Tribune 18/02/2008 à 21h26

Le devoir de mémoire, nouvelle religion civile

Sébastien Ledoux | Enseignant et chercheur

Nous voici donc arrivés au stade infantile du devoir de mémoire : comment peut-on refuser « ce cadeau de la mémoire » de milliers d’enfants morts dans la Shoah, s’offusque aujourd’hui Nicolas Sarkozy. Déjà, l’intention culpabilisante se fait jour. Le refus de satisfaire la demande de notre président ne peut qu’exprimer une belle et honteuse ingratitude.

Depuis quelques décennies, l’instauration du devoir de mémoire, comme nouvelle « religion civile » , est présentée par l’Etat comme un moyen d’éduquer les citoyens. Qu’il s’agisse des anciens déportés ou des anciens esclaves, leur souvenir aurait pour fonction de lutter contre le racisme et l’antisémitisme. Le devoir de mémoire est également mis en avant par les pouvoirs publics pour favoriser un sentiment d’appartenance à la communauté nationale. La reconnaissance des mémoires plurielles permet en effet d’intégrer -du moins symboliquement- diverses communautés dans une histoire commune.

Le travail de mémoire n’est pas étranger à l’école

Les journées de commémoration et les multiples inaugurations de lieux de mémoire constituent autant de pratiques rituelles visant, pour l’Etat, à rassembler les individus du temps présent. Il faut préciser que cette politique de mémoire a d’abord et avant tout été suggérée par les diverses communautés, du moins leurs porte-parole qui n’ont cessé de demander la reconnaissance de leur mémoire dans l’espace public.

Mais qu’en est-il de la nouvelle proposition du chef de l’Etat ? Quelles fonctions peut-elle remplir ? La reconnaissance de la mémoire de la Shoah dans la société française fait partie d’un processus historique depuis longtemps engagé. L’école s’est investie de manière très forte dans un travail de mémoire sur ce génocide. Des interrogations justifiées sont d’ailleurs apparues pour savoir de quelles manières le sujet devait être abordé dans les salles de classe.

Le risque de transmettre un sanctuaire creux

En en faisant un temps d’enseignement à part, centré exclusivement sur la souffrance des victimes, ne risque-t-on pas en effet de transmettre un sanctuaire vide de toute intelligibilité du passé ? Concernant la fonction sociale d’une politique de mémoire, le souci de réparation symbolique de la part de l’Etat vis-à-vis de la communauté juive a abouti au discours du président Chirac en 1995. Il reste évidemment l’argument de la nécessaire lutte contre l’antisémitisme toujours d’actualité : il faudrait former les esprits dès le plus jeune âge pour éradiquer toute pensée et tout acte à l’encontre les juifs, au sein de notre France multiethnique.

La relation de cause à effet entre enseignement de la mémoire de la Shoah et baisse de l’antisémitisme, a toujours été espérée et revendiquée par la communauté juive auprès des différents gouvernements depuis une trentaine d’années. Souscrivant à cette analyse les ministres successifs de l’Éducation nationale ont eux-mêmes fait du devoir de mémoire de la Shoah un instrument majeur de la lutte contre l’antisémitisme à l’école. L’efficacité de cet instrument demeure cependant -malheureusement- tout à fait hypothétique.

La recherche à tout prix du » symbolique »

Plutôt qu’une énième injonction visant à prescrire dans les moindres détails la transmission d’un savoir, laissons aux enseignants la liberté pédagogique qu’ils sont en droit d’assumer entièrement. La recherche à tout prix du « symbolique » ne peut tenir lieu de principe éducatif. L’acte du pédagogue se nourrit sans cesse d’un questionnement personnel sur l’objet qu’il doit transmettre. Gardons en mémoire que l’école de la République a formé des générations de citoyens sur la pertinence d’un tel positionnement.

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  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 22h40 le 18/02/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    « Il est dangereux quoi qu’en disent les médias
    Elle est dangereuse sa politique de l’immédiat »

    Lien

    • marie 75
      marie 75 répond à skalpa
      • Posté à 10h10 le 19/02/2008
      • Internaute 3563

      le temps (suisse ) :

      Le débat sur la mémoire de la Shoah enfièvre la France

      FRANCE. L’hostilité n’a pas fléchi depuis que le président a annoncé son projet de « confier » la mémoire des enfants déportés aux écoliers. Les réactions sont aussi réservées en Suisse.

      Angélique Mounier-Kuhn
      Mardi 19 février 2008 

      La controverse déclenchée par le projet de Nicolas Sarkozy de « confier » la mémoire des 11400 enfants français morts en déportation aux écoliers de 10-11 ans, en fin d’école primaire, ne désenfle pas. Lundi, l’Union des déportés d’Auschwitz a à son tour « désapprouvé » l’annonce faite mercredi passé par le président de la République lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Ce commentaire s’est ajouté à la déferlante de réactions, franchement hostiles pour la plupart, qui se succèdent depuis que Nicolas Sarkozy a estimé nécessaire que chaque élève connaisse « le nom et l’existence d’un enfant mort pendant la Shoah ».

      Insoutenable et injuste

      Non consultés, les enseignants ont été les premiers à protester. Mais le désaveu le plus cinglant est venu vendredi de Simone Veil, ancienne ministre et autorité morale très respectée en France. Juive rescapée des camps de concentration au sortir de l’adolescence, elle a jugé le dessein présidentiel « inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste. On ne peut pas infliger cela à des petits de 10 ans ! On ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. »

      Ressassés en boucle par les médias français ce week-end, ces propos ont poussé l’entourage du président à une mise au point : la mémoire d’un enfant victime de la Shoah pourrait être confiée non pas à un écolier mais à une classe entière. En outre, une réunion rassemblera dès mercredi des professeurs et des historiens pour élaborer « une démarche pédagogique pour répondre à l’intuition du président », a indiqué Xavier Darcos, ministre de l’Education.

      Réprobation nette

      Ce projet suscite également des réactions en Suisse. « Nous restons dans l’attente de connaître sa mise en application concrète, déclare Johanne Gurfinkiel, secrétaire général de la Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation (Cicad). L’initiative part d’une bonne intention, mais cela n’exclut pas la nécessaire consultation des enseignants et des pédagogues concernés. »

      Or du côté des pédagogues, précisément, la réprobation est nette. Charles Heimberg, qui enseigne la didactique de l’histoire à l’Université de Genève et à l’Institut de formation des maîtres, s’avoue ainsi « profondément choqué par cette déclaration. Ce n’est pas au politique de dire comment doit se faire la classe. C’est une aberration quand on sait la complexité de la transmission de l’histoire de la Shoah et ce qu’elle met en jeu sur le plan personnel ou affectif. Les modalités de cet enseignement ne peuvent pas se décréter. Elles ne doivent pas non plus s’imposer de la même manière dans toutes les situations. » L’historien s’insurge tout autant contre l’expression « devoir de mémoire » auquel il préfère celle de « travail de mémoire ». « Ce n’est pas la moralisation de la mémoire qui permet d’amener un élève à réfléchir. La mémoire n’existe que si elle se nourrit de l’histoire. » Preuve que ces questionnements sont aussi présents chez nous qu’en France, Charles Heimberg participe à une enquête sur les difficultés que peuvent rencontrer les professeurs dans l’enseignement de la Shoah.

      « Ce qui me frappe, c’est qu’à travers ce type d’action on n’incite les enfants à ne parler que des victimes, remarque pour sa part Michèle Fleury, historienne genevoise et anciennement collaboratrice à la Commission Bergier. L’idée de Sarkozy ne me rebute pas en soi, mais on pourrait faire un travail plus complet : quel contexte, qui a aidé les Allemands, qui a fermé les yeux ? Depuis des années, on ne parle que des victimes. C’est très émotionnel. Mais qu’est-ce que cela explique ? »

      « Il faut donner aux enseignants les moyens de faire leur travail, de retracer les itinéraires des enfants déportés. C’est une façon de leur enseigner la dignité humaine et la liberté », rétorque l’historien Serge Klarsfeld, dont les travaux de recherche ont permis d’établir la liste de ces enfants et de constituer pour chacun un dossier. L’une des rares personnalités en France à défendre l’idée de Nicolas Sarkozy, dont il relève tout au plus qu’elle a été « exprimée de façon rigide », il se propose de tenir ses archives à la disposition des professeurs.

      Idéologies extrémistes

      Selon lui, cette démarche « qui existe déjà dans beaucoup d’établissements scolaires » n’est pas « faite pour traumatiser des enfants mais pour les impressionner dans le sens favorable du terme. Un tel enseignement marque à 10 ans. Il permet de se prémunir contre les méfaits des idéologies extrémistes, de développer une réserve vis-à-vis de la démagogie avec l’exemple le plus récent de la barbarie en France et en Europe. » « Beaucoup craignaient que Sarkozy ne mette fin à l’œuvre de mémoire entamée par Jacques Chirac. Or, se félicite Serge Klarsfeld, il continue et va au-delà. »

      • leconcombrevert
        leconcombrevert répond à marie 75
        La vraie vérité > : -))
        • Posté à 11h27 le 19/02/2008
        • Internaute 8843
          La vraie vérité > : -))

        À lire aussi l’interview de Esther Benbassa :

        Enseigner la Shoah par l’émotion produira plus d’oubli que de mémoire

        Lien

         
        • Ehim
          Ehim répond à leconcombrevert
          http://ehim.over-blog.com
          • Posté à 13h04 le 19/02/2008
          • Internaute 9598
            http://ehim.over-blog.com

          Si devoir de mémoire il y a, c’est celui du programme du Conseil National de la Résistance, pour lequel un certain nombre de nos aïeux ont donné leur vie pendant l’Occupation, face aux barbares nazis et aux réactionnaires qui collaboraient avec eux :

          - « la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine “
          .
          - ‘ un plan complet de sécurité sociale visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat
          .
          - une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs vieux jours.’
          .
          - que les enfants français ‘ puissent bénéficier de l’instruction et accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents.
          .
          - la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent.
          .
          - l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie.

          Programme dont Sarkozy essaie de nous faire oublier le souvenir et dont la Droite au pouvoir détruira le peu qu’il reste après les élections municipales.

          Lien

        • marie 75
          • Posté à 13h22 le 19/02/2008
          • Internaute 3563

          Bakchich TV

          mardi 19 février 2008 par Serge Faubert

          Personne n’y a prêté attention mais dans son discours au dîner du CRIF, le Président de la République a bel et bien annoncé qu’il entendait introduire un enseignement religieux à l’école publique.
          –––––––––––––––––––––-« 
          allez voir les videos de Bakchich à ce propos !
          ––––––––––––––––––––––-
          Bakchich » décrypte le propos présidentiel, qui évoque des rencontres avec des « religieux » engagés, et livre les pièces du dossier.

          C’est l’autre bombe du discours prononcé par Nicolas Sarkozy au dîner annuel du CRIF, le 13 février. Une bombe encore plus lourde de conséquences que la proposition de confier aux élèves de CM2 la mémoire des 11 000 enfants français juifs exterminés par les nazis.

          En violation du principe de séparation de l’’Eglise et de l’Etat, le Président de la République a tout simplement annoncé son intention d’introduire à l’école publique un enseignement religieux. Une intention formulée en ces termes : « Nos enfants ont aussi le droit de rencontrer, à un moment de leur formation intellectuelle et humaine, des religieux engagés qui les ouvrent. »

          « Formation intellectuelle et humaine ». Que faut-il entendre par là ? Que tous les enfants de France ont le droit de se rendre, en dehors de leurs heures de cours – sauf dans le cas d’un établissement confessionnel, bien sûr - dans une église, une synagogue ou une mosquée ? Mais ce droit, acquis, n’est nullement remis en cause par qui que ce soit. Aucune menace ne plane.

          S’agit-il des aumôneries installées à proximité des établissements scolaires ? Là encore, leur existence n’est pas en péril.

          Pour Sarko, morale laïque et morale religieuse sont complémentaires
          C’est donc bien dans l’enceinte de l’école, lieu privilégié de la « formation intellectuelle et humaine » que cette rencontre avec des religieux doit intervenir. Le cheminement rhétorique qui conduit à cette annonce est, sur ce point, sans équivoque.

          Premier mouvement, Nicolas Sarkozy se prononce pour l’enseignement d’une morale laïque à l’école. Il souligne aussitôt que morale laïque et morale religieuse sont complémentaires. Dès lors, il peut revendiquer – c’est le troisième mouvement de la démonstration – une place pour l’enseignement religieux, au moins équivalente à celle qu’occupera l’enseignement de la morale laïque.

          Raisonnement dont on discerne tout de suite la faille : la laïcité, par un tour de passe-passe sémantique (laïcité/ morale laïque), devient une… confession parmi d’autres, alors qu’elle se borne à organiser leur coexistence. (La version longue de l’intervention présidentielle est ici) :

          Formulation mal maîtrisée ? Improvisation ? Pas du tout. Quelques phrases plus loin l’annonce présidentielle est répétée : « Je pense que si nos jeunes peuvent, à un moment de leur vie, être initiés à ces questions-là, c’est mieux que s’ils ne le peuvent pas. Ils en feront ce qu’ils en voudront, mais nul n’est en droit de présumer à leur place. »

          Dans l’esprit de Nicolas Sarkozy, cette initiation religieuse s’adressera donc à tous les enfants, quelle que soit leur confession ou leur absence de confession. Et on peut supposer qu’elle ne sera pas ponctuelle. Pour que les religieux en question « ouvrent [les enfants] à la question spirituelle et à la dimension de Dieu », il faudra certainement plus d’une réunion.

          Bref, le catéchisme est de retour dans l’école publique.

          Une annonce éclipsée par celle du parrainage des enfants de la Shoah
          Pourquoi personne n’a réagi, demandera-t-on ? La charge émotionnelle que représente le souvenir des 11 000 enfants français de confession juive morts dans les camps, et la proposition de parrainage qui lui a été associée, ont, ce soir-là, bouleversé et déconcerté l’assistance du dîner du CRIF.

          En outre, y assistaient majoritairement des convives engagés dans une démarche religieuse. Le propos présidentiel ne les aura pas fait autant sursauter – même si leur attachement à la laïcité républicaine n’est pas en cause – que s’il s’était agi, mettons, d’une réunion de libres penseurs. La cascade de réactions politiques qui a suivi la proposition présidentielle sur la mémoire du génocide a fait le reste. L’annonce de l’introduction d’un enseignement religieux est tombé dans les oubliettes.

          Le chef de l’Etat en a trop dit ou pas assez. A tout le moins, ce propos appelle des explications de la part de celui qui l’a prononcé. Pour l’heure, ce vœu pieux ressemble furieusement à une déclaration de guerre à la loi de 1905.

          • Sylvie Martin
            Sylvie Martin répond à marie 75
            matheuse
            • Posté à 16h55 le 19/02/2008
            • Internaute 24045
              matheuse

            Je n’avais effectivement pas perçu cette partie du discours, et j’irai vérifier sur pièces.

            Je ne suis pas sûre que rencontrer un prêtre catholique, un pasteur protestant, un représentant de l’islam (mufti ? imam, je ne sais pas comment dire), un représentant du bouddhisme, et un représentant du judaïsme, rabbin ou autre, et enfin une version ou une autre des courants de pensée athées (Onfray ? Sous-Onfray ? La Libre Pensée ? L’Union Rationaliste ?) soit de nature à endoctriner les enfants.

            Ça peut être transformé en revue ethnologique assez facilement, surtout s’il y a des costumes un peu amusants : -) : -) ou des tics un peu incompréhensibles.

            Les enfants de la région parisienne qui auront la chance de pouvoir observer toute la procession vont pouvoir rigoler un grand coup, et le tout pourra être aisément transformé par les parents en une grosse rigolade. En plus, eux, ils auront peut-être droit à un sikh, à un hindouïste, à un moine orthodoxe et même plusieurs, parce qu’il y a des tas et des tas de variations chez les Chrétiens orientaux. Un zoroastrien, ça sera plus difficile parce qu’ils ne sont vraiment plus très nombreux...

            C’est tellement bête que je me roule par terre d’avance, en pensant à ce que ça donnerait...

            En tous cas, moi, je veux une invitation au carnaval, sinon je pleure !

          • noubadekau
            noubadekau répond à marie 75
            • Posté à 18h30 le 19/02/2008
            • Internaute 31428

            « Ont aussi le droit...“pas le devoir.
            J’y vois une possibilité de refus catégorique.

        4 autres commentaires
  • LeGardian
    LeGardian
    indépendant
    • Posté à 23h00 le 18/02/2008
    • Internaute 25219
      indépendant

    D’ici à ce qu’un jour un gamin morbide défouraille à tout va dans son bahut...pour sur que, pour le coup, le pari sera réussi, on sera Américain pour de bon

  • Peet
    Peet
    retraité Girondin heureux d' (...)
    • Posté à 23h01 le 18/02/2008
    • Internaute 18657
      retraité Girondin heureux d' (...)

    « Plus jamais ça », voilà ce qui est écrit après chaque confrontation guerrière....or que voyons-nous, ou plutôt que nous donnes-t-on à voir ? une succession de guerres, de génocides, de luttes, dans lesquelles les enfants restent les premières victimes....aussi aujourd’hui lorsque le Président de 53% des électeurs décide de manière arbitraire et démagogue de culpabiliser les élèves de CM2 (qui bien souvent n’y comprennent rien !) par rapport aux enfants juifs, je dis non non non ! ! ! !
    pourquoi oublier les enfants victimes, du Rwunanda, du Darfour, de l’Erythrée, et de tant d’autres conflits ou cataclysmes...ils sont encore vivants, mais affamés, exploités, torturés, rien pour eux....si peut-être dans 60 ans, lorsqu’ils seront morts....Alors Monsieur Sarkozy si vous voulez être humain pensez à tous ces enfants qui aujourd’hui « crèvent » de faim, de misère, et de la barbarie des humains...mais hélas pour eux, ils ne rapportent rien pour les élections à venir....triste monde ! ! ! ! A nous dissuader de voter...

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 23h37 le 18/02/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Quand s’ amoindrissent les grandes religions , le culte des morts revient au galop ..Exemple , au 19em siecle , le Pantheon republicain , l’ occultisme etc ..

    Lire , pour ceux que ça interesse Le XIXe siècle à travers les âges , de Philippe Muray .

  • Servais-Jean
    • Posté à 01h13 le 19/02/2008
    • Internaute 4591
      43

    Sarko a pondu son oeuf quotidien et en dépit des avis négatifs de tous ceux qui connaissent la psychologie enfantine, il s’accroche à son bébé.
    Il ne sait pas encore que la manière d’apréhender une situation pour les enfants est l’identification.
    Mais il semble qu’il ne soit pas le seul dans ce cas.
    Tous les UMPistes que j’ai entendu sur ce sujet à la radio disent qu’il n’y a aucun risque d’identification.
    Alors s’ils le disent...
    C’est qu’on leur a dit de le dire, et qu’ils n’en comprennent pas plus.
    Et en les poussant un peu plus loin ils vous répondrons ce qu’ils disent chaque fois qu’ils sont coincés : Mais « il » a été élu pour faire ce qu« il » fait.
    Encore heureux qu’ils ne disent pas : « il » fait où on lui dit de faire.
    Pauvres de nous !

  • Lairderien
    • Posté à 01h33 le 19/02/2008
    • Internaute 22751

    Tout ce qu’il fait comme toujours c’est de brasser de l’air et nous enfumer avec une nouvelle connerie sortie de nulle part.

    Mais qu’on on brasse de l’ air on fait du vent...

    Et qui sème le vent récolte la tempète !

    Bon sang, 4 ans c’est long

  • re-belle
    re-belle
    mère au foyer
    • Posté à 02h43 le 19/02/2008
    • Internaute 24966
      mère au foyer

    rappelez-vous ce qu’il a dit notre très cher président ! ! ! ...

    « ce n’est pas nous qui avons créer la solution finale ! ! ! ... »

    il a oublié une chose, sous pétain :
    - 100 000 policiers français
    - 3 000 policiers allemands
    -2 000 000 de déportés

    donc, si nous n’avons pas inventé la solution finale, nous y avons contribué ! ! ! ...

    dans son devoir de mémoire, il oublie que la françe était loin d’etre une colombe blanche ! ! ! ...

    le devoir de mémoire c’est dire toutes les facettes de l’histoire, meme les plus obscures de notre pays si on veut construire un avenir ! ! ! ...

    les juifs étaient en majorité des victimes, mais il ne faut pas oublier aussi LES TZIGANES, LES HANDICAPES, LES HOMO-SEXUELS, LES CLOCHARDS, LES VAGABONDS, LES HOMMES DE COULEURS OU LES NON-EUROPEENS,LES RESSISTANTS...ETC ! ! ! ...

    l’histoire sélective est un mensonge d’état qui peut que nuire

    • zut
      zut répond à re-belle
      • Posté à 06h45 le 19/02/2008
      • Internaute 21878

      ...et d’abord les communistes et les syndicalistes.

    • Gringo
      Gringo répond à re-belle
      • Posté à 09h28 le 19/02/2008
      • Internaute 24805

      et les écrivains et intellectuels...

    • Sylvie Martin
      Sylvie Martin répond à re-belle
      matheuse
      • Posté à 13h09 le 19/02/2008
      • Internaute 24045
        matheuse

      Un zéro en trop, sûrement : il y a eu 141 000 déportés, d’après l’Institut d’Histoire du Temps Présent :

      Lien

      qui se décomposent comme suit :

      - 75 000 environ pour des raisons raciales ( 2 500 survivants)Il convient d’ajouter 4 000 victimes mortes ou exécutées pendant leur internement en France.

      - 66 000 environ pour des raisons diverses dont 42 000 pour faits de résistance ( 23 000 survivants).

      Mais ce n’est pas la fin du débat, car il y a débat sur le nombre de déportés « raciaux ».

      La dernière estimation est la suivante :

      « Après plus de cinq années de recherches, la Fondation pour la Mémoire de la Déportation arrive au nombre de 85.000 déportés partis de France en raison des mesures de répression prises par l’occupant nazi et le régime de Vichy. “86.827 déportés recensés au total, dont 10% de femmes, répartis en :
      - 86.048 arrêtés par mesure de répression et envoyés dans le système concentrationnaire nazi,
      - 779 déportés arrêtés par mesure de persécution. Ce recensement inclut des déportés qui ne figurent encore dans aucun mémorial français (‘ demi-juifs ’ et conjoints d’aryens déportés à Aurigny, Juifs déportés depuis le zone rattachée au Commandement militaire allemand de Bruxelles, Tsiganes). C’est pourquoi le titre de l’ouvrage mentionne ‘ et dans certains cas de déportation de persécution ’.”

      87000+75000=162000 déportés. Sûrement pas deux millions.

  • zut
    zut
    • Posté à 06h49 le 19/02/2008
    • Internaute 21878

    Jankélevitch avait écrit un très beau texte pour contester le devoir de mémoire dans le Monde. Je dirais il y a une quinzaine d’années. Quelqu’un est-il capable de le retrouver ? Merci

    • Au Nom de la Prose
      Au Nom de la Prose répond à zut
      • Posté à 08h50 le 19/02/2008
      • Internaute 32583

      Bonjour
      Vous ne confondez pas avec l’interview de Jacques Derida dans le Monde des Débats de 1999 ? : « Le siecle et le pardon »
      « Qu’est-ce que le concept de pardon ? D’ou vient-il ? S’impose-t-il a tous et a toutes les cultures ? Peut-il etre porte dans l’ordre du juridique ? Du politique ? Et a quelles conditions ? Mais alors qui l’accorde ? Et a qui ? Et au nom de quoi, de qui ? »
      Voici le lien à toutes fins utiles Lien

  • Le_Baron_N
    Le_Baron_N
    Spéculateur
    • Posté à 09h05 le 19/02/2008
    • Internaute 32572
      Spéculateur

    Une histoire de mémoire :

    Puisqu’un mot n’en vaut un autre, observons que l’homme politique n’est pas l’historien ; mettre en lumière un fait historique pour servir le dessein politicien est le terrain sur lequel plus d’un ont su glisser. Ainsi, il en va du devoir de mémoire politisé. Il nous faut enseigner à nos têtes blondes ce que fût l’horreur de l’extermination infantile, certes. Faut il pour autant enterrer plus encore sous les cendres de l’oubli des bambins qui ne peuvent pas pas être assimilés à la « Shoah » puisque simplement handicapés ou filles et fils de communistes, résistants, Africains, Antillais, Arabes (ordre alphabetique), Peuples Nomades, ... Et faut il taire le courroux limousin qui évoque les minots d’Ouradour ?

    L’horreur nait de l’oubli oui ; mais un casting de victimes ici n’a pas lieu d’être. Le marketing politique trouve sa limite dans la panélisation des martyrs..

    Foutu mémoire vraiment,

    Le Baron N.

  • Gringo
    • Posté à 09h27 le 19/02/2008
    • Internaute 24805

    Plus qu’abolir les différences entre l’élève de CM2 (français et laïc comme il se doit) et l’enfant déporté de la Shoah (juif et pas nécessairement français d’ailleurs), j’ai l’impression qu’un tel parrainage aura plus tendance dans l’esprit de l’enfant à marquer une différence.

  • Nol le fol
    • Posté à 09h55 le 19/02/2008
    • Internaute 24741

    Enfin un article qui met à nu le coeur du problème : rien ne prouve qu’enseigner la shoah fasse mécaniquement reculer l’antisémitisme, comme le postulent nos politiques. En réalité, la shoah, bien qu’évidemment délicate à enseigner, est dans l’ensemble bien traitée par les enseignants, qui y consacrent du temps. Il n’y a pas de problème pédagogique d’enseignement de la shoah. On peut l’enseigner dix fois plus, ça ne changera rien au néo antisémtisme répandu notamment dans la population musulmane, qui tient à la comparaison avec le conflit en Palestine et au sentiment confus que la mémoire juive est « mieux traitée » que celle des autres victimes de l’histoire.
    Ce qui serait par contre judicieux, ce serait d’enseigner davantage la situation au proche-Orient et sa dimension historique, de T. Herzl à A. Sharon.

  • Deborah
    • Posté à 10h00 le 19/02/2008
    • Internaute 3584

    Ce « devoir de mémoire » Primo Levi le demandait. Mais à coup sûr, il n’imaginait sûrement pas ce qu’il en adviendrait : du pathos en bouillie, inintelligible. quant au « plus jamais ça », voilà qui ne mange pas de pain : « ça » - mais c’est quoi ce « ça » ?
    La rescapée que je suis - parents assassinés à Auschwitz (je ne vous parle pas de shoah parce que ce mot étranger n’a pas de verbe) - souhaite qu’on enseigne l’Histoire à des élèves suffisamment matures pour comprendre analyser poser des questions et aptes à comprendre ce qu’il faut comprendre de cet épisode effroyable de l’histoire de l’antisémitisme. Je ne veux pas que mes petits-enfants soient conditionnés à l’école dans un pathos bien pensant dont nul ne sait ce qu’il en fera dix ou quinze ans plus tard.
    Par ailleurs, ce ne sont pas les enseignements qui manquent à l’école ou au lycée ; il y a des cérémonies annuelles avec le travail qui les précèdent, des plaques commémoratives apposées sur les écoles parisiennes et pour certains lycées - Molière à Paris par exemple - du travail réalisé avec d’autres lycées européens (évidemment pas par des enfants au berceau).
    Je remarque au passage qu’on ne parle pas des victimes des bombes d’Hiroshima et Nagazaki, des vitctimes de l’agent orange au Vietnam, des enfants palestiniens privés de soins et durement touchés, physiquement et psychologiquement sans parler des enfants palestiniens morts nés parce que les mères n’ont pas eu l’autorisation de franchir les checkpoints israéliens pour se rendre à l’hôpital. Ah oui, ça ne se passe pas en Frane, et je mélange tout.
    Mais non, je ne mélange pas tout. Je dis que quel que soit l’ampleur et la nature d’un crime contre l’humanité, un crime de cette nature reste un crime. Et je dis que le TRAVAIL de mémoire (et pas ce « devoir » qui n’a plus de sens tant il est mis à toutes les sauces) devrait nous guider pour faire cesser tant de crimes dont on préfère ne pas parler et ne pas montrer.

  • riverain désinscrit
    • Posté à 10h16 le 19/02/2008
    • Internaute 24295

    M.Sarkozy le religieux poursuit son discours compassionnel : de plus, pas n’importe où ni n’importe quand...
    Cette nouvelle lubie n’est qu’une pièce de plus dans la mise en place d’une politique extérieure dangereuse pour la France.

    Je refuse - sans honte ni ingratitude - sa religion (« civile ») y préférant l’histoire. Ce n’est pas à lui de définir ce qui est bon pour mes enfants, qu’il s’occupe déjà des siens.

  • franet
    • Posté à 11h07 le 19/02/2008
    • Internaute 32668

    Combien serait-il resté de ces pauvres victimes si dans les années 30 on avait appliqué nos lois actuelles sur les étrangers ? ?
    Car beaucoup l’étaient, réfugiés d’Allemagne d’Espagne ou d’Italie, sans papiers.

  • daniel
    daniel
    daniel
    • Posté à 11h16 le 19/02/2008
    • Internaute 5273
      daniel

    Devoir de mémoire : c’est bien à cela que servent les cours d’histoire non ?

    Bon, disons Ok pour mettre un accent particulier sur les victimes innocentes de la Shoah, mais n’oublions pas tous les autres, sinon, cela pourrait créer du ressentiment envers la communauté juive, déjà objet de tous les fanstasmes conspirationistes.

  • sev
    sev
    • Posté à 11h30 le 19/02/2008
    • Internaute 10374

    Petite préccision : l’histoire, c’est le recit du passé de manière neutre. C’est à dire, on ne prend pas parti, on confronte les sources, on explique les faits. La mémoire, c’est l’appropriation affective du passé,on est plus dans la neutralité. Je suis professeure d’histoire et pas de mémoire. Certes dans ma pratique, je fais souvent état des mémoires d’un évènement, et il est facile de tomber dans le douloureux, le scandaleux, le pathétique, bref l’emotionnel ! mais cela n’est pas la pratique de l’histoire. C’est d’ailleurs le piège contre lequel on met en garde les étudiants en histoire.

  • parousnik
    • Posté à 11h29 le 19/02/2008
    • Internaute 18991

    Il en a rien à foutre des victimes de l’holocauste pas plus qu’il est touché par les millions de victimes mortes, esptropiées ou irradiées des guerres crapuleuses anglo-saxonnes actuelles.

  • marie 75
    • Posté à 11h37 le 19/02/2008
    • Internaute 3563

    SarkoL’ump devrait arrêter son shoah business. Voudrait-il relancer l’antisémistisme en France qu’il ne ferait pas mieux.
    Darkos a créé une nouvelle commission ... Grand bien lui fasse !
    Combien ça coûte ?

    La technique story-telling des cartes postales quotidiennes du Kaiser Sarkocoke - maintenant - nous INDIFFERE. Les Français en font un classement vertical immédiat. Ras les tiroirs de sa civilisation de
    l’inculture !

    Les enseignants ont toujours su faire connaître la déportation des juifs, et cela sans programme présidentiel.
    Parler de la déportation est plus facile que de démontrer le système Vichy et les responsabilités françaises pour notre leader minimo.

    Relire Maurice Rajfus sur le rôle de la police fse durant l’occupation. Ses parents ayant été déportés, il ne peut être taxé d’antisémistisme.

    To day, le vent printanier ne soufflerait-il pas dans quelque ministère ?
    Rue de la terre aux curés... dans le 13ème ... ce fut la curée !
    Devrons-nous, encore une fois, avoir honte d’être français ?

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 12h52 le 19/02/2008
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    Récupérer politiquement le sujet est déjà abject, le faire dans le but d’attiser la haîne relève de l’ignominie :

    Lien

    • marie 75
      marie 75 répond à Stephane MOT
      • Posté à 13h47 le 19/02/2008
      • Internaute 3563

      Laïcité sélective, mémoire sélective... ci gît la République Française
      Les Français ne se contentent plus d’arracher des pseudo orphelins tchadiens à leurs parents : ils envisagent désormais d’exploiter sans scrupule la mémoire des plus jeunes victimes de l’Holocauste.

      Cette fois-ci, il ne s’agit plus de pallier aux carences des filières d’adoption nationales pour renflouer les caisses d’une Organisation Non Gouvernementale, mais de profiter des carences des médias nationaux pour renforcer l’habile campagne de manipulation de l’opinion orchestrée par une Organisation Para Gouvernementale ; Nicolas Sarkozy et sa garde rapprochée de théocons, au premier rang desquels la sulfureuse DirCab Emmanuelle Mignon.

      Comme d’habitude, sous couverts de bons sentiments (ici, une saine pédagogie de l’horreur, là, la modernisation de la loi de 1905), l’objectif est bien la destruction massive de la République une, indivisible, et surtout apaisée.

      Sur la forme, le Président de la République n’a déjà pas à parler de religion devant les représentants du CRIJF, a fortiori en évoquant l’organisation de l’Islam dans le pays.

      Sur le fond, de même que sa « laïcité sélective » insulte le principe même de « laïcité“*, son système de mémoire sélective (étrenné dès son premier jour de pouvoir avec Guy Môquet) insulte le principe même de mémoire.

      Le politique a le droit et le devoir d’assumer les actes commis par le pouvoir (Chirac avec les crimes de la Collaboration, l’Australie avec le traîtement infligé aux Arborigènes), mais le politique n’a pas à réécrire l’histoire, à en imposer une lecture biaisée, à instrumentaliser des individus dans un but de propagande. Manipuler par l’exemple n’a rien d’exemplaire, et au moins Staline et Goebbels avaient-ils la décence d’exploiter l’image de ‘héros’ vivants.

      Plus modestement, Sarkozy prétend privilégier une pédagogie positive à une approche culpabilisatrice, mais c’est le propre de la propagande de façonner les esprits par un discours simpliste, fort et positif. D’autant que l’objectif n’est pas de réconcilier ni de souder la nation mais d’en accélérer le déchirement. Les media évoquent le traumatisme des enfants, mais c’est bien au-delà la République que l’on terrorise.

      Une fois de plus, Simone Veil au grain et évoque fort justement le risque d’attiser les conflits interreligieux. Sur un sujet aussi risqué, on doit proposer et non imposer, faire parler des historiens et non des politiques, préparer la paix et non la guerre. Ce Président a décidemment la fâcheuse habitude de fournir des munitions aux marchands de haîne*.

      Les petites victimes de la Shoah ne méritaient pas cette ultime infâmie.

    • marie 75
      marie 75 répond à Stephane MOT
      • Posté à 13h50 le 19/02/2008
      • Internaute 3563

      le déroulé de ce blog : blogules.blogspot/2008/02

      Laïcité sélective, mémoire sélective... ci gît la République Française
      Les Français ne se contentent plus d’arracher des pseudo orphelins tchadiens à leurs parents : ils envisagent désormais d’exploiter sans scrupule la mémoire des plus jeunes victimes de l’Holocauste.

      Cette fois-ci, il ne s’agit plus de pallier aux carences des filières d’adoption nationales pour renflouer les caisses d’une Organisation Non Gouvernementale, mais de profiter des carences des médias nationaux pour renforcer l’habile campagne de manipulation de l’opinion orchestrée par une Organisation Para Gouvernementale ; Nicolas Sarkozy et sa garde rapprochée de théocons, au premier rang desquels la sulfureuse DirCab Emmanuelle Mignon.

      Comme d’habitude, sous couverts de bons sentiments (ici, une saine pédagogie de l’horreur, là, la modernisation de la loi de 1905), l’objectif est bien la destruction massive de la République une, indivisible, et surtout apaisée.

      Sur la forme, le Président de la République n’a déjà pas à parler de religion devant les représentants du CRIJF, a fortiori en évoquant l’organisation de l’Islam dans le pays.

      Sur le fond, de même que sa « laïcité sélective » insulte le principe même de « laïcité“*, son système de mémoire sélective (étrenné dès son premier jour de pouvoir avec Guy Môquet) insulte le principe même de mémoire.

      Le politique a le droit et le devoir d’assumer les actes commis par le pouvoir (Chirac avec les crimes de la Collaboration, l’Australie avec le traîtement infligé aux Arborigènes), mais le politique n’a pas à réécrire l’histoire, à en imposer une lecture biaisée, à instrumentaliser des individus dans un but de propagande. Manipuler par l’exemple n’a rien d’exemplaire, et au moins Staline et Goebbels avaient-ils la décence d’exploiter l’image de ‘héros’ vivants.

      Plus modestement, Sarkozy prétend privilégier une pédagogie positive à une approche culpabilisatrice, mais c’est le propre de la propagande de façonner les esprits par un discours simpliste, fort et positif. D’autant que l’objectif n’est pas de réconcilier ni de souder la nation mais d’en accélérer le déchirement. Les media évoquent le traumatisme des enfants, mais c’est bien au-delà la République que l’on terrorise.

      Une fois de plus, Simone Veil au grain et évoque fort justement le risque d’attiser les conflits interreligieux. Sur un sujet aussi risqué, on doit proposer et non imposer, faire parler des historiens et non des politiques, préparer la paix et non la guerre. Ce Président a décidemment la fâcheuse habitude de fournir des munitions aux marchands de haîne*.

      Les petites victimes de la Shoah ne méritaient pas cette ultime infâmie.

  • riverain désinscrit
    • Posté à 13h11 le 19/02/2008
    • Internaute 24295

    M. Sarkozy est un falsificateur d’Histoire, quand il évoque le nombre de 11400 enfants français.
    Il ferait bien de demander à M. Klarsfeld (le père bien sûr !) de lui souffler les nombres exacts. Sur le site des « Fils et Filles... » et d’Akadem on peut lire :

    à cette époque : 320000 juifs (dont 70000 de moins de 18 ans) en France, dont la moitié d’étrangers.

    Pourquoi manipule-t-il l’information ?
    Les mots, là plus que partout ailleurs, ont leur importance : il aurait du parler des enfants juifs, déportés depuis la France.
    Mais alors sa demande n’en aurait été que plus trouble encore.

    C’est ce même Serge Klarsfeld qui déclarait lors de l’inauguration de l’expo en mars 2007 « les 11400 enfants juifs déportés de France » (notons la différence !) :

    « Ce travail de mémoire accompli en France est unique ; il n’y a pas d’équivalent dans un autre pays. “
    un peu avant il déclare :
    ‘Parmi les communautés juives importantes en Europe, celle de France a connu le pourcentage le plus important d’enfants sauvés : 84 %, c’est exceptionnel’

    alors à quoi joue Sarkozy ? Ce n’est pas un travail de mémoire sur l’Histoire. Il trompe sciemment mais dans quel but ?

  • Sylvie Martin
    Sylvie Martin
    matheuse
    • Posté à 13h35 le 19/02/2008
    • Internaute 24045
      matheuse

    La conséquence la plus grave de la religion civile de la Shoah est qu’elle fournit au plus grand nombre une représentation fausse des juifs (religion) et des Juifs (culture, mode de vie, langues, mémoire, histoire).

    Je vais me simplifier la vie : je vais mettre partout une majuscule, pour ne pas avoir à faire cette distinction.

    L’image généralisée des Juifs : victimes, mais fausses victimes, puisque les vraies sont mortes pour la plupart et il ne reste plus guère de survivants parmi les 2500 qui sont revenus. Donc les Juifs profitent de ce statut de victimes de façon éhontée.

    Oui, on pourrait concéder qu’il y a aussi les familles des Juifs assassinées, mais c’était il y a longtemps, il s’est passé bien des choses depuis, et pensons aux crimes du présent.

    C’est ce que j’ai lu dans les multiples commentaires parus sur le site de Rue89, à la suite de la déclaration de Sarkozy au dîner du CRIF.

    Mais au lieu de poser le problème de la représentation, qui est le problème fondamental à mes yeux, les intervenants ont tendance, quelquefois consciemment, mais la plupart du temps inconsciemment, à s’en prendre aux Juifs qu’ils imaginent. Il y a le lobby juif, l’axe américano-sioniste, la comparaison plus que douteuse entre enfants étrangers sans papiers expulsés avec leur famille et enfants juifs assassinés par les nazis, la concurrence morbide des mémoires, l’introduction de la mémoire de massacres dans lesquels la France n’a pas grand chose à voir, comme ceux qui ont eu lieu au Cambodge, ou au Liban. Il y en a tellement que j’en ai la nausée.

    A mon humble avis, l’insistance des instances organisées telles le CRIF sur la mémoire de la Shoah ont été maladroites. Réduire la présence juive en France à la mémoire de la Shoah revient à montrer bien plus de Juifs morts que de Juifs vivants.

    Le pourquoi de cette maladresse ? Ça sera peut-être pour un prochain post.

    • riverain désinscrit
      • Posté à 13h53 le 19/02/2008
      • Internaute 24295

      Pour une fois je me rapproche de vous (si vous me le permettez ?) ; -)

      le seul petit reproche à vous faire est l’emploi - sur la fin - du terme « maladresse » qui induit une forme d’irresponsabilité, de légère erreur qu’on se doit d’excuser.
      Je ne crois pas un seul instant, que le Crif soit ’maladroit’.

      • Sylvie Martin
        Sylvie Martin répond à riverain désinscrit
        matheuse
        • Posté à 16h25 le 19/02/2008
        • Internaute 24045
          matheuse

        Il faut accepter que les Juifs réels sont des gens comme les autres, qui font des bêtises. Ils peuvent être fort intelligents, disons dans leur domaine professionnel, et profondément stupides en politique. De plus, le CRIF est un machin fait de bric et de broc, qui a du mal à trouver un point commun entre ses diverses familles spirituelles, politiques, d’origine, etc...

        Voir sa composition sur

        Lien

        ainsi que les *six* pages suivantes.

        On y trouve aussi bien l’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide (que je peux honnêtement décrire comme d’obédience communiste) que le mouvement Loubavitch (très religieux et franchement à droite), le Mouvement des Juifs Libéraux de France (anathème pour les précédents), l’Association des Enfants Cachés, les Éclaireurs et Éclaireuses Israélites de France, Judaïsme et Liberté (essentiellement les Juifs de l’UMP), Judaïsme et Socialisme (idem pour le PS), des sionistes, des pas vraiment sionistes, des associations professionnelles, des originaires du Maroc ou d’ailleurs, des associations de femmes, etc., etc.

        Tous ces gens là ne sont bien sûr pas d’accord sur grand chose, et ils forment un lobby comme je suis pape (tiens, je sens la tiare qui est en train de pousser, zut alors !).

        Alors ils se sont mis d’accord sur la mémoire de la Shoah, parce que, pour des raisons très variées, ça représente un facteur un tant soit peu unificateur.

        Mais pour bien comprendre le problème, il faut se souvenir que le fait juif est un fait historique complexe. Si on ne le regarde pas dans son historicité, on ne comprend rien à rien.

        Oui, au 18ème siècle, en Pologne, on pouvait dire que « juif, c’est une religion, voilà tout », et ça n’était pas trop loin de la réalité. Sauf que c’était aussi une langue (le yiddich), une position sociale particulière, un mode de vie, et le souvenir d’un autogouvernement partiel qui a duré jusqu’au 17ème siècle (le conseil des quatre pays). Mais en France, à la même époque, c’est déjà faux que juif, ça se limite à être une religion. Les Juifs d’Avignon et de Bordeaux sont en voie d’assimilation fort rapide, et ils perdent incroyablement vite la référence religieuse. Mais ils restent Juifs, même en l’absence de pratique religieuse. Il y a eu une langue judéo-provençale, et il reste des textes et même des airs de chanson qui ont été recueillis in extremis. Sauf qu’on ne sait plus comment les Juifs d’Avignon prononçaient l’hébreu. Il n’y a que des hypothèses.

        C’est une histoire extraordinairement compliquée, et je suis loin de la connaître en entier, donc je m’arrête là.

        Cette historicité est transmise dans les familles juives, souvent sous la forme d’un roman familial, qui comme toutes les mémoires est refaite au fur et à mesure des générations. Je pense que c’est cette historicité qui fonde la définition de ce qu’est un Juif, et surprise, surprise, elle ne recoupe pas forcément, et loin de là, la définition religieuse rabbinique - disons celle du Consistoire.

        Pourquoi un rapport aussi fort à l’histoire ? Ben, tout simplement, si on n’a pas de géographie, on peut se rabattre là-dessus ; -) .

        Alors soyez sympa, ne voyez pas « les juifs » comme un bloc, ni le CRIF comme un machin tendu vers la défense féroce des intérêts d’une « communauté » avide de ceci ou de cela. Si vous fréquentiez suffisamment de juifs réels, vous sauriez que si on met dix juifs à discuter dans une pièce, il y aura au moins onze opinions.

         
        • caro
          caro répond à Sylvie Martin
          délinquante avérée
          • Posté à 22h16 le 19/02/2008
          • Internaute 6484
            délinquante avérée

          Je suis d’accord avec vous sur bien des points. Mais un paragraphe de votre premier commentaire m’a fait bondir :

          « L’image généralisée des Juifs : victimes, mais fausses victimes, puisque les vraies sont mortes pour la plupart et il ne reste plus guère de survivants parmi les 2500 qui sont revenus. Donc les Juifs profitent de ce statut de victimes de façon éhontée. »

          LES Juifs profitent ... ? et c’est vous qui demandez de ne pas considérer les Juifs comme un bloc ?

          Tous les Juifs vivants ont perdu des membres de leur famille dans les camps. Une de mes amies en a ainsi perdu 50 et des familles encore plus. « Fausses victimes » parce qu’encore vivantes ? vous ne chercheriez pas à leur inculquer le « syndrome du survivant » celui-là même que nous refusons d’inculquer aux enfants de 10 ans en les faisant porter la mémoire d’un mort ? Certes, ils sont vivants, ils sont bien vivants s’ils ont réussi à faire leur deuil des parents, frères, soeurs, etc morts dans des conditions atroces.

          L’histoire des Juifs de France n’a pas été un long fleuve tranquille, loin s’en faut. Un bon résumé dans wikipedia
          Lien

          C’est vrai que la communauté juive est multiple, tant politiquement que culturellement, que les Juifs français, se considèrent dans leur plus grande majorité comme Français avant d’être Juifs et que si nous ne voulons pas la venue d’une société communautariste, nous devons les considérer comme des citoyens comme les autres et combattre les idées fort mal venues d’un président qui aimerait diviser pour régner.

          • Sylvie Martin
            Sylvie Martin répond à caro
            matheuse
            • Posté à 11h44 le 20/02/2008
            • Internaute 24045
              matheuse

            Chère Caro,

            Il y a comme une erreur de lecture de votre part.

            Je parle d’une image, je n’ai *en aucun cas* dit que cette image était fidèle, ni que c’était mon opinion !

            Cette image est antisémite, ça tombe sous le sens. Mais pour critiquer une image antisémite, encore faut-il l’énoncer.

            Je veux simplement faire prendre conscience du caractère odieux de cette image. Or d’après les commentaires que je lis sur Rue89, non seulement cette image est très répandue chez des commentateurs apparemment de gauche ou d’extrême-gauche, mais en plus elle n’est même pas condamnée par ceux qui ne la partagent pas !

        2 autres commentaires
    • SB68
      SB68 répond à Sylvie Martin
      • Posté à 14h32 le 19/02/2008
      • Internaute 24192

      « la comparaison plus que douteuse entre enfants étrangers sans papiers expulsés avec leur famille et enfants juifs assassinés par les nazis, ». En quoi est- ce plus que douteux. Explications, merci.

      • leconcombrevert
        leconcombrevert répond à SB68
        La vraie vérité > : -))
        • Posté à 14h40 le 19/02/2008
        • Internaute 8843
          La vraie vérité > : -))

        Les uns sont assassinés, les autres non.

         
        • SB68
          SB68 répond à leconcombrevert
          • Posté à 15h14 le 19/02/2008
          • Internaute 24192

          Comment savez-vous qu’ils ne le seront pas à l’arrivée ?

          • Sylvie Martin
            Sylvie Martin répond à SB68
            matheuse
            • Posté à 16h40 le 19/02/2008
            • Internaute 24045
              matheuse

            Comment savoir, cher SB68, que vous ou moi ne mourrons pas dans l’heure qui va suivre, de mort naturelle, accidentelle, ou de la main d’autrui ?

        2 autres commentaires
  • SB68
    • Posté à 14h11 le 19/02/2008
    • Internaute 24192

    Pourra-t-on évoquer aussi la mémoire des petits Palestiniens visés par Arno Klarsfeld lorsqu’il était engagé volontaire dans les garde-frontières de l’armée israélienne ?

    • Sylvie Martin
      Sylvie Martin répond à SB68
      matheuse
      • Posté à 20h52 le 19/02/2008
      • Internaute 24045
        matheuse

      Il y a des gens qui ne peuvent pas s’empêcher de commettre l’assimilation Israël=nazi, et si possible israélien=nazi.

      Cette exagération est délirante.

      Même dans votre imagination, cher SB68, Arno Klarsfeld est si foooooort, qu’il lui suffirait de viser pour tuer des petits Palestiniens.

      Et si je fais pan, pan sur vous, avec mes petites mains, mon cher SB68, vous êtes mort ?

  • jimmyb
    • Posté à 15h38 le 19/02/2008
    • Internaute 28000

    Pourras-t-on évoquer aussi celui des Arméniens, des Kurdes, des Rwandais, etc ? Faire porter cela à des enfants de dix ans ! Je n’aurais pas besoin de cela pour l’évoquer avec ma fille de 8 ans lorsque j’estimerai qu’elle aura l’âge requis pour lui expliquer ce que fut la Shoah et les autres génocides. Même s’il n’y a pas un prof pour le faire, je le ferai. Je l’ai fait pour ma grande qui en a 19. Mais laissons nos enfants tranquilles jusqu’à ce qu’ils aient l’âge de supporter ce genre de vérités. Ces vérités sont si lourdes à porter, même pour nous, pourquoi alors l’imposer à de si jeunes enfants ?
    On interdit à la télé, et l’on a raison, certains films violents aux moins de 10 ou 12 ans, les images d’un camp de concentration sont telles moins violentes ?
    Quand M. Sarkozy cessera-t-il de prendre des décisions en l’air sans consulter qui que ce soit ? Ce sont nos enfants, ce n’est pas à lui de prendre de telles décisions, mais à nous parents de le faire, chacun en conscience, dans la dignité que cela demande. M. Sarkozy, nous n’avons pas besoin de vous pour ce devoir de mémoire, il y a bien d’autres choses dont il faudrait s’occuper en France, chômage, précarité, insécurité alimentaire, fuite éperdue de tous nos industriels à l’étranger, pollution, est-ce pour nous les faire oublier que vous tentez d’attirer notre attention, comme à Villiers-le-Bel ? Vous voyez, cela ne change rien, pire, ce n’est encore qu’une occasion ou vous avez montré votre incapacité à prendre des décisions raisonnées. Et dire que nous en avons encore pour 4 ans d’incurie devant nous ! J’ai peur qu’aucun président de la République Française ne puisse se vanter d’avoir mis la France dans un tel état en si peu de temps.

  • vol19
    • Posté à 15h54 le 19/02/2008
    • Internaute 13492

    Ah ! La mémoire, est-ce un devoir ? Est-ce politique ?

    Plutôt que de partir dans des développements théoriques, je me propose de me placer à partir de mon expérience... Dans les années 70, nous étions peu équipés de livres, de matériaux sur l’histoire contemporaine, de films en particulier sur cette époque là. Nous sortions repus des ces euphoriques trente glorieuses pour la crise, la modernisation, dans nos intérieurs modernes, sans le moindre objet ancien. Pourtant, de part un ensemble de petits signes, il y avait cette impression que quelquechose n’allait pas, quelquechose d’important n’était pas dit, et pas qu’une chose... Préadolescent, intrigué par une photo, je me souviens avoir veillé très tard pour regarder l’excellent film « la passagère » d’Andrej Munk dont le tournage commenca d’ailleurs l’année de ma naissance. Plus tard vers l’âge de 16/17ans sortit un film ou une série « Holocaust », il y eu même une émission spéciale avec un film, un débat, une visite sur place avec la participation de Simone Veil.
    L’âge des dix ans était largement dépassé, pourtant rétrospectivement ce que je me souviens dans les intercours, ce sont les commentaires idiots, les retournements, la prof d’anglais de première s’était fait surnomée collectivement « holocauste » alors que la plupart ne comprennaient pas vraiment le sens du mot.

    Le cadre, la préparation, la médiation, c’est important dans la transmission d’une mémoire, sinon c’est repris n’importe comment.

    Plus tard, pour y avoir beaucoup investi, j’ai pu découvrir à quel point nous sommes tous porteur d’une longue histoire. Une petite histoire familiale des trajectoires de vie, plongées dans la grande histoire qui nous façonne, du moins en partie. Rencontrer la mémoire de la grande histoire en écho à celle qui nous concerne, c’est peut-être devenir plus libre... Par exemple, c’est aussi bête que, sans la deuxième guerre,puis la libération, mon père et ma mère ne se seraient rencontés, sans la première guerre et ses drames, la pyschologique familiale et les conditions de vie eurent été totalement différentes. Parfois ce sont des injonctions qui sont même transmises au sein des familles en rapport aux drames de la grande histoire.

    A une époque ou l’on se questionne si la concurrence des mémoires cf André Larané (revue hérodothe), développerait l’effet pervers de développer une libanisation et de fragiliser les communautés...et donc il en vaudrait mieux de ne pas ouvrir la boite de pandore ?

    Sans doute certaines mémoires, nous impliquent-elles plus que d’autres en fonction de nos trajectoires familiales, historiques, des implicites familaux. D’autres mémoires, nous impliquent dans notre relation à l’humanité, à notre réflexion sur la vie, la mort, la violence dans les sociétés, dans leurs singularités elles atteignent l’universel.

    Avec les brassages, l’exercice pédagogique n’est pas simple, des classes chargées, des élèves de niveaux, d’orgines culturelles, d’histoires très hétérogènes. Comment travailler toute cette matière pour que celà puisse faire écho, faire progresser, « libérer » en donnant plus de recul et d’esprit critique, plus de « citoyenneté » ? Celà relève t-il du registre d’un décret ?

  • riverain désinscrit
    • Posté à 16h26 le 19/02/2008
    • Internaute 24295

    Comme j’aurais aimé que ce personnage en mal d’identité ménage une plus grande place - par exemple - aux poilus de 14-18 morts pour la France, au moins il n’y aurait pas eu de distinction de race, de religion ou de pays d’origine.

  • Sylvie Martin
    Sylvie Martin
    matheuse
    • Posté à 16h38 le 19/02/2008
    • Internaute 24045
      matheuse

    Petite précision très concrète. Dans les programmes de CM1-CM2 figurent « la violence du (XXème) siècle marquée par les formes les plus extrêmes de l’intolérance et de l’exclusion et par les massacres, notamment dans les camps d’extermination ».

    Ça se trouve sur le site du ministère de l’Éducation, et la bonne page est :
    Lien
    et il faut cliquer sur « cycle des approfondissements ». On a alors un long document en pdf, et il faut aller voir ce qui est dit sur l’histoire ; ça se trouve page 88 (dans la numérotation du document complet).

    Je ne suis pas prof des écoles, donc je ne sais pas concrètement comment on fait pour enseigner cela, mais je suis sûre qu’on l’enseigne, et que ça ne doit pas être facile. On n’est pas forcé de montrer des images atroces pour ce faire. La littérature est plus appropriée dans ce but. Je rejoins là-dessus l’article de Claude Lanzmann dans Le Monde.

    Qu’il faille le faire avec tact, ça tombe sous le sens, et c’est pour cela que la déclaration de Sarko au CRIF est à côté de la plaque.

  • noubadekau
    • Posté à 18h46 le 19/02/2008
    • Internaute 31428

    Et bien personnellement je trouve que le devoir de mémoire esr une trés bonne chose et je vais me l’appliquer de ce pas en ce qui concerne les agissements de Sarkozy.

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