TRIBUNE 17/02/2008 à 21h01

Kosovo : les trois armes du « plan d'action » de la Serbie

Pierre Langlois | Politologue

A Belgrade, l’heure est à la mise en route du « plan d’action » censé contrer la décision de déclaration d’indépendance unilatérale du Kosovo, car, comme l’a déclaré le président -modéré- Tadic, « la Serbie ne reconnaîtra jamais l’indépendance du Kosovo ».

Les dirigeants serbes ont eu beau déclarer l’indépendance unilatérale « illégale et immorale », les citoyens serbes, et notamment ceux du Kosovo, étaient résignés depuis des mois. La population, depuis les bombardements otaniens de 1999 et l’intervention de troupes occidentales sur le terrain, ne caressait guère l’espoir d’en reprendre le contrôle.

Il est par ailleurs incertain que les dirigeants serbes eux-mêmes y aient plus cru, bien qu’ils aient tous affirmés le contraire. Quoi qu’il en soit, en position d’offensés, les leaders politiques serbes sont fin prêts à jouer le duel qui les opposent aux grandes puissances occidentales. Belgrade a préparé la semaine passée un « plan d’action ». Et la séparation déclarée de Pristina enclenche mécaniquement la mise en œuvre de ce plan, dont les volets suivent probablement les trois domaines que la Serbie a à sa disposition.

L’arme diplomatique

En soutien à Moscou, qui n’a eu de cesse de mettre en garde la communauté internationale quand aux éventuelles implications du précédent que représenterait un Kosovo indépendant, Belgrade peut aisément devenir une épine dans le pied des Occidentaux. Pour peu que l’Abkhazie, l’Ossétie du Sud ou la Transnistrie (provinces séparatistes pro-russes respectivement de Géorgie et de Moldavie) déclarent unilatéralement leur indépendance, la Serbie pourrait bien les reconnaître, afin de jouer, après-tout, un statu quo reconnu par les Etats-Unis, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Il est même possible que le jeu quitte la scène proprement européenne et s’étende à d’autres zones géopolitiques. Ce rôle n’apporterait rien de très concret pour la Serbie, mais ce serait une revanche certaine sur le fonctionnement des relations internationales. Ce comportement participerait sans doute à l’implosion du système onusien actuel, déjà malmené par les interventions sans autorisation du Conseil de sécurité en Irak et au Kosovo en 1999. Il est cependant peu probable que les choses se déroulent ainsi, car la Serbie clame encore avoir le droit international pour elle, et affirme que c’est le Kosovo qui va à l’encontre de la résolution 1244 qui donnait aux Nations Unies la gestion de la province.

Il y a un autre volet à cette arme diplomatique. C’est l’empêchement de l’intégration finale des Balkans dans l’Union Européenne. L’idée de soutien des Etats-membres à cette déclaration unilatérale -soutien même passif en permettant l’envoi de la mission Eulex au Kosovo-, était que le Kosovo et la Serbie feront chemin commun vers l’Union Européenne. Mais il serait impensable que ce soit le cas sans que Belgrade ne reconnaisse l’Etat kosovar. La question se pose déjà pour la Turquie qui ne pourrait intégrer l’UE sans une reconnaissance de Chypre.

Evidemment, une telle stratégie se ferait à l’encontre des intérêts serbes, mais l’idée que la Serbie est la martyre de l’Histoire est inscrite dans la culture serbe. Et Belgrade pourra peut-être toujours compter sur l’absence de reconnaissance formelle d’un Kosovo indépendant par la Bulgarie, la Roumanie, la Grèce, voire l’Espagne.

L’arme économique

Le secteur économique est certainement l’un des endroits où la Serbie rechigne le moins à travailler avec les institutions internationales. Et les réformes économiques, assez difficiles à porter pour la population, commencent à porter quelques fruits. La Serbie est ainsi un acteur économique non négligeable pour les Balkans, acteur qui pourrait jouer, à l’image de son allié russe, de sa capacité économique dans un but politique. D’autant plus que plusieurs organisations régionales et cadres réglementaires implémentent une coopération économique de plus en plus poussée.

Belgrade a d’ailleurs entériné cette stratégie de pression régionale en faisant de l’Etat russe, par son bras énergétique Gazprom, qui a pris le contrôle, en janvier dernier, la Naftna Industrija Srbije (NIS), principale compagnie pétrolière serbe. L’idée que la Serbie favorise l’intrant russe dans les Balkans dans le domaine énergétique confirme donc ses vues géoéconomiques anti-occidentales, vue l’aversion des Européens de l’ouest et des Américains pour la dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie.

Passivement, même, la Serbie constitue un empêchement à l’unification continentale du Marché commun. Située en plein cœur de la péninsule balkanique, frontalière de pas moins de huit pays (Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Macédoine, Kosovo, Monténégro, Bosnie-Herzégovine et Croatie), les échanges économiques nécessiteront un contournement permanent avec le processus d’intégration de ses voisins non-membres.

L’arme sécuritaire

Belgrade a bien intégré, à ses dépens, le rapport de force qui l’empêche de recourir à quelque action militaire que ce soit à l’encontre des troupes de l’Otan. Mais la Serbie dispose d’un atout qui pourrait bien accomplir les craintes -prémonitoires ? - des autorités serbes et russes quand à la déstabilisation de la région en cas d’indépendance kosovare. Les services secrets serbes sont en effet réputés pour leur connaissance du terrain balkanique et leurs importants réseaux. Il se pourrait bien que l’activation de certaines cellules provoque l’émergence de troubles de tout ordre, de la sécession de régions à dominance serbes (nord et sud kosovars, Republika Srpska en Bosnie) à des insurrections armées des Serbes du Kosovo ou de groupes paramilitaires comme la Garde du Prince Lazare.

Certains troubles ont déjà éclatés. Dans le nord serbe de Mitrovica, au Kosovo, une grenade a été lancée contre les locaux de l’Union européenne et des Nations unies. Dimanche soir, à Belgrade, les policiers ont eu du mal à empêcher des centaines d’activistes violents d’attaquer l’ambassade des Etats-Unis. Il est bien sûr impossible d’affirmer une implication de la part de l’Agence de sécurité et de renseignement (BIA) dans ces troubles. Mais il peu probable que celle-ci reste en dehors de la gestion de crise : c’est dans ses locaux que s’est conclu le « pacte de non-agression » entre les différents leaders politiques serbes, à la veille de la déclaration d’indépendance du Kosovo.

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  • LeGardian
    LeGardian
    indépendant
    • Posté à 01h26 le 18/02/2008
    • Internaute 25219
      indépendant

    C’est un peu triste pour les Kosovars si joyeux car demain, cela risque d’être deja à leur tour de vivre une guerre de cent ans.
    En tout cas, bienvenue à ce nouveau pays

  • Art-35_Constitution-1793
    Art-35_Constitution-1793
    Pour une Republique Bonsensiste (...)
    • Posté à 08h44 le 18/02/2008
    • Internaute 4675
      Pour une Republique Bonsensiste (...)

    Au vu de cette Histoire je compte fonder l’OLP et demander l’indépendance de la Picardie . Ceci aurait pour mérite de régler le problème de la Belgique puisque la Wallonnie pourrait nous rejoindre et « restaurer » la Picardie d’origine ! De plus nous parlons la même langue qui était en vigueur jusqu’au traité de Villers-Cotteret.
    Ayant un accès a la mer, une plaine agricole prospère, on pourrait vivre en paix et créer un droit de péage a tous les biens Européens qui transiteraient sur notre territoire.Imaginez un pays indépendant qui s’étendrait de Liège a la baie de Somme et qui isolerait tout l’ouest de l’Europe FRICOCRATIQUE !

    J’invite donc les Basques, les Corses, les Savoyards et les Kosovars a nous aider dans notre entreprise de liberation du pouvoir Neuilliens !

    Vive la Picardie Libre, Vive l’O L P *

    Organisation pour la Libération de la Picardie.

    * N’y voyez bien sur que du « Bon Sens » ! ! !

  • DIOPZO
    • Posté à 10h16 le 18/02/2008
    • Internaute 24613

    Il est curieux qu’à l’époque de la mondialisation nous assistons à un mouvement contraire qu’on pourrait appeler régionalisation.Certainement le besoin de retrouver ses racines et de gérer les ressources de son environnement le plus immédiat.Il viendra bien un jour où nos régions accèderont à l’autonomie lorsqu’elles en auront marre de se faire plumer par l’état centralisateur.Cela commencera quand le conseil de région lèvera l’impôt,le reste suivra alors naturellement.La Catalogne est un bon exemple à suivre.

    • Art-35_Constitution-1793
      Art-35_Constitution-1793 répond à DIOPZO
      Pour une Republique Bonsensiste (...)
      • Posté à 10h24 le 18/02/2008
      • Internaute 4675
        Pour une Republique Bonsensiste (...)

      J’ai découvert ces vidéos il y a quelques jours qui expliquent assez bien le processus. Ce n’est pas un hasard si les USA supportent cet état de fait !

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  • Art-35_Constitution-1793
    Art-35_Constitution-1793
    Pour une Republique Bonsensiste (...)
    • Posté à 10h27 le 18/02/2008
    • Internaute 4675
      Pour une Republique Bonsensiste (...)

    Ce qui me ferait beaucoup rire serait que les indépendantistes TEXANS (ils existent) finissent par obtenir l’indépendance !

  • cooper59
    cooper59
    nazer c pueril et con
    • Posté à 10h49 le 18/02/2008
    • Internaute 18535
      nazer c pueril et con

    le noeud de cette affaire c’est que les Kosovars et les Serbes ne peuvent plus vivrent ensemble mais que la Serbie ne voudra jamais reconnaitre un etat kosovar ; De plus il sera plus facile pour la Serbie , soutenue par la Russie , de declarer une guerre a l’etat voisin ! A moins que ce soit le Kosovo , soutenu par les USA , qui fasse le premier pas vers la guerre . Sans compter qu’un moderé serbe au pouvoir est pret a faire beaucoup pour satisfaire tout le monde , Milosevic , je sais c’est pas politiquement correct et c’est pas du PPDA , etait plutot moderé au depart jusqu’a qu’il soit completement depassé par les Mladic et compagnie ! a mediter .

    • RoPen
      RoPen répond à cooper59
      en retraite, ce n'est pas une (...)
      • Posté à 11h22 le 19/02/2008
      • Internaute 32370
        en retraite, ce n'est pas une (...)

      Ce ne sont pas les kosovars mais les albanais qui ne veulent plus vivre en Serbie. Pourtant ils s’y trouvaient fort bien sous Tito, quand Enver Hodja dirigeait l’Albanie. Dans ce cas il n’y a que 2 solutions : soit quitter ce pays pour le leur, soit prendre possession des terres où ils vivent. Et c’est cette solution qu’ils ont choisi. D’où la GUERRE !
      Or il se trouve que ce scénario c’est tant de fois déroulé dans le monde, et a conduit à des boucheries si affreuses, que des gens intelligents ont proposé de considérer les frontières comme définitifs et intouchables. Propositons qui ont été acceptées par tous depuis longtemps.
      Celà certainement ne faisait pas le beurre des marchands de canons, toujours près à soutenir n’importe quelle zizanie dans le monde (et si possible loin de chez eux) D’où les guérillas incessantes. Mais çà ne suffit pas encore. Donc il fallait bien faire sauter ce principe de l’intangibilité des frontières.
      C’EST FAIT AVEC LE KOSOVO ! ! ! ! ! ! ! ! !
      La vie est redevenue belle pour les marchands d’armes.

  • Comanchero
    Comanchero
    Vendeur de Tapas
    • Posté à 11h05 le 18/02/2008
    • Internaute 32178
      Vendeur de Tapas

    Etonnant qu’un nouveau micro-Etat gangréné par les mafias locales et la corruption soit encore une fois créé avec l’aval de nos pontes adeptes d’un humanisme borné...A moins que ces mêmes pontes voient dans le Kosovo la possibilité d’un nouveau petit paradis fiscal à court terme ?
    Contrairement à la Bosnie, le temps à dévoilé une part de vérité dans les agissements de l’Albanie et de son bras armé l’UCK, agissements qui gênent mais que l’on cautionne du bout des lèvres, un massacre et des expulsions sommaires de Serbes seraient-ils plus acceptables ?
    Ces dernières années qu’elle poussée des nationalismes et des « communautarismes », c’est inquiétant...Et le pire c’est que c’est cautionné.

  • riverain désinscrit
    • Posté à 12h34 le 18/02/2008
    • Internaute 24295

    Article intéressant sur la « vision serbe » qu’il conviendrait d’équilibrer avec la « vision occidentale ».
    Pourquoi ce soutien à l’indépendance, quels bénéfices attendus, quelle gêne (espérée) occasionnée à la Russie... Quel est le jeu des EU ? Quel développement futur = « grande Albanie » ?

    Pourquoi la Transnistrie n’est-elle pas reconnue ?
    Abkhazie et Ossétie du Sud ont déjà fait savoir dimanche leur volonté d’enclencher leur demande d’indépendance. Réponse du berger à la bergère, persistance de la guerre froide dont on nous affirme qu’elle est finie.

    • Madmad
      Madmad répond à riverain désinscrit
      passante
      • Posté à 16h56 le 18/02/2008
      • Internaute 29078
        passante

      Et dans toutes ces « républiques » indépendantes de l’ex-bloc soviétique (ou assimilé), n’oublions pas le Haut-Karabagh : les présidentiables arméniens (élections demain, mardi 19) pourraient bien jouer sur cette déclaration d’indépendance, très bienvenue du point de vue Arménien (moins de celui de leurs voisins azerbaïdjanais, on s’en doute).

  • Renan
    • Posté à 17h19 le 18/02/2008
    • Internaute 11778

    Kouchner aura réussi son coup,tout faire pour un kosovo indépendant,ne pas se rappeler de ce que les serbes ont souffert pendant la derniere guerre,et eux ne se sont pas alliés aux nazis.
    et maintenant ? il faut poser la question,les basques demandent et proclament leur indépendance,les corses font de même et la foultitude de micros états qui ne se sentent pas bien dans le giron des meres patries.
    qu’allez vous faire tous les kouchner que compte la planete ? demander a l’otan de les bombarder ? vous êtes vraiment des politiciens de petite dimension.

    • pablico
      pablico répond à Renan
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 18h32 le 18/02/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      tu penses encore comme il y a 100 ans. change de paradigme, on est en Europe maintenant.
      n’ai plus peur de la cession.
      Même les belges n’arrivent pas à faire cession, car ils vont se retrouver entre eux à la table de L’Europe, et en état de faiblesse par apport aux autres états européens, parce plus petit et plus pauvre.
      Pour survivre ils seront obligés de faire parti de L’Europe, mais étant petits ils n’auront plus droit au chapitre, ou tellement peu.
      L’Europe c’est le chant du cygne des micros nationalismes.

      • riverain désinscrit
        • Posté à 19h15 le 18/02/2008
        • Internaute 24295

        < L’Europe c’est le chant du cygne des micros nationalismes. >

        dans ce cas pourquoi reconnaître le Kosovo qui est la meilleure illustration du micro-nationalisme / ethnique ?
        n’y aurait-il pas comme une contradiction ?

         
        • Art-35_Constitution-1793
          Art-35_Constitution-1793 répond à riverain désinscrit
          Pour une Republique Bonsensiste (...)
          • Posté à 21h16 le 18/02/2008
          • Internaute 4675
            Pour une Republique Bonsensiste (...)

          Non en fait c’est l’inverse, la création de Micro états va permettre de « Démolir » les états nations existantes pour renforcer le pouvoir FRICOCRATIQUE !

          Visionnez les vidéos ci dessous, c’est très bien expliqué

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        1 autres commentaires
  • daniel
    daniel
    daniel
    • Posté à 10h33 le 19/02/2008
    • Internaute 5273
      daniel

    J’aimerai qu’on m’explique l’intérêt des USA, du RU , de la France et de l’Allemagne de reconnaitre et de soutenir l’indépendance du Kosovo en contradiction avec les résolutions onusiennes précédentes.

    Et qu’on ne vienne pas m’expliquer qu’il s’agit du respect du droit des peuples à disposer d’eux mêmes, hein, parce que cette raison là je n’y crois pas du tout, sinon Taiwan serait indépendante, il y aurait un Kurdistan, il y aurait une Palestine, un état Berbère, etc.

    • RoPen
      RoPen répond à daniel
      en retraite, ce n'est pas une (...)
      • Posté à 11h40 le 19/02/2008
      • Internaute 32370
        en retraite, ce n'est pas une (...)

      En poussant les albanais (du Kosovo)à l’indépendance, les USA se font un allié indéfectible.
      Il pourront y conserver leur immense BASE AERIENNE implantée dès la fin des bombardements sur la Serbie. Toute proche pour surveiller la Russie et le passage du pétrole.
      Et c’est tout bénef si çà met la merde en Europe !
      Quand aux dirigeants anglais et français, vendus à la cause américaine .....ne chercher pas !

  • Humain
    • Posté à 17h12 le 21/02/2008
    • Internaute 21387

    C’est la faute aux « serbes »....
    C’est de la faute des « Albanais »...

    Non, c’est de la nôtre, de faute !

    Les « indépendances » récentes reposent toutes sur des système religieux. Nous le savons tous mais celui qui le dit clairement sera pointé du doigt ! ! !
    En effet, une façon de justifier l’importance de la religion à peine voilée dans ces conflits et déclarations actuels consiste justement à comparer les situations du Kosovo à celle du Pays Basque, des Bretons, où même de la Corse ! ! Où va-t-on ?
    Ces comparaisons sont proposées après l’avènement de l’Albanie et du Kosovo, après les déclarations de l’Archevêque de Canterbury, après et la « loi » du voile dans les universités Turques, après les affaires de caricature Danoises pendant nos propos hexagonaux sur les sectes et nos récentes demandes de modification de la loi 1905 et 1901…
    Nous devenons experts en « non dire » tout en exprimant une « volonté de dire »... ! Les thèmes divers et variés concernant une religion, (dont les adeptes et tenants ne doivent pas être nommés, sous peine de « religion-phobie ») ne sont rien que des propos concernant le futur de « notre environnement social »...

    Tout cela revient à remplacer dans nos pays une religion où la morale était associée à un symbolique significatif, par un ensemble de rites tout bonnement archaïques, où la soumission que l’on voit ressurgir en nos contrées, deviendra chose courante ! !
    Faut-il donc nous ouvrir, sous prétexte de « culture », à une religion susceptible d’en remplacer une autre, dans une république que nous tentons, depuis un siècle de rendre « laïque » ? C’est cela qui est caché dans les conflits en cours...(Kosovo, Albanie, Palestine, Kenya etc…) Mais là aussi, il convient non pas de l’ignorer, mais surtout ne pas le dire !
    Ou donc se trouve le « laïc » dans tout cela ?