15/02/2008 à 17h07

Grand stade de Lille : la démocratie n'en sort pas grandie

Fabien Desage et Frédéric Sawicki | Politologues, Lille II


Vue du futur Grand Stade Lille Métropole (DR).

Selon Frédéric Sawicki et Fabien Desage, qui enseignent les sciences politiques à l’université de Lille 2, les plus gros investissements se décident dans le dos des citoyens. Ils nous adressent cette tribune.

Sera-t-il bien raisonnable de se rendre aux urnes lors des élections municipales de mars prochain ? Un épisode survenu lors du dernier conseil de la communauté urbaine de Lille (LMCU), le 1er février dernier, invite à lui seul à en douter, tant il a valeur de parabole du fonctionnement de notre démocratie locale : les plus gros investissements se décident dans le dos des citoyens.

Ce soir-là, à un mois du scrutin, 82% des conseillers communautaires adoptent une délibération engageant les négociations avec un grand groupe de construction (Eiffage) afin de réaliser un « grand stade » de 50 000 places, à l’échéance de 2012 pour la modique somme de… 700 millions d’euros.

A quelques défections individuelles près (moins de 10 abstentions et voix contre sur 170), l’ensemble des partis, de l’UMP au PCF en passant par le PS et le MoDem, soutiennent ou choisissent de ne pas s’opposer pas à cette délibération (une vingtaine d’élus, dont les Verts, décident de ne pas prendre part au vote).

« Le beau l’a emporté sur le raisonnable »

Pourtant, des différents projets présentés par les trois grands groupes de construction en concurrence, les conseillers ont retenu le plus cher, à la surprise générale et en reniant l’objectif de maîtrise des coûts qu’ils avaient eux même présentés comme déterminant depuis trois ans.

La vice-présidente communiste chargée du dossier, Michelle Demessine, résume le choix de l’assemblée, par des mots qui en disent long, en même temps qu’ils laissent le citoyen pantois :

Si le « beau » prête à débat, le coût probable pour la collectivité défie l’entendement. Entre la redevance de 15 millions d’euros versée annuellement pendant trente-et-un ans au constructeur et la prise en charge des infrastructures routières -curieuse conception d’un « partenariat public-privé » qui s’apparente dès lors à une classique « concession » -, c’est une somme prévisionnelle avoisinant en fait le milliard d’euros (en incluant la valeur actualisée des versements et les infrastructures annexes) qui sera consacrée par LMCU à la réalisation de cet équipement.

Ce sera là son principal investissement pour les années à venir, correspondant peu ou prou au coût de sa seconde ligne de métro à la fin des années 90 ou à la construction de 30 kilomètres de tramway !

« Le beau l’a emporté sur le raisonnable »

Les modalités concrètes de mise en œuvre de la convention avec Eiffage restent encore floues, mais on ne peut que s’étonner de la précipitation des conseillers communautaires à engager ainsi la communauté urbaine à la toute fin de leur mandat.

Si l’on avait voulu signifier aux électeurs qu’ils auront beau aller voter en mars prochain, l’essentiel des investissements intercommunaux se décidera sans eux, on ne s’y serait pas mieux pris !

Nul besoin de chercher dans les programmes municipaux et les promesses de 2001 les raisons d’un tel engagement. Elles ne s’y trouvent pas.

Et pour cause puisque le projet de construire un stade de ce « standing » a émergé en cours de mandat, pour permettre aux élus de « sauver la face » après que le permis de construire d’un précédent projet de stade (dix fois moins onéreux mais largement controversé, car installé sur le site de la Citadelle Vauban) eût été annulé par un arrêt du conseil d’Etat.

Comme pour le projet actuel de « très grand » stade, les conseillers élus avaient alors voté en bloc à plusieurs reprises -en dépit des réticences exprimées par nombre d’entre eux en aparté- avant de se voir désavoués collectivement par la justice.

Un beau cadeau de départ pour Pierre Mauroy ?

Les élus ont-ils cédé à une pressante demande populaire ? Que nenni ! Un récent sondage réalisé par le quotidien La Voix du Nord indique que seulement 6% des lecteurs interrogés font de la construction d’un grand stade un projet prioritaire pour l’avenir. Celui-ci n’arrive qu’en septième position, bien après les projets d’infrastructures de transport ou d’espaces verts.

Ont-ils voulu offrir un beau cadeau de départ à Pierre Mauroy ? Ce contexte a sans doute joué dans la volonté d’une partie des conseillers de ne pas « contrarier » celui qui fut le garant des compromis intercommunaux au-delà des clivages partisans lors des trois derniers mandats, et pour qui l’échec du projet aurait sonné comme un désaveu personnel.

Mais, au-delà de ce contexte particulier, c’est d’abord le mode de fonctionnement politique singulier des institutions intercommunales qui est ici en cause. On lit et l’on entend souvent que l’un des enjeux des municipales dans les grandes agglomérations réside dans le contrôle des communautés urbaines.

Aux commandes des communautés urbaines, de « grandes coalitions »

Faut-il le rappeler, ni celle de Lille, ni celle de Lyon ne sont gouvernées par la gauche depuis 2001 ! Présidés par un socialiste, leur exécutif associent largement la droite et le centre. A l’inverse, les communautés de Bordeaux et de Marseille sont présidées par un élu de l’UMP, mais sont également cogérées par des « grandes coalitions » à l’allemande.

A Lille, Marc-Philippe Daubresse, ancien ministre UMP est ainsi le premier vice-président de Pierre Mauroy, avec lequel il a signé un accord de mandature dès 2001. Ce dernier brigue la succession de l’ancien Premier ministre et dispute âprement à Martine Aubry l’héritage du patriarche. D’ores et déjà, les tractations ont déjà commencé.

Et le choix d’Eiffage s’explique d’abord parce que le président de l’influent groupe représentant les petites communes (46 élus) a décidé, contre toute attente et au dernier moment, de soutenir ce projet ; du coup, l’UMP et le PS, qui convoitent le soutien de son groupe pour la conquête de la présidence de la communauté, n’ont pu que se rallier à lui.

Une culture du consensus qui annihile toute possibilité de débat public

Cet exemple confirme que les ressources des structures intercommunales sont devenues tellement importantes pour les maires dans la conduite de leurs politiques municipales que ces derniers préfèrent aujourd’hui s’arranger « entre pairs » plutôt que de s’affronter sur des projets concurrents.

Les « consensus communautaires » , à Lille ou ailleurs, s’apparentent donc à des modus vivendi. Ils annihilent toute possibilité de débat public. Tout se règle en coulisses, par-delà les clivages politiques, favorisant l’opacité du fonctionnement politique et des modes de décision, mais également l’ » entre-soi » des élus en leur sein.

Les mécanismes de contrôle démocratique, qui passent notamment par l’existence d’une « opposition » ou par une certaine publicité des prises de position, sont neutralisés. La décision du grand stade à Lille apparaît donc emblématique des effets pervers de ce mode de gouvernement, quand le régime de compromis permanents et la défense par chaque maire des intérêts bien compris de sa commune contribuent à une autonomie du jeu politique qui confine à l’autisme.

Le régime de consensus, devenu la norme dans le gouvernement des structures intercommunales, parce qu’il repose sur la reconnaissance de la souveraineté municipale de chaque maire quelle que soit son appartenance partisane, explique également en grande partie l’incapacité de ces institutions à mettre en œuvre certaines politiques en matière de réduction des inégalités territoriales, de lutte contre l’étalement urbain ou de construction de logements sociaux pour lesquelles elles ont été pourtant conçues.

Une solution : l’élection des conseillers au suffrage universel direct

A Lille, la communauté urbaine a ainsi échoué à imposer aux communes de droite la construction de logements sociaux. Choisir de financer un stade à cette hauteur, c’est aussi ne pas choisir de mener d’autres politiques moins consensuelles.

L’armistice partisan permanent qui règne dans ces instances aboutit ainsi à limiter leur capacité à mener des politiques redistributives ou planificatrices sur le territoire, politiques toujours sous la menace du droit de veto informel des maires.

Il se traduit par une dénégation du caractère potentiellement contradictoire des intérêts en présence au sein d’une agglomération, avec pour conséquence le refus d’arbitrer entre ces derniers.

Les dispositions qui permettraient aujourd’hui une démocratisation de ces structures intercommunales (l’élection des conseillers communautaires au suffrage universel direct couplée à la suppression de la possibilité de cumuler les mandats municipaux et intercommunaux), maintes fois annoncées mais toujours reportées, ne semblent plus d’actualité.

La majorité des parlementaires et les associations d’élus locaux s’y opposent de peur de voir émerger une légitimité politique concurrente de celle des maires. Les élections municipales auront donc lieu en 2008 comme en 2001.

D’intercommunalité, il ne sera que très peu question dans la campagne, hormis subrepticement et autour de l’enjeu finalement secondaire de l’élection du président.

Une fois les élections passées, les institutions intercommunales continueront à être gérées consensuellement, en coulisses, et en l’absence des citoyens, condamnés à se mobiliser par la voie associative et poussés au contentieux par cette confiscation du débat.

Pauvre démocratie locale…

  • 32917 visites
  • 86 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • ParMontsEt ParMots
    • Posté à 17h18 le 15/02/2008
    • Internaute 24245

    On aura une belle infrastructure qui va coûter cher et alors ? ça vous dérange ?
    Vous auriez préféré qu’on ait une verrue dans le paysage ?
    J’espère d’ailleurs qu’on lui donnera le nom de « Marceau SOMERLINCK », Lillois de toujours, seul joueur à avoir gagné 5 fois la coupe de France dans le même club et qui est toujours resté fidèle à son club, le LOSC
    Quant aux logements sociaux, il s’en construit au delà du minimum imposé.

    • pablico
      pablico répond à ParMontsEt ParMots
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 18h47 le 15/02/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Ne vous plaignez pas à Lille, Ici à Nice le grand stade tourne au pataques, à la foire d’empoigne, et au ridicule entre le maire, le préfet, la justice et Estrosi sans compter sur la face immergée de l’iceberg. Et cela depuis 1998 ! !
      Soyez heureux Lillois.

    • Diogenelephilosophe
      • Posté à 22h42 le 18/02/2008
      • Internaute 32630

      Je suis très étonné que le projet Eiffage ait été retenu alors qu’il va véritablement à l’encontre du bon sens. Le principe d’avoir seulement un demi-terrain amovible au lieu d’un terrain entièrement rétractable est une très mauvaise idée : la conséquence pour notre agglomération sera en effet de payer plus pour gagner moins…
      Le projet prétend permettre de multiples concerts et autres manifestations, mais en réalité moins de la moitié du stade sera disponible, ce qui limitera la taille des évènements potentiels. Or cette technologie de demi-terrain amovible coute aussi cher qu’une véritable pelouse rétractable comme celle de l’University of Phoenix Stadium
      (Lien)

      Est-ce pour faire original que nous devons nous contenter d’un projet aussi bancal ? Pour un cout de 700 millions d’euros ne peut-on attendre d’avoir un stade qui puisse véritablement rivaliser avec les plus grands stades du monde ? Que se cache-t-il derrière une décision aussi dénuée de bon sens ?

      • GrandCorpsMalade
        • Posté à 23h05 le 18/02/2008
        • Internaute 32635

        @ Diogene, je suis totalement d’accord avec toi. Nous serons la risée de la France entière avec un stade aussi mal concu ! Cette idee de demi-terrain amovible a 10 ans de retard... Pour le meme prix pourquoi ne pas construire une salle polyvalente basket/hand/spectacle à coté du stade ? L’intéret d’un terrain amovible c’est de pouvoir faire des spectacles grandioses dans le stade entier sans abimer le gazon, je me trompe ?

      • Lebeber
        • Posté à 02h14 le 19/02/2008
        • Internaute 32649

        C’est clair qu’avec ce projet on est très loins d’un projet aussi impressionnant que le Phoenix Stadium...

         
        • GrandCorpsMalade
          • Posté à 19h50 le 19/02/2008
          • Internaute 32635

          Allez voir aussi le Gelredome, c’est impressionnant ! L’idee de Lille me semble vraiment batarde

        1 autres commentaires
  • etonne
    etonne
    Rennes
    • Posté à 17h18 le 15/02/2008
    • Internaute 8626
      Rennes

    « Ce soir-là, à un mois du scrutin, 82% des conseillers communautaires adoptent une délibération engageant les négociations avec un grand groupe de construction »

    a combien de pour cent estimez vous qu’une décision est démocratique ?

    • toots
      toots répond à etonne
      void
      • Posté à 17h36 le 15/02/2008
      • Internaute 15123
        void

      « a combien de pour cent estimez vous qu’une décision est démocratique ? »

      Je crois que vous n’avez pas vraiment compris l’article...

      Il s’agit de démocratie vis-à-vis des électeurs pour lesquels les élus un un mandat représentatif...

      Ha la la....

      • calle8
        calle8 répond à toots
        • Posté à 17h50 le 15/02/2008
        • Internaute 11282

        « démocratie vis-à vis des électeurs » ça veut dire quoi ?

         
        • toots
          toots répond à calle8
          void
          • Posté à 17h55 le 15/02/2008
          • Internaute 15123
            void

          Cela veux dire qu’on est élu pour représenter les citoyens. Enfin jusqu’à preuve du contraire.

          • calle8
            calle8 répond à toots
            • Posté à 18h01 le 15/02/2008
            • Internaute 11282

            donc c’est « démocratie » tout court que vous vouliez dire
            ou « démocratie représentative » peut être.

            et si les élus sont élus pour représenter les citoyens, les citoyens n’ont qu’à ne pas voter pour eux aux prochaines élections (enfin, jusqu’à preuve du contraire)

          • Houvaton
            Houvaton répond à toots
            • Posté à 22h13 le 15/02/2008
            • Internaute 31546

            La preuve du contraire la Suisse la détient depuis au moins 1890, depuis au moins 118 ans. Ils ont une démocratie directe.

            En clair, particulièrement dans leurs cantons, ici nos communes ou municipalités aggrandies, ils ne votent pas pour des « représentants » et leurs programmes respectifs mais directement pour les lois (par votations populaires) à l’échelle de la Confédération et s’impliquent directement dans ce que les regardent prioritairement c’est à dire l’affectation, la destination de chaque budget au regard de la masse des impôts prelevés qui sont bien moindres qu’en France et je peux vous assurer que, dans ces conditions de vraie démocratie, la corruption est vite enrayée et les infrastructures au top niveau pour le bien de tous. (J’ai écrit un commentaire là-dessus plus bas).

        3 autres commentaires
  • Erka
    • Posté à 17h22 le 15/02/2008
    • Internaute 5196

    Quand il s’agit de foot la démocratie locale peut aller se brosser, cf. le scandale du stade de GRENOBLE.

  • chasseuse_d-étoiles
    • Posté à 17h24 le 15/02/2008
    • Internaute 31826

    « Sera-t-il bien raisonnable de se rendre aux urnes lors des élections municipales de mars prochain ? “

    Qu’est-ce que c’est une remarque pareille si ce n’est du poujadisme ?

    Il y a beaucoup de raisons pour aller voter : le logement, la politique urbaine... C’est une élection municipale, pour élire un maire. Les journalistes ont une responsabilité en vers la société : ils ne doivent pas encourager les gens à ne pas aller voter !

    Ne laisser pas les autres choisir pour vous, allez voter !

    • toots
      toots répond à chasseuse_d-étoiles
      void
      • Posté à 17h38 le 15/02/2008
      • Internaute 15123
        void

      « Ne laisser pas les autres choisir pour vous, allez voter ! »

      Et laisser les élus choisir ?

      Ici aussi vous n’avez pas compris le sens de l’article.

      Il s’agit, après avoir voter, de demander des comptes sur l’action des élus.

      Parceque si vous allez voter par bonne conscience citoyenne, mais qu’après les élus font ce qui les chantent, alors oui, à quoi bon voter ?

      • Nutmeg
        Nutmeg répond à toots
        • Posté à 17h49 le 15/02/2008
        • Internaute 14140

        En tout cas, si on ne vote pas, je crois qu’il ne faut pas non plus aller demander des comptes...
        Je ne sais pas où vous voulez en venir quand vous dites (en substance) que ça ne sert à rien d’aller voter pour des gens qui, une fois élus, pourront prendre des décisions...
        Les élus (qui sont élus parce qu’on vote) doivent prendre des décisions (sinon, ils servent à quoi ?) ET rendre des comptes. C’est bien ça le principe, non ? Il est où le non-respect de ce principe dans la décision prise par LMCU ?

         
        • toots
          toots répond à Nutmeg
          void
          • Posté à 17h54 le 15/02/2008
          • Internaute 15123
            void

          « En tout cas, si on ne vote pas, je crois qu’il ne faut pas non plus aller demander des comptes... »

          Je ne crois pas.

          Tout d’abord tout le monde n’a pas le droit de vote, en revanche la politique du pays impacte fortement sur la vie de tout le monde. Il est donc normal de d’avoir son mot à dire sur cette politique, même si on ne vote pas.

          Enfin, je ne compte plus les gens m’affirmant qu’ils n’auraient jamais voté Sarkozy si il n’y avait pas eu Royal en face, alors vous savez, les motagnes de bonne conscience du genre « pas voter c’est mal » je n’y crois plus trop.

          Ou alors vous comptabilisez les votes blanc. Sinon j’apelle cela une prise d’otage en blanc bonnet et bonnet blanc.

        1 autres commentaires
    • jayjay69
      jayjay69 répond à chasseuse_d-étoiles
      (supporter du LOSC)
      • Posté à 18h53 le 15/02/2008
      • Internaute 32229
        (supporter du LOSC)

      Votre remarque, qu’est-elle si ce n’est un raccourci ? Et un contre-sens vis-à-vis du propos de l’article ? C’est justement parce que les dossiers gérés par l’interco ne sont pas soumis au suffrage universel, et que les maires ont de moins en moins de prérogatives vis-à-vis des interco que les auteurs s’indignent (à juste titre) ! ! !

      Et effectivement, Grenoble, Nice ou Reims présentent des situations analogues, tout aussi grotesques.

      • calle8
        calle8 répond à jayjay69
        • Posté à 20h04 le 15/02/2008
        • Internaute 11282

        suffrage universel « direct » je suppose

  • Nutmeg
    • Posté à 17h41 le 15/02/2008
    • Internaute 14140

    82% des élus ont voté pour un projet échaffaudé et débattu pendant plus de 2 ans... Si ça c’est anti-démocratique, je n’y comprends plus rien.
    Pour Rue89 : serait-il possible d’avoir un article qui présente les arguments en faveur de ce projet ? Ils sont nombreux et ont largement eu le temps de « mûrir » depuis le temps que ce fameux projet de « grand stade » est sur la table. La « précipitation » mentionnée dans l’article à propos de ce vote est à s’étrangler. La virulence des auteurs est peut-être due à leur frustration de ne pas avoir réussi à anéantir cette velléité de développement de la région Nord-Pas-de-Calais. Ce projet de grand stade est un investissement certes lourd, mais c’est un investissement dont les retombées pour l’agglomération lilloise seont extrêmement positives. Vraiment, cet article mérite qu’on expose également le point de vue opposé.

    • jayjay69
      jayjay69 répond à Nutmeg
      (supporter du LOSC)
      • Posté à 18h46 le 15/02/2008
      • Internaute 32229
        (supporter du LOSC)

      Bon, clairement, tu parles sans connaître le dossier, ni comprendre les enjeux de l’article.

      Le problème du dossier du stade, c’est qu’il n’a JAMAIS généré de débats dans l’enceinte de la CUDL, même si les options retenues ont été fluctuantes (à cause de « Sauvons la citadelle », d’abord, puis des priorités changeantes de la l’exécutif : ceux là même qui avaient déclaré faire de la maîtrise des coûts un critère de choix se sont dédits en quelques semaines...). Comme l’explique bien l’article, et le rappelle un commentateur plus loin, le problème est que cette décision « consensuelle » prend place dans une arène peu perméable aux effets du suffrage universel direct. Contrairement à ce qu’avance je sais pas qui plus loin, les aléas des municipales changent peu de choses à la composition du conseil communautaire, puisque chaque commune membre de la CUDL (de mémoire, 85) envoie deux représentants, quelle que soit sa taille : la proportionnelle n’a rien à voir là-dedans.

      Bref, si pour toi, la démocratie, c’est : « des gens, élus par le peuple sur des enjeux municipaux, et cooptés entre eux lors d’un troisième tour, peuvent décider dans leur coin ce qui leur chante », je me dis qu’effectivement, rien à dire sur ces projets de partenariats public/privé où c’est le citoyen qui paie et le consortium privé qui empoche.

      Pour mémoire, les prémisses de la démocratie, c’est la reconnaissance de la nécessité du consentement de l’impôt par le peuple souverain...

      • calle8
        calle8 répond à jayjay69
        • Posté à 19h54 le 15/02/2008
        • Internaute 11282

        réponse de « je ne sais pas qui plus loin »
        il faudrait bien lire les interventions avant de prendre ce ton arrogant. ce que j’ai dit c’est que les conseils municipaux ne sont pas purement proportionnels. du coup une liste gagnante emporte beaucoup de sièges au conseil municipal et envoie beaucoup de conseillers communautaires. de plus vous faites une erreur car seules les petites communes n’envoient que deux conseillers. les grandes bien plus.

         
        • jayjay69
          jayjay69 répond à calle8
          (supporter du LOSC)
          • Posté à 20h18 le 15/02/2008
          • Internaute 32229
            (supporter du LOSC)

          Non je maintiens : la communauté urbaine est régie par un conseil où toutes les communes sont représentées semblablement par deux élus. D’où le fait que Mauroy a longtemps « gouverné » la CUDL avec le GADEC, un lobby des petites communes.

          Mon ton est arrogant, mais au moins je sais de quoi je parle.

          • calle8
            calle8 répond à jayjay69
            • Posté à 20h43 le 15/02/2008
            • Internaute 11282

            désolé mais vous ne savez pas de quoi vous parlez : Lille dispose de 29 sièges au conseil de communauté, Roubaix de 13...

            • jayjay69
              jayjay69 répond à calle8
              (supporter du LOSC)
              • Posté à 20h58 le 15/02/2008
              • Internaute 32229
                (supporter du LOSC)

              Au temps pour moi.

              Il n’empêche que les petites communes, celles les moins sensibles aux changements électoraux, sont bien sur-représentées, puisqu’elles représentent environ 20 % de la population, et un tiers des sièges.

              Du reste, ce sont bien les élus qui, par secteur, sélectionnent leurs représentants à la CUDL, et privilégient une forme de consensualisme qui ne reflète pas le suffrage universel direct.

              • ektin
                ektin répond à jayjay69
                • Posté à 21h46 le 15/02/2008
                • Internaute 15749

                Ton pseudo dément à lui seul ton prétendu support au LOSC (on dirait ces noeunoeux sarkosiens qui commencent leurs contribs par un « je n’ai pa voté pour N.S. mais je trouve qu’il a vraiment raison blablabla »).
                Il semblerait qu’il y ait à Lille ( comme partout ailleurs - l’intolérance n’étant pas l’apanage des chtis) une frange de frustrés de la culture qui ignorent sans doute que le sport en fait partie. Et les Sawicki de tous bords ( sans doute plus du bord De Villiers quand même ; -) ) auraient sans doute préféré que la Cudl ait voté un subvention de 700 millions pour un quelconque orchestre classique que personne n’écoute ; c’est sans doute ça leur conception de la démocratie.

                • Frandsen59
                  Frandsen59 répond à ektin
                  • Posté à 22h37 le 15/02/2008
                  • Internaute 32237

                  Ektin... J’ai longtemps hésité à commenter, parce que certains messages se passent de commentaires...
                  Tu sembles bien sûr de toi quand tu attribues tes bons points de supporters et tes appréciations politiques. Tu es pourtant bien loin du compte.

                  Apparemment par contre, tu as une connaissance intime de la « frustration culturelle ». 700 millions d’euros de subvention pour un orchestre, ça ne risque pas d’arriver, dors tranquille.
                  De nombreux supporters du LOSC (dont je fais partie depuis 20 ans, sans que cela implique que je mette mon cerveau en veille) sont d’ailleurs critiques par rapport à cette décision. Ils veulent effectivement un stade, mais pas dans n’importe quelles conditions et à n’importe quel prix. Parce que les supporters, au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, sont aussi, le reste du temps, des citoyens et des contribuables...

                  « Pour marcher au pas, pas besoin de cerveau. Une moelle épinière suffit ». A. Einstein

                • jayjay69
                  jayjay69 répond à ektin
                  (supporter du LOSC)
                  • Posté à 10h35 le 16/02/2008
                  • Internaute 32229
                    (supporter du LOSC)

                  Mon pseudo montre que bien qu’ayant émigré à Lyon, je demeure un fervent supporter du LOSC, malgré les vissicitudes sportives qui font que le club de mon coeur navigue en bas de classement, alors que je pourrais m’extasier facilement pour un club plus proche avec des résultats plus exaltants.

                  je ne suis allé au stade que deux fois cette année : Lyon - Losc (où j’ai failli me faire lyncher en manifestant bruyamment mon enthousiasme après le but de Bastos), et La Duchère - Losc (où je me suis à moitié endormi).

                  Cela étant dit, ma conception de la démocratie, ce n’est pas en tout cas de planifier des dépenses publiques de long terme avec des arguments tels que « il y a plein de supporters, ce sont des boeufs, on va leur faire plaisir avec un grand stade ». C’est ce genre de « pensées » sarkozistes qui motivent les cadeaux fiscaux, les applatissements devant les pollueurs de la FNSEA, ou la substitution de la mémoire à l’histoire.

        6 autres commentaires
  • boumideschoux
    • Posté à 17h54 le 15/02/2008
    • Internaute 27006

    et c’est ecrit par des « politologues » ?

    je ne suis pas lillois et donc pas directement concerné

    mais j’ai quand meme quelques
    interogations sur cet article

    82% des representants c’est trop peu peu etre ?

    a partir de combien de temps avant les elections ne doit plus prendre de decisions ?

    La valeur d’un projet ne se definie que par son cout ? le le moins disant , mais combien coute la beauté ? combien rapporte l’image de marque ?

    a moins bien sur que de penser « tous pourris » , refuser la democratie representative et croire que toute les decisions doivent etre prise directement par le peuple.

    • Frandsen59
      • Posté à 19h17 le 15/02/2008
      • Internaute 32237

      « Combien rapporte l’image de marque ? ... »
      En quoi un stade change-t-il l’économie d’une région ou d’une agglomération ? Si vous êtes capable de citer une seule agglomération où la construction d’un stade à fait venir des entreprises, ça m’intéresse... Lens a un stade de près de 50 000 places depuis des années, si les entreprises s’y précipitaient, ça se saurait ! Je ne parle même pas de Marseille ou de St Etienne, dont les succès footballistiques n’ont pas, à ce que je sache, endigué la crise. Il faut être bien naïf sur les logiques de l’économie pour croire que la construction d’un tel équipement pourrait en quoi que ce soit favoriser le développement économique. Ce serait trop simple...

      Entre accepter la démocratie représentative et laisser carte blanche aux élus (par les conseils muncipaux et non par les citoyens !) pour décider du principal investissement pour les prochaines années, sans avoir été mandatés pour cela, il y a quand même une différence !

      C’est justement ce fonctionnement de la démocratie sans les citoyens, sans débats, qui accrédite l’idée fausse du « tous pourris » !

      • captncook
        captncook répond à Frandsen59
        • Posté à 19h24 le 15/02/2008
        • Internaute 21920

        Saint Denis ?

         
        • Frandsen59
          Frandsen59 répond à captncook
          • Posté à 19h46 le 15/02/2008
          • Internaute 32237

          Euh... 17% de chômage à St Denis en 2006 ! Plus de 4000 rmistes. Les implantations autour du stade, entreprises et centres commerciaux, ont créé des emplois pour des gens qui viennent de la région Ile de France pour travailler à St Denis, bénéficiant ainsi du dynamisme économique de l’agglomération parisienne toute entière. Néanmoins, iriez vous habiter à St Denis maintenant qu’il y a le stade de France capncook ? (« image de marque »...).

          Par ailleurs, peut-on sérieusement comparer le stade de France avec un grand stade dans une ville de région en terme d’impact ?
          Les investissements de l’Etat sur les infrastructures alentours ont été énormes (couverture du périphérique, liaison en RER...). Franchement, si l’on veut créer de l’emploi et des logements à Lille, il y a plus rapide et moins cher que de faire un stade qui va coûter presque un milliard d’euros !

          • captncook
            captncook répond à Frandsen59
            • Posté à 20h20 le 15/02/2008
            • Internaute 21920

            Le stade a tout de même été un super moteur pour changer l’image de la ville. Il va falloir beaucoup de temps encore (la ville a encore beaucoup de handicaps) mais ce stade a été un bon accélérateur pour la plaine.

            Le problème, c’est qu’on a pas encore d’exemple de stade de nouvelle génération en France pour bien voir les retombées. Le stade de France étant lui-même assez démodé dans sa philosophie, à savoir y garder une activité en dehors des jours de matchs. Les stades de Lens, Marseilles ou Saint-Etiennes sont archaïques.

        2 autres commentaires
  • calle8
    • Posté à 17h57 le 15/02/2008
    • Internaute 11282

    Il aurait été bon que Frédéric Sawicki rappelle son rôle dans le plombage du projet de stade à la citadelle : il est porte-parole de l’association « sauvons la citadelle » « Constituée en janvier 2003 pour s’opposer au projet d’extension du stade Grimonprez-Jooris sur le site du ched d’oeuvre de Vauban »

    (Lien)

  • Schtroumpf perplexe
    • Posté à 17h58 le 15/02/2008
    • Internaute 22547
      physicien

    Considérez une personne pour un poste X qui sera choisie par N électeurs, eux mêmes élus par N*M électeurs, eux même élus par N*M*P électeurs etc.
    Je crois que cela s’appelle le suffrage indirect.

    Vous pouvez être sur que la personne X aura une place remarquablement stable. Plus il y aura d’étapes, plus son poste sera pérenne.

    Par exemple, considérez le suffrage universel direct (président, députés, maires) : la configuration change à chaque élection.

    Considérez un suffrage indirect comme le Sénat (les sénateurs sont élus par les maires et les députés) : la composition du Sénat change si peu qu’on n’en parle jamais dans les journaux.

    Prennez un parti avec des groupes locaux qui élisent des délégués départementaux, qui eux même votent pour des délégués régionaux qui votent pour le chef du parti : ce dernier est indéboulonable. Le seul moyen de le voir partir est d’attendre qu’il démissionne.

    Pourquoi ? Parce qu’à chaque élection (on vote entre pairs) la stabilité est légèrement avantagée par rapport au changement. A chaque vote indirect, l’effet s’amplifie.

    Avec l’intercommunalité, c’est pareil : les gens qui la font sont choisis par des élus municipaux. Ils sont donc à une place assez stable (pour y être éligible, il suffit d’être dans un conseil municipal). Ils ont donc moins besoin de se soucier de l’électorat. En fait, l’électorat de la commune se préoccupera principalement de leur action municipale, et pas inter-communale où les responsabilités semblent diluées (on ne sait pas qui décide quoi).

    Le suffrage indirect est un moyen efficace d’en finir avec la démocratie, tout en organisant beaucoup d’élections.

    • toots
      toots répond à Schtroumpf perplexe
      void
      • Posté à 18h00 le 15/02/2008
      • Internaute 15123
        void

      Merci, enfin une personne qui a compris l’enjeu ! !

    • calle8
      • Posté à 18h06 le 15/02/2008
      • Internaute 11282

      on vote entre pairs sauf si les conseils municipaux changent et ceux ci peuvent basculer fortement puisque leur composition n’est pas proportionnelle aux suffrages. SI il y a une vague verte aux municipales (et pas que dans le vieux lille) on verra ce que deviendra ce projet de stade.

    • FanFan2722
      FanFan2722 répond à Schtroumpf perplexe
      http://reactionashow.blogspot. (...)
      • Posté à 19h39 le 15/02/2008
      • Internaute 12992
        http://reactionashow.blogspot. (...)

      la communauté de communes est l’institution française la moins démocratique tout en ayant une prise directe sur la vie quotidienne des français. Ils ont souvent en charge les dossiers liés à la voirie et aux transports en commun mais ils sont dirigés par des gens qui ne sont pas élus : quelques privilégiés au sein des conseils municipaux.
      Le parti des travailleurs est tres contestable mais il a mis en lumiere ce problème de l’intercommunalité qui bien que nécéssaire (un village de 300 habitants n’est pas en mesure de prendre en charge a lui seul ses frais d’ordures menageres et d’eaux) est tres mal mis en place et de maniere totalement opaques

      une proposition à l’heure des élections municipales. Chacun cherche a supprimé un échelon institutionel. Pourquoi ne pas réduire les plus petites communes a de simples antennes administratives et laissé le pouvoir décisionel aux com com. Les électeurs élieraient alors leurs représentant au conseil communautaire et la transparence s’en trouverait grandi (exemple a n’appliquer que pour un regroupement de petites communes)

      reactionashow.blogspot.com

      • calle8
        calle8 répond à FanFan2722
        • Posté à 20h00 le 15/02/2008
        • Internaute 11282

        « ils sont dirigés par des gens qui ne sont pas élus : quelques privilégiés au sein des conseils municipaux. »

        des membres du conseil municipal qui ne sont pas élus ? ah bon ?

         
        • FanFan2722
          FanFan2722 répond à calle8
          http://reactionashow.blogspot. (...)
          • Posté à 20h07 le 15/02/2008
          • Internaute 12992
            http://reactionashow.blogspot. (...)

          les personnes qui siègent au sein d’un conseil comunautaire n’ont jamais été élues pour cette fonction. Les électeurs ont voté pour qu’ils siègent au conseil municipal ce qui est différent
          Deux institutions, deux structures decisionelles, une élection

          • calle8
            calle8 répond à FanFan2722
            • Posté à 20h16 le 15/02/2008
            • Internaute 11282

            désolé mais le conseil municipal est élu aussi pour envoyer des représentants au conseil de communauté. c’est certes compliqué , mais il y a bien un lien et chacun est libre de s’informer sur les compétences du futur conseil municipal.

        2 autres commentaires
  • J.C.M.
    • Posté à 18h07 le 15/02/2008
    • Internaute 11431

    Bonjour.

    le « partenariat public-privé “ ...

    ... est le meilleur moyen pour la finance d’assurer ses profits sur le dos des contribuables.

    Cordialement.

    J.C.M.

  • Papajo
    • Posté à 18h47 le 15/02/2008
    • Internaute 18729

    Il y a tant à faire dans notre ville et notre communauté que dépenser une somme aussi folle me donne le vertige. Il y en a assez de se fout.. de la tête des citoyens. Une réalisation beaucoup plus raisonnable est certainement la meilleure solution et un investissement sur des dossiers plus sensibles comme le logement, le pouvoir d’achat (un label Nord beaucoup plus présent par ex) et surtout le transport est la plus urgente des décisions à prendre pour l’avenir de nos enfants. Les « Liane » de Transpole » ne sont pas des moyens de circulation raisonnés suffisantes. Il est des plus importants de se consacrer activement et à temps plein à ces problèmes. Le sport peut passer aprés. Tout cela n’est encore qu’un arrangement, peut-être bien oui mais s’il y a arrangement qu’il le soit sur d’autres investissements qui touchent la plus large majorité des communautaires.

    Je pense que nos dirigeants nous doivent des comptes. Tout le monde est évalué maintenant, du haut jusqu’en bas des institutions. Alors eux aussi. Nous devons absolument pouvoir mettre notre nez dans tous ses arrangements. Sanctionnons-les. La gauche caviar est encore présente et la droite mange avec eux. C’est la honte de dire vouloir faire du socialisme et de se comporter ainsi. Alors tous aux urnes le 9 mars.

    • Foret22
      Foret22 répond à Papajo
      réactionnaire mais pas (...)
      • Posté à 21h05 le 15/02/2008
      • Internaute 32259
        réactionnaire mais pas (...)

      Des jeux et du pain ! ! !

      Ainsi se résumaient les besoins des plébéiens vu par les empereurs romains
      C’est la même chose à Lille, sauf que le potentat local a changé les lions pour 22 adultes en short

      700 millions d’euros public pour contenter le Losc, entreprise on ne peut plus privée
      Heureusement que Maurois et consort sont d’affreux conservateurs immoraux
      Heureusement que ce ne sont pas de vrais gens de gauche, qui vous donnent de la morale à tout va et du mieux disant culturel

      700 millions d’euros, avec ça on pourrait faire d’autres choses en développement d’infrastructure publiques ...
      Mais, tout comme le casino que Mme Aubry vient de faire implanter à Lille, le « grand stade » c’est bon pour sa réélection

      Méditons encore cette petite définition de « la politique » : la politique consiste en la conquête et la conservation du pouvoir

      Amis idéalistes, passez votre chemin

      Vive le Stade, vive ce monde cynique et amoral !

  • Nic0
    • Posté à 18h51 le 15/02/2008
    • Internaute 13632

    Je pense qu’en France pour la construction de ces nouveaux stade il faut limiter au maximum l’investissement public. L’argent public ne doit pas aller dans le foot pro (au moins le limiter)

    Pour rénover et remplacer nos stades qui sont vraiment dépassé en France il vaudrait mieux qu’une marque sponsorise pendant plusieurs années le nom du stade. Comme le « Emirates Stadium » à Londres avec Arsenal, ou « Allianz Arena » à Munich.

    Il faut qu’en France on n’est plus de problèmes avec l’argent dans le foot pro. Les capitaux privé doivent prendre leur place, car les municipalités ont autre chose à faire...

    • captncook
      captncook répond à Nic0
      • Posté à 19h13 le 15/02/2008
      • Internaute 21920

      Lien

      Le naming rapportera au LOSC 2.3M€/an, pas de quoi financer un tel projet. C’est très cher mais ça contribuera à la notoriété de la ville, à son prestige et à son économie.

      • Frandsen59
        Frandsen59 répond à captncook
        • Posté à 19h25 le 15/02/2008
        • Internaute 32237

        Même réponse qu’à Boumideschoux plus haut.

        En quoi un stade peut-il changer l’économie d’une région ou d’une agglomération ? Si vous êtes capable de citer une seule agglomération où la construction d’un stade à fait venir des entreprises, ça m’intéresse... Lens a un stade de près de 50 000 places depuis des années, si les entreprises s’y précipitaient, ça se saurait ! Je ne parle même pas de Marseille ou de St Etienne, dont les succès footballistiques n’ont pas, à ce que je sache, endigué la crise. Il faut être bien naïf sur les logiques de l’économie pour croire que la construction d’un tel équipement pourrait en quoi que ce soit favoriser le développement économique. Ce serait trop simple...

        Quant au naming, le stade risque effectivement de s’appeler « stadium la redoute » ou « Arena mutuelle du Nord ». Outre le cadeau fait au club par la collectivité, on risque de passer assez près du ridicule. Dommage que le sponsor du Losc ne soit plus Paudouce. « Peaudouce stadium » ça aurait eu de l’allure pour éviter les fuites... ; -)

         
        • FanFan2722
          FanFan2722 répond à Frandsen59
          http://reactionashow.blogspot. (...)
          • Posté à 19h49 le 15/02/2008
          • Internaute 12992
            http://reactionashow.blogspot. (...)

          proposition @ rue89
          il pourrait être interressant d’enqueter sur ce phénomène nouveau du naming en ce qui concerne les stades. Preuve ultime du foot buisness, il pose des question d’ordre économique (qu’arrive t’il si le groupe vient à faire faillite ?) mais aussi d’ordre historique (ansfiel road, geoffroy guichard, veledrome sont des noms mythiques qui ont une vraie resonance populaire en sera ’til de même pour l’allianz arena ou l’emirates stadium ?)

          • Yann Guégan
            Yann Guégan répond à FanFan2722
            Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
            • Posté à 14h35 le 16/02/2008
              éditeur
            • Journaliste 1836
              Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

            Très bonne idée. J’en informe notre blogueur sport, mais si vous voulez vous coller au sujet, n’hésitez pas à nous contacter.

  • Kokayad
    • Posté à 20h12 le 15/02/2008
    • Internaute 27079

    Nous touchons ici au problème du mode de décision à la CUDL (ou LMCU).
    Mauroy, durant 20 ans, a mis en place un système basé sur le compromis et le consensus qui dépassent les clivages partisans. Ainsi, le maire de Lambersart, Daubresse (qui convoite aussi la présidence de la CUDL et la succession de Mauroy) militait contre le stade lorsqu’ill était au gouvernement, et pour à la CUDL en vertu d’un accord avec les socialistes (ceux-ci mettant alors en veilleuse leur critique sur le fait que la ville de Daubresse ne respectait pas le quota de logement sociaux.)

    Plus généralement, cela pose un problème démocratique quand on sait que l’abstention aux élections municipales lilloises est de 50% en 2001 : c’est à dire que 20 000 lillois-es ont un poids déterminant pour l’élection de la CUDL (voir ici Lien ) et son 1,4 milliard de budget. La CUDL est donc le véritable pouvoir (quelque part illégitime) lillois.

    Ce vote n’est donc pas étonnant et révèle la crise d’un système mis en place par les socialistes tendance Mauroy (Lien) et aussi par la droite qui se complaît dans ce système. D’ailleurs, Daubresse insiste actuellement beaucoup pour dire qu’il est le véritable successeur de Mauroy, au contraire d’Aubry qu’il juge « technocratique ». Laissez-nous rire.

    En outre, ces questions sont au coeur des différents médias alter qu’on trouve sur Lille. L’auteur de cet article s’était déjà exprimé il y a peu dans une conférence qui éclaire bien les coulisses du système local : Lien (il était d’ailleurs à l’origine de la mobilisation victorieuse contre le nouveau stade dans la parc de la Citadelle - voir commentaires ).

    De droite et de gauche, malheureusement - pour la dernière-, la classe politique se méfie de plus en plus des mode de scrutin direct. Suffit de voir ce qu’il a été fait du traité constitutionnel. A Lille, heureusement, les Verts s’insurgent contre de telles pratiques, même si eux-mêmes ne sont pas exempts de tout reproche notamment sur la gestion « sécuritaire » du transport. Lien

    A voir les mêmes qui se présentent et se représentent aux prochaines élections,on peut se poser des questions sur une possible alternative à ces « gens qui sont désignés par des gens qui ont été choisis par d’autres gens (les citoyens et citoyennes) ».

  • Aller à la page
  • 1
  • 2