Grève au groupe Tests, leader de la presse informatique
Racheté en avril pour 80 millions d’euros par la société NextRadioTV (RMC,BFM, BFM TV), dirigée par Alain Weill, le groupe Tests, leader de la presse informatique, est en grève ce jeudi, afin de protester contre le « plan de redynamisation » qui prévoit la suppression de 163 emplois sur les 400 que compte le groupe. Tests édite 15 titres, dont 01 Informatique, L’Ordinateur Individuel, Univers Mac...
« C’est inadmissible ! Ce n’est pas un plan de redynamisation, mais un plan de démantèlement, proteste Francisco Villacampa, membre du comité d’entreprise. Nous réclamons l’absence de licenciements secs, ainsi que la prise en compte dans ce plan de la stratégie industrielle, parce qu’il ne répond actuellement qu’à une logique comptable. »
Plus de 200 salariés de Tests manifestent devant le siège de NextRadioTV, pendant que les représentants syndicaux négocient avec le directeur général du groupe, Marc Laufer. « Alain Weill n’en est pas à son coup d’essai, dénonce le SNJ-CGT dans un communiqué. Lors de la reprise de la radio BFM il avait déjà jeté les deux tiers des salariés à la rue. »
Sur les quinze magazines du groupe, NextRadioTV entend en supprimer cinq et en vendre sept, pour se concentrer sur ses trois titres phares (01 Informatique, L’Ordinateur Individuel et Micro Hebdo) et les sites 01Net et 01Men. Créé il y a quarante ans, Tests a réalisé en 2006 un bénéfice de 5,2 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 74,9 millions d’euros, dont 12,5 millions sur Internet.
► Addendum le 08/06/2007 à 18h30 : L’intersyndicale CFDT-CGT-FO-SNJ du Groupe Tests a décidé de lever la grève vendredi matin, après la décision de la direction d’ouvrir « un débat sur la stratégie industrielle de l’entreprise ».
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Hélas, de plus en plus de réseaux d’information sont détenus par des groupes financiers qui les font fonctionner comme des entreprises rentables. Je veux bien croire en la nécessité d’équilibrer leurs comptes pour faire perdurer leur activité, mais de là à faire des économies de personnel alors qu’ils font des bénéfices… Je fais partie des gens qui pensent que l’information, comme l’éducation ou la santé, ne pourront jamais être vraiment rentables (au sens industriel) sans être pourris et corrompus.
Ca me rappelle un certain James Bond, où il devient judicieux (encore sous prétexte de rentabilité) pour un leader de la presse de provoquer lui même les événements de l’information. Ce scénario me semble malheureusement réaliste. D’ailleurs, des guerres ont déjà été provoquées par de l’ information contrôlée/fabriquée (Armes de destruction massives en Irak).
Dans l’espoir que, vous aussi chez rue89, votre indépendance ne soit pas de la poudre aux yeux…
Stouve




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