10/02/2008 à 15h43

L'homme est un loup pour l'homme, version chinoise

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

En avril 2005, j’avais publié un article dans Le Magazine littéraire sur le phénomène de l’édition chinoise d’alors, le Totem du Loup, de Jiang Rong. Ce livre vient d’être publié en traduction française, et il m’a semblé intéressant de rediffuser cet article sur le débat que ce livre avait suscité en Chine à l’époque. Toujours d’actualité.


C’est le succès littéraire du moment en Chine : un livre surgi des steppes de Mongolie intérieure et du traumatisme de la Révolution culturelle, qui vient bousculer les Chinois d’aujourd’hui. « Lang Tuteng » (le Totem du loup), écrit par un auteur qui se cache derrière le pseudonyme de Jiang Rong, a connu un tel succès que les librairies regorgent désormais de livres sur le livre ou d’ouvrages développant le même thème, afin de surfer sur la déferlante de l’ouvrage initial.

Avec plus de 500.000 exemplaires vendus [depuis, le chiffre a grimpé à 20 millions d’exemplaires ! ], le Totem du loup est un véritable best-seller, qui cohabite avec les poids lourds du « top-ten » des meilleures ventes chinoises : les inévitables et très populaires guides de réussite professionnelle ou personnelle, les mémoires de Bill ou de Hillary Clinton ou encore du footballeur David Beckham, ou l’incontournable Da Vinci Code auquel le public chinois a également succombé, sans doute pour ne pas rester à l’écart d’un succès universel... Autres titres chinois de ce classement, les enseignements bouddhistes de Li Shutong, un grand lettré mort en 1941 dont certains de ces écrits n’avaient jamais été publiés, et des histoires légères de « divorce à la chinoise » par Wang Huailing, auteur de séries télévisées à succès.

Onze ans dans les steppes de Mongolie

Dans ce « top-ten » très éclectique, à l’image d’une société en pleine mutation, le Totem du loup se distingue par son impact et les débats qu’il a suscités. Tout ce que l’on sait de son auteur anonyme est qu’il est agé de 58 ans, enseigne l’économie politique dans une université de Pékin, et a passé 11 ans dans les steppes glaciales de Mongolie intérieure, auprès des nomades mongols, pendant la période de folie de la Révolution culturelle. [On peut aujourd’hui lire son interview, toujours anonyme, sur le site de l’éditeur]

Jeune intellectuel envoyé par Mao se « réformer » auprès des « masses » il a tiré de ces années tourmentées une leçon qu’il développe deux décennies plus tard dans son livre : un éloge ou plutôt une réhabilitation du loup, un animal pas forcément très populaire, mais dont il décrit minutieusement le mode de vie et les relations très particulières avec les hommes dans l’environnement très exigeant de la steppe.

Pour Jiang Rong, le loup est supérieurement intelligent, patient et déterminé, et même son agressivité trouve grâce à ses yeux. Pourquoi un tel succès pour un livre qui, selon la formule d’un critique chinois, « parle de manière obsessionnelle d’un animal, sans la moindre trace de sexe ou d’amour pour épicer son récit, écrit de surcroit par un auteur inconnu » ? Jiang Rong utilise en fait cet animal pour lancer un débat : les Chinois feraient bien de s’inspirer de l’ » esprit du loup » après avoir trop longtemps été des « moutons » ...

Marketing ou débat de société ?

Un défi lancé par l’auteur aux Han, l’ethnie majoritaire en Chine, dont la passivité d’agriculteurs sédentaires est mise en parallèle avec l’histoire glorieuse des nomades mongols, les amis des loups, à commencer par Genghis Khan. Excellent marketing ou véritable débat de société ? La discussion s’est emballée, occupant les talk shows à la télévision et les forums internet, jusqu’à donner naissance à une bonne dizaine d’autres livres du genre « comment devenir un loup ? “ . Un débat aux relents parfois nationalistes, à l’image de cette Chine conquérante et ambitieuse qui émerge à 10% de croissance par an.

On a même pu lire dans le très officiel China daily de Pékin une contribution à du PDG d’une grande société chinoise faisant l’éloge des qualités ‘ militaires’ des loups : ‘ ils ne livrent jamais bataille sans préparation, savent monter des embuscades, tenir un siège.... Ils attendent toujours le meilleur moment pour attaquer, et leur plus grande qualité, digne de tous les compliments, est qu’ils travaillent en équipe’ , a souligné Zhang Ruimin, PDG du fabricant d’électroménager Haier, prototype de ce néocapitalisme à la chinoise qui a pris son envol, également membre du Comité central du Parti communiste chinois...

Il fut un temps où l’on déplorait que l’homme soit un loup pour l’homme. Les Chinois, aujourd’hui, rêvent apparemment de devenir des loups pour eux-mêmes, et pour les autres.

► Jiang Rong, Le Totem du Loup, Bourin éditeur, Traduit du chinois par Yan Hansheng et Lisa Carducci, version française de Boris Martin. 567p. 25€. Site internet : www.letotemduloup.fr

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  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 17h53 le 10/02/2008
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    Après une version chinoise, la version mondiale est en bonne voie de réalisation.
    Les loups auront toujours besoin de moutons pour… se rassasier.
    Le pseudo « équilibre » économique et politique sera donc de plus en plus sauvage…
    Un retour à la véritable nature… « humaine » ?
    Lien

    • pablico
      pablico répond à Infovite
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 19h54 le 10/02/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Mouvement de balancier connu.
      Après le ’siècle ’des lumières, le ’siècle’ des ténèbres.

  • Tinhinane
    Tinhinane
    Médiatrice scientifique
    • Posté à 11h06 le 11/02/2008
    • Internaute 4901
      Médiatrice scientifique

    Merci Pierre.

    Depuis quelques années, j’emprunte des livres pour les lire et m’assurer de leurs qualités (à mes yeux bien sûr) avant de les acheter pour permettre à leurs auteurs d’en vivre. Je me méfie des critiques et plus particulièrement de celles portées par les médias de masse qui promeuvent principalement des productions des grandes maisons d’éditions…

    Pour les valeurs sûres (les livres et auteurs qui à mes yeux méritent mon temps, mon respect…) je préfère même les achats de livres d’occasion auprès des amoureux des livres.

    Ce livre, je vais l’acheter grâce à vote article car vous ne le prescrivez pas mais vous vous contentez de le signaler.

  • lupus_canis
    lupus_canis
    journaliste presse spécialisée (...)
    • Posté à 01h17 le 12/02/2008
    • Journaliste 30942
      journaliste presse spécialisée (...)

    Cela fait plus de trente ans que je me passionne pour les loups. Cela a commencé par un (modeste) mémoire universitaire sur « le loup dans la mythologie enfantine », puis j’ai étudié les livres pour enfants tentant de présenter le loup sous un jour inoffensif ou jouant sur la peur du loup. De là je me suis intéressé au vrai loup (jusqu’à commettre moi aussi un album pour enfant). Le déclic est venu de « Mes amis les loups » de Farley Mowat (disponible, je pense, chez Castor Poche-Flammarion), dont je recommande la lecture aux jeunes de 10 à 90 ans. La pianiste Hélène Grimaud (dont le physique n’est pas sans rappeler celui d’une louve) évoque l’animal de façon très personnelle dans « Variations sauvages » (Laffont et Pocket). Et je viens de commencer « Le totem du loup » qui, au point où j’en suis, marie très bien les aspects mythiques et éthologiques des loups.
    Mon point de vue est que c’est une réelle ressemblance de comportement entre l’homme et le loup qui, de tout temps et en tout lieu de la planète, provoque la fascination que nous ressentons pour lui. Les points communs ne se situent pas seulement dans les tactiques de chasse (ou de guerre) ; on les retrouve dans les comportements sociaux et familiaux. Dans les siècles passés, le loup n’a pas été sans danger pour l’homme et pour le bétail, ce qui explique comment on en est venu à l’éradiquer. Entre la dernière guerre mondiale et les années 90, le loup avait totalement disparu du territoire français. Et s’il est réapparu, ce n’est pas parce qu’on l’a introduit, comme les ours dans les Pyrénées. Il est venu d’Italie à la recherche d’espace vital et s’est trouvé bien dans le Mercantour (on le comprend).
    Aujourd’hui nous découvrons le développement durable : les loups le pratique instinctivement de façon exemplaire, et je suis perplexe quant aux dégâts gratuits qu’on lui impute actuellement chez les troupeaux de brebis (je ne dis pas qu’il est totalement innocent...).
    Pour celui qui s’intéresse à Canis Lupus, l’époque est favorable, vu le nombre des publications qui lui sont consacrées. Je constitue une collection de livres qui approche les 150 titres, et je suis loin d’être exhaustif. Au cinéma, on peut voir actuellement « Survivre avec les loups », tiré d’un livre autobiographique (XO et Pocket), et le 13 février sort « La jeune fille et les loups ».

  • FdT
    FdT
    En pleine décroissance
    • Posté à 03h15 le 12/02/2008
    • Internaute 24641
      En pleine décroissance

    Si les Chinois avaient été des « loups » le monde entier parlerait chinois !
    L’expansion de l’aire civilisationnelle chinoise a pour origine principale la pression démographique et la défense face aux invasions barbares. Les Chinois ont rarement conquis militairement des territoires pour des raisons de pures et simples ambitions expansionnistes. C’est donc bien souvent poussées par une démographie galopante que même les épidémies et les famines ne parvenaient pas à juguler et afin de se protéger des peuples hostiles à sa périphérie que les différentes dynasties chinoises ont entrepris des conquêtes d’expansion. Ceci explique pourquoi qu’un peuple ayant eu durant des siècles une telle avance technologique et démographique sur le reste du monde n’a pas eu un empire à la mesure de sa puissance potentielle. Inversement les Mongols peuple numériquement insignifiants et issus d’une zone géographique pauvre ont avec l’aide de quelques milliers de cavaliers soumis pratiquement toute l’Asie et une partie de l’Europe ! Imaginons un peu si les Chinois avaient-eu les ambitions expansionnistes de Mongols ! Imaginons s’ils avaient été des loups !

    Pourquoi cette relative absence d’ambition coloniale chinoise ? Difficile de répondre. Est-ce parce qu’ils s’agit d’un peuple de paysans ? Je ne pense pas puisque d’autres civilisations agraires ont eu de puissants empires. Les Romains, les Européens, les Japonais...etc., étaient également des sociétés essentiellement paysannes... Peut-être est-ce la culture et la pensée philosophique chinoise qui pourraient en partie expliquer cela ? Il est vrai qu’en général la société chinoise préfère au conflit ouvert la discussion et le compromis...ou comme le pense Jiang Rong l’absence d’aspiration à la liberté inhérente à la culture chinoise dominée par la pensée confucéenne prônant la soumission ? Pourtant il me semble que l’histoire chinoise est riche en jacqueries, troubles sociaux fomentés par des groupes rebelles, des bandits de grands chemins...

    Pour finir si les Chinois n’ont pas eu les ambitions militaires et coloniales qu’ils auraient pu avoir ils n’en restent pas moins de redoutables et très agressifs commerçants, et s’ils finissent par conquérir le monde ce ne sera pas par les armes mais par l’économie...

    • daniel
      daniel répond à FdT
      daniel
      • Posté à 08h25 le 12/02/2008
      • Internaute 5273
        daniel

      mouais...

      en même temps, le territoire Chinois n’est pas vraiment ridicule.
      Même si on exclut le xinjiang, la mongolie intérieure et le grand Tibet, très peu peuplé jusqu’à peu par l’ethnie Han, le territoire chinois est tout de même très vaste et ce avant même les conquètes mongoles et mandchoues.

      Rappelons également que la chine comprend plus d’une cinquantaine d’ethnies différentes. Ces ethnies sont aujourd’hui ultra-minoritaires, souvent repoussés sur les hauteurs ou alors complètment sinisés. Je n’imagine pas que cela se soit fait uniquement par la voie de la négociation.

      Je ne sais pas si on peut affirmer que les Chinois sont un peuple de loup ou nle contraire, mais je pense qu’au niveau organisation, esprit d’équipe, attitude prédatrice, l’homme en général est largement supérieur aux loups !

      • FdT
        FdT répond à daniel
        En pleine décroissance
        • Posté à 13h37 le 12/02/2008
        • Internaute 24641
          En pleine décroissance

        Intéressant.
        Vaste indiscutablement mais pas à la mesure de la population et de son potentiel d’expansion si l’on compare à d’autres peuples ayant eu une histoire impérialiste. Regardons de quoi sont partis les Mongols pour conquérir le monde (si je me souviens bien 20 000 cavaliers selon certains historiens), et les Romains ? et les Anglais ? ... Je pense qu’un certain nombre de facteurs ont dû freiner les volontés impérialistes chinoises qui auraient pu aller bien au delà de ce qu’elles furent.
        Par exemple le fait que très tôt dans l’histoire l’ethnie Han se soit retrouvée numériquement supérieure à tout ses voisins car évoluant sous des latitudes favorables à l’agriculture expliquerait peut être qu’elle se soit suffit à elle même en quelque sorte. Notons que parmi les facteurs pouvant pousser les peuples dans des aventures expansionnistes s’est souvent en raison de la pauvreté et/ou de l’étroitesse de leur territoire, or très tôt les Chinois furent d’habiles agriculteurs jouissant de terres fertiles et ceci à l’inverse de leurs voisins des steppes glaciales du nord et des hautes montagnes. Sous l’effet de la pression démographique ils se sont tout naturellement déplacés vers le sud fertile au climat doux. Les peuples aborigène du Sud pratiquant plus la chasse et la cueillette que l’agriculture et par conséquent numériquement en infériorité ont été submergé et en partie assimilés et sinisés par les paysans Han, exception faite des ethnies isolées dans les zones montagneuses traditionnellement délaissées par les Han et qui ont pu préserver certaines de leurs spécificités linguistiques et culturelles...pour résumer les Chinois n’ont pas eu d’ambitions expansionnistes aussi vivaces que d’autres peuples c’est probablement parce que les territoires sur lesquels ils s’installaient leur permettaient de prospérer sans avoir à aller chercher ailleurs ce qu’ils avaient déjà sur place en abondance. La douceur du climat, la richesses des sols leur offraient tout ce dont ils avaient besoin pour prospérer jusqu’au moment qu’une nouvelle pression démographique les poussent toujours plus loin vers le sud. Les Han très tôt ont évolué sur un territoire immensément riche alors pourquoi se seraient-ils embêtés à aller chercher des noises à des peuples vivant dans des zones froides et arides ? Ils ont plutôt sagement profité de la richesse de leur berceau d’origine et au fur et mesure des contraintes démographiques ils poussèrent un peu plus loin leur expansion sur des territoire encore plus favorable à l’agriculture et donc à leur développement (le Sud)

        Le territoire chinois a aussi été longtemps en proie de guerres intestines violentes entre différents royaumes si bien que pendant que les Han se battaient entre eux les autres autour étaient tranquilles.

        Derniers point concernant Jiang Rong je trouve qu’il est quand même excessif dans son jugement à l’égard des chinois. Il omet les nombreuses jacqueries ayant secoué l’empire du milieux...Après tout nous autres européens avons été également durant des siècles une bande de paysans vivant sous le joug de régimes totalitaires, et si nous avons eu les Lumières(il n’y a pas si longtemps de ça) c’est grâce à une élite d’intellectuels. La vaste majorité de nos ancêtres n’ont fait rien d’autre que suivre les changements initiés par cette élite de bourgeois et nobles intellectuels. Chez tous les peuples les masses vivent leur vie sans d’autres ambition que de manger à leur faim et d’être en relative sécurité, et lorsqu’il se produit des soulèvements massifs c’est toujours en raison de la famine et/ou d’une oppression devenue insupportable. Par contre pour que le soulèvement amène l’instauration d’un nouveau régime, d’une nouvelle société il est impératif qu’il y ait une élite épousant de nouveaux idéaux, or c’est que qui a manqué à la Chine par le passé. Je doute que les paysans chinois aient été plus dociles que leurs homologues européens, le problème a été que les élites n’ont jamais jugé bon de changer le système. Mao a entrepris une réforme radicale de la société chinoise, bientôt la Chine sera également amené à épouser la démocratie, seulement n’espérons pas qu’ils accomplissent cela du jour au lendemain ! Comme l’a dit justement Jiang Rong ils nous a fallu plusieurs siècles pour que les européens passent des Lumières à la démocratie...

    • sushi_destroy
      sushi_destroy répond à FdT
      • Posté à 20h07 le 13/02/2008
      • Internaute 31055

      Cet articles est très intéressant. vos remarques aussi d’ailleurs.

      Pour expliquer le manque d’ambition coloniale, rappelons que la chine est un empire qui regroupe de très nombreuses ethnies.
      De plus durant son histoire la Chine a souvent été morcelée, divisée puis unifiée, centralisée et de nouveaux morcelée, divisée ...

      en fait, ce n’est pas tant une absence d’ambition coloniale, mais plus une incapacité à gérer un empire aussi énorme.

      Prenons l’exemple de la marche vers le sud des viets. Au début, les viet étaient encore une ethnie chinoise, et les rois (suivis des empereurs) des viet rendaient hommage à l’empereur de Chine. Pourtant, lors de l’arrivée de français, le vietnam était devenue de facto indépendant de la chine. Sans un coup de canon.

      Si la france et la grande Bretagne avait dû gérer un espace aussi immense et ethniquement hétérogène, ils n’auraient pu créer des colonies au bout du monde. comme la chine, ils n’auraient eu de cesse que de coloniser leurs marges, car c’est de là que proviennent les menaces.

      Enfin, un dernier point sur la « supériorité technologique » chinoise. Ils ont apportés de nombreuses inventions, mais les arabes, les indiens et les européens également (dans le domaine du travail du fer, les européens ont même eut un sacré avance). De plus les grandes découvertes chinoises sont toujours apparue durant les périodes de division : quand l’empire était unis et pret à conquérir le monde, le monde avait paradoxalement déjà accès à la science chinoise.

  • sigmundfrit
    • Posté à 12h59 le 12/02/2008
    • Internaute 29597

    Si on peut dire supérieur !

  • l écrevisse
    • Posté à 09h06 le 13/02/2008
    • Internaute 26024

    Merci FdT à votre réaction à un article qui aurait pu être intéressant si ce n’était une fois de plus une tentative de diabolisé la Chine et les chinois. J’apprécie tout particulièrement la dernière phrase « Les Chinois, aujourd’hui, rêvent apparemment de devenir des loups pour eux-mêmes, et pour les autres. ».
    Ces braves chinois apprécient un livre sur les loups et vous en venez à de telles conclusions.
    Ce serais risible si ce n’étais pas dangereux à long terme.

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à l écrevisse
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 14h57 le 13/02/2008
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Diaboliser ? Si un intellectuel chinois invite ses concitoyens à devenir des loups plutôt que des brebis, ça mérite débat non ? Les Chinois ont en tout cas été plus ouverts que vous car ils en ont débattu de ce livre, avec des opinions contradictoires. Certains considèrent en effet que la posture du loup serait dangereuse à long terme.

  • l écrevisse
    • Posté à 17h04 le 13/02/2008
    • Internaute 26024

    Je ne parlais pas des débats que ce bouquin à suscité mais de la conclusion que vous tirez de l’engouement, en Chine, pour ce livre, livre qui, d’après certains commentaires à cet article, ne serais pas de mauvaise qualité.