Enquete 11/02/2008 à 00h20

Les congés des ouvriers du BTP financent le Medef

David Servenay | Ex-Rue89



Le chantier du château de Fontainebleau en janvier 2006 (Gilles Coulon/TF)


« Obsolète, inique, discriminant » : une poignée de petits patrons du BTP n’ont pas de mots assez durs pour dénoncer le système des caisses de congés payés du bâtiment. Un système hérité du Front populaire, véritable vache à lait pour les puissantes fédérations du bâtiment avec des pratiques qui, du point de vue de ces entreprises, s’apparentent à de l’extorsion de fonds.

Le gouvernement, le Medef et même l’Elysée : tout le monde sait, mais personne ne veut y mettre de l’ordre. Enquête sur un scandale qui menace aujourd’hui des dizaines de PME du secteur.

A Limoges, les premiers contestataires dénoncent l’adhésion obligatoire aux caisses

La révolte est partie de Limoges. Au début, ils sont une poignée, emmenés par une figure de proue : Henri Maillot, chef d’équipe dans une PME de 40 personnes spécialisée dans le gros oeuvre. Salarié et associé de son entreprise, Maillot a un jour la curiosité d’examiner les comptes. Il découvre alors les cotisations mensuelles versées à la Caisse des congés payés du BTP du Centre-Ouest. Une grosse somme pour son entreprise : plus de 170 000 euros par an. Il interroge son PDG, qui lui répond, fataliste :

« On ne peut rien faire contre la Caisse... »



A Bagnolet en novembre 2004 (Philippe Lopparelli/TF)

Un mécanisme hérité des années 30, où les ouvriers changeaient d’employeurs chaque jour

Volontiers frondeur, Henri Maillot, titulaire d’une maîtrise d’administration des entreprises (AES, plutôt rare à ce niveau), parle haut lorsqu’il évoque l’argent des congés payés. Un système unique en France, qui existe depuis 1937. A l’époque, les ouvriers du bâtiment changent souvent de chantiers et d’employeurs. Au moment des vacances, ils n’ont parfois aucune garantie de toucher les fameux congés payés. Pour assurer des vacances à tous, les patrons créent donc des caisses qui collectent les cotisations et les redistribuent aux intéressés.

Ces caisses prennent ensuite la gestion des congés intempéries à partir de 1946 -une allocation versée en cas de pluie ou de neige- puis à partir de 1985, les activités de l’OPPBTP, la branche hygiène, sécurité et prévention du BTP.

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Aujourd’hui, 32 caisses se partagent l’énorme gâteau des vacances des ouvriers du bâtiment : plus de 5 milliards d’euros par an. Comme le montre cet appel de cotisation de la Caisse de la Région de Paris, les congés payés sont facturés à hauteur de 19,6% du \« total des salaires plafonnés déclarés à l’Urssaf\ », là où, en moyenne, le coût des congés ne dépasse pas les 14% !

Le système prive les entreprises d’une année de trésorerie

Pour de nombreux entrepreneurs, le système est aujourd’hui complètement obsolète. D’abord, parce que 80% des salariés du secteur sont désormais fixes, très souvent en CDI dans un secteur frappé par la pénurie de main-d’oeuvre. Selon la Dares, le taux de rotation (turn over) est de 22,2% dans la construction, à comparer avec les 40% de l’ensemble des métiers. Autre critique : le mécanisme de versement des cotisations prive les entreprises d’une part importante de leur trésorerie, dans la mesure où elles sont obligées de cotiser un an à l’avance... Henri Maillot parle carrément d’une « confiscation » :

Henri Maillot et ses amis n’en sont pas à leur première escarmouche avec les caisses du BTP. En 2004, après la diffusion d’un tract critique sur le sujet, il est poursuivi pour diffamation publique par la Caisse de surcompensation, devenue entretemps l’Union des Caisses de France. Il sera relaxé sur une nullité. Mais le débat juridique est posé.

L’argument d’Henri Maillot ? Les caisses de congés payés ne respectent pas le principe de liberté d’association. Jusqu’à maintenant, la jurisprudence donne raison aux caisses. Des jugements qui vont clairement à l’encontre d’un principe formellement reconnu par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de Strasbourg.

Des tribunaux de commerce et des organisations patronales du bâtiment

Autre exemple : Patrick Couturas, menuisier à Eyjeaux, petite bourgade près de Limoges. Avec son unique employé, cela fait vingt-cinq ans qu’il fabrique des escaliers en bois pour les particuliers. L’entreprise tourne correctement, sans plus.

Aujourd’hui, la caisse de Limoges lui réclame 1900 euros de cotisations. Huissier, commandement à payer, ordonnance de comparution devant le tribunal de commerce. Dont l’actuel président, René Dufour, fut aussi vice-président de la Caisse du centre-ouest (CCPBCO) pendant douze ans ! L’actuel président de la Caisse du Limousin, Jacques Raynaud, est quant à lui aussi président de la Banque Populaire Centre Atlantique... la banque de Patrick Couturas. Notre menuisier a beau avoir le sens de l’humour, il ne se sent pas vraiment écouté par ses interlocuteurs :

Rien n’est épargné aux PME évoluant en marge du BTP

Un univers contrôlé par les patrons

Les statuts régissant les caisses, comme celui de la caisse du Haut-Rhin, définissent un objet social très étendu (article2) : « En outre, elle peut prêter son concours toutes les fois qu’il lui est demandé par les pouvoirs publics, pour des fins déterminées par ceux-ci, même en dehors de son objet tel qu’il est défini ci-dessus. »

Une formule aussi vague que large. Mieux : l’association fonctionne grâce à un bureau, élu par ses membres. Lesquels membres ont aussi le droit d’être représentés à l’Assemblée générale, mais sur un mode très particulier (article 20) de désignation des représentants : « Ces représentants ont droit à autant de voix que les adhérents qu’ils représentent ont versé de fois,dans l’exercice précédant l’assemblée générale, un montant de cotisations de congés payés égal à l’abattement prévu par l’article R. 731-18 du code du travail, tel qu’il est connu la veille de l’assemblée. »

En clair, ce sont les « syndicats membres de droit » qui font et défont les majorités au sein des caisses. Qui sont-ils ? Quatre organisations patronales, là aussi clairement indiquées dans

les statuts de l’UCF : la FFB (fédération française du bâtiment), la FNTP (fédération nationale des travaux publics), la CAPEB (confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment) et la FNSNOP (fédération nationale des sociétés coopératives de production du bâtiment).

Partout en France, les 32 Caisses de congés payés se montrent intraitables, envoyant leurs contrôleurs assermentés vérifier l’activité de chaque société. L’aventure est arrivée à la société Michel Rezig, basée à Sarcelles. Créée en 1995, cette PME de sept personnes (trois administratifs, quatre en production) est spécialisée dans le commerce de tissus industriels, de type stores, bâches ou tissus isolants pour les chambres froides. En 2003, la Caisse du BTP de Paris effectue un premier contrôle, à l’issue duquel elle réclame l’affiliation immédiate de l’entreprise, parce que deux employés réalisent aussi la pose des tissus vendus.

Pourtant, Rezig est loin de l’univers du BTP. Tout ces employés travaillent en atelier ou, chez les clients, dans des endroits protégés des intempéries. Ici, pas d’emploi précaire. La société marche bien, mais rien à faire, la Caisse attaque... et gagne, devant le tribunal de commerce de Pontoise, puis devant la cour d’appel de Versailles. Motif :

« L’adhésion obligatoire de l’employeur, contestée par la société appelante, est une mesure nécessaire à la protection des droits et de la santé des salariés, en leur assurant le paiement non seulement des congés payés mais aussi celui des indemnités de chômage-intempéries, régime dont les caisses sont également chargées ; qu’elle n’est donc pas contraire à l’article 11 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme. »

Malgré un pourvoi en Cour de cassation, la Caisse de Paris menace toujours Rezig d’une inscription-privilège au greffe. Ce qui signifierait la liquidation pure et simple de la société, comme l’explique Catherine Glise, responsable administrative de la société :

La principale critique des entrepreneurs concerne l’opacité des comptes de ces caisses. En théorie, ils sont certifiés par un commissaire aux comptes. Mais Pascal Sanchez, PDG d’Emaplast (40 salariés), qui a cotisé trois ans, a une autre vision :

Seul élément d’information : les caisses ont toujours affirmé qu’elles parviennent à assurer leurs frais de fonctionnement grâce aux produits financiers de la trésorerie des cotisations. Dans ce cas, comment expliquer la différence de 4 à 6% constatée entre le système en vigueur dans les autres secteurs et celui des caisses du BTP ? Pascal Sanchez estime cet écart à environ 500 euros par salarié et par an. Soit, au total, une charge supplémentaire pour lui de 17486 euros par an.

A toutes ces critiques, l’Union des caisses de France répond « statut » et « garantie des droits des salariés ». Sa directrice, Claudine Metz, a accepté de répondre à Rue89 sur le manque de transparence constaté par certains de ses adhérents. « Les cotisations, dit-elle, couvrent exactement le coût des congés payés, tel qu’ils sont payés par les caisses avec un certain nombre d’avantages, notamment une prime de vacances de 30% » :

Une longue liste d’abus, plus ou moins connus...

Si les comptes sont opaques, le train de vie des administrateurs des caisses l’est tout autant. Officiellement, ceux-ci sont bénévoles comme tout dirigeant d’association. De plus, elles n’ont pas le droit de faire des profits comme l’indique leur statut (article 2) :

« La caisse, n’exerçant pas d’activité économique, s’interdit tout bénéfice. »

Le plus grand flou règne sur les petits (et grands) privilèges des administrateurs, cooptés par les organisations patronales. Le 14 octobre 2003, les administrateurs de la caisse de Limoges ont ainsi choisi le Château des Reynats, près de Périgueux -un magnifique hôtel-restaurant quatre étoiles- pour tenir le conseil d’administration de la CCPBCO. A la lecture du procès-verbal, surprise : les débats commencent à 13h00 pour s’achever à... 13h15. Juste le temps de réélire le même bureau pour trois ans ! Idem pour la caisse de Rennes. Cette fois-ci, nous sommes en octobre 2007 et les administrateurs décident de tenir leur assemblée générale annuelle à... Montpellier. Rendez-vous un vendredi à 16 heures pile, pour bien commencer le week-end. Inutile de préciser que les adhérents n’ont rien eu à redire, puisqu’il fallait lire le bulletin d’annonces légales des Petites affiches pour être au courant de cette AG.

Sans oublier les aménagements luxueux des sièges, comme l’entrée de la caisse de Nantes pavée de travertin d’Italie, un marbre rouge aux reflets chatoyants :


A Mulhouse, la justice sanctionne voyages et contrats d’assurance-vie trop exotiques

En 1996, certains administrateurs de Colmar adressent une lettre anonyme au parquet de Mulhouse, pour dénoncer les « agissements frauduleux » du président de la Caisse du Haut-Rhin, de son directeur et d’une poignée d’administrateurs. Après une longue enquête du SRPJ, les policiers établissent les faits.

D’abord, un système de contrats d’assurance-vie au bénéfice des administrateurs. Contrats financés par la caisse, en guise de rémunération cachée de leur mandat. Pour le président, le contrat prévoyait un versement de 25000 francs (3810 euros) par an sur dix ans, avec un versement initial de 125000 francs (19054 euros). Pas mal pour un bénévole, mais en droit, les juges retiendront l’abus de confiance. Même chose, en plus modeste, pour quatre membres du bureau qui plaident la « bonne foi ».

Jean-Claude Biwand aimait aussi les voyages pour « assister à des symposium, congrès ou réunions », dont il fera profiter le directeur salarié de la caisse. Accompagnés de leur épouse, les deux hommes vont à la Nouvelle-Orléans (Etats-Unis) puis aux Antilles aux frais de la princesse. Sans oublier de menus frais de déplacements exagérément gonflés. Jugement en 2002 : six mois de prison avec sursis pour le président indélicat, une amende pour le directeur et relaxe « au bénéfice du doute » pour les autres. L’affaire n’a pas dépassé la Une de la presse locale.

La révolte de la plasturgie contre les caisses du BTP

C’est sans doute l’un des tout derniers décrets signés « Dominique de Villepin, Premier ministre ». Le 11 mai 2007, alors qu’il va quitter l’hôtel Matignon, le chef du gouvernement appose son paraphe à un texte régissant les relations entre les caisses et les « organisations patronales représentatives d’une branche professionnelle autre que celle du bâtiment ». Le décret fait référence à des « accords » sur les règles d’affiliation.

En fait, ce simple décret est le résultat de trois années de négociations acharnées entre, d’un côté un collectif de professions emmené par la Fédération de la plasturgie et, de l’autre, l’Union des caisses de France. Comme le souligne un communiqué de presse commun, l’accord signé en mars 2007 permet à ces entreprises de sortir du système des caisses. A condition de démontrer que leur activité de pose « bâtiment » n’excède pas 10% de leur chiffre d’affaires. Sinon, c’est l’affiliation obligatoire.

Au cours des discussions, le collectif a tenté de faire valoir l’argument des conventions collectives : ne seraient affiliées que les entreprises relevant de la convention du bâtiment. Refus ferme et définitif de l’Union des caisses de France.

Les caisses collectent aussi les cotisations (volontaires) aux organisations patronales

Sous l’égide de la Direction des relations du travail, le BTP a fini par obtenir gain de cause... tout en s’engageant à cesser de collecter de façon abusive les cotisations (volontaires) destinées aux organisations patronales. Le gouvernement aurait même promis une circulaire pour interdire formellement l’amalgame pratiqué par des nombreuses caisses qui réclament, au milieu des cotisations congés payés, la « cotisation FFB » ou « CAPEB ».


« Une pratique tout à fait illégale », pour le chef d’entreprise Pascal Sanchez :

Pour la directrice de l’Union des caisses de France, tout cela est faux. Claudine Metz est formelle, il n’a jamais été question d’une telle mesure :

Après de nombreuses relances, le service communication de la Fédération Française du Bâtiment a fini par nous faire savoir que :

« D’une façon générale, le président de la FFB ne s’exprime pas sur ce sujet des caisses de congés payés du BTP. »

Il faut dire que, outre sa proximité avec Laurence Parisot, Christian Baffy occupe un poste stratégique du Medef : vice-président trésorier.

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  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 01h16 le 11/02/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    Merci rue89, de faire tomber les murs de la honte du BTP/MEDEF.

    • lamichael
      lamichael répond à pablico
      • Posté à 02h53 le 11/02/2008
      • Internaute 20431

      les murs de la hontes forment la forteresse des chateaux de cartes de nos « élus ».
      A tout les niveaux...
      Avril 2005,Clifden,Connemara,ireland.
      Mon chemin croise MR.le maire d’une petite municipalité bretonne.Commune de moins de mille habitants.
      Accompagné de Madame,des conseillers municipaux,des femmes ce ces derniers et sans leurs bambins,ils arpentent les rues de cettes jolies villes cotières.
      Eux,tiers-état,que des « nobles » en tout genre.Profession respectable.sauf un : Artiste.
      Mes amis et moi,Quatrième-état,que de la main d’oeuvres Françaises.Profession rentable.Surtout pour Eux.
      Présentations faites,rendez-vous est donné au pub du coin le soir même.
      Aprés quelques pints et quelques blagues, je pose une question a l’artiste : « Combien vous donnent l’état pour ce voyage ?
      -TOUT ! » me repond t’il.
      Il ma expliquer que par diverses demandes à ,la commune,le comité de communes,le département,la région,l’état et l’Europe.Ils arrivaient a se faires entiérement payer le voyage,l’hotel,les restaurants,les activités et bien sur les pub.
      EN TOTALITE !
      Le système mis en place par chaque gouvernement permet depuis dèjà longtemps d’abuser des richesses colossales produit par ce qui cotisent.De la TVA aux revenus.
      Chaque petit Maire,patron des patrons,dans sa commune peut prendre dans la caisse pour se payer des vacances.Le moindre bureaucrate syndicalyste élu le peut aussi.je ne dit pas que chacun le fait,mais que la tentation est grande.Et qu’a mon avis,beaucoup n’ont pas pu y résister.
      lE Tiers-état abuse encore une fois.

      Constitution Française
      Article 35. Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

      • Argos
        Argos répond à lamichael
        • Posté à 12h53 le 11/02/2008
        • Internaute 17902

        dans le genre absurdité ou « on se fout de notre gueule », il y a eu, il y a quelques années si certains s’en souviennent, le colloque organisé dans une ile paradisiaque par un groupe de réfexion (une trentaine de personnes) sur ....
        le déficit de la sécu ! ! !
        ça ne s’invente pas ! ! !

        ils avaient été reçus à leur retour par une poignée de journalistes, mais le scandale s’était arrêté là.

         
        • athénaïs
          athénaïs répond à Argos
          • Posté à 18h44 le 11/02/2008
          • Internaute 30637

          et oui ! ce qu’il y a de scandaleux avec le scandale, c’est qu’on s’y habitue.
          Simone de Beauvoir

        1 autres commentaires
      • JEAN.GISQUAND
        • Posté à 07h55 le 11/02/2008
        • Internaute 1331

        Généraliser, c’est le tous pourris, sauf moi, pas par principe mais parce que je n’en ai pas l’occasion !
        Il y a des abus, c’est vrai et il faut les combattre mais pouquoi généraliser ?
        Dans ma vie active, j’ai été responsable syndical, président d’associations, ç’a m’a toujours couté de l’argent. Les seules fois ou j’ai eu l’impression de « voler » c’était quand les entreprises ou je travaillais (commercial) nous payaient des WE de « motivations » à des tarifs faramineux.

      • pablico
        pablico répond à lamichael
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 11h14 le 11/02/2008
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        Je comprend mieux maintenant, pourquoi ça ferraille dur pour accèder au pouvoir, et y rester.
        C’est gagner au loto (pouvoir, et financier).

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à pablico
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 03h55 le 11/02/2008
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      Sordide. Quand cette nouvelle ne fait pas descendre les Français dans la rue, c,est qu’une bonne part ont décidé de faire le trottoir. Lien

      Pierre JC Allard

  • zx600
    • Posté à 01h47 le 11/02/2008
    • Internaute 14825

    Entre la caisse noire de l’UIMM qui finance on ne sait quoi (mais on a bien une idée), la Médecine du Travail qui ne soigne pas bien les salariés mais sert à financer des emplois fictifs des Medef locaux, et cette histoire de caisses de congés payés, on s’aperçoit bien que les organisations patronales et leurs satellites sont pourries de l’intérieur (et dire que ce sont les syndicats qui se font traiter d’escrocs, ces petits joueurs).

    Le plus grave est que ces malversations nuisent à l’ensemble de l’activité économique, pour le bénéfice de quelques-uns, au détriment même des plus petites entreprises, victimes d’un système imposé par les grosses poissons.

    Dormez tranquilles, patrons véreux, ce n’est pas cette croissance-là que Sarkozy veut libérer, ce ne sont pas ces voyous-là qui seront traqués, ce n’est pas d’une société libérée des combines et arrangements dont veulent « 53% des Français » (bien cocus à l’heure qu’il est).

    • Veig
      Veig répond à zx600
      • Posté à 09h56 le 11/02/2008
      • Internaute 28990

      J’aime l’odeur de napalm frais qui se dégage de ces commentaires le lundi matin : -)

    • karghyl
      karghyl répond à zx600
      informaticien, Paris
      • Posté à 15h14 le 11/02/2008
      • Internaute 17757
        informaticien, Paris

      Oui, mais ce qui semble le plus important, c’est uniquement de lutter contre les petites fraudes faites par ceux qui ont de petits moyens (salariés, chômeurs, malades,...), et surtout de les stigmatiser.

  • bloozmarch
    bloozmarch
    indocile heureux
    • Posté à 01h52 le 11/02/2008
    • Internaute 15731
      indocile heureux

    Et on dit que l’ argent n’ a pas d’ odeur, on doit dire ça pour ceux qui n’ ont pas le droit de s’ en approcher, mais d’ autres ont l’ odorat particulièrement bien développé, et ils savent parfaitement se serrer les coudes et s’ entr’ aider, en silence et dans la plus grande discrétion, pour ne pas dire opacité, je ne vise bien sûr personne en particulier, surtout pas quelqu’ un qui s’ insurgerait contre les spéculateurs et les dérives finacières auxquelles on assiste en ce moment, je n’ ai pas l’ esprit ausi mal tourné !

  • FabiendeMénilmontant
    FabiendeMénilmontant
    journaleux - blogueur
    • Posté à 01h56 le 11/02/2008
    • Internaute 14145
      journaleux - blogueur

    Merci David pour ce sujet, mais il y a beaucoup de sujet à faire, comme ici :
    Lien
    par exemple…
    Il faudrait prendre un à un tous les endroits où le contrôle n’est pas paritairement exercé, ET exercer un deuxième contrôle là où il l’est officiellement (par exemple à l’Urssaf, pour le reversement de la CSG et de la CRDS…).

    Fabien
    Lien

  • babakchit
    • Posté à 02h29 le 11/02/2008
    • Internaute 10646

    J’imagine que les PME forment 80% à 95% des entreprises du BTP. Quand on cherchait les freins à la croissance, voici une infime partie de la réponse...
    Merci pour cette enquête.

    • DBL8
      DBL8 répond à babakchit
      Retraité
      • Posté à 08h26 le 11/02/2008
      • Internaute 19562
        Retraité

      Vous ne pensez quand même pas : la baisse des cotisations du BTP fera baissé les factures, OU les ouvriers seront mieux payés ? NAÏF ou utopique ?
      La baisse des cotisations ne fera pas repartir la croissance, mais leurs en mettra plus dans les poches !
      Dans le même genre : la TVA à 5.5 dans la restauration fera baisser les prix ou / et les employés seront mieux payer. MDR ! !

  • zets
    • Posté à 05h50 le 11/02/2008
    • Internaute 25437

    Dans le même genre, ca pourrait être bien une enquête sur la SACEM...

    • Veig
      Veig répond à zets
      • Posté à 10h11 le 11/02/2008
      • Internaute 28990

      Oh, oui ! oh oui ! En fait, sur toutes les associations de droit privé (loi 1901 ou autres) étant habilitées à collecter des redevances obligatoires ou des taxes parafiscales ! Il y a des fromages, dans cette République, qui murissent tranquillement et profitent à des rongeurs qui n’ont rien à craindre des « chats fourrés » que chantait Brassens...

  • manu2005
    manu2005
    Afghanistan,Lybie, la france (...)
    • Posté à 07h13 le 11/02/2008
    • Internaute 1805
      Afghanistan,Lybie, la france (...)

    Vivrais-je dans un pays d’escrocs ?
    Alors, cela expliquerait pourquoi nos élus sont des bandits.
    Comme quoi tout se tient.
    Dire que l’on pensait naïvement que la mafia était sicilienne, et Russe de nos jours.
    Mais chez nous on appelle ça : « les braves gens ».

    Ça s’oppose à « gauchiste » car le gauchiste, parfois aussi appeler anarchiste, voir terroriste, voudrait détruire ces systèmes qu’il a été si dur de mettre en place pour essayer de les remplacer par des trucs, j’ose à peine dire le mot : honnêtes.

    Heureusement, nos élus veillent !

  • Claude-le-breton
    • Posté à 07h24 le 11/02/2008
    • Internaute 30706

    Le statue d’association à but non lucratif n’est vraiment pas fait pour gérer de fortes sommes. On le constate régulièrement à travers des « affaires » de tous bords. Il faut que la loi le réserve, à mon avis, à des associations de véritables « amateurs ». Les autres sont des « sociétés » et doivent donc être gérées et contrôler comme telles.
    Dans le cas qui nous occupe aujourd’hui, outre sa transparence, c’est l’utilité même de la caisse de congès payés du BTP qui est en cause.

    • Veig
      Veig répond à Claude-le-breton
      • Posté à 09h51 le 11/02/2008
      • Internaute 28990

      Le problème vient surtout de la flexibilité du statut de ces associations loi 1901. Je suis trésorier d’une telle association, et nous prenons garde à ce que nos membres ne soient pas bénéficiaires des actions de cette asso, d’une façon ou d’une autre. Même les défraiements et la comptabilisation des frais de route comme dons aux oeuvres sont parfois l’objet de contestations...

      Or ce qui a pu poser problème (et qui continue de le faire) dans ce type d’asso, ce sont les avantages financiers ou en nature dont bénéficient parfois les dirigeants de ces assos, ce qui est toujours juridiquement possible, tant les critères d’adhésion, de droit de vote, de désignation du Conseil d’Administration et les modes de fonctionnement financier peuvent varier d’une association à l’autre. La loi 1901 aurait besoin d’un bon toilettage et d’un resserrage de boulons, renforçant le principe de non-lucrativité et comblant les vides juridiques.

      Veig, l’ingénieur, trésorier d’une association d’enseignants bretons ; -)

  • Argos
    • Posté à 07h38 le 11/02/2008
    • Internaute 17902

    « Extorsion d’argent, le plus souvent répétée et organisée, obtenue par chantage, intimidation ou violence »

    la définition du mot RACKET ! !
    no comment

    merci Rue89, des scandales comme ça me motivent pour ma journée

  • Argos
    • Posté à 08h04 le 11/02/2008
    • Internaute 17902

    si un journaliste de Rue 89 pouvait également faire une enquête sur un autre scandale qui ne dérange depuis des années : la médecine du travail

    il y a quelques années, les visites de médecine du travail étaient annuelles, cotisations annuelles. Rien à redire autre que le coût très élevé.

    depuis, ils ont décidé qu’une visite tous les 2 ans pouvait suffire. par contre la cotosation reste annuelle. Ou comment déguiser une augmentation des prix de 100 %

    • David Servenay
      David Servenay répond à Argos
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 08h21 le 11/02/2008
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Bonjour Argos,

      Vous avez raison de vous inquiéter des performances de la médecine du travail.

      D’ailleurs, ça tombe bien, l’enquête est déjà faite !

      A lire ici :

      Lien

      C’était il y a trois mois. Le gouvernement a depuis décidé de lancer une réforme de ce système, en collaboration avec les partenaires sociaux.

      Bonne journée !

      • Argos
        Argos répond à David Servenay
        • Posté à 12h50 le 11/02/2008
        • Internaute 17902

        merci beaucoup
        et comme toujours, spectaculairement édifiant ! !

        et c’est pas prêt de s’arrêter

      • noke33
        noke33 répond à David Servenay
        • Posté à 20h38 le 11/02/2008
        • Internaute 31310

        tiens c’est bizarre, quand ça commence avec les partenaires sociaux, principaux non intéressés au changement, je sens la chose mal embarquée....
        toute leur concentration sera nécessaire pour vider autant que se faire se pourra l’idée de départ de sa substance. J’attend avec curiosité le premier gros accroc dans les transports parisiens et le service minimum...

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 11h19 le 11/02/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Les ouvriers financent les patrons ?

    Une nouvelle ?

    Mais c’est ça le capitalisme, non ?

    Lien

    • Eric citoyen
      Eric citoyen répond à skalpa
      « Casse ta tv » c'est ta seule (...)
      • Posté à 11h45 le 11/02/2008
      • Internaute 5352
        « Casse ta tv » c'est ta seule (...)

      Salut Skalpa & vous toutes et tous,

      Tu as raison.

      Les ouvriers financent les patrons...

      Ils financent aussi un outil qui les matraquent... ? ? ? ?

      Syndrome de Stockholm ?

      Mais, combien de temps allons nous accepter encore cela ?

      On nage en plein délire.

      Bésitos de Neuilly.

      Eric Bloggeur

      Lien

  • DidierB63
    DidierB63
    Devant un écran
    • Posté à 08h15 le 11/02/2008
    • Internaute 30265
      Devant un écran

    Quand on voit combien de millions ces caisses doivent gérer, il n’est pas étonnant que ceux qui en profitent ne veuillent pas les voir disparaitre.

    En France, on veut bien lutter contre les niches fiscales et les « privilèges », mais uniquement quand il s’agit de ceux des salariés ou des plus pauvres.
    Dès qu’on touche aux plus aisés ou au patronnat on crie à l’inconscience, au délit « d’empêchement de faire de la croissance ».

    Mais combien d’employés ces petits patrons pourraient ils (potentiellement) embaucher si on ne leur prélevait pas des sommes injustifiées ?
    Sans parler de leurs trésoreries, qui se porteraient certainement beaucoup mieux...

    Défendre un système mafieux de ce genre, c’est comme dire que supprimer les départements ne ferait pas faire des économies. On protège surtout les gens qui contrôlent le dit système.

    Le MEDEF défend SES privilèges, comme l’aristocratie défendait les siens aux états généraux.
    Vivement la nuit du 4 Aout !

    Lien

  • acripita
    • Posté à 08h24 le 11/02/2008
    • Internaute 3397

    Ma petite entreprise est contrainte d’adhérer à la caisse BTP du 06, je dis bien contrainte car nous ne faisons pas de gros oeuvre, mais de la finition.

    Pour vous expliquer certaines des « lacunes » de cette caisse et le flagrant de ses abus.

    1°) Sachez qu’il existe deux sorte de personnes qui bénéficient du BTP, dans un premier temps les ouvriers (chantiers) qui sont classés par codes.

    Les administratifs (bureaux) dont le code est « ETAM ».

    La caisse du BTP préléve au taux de 18.90% (dans lesquelles se trouve les montants des charges urssaf, assedic et retraite complémentaire)
    Concernant les ouvriers les charges dites Arco (retraite complémentaire) sont versées directement par la caisse du BTP pour le compte de l’ouvrier.

    Concernant les ETAM, il en est tout autrement !

    La caisse du BTP nous envoie tous les 3 ans le montant détaillé des charges de retraite complémentaire qui n’ont pas été versées à la caisse de retraite complémentaires pour les ETAM.

    Il faut que nous attestions sur l’honneur avoir déclaré et reversé encore une fois ses montant sur les déclarations annuelles pour les salariés ETAM, pour que la caisse nous rembourse ces montants six mois après !

    Donc la caisse « profite » du montant des cotisations « retraite complémentaire » durant 3 ans !
    Ce qui est un montant considérable, qui leur rapporte en plus.
    Ceci est un premier scandale.

    2°) La caisse BTP calcule les congès payés de avril/31 mars de l’année précédente. Pour les reverser l’année suivante aux ouvriers/etam. Seulement si votre employé part en quittant l’entreprise, il ne pourra toucher les indemnités de congés payés que l’année suivante. C’est à dire un employé qui quitte l’entreprise en septembre 08, se verra payé ses congés à partir d’avril 09.
    Ceci est un second scandale.

    3°) Si nous employons un « intérimaire » nous sommes obligés de le déclarer à la caisse du BTP, et nous devons payer les cotisations dessus. Ce qui équivaut à dire que l’entreprise d’intérim paye les 10% de congés payés légaux à son salarié, et qu’il nous sont facturés par l’entreprise d’intérim.
    Mais qui plus est nous devons payer à la caisse les charges supplémentaires pour l’intérimaire, alors que nul ne sait comment elle peuvent bien lui être reversées. Là pas d’explications de la caisse, réponse : ça ne nous regarde pas.
    Ceci est un troisième scandale.

    4°) Si malheureusement un ouvrier/etam décéde. Ce qui malheureusement peut arriver (pas spécialement en accident du travail, mais naturellement) Là ça devient plus qu’un scandale, le montant de ses congés, ses charges et tout et tout ne sont pas reversé aux ayants droits, mais purement et simplement engloutis par la caisse.

    Je me suis battue après du Tribunal de Commerce, pour justement être remboursée des interêts des sommes « gardées » par la caisse BTP, mais c’est le pot de terre contre le pot de fer, quand j’ai demandé au Tribunal de ne payer que ce que j’avais à payer pour mes « Etam », il m’a été répondu que c’était comme ça !

  • Erbeddie
    • Posté à 09h05 le 11/02/2008
    • Internaute 17088

    Pouvons nous savoir ce que pense la commission Attali de cette excellente enquête. Il ne me paraît pas possible que cette « anomalie corporatiste » lui ait échappée ? Et une autre enquête sur les associations para-médicale mettant à disposition des patients les appareillages prescrits par les toubibs hospitaliers et souvent « gérees » par des chefs de service spécialistes des affections en cause ? Bravo pour ce trés bon travail.

  • jissé
    jissé
    Ingé retraité
    • Posté à 09h07 le 11/02/2008
    • Internaute 23393
      Ingé retraité

    Bonjour à tous.

    Quand, avec qq collègues, nous passions la visite annuelle devant le médecin du travail, la plaisanterie habituelle était :

    « Si vous avez été amputé d’un bras depuis la dernière visite, n’oubliez pas de le signaler au médecin. »

    Retraité, je consulte mon médecin traitant ..

    Et heureusement il me reste les deux bras.

    @plouche.

  • monette
    • Posté à 11h29 le 11/02/2008
    • Internaute 17372

    J’espère que cette enquête ( des vrais pros , Rue89 !) fera des vagues hors le Net .

    Il faut absolument que soit mis au grand jour le fonctionnement des Tribunaux de Commerce , et de leurs syndics , véritables prédateurs des artisans et des PME .

  • Fredhsl
    Fredhsl
    Nord
    • Posté à 11h49 le 11/02/2008
    • Internaute 27609
      Nord

    Depuis 2001 à ma connaissance, il existe une pratique particulièrement corsée de la part des caisses de cotisations.

    Deux l’ont pratiquée à ma connaissance à ce jour, un recensement plus large et un appel à retrouver les preuves matérielles pourrait faire avancer les enquêtes de Rue 89.

    La Caisse des congés Spectacles a envoyé vers le 18/20 décembre 2001 (l’année du Krach boursier sur les nouvelles technologies), une lettre qui disait en substance :

    On vient de découvrir qu’on a des pertes financières. On relève donc le taux de 13.30 à 14,45% depuis le 1er avril 2001 rétroactivement. Nos bureaux seront fermés pendant les 15 prochains jours. Meilleurs voeux pour l’année à venir, signé Chantal Gougaud-Laslandes
    Si quelqu’un retrouvait ce courrier d’origine, la Cour des Comptes en aurait certainement l’utilité.

    Une augmentation rétroactive des taux sur 9 mois implique pour tout gestionnaire une perte de rentabilité disproportionnée. Si votre marge brute est en moyenne 5% de vos masses salariales (fréquent dans les assos), une telle augmentation représente le cinquième de votre marge brute sur 9 mois et peut plomber votre activité.

    Comment une caisse qui reverse les sommes en moyenne 9 mois après les avoir reçues, et dont une bonne part des sommes collectées ne sont jamais reversées, peut-elle avoir des pertes financières, auriez-vous une idée ?

    L’AFDAS, organisme de formation professionnelle des artistes, a usé de la même pratique (la rétroactivité) vers 2005, pour un montant moins important (0,10% des salaires bruts).

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      • Posté à 17h47 le 11/02/2008
      • Internaute 29846
        menuisier

      D’autant que lezs congés spectacle ne reversent pas à an +1. Si vous avez omis un ou des coupons pour la demande, les sommes correspondantes sont perdues pour l’employé, certainement pas pour l’organisation se séminaires dans des relais et chateaux.

  • J.C.M.
    • Posté à 11h56 le 11/02/2008
    • Internaute 11431

    Bonjour David.

    Merci pour cet article.

    Le « silence “ prolongé, à la fin de la première video de Madame Claudine Metz, est un chef-d’oeuvre ! ! !

    Cordialement.

    J.C.M.

  • Menfeser
    Menfeser
    Etudiant
    • Posté à 12h08 le 11/02/2008
    • Internaute 535
      Etudiant

    mais que fait l’ENPC ?

  • jacs
    jacs
    Chef d'entreprises en Rhones (...)
    • Posté à 12h24 le 11/02/2008
    • Internaute 28413
      Chef d'entreprises en Rhones (...)

    J’en connais des biens bonnes dans mon secteur, mais celle là que j’ignorais totalement est réellement gratinée.
    Elle est le reflet des corporatismes qui brident l’économie de ce pays et que Attali a essayé de montrer, mais qu’en gros ç.. qu’il est a rendu mort né dès leurs présentations en disant « c’est tout ou rien ».

    Certainement un bel exemple de frein à la croissance et de démotivation pour l’entrepreneur !

    Lien

  • pissefroid
    pissefroid
    râleur velléitaire
    • Posté à 12h56 le 11/02/2008
    • Internaute 26278
      râleur velléitaire

    Je savais que le BTP était un ramassis de négriers, mais j’ignorais que c’était aussi une mafia exerçant le racket. Le medef couvre ce racket et donc est aussi une mafia (mafia= système d’extorsion de fond). Dans le cas du BTP l’extorsion est légale et ça c’est un scandale. Nul n’est sensé ignorer la loi et donc tous nos gouvernants le savaient et ça aussi est un scandale.

  • alzaz
    • Posté à 13h28 le 11/02/2008
    • Internaute 15310

    En France on n’a pas Cosa Nostra, cette mafia italienne hors-la-loi et combattue. Nous, nous avons des mafias tout à fait légales, jamais inquiétées car au service de la classe dirigeante organisée en clans (Cf. Neuilly, une banlieue pas comme les autres). C’est comme du temps de la monarchie, il y a les privilégiés et il y a les autres.
    Dormons bien. La France a bien somnolé un millénaire avant de guillotiner Le Capet. La liberté avait sa hiérarchie pyramidale. Plus on allait vers la base, plus elle s’estompait avant de disparaître complètement. Lettres de cachet et censure vous conduisaient, au mieux, à la Bastille. Peu d’hommes pouvaient prétendre à une histoire avant que l’égalité de droit nous donne la possibilité d’en avoir une. Sur le plan matériel, c’était encore pire.
    La révolution nous a fait, chacun, exister. La nation est née, fraternelle. Un ordre plus juste nous était proposé. Jugé trop obsolète, on nous présente, aujourd’hui, un nouveau paradigme calqué sur le XIXème siècle. Relire Victor Hugo et Emile Zola, ce sont les modes d’emploi. Pour remplacer notre devise républcaine, je propose Amour Gloire et Beauté.

  • cagancho
    • Posté à 13h57 le 11/02/2008
    • Internaute 26741

    pendant que kerviel se morfond en prison , tout ce joli monde du Medef se goinfre et se vautre dans le luxe et gautier-sauvagnac se paie ,lui, en plus le luxe de jouer les affranchis en disant qu’il ne parlera pas ( depuis son chateau )

  • nessie
    • Posté à 14h39 le 11/02/2008
    • Internaute 25484

    Petits arrangements entre amis...

    Et manifestement, ça dure depuis longtemps, et tous les gouvernements, même de gauche, n’ont rien fait pour y remédier. Ca rend encore plus optimiste pour la suite.

  • yapadebug
    • Posté à 14h52 le 11/02/2008
    • Internaute 840

    Il me semble qu’il y avait une « caisse BTP » similaire, en Sicile, il y a quelques années, mais que l’état italien y avait mis bon ordre... Pour les italiens, la mafia c’est l’ennemi, pour les français, c’est un « partenaire social »...

  • Axior
    Axior
    Citoyen
    • Posté à 14h53 le 11/02/2008
    • Internaute 26085
      Citoyen

    Je me demandais pourquoi le BTP, qui déplore une pénurie de main d’œuvre, faisait autant appel aux sociétés d’intérim. Voilà un élément de réponse. Plutôt que d’embaucher maçon, peintre, plâtrier, électricien ou autre, il vaut mieux passer par une agence non assujettie à cette caisse, qui paie les congés payés chaque fin de mois et qui peut se permettre de ne rien payer en période d’intempéries.

  • Keloglan
    • Posté à 15h13 le 11/02/2008
    • Internaute 11536

    Hé ! Attali ! Où es-tu passé ? Où regardais-tu ? Cesse de dormir sur tes lauriers. Tu n’as pas fait la moitié du quart d’un travail sérieux. Et ça, c’est mon avis brut de décoffrage.

  • balico
    balico
    maçon
    • Posté à 16h27 le 11/02/2008
    • Internaute 26941
      maçon

    decidement 5 milliards et un chiffre a la mode en fervrier ,il n ous disais (la caisse c c p )vous n’avez rien a faire , ont s’occupe de tout ! ! be voila
    il y a longtemps quelqu’un d’un syndicat nous avais fais provisionner
    les charges ,pour faire reviser et savoir ou aller l’argent , lui a etait en prison et nous ont a du payer
    et bien , j’ai attendu longtemps mais maintenant je sais

  • Sumariner
    • Posté à 17h26 le 11/02/2008
    • Internaute 23513

    Quand on connais la réalité du travail dans le BTP, on a envi de botter le cul de ces salopards de patrons qui se gavent, sous les regards complaisant des politiques.

  • asozial
    asozial
    Bobo reprazent - aus Berlin.
    • Posté à 17h46 le 11/02/2008
    • Internaute 2273
      Bobo reprazent - aus Berlin.

    il y avait cet article du Monde au début du mois sur la caisse des congés spectacles - pas eu beaucoup d’échos par la suite - même pas chez les intermittents... je suis sûr qu’on peut trouver ce genre de truc dans tous les organismes similaires de toutes le branches...

    « Les intermittents du spectacle, grands profiteurs du système ? Le lieu commun a irrigué nombre d’audits publics. En se penchant sur la gestion de la caisse des congés spectacles, la Cour des comptes vient de mettre en lumière le phénomène inverse. Pendant des années, cet organisme, chargé de collecter auprès des employeurs les congés payés des artistes et techniciens du spectacle et de reverser ces sommes aux intéressés, a multiplié les irrégularités. Prestations impayées, cotisations sociales réduites aboutissant à des retraites amputées, ententes illicites avec les organisations patronales et certains syndicats de salariés, frais de fonctionnement masqués... »

    j’ai vaguement fréquenté le milieu de la formation en sidérurgie et en bâtiment, entre les lycéens de lycées techniques serviables à merci et formations obligatoires sur matériel obsolète - pour des sommes colossales issus des cotisations - le tout n’existant que parce que l’éducation nationale a abandonné l’enseignement technologiques pour des secteurs désormais très demandeurs (qui fabrique nos super TGV...), il y a beaucoup de noirs secrets qui sommeillent...

    Rue 89, encore des enquêtes !

  • Pépé61
    Pépé61
    Enterré vivant
    • Posté à 17h58 le 11/02/2008
    • Internaute 31199
      Enterré vivant

    Après avoir eu ce matin quelques échos gratinés sur le train de vie des pontifes de l’ordre des médecins, voilà que Rue 89 nous ressort cette caisse de mafieux du BTP. On connaissait l’apect redistribution d’avantages et de commissions, parfois en nature, à notre « élite politique » des grands du BTP, mais il fallait bien qu’ils aient aussi une caisse genre UIMM pour beurrer leurs tartines ces malheureux !
    Eux ils ne fluidifient pas, mais comme ils prennent le pognon à l’avance, ils ont un matelas super confortable pour roupiller pépère.
    Ajouter à ça les petits cadeaux de lobbyistes de tout poil, et on obtient une jolie économie parallèle à côté de laquelle celle des banlieues semble bien riquiqui ....
    Un siège social en marbre rose, tiens, ça rappelle les exploits architecturaux de la BERD sous l’ère Attali !
    J’attends un nouveau scoop bien gratiné pour demain, c’est quand même plus divertissant que la saga des amours de notre président.
    Ah ça ira, ça ira, ça ira....

  • zbigniew
    • Posté à 18h10 le 11/02/2008
    • Internaute 31656

    Après :
    - la médecine du travail
    - les caisses de congés payés
    Il vous reste à couvrir :
    - la formation professionnelle
    - le maintien dans l’emploi des handicapés (AGEFIPH)
    ...
    et vous aurez fait le tour de ce qui se pratique de plus juteux au MEDEF aujourd’hui ! (une rumeur... restons prudents... dit que 400 permanents du MEDEF sont recrutés aux frais de l’AGEFIPH... mais bien sûr tout indique que ceci n’est pas vrai...).
    Continuez le bon boulot.

  • survivant
    • Posté à 19h35 le 11/02/2008
    • Internaute 25864

    Bravo rue89 pour cette info de la vraie qui fait grincer des dents comme celles du canard enchainé. Cet effet boomerang pour les tauliers qui pleurnichent à chaque élection que si les entreprises vont mal c’est la faute des cotisations sociales trop élevées dans un esprit de casser la sécurité sociale. Ils omettent de parler de quelles caisses il s’agit. Encore un gros coup de pied de l’âne pour tous ces flibustiers. Tous en taule !

  • Diane67
    • Posté à 20h54 le 11/02/2008
    • Internaute 24216

    Vous dites « les patrons » non pas d’accord, il s’agit de types cooptés par des organisations patronales ; si vous imaginez quez c’est l’artisan de base qui siège à la CCP , vous vous trompez ; ce sont des gens influents, souvent engagés politiquement ( et pas à gauche croyez moi) qui s’arrangent pour entrer la dedans ; il y aurait un roman à écrire sur l’affaire de la CCP de Mulhouse.
    Juste un détail, il y avait derrière la ccp de mulhouse, une petite entrée reservée aux salariés, en principe, ils n’avaient pas le droit d’entrer par la grande porte ; Et cette caisse était tellement luxueuse que le sommet franco allemand ( miterrand-kohl) s’y était tenu en 94 ou en 95.

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