sur le terrain 14/02/2008 à 15h56

Jeudi noir tapine pour dénoncer les propriétaires pervers

Lise Barcellini | Journaliste


« Boutin au tapin, les étudiants font le trottoir » : le Collectif Jeudi noir a concocté une action haute en couleur aux abords du ministère du Logement, alors qu’un rapport sur le logement étudiant doit être remis vendredi au gouvernement par le député UMP Jean-Paul Anciaux.

Le collectif, nommé ainsi en référence au krach boursier de 1929, dénonce les offres de location exorbitantes et en appelle au gouvernement pour réguler la flambée des prix de l’immobilier.

Leur nouvelle cause, les offres de location « appartement contre services sexuels » , est toute récente : elle a été déclenchée par l’article de Libération au nom évocateur : « Loue studette contre pipe. »

Impossible de savoir combien de jeunes filles sont contraintes à se livrer à de la prostitution masquée pour se loger. Mais en France, 100 000 étudiants vivent en-dessous du seuil de pauvreté, selon les estimations de l’Observatoire de la vie étudiante. Le collectif Jeudi noir s’associe à la revendication du syndicat étudiant Unef, qui réclame un milliard d’euros pour construire 40 000 logements en cité universitaire.

Objectif revendiqué : attirer les caméras

A défaut d’avoir dégotté un rendez-vous avec le cabinet de Christine Boutin, Jeudi noir a réussi un coup médiatique. A grands renforts de costumes et de slogans, la petite douzaine d’activistes ont attiré moult caméras et photographes.

Les membres de Jeudi noir reconnaissent qu’ils ne se sont penchés sur la question qu’après la publication de l’article de Libération... Un opportunisme qu’ils revendiquent.

Outre la médiatisation, ils n’ont pour l’instant qu’un seul outil -bien artisanal- pour s’attaquer à cette nouvelle cause : l’une des membres répond aux annonces tendancieuses trouvées sur Internet, notamment sur le site Missive, dans le but de piéger les propriétaires pervers. Sans bien savoir quelle action engager une fois qu’ils sont repérés.

  • 25800 visites
  • 67 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • kawouede
    • Posté à 17h04 le 14/02/2008
    • Internaute 27995

    Merci de relayer cette action qui est restée ignorée des grands médias (un peu comme la rafle dans le foyer de travailleurs immigrés du XIIIe).
    Jeudi Noir organise par ailleurs de nombreux débats afin de sensibiliser les candidats - et les électeurs - aux enjeux des municipales dans ce domaine essentiel
    Lien

    A Paris, entre la poursuite d’une politique encore timide et trop gestionnaire (Delanoë), le « y a qu’à » libéral (Modem et UMP), et les mesures plus fortes de réquisition / élargissement du parc social (Verts et PCF - mais celui-ci s’est lié avec Delanoë), voire radicales (LCR), qui l’emportera le 9 mars ?

  • tAran
    tAran
    I Want To Believe
    • Posté à 17h44 le 14/02/2008
    • Internaute 30117
      I Want To Believe

    je viens de voir quelques annonces sur le site missive, ça fait froid dans le dos ...

    « H 45 ans propose belle et calme chambre dans gd appartement, sans loyer, pour jolie JF, contre services plaisir. Un mois d essai et plus si tout se passe bien. Envoyer coordonnées et photos par mail pour éventuel visite »

    Un mois d’essai, sinon quoi ? retour à la rue ? ? ?

    Honteux...

    • steed1
      steed1 répond à tAran
      Franco-Breton
      • Posté à 19h04 le 14/02/2008
      • Internaute 29140
        Franco-Breton

      il faudrait répondre à son annonce, et débouler à 50 dans son appart de proxo.
      c’est de l’incitation à la prostitution, on doit pouvoir dénoncer ce genre de type non ?

      • pablico
        pablico répond à steed1
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 19h32 le 14/02/2008
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        La police des mœurs il y en a encore une ? ?
        cela ressemble à du marchand de sommeil, en plus sexuel.
        IL suffit de déposer plainte pour viol.
        Pourquoi le nom de jeudi-noir (pure curiosité)
        je comprend que vendredi-noir n’aurait pas été sérieux (robinson crusoe) : -( mais pourquoi jeudi ? ?

         
        • janmach1
          janmach1 répond à pablico
          • Posté à 22h33 le 14/02/2008
          • Internaute 3369

          Jeudi noir c’est le jour de la sortie du journal Particulier à Particulier, c’est le jour de la galère des coups de téléphone et des visites d’appart.
          C’est aussi la référence au krach de 29, car le collectif appelle à l’explosion de la bulle spéculative immobilière.
          Explosion de la bulle, d’où les ballons et le mousseux... qui font référence à la fête que l’on fait dans les apparts pour dénoncer les prix trop élevés.
          Parce que les jeunes louent des apparts pour dormir, mais aussi pour y faire la fête...
          et on vous invite à faire la fête avec nous lors de nos prochaines actions contestataires ! Lien

          • pablico
            pablico répond à janmach1
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
            • Posté à 23h18 le 14/02/2008
            • Internaute 14278
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

            ma curiosité est assouvie merci

        • Azza
          Azza répond à pablico
          Ingénieur en informatique (...)
          • Posté à 11h42 le 15/02/2008
          • Internaute 25467
            Ingénieur en informatique (...)

          Porter plainte pour viol !

          Voila une idée qu’elle est bonne !

          c’est comme ça qu’on va les coincer ces ordures !

          Bon, les filles, qui est-ce qui se dévoue ?

        3 autres commentaires
    • Humain
      Humain répond à tAran
      • Posté à 21h28 le 15/02/2008
      • Internaute 21387

      Oui retour à la rue....

      Même chose que pour « si CDI non signé contrat loyer non garanti ».

      Ou encore, même choes pour un trader « si actions non rentables vous étes virés »...

  • janmach1
    • Posté à 17h45 le 14/02/2008
    • Internaute 3369

    « sans bien savoir quelle action engager une fois qu’ils sont repérés » ? ?
    c’est parce qu’on ne vous les a pas dites ! mais jeudi-noir a plus d’un tour dans son sac et sait cacher son jeu... à bientôt sur dailymotion, si vous voyez ce que je veux dire !

    jean-marc de jeudi noir

  • topperheadon
    topperheadon
    employé marketting à Lille
    • Posté à 17h58 le 14/02/2008
    • Internaute 25945
      employé marketting à Lille

    bravo à jeudi noir, j ai recemment vu un reportage sur canal sur les nouveaux protestataires, j apprecie beaucoup ce genre d action.
    A quand la requisition d un logement vide à Neuilly ?

  • jl.feery
    • Posté à 18h19 le 14/02/2008
    • Internaute 21960

    il faut prendre des photos et des films de ces pervers et les balancer sur le net.

  • Wethepeople
    • Posté à 18h20 le 14/02/2008
    • Internaute 29507

    Triste et pathetique dans un pays modele et soit disant « évolué ».On peut y voir un indicateur tres serieux de la chute du barometre socio-economique Francais. En fait, c’est du proxenetisme Pure et simple (répressible)de la part de ces prorietaires et agents immobiliers car ces derniers sont payés en nature par des actes de prostitution.

    Il faut le faire savoir aux Nation Unis et autre ONG via leur site web. Ou autres journaux internationaux style New york times etc...

    Ce qui concerne les gouvernements en general, c’est pas ce qui se passe dans leurs pays, mais surtout l’opinion que l’on se fait d’eux.

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 18h34 le 14/02/2008
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    Bravo à Jeudi noir et colère noire face à tant de dérives !
    Lien

  • vol19
    • Posté à 19h16 le 14/02/2008
    • Internaute 13492

    Un soutient pour l’initiative qui laisse espérer que le corps social n’est pas totalement mort.

    Sur ce sujet, vous pouvez également développer des « filiales » et des actions pour les thèses, les stages, les CDD, parfois les CDI, les promotions, les « missions » ou leur renouvellement pour les travailleurs précaires, autant d’inépuisables sujets de notre charmante espèce humaine... mais le droit au logement, c’est vraiment la base de la base, le nom sur la porte, symboliquement, ce qui est institué pour l’individu.

    Pervertir cette base là, c’est déstabiliser d’emblée en début de carrière tout l’édifice qui construit peu à peu sa place dans la société.

    Vous avez donc bien raison d’agir, pas sûr que les autres le feront à votre place. Ce sont ces atteintes là qui « usent » le plus sur le long terme. Réagir collectivement, c’est une question de survie psychique, sociale, et physique...individuelle et collective.

  • zets
    • Posté à 20h03 le 14/02/2008
    • Internaute 25437

    Dénoncer ? Mais le pire c’est que c’est légal... (seul le proxénétisme est interdit)

    • Colonel Fabien
      Colonel Fabien répond à zets
      www.get_anxious.com
      • Posté à 23h18 le 14/02/2008
      • Internaute 31416
        www.get_anxious.com

      Article 225-10-1 du Code Pénal (retalif aux proxénétisme)
      « Le fait, par tout moyen, y compris par une attitude même passive, de procéder publiquement au racolage d’autrui en vue de l’inciter à des relations sexuelles en échange d’une rémunération ou d’une promesse de rémunération est puni de deux mois d’emprisonnement et de 3 750 Euros d’amende. »
      ...
      Chacune des annonces tendancieuses publiées sur ce site est concernée.
      Chacune des personnes ayant publié ses annonce est concernée.
      Même le site, et le serveur (en fournissant les moyens de l’incitation à la prostitution) sont concernés.
      Il suffit de connaître la loi.
      Pas besoin d’être juriste.
      Juste de savoir chercher.

      • raspou
        raspou répond à Colonel Fabien
        • Posté à 08h40 le 15/02/2008
        • Internaute 29047

        Ben justement si, j’aimerais bien avoir l’avis d’un juriste. Peut-être à tort, on associe généralement le racolage à la démarche que fait la personne qui se prostitue pour attirer des clients, pas à celle du client qui cherche des prostitués... Je n’ai encore jamais entendu dire d’un client qu’il était un racoleur. Ce qui rouvre le vieux débat sur la criminalisation ou pas du client de la prostitution.

         
        • mad
          mad répond à raspou
          • Posté à 14h13 le 15/02/2008
          • Internaute 2629

          J’ai beau être juriste en devenir, je n’ai pas de réponses claires.
          par contre, ce qui est sur, c’est que si il y a un loyer en parti en argent et en partie en services, ces services sont de la prostitution.
          Si la prostitution n’est pas interdite en droit Français, le simple fait de fournir un logement à une prostitué en sachant qu’elle va y exercer une activité sexuelle rémunéré à été considéré comme du proxénétisme.
          Donc logement contre sexe = proxénétisme.

          Dans tous les cas, déposer des main courantes systématiquement pour racolage passif me semble être une solution, puisque solliciter une prostitué n’est pas illégal en France (et c’est tant mieux).
          Et ne pas hésiter à déposer plainte pour tentative de viol si les avances se font trop pressantes, l’Article 222-23 prévoit le viol par contrainte, et être menacée de perdre son logement est a mon sens une contrainte indiscutable.
          mais ça suppose que la personne est déjà installée.

        1 autres commentaires
  • topperheadon
    topperheadon
    employé marketting à Lille
    • Posté à 20h14 le 14/02/2008
    • Internaute 25945
      employé marketting à Lille

    je viens de lire l’article de Libé, putain, j’arrive pas à y croire. Et ces mecs interviewés, d’où sortent ces gens ? Et dire que ce qu’ils font n’est même pas ilegal.
    J espere que « Jeudi Noir » va trouver un bon moyen de leur coller la honte à ces pervers.
    Je sais bien que le coeur du probleme est ailleurs et que tant que la politique du logement des jeunes ne changera pas, il y aura ce type d’abus, mais ces mecs sont des sous merdes.

  • Thomas GREDAT
    • Posté à 20h19 le 14/02/2008
    • Internaute 23794

    Contraindre une personne à se prostituer, cela s’appelle une proxénétisme. Là où l’astuce est, c’est le cas de le dire, perverse, c’est que le propriétaire, parfaitement au courant de la difficulté de se loger pour les étudiants, peut, en toute mauvaise foi, arguer du fait qu’une étudiante n’est pas obligée d’accepter son offre. Bonne façon de ne pas se faire pincer.
    Bien évidemment, profiter de la précarité étudiante pour satisfaire sa libido, c’est de la crapulerie. Mais ce qui me laisse songeur, c’est que des gens puissent en arriver là. Ils ne doivent pas beaucoup croire en leur capacité à plaire et à séduire, ou alors il faut vraiment qu’ils s’emmerdent au domicile conjugal. Au-delà du problème social, c’est de la misère humaine à l’état pur.
    Et ce qui est révélateur, c’est que de telles petites annonces existent et circulent. Cela signifie que leurs auteurs sont sûrs de l’impunité.
    Du fait du niveau des loyers et de l’indifférence des pouvoirs publics, on peut craindre l’escalade. Qui peut empêcher demain un réseau maffieux de louer un appartement de 120 m2 à des groupes d’étudiantes ? Moyennant des visites régulières de messieurs inconnus, évidemment.

    • Thomas GREDAT
      • Posté à 10h37 le 15/02/2008
      • Internaute 23794

      Le sujet a dû m’échauffer l’esprit au-delà du raisonnable : il fallait lire, bien sûr, « du proxénétisme » ! Les gardiens vigilants de la morale syntaxique (dont je suis, du moins en principe) auront rectifié d’eux-mêmes.
      Au passage, merci à Colonel Fabien d’avoir rappelé la loi. Contrairement à ce que je croyais, il y a donc un recours pénal.
      Il ne reste plus qu’à l’appliquer.

      • raspou
        raspou répond à Thomas GREDAT
        • Posté à 11h21 le 15/02/2008
        • Internaute 29047

        Comme je disais plus haut, ce n’est pas clair du tout que ce soit illégal. C’est ce que dit d’ailleurs l’article de Libé :

        « Cela s’apparente à de la prostitution, ce qui n’est pas interdit, nous confirme une source policière. Seul le site Internet qui héberge les annonces peut être poursuivi pour proxénétisme s’il est en France. »

        Or la majorité de ces sites sont hébergés en Suisse, où la législation est plus permissive.

         
        • raspou
          raspou répond à raspou
          • Posté à 11h31 le 15/02/2008
          • Internaute 29047

          Par contre, il me semble que ces annonces tombent sous le coup de la pratique discriminatoire. Voici ce que j’ai trouvé sur Lien

          « La loi interdit, sous peine de poursuites pénales, de pratiquer une discrimination liée à la race, la religion, les opinions politiques, les mœurs ou le sexe du demandeur. Un propriétaire refusant un logement pour une de ces raisons est passible de 3 ans de prison et 45 000 € d’amende.
          Le propriétaire ne peut pas demander au locataire des informations concernant ses comptes bancaires, sa carte d’assuré social ou sa vie privée. Aucune photographie ne peut être exigée. »

          Il me semble que ça donne un axe pour poursuivre les posteurs d’annonces exigeant que le locataire soit une femme... Je suis bien d’accord que ça fait maigre, comme riposte, mais bon...

        1 autres commentaires
    • Azza
      Azza répond à Thomas GREDAT
      Ingénieur en informatique (...)
      • Posté à 11h56 le 15/02/2008
      • Internaute 25467
        Ingénieur en informatique (...)

      Comment empécher une tel réseau d’opérer ? Et bien c’est tout simple, il suffit de fournir une offre suffisante en logements étudiants décents, de revaloriser les bourses étudiantes, et plein d’autres mesures contre la misère étudiante.

      L’exploitation des humains est inséparable de la misère. Il n’y a pas d’alternative à la réduction de la pauvreté et des inégalités pour résoudre les problèmes de violence, de dépendance, de toxicomanie, d’exploitation.

      D’où l’intérêt du travail de jeudi noir auprès des responsables politiques.

  • Janolago
    Janolago
    jardinier
    • Posté à 21h33 le 14/02/2008
    • Internaute 25903
      jardinier

    Mes deux filles sont en fac, et je connais le prix des loyers. Je gagne correctement ma vie mais pourtant il est très difficile de payer ses études à ses enfants. Pour cela, il faut être prêt à de grands sacrifices, que ce soit du côté des parents comme du côté des enfants. Les logements pour étudiants sont une véritable industrie, seule une petite minorité pourra désormais accéder aux études supérieures, ce sera pour certains tuer la poule aux oeufs d’or, les conditions d’obtention des bourses sont trop draconniennes et la classe moyenne qui pouvait se permettre de payer des études supérieures à ses enfants est en train de disparaître.Les logements existent mais les loyers sont trop élevés pour des boursiers comme pour les revenus modestes. Attendre une avancée d’un gouvernement qui navigue à vue et dans la plus grande improvisation, c’est être d’une grande naïveté.

    • janmach1
      janmach1 répond à Janolago
      • Posté à 22h38 le 14/02/2008
      • Internaute 3369

      C’est bien pour cela que nous n’attendons rien : nous exigeons. On remet ça très bientôt, et à force d’avoir des prostitués toutes les semaines devant le ministère au 20h de TF1, ils vont peut-être bouger leur cul !

      • mad
        mad répond à janmach1
        • Posté à 14h04 le 15/02/2008
        • Internaute 2629

        Genre vous envoyer les Crs ou les gendarmes mobiles ?

  • Mélinée
    • Posté à 05h10 le 15/02/2008
    • Internaute 24514

    Misère. Vous avez lâché le bon mot. Moi qui crus longtemps que la misère était du passé, je me trompais lourdement. Elle nous fait un come back monumental.

    Misère intellectuelle, morale du propriétaire, misère économique de l’étudiant. C’est le propre de la misère que de recouvrir ces deux aspects : au final le premier est ce qui distingue définitivement la misère de la pauvreté et fait dire qu’une société est une société de misère avec ses gueux, ses chiens, ses dogs, ses boucs, ses porcs, ses poules, ses cocottes, ses lapins, ses canards. Toute une ménagerie de la crasse. Et les mercedes rutillantes sont le premier élément du décor.

    Relire Hugo d’urgence.

  • Compte supprimé le 23 janvier 10
    Compte supprimé le 23 janvier 10
    en territoire apache
    • Posté à 07h24 le 15/02/2008
    • Internaute 2863
      en territoire apache

    yep , c est la fin de l histoire qu ils disaient
    c est la fin des classes sociales fin des luttes
    qu ils disaient , cette societé a echangés contre
    un peu de permissivité des moeurs tout ce qui
    faisait sont agrégat , les droits sociaux
    laminés , l égalité des chances
    plus qu un vain mot , la
    solidarité de classe explosée on nous a divisé
    eparpillé tribalisé les libéraux font table
    rase de tout ce qu ont acquis de haute lutte nos
    anciens
    vous vous dites de quoi il parle ?
    tres simple les liberaux nous ont battus
    et maintenant
    ils font la guerre a nos enfants

  • vieux grincheux
    vieux grincheux
    libre penseur
    • Posté à 07h38 le 15/02/2008
    • Internaute 9926
      libre penseur

    bravo ! les djeuns ! ! ! ça c’est de l’ action fun ! !
    le malaise est général pour les loyers,va-t-il falloir chanter le Père Duchesne ss les fenêtres de la ministre et des proprios ? ? ....

    votre dévoué Vieux Grincheux

  • raspou
    • Posté à 09h16 le 15/02/2008
    • Internaute 29047

    Je me suis un peu baladé sur missive, eh beh y a pas que les logements, rubrique emploi c’est gratiné aussi... Mmmmhhh, quelle société épanouissante...

  • lesako
    • Posté à 09h26 le 15/02/2008
    • Internaute 6479

    Il peut exister un moyen : accepter le logement, se refuser à toute relation avant l’entrée dans les lieux. Une fois en possession de la clef, l’étudiant(e) se refuse évidemment à toute relation ou attouchement. Le propriétaire voudra expulser ce candidat : plainte pour harcèlement. Et s’il n’y a pas de contrat de location : plainte pour hébergement « au noir ».

    • raspou
      raspou répond à lesako
      • Posté à 11h45 le 15/02/2008
      • Internaute 29047

      En théorie, ça a l’air de pouvoir marcher (sauf pour les logements meublés où un bail écrit n’est je crois pas nécessaire)... Mais quel locataire voudrait avoir ce type de rapport de force avec son propriétaire ? Quand on prend un appart, c’est pour être tranquille, pas pour dès le premier jour devoir porter plainte pour harcèlement contre son proprio...

      • mad
        mad répond à raspou
        • Posté à 14h08 le 15/02/2008
        • Internaute 2629

        surtout que ces annonces s’adressent en particulier à des jeunes femmes isolées, donc peut susceptible de l’emporter dans un rapport de force physique.

  • Patrick de Vigo
    Patrick de Vigo
    journaliste retraité de la BBC
    • Posté à 09h40 le 15/02/2008
    • Journaliste 19196
      journaliste retraité de la BBC

    Je constate que depuis les années soixante-dix la situation ne s´est pas améliorée. Elle semble même s´être singulièrement aggravée.
    J´étais étudiant à Paris au début des années soixante-dix. Désespéré de ne pas trouver un logement, je me suis résigné à recourir à une agence immobilière. Elle exigeait le versement d´une somme forfaitaire. En échange, elle vous fournissait une liste de logements à louer. Plus exactement, il fallait lui téléphoner.
    Je me suis vite rendu compte que c´était une supercherie. Ayant appris que cette pratique était illégale, je suis allé déposer plainte auprès d´un bureau de police traitant ce type de fraude. Il était situé, si je ne m´abuse, rue Censier. Le fonctionnaire qui traitait mon dossier a fait appel son supérieur hiérarchique. On aurait dit que c´était un cas spécial.
    Je suis repassé par la suite pour savoir où en était la plainte. Le fonctionnaire m´a dit, avec une expression de honte, que mon dossier avait été classé sans suite par son supérieur hiérarchique.
    A l´époque le bruit courait dans le monde étudiant que le propriétaire de l´agence était proche du parti au pouvoir. L´agence était sise dans une impasse du Vème arrondissement. Si je ne m´abusse, cette impasse donnait sur la rue du Cardinal Lemoine.
    Je vis à l´étranger. Il serait intéressant de savoir si cette agence existe toujours et continue sa pratique illégale. Cela ne m´étonnerait pas. Entretemps, si un(e) internaute habite dans le coin, qu´il passe voir. Je lui saurai gré.

    • jojo1er
      jojo1er répond à Patrick de Vigo
      27 mars 2010 - No Sarkozy Day
      • Posté à 14h13 le 15/02/2008
      • Internaute 10521
        27 mars 2010 - No Sarkozy Day

      Si j’ai bien compris votre description, c’est maintenant une chaine présente dans toutes grandes villes de France et qui fonctionne toujours de la même façon.

      Jojo1er, pourtant on a changé plusieurs fois de parti au pouvoir...mais pas d’idées.

      • Patrick de Vigo
        Patrick de Vigo répond à jojo1er
        journaliste retraité de la BBC
        • Posté à 16h13 le 15/02/2008
        • Journaliste 19196
          journaliste retraité de la BBC

        Merci Jojo1er,

        Si tel est le cas, alors c´est incroyable comment certains peuvent violer la loi impunément et durant plusieurs décennies.

        Par ailleurs, mais dans un tout autre ordre d´idée, j´aimerai rapporter un fait dont j´ai été témoin dans les années 80.
        Ayant débarqué du « ferry » (transbordeur) dans un des ports français de la Manche (Boulogne ou Calais), quelle n´a pas été ma surprise de constater que l´agent de la PAF empêchait la colonne des passagers piétons (essentiellement des jeunes et des retraités) d´avancer vers les trains de la gare maritime. Environ dix minutes plus tard, le groupe des voyageurs du Trans-Orien Express arrive avec à sa tête une hôtesse. Ils passent devant nous devant le guichet de l´agent de la PAF. Lorsque vint mon tour, j´ai demandé à l´agent la raison qui motivait une telle discrimination (fait-on passer les Mercedes avant les Clios aux postes-frontières ?). Il m´a répondu que je n´avais qu´à voyager en 1ère classe... Je lui ai rétorqué que pour un représentant de l´Etat il n´existait ni première, ni deuxième classe, mais un ordre d´arrivée. Cela se passait sous le gouvernement de Fabius... J´avais voté pour la gauche.
        Il se peut que la discrimination se poursuive de nos jours.

      • Patrick de Vigo
        Patrick de Vigo répond à jojo1er
        journaliste retraité de la BBC
        • Posté à 16h13 le 15/02/2008
        • Journaliste 19196
          journaliste retraité de la BBC

        Merci Jojo1er,

        Si tel est le cas, alors c´est incroyable comment certains peuvent violer la loi impunément et durant plusieurs décennies.

        Par ailleurs, mais dans un tout autre ordre d´idée, j´aimerai rapporter un fait dont j´ai été témoin dans les années 80.
        Ayant débarqué du « ferry » (transbordeur) dans un des ports français de la Manche (Boulogne ou Calais), quelle n´a pas été ma surprise de constater que l´agent de la PAF empêchait la colonne des passagers piétons (essentiellement des jeunes et des retraités) d´avancer vers les trains de la gare maritime. Environ dix minutes plus tard, le groupe des voyageurs du Trans-Orien Express arrive avec à sa tête une hôtesse. Ils passent devant nous devant le guichet de l´agent de la PAF. Lorsque vint mon tour, j´ai demandé à l´agent la raison qui motivait une telle discrimination (fait-on passer les Mercedes avant les Clios aux postes-frontières ?). Il m´a répondu que je n´avais qu´à voyager en 1ère classe... Je lui ai rétorqué que pour un représentant de l´Etat il n´existait ni première, ni deuxième classe, mais un ordre d´arrivée. Cela se passait sous le gouvernement de Fabius... J´avais voté pour la gauche.
        Il se peut que la discrimination se poursuive de nos jours.

  • Peureux anonyme
    • Posté à 10h32 le 15/02/2008
    • Internaute 24415

    Je suis peut être simplet et surement incompétent en matière de Droit.

    Il me semblait, jusqu’à la lecture de cet article et de ses commentaires, que le proxénétisme consistait à tirer profit de la prostitution d’une personne, qui vendait ses charmes à des tiers. Cela ne me semble pas être le cas ici.

    Faut il réprouver les services sexuels ? peut être.
    Serait il préférable pour les personnes concernées de se faire exploiter comme caissières de super marché à temps partiel ou autres petits boulots ? Peut être aussi, mais il faudrait le leur demander.

    • Thomas GREDAT
      • Posté à 10h59 le 15/02/2008
      • Internaute 23794

      Savoir s’il faut réprouver les services sexuels est, à mon sens, un autre débat. La prostitution devrait être une affaire de choix, et non de contrainte.
      Ici, le problème consiste en une incitation à la prostitution. Des personnes au courant du problème de la précarité étudiante en profitent pour essayer d’en retirer des avantages sexuels. Donc d’inciter des étudiantes à une pratique dont on ignore, par ailleurs, si elles y viendraient d’elles-mêmes.
      Le problème, vous l’avez vous-même résumé en un mot : « exploiter ».

      • raspou
        raspou répond à Thomas GREDAT
        • Posté à 11h40 le 15/02/2008
        • Internaute 29047

        Je suis parfaitement d’accord sur le plan moral, mais je crains qu’en droit, la notion « d’incitation à la prostitution » n’existe pas...

         
        • Thomas GREDAT
          Thomas GREDAT répond à raspou
          • Posté à 17h07 le 15/02/2008
          • Internaute 23794

          Je crains que vous n’ayez raison, et, comme je le disais plus haut, c’est là toute la perversité de la combine.

        • Colonel Fabien
          Colonel Fabien répond à raspou
          www.get_anxious.com
          • Posté à 17h27 le 16/02/2008
          • Internaute 31416
            www.get_anxious.com

          Article 225-5 du Code Pénal :
          « Le proxénétisme est le fait, par quiconque, de quelque manière que ce soit (...) d’embaucher, d’entraîner ou de détourner une personne en vue de la prostitution ou d’exercer sur elle une pression pour qu’elle se prostitue ou continue à le faire. »

          Le terme d’incitation n’est pas utilisé (sinon, toute sollicitation d’un(e) prostitué(e) tomberait sous le coup de la loi).

          Par contre, et c’est plus intéressant, les articles 225-1 et 225-2 relatifs à la discrimination précisent que « toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison (...) de leur orientation sexuelle » (...) « est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 Euros d’amende lorsqu’elle consiste à refuser la fourniture d’un bien ou d’un service ».

          Si l’on définit la prostitution comme une « orientation sexuelle », le fait de n’accorder l’accès à un logement à une personne uniquement si elle accepte de se prostituer est une forme de discrimination et est passible de « trois ans d’emprisonnement et de 45 000 Euros d’amende ».

          Encore une fois, il faut soutenir cette action qui dénonce une pratique non seulement scandaleuse mais en plus illégale.

          P.S : je ne souhaite pas longue vie à « Jeudi noir » mais une carrière aussi brève qu’éclatante de réussite.

        2 autres commentaires
      • Peureux anonyme
        • Posté à 13h45 le 15/02/2008
        • Internaute 24415

        Je comprends, à la lecture de l’article, que les étudiantes concernées sont informées, majeures et consentantes. Dans cette mesure, l’absence de droits sociaux me parait le point critiquable : en cas de différent, c’est la porte sans préavis ni indemnité !

        Que le service fourni soit sexuel ou autre, si le fournisseur est majeur, informé et consentant, et si les conditions sont conformes aux Droits du Travail et du Logement, je n’ai rien à dire.

         
        • mad
          mad répond à Peureux anonyme
          • Posté à 23h38 le 15/02/2008
          • Internaute 2629

          Et le jour ou elles en ont marre, ou pas envie, ou quand le propriétaire en veux plus, et quelles refusent, elles fonds quoi ?
          Sans bail elles peuvent se faire foutre à la porte manu militari, et bien malignes celles qui parviendrons à prouver l’occupation des lieux.

          c’est ni plus ni moins qu’une forme de servitude.
          un viol.

        1 autres commentaires
  • Patrick de Vigo
    Patrick de Vigo
    journaliste retraité de la BBC
    • Posté à 11h41 le 15/02/2008
    • Journaliste 19196
      journaliste retraité de la BBC

    La crise du logement s´aggrave. Pas étonnant avec un Sarkozy qui, à Neuilly, n´a pas observé la loi SRU sur les 20% de logements sociaux. Et après, on voudrait que les jeunes respectent les lois !

  • ledan
    • Posté à 12h14 le 15/02/2008
    • Internaute 31235

    On sait de quel côté est la justice en général... nous sommes tous égaux en droit mais pour faire respecter ses droits il faut de l’argent.

    Y’a quand même une question que je me pose... ces types - et là je ferais bien une digression sur toutes les insultes que je connais... mais je ne vais pas le faire... trop long - ces types disais-je, qui ne craignent donc pas la justice, n’ont ils pas peur, en revanche, que les clés de leur appart finissent par tomber dans les mains d’autres qui, ne craignant pas la justice d’avantage, en profitent pour les délester de leurs biens... ou pour refaire la déco… « façon puzzle »…
    Enfin... moi je dis ça... je dis rien, je m’interroge.
    A bon entendeur

  • Nolita
    • Posté à 12h41 le 15/02/2008
    • Internaute 15095

    Qui profitent de cette misère encore une fois ? Les hommes. Vous remarquerez que ce ne sont pas les femmes qui se livrent à de tels marchandage. Les hommes sont devenus peu généreux. Le coeur aujourd’hui n’existe plus, tout est calculé. La chute du mur, et l’invasion des gens de l’Est ni est pas pour rien qui monnayent tout, sans aucune éthique. C’est très triste. Ils ont complétement changé la donne. J’en arrive à regretter l’avant 1989, avant l’arrivée de ces gens sans foi ni loi.
    Pourquoi sont-ce les hommes qui se livrent à ça, car ce sont eux qui gagnent les gros salaires, n’ont pas la charge d’enfants, et galèrent le moins. On se bat encore pour les inégalités, des écarts à 20, 30 % de salaire. La FRance est le pays le plus arriéré en la matière, Comparé aux autres états européens, même l’Espagne ou l’Italie sont devant nous. Ici, pas de crèches. Qui va chercher les enfants à l’école, les femmes. Vous en voyez beaucoup d’hommes à 16 h 30 ? Qui culpabilise-t-on quand tout va mal, quand nos enfants ne réussissent pas, les femmes. Oui, il faut le dire, c’est un pays de machistes, égoïstes, qui ne pensent qu’à eux. Les femmes ont la vie très dure en France, exceptées quelques poules de luxe.
    J’ai fait plus de deux ans de chômage, j’ai fait khâgne, plus une grande école, parlent deux langues, aujourd’hui je gagne 800 euros par moi. Je suis une jolie fille. J’ai été cassée par une société française sans avenir, ceux qui ont vécu la même chose que moi comprendront. Aujourd’hui, ce sont mes parents qui m’aident à manger ma fille et moi. Sans eux, sans doute que j’aurais dû avoir recours à certaines pratiques. J’y ai pensé, car le manque d’argent est terrible, surtout quand vous avez connu autre chose. J’ai eu une vie d’étudiante très heureuse avec un petit copain qui m’aimait d’un amour sincère, un début de carrière heureux. Aujourd’hui les codes ne sont plus les mêmes. Je compatis avec ces jeunes femmes, et j’ose espérer que les Français vont avoir une prise de conscience. Car c’est des masses que viendra le changement. On est en train de casser les forces vives de la nation. J’ai 40 ans, et je pense encore en faire partie. Vive les femmes ! Vive les hommes de bonne volonté et d’honneur qui restent, ne participez pas à ce massacre, continuez à croire, à aimer, à porter secours, il y a encore des femmes pour aimer simplement.

    • Thomas GREDAT
      Thomas GREDAT répond à Nolita
      • Posté à 11h53 le 16/02/2008
      • Internaute 23794

      Chère Nolita,
      J’ai hésité avant de vous répondre, mais c’est l’envie qui l’a emporté. Vous avez des reproches à faire aux hommes. Je comprends que vous ayez pu souffrir à cause d’hommes, et qu’ayant eu à subir le spectacle de mesquineries dont ils ne sont que trop capables (la lâcheté, l’hypocrisie, la brutalité, la satisfaction à tout prix de leurs instincts sexuels), vous ayez conçu plus que du dépit. Je peux même comprendre que votre colère à l’égard de certains spécimens du sexe « protecteur » puisse s’étendre à l’ensemble du genre masculin.
      On entend davantage parler de femmes qui affrontent les difficultés du quotidien que d’hommes dans le même cas. On sait que tous les hommes à qui leur compagne annonce qu’elle est enceinte ne décident pas stoïquement de ne pas prendre prendre leurs jambes à leur cou. Que la fidélité n’est pas inscrite en eux, et qu’un homme, une fois casé, a parfois la tentation d’aller voir ailleurs.
      En ce qui me concerne, chère Nolita, je ne prétends pas différer des autres hommes, ni être meilleur ou pire qu’eux.
      Je voudrais simplement vous poser une question.
      Que croyez-vous que puisse ressentir un homme qui, jusqu’à présent, a échappé aux travers exposés ci-dessus, en lisant ce que vous dites sur « les hommes ». Ce sont « les hommes », et non pas « des hommes », qui se livrent à ce genre d’exploitation ?
      Quand je lis des généralités sur « les hommes », je dois donc les prendre pour moi ?
      Nos pères ont eu de grands torts à l’égard de nos mères, même si le problème me paraît infiniment plus complexe, c’est un fait. Les femmes ont dû batailler dur pour obtenir l’égalité, je n’en disconviens pas. Elle est encore loin d’être acquise, c’est la triste vérité. Mais croyez-vous que les hommes, dans la majorité d’entre eux, n’ont pas eux aussi évolué ? Qu’ils n’ont pas compris bien des choses et fait beaucoup d’efforts ? Qu’ils ne sont pas prêts à en faire d’autres ?
      De grâce, chère Nolita, ne jetez pas les hommes avec les pervers ! Après tout, il y a aussi des femmes perverses. Faut-il pour autant éclater en généralités sur les femmes ?
      J’ai moi-même eu des comptes à régler avec elles. Ou plus précisément, avec mes rapports avec elles. Aujourd’hui, je crois avoir atteint le cap de la réconciliation, et ne demande, mesdames, qu’à vous aimer, telles que vous êtes. Les seules que je ne peux toujours pas supporter, ce sont les féministes enragées, du style « Chiennes de garde », pour qui l’homme est et sera toujours un ennemi, l’oppresseur odieux qu’il faut abattre encore et toujours. Les femmes pour qui je ne peux être rien d’autre qu’un salaud ne m’intéressent pas. Aux autres, je tends la main et je tiens la porte.
      On ne dira jamais assez à quel point, hommes et femmes, nous sommes différents. Ce sont ces différences qui font l’attirance des uns pour les autres, et qui doivent être comprises pour des relations harmonieuses.
      Alors, mesdames, battez-vous pour vos droits, qui nous seront utiles à nous aussi. Dites-nous ce que vous voulez. Expliquez-nous nos erreurs quand nous ne savons pas toujours nous y prendre avec vous. Mais de grâce : laissez-nous être des hommes !

    • Lucius Sergius
      Lucius Sergius répond à Nolita
      Citoyen
      • Posté à 21h11 le 16/02/2008
      • Internaute 28239
        Citoyen

      Bonsoir,

      Rien à avoir à mon avis, c’est l’occasion qui révèle le larron.
      Les hommes seraient des méchants tortionnaires et les femmes d’angéliques victimes ?
      Regardez du côté des femmes de pouvoir. Je connais très bien quelqu’un qui était une très belle fille diplômée, gentille, intelligente, adorable, etc... Mais qui devait absolument travailler, sans « appuis », pour survivre. Qui l’a cassée par harcèlement au point de la rendre dépressive et donc de la détruire physiquement avant de la jeter au chômage sans espoir de s’en sortir un jour ? Et qui, par la suite, à un emploi protégé (pour handicapée), a essayé à nouveau de l’« arranger ». D’autres femmes supérieures hiérarchiques sous-diplômées, arrivistes en leur temps grâce à leur ex-physique avantageux et le placement par leur famille. Incompétentes, idiotes, veules et perverses, l’une ayant à l’occasion pour adjointe une imbécile fière de n’avoir pas fait d’études « parce que ça ne sert à rien », et justifiant ainsi sa jeunesse à ne rien faire de propre aux frais de son papa plein de thunes et de pouvoir. Toutes pensant « bien ».
      Je ne suis pas sûr du tout que si les femmes étaient majoritairement en position dominante la société serait plus belle pour autant... Des forces vives de la nation seraient encore détruites par simple plaisir malsain de gens simplement malsains, hommes ou femmes.

      Le marché sous-terrain consistant à échanger de la chair humaine contre un moyen ordinaire de survie n’est que l’avatar du néo-libéralisme en situation de surchauffe spéculative, il en révèle la nature profonde : plus aucun tabou, la morale est honnie par l’idéologie du marché et l’être humain n’est plus, lui aussi, qu’une marchandise. Le genre vient après. Même si ça n’excuse en rien les gros dégueulasses qui en profitent, c’est la part inquiétante de l’humanité qui émerge parce qu’elle en a l’occasion.
      A l’Est ils plongent peut-être plus radicalement là-dedans, peut-être du fait de leur histoire. Un certain Zinoviev n’est plus à la mode en Occident depuis qu’il a expliqué que l’homo sovieticus était finalement très bien préparé au libéralisme le plus sauvage, grâce à une éradication des plus drastiques de toute référence culturelle qui rappellerait vaguement une tradition russe ancienne ou une référence aux Lumières façon occidentale. Et encore, c’est un peu simple (les mafieux que l’on voit beaucoup chez nous ne sont pas tous les gens de l’Est).

      Pour le côté niveau d’études, j’ai aussi pour ma part une grosse valise pleine de diplômes divers avec mention tb (en vivotant de débrouilles (légales) j’étais passionné par la connaissance et on m’avait dit dans mon milieu modeste que plus j’irai loin dans les études, meilleure serait ma vie ensuite). J’ai maintenant un métier décroché il y a longtemps après de longs mois d’incertitude, suite à une sélection sauvage (pendant un an et demi, après un concours réussi sans problème, à être obligé de bosser chez moi jusqu’à 4 h du matin pour rédiger des trucs idiots, avant de réattaquer de bon matin à 8h, parce que justement « on » (dont des femmes) se « méfiait » de ces diplômes. Pas le choix, pas de relations mais il faut bien manger). Et pourtant mon métier est très courant (et utile), méprisé de nos jours, son image en rend insoupçonnable de telles aventures. Je suis un homme et du point de vue Robert Redford je pense être plus Robert que Redford...
      C’est en exerçant mon métier que j’ai connu la fille dont je parlais plus haut (à l’époque, pas de loi contre le harcèlement : liberté aux salauds) qui est devenue ma compagne, ce qui m’a valu quelques pressions « amicales ».
      On est quelques millions dans le genre, il faut aussi savoir faire la part des choses.

      Delenda Carthago

  • Aller à la page
  • 1
  • 2