17/04/2011 à 19h43

Pouvoir d'achat : une France « quasi révolutionnaire »


Jean Viard, sociologue proche du PS, s’inquiète que « l’évolution des revenus [soit] moins rapide que celle des modes de vie ».


Quand le sociologue Jean Viard, proche du Parti socialiste, se plonge dans les chiffres de notre pouvoir d’achat – qui n’a augmenté que de 1,2% en 2010 contre 1,6% en 2009 –, il pourfend les moyennes qui ne veulent rien dire et les politiques qui laissent faire. Quand il analyse la grande crise que nous traversons, il y voit une situation « quasi révolutionnaire ». Décoiffant.

Rue89 : Les Français ont l’impression que leur pouvoir d’achat baisse, les statisticiens et les économistes disent que non. Qui croire ?

Jean Viard par lui-même

Né en 1949, actif en 1968, installé à la campagne en 1975.

Thèse avec Edgar Morin, 1979.

Sociologue, directeur de recherche CNRS au Cevipof.

Cofondateur des Editions de l’Aube, 1986.

Conseiller municipal de Marseille, 2008.

Célibataire, six enfants.

A publié : « La Campagne inventée » (Actes Sud), « Marseille, une ville impossible » (Payot), « Pourquoi les travailleurs votent FN » (Le Seuil), « Lettre aux paysans et aux autres sur un monde durable » (L’Aube) et, récemment, « Fragment d’identité française » (L’Aube).

Jean Viard : Prenons quelques chiffres sur dix ans. En 1998, les 10% les moins riches avaient un niveau de vie de 7100 euros par an et par personne. En 2008, hors inflation, ce chiffre avait augmenté de 13,7%, soit 970 euros de plus. Pour les 10% les plus riches, ce même indicateur a progressé de 27,3% : ça fait 11 530 euros en plus. Et les 0,01% les plus riches, eux, ont gagné 360 000 euros de plus ! Ça donne deux informations : la première, c’est que les écarts se creusent, et la seconde, que la moyenne n’a pas grand sens…

Le problème, c’est que nos modes de consommation nous coûtent de plus en plus cher. Il y a dix ans, on n’avait pas de téléphone portable, pas d’Internet, quasi pas d’abonnements à des bouquets de chaînes de télévision… L’évolution des modes de vie fait qu’on arrive moins bien à vivre au même standard – au sens où ces nouveaux produits sont maintenant entrés dans le standard. Le sentiment des gens n’est donc pas faux.

Jusqu’aux années 1990, l’évolution des revenus était suffisante pour absorber les innovations technologiques. Prenez le lave-linge, le lave-vaisselle, la télé couleur… Quand ça apparaissait, les riches l’achetaient tout de suite, les couches moyennes l’année d’après et les prolos deux ans plus tard. On savait que, quelle que soit sa position dans la société, son revenu permettrait d’avoir l’objet soit tout de suite, soit les années d’après.

Comme l’évolution des revenus est devenue moins rapide que celle des modes de vie, les choix qu’on est amené à faire ont augmenté. Les téléphones portables sont devenus les premiers concurrents du départ en vacances dans le poste de dépenses mobilité-loisirs : on ne peut pas remplacer une soupe par un téléphone portable, mais on peut gratter sur ses vacances. Cela montre que la croissance des salaires est insuffisante pour absorber le progrès technique.

La hausse des grosses dépenses comme le logement réduit le revenu disponible…

Les dépenses contraintes ont effectivement augmenté : le logement et l’énergie sous toutes ses formes, chauffage, essence… Mais il y a une autre raison : en dix ans, la structure des prix a changé. Il y a de plus en plus de produits manufacturés qui viennent de loin et qui coûtent de moins en moins cher. Par contre, tout ce qui est quotidien – se nourrir, se loger, se soigner… – est fait avec des gens payés au même salaire que nous.

Prenez vos courses au supermarché : 70% des objets que vous achetez en dehors de l’alimentaire viennent d’Asie, et leur prix s’est effondré. Les productions européennes coûtent beaucoup plus cher, donc on a l’impression qu’il n’y a plus de logique dans les prix : bientôt, vous allez acheter un ordinateur pour le prix d’un kilo de pommes de terre !

Les réglementations ont aussi un effet pervers. On parle de « marché du logement » : si c’était un vrai marché, comme il y a une énorme demande, on construirait n’importe où. Heureusement, on régule ce marché, au nom de l’environnement, de la protection des paysages… On dit que c’est un marché, mais il n’arrête pas de produire de la norme, et la seule chose qui est libre c’est le prix, le loyer. Tout le reste est réglementé, et du coup, le prix n’a plus aucun sens : il n’est plus lié au coût de production du logement, ni à son coût d’entretien et de renouvellement. C’est un faux marché. Soit c’est libre, et alors on construit n’importe où, et les prix vont s’effondrer, soit c’est réglementé, et les loyers devraient l’être aussi.

Le logement est-il assez pris en compte dans l’indice des prix ?

L’indice des prix prend la masse des loyers disponibles et la divise par la masse des Français : que vous soyez propriétaire ou locataire, ça n’a plus du tout le même sens. Si vous avez un gros pouvoir d’achat, vous achetez beaucoup de produits technologiques qui viennent de loin et qui ne coûtent pas cher. En revanche, si vous êtes au RMI et si vous cherchez un pied-à-terre, vous êtes concerné directement par la hausse des prix.

Y a-t-il des catégories qui ont vu leur pouvoir d’achat réellement diminuer ?

La hiérarchie entre les différents groupes sociaux se modifie. C’est très visible pour le corps enseignant. Il y a vingt ans, les jeunes enseignants étaient à peu près à deux fois le smic. Aujourd’hui, c’est 1,4 fois. Ils ont perdu en pouvoir d’achat et en « respect », car c’est un peu la même chose : quand après six ans d’étude vous arrivez à un smic et demi, c’est un peu qu’on vous manque de respect.

Cela dit, on ne peut pas parler de baisse des revenus en France. On démarre plus bas que ses parents, du coup, on a un sentiment de déclassement. Il faut parler aussi de ceux qui ont des revenus discontinus, tous ces gens qui entrent dans la vie active, les jeunes avec de petits boulots, au RMI et qui ont du mal à trouver un logement, et aussi les femmes ouvrières, une partie des immigrés.

Le sentiment est différent selon que la discontinuité est choisie ou subie. Chez des jeunes qui ont choisi d’être intermittents du spectacle, faire un mois complet peut être perçu comme le jackpot. Ce n’est pas le même sentiment que s’ils étaient au smic. L’essentiel des temps partiels, ce sont des femmes qui ne choisissent pas leur emploi du temps, comme les caissières de supermarché. Vos trente heures par semaine, si vous en faites des bouts à droite, des bouts à gauche, votre vie est foutue en l’air, vous n’avez plus de temps à vous.

A l’inverse, vous avez des groupes hypersécurisés. En vingt ans, la durée moyenne du contrat de travail est passée de huit ans et neuf mois à onze ans et deux mois : une partie de la société se sédentarise dans l’emploi, parce qu’elle a peur du chômage.

En schématisant, on a des hommes blancs entre 28 et 58 ans qui sont d’une stabilité béton, et des jeunes, des femmes ouvrières et des gens de couleur qui sont dans l’insécurité. Les deux groupes sont négatifs. L’un a peur du changement, il a l’impression de ne pas progresser et il ne veut pas prendre de risque, par exemple en changeant d’entreprise : il est malheureux-fixe. L’autre a des revenus discontinus, et il est malheureux-instable. Ce sont deux souffrances sociales, en partie contradictoires, mais il faut les prendre toutes les deux en compte.

Cette souffrance est-elle « entendue » ?

Quand Nicolas Sarkozy a été élu, on a entendu qu’on allait gagner plus. La revendication de gagner plus était légitime, ça répondait à une demande réelle : « On me donne des désirs, mais pas les moyens de les satisfaire, donc j’ai un sentiment de frustration. » Quand on vous dit : « Vous allez gagner plus », vous pensez : « Voilà quelqu’un qui a compris mon problème. » On ne va pas discuter pour savoir si ça s’est fait ou pas, d’autant qu’il y a eu un retournement de conjoncture…

Ce qui m’avait scandalisé à l’époque, c’est le discours sur les heures supplémentaires : c’est un modèle profondément macho. Qui peut faire des heures sup dans un ménage ? En fait, c’est le mec : une femme avec des enfants est souvent à temps partiel. Les dames sont beaucoup plus en souffrance dans cette société que les messieurs. Il y a 1,5 million de femmes qui vivent seules avec des enfants : on pourrait les décrire comme des chômeuses du mariage, mais aussi comme demi-chômeuses économiques, parce qu’elles sont souvent à mi-temps.

On est dans une société de discontinuité, et ce n’est pas toujours mal : on change de partenaire amoureux tous les huit ans, 10% des Français déménagent chaque année, ce ne sont pas forcément des choix négatifs. C’est comme un énorme système de tri, dont le moteur est plutôt dynamique, comme dans le secteur amoureux. Et il y a tous ceux qui sont sur le côté : les chômeurs, les femmes seules avec enfants. On ne peut pas faire des moyennes avec tout ça.


S’il devait y avoir une politique du pouvoir d’achat...

La première chose à faire serait d’encadrer les hauts revenus : le principal scandale, c’est qu’il y a des gens qui gagnent trop d’argent par rapport aux richesses qu’ils ont produites, et qui, de plus, ne contribuent pas assez au niveau fiscal. Du coup, il y a une rupture de solidarité à l’intérieur de la société. Double problème : il y a de l’argent qui ne tombe pas dans les caisses communes, et les gens les plus modestes ont l’impression de se faire complètement enfumer. Les prix qu’on voit à la télé sont complètement délirants : le type qui, péniblement, nourrit sa famille avec le smic a l’impression d’être un pauvre con. Il est deux fois victime : non seulement il ne gagne pas assez, mais il a l’impression d’être en dehors du coup. C’est un problème d’inégalité morale.

Après, il y a des groupes qui méritent particulièrement d’être ciblés. Je parle beaucoup des femmes seules avec enfants : on a 5 millions de Français qui méritent d’être beaucoup plus aidés. Ces enfants seront probablement en partie plus en difficulté que les autres.

Il peut aussi y avoir des politiques sociales moins bâties sur des moyennes. Il faut compléter le revenu de ceux dont les revenus ne permettent pas un standard de vie minimum. Souvent, on le fixe à 1 500 euros. Je ne dis pas qu’il faut monter le smic à 1 500 euros, mais vivre à moins de 1 500 euros ne semble pas possible compte tenu du prix des loyers et autres dépenses contraintes… Le smic ne donne pas le niveau d’argent avec lequel on peut vivre dignement, c’est un salaire payé sur un marché concurrentiel, et à côté, grâce à Dieu, il y a des transferts sociaux.

Comment résumer l’évolution du pouvoir d’achat depuis les Trente Glorieuses ?

Un des grands effets de 68, c’est d’avoir considérablement réduit l’écart des revenus en France, jusqu’aux années 80. En 1968, les 10% les plus riches gagnaient 4,8 fois les revenus des 10% les plus pauvres. En 1984, l’écart n’était plus que de 3,5. On peut dire que, dans les années 70 et jusqu’en 1984, on a plutôt resserré les écarts de revenus. C’est grâce à l’augmentation du smic et des minimums sociaux obtenus en 1968, en partie sous l’effet des luttes sociales, en partie sous l’effet de la conjoncture. Et en partie aussi sous l’effet de la féminisation : en 1975, c’est le moment où 50% des femmes deviennent salariées et où on arrive à des couples à deux revenus. Il ne faut pas sous-estimer le poids des luttes sociales de 1968 et le fait que la droite a tout fait pour que la gauche n’arrive pas aux affaires : le meilleur moyen pour qu’il n’y ait pas d’alternance, c’est encore d’augmenter les salaires…

Dans les années 80, on a bloqué : il n’y a pas eu d’augmentation des écarts, mais il n’y a pas eu de réduction non plus, en raison de la hausse du chômage, mais aussi d’évolutions comme l’allongement des études.

Depuis les années 90, il y a un nouveau phénomène : les écarts se creusent entre les hauts et les bas revenus, et sont très liés à la mondialisation. Pendant les Trente Glorieuses, l’économie est d’abord nationale : on peut se permettre d’augmenter le smic d’un côté, de donner du crédit aux entreprises de l’autre… C’est comme dans un jeu, une sorte de partie de Monopoly nationale.

A partir des années 70, on entre dans une économie internationalisée. On se demande comment réguler ces espaces. Peut-on augmenter les impôts sur les 0,1% les plus riches sans qu’ils aillent faire leurs affaires ailleurs qu’en France ? Ce n’est pas absurde de poser la question. On donne toujours l’exemple de chanteurs un peu ringards, mais ce n’est pas eux qui créent la richesse. Que Johnny Hallyday habite en Suisse ou en France, ça ne change pas l’avenir du pays. Si Total se délocalise ou si les entreprises du CAC 40 changent de crèmerie, en revanche, on a un gros effet : Johnny, à côté, c’est quand même peanuts…

C’est un système complexe, et on n’a pas bien trouvé les codes de la régulation. Le sentiment que les gens avaient d’être protégés s’est affaibli considérablement. Chacun se met dans une nouvelle logique : « Comment je fais pour m’en sortir, moi, tout seul ? » D’où ce basculement populisto-économique dans lequel on est aujourd’hui.

Le pouvoir d’achat était un thème central de la campagne présidentielle en 2007. Le sera-t-il à nouveau en 2012 ?

De grandes crises surviennent quand les gens sont obligés d’acheter à crédit ce qui leur semble nécessaireparce qu’ils n’ont pas de revenus suffisants pour se les payer. Dans les années 30 apparaissent des voitures, des fours, des frigos, des fers à repasser… Mais les salaires n’augmentent pas, et partout les gens se mettent à acheter à crédit, ce qui crée une situation financière ingérable. La crise financière actuelle, c’est la même chose. Les gens se sont mis à acheter des maisons, mais ils n’avaient pas d’argent pour se les payer. Leur modèle culturel, c’était la maison avec jardin. De nouveau, les salaires n’ont pas augmenté assez vite pour absorber les objets deleurs désirs.

Au fond, ce qui compte dans la vie d’un homme, c’est de pouvoir franchir la marche suivante. Le type qui a 1 500 euros, il ne rêve pas de passer à 25 000, il rêve de passer à 1 700 – pour lui, ce serait déjà bien. On est tous pareils : si on achète un Frigidaire, on a envie qu’il soit plus moderne que le précédent, plus écologique… On a besoin que sa vie soit un récit qui avance. On ne se raconte pas sa vie en se disant : « Chic, je me rapproche du cimetière. » Bien sûr, on sait que c’est la réalité.

Dans les années 30, on était dans un modèle national et on n’a pas su assez augmenter les salaires. Du coup, Keynes a pensé le modèle du développement fordiste, qui a bien marché après guerre. Le bloc communiste faisait tellement peur aux grandes entreprises capitalistes qu’elles ont accepté une régulation sociale pour éviter le risque révolutionnaire.

Le problème des sociétés modernes, c’est qu’il n’y a plus de risque révolutionnaire. Je ne trouve pas ça négatif, mais, de 1945 à 1989, la régulation par les rapports de forces Est-Ouest a permis le miracle européen. Ce modèle économique a disparu avec la disparition du risque communiste. On se retrouve dans une nouvelle économie, plus ouverte, sans ce risque, et avec des salaires beaucoup moins étanches au niveau mondial. On est entré dans un monde unifié, c’est à la fois génial et terrifiant. La question devient : « Comment on arrive à augmenter les salaires à un niveau planétaire ? » Et, là, ça devient très compliqué.

Le « risque révolutionnaire » nous manque ? Faut-il le recréer ?

Avec la montée des extrêmes droites, le terrorisme, chaque société se réinvente d’autres risques. Je ne plaide pas du tout pour le retour du risque révolutionnaire. Je pense que les révolutions sont toujours des échecs. Je ne dis pas qu’elles ne sont pas légitimes, attention. Les gens ont envie de vivre confortablement. Si ça devient impossible, ils attendent un peu puis ils cassent tout : on l’a vu récemment dans le monde arabe.


Regardez ce qu’il s’est passé avec « Indignez-vous ! » : 1,8 million de personnes achètent ce livre, souvent pour le donner. Ça veut dire que vous avez un mouvement quasi révolutionnaire dans cette société. Je préfère que les gens s’expriment en achetant Hessel [dont il est l’éditeur pour un autre livre, ndlr] plutôt qu’en allant casser, mais pour moi c’est la même chose.

Cet entretien est extrait du numéro 9 de Rue89 Le Mensuel, paru en avril 2011.

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  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 20h03 le 17/04/2011
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Lien par Lien

    • Ø-
      Ø- répond à Numerosix
      Ø
      • Posté à 16h14 le 18/04/2011
      • Internaute 152085
        Ø

      Salauds de pauvres, hein ?

  • Pr Ourcq
    • Posté à 20h08 le 17/04/2011
    • Internaute 90201

    Il est évident que les injustices liées au pouvoir d’achat sont scandaleuses. D’autant plus dans une société on ne peut plus consumériste.

    On se doit tant d’avoir plus d’équité dans le domaine que de freiner la logique de la société de consommation. En d’autre termes, « je pense donc je suis » ou je consomme donc je suis. Mai 68, montrait quelque peu les limites de la société de consommation qui nous piège aujourd’hui.

    La société n’est-elle pas à considérer un peu aussi du point de vue d’autre valeurs que matérielles ? Sans, tomber dans l’extrémisme religieux, voir le religieux tout court, n’avons-nous pas besoin d’un peu plus de spiritualité ?

    • oomu
      oomu répond à Pr Ourcq
      • Posté à 20h31 le 17/04/2011
      • Internaute 24928

      Non

      C’est pas le déni de télé plasma le problème.

      C’est la stagnation de l’énorme majorité des citoyens alors que le pays s’enrichir dans les mains d’une faible minorité

      Cette minorité n’est pas une élite intellectuelle qui aurait sacrifié toute sa vie pour créer de la valeur pour le pays et qui aurait le juste fruit de sa dévotion pour la transmettre à sa famille. Non on a pas ça.

      A la place on a quelques familles, une génération d’amis auto-reproduits dans un cercle restreint qui se passe entre elles les postes politiques et entreprises et s’auto-récompensent en somme mirobolantes.

      Le vote est lui même perverti par la nomination. Le peu qui se fait élire nomme des gens sans aucune raison de compétence. Celui qui chute suite à une gravissime erreur de jugement ou d’éthique se fait nommer ailleurs avec tout autant de moyens.

      Pendant que rien de tout cela ne peut être caché car nous sommes impliqués de près, les gens qui forment l’énorme richesse de la France stagne.

      Cela est insupportable. La france se dilue dans ce vol du pays.

      En quelque sorte la France est un beau pays et quelques personnes le savent, alors ils démontent les services publics, son infrastructure, ses relations, sa culture, son ouverture et sa vie pour s’enrichir le plus vite possible. A la fin, ils partiront.

      Il y a vol et déni de France a de plus en plus de gens et cela est une agression envers tout le monde.

      • Pr Ourcq
        Pr Ourcq répond à oomu
        • Posté à 20h34 le 17/04/2011
        • Internaute 90201

        Je ne sais mais je ne trouvais pas ça plaçable dans le contexte de l’article.

      • Veig
        Veig répond à oomu
        • Posté à 15h32 le 18/04/2011
        • Internaute 28990

        C’est le meilleur commentaire que j’aie lu depuis longtemps sur les forums !

      • Mauzar
        Mauzar répond à oomu
        Tous aux Abris
        • Posté à 12h07 le 19/04/2011
        • Internaute 49014
          Tous aux Abris

        Si le logement « ordinaire » était payé en fonction de ce qu’il est, c’est à dire une palette de parpaings et un sac de ciment, les Français pourraient utiliser l’argent économisé sur d’autres postes. Il faut absolument faire rendre gorge aux investisseurs immobiliers que je compare aux Mulliez dans un autre domaine.

    • pablico
      pablico répond à Pr Ourcq
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 21h33 le 17/04/2011
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      non, il suffit juste d’une bonne gueule, avec une forte mâchoire, et de belles dents..

      le pouvoir d’achat va se chercher avec les dents.. disait notre président.. il ne parlait pas de spiritualité..

      mais sa sortie ridicule était spirituelle....

      • LETSGONICE1
        LETSGONICE1 répond à pablico
        • Posté à 21h51 le 18/04/2011
        • Internaute 47895

        ... Et, il a essayé d’y aller du bout des incisives, tellement il a les dents du fond qui baignent !

    • LETSGONICE1
      LETSGONICE1 répond à Pr Ourcq
      • Posté à 22h00 le 18/04/2011
      • Internaute 47895

      ... Sans, tomber dans l’extrémisme religieux, voir le religieux tout court, n’avons-nous pas besoin d’un peu plus de spiritualité ? ...

      Certes, d’autant que ces deux dimensions semblent ne plus rien avoir en commun

  • i. a déménagé le 26 juillet
    • Posté à 20h10 le 17/04/2011
    • Internaute 151149

    la civilisation du bien-être de masse a fait disparaître la misère absolue, mais elle accroît la misère intérieure, le sentiment de vivre une sous-existence par ceux qui ne particpent pas à la « fête » consumériste promise à tous (G. Lipovetski)

  • ROBERT GIL
    ROBERT GIL
    Site « Conscience Citoyenne (...)
    • Posté à 20h12 le 17/04/2011
    • Internaute 135580
      Site « Conscience Citoyenne (...)

    Il y a seulement 20 ans, pour 100 euro de travail fourni, 30 allaient à la rémunération des actionnaires. Actuellement c’est 40 euros qui disparaissent dans leurs poches. Et bientôt p 50 euros, ils n’en auront jamais assez ! Chaque année c’est 180 milliards qui passent ainsi de la poche des salariés dans celle des actionnaires. A l’époque du « rêve américain », aux USA, le salaire d’un PDG était en moyenne de 40 fois le salaire minimum, actuellement en France le salaire des PDG du CAC 40 est de 300 à 500 fois le smic ! Cherchez l’erreur ! Lire cet article :

    Lien

    • Hulk
      Hulk répond à ROBERT GIL
      Gros con de droite
      • Posté à 20h40 le 17/04/2011
      • Internaute 108405
        Gros con de droite

      N’importe quoi. C’est stable aux impôts près, en dehors de la période des chocs pétroliers.

      • Malzieux
        Malzieux répond à Hulk
        Ex-chomeur
        • Posté à 21h32 le 17/04/2011
        • Internaute 124404
          Ex-chomeur

        En dehors de ce think tank libéral, d’autres chiffres indiquent d’autres résultats :
        Lien
        Lien

         
        • Hulk
          Hulk répond à Malzieux
          Gros con de droite
          • Posté à 21h52 le 17/04/2011
          • Internaute 108405
            Gros con de droite

          Dites, votre lien Insee donne les mêmes chiffres que ceux de mon tableau. Vous ne croyez pas qu’il y a quand même des limites à l’incapacité à comprendre ce qu’on lit ?

          • Malzieux
            Malzieux répond à Hulk
            Ex-chomeur
            • Posté à 22h27 le 17/04/2011
            • Internaute 124404
              Ex-chomeur

            « il y aurait des limites à la capacité » me semble plus juste que son contraire.
            Votre tableau ne donne pas de chiffres lisibles, si la courbe des salaires donnée par l’INSEE est identique à elle de votre tableau, votre commentaire ne semble pas la lire comme elle se présente, puisqu’elle n’est pas stable du tout.

        2 autres commentaires
      • Commandante
        Commandante répond à Hulk
        • Posté à 22h16 le 17/04/2011
        • Internaute 109933

        Il faut donner la Lien de ce genre de graphique pour être crédible.

         
        • Hulk
          Hulk répond à Commandante
          Gros con de droite
          • Posté à 22h20 le 17/04/2011
          • Internaute 108405
            Gros con de droite

          Et alors ? Ce sont les chiffres de l’insee.

          • Commandante
            Commandante répond à Hulk
            • Posté à 22h25 le 17/04/2011
            • Internaute 109933

            Bah rien il faut donner la source c’est tout. Balancer un graphique sans source comme ça, c’est nous obliger à vous faire confiance... : -)

          • Malzieux
            Malzieux répond à Hulk
            Ex-chomeur
            • Posté à 22h32 le 17/04/2011
            • Internaute 124404
              Ex-chomeur

            Bin ce n’est pas ce qu’indique la source de votre lien :
            Lien

            Et l’Ifrap c’est un think tank libéral, qui prend peut-être sa source auprès de l’insee mais qui voit les chiffres comme ca l’arrange, comme moi quand je vous donne les mêmes chiffres de l’insee.

            • Adéménagéle1erseptembre2011
              • Posté à 00h24 le 18/04/2011
              • Internaute 132112

              Cette personne ne cesse de tronquer les « informations » qu’il prétend délivrer. Et il n’en donne jamais la source précise, sous prétexte qu’il n’est pas là pour instruire les crétins (je le cite approximativement). Mais quand on fouille un peu, on constate qu’il distord le contenu des textes figurant dans les liens qu’il refuse de donner. Bref, il ment, pour résumer.

        4 autres commentaires
      • ROBERT GIL
        ROBERT GIL répond à Hulk
        Site « Conscience Citoyenne (...)
        • Posté à 22h44 le 17/04/2011
        • Internaute 135580
          Site « Conscience Citoyenne (...)

        tu ne peux nier que la repartition est de plus en plus inegalitaire, je te joint deux article a lire, un sur le salaire maxi et un autre sur l’evolution de l’impot aux USA, dont on suit l’exemple....

        Lien

        Lien

         
        • Hulk
          Hulk répond à ROBERT GIL
          Gros con de droite
          • Posté à 23h12 le 17/04/2011
          • Internaute 108405
            Gros con de droite

          C’est faux. La répartition d’environ 2/3 - 1/3 est stable sur la longue durée, en dehors de la période spécifique qui a fait suite aux chocs pétroliers. C’est un point d’équilibre naturel.
          Sur la même période que mon graphique, voici la courbe des inégalités de revenus, qui prouve que contrairement à ce que vous dites, les inégalités ont baissé, malgré la légère hausse qu’on observe à nouveau depuis quelques années.

          • A déménagé le 1-6
            • Posté à 23h36 le 17/04/2011
            • Internaute 61755

            ton graphique ? et la légère hausse depuis quelque années ? c’est la méthode coué ou bien ?

            • Hulk
              Hulk répond à A déménagé le 1-6
              Gros con de droite
              • Posté à 23h57 le 17/04/2011
              • Internaute 108405
                Gros con de droite

              C’est descendu de 4,6 à 3,1, et c’est remonté à 3,4. Globalement ça reste une forte baisse.

              • A déménagé le 1-6
                • Posté à 00h08 le 18/04/2011
                • Internaute 61755

                globalement, le mot est lâché. tu es dans la globalisation, soit. mais, penses-tu un peu [un tout petit peu] que c’est en affichant des graphiques que tu vas convaincre ?

                tu te convaincs toi-même surtout.

                • Hulk
                  Hulk répond à A déménagé le 1-6
                  Gros con de droite
                  • Posté à 00h26 le 18/04/2011
                  • Internaute 108405
                    Gros con de droite

                  Et qu’est-ce que j’y peux si les inégalités de revenus sont nettement moins importantes en 2011 qu’en 1970, en France. C’est un fait, c’est tout. Et ce n’est pas parce que ça va à l’encontre d’une certaine mythologie ambiante que ça devient faux.

                  Ce qui est sûr, c’est que quand je vois quelqu’un proposer une mesure justifiée par le fait que les inégalités exploseraient, je m’attends à ce qu’il reconsidère sa mesure dès lors qu’il est démontré que sa prémisse est fausse. Mais pour savoir si c’est vrai ou si c’est faux, il faut le mesurer, c’est tout. Sinon c’est ressenti contre ressenti, tout le monde a sa vérité, et on fait n’importe quoi tout le temps.

                  • Adéménagéle1erseptembre2011
                    • Posté à 00h47 le 18/04/2011
                    • Internaute 132112

                    Ce qui est sûr, c’est que quand je vois quelqu’un proposer une mesure justifiée par le fait que les inégalités exploseraient, je m’attends à ce qu’il reconsidère sa mesure dès lors qu’il est démontré que sa prémisse est fausse., dites-vous.
                    Mais vous n’avez rien démontré à ce sujet. Lors de votre prochaine « démonstration », merci de ne pas omettre les références des documents sur lesquels vous vous basez, afin que chacun puisse porter un jugement rationnel sur la véracité de vos affirmations, au demeurant inexactes.

          • Adéménagéle1erseptembre2011
            • Posté à 00h46 le 18/04/2011
            • Internaute 132112

            Toujours pas de source citée (je parle du graphique en rouge posté par Hulk, sur le « rapport inter-décile »)...Bon, je vais le faire pour vous, cette fois c’est Wikipédia (ami passant, si ça vous intéresse, cliquez sur la repro de la courbe puis sur « informations sur l’image » pour vérifier). Notez, on n’y profère pas que de contre-vérités, ni que des vérités d’ailleurs, sur Wikipédia, mais les gens qui comme vous collent des courbes, graphiques et autres pourcentages sans rien expliquer ni dire d’où cela provient sont quelque peu suspects de parler de ce qu’ils ne connaissent pas, voire de mentir sciemment, ne serait-ce que par omission.

            Donc, ce n’est que du Wikipédia, mais voici la page entière :

            Lien

            Je cite un passage que l’on peut trouver en suivant ce lien que vous n’avez pas donné, et qui laisse entendre que l’Insee, l’une de vos bibles, n’est pas infaillible (quel organisme le serait, du reste) :

            Par ailleurs, l’Insee, à la suite de critiques portant sur la sous estimation des inégalités de revenu en raison de la faible prise en compte des revenus du patrimoine, qui occupent une place importante dans le revenu des plus riches, a partiellement intégré ceux-ci dans ses mesures des revenus en France à partir de 2005 [9]. Avec cette nouvelle série statistique, les inégalités de richesse apparaissent beaucoup plus fortes : les 10 % les plus riches ont ainsi perçu non pas 5,69 fois plus que les 10 % les plus pauvres en 2005 mais 6,62 fois plus. En 2006, ces inégalités augmentent, portant ce rapport à 6,75.

          • ROBERT GIL
            ROBERT GIL répond à Hulk
            Site « Conscience Citoyenne (...)
            • Posté à 08h44 le 18/04/2011
            • Internaute 135580
              Site « Conscience Citoyenne (...)

            va dire ça a tout ceux qui n’arrivent plus a joindre les deux bouts, a se loger, a se nourrir, a se soigner... ; tu vis ou ? Montre ton graphique a tous ceux qui gagnent moins de 1000 euros par mois, ça va les faire rire. Tu fait parti du gouvernement qui nous explique que tout va bien ? ? ?

            • Hulk
              Hulk répond à ROBERT GIL
              Gros con de droite
              • Posté à 12h37 le 18/04/2011
              • Internaute 108405
                Gros con de droite

              Réponse classique et affligeante de bêtise. Dès que les faits contredisent les propos absurdes des petits gauchistes en collants, ils sortent le pathos indignatoire à deux balles pour tenter de disqualifier les faits et faire diversion. C’est pour cela qu’il est souhaitable que vous et vos semblables n’aient jamais le pouvoir ; vous êtes incapables d’analyser sereinement les problèmes et donc de gouverner.

              • ROBERT GIL
                ROBERT GIL répond à Hulk
                Site « Conscience Citoyenne (...)
                • Posté à 13h20 le 18/04/2011
                • Internaute 135580
                  Site « Conscience Citoyenne (...)

                Réponse classique et affligeante de bêtise. Dès que les faits contredisent les propos absurdes des petits fachos en collants, ils sortent le pathos indignatoire à deux balles pour tenter de disqualifier les faits et faire diversion. C’est pour cela qu’il est souhaitable que vous et vos semblables n’aient jamais le pouvoir ; vous êtes incapables d’analyser sereinement les problèmes et donc de gouverner.

                • Hulk
                  Hulk répond à ROBERT GIL
                  Gros con de droite
                  • Posté à 13h48 le 18/04/2011
                  • Internaute 108405
                    Gros con de droite

                  C’est bien mon vieux, vous progressez : vous arrivez à copier-coller sans faire trop de fautes maintenant. Félicitations.

              • LETSGONICE1
                LETSGONICE1 répond à Hulk
                • Posté à 22h09 le 18/04/2011
                • Internaute 47895

                ...C’est pour cela qu’il est souhaitable que vous et vos semblables n’aient jamais le pouvoir ; vous êtes incapables d’analyser sereinement les problèmes et donc de gouverner....

                Il est tellement vrai que les gens de droite sont (surtout actuellement !) tellement sereins...

                • Hulk
                  Hulk répond à LETSGONICE1
                  Gros con de droite
                  • Posté à 22h14 le 18/04/2011
                  • Internaute 108405
                    Gros con de droite

                  Sarkozy est zen, il sait qu’il sera réélu. Et il rigole de voir l’armée de tapettes tremblantes de son camp qui commencent à paniquer.

                  Il a raison.

                  • LETSGONICE1
                    LETSGONICE1 répond à Hulk
                    • Posté à 21h36 le 19/04/2011
                    • Internaute 47895

                    ...l’armée de tapettes tremblantes...

                    Pourriez-vous préciser votre impensable pensée SVP ? ...

                    Et surtout nous expliquer comment osez-vous l’écrire aux yeux de tous ? C’est sans doute l’une de vos convictions personnelles qui vous a trahi ! ...

                    Sachez bien qu’ici, on considère vos propos pour une exemplaire insulte.

                    • Hulk
                      Hulk répond à LETSGONICE1
                      Gros con de droite
                      • Posté à 21h41 le 19/04/2011
                      • Internaute 108405
                        Gros con de droite

                      « Pourriez-vous préciser votre impensable pensée SVP ? ... »

                      Préciser quoi ? C’est pas clair ? Il vous faut un dessin ?

                      • LETSGONICE1
                        LETSGONICE1 répond à Hulk
                        • Posté à 21h51 le 19/04/2011
                        • Internaute 47895

                        A part ma question, je ne vous avais rien demandé et encore moins un dessin !

                        Mais bien sûr, comme vous l’indiquez par vous-même,
                        on ne peut compter que sur la définition de votre pseudo...

          • Jo-ben
            Jo-ben répond à Hulk
            flemmard
            • Posté à 14h06 le 18/04/2011
            • Internaute 129402
              flemmard

            J’aimerais bien lire le même graphique pour les 1/20 - 19/20

          • lavomatic
            lavomatic répond à Hulk
            divers
            • Posté à 16h38 le 19/04/2011
            • Internaute 134824
              divers

            les courbes, ca apprend décidement plein de choses

      • LeFiDuDé
        LeFiDuDé répond à Hulk
        Procrastinateur émérite
        • Posté à 12h18 le 18/04/2011
        • Internaute 66498
          Procrastinateur émérite

        En fait, donner des graphiques et ne pas comprendre ce qu’ils indiquent réellement, n’est qu’une question d’intention. Voici celui-ci : et on comprend qu’on a augmenté en nombre depuis 1950 (la population a augmenté de 1,5 fois) et la production augmenté de 250 %, ce qui veut dire que, de fait, la production TOTALE a augmenté de 250 x 1,5 : 375 %. Et tout cela pourquoi ? Pour moins de pauvreté, plus de capital, plus de dividendes ? Elle va où cette « richesse » ? 375 % d’augmentation TOTALE d’effectivité d’une heure de travail ! Et toujours au même point, aux mêmes questions !

        Il y en aurait même qui ne seraient pas content que le gâteau augmente d’autant. Mais qui ? et pourquoi ?

         
        • Hulk
          Hulk répond à LeFiDuDé
          Gros con de droite
          • Posté à 12h45 le 18/04/2011
          • Internaute 108405
            Gros con de droite

          Tout le monde a très largement profité de tout cela. Il suffit de regarder l’énorme stock d’équipements collectifs et son augmentation vertigineuse en 40 ans, sans oublier la hausse tout aussi vertigineuse des services publics (un million de fonctionnaires en plus). Et aussi, les inégalités ont fortement baissé, par le jeu de transferts sociaux massifs de plus en plus importants vers les catégories pauvres.

          La France redistribue environ la moitié de la valeur ajoutée, sous forme d’aides sociales, de services publics et d’équipements collectifs. Une grosse partie de la hausse de la production que vous mentionnez est passée là. Le reste est passé dans la hausse du pouvoir d’achat qui a été constante sur la période.

          • LeFiDuDé
            LeFiDuDé répond à Hulk
            Procrastinateur émérite
            • Posté à 13h19 le 18/04/2011
            • Internaute 66498
              Procrastinateur émérite

            Les « transferts sociaux massifs » repartent dans les circuit de la consommation, bien évidemment, puisqu’ils s’adressent aux plus pauvres, profiteront indirectement aux plus riches puisque les plus riches sont plus riches à raison de 30 fois plus qu’auparavant où ces « transferts sociaux massifs » ne se faisaient pas.

            La manière de penser est liée à l’intention. Voulez-vous être âpre au gain : vous trouverez toujours des calculs, résultats, etc. dont l’interprétation sera orientée vers votre intention. Moi, personnellement, qui me demande pourquoi tant de disparités puisque les jours sont équivalents pour tous à 24 heures, je trouverai des arguments aussi solides que les autres, mais leur force ne consistera, finalement, qu’à un rapport de force immédiatement relatif à l’intention du détenant de cette force.

            Notre société qui roule elle aussi sur 24 heures (encore que la bourse fasse de l’argent sur le seul fait que la terre tourne sur elle-même et que le soleil traine ses rayons successivement sur les divers continents qui la composent) obnubile par une intention qui consiste essentiellement à inventer du travail (et la preuve en est par cette augmentation de 385 % de la productivité d’UNE HEURE de travail) : mettez cet état d’esprit aux poubelles de l’histoire (action que seuls ceux qui se refuseront à être des travailleurs pourront opérer) et tout le système s’effondre.

            Alors quoi ? Un graphique de plus ? qui montrera qu’il n’y a pas assez d’activité humaine sur cette planète aux ressources limitées ?

            Que le travail ne paye pas assez ? C’est évident, il est si pénible !

            • Hulk
              Hulk répond à LeFiDuDé
              Gros con de droite
              • Posté à 13h46 le 18/04/2011
              • Internaute 108405
                Gros con de droite

              Quel baratin...

              Au lieu de poser des questions entendues, faites-là votre démonstration plutôt.

              PS : l’écart de revenu entre les 10% les plus riches et les 10% les moins riches est passé en quarante ans de 4,6 à 3,4. Il a donc baissé. L’argument qui prend pour base les quelques milliers de personnes ayant les plus hauts revenus, qui ont eu augmenté fortement, est totalement démagogique ; il ne s’agit que d’une goutte d’eau tant ils sont peu nombreux.

              • LeFiDuDé
                LeFiDuDé répond à Hulk
                Procrastinateur émérite
                • Posté à 17h54 le 18/04/2011
                • Internaute 66498
                  Procrastinateur émérite

                J’ai procédé à l’addition des DIX (seulement dix) premières fortunes de France (746,5 milliards de $) et j’ai constaté qu’elle équivaut au PIB d’un pays d’UN million d’habitants de cette planète. Elle est sacrément grosse la goutte d’eau !

                • Hulk
                  Hulk répond à LeFiDuDé
                  Gros con de droite
                  • Posté à 20h49 le 18/04/2011
                  • Internaute 108405
                    Gros con de droite

                  1) Je doute que ce chiffre soit réel, vous vous êtes trompé dans les grandes largeurs.

                  2) On ne compare pas un patrimoine à un revenu, ça n’a pas de sens. Dit autrement, pour produire un PIB annuel de 2000 milliards, la France fait fructifier un patrimoine qu’on peut estimer à quelque chose entre 50 000 et 100 000 milliards.

                  • LeFiDuDé
                    LeFiDuDé répond à Hulk
                    Procrastinateur émérite
                    • Posté à 21h17 le 18/04/2011
                    • Internaute 66498
                      Procrastinateur émérite

                    Allez-y, sortez la calculette Lien.

                    De plus, pour moi, patrimoine ou revenu, du moment qu’on en est le possesseur, qu’importe ! Ici c’est une dizaine de types, là c’est 1 pays composé de 1 million d’habitants. C’est du pognon.

                    • Hulk
                      Hulk répond à LeFiDuDé
                      Gros con de droite
                      • Posté à 21h23 le 18/04/2011
                      • Internaute 108405
                        Gros con de droite

                      C’est bien ce que je pensais. La somme des dix premiers ne fait même pas 100 milliards.

                      Pitre.

                      • LeFiDuDé
                        LeFiDuDé répond à Hulk
                        Procrastinateur émérite
                        • Posté à 21h50 le 18/04/2011
                        • Internaute 66498
                          Procrastinateur émérite

                        L’est dure, la cuirasse de l’entendement humain, n’est-ce pas ?

                    • Achernar
                      Achernar répond à LeFiDuDé
                      Etudiant
                      • Posté à 21h26 le 18/04/2011
                      • Internaute 119490
                        Etudiant

                      La somme des dix premiers fait grosso-modo 90 milliards d’€. J’avais fait le calcul sur les 500 premiers à une époque et on arrivait à peu près à 200 milliards d’€ . On est très loin de votre chiffre.

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