadre du concubinage.

          • A déménagé le 04-03-2012
            • Posté à 19h15 le 26/04/2011
            • Internaute 89071
              non connue

            Naissance illégitime, naissance hors mariage.

            Si un enfant nait hors mariage, c’est la mère qui sera légalement responsable. Entre autres, il portera le nom de famille de la mère et c’est elle qui sera seule tutrice. Le père pourra éventuellement exiger une garde, bien que finalement, le juge n’ait pas les moyens pour forcer la mère d’accomplir ses devoirs.

            Parallèlement, le père, lui, est légalement responsable de subvenir aux besoins de l’enfant, même s’il n’en a pas voulu.

            Oui, c’est dégueulasse mais c’est comme ça.

        • hallucine
          hallucine répond à A déménagé le 04-03-2012
          dans le flou
          • Posté à 15h39 le 25/04/2011
          • Internaute 44353
            dans le flou

          Malheureusement, vous avez tort :

          - une femme peut imposer d’avoir un bébé à un homme (enfin faut qu’il ait couché quand même) et cet homme ne peut pas refuser de subvenir aux besoins de l’enfant même s’il ne l’a pas désiré et qu’elle lui a menti (genre je prends la pilule) donc le poids légal de l’enfant incombe également à l’homme

          - ce n’est pas les féministes mais la société dans son entièreté qui n’a pas mis de pendant à cette mesure extrême et qui ne traite pas le traumatisme qui peut être réel de certains hommes dont la femme avorte.

          Pour autant, la raison pour laquelle la femme doit pouvoir avoir le dernier mot dans l’avortement est bien que c’est son corps, que c’est elle qui aurait les nausées, les contractions, l’arrêt maternité, etc. Et que si elle n’a pas envie de vivre tout cela, je ne vois pas pourquoi on lui imposerait.

          • louverebelle
            louverebelle répond à hallucine
            parent d'enfant autiste
            • Posté à 00h51 le 26/04/2011
            • Internaute 114864
              parent d'enfant autiste

            « Pour autant, la raison pour laquelle la femme doit pouvoir avoir le dernier mot dans l’avortement est bien que c’est son corps, que c’est elle qui aurait les nausées, les contractions, l’arrêt maternité, etc. Et que si elle n’a pas envie de vivre tout cela, je ne vois pas pourquoi on lui imposerait. »

            Et plus si affinités....non, plus sérieusement...j’ai pris 30 kilos durant ma grossesse, à cause d’un problème de thyroïde...et par la suite j’ai appris que mon enfant est autiste...et non pas que mon ex mari m’ait quittée (c’est moi qui ai demandé le divorce car il était négligeant envers notre enfant déjà sous notre toit)...j’assume seule notre enfant, sans pension alimentaire, car la bataille n’en vaut pas la chandelle, au moins, j’ai ce que j’ai avec la CAF, mais je sais que je l’ai en temps et en heure...contrairement à ce que j’aurais pu obtenir (avec la mauvaise volonté de payer...j’aurais du engager des poursuites et être en grave difficulté financière, plus grave qu’actuellement je veux dire...). Non seulement il ne donne plus de signe de vie, il n’a jamais contribué de quelque manière que ce soit à sa vie, mais il a tenté de profiter des aides au handicap de son enfant...chose à laquelle j’ai mis un frein direct.

            Alors, oui, mettre au monde un merveilleux bébé, mignon comme tout...il faut déjà du courage pour aller au bout...et l’éduquer, assurer son quotidien et prendre toutes les décisions et responsabilités qui s’accompagnent...c’est la légion d’honneur qu’il nous faudrait ! ; -p Bon, à part ça, franchement, son père n’a pas un pour cent d’intelligence car il a raté les meilleures années de la vie de son enfant et de se priver de voir qu’elle est devenue aussi brillante, intelligente et pleine d’esprit....faut vraiment qu’il soit un pauvre type ! Bon vent ouais !

            Bon, à part ça, j’ai deux copines qui ont fait des recherches en paternité et qui se sont étonnées qu’au bout du compte les relations soient tendues...moi je ne l’aurais même pas fait...certaines m’auraient dit fierté mal placée...moi je dis au moins, je ne dois rien à personne ! Après tout, c’est à chacun de prendre sa responsabilité...

            Oui, il y a des femmes qui disent prendre la pilule, mais dans le cas où on ne veut pas du tout être père, on prend des mesures de son coté...non ? La confiance, oui, mais moi je connais des mecs qui ne voulaient pas être père et qui ne voulaient prendre aucune précaution...pour eux c’était une affaire de femme...alors après, fallait pas qu’ils s’étonnent que la femme en question ait décidé seule. Eh oui !

            Des brebis galeuses y en a partout, chez les hommes et chez les femmes...mais c’est clair, les femmes n’ont pas à être sous tutelle...elles ont le droit de disposer de leur corps (choisir la maternité, choisir de ne pas l’assumer...contraception, avortement, adoption, stérilisation définitive), au même titre que les hommes...sauf que c’est encore la femme qui a la part de la responsabilité la plus lourde, quel que soit son choix !

            • tigre du nord-
              tigre du nord- répond à louverebelle
              pompé par carla
              • Posté à 14h04 le 26/04/2011
              • Internaute 59644
                pompé par carla

              je compatis pour votre histoire difficile.
              Mais il me semble qu’il est un peu de votre responsabilité d’avoir épousé ce gros naze.Non ? ?
              Ne devrait on pas fonder des familles en partageant les responsabilités avant tout ?

              • louverebelle
                louverebelle répond à tigre du nord-
                parent d'enfant autiste
                • Posté à 13h04 le 27/04/2011
                • Internaute 114864
                  parent d'enfant autiste

                Oh le jugement du grand Yaka est tombé ! ! ! ! Dois je me faire décapiter ou brûler sur un bûcher comme les sorcières de l’ancien temps ?

                Vous savez, j’ai rencontré ce manipulateur à une période de ma vie où je ne croyais plus pouvoir un jour aimer comme j’avais aimé l’homme qui m’avait quittée (à cause de ma chère et tendre famille)...et c’est souvent dans ces périodes de vulnérabilité que nous devenons les proies préférées des manipulateurs de la pire espèce. Et ça été mon cas. Je ne me glorifie pas de cette partie de ma vie...je m’en suis suffisamment voulue dans ma vie pour n’avoir pas su écouter mon intuition...mais c’est ainsi. Je ne regrette pas mon enfant, cela dit...ce que je regrette c’est de m’être mariée et bon, disons que j’ai retenu une leçon que je ne suis pas prête d’oublier, c’est que le mariage et moi on est définitivement fâchés.

                J’assume parfaitement moi, c’est lui qui n’a rien assumé. J’ai tout fait pour qu’il assume, j’ai tenté de garder un lien pour ma fille, mais cet individu était définitivement corrompu et pourri et finalement, je l’ai laissé sortir de notre vie...car c’était mieux pour elle. Elle le comprend...bizarrement. Elle même a trop attendu de lui et a été déçue maintes fois ! J’ai donc dit stop.

                Ce que la justice peut faire dans ce cas ? Rien...on n’a pas à obliger ce qu’une personne ne veut pas faire sur le plan moral...on peut la contraindre...mais à quoi bon ? Pour que d’autres lois permettent à cette même personne d’être perverse ? A une époque il m’a même obligée de le garder sous mon toit...car la loi le permettait. Finalement, n’ayant plus d’argent à gaspiller sous mon toit...il a préféré partir de lui même. Et il s’est trouvé une autre « caisse de retraite »...mais celle ci est pleinement consentante...et c’est même elle qui lui a permis de pouvoir rester insolvable, car elle le voulait pour elle seule...et était jalouse de notre fille. Ma fille a été traitée de la manière la plus indécente lorsqu’elle a été chez eux...Alors, vos belles leçons sur la responsabilité....vous pouvez vous les coller qque part et faire l’avion avec ! ; -p

                • tigre du nord-
                  tigre du nord- répond à louverebelle
                  pompé par carla
                  • Posté à 13h22 le 28/04/2011
                  • Internaute 59644
                    pompé par carla

                  bien sur bien sur ,ces hommes ces grands manipulateurs,face aux pauvres femmes pures.MDR
                  et l’amour dans tout ca.
                  votre réponse confirme mon post précédent

                  • louverebelle
                    louverebelle répond à tigre du nord-
                    parent d'enfant autiste
                    • Posté à 00h03 le 29/04/2011
                    • Internaute 114864
                      parent d'enfant autiste

                    ....ça prouve que vous n’avez rien lu...Et puis bon, vous êtes borné, vous n’y pouvez rien...ce n’est pas de votre faute si vous êtes limité à tous niveaux... Et votre pseudo « MDR » qui me fait surtout penser que vous êtes un hystéro qui règle ses comptes sur Rue89..allez donc faire vos préchi-précha à d’autres ! ! ! ! Moi je passe mon chemin...

                    • tigre du nord-
                      tigre du nord- répond à louverebelle
                      pompé par carla
                      • Posté à 13h44 le 29/04/2011
                      • Internaute 59644
                        pompé par carla

                      bonjour votre mail deviens carrément agressif et sans fondement
                      rien lu ? ? lu quoi ? ,
                      « vous êtes borné, vous n’y pouvez rien...ce n’est pas de votre faute si vous êtes limité à tous niveaux“j’y peu rien ? ? de quoi ? limité pour quoi aussi ,,vous avez des exemples des preuves ? ?
                      votre pseudo MDR ? ? pas mieux moi aussi
                      ‘un hystéro qui règle ses comptes sur Rue89..relisez vous et vous comprendrez peut être ou est l’hystérie (violence agression refus de dialogue,propos hors sujet)
                      Moi je passe mon chemin..oui oui ,faut pas répondre alors , encore une incohérence de +
                      je serais aussi hystero’ que vous je dirais que je comprends pourquoi il est partit

          • A déménagé le 04-03-2012
            A déménagé le 04-03-2012 répond à hallucine
            non connue
            • Posté à 19h09 le 26/04/2011
            • Internaute 89071
              non connue

            Ou c’est que j’ai tord ? (à moins d’avoir mal formulé une phrase, ce qui n’est pas exclu)

            C’est bien là que se situe le deux poids, deux mesures.

            Si la mère décide de garder l’enfant, le père sera légalement responsable de subvenir aux besoins de l’enfant, même s’il n’en a pas les moyens.

            Si la mère décide d’avorter de l’enfant, le père ne peux pas s’y opposer, même s’il souhaite l’enfant et qu’il a les moyens de subvenir à ses besoins.

            D’un coté, si le père n’est pas prêt à assumer l’enfant, il est légalement prévu qu’il ne pourra pas fuir les responsabilités qui le lient à la mère et à l’enfant.

            Si par contre, c’est la mère qui n’est pas prête à assumer l’enfant (et la grossesse qui lui est lié), elle peut fuir les responsabilités qui le lient au père. Elle n’a aucune justification à donner à quiconque.

            Sachant qu’il faut être deux pour faire un enfant (humain en tout cas) et que dans le cas d’un grossesse menée à terme, les deux sont responsables, n’est-il pas normal que ce soit également le cas entre l’étape « relation sexuelle » et « accouchement » ?

            Réfléchissez-y une seconde calmement et dîtes-moi honnêtement, trouvez-vous ça juste ?

            Suis-je le seul à percevoir cette aberration juridique, foncièrement inégalitaire ?

            Ce n’est pas la société dans son entièreté qui a imposé la loi actuelle. C’est le lobbyisme des féministes. Les féministes se battent pour les femmes. Elles se sont battues pour le droit aux femmes d’avoir accès à l’avortement, elles l’ont obtenu (ce qui est très bien). Mais à aucun moment elles ont pensé aux droits du père. Au contraire même, dans ce processus, le père est considéré comme une menace, comme celui qui pourrait limiter ce droit. L’exemple de l’avortement pratiqué aujourd’hui, l’une des principales victoires du féminisme contredit clairement le discours égalité homme-femme, prôné par ce même féminisme.

            Et c’est encore le cas aujourd’hui. Regardez les réponses à mes commentaires pour en avoir le coeur net.

            • hallucine
              hallucine répond à A déménagé le 04-03-2012
              dans le flou
              • Posté à 12h08 le 27/04/2011
              • Internaute 44353
                dans le flou

              Je trouve cette aberration juridique tout à fait inégalitaire et je vous rejoins complètement sur ce point.
              Je ne suis pas d’accord avec vous sur le fait que les femmes sont contre les hommes, ou alors comme Guitry, je dirai « tout contre » ; -)
              Le fait de vouloir qu’il y ait pas une prise en charge psychologique du père dans l’avortement, et qu’on responsabilise le géniteur me parait être une attitude féministe
              Surtout lorsqu’on tente de bien faire comprendre aux femmes que ce n’est pas une décision à prendre à la légère

              J’ai peut être mal lu, vous disiez que la raison pour laquelle la femme avait le dernier mot était le fait que le père n’était pas responsable de l’enfant « illégitime ». Or, même quand l’enfant est illégitime, le père est responsable légalement (même si les femmes qui se battent pour avoir quelque chose sont nombreuses à dire qu’entre la théorie et la pratique il y a loin)

              Je maintiens que la seule raison pour laquelle la femme doit avoir le dernier mot est que c’est son corps à elle qui est en jeu même si je vous rejoins sur le fait qu’il faudrait une meilleure prise en charge des pères pour plus d’égalité et que les femmes y gagneraient autant que les hommes (si les hommes prenaient des congés paternités systématiquement, avec des congés aussi long que ceux des femmes, les discriminations à l’embauche changeraient complètement de camps par exemple puisqu’un homme peut être père bien plus tardivement qu’une femme)

              • A déménagé le 04-03-2012
                A déménagé le 04-03-2012 répond à hallucine
                non connue
                • Posté à 14h11 le 27/04/2011
                • Internaute 89071
                  non connue

                En ce qui concerne le terme illégitime, je précise : il s’agit d’un enfant né hors mariage. Dans ce cas, c’est la mère qui assume légalement son enfant elle devient par défaut la seule tutrice et hérite du nom de jeune fille. C’est ce qui s’applique lorsque le père est inconnu par exemple. On peut bien entendu parler du concubins, qui assument leur rôle de père et à qui ont octroi quelques droits supplémentaires.

                Ce que je propose, ce n’est pas une simple prise en charge psychologique, ce que je propose c’est un droit de réponse du père. Qu’il ait également le droit de s’opposer ou demander un avortement, en saisissant les tribunaux s’il le faut. Une possibilité de recours au père, qui est également affecté par la naissance ou l’avortement de son enfant : aujourd’hui, ça n’existe pas.

                La raison est simple. Autant, il existe de vrais enfoirés qui abandonnent leur partenaire lorsqu’elle tombe enceinte, autant il existe des femmes qui utilisent la grossesse comme un moyen de pression sur le père, et vice versa.

                J’ai déjà expliqué pourquoi. Le corps est peut-être à la femme, mais le bébé est le fruit d’une relation de deux personnes qui à la naissance, devront assumer cet enfant à deux (financièrement, on peut discuter, mais humainement ce n’est pas négociable). Ensuite, il est clair que les contraintes physiques liés à la grossesse ne devront pas être ignorées, car elles ne le peuvent pas.

                Pour finir, je me permets de vous citer la définition de féminisme (c’est du wikipédia, ne m’en voulez pas) « Le féminisme est un ensemble d’idées politiques, philosophiques et sociales cherchant à promouvoir les droits des femmes et leurs intérêts dans la société civile ». Cette définition est correcte. Le féminisme est un ensemble d’idées qui visent à promouvoir le droits et les intérêts des femmes, exclusivement.

                Précisons également que le féminisme est né dans une société ou la femme devait être accompagnée de son mari pour ouvrir un compte en banque (sic). Le féminisme s’est construit contre l’homme et garde aujourd’hui, inconsciemment peut-être, cette mentalité. La loi sur l’avortement de 1975 en est l’exemple même, vous dîtes constater vous-même sa dimension inégalitaire.

                • hallucine
                  hallucine répond à A déménagé le 04-03-2012
                  dans le flou
                  • Posté à 18h43 le 27/04/2011
                  • Internaute 44353
                    dans le flou

                  Donc je confirme vous avez tort : si demain on couche ensemble et que je vous retrouve, je peux vous imposer un test ADN et vous imposer de payer pour le gamin (et si je me démerde bien, je peux réussir à ce que vous ne le voyiez pas), mariés ou pas donc. L’aspect illégitime n’a plus aucun impact dans la loi. On peut réclamer des sous à un géniteur jusque la majorité de l’enfant, voire plus tard ! C’est très choquant je suis d’accord avec vous. Cela étant, c’est aussi très théorique, la plupart des femmes n’obtiennent rien même dans des cas bien plus critiques et moins abusés.

                  Vous avez une vision réductrice du féminisme, enfin en tous les cas, que je ne partage pas quand bien même elle serait dans le petit Robert, le grand Larousse ou wikipedia. Je suis personnellement pour l’égalité. Des mouvements comme « mix-cités » se disent féministes et revendiquent la parité, pas une quelconque supériorité de la femme.

                  Je suis complètement d’accord avec votre histoire sur le fait qu’il y a des femmes qui utilisent les enfants comme moyens de pression et que c’est aussi dégueulasse que les mecs qui se barrent.

                  Par contre là où je pense que les femmes doivent garder le dernier mot, c’est bien que c’est leurs corps qui est en jeu. Et la loi de 1975 part de cette réalité là : le corps des femmes leur appartient. Si demain, on m’obligeait à garder un enfant dont je ne veux pas parce que le géniteur m’y aurait obligée, je me suiciderais (et exit le gamin). Là j’ai un petit soucis avec l’égalité parce que les choses sont telles que pour le moment un homme ne peut pas trop être enceinte.

                  Le jour où il y aura (si ce jour arrive) des « matrices » qui permettent de mettre l’embryon sous couveuse et d’avoir un enfant, ce jour là, je vous donnerai raison mais tant que mon corps est en jeu, je pense que je dois avoir le dernier mot.

                  Quand j’ai eu des partenaires occasionnels, j’ai discuté de manière systématique avec mes partenaires de ma position en cas d’accident et je n’ai pas eu de relations sexuelles avec des hommes qui ne la partage pas (ma position), vous me direz que c’est plus pratique ; -)... c’est ma gestion propre des choses.
                  Les hommes pourraient avoir cette démarche également tout simplement... En parler avec leur partenaire avant de faire des choses qu’ils pourraient regretter ? Mettre un préservatif ou utiliser eux une contraception ?
                  Parce que le nombre d’hommes qui « préfèrent sans préservatif » en décidant que c’est à la nana de gérer la contraception me semble délirant.

                  • A déménagé le 04-03-2012
                    A déménagé le 04-03-2012 répond à hallucine
                    non connue
                    • Posté à 19h59 le 27/04/2011
                    • Internaute 89071
                      non connue

                    Non, je n’ai pas tord. Encore une fois, nous nous sommes mal compris. Enfant illégitime, enfant né hors des liens du mariage. La mère peut effectivement imposer un test ADN, une pension mais à contrario le père ne peut pas imposer une garde partagée et ne peut pas avoir de droits sur l’enfant, à moins que la femme le souhaite et par exemple, se marie avec le père.

                    Enfant légitime, enfant né dans les liens du mariage. C’est la définition légale. Les tuteurs sont pas défaut, le père et la mère, les rôles sont partagés.

                    Si les femmes veulent garder le dernier mot sur leur corps, très bien. Mais si à l’opposé le père souhaite cet enfant à tout prix, qu’aucune entente est trouvé et que la mère malgré tout, avorte à la barbe et au nez du père pour mettre fin aux discussions (sorte de lock-out), qu’elle puisse être condamnée devant une cour civile et obligée à payer des dédommagements financiers au père.

                    Bien entendu, tout ça reste du discours théorique. En pratique, il faudra viser un traitement juste, pour ne pas voir de faille juridique béante se créer, comme c’est le cas aujourd’hui. Il faut donc une loi correctement rédigée, pointilleuse s’il en faut, et des juges compétents. La question de préférence d’avec ou sans préservatif serait justement des arguments en cas de litige.

                    Laissons de coté la question du féminisme. Il semble clair que nous trouverons pas de compromis et que continuer à en discuter finira par rendre la discussion désagréable.

                    Cependant, soyez sûre d’une chose et je prend pour témoin le paysage politique et médiatique français, foncièrement sectaire : si demain, un homme ou une femme (un homme surtout) de gauche ou de droite, décide de demander une révision de la loi sur l’avortement pour mettre fin à ses aspects inégaux, qui vous semblent également inadmissible, soyez certains que les féministes lèveront leur boucliers. Un combat acharné débutera à grand coup de diabolisation et d’humiliation publique avec au final, de grandes chances de voir cette proposition altruiste échouer face aux puissantes associations féministes.

                    • hallucine
                      hallucine répond à A déménagé le 04-03-2012
                      dans le flou
                      • Posté à 22h15 le 27/04/2011
                      • Internaute 44353
                        dans le flou

                      J’aimerai que les associations féministes soient aussi puissantes que vous le pensez et que les pères gagnent en droit à la paternité.

                      Je ne souhaite pas (ou vous m’avez mal comprise) que l’avortement soit remis en cause d’une quelconque façon bien au contraire ! Il me semble que la femme doit pouvoir avoir le dernier mot tant que c’est son corps à elle qui est en jeu.

                      Par contre, je vous rejoins, un géniteur devrait pouvoir imposer une garde partagée surtout s’il paie une pension (enfin du point de vue des adultes, il faut bien admettre que pour les gamins, ce genre de situation est rarement sympa à vivre)

        • citoyendelaterre
          citoyendelaterre répond à A déménagé le 04-03-2012
          citoyendelaterre
          • Posté à 19h59 le 25/04/2011
          • Internaute 147396
            citoyendelaterre

          « les féministes n’ont pas pensé au droit du père », faudrait encore qu’il se manifeste et qu’il assume...

          • louverebelle
            louverebelle répond à citoyendelaterre
            parent d'enfant autiste
            • Posté à 00h36 le 26/04/2011
            • Internaute 114864
              parent d'enfant autiste

            Yessssssss !

          • A déménagé le 04-03-2012
            • Posté à 19h06 le 26/04/2011
            • Internaute 89071
              non connue

            Absolument. Et s’il assume, et s’il ne déserte pas ?

            Et bien il ferme sa gueule et il subit la décision de la mère. Voila la réalité d’aujourd’hui.

            Réponse plus détaillée en haut.

            • citoyendelaterre
              citoyendelaterre répond à A déménagé le 04-03-2012
              citoyendelaterre
              • Posté à 10h16 le 27/04/2011
              • Internaute 147396
                citoyendelaterre

              ça devient de l’affaire privée. je pense que les choses sont à chaque fois différentes. pourquoi vouloir mettre la loi partout ?
              il n’y a pas de statistiques mais vous savez très bien que les femmes sont souvent seules devant la situation.

              • A déménagé le 04-03-2012
                • Posté à 14h31 le 27/04/2011
                • Internaute 89071
                  non connue

                Ce n’est mettre de la loi partout, il s’agit simplement de corriger la loi sur l’avortement actuelle car elle ignore purement et simplement l’existence du père.

                Même s’il n’y a pas de statistiques, j’aurais plutôt tendance à croire, ou en tout a espérer, que les femmes tombent enceinte en ayant un partenaire à leurs cotés qui partage leur envie d’avoir cet enfant.

                • citoyendelaterre
                  citoyendelaterre répond à A déménagé le 04-03-2012
                  citoyendelaterre
                  • Posté à 21h27 le 27/04/2011
                  • Internaute 147396
                    citoyendelaterre

                  mais apparemment, il n’y a pas envie d’enfant quand on va se faire avorter. donc, il y a un problème quelque part. je pense que c’est une mini minorité de femmes qui se font avorter contre l’avis du partenaire.
                  si un homme veut un enfant, je pense que les femmes se sentent soutenues et réfléchissent à deux dans ce ce cas ; bien entendu il y a quelques exceptions.

        • fingo
          fingo répond à A déménagé le 04-03-2012
          Etudiant
          • Posté à 16h12 le 26/04/2011
          • Internaute 70898
            Etudiant

          non mais ! ! ! ! ! « C’est vrai que les féministes qui ont milité pour l’avortement n’ont jamais réfléchi au rôle et aux droits du père, seule la femme compte. »

          le droit de quoi ? de donner un coup de bitte ?

        25 autres commentaires
      • Claire_Zoom
        Claire_Zoom répond à Florent Deliesle
        Citoyenne critique
        • Posté à 18h39 le 26/04/2011
        • Internaute 52943
          Citoyenne critique

        Dites-donc, jeune intégriste catho, vous n’êtes pas sur le trottoir en train de faire la morale aux prostituées, votre passion que vous avez pour notre plus grande pénibilité répandue sur un autre billet ?

        Non, il faut maintenant que vous veniez faire la morale à celles qui ont avorté !

        Et de grâce, arrêtez de nous sortir vos inepties sur le droit français. Un foetus n’est pas une personne humaine dans nos lois. Point barre.

        Il serait utile que vous vous occupiez de votre sexualité, pas de celles des autres. Et si possible sans pédophilie, pratique un peu trop répandue dans votre secte religieuse.

         
        • Florent Deliesle
          • Posté à 20h01 le 26/04/2011
          • Internaute 137282

          « Un foetus n’est pas une personne humaine dans nos lois. Point barre. » Le foetus n’est pas une personne juridique mais il est un être humain du point de vue de la loi.

          « L’absence de droits subjectifs n’exclut pas que la personne en devenir bénéficie d’une protection objective, à l’aide des instruments que sont les droits fondamentaux d’inspiration constitutionnelle : respect de l’être humain dès le commencement de la vie, dignité de la personne humaine (article 16 Code civil) »

          Lien

        1 autres commentaires
      • dotchka
        dotchka répond à Florent Deliesle
        Salarié
        • Posté à 21h32 le 26/04/2011
        • Internaute 49510
          Salarié

        Tant que l’enfant n’est pas né, il est physiquement parti intégrante du corps de la mère ; il ne peut devenir sans elle.

        La matrice, lieu de création de la vie, est le propre de la femme.

        Remettre en question l’existence du rôle de la mère, c’est remettre en question la question du genre.

        Pour autant la résumé à cette fonction, est très réducteur. Et plus encore, vouloir qu’une partie d’elle, amené à devenir autrui ne lui appartienne pas, c’est déposséder la femme/mère de son libre arbitre.

        On régresse là.

         
        • Florent Deliesle
          • Posté à 22h28 le 26/04/2011
          • Internaute 137282

          Un foetus c’est autant de chromosomes du père que de chromosomes de la mère que vous le vouliez ou non. L’enfant qui se développe dans le ventre de sa mère n’est pas plus d’elle que de son père. Ou alors il faut mettre fin à la filiation paternelle.

          • dotchka
            dotchka répond à Florent Deliesle
            Salarié
            • Posté à 12h09 le 27/04/2011
            • Internaute 49510
              Salarié

            Oui, c’est pour ça que c’est la femme qui porte l’enfant en elle et non pas l’homme.

            L’homme ne peut prouver sa paternité pendant la période intra-utérine que si la mère fait recours à une amniocentèse pour faire un test génétique.

            L’homme doit donc attendre la naissance pour reconnaître son enfant de son propre chef ou par la reconnaissance anticipée. Ça ne lui octroie pour autant aucun droit sur l’enfant tant qu’il n’est pas né, qu’il n’a pas de reconnaissance officiel.

            La mère seul est responsable de l’embryon puis du foetus et reste maître de son corps.

            • Florent Deliesle
              • Posté à 13h26 le 27/04/2011
              • Internaute 137282

              responsable du foetus et de l’embryon oui et reste maitre de son corps. Je n’inclus pas dans le corps de la femme ce qui est autant d’elle que de son compagnon.

              La loi définit la mère comme seule reponsable de l’enfant durant la grossesse. Par contre l’embryon est considéré comme un être humain sans personnalité juridique. A défaut d’avoir des droits précis, il est considéré juridiquement comme un être distinct du corps de la mère. L’embryon et le foetus ne sont pas juridiquement une partie du corps de la mère.

        3 autres commentaires
      • framboazz
        framboazz répond à Florent Deliesle
        artiste peintre
        • Posté à 22h27 le 27/04/2011
        • Internaute 56226
          artiste peintre

        « Alors je me demande selon quel dogme le foetus est membre du corps de la mère ? »
        Vu où il est placé, ce serait difficile de prétendre que la foetus appartienne à quelqu’un d’autre. c’est quand même la femme qui assume la grossesse et l’accouchement avec ses inconvénients (la douleur par exemple) et ses dangers (des femmes meurent encore en couches). C’est aussi souvent la femme qui assume l’éducation de l’enfant (repas, devoir, rendez vous chez le dentiste) en plus de l’entretien de la maison et de son travail. Il faut compter aussi sur le risque de se faire plaquer par le géniteur pris de panique à l’idée d’être père.

        Il y a de quoi réfléchir avant de se lancer dans la maternité et si la femme ne s’en sent pas la force, elle est libre de son choix, qui, il est vrai, peut aussi bien être assumé, que mal vécu.

         
        • Florent Deliesle
          • Posté à 00h48 le 28/04/2011
          • Internaute 137282

          Je suis d’accord avec vous. Vous me parlez de la place essentielle et particulière de la maternité. Mais vous ne prouvez en aucun cas que le foetus est une partie du corps de la femme.

        1 autres commentaires
    • pao de leite
      • Posté à 16h21 le 25/04/2011
      • Internaute 97134
        autre

      Et quoi de mieux qu’un homme, comme vous, pour nous expliquer « les implications du fait d’être enceinte » ?

      • A déménagé le 04-03-2012
        • Posté à 18h30 le 26/04/2011
        • Internaute 89071
          non connue

        Excusez moi, dans ma vision réac’ de la procréation, deux personnes de genre opposés sont touchées par « le fait d’être enceinte », ce qui me laisse penser que même l’avis d’un homme peut être pertinent.

    • louverebelle
      louverebelle répond à A déménagé le 04-03-2012
      parent d'enfant autiste
      • Posté à 00h36 le 26/04/2011
      • Internaute 114864
        parent d'enfant autiste

      Ne pas considérer l’avortement comme un moyen de contraception, c’est sur...ça me parait évident...mais je doute qu’en majorité de celles qui subissent un avortement, elles considèrent cet acte comme une partie de plaisir et qu’il n’y ait pas de conséquences psychologiques...certaines s’en remettent plus ou moins bien...et plus ou moins vite...ce n’est pas parce que l’on s’en remet qu’on est pour autant inhumaine ou écervelée. Juste parce qu’on sait passer à autre chose et que la vie continue...

      Pour un homme, la décision de garder un enfant ou de ne pas le garder (que ce choix soit lié à un avortement de la femme ou la petite amie...ou au fait qu’on s’en désiste)...c’est pas la même conséquence que pour une femme qui va subir un avortement ou qui mettra au monde son bébé...soit pour l’élever (souvent seule, hélas)...soit pour le faire adopter...à chaque carrefour de ces choix, il y a de lourdes conséquences....

      La contraception, elle même est un acte lourd...des tas de femmes ont du mal à la supporter.

      • A déménagé le 04-03-2012
        • Posté à 18h15 le 26/04/2011
        • Internaute 89071
          non connue

        Bien entendu. Il ne faut pas se perdre en généralité. C’est bien pour ça que cet article, sa manière d’être écrit et l’opinion que semble véhiculer ces salopes me débecte.

        En ce qui concerne l’homme, je pense qu’il devrait avoir son mot à dire vu qu’un enfant se fait à deux. S’il est présent et s’il ne s’est pas barré à la première occasion, bien entendu. Mais malheureusement, c’est totalement inacceptable pour un homme de suggérer un avortement, tout comme il est inacceptable de le voir vouloir l’enfant.

        Seul l’avis de la mère compte et actuellement celle-ci n’a aucune obligation vis-à-vis du père. Mais malheureusement, en cas de naissance, le père voit rapidement des devoirs le rattraper, notamment financiers.

         
        • louverebelle
          louverebelle répond à A déménagé le 04-03-2012
          parent d'enfant autiste
          • Posté à 13h36 le 27/04/2011
          • Internaute 114864
            parent d'enfant autiste

          Personnellement, pour avoir vécu d’un coté le fait que le père de ma fille s’en soit toujours déresponsabilisé alors qu’il l’a voulue presque plus que moi...et de l’autre, des amies qui ont fait des recherches en paternité pour que l’homme assume ses responsabilités non désirées...Je sais que dans un cas comme dans l’autre, il y a de grandes et profondes injustices de parts et d’autres....car ce sont les innocents qui payent pour les autres !

          On fait des lois en principe pour protéger les plus faibles, mais ce sont souvent les plus salauds et les plus pervers qui en profitent...et souvent, on tombe sur des juges qui sont en total décalage avec la réalité de la situation et qui doit trancher pour ou contre quelqu’un...et c’est encore une fois l’enfant qui s’en prend plein la gueule !

          Je suis née en 1971, ce qui veut dire que la loi sur l’avortement n’était pas encore votée...certains disent que ma mère m’a eue pour garder mon père et d’autres disent que mon père lui a chanté des chansons qu’elle avait envie d’entendre et qu’après c’était trop tard pour reculer...pour l’un comme pour l’autre. Au milieu de tout ça, j’ai été très malheureuse...car mes parents n’étaient pas fait pour l’être. Aucun des deux. Grande immaturité, aucune envie d’avoir des responsabilités...j’ai vécu dans l’idée qu’un jour je ne ferais pas les mêmes erreurs qu’eux...et j’ai commis les miennes...pas les mêmes, non...mais bon, j’assume.

          Etant parent d’un enfant autiste, bon, ma gosse est géniale et je ne regrette pas un seul instant de l’avoir telle qu’elle est...ce qui me fiche en rogne c’est que rien n’est fait pour nous faciliter la vie...si j’avais su avant que ma fille était autiste...je me serais sans doute mieux préparée et peut être aurais je ensuite choisi un homme plus présent pour m’épauler et me soutenir...dans le quotidien...mais ça n’a pas été le cas. Après, les autres, on ne peut pas leur demander d’assumer des responsabilités qui ne sont pas les leurs...même si à la finale, lorsqu’on débute une relation amoureuse avec une personne c’est qu’on la prend telle qu’elle est avec ses enfants...

          J’avoue que j’ai été choquée d’un coté lorsque mes amies m’ont dit qu’elles avaient obligé le mec avec lequel elles avaient conçu leur enfant, de reconnaitre l’enfant par voie juridique et de leur demander une pension alimentaire...Je ne sais pas ce qui traverse l’esprit de ces personnes...et j’avoue que je suis sans doute aussi peut être trop fière pour réclamer quoi que ce soit si ce n’est pas donné de bon cœur. Après, j’ai écouté leurs arguments...j’ai compris leur point de vue. Ces hommes ont voulu « en théorie » avoir un enfant et avec elles et lorsqu’elles sont tombées enceintes, ils ont paniqué et ont demandé aussitôt d’y mettre un terme...ils ont finalement admis que c’était une idée en l’air qui les avait séduits, mais que dans la pratique, c’était plus trop ça...et l’idée de devoir après avoir des responsabilités qu’ils n’avaient pas mesurées entièrement au moment où l’idée avait germé dans leur esprit...ben leur avait fichu la trouille et voilà comment après deux femmes de presque la quarantaine ont décidé que c’était trop facile de leur dire ok on fait un môme et qu’après ils fassent comme si c’était juste un joli fantasme sans conséquence.

          Bon, c’est clair, la colère ne mène jamais à rien de bien constructif et on a souvent même de gros embêtements lorsqu’on se laisse avoir par ses mauvaises vibes...et aujourd’hui, l’une d’elle, avec laquelle j’ai gardé contact, le regrette amèrement, car il se trouve que cet homme a été le pire cauchemar de sa vie...et qu’il lui en veut tellement qu’il s’est juré de lui gâcher la vie...et résultat, le gosse morfle et il est très très dur à gérer pour la mère.

          Je pense qu’en effet, il y a des choses sur lesquelles on ne devrait pas légiférer, car c’est trop délicat. Mais de l’autre, c’est vrai aussi que l’on ne peut pas laisser les gens faire n’importe quoi avec les gosses et qu’on leur doit sécurité.

          Oui, l’enfant se fait à deux...mais hélas, ce n’est pas toujours le cas dans la tête de tous et toutes.

          Moi j’ai choisi de mettre un terme définitif à la possibilité de procréation, car j’estime avoir suffisamment été embêtée seule à tout assumer. C’est un choix personnel, longuement mesuré...mon compagnon depuis 4 ans ne voulant pas lui même avoir d’autre enfant...je savais que s’il arrivait un « accident » de contraceptif, il n’en voudrait pas et n’assumerait pas. Et ne voulant pas me retrouver en situation de devoir assumer ni une grossesse non désirée, ni un avortement que je sais que je n’assumerais pas psychologiquement (car j’aime les enfants et que même non désiré, je sais que j’aurais aimé ce petit).

          C’est souvent un choix que je regrette d’une certaine façon, car je me dis que si j’avais rencontré un homme qui avait voulu un enfant et qui aurait assumé ma fille comme la sienne, j’aurais été heureuse d’en avoir d’autres. Mais le fait est que j’arrive à 40 ans et que je ne me voyais pas attendre ce « prince charmant » indéfiniment. Alors plutôt que de me retrouver dans un cas de conscience trop grave...j’ai pris une décision qui mettait un terme définitif à une contraception mal vécue (problèmes de santé importants). Cet homme aurait pu lui même pratiquer une stérilisation pour m’éviter la souffrance de cet acte...mais bon...voilà...c’est encore les femmes qui subissent les « mutilations » et les souffrances et c’est en cela que j’estime que nous avons encore le droit de ne pas vouloir se rajouter des souffrances inutiles...D’une façon ou d’une autre.

          Je n’ai pas de boule de cristal et je ne sais pas si toutes les femmes souffrent, mais pour une grande majorité d’entre elles pour qui c’est le cas...il faudrait qu’un groupe de personnes très très humaines fassent des lois pour protéger tout le monde...hélas, ceux qui font les lois...sont rarement dans la réalité humaine. C’est bien là le souci !

          • A déménagé le 04-03-2012
            • Posté à 14h24 le 27/04/2011
            • Internaute 89071
              non connue

            Merci pour votre commentaire. La modération dont vous faites preuve dans vos propos est simplement extraordinaire, et rare sur Rue89.

            Au point que Rue89 gagnerait beaucoup à vous publier, mais ce n’est que mon avis.

            • louverebelle
              louverebelle répond à A déménagé le 04-03-2012
              parent d'enfant autiste
              • Posté à 20h10 le 27/04/2011
              • Internaute 114864
                parent d'enfant autiste

              Oh, c’est vraiment adorable ce que vous dites ! C’est un bien beau compliment...merci à vous. Je n’ai fait que parler selon mon cœur...peut être que la plupart ont peur de donner d’eux mêmes ? Certains ne prennent pas ce qu’ils disent ici ou dans d’autres forums de discussions, au sérieux. Ils pensent que c’est un jeu...d’autres seront fanatiques, d’autres, prendront les choses d’un point de vue intellectuel...etc...Je pense qu’on a plus de chance de se faire comprendre des autres si on est capable de donner un peu de soi...et d’ailleurs, une idée totalement fausse que j’aime combattre...à force de donner de soi...on ne se vide pas, contrairement à ce que beaucoup imaginent...on se renouvèle, au contraire ! ; -)

        3 autres commentaires
  • i. a déménagé le 26 juillet
    • Posté à 11h56 le 25/04/2011
    • Internaute 151149

    bonne nouvelle ! l’Eglise vient d’annoncer qu’elle avaliserait et soutiendrait désormais toute demande de famille pratiquante d’adopter et d’assurer jusqu’à sa majorité l’éducation de chaque enfant né d’une mère ayant renoncé à l’ivg ! !

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