08/03/2011 à 19h02

Marie-Monique Robin, de la ferme familiale au film anti-pesticides

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

« Notre poison quotidien », sa nouvelle enquête, a fini de convaincre ses parents des méfaits de l’agriculture chimique. Rencontre.


Marie-Monique Robin et ses parents, à Gourgé, dans les Deux-Sèvres, le 4 mars 2011 (Sophie Verney-Caillat/Rue89).

Il est 1h30 du matin autour d’une tisane du jardin, chez les Robin, à Gourgé, Deux-Sèvres. « Ça sent la mort », murmure la mère de Marie-Monique, au sujet du film « Notre poison quotidien », qu’elle vient de découvrir en avant-première. (Voir la bande-annonce)

La nouvelle enquête de Marie-Monique Robin, célèbre depuis « Le Monde selon Monsanto », démarre avec ces agriculteurs malades des pesticides. Elle remonte la chaîne des responsabilités, depuis les firmes qui bidouillent leurs études jusqu’aux agences de sécurité sanitaire qui les laissent faire. Une charge contre l’industrie chimique qui « empoisonne notre assiette ».

Avec son parti-pris de montrer que « le diable est dans le détail », elle prend les exemples de l’aspartame toujours pas interdite, du bisphénol A désormais banni des biberons, pour démontrer de manière implacable que le système de protection de la santé des consommateurs dysfonctionne. S’inspirant de « La Société du risque » d’Ulrich Beck, elle se penche sur « la face cachée du progrès » dont les paysans, complices malgré eux, sont les premières victimes.

« La fille du kolkhoze » a le goût de l’aventure

Devant sa tisane, Joël Robin se rafraîchit la mémoire :

« C’est vrai que dans toutes les familles, les cancers sont partout. La prostate souvent. C’est simple : une famille où il n’y en a pas, c’est rare. »

Sur les cinq anciens membres de son groupement agricole d’exploitation en commun (Gaec), quatre ont développé un cancer. Joël, lui, avait mal au dos à cause du tracteur. Il est passé des champs à l’élevage hors-sol, loin des émanations de pesticides. C’est peut-être ce qui l’a sauvé.

Tout est parti d’ici, de ce bocage, de la Gâtine, terre « gâtée » cultivée depuis 1630 par la famille Robin. Ils connaissent la date exacte car ado, Marie-Monique s’était enfermée deux mois aux archives pour reconstituer l’arbre généalogique de la famille. Le goût de la précision déjà.

« Elle laboure le monde », formule son père, écrivain à ses heures. Elle se souvient qu’à l’école, on l’appelait « la fille du kolkhoze » en référence au choix de salariat au sein d’une coopérative fait par ses parents, à leur militantisme au sein de la JAC (Jeunesse agricole catholique). Comme eux, elle assume le « goût de l’aventure » et l’envie de « changer le monde ».

Tout est reparti d’ici lorsque Marie-Monique a montré son film « Le Monde selon Monsanto », en 2008, aux siens. Tellement ému, son père a dû aller aux urgences le soir même : son cœur s’était emballé. Sa journaliste de fille a décidé d’aller au bout de ses soupçons et de « voir si Monsanto était l’exception ou la règle ». Elle explique :

« Je voulais comprendre pourquoi tous ces gens mouraient de cancers si jeunes alors qu’en vivant à la campagne, on pense être protégés, mais en fait c’est encore pire... Comment c’est possible qu’on ait autorisé tous ces poisons ? »


Marie-Monique Robin en interview pour Radio Gâtine, le 4 mars 2011 (Vincent Jabouille).

« Il ne faut pas stigmatiser les paysans », dit sa mère

Malheureusement, ses pires pressentiments se sont confirmés : « Pesticides are poisons », comme le dit justement un spot télévisé américain des années 50, qu’elle ressort de la poussière et intègre dans son film.

Sauf qu’aujourd’hui, les agriculteurs parlent de « produits phytosanitaires » destinés à « protéger les plantes » dans l’agriculture « conventionnelle ». Des mots bien choisis, à dessein... Son père se souvient :

« A la sortie de la guerre, on pensait qu’il fallait faire du volume, nourrir le monde. Ces produits que Marie-Monique dénonce, on les a utilisés sans protection jusque dans les années 90.

Ceux qui nous les vendaient nous disaient qu’ils étaient capables de sélectionner les bonnes et les mauvaises herbes, il n’y avait pas de raison de douter. »

Après l’enquête sur Monsanto, toute la famille s’est mise à manger bio, et la ferme du fils est en conversion. Pas facile de remettre en question un système qui a nourri votre famille et vos espérances. Les agriculteurs sont victimes, il ne faut pas qu’ils se sentent cloués au pilori par l’enquête. Jeannette, la mère de la journaliste, ne cesse de glisser sa petite musique à elle :

« Il ne faut pas stigmatiser les paysans. C’est trop dur pour eux de s’entendre dire qu’ils ont pollué et se sont rendus malades. Le lien de cause à effet entre pesticides et cancer n’est pas toujours certain. »

« Encore plus connue à l’étranger »

Cette peur est partagée par une bonne partie de la salle, lors de la projection en avant-première du film, à Châtillon-sur-Thouet, une toute petite ville à deux pas de la sous-préfecture de Parthenay (Deux-Sèvres). Certains se taisent, d’autres questionnent. (Voir la vidéo)


Le Collectif Marie-Monique Robin a mobilisé en cinq jours plus de 500 personnes. Ils sont venus de toute la campagne alentour, pour assister, parfois debout, à la projection et au débat avec l’auteur.

A Parthenay, pendant que la journaliste répond à une interview de Radio Gâtine, je rencontre des militants de ce collectif à qui elle a apporté son parrainage. Margot, agricultrice bio à la retraite :

« On est fiers d’elle ici. Elle est encore plus connue à l’étranger qu’ici, que ce soit pour son enquête sur le trafic d’organes en Amérique latine ou pour celle sur Monsanto. »

Marie-Monique Robin, prix Albert-Londres 1995, qui cumule cette semaine deux couvertures d’hebdomadaires, est habituée à faire les gros titres des journaux. Les attaques venues de l’Agence américaine de l’information (Usia), selon lesquelles elle aurait payé des témoins se sont toutes révélées infondées, mais lui ont valu le retrait provisoire de son prix et la une du Monde. La presse, qui avait relayé l’accusation, ne s’est pas fait l’écho des procès que la journaliste gagnait.

« Mon modèle, c’est Albert Londres »

Elle a réussi à ne pas sombrer dans la parano et galvanise ceux qui sans elle n’auraient peut-être pas le courage de poursuivre les multinationales. Comme Paul François, céréalier victime de l’herbicide Lasso de Monsanto, grand témoin de son dernier film.

Après avoir vu son intoxication reconnue comme maladie professionnelle, il lancera le 19 mars prochain l’Appel de Ruffec, l’association des paysans victimes des pesticides. Une sorte de « jacquerie contre les phyto ».

Paul François n’a pas encore réussi à éliminer tous ces « produits » de ses champs, mais il travaille à leur diminution. Il sait que ce ne sera pas facile de mobiliser ses collègues agriculteurs, mais compte sur l’enquête de Marie-Monique Robin. Elle explique :

« Mon modèle, c’est Albert Londres : dans les années 20, il allait au bagne en Guyane et revenait voir les politiques pour faire bouger les choses. »

« Comment nourrir le monde sans pesticides ? »

A l’issue du débat, elle annonce que ses prochains film et livre (depuis des années elle ne fait plus l’un sans l’autre, le format du film étant trop court, même quand il fait près de deux heures) répondront à la question : « Comment nourrir le monde sans pesticides ? » et sera autoproduit par sa société « M2R films ».

Quant à faire bouger les choses chez les agriculteurs et les politiques, c’est une autre affaire. Sa mère, Jeannette Robin, est une fois de plus dubitative :

« Quand se réveilleront-ils ? Lorsque l’espérance de vie baissera... alors ils seront acculés. »

► Le film, accompagné d’un livre de 480 pages (Arte Editions/La Découverte, sortie le 24 mars) sera diffusé sur Arte le 15 mars à 20h45 et suivi d’un débat avec l’auteur.

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  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon répond à nono le simplet
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 07h41 le 09/03/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Comme tu le vois, je n’y suis pas aussi présent qu’avant non plus.
    Par le passé, c’était quotidiennement, ...de 5 / 6 h à 11 h / minuit.

    Tu es donc mon premier post aujourd’hui. YLZ

  • Cherab
    Cherab
    Europe Eco en 2012
    • Posté à 21h09 le 08/03/2011
    • Internaute 89998
      Europe Eco en 2012

    Bravo a cette grande Dame !

    Le probleme majeur maintenant etant de faire connaitre le film au plus grand nombre d’agriculteurs, sachant que ce n’est pas un public qui est naturellement disposé à la culture (je parle du plus grand nombre, c’est aussi une question de temps apres 12h dans les champs TF1 c’est plus simple) et pas non plus un public qu’on rencontre facilement dans les cinémas...

    Bref, une belle autre initiative serait de projeter ce film dans des petites seances de campagne !

    Comment organiser cela ?
    ... affaire a suivre...

    • Karg se
      Karg se répond à Cherab
      Ingénieur agronome vendu à une (...)
      • Posté à 21h11 le 08/03/2011
      • Internaute 9172
        Ingénieur agronome vendu à une (...)

      T’a du en voir beaucoup pour sortir ce genre d’insulte, les agriculteurs connaissent mieux l’environnement que les urbains.

      • Cherab
        Cherab répond à Karg se
        Europe Eco en 2012
        • Posté à 20h26 le 09/03/2011
        • Internaute 89998
          Europe Eco en 2012

        Oui j’en connais suffisamment pour donner un avis qui est loin de l’insulte : Il n’y a pas de mal à constater que les milieux sociaux sont fondateurs de cultures différentes, ils en sont même La raison principale, jusqu’à ce que les mass-média et la conso-société nivelle les différences au point de stigmatiser celles-ci.

        J’ai connu aussi des ingénieurs agronomes qui la ramenait moins et qui du coup montrait moins l’abime de leur vide intérieur.

         
        • Karg se
          Karg se répond à Cherab
          Ingénieur agronome vendu à une (...)
          • Posté à 20h43 le 09/03/2011
          • Internaute 9172
            Ingénieur agronome vendu à une (...)

          J’ai pas de télé depuis 2004, alors les mass médias... La conso société ? merde, je suis un raté, ma voiture date de 1991.

        1 autres commentaires
    • joe le crado
      joe le crado répond à Cherab
      Étudiant agronome
      • Posté à 21h20 le 08/03/2011
      • Internaute 147679
        Étudiant agronome

      « sachant que ce n’est pas un public qui est naturellement disposé à la culture »

      Ils seront heureux de lire cela.

      • Cherab
        Cherab répond à joe le crado
        Europe Eco en 2012
        • Posté à 20h39 le 09/03/2011
        • Internaute 89998
          Europe Eco en 2012

        Bah oui pourtant c’est la vérité ! Je partage mon temps entre la ville normande et la campagne bretonne, de bon contacts avec les cultivateurs, des éleveurs du coin, un peu de jeunes qui se lancent dans le bio aussi, et suis proche des réseaux associatifs locaux (très actifs en Bretagne !) que ce soit Amap, asso environnementales, ou culturelles et politiques... La différence entre les bretons et normands de la terre, bah je n’en trouve pas à part les fêtes dans les champs ou places de village (fez-noz), ils mangent quasi la même chose, sont très famille, et plutot télé que theatre.
        Et ce n’est pas une insulte : je n’accorde pas plus de valeur aux gens selon ce qu’ils font de leurs soirées ou bien selon la variété de conneries culturelles qu’ils sont capables de débiter à la minute pour satisfaire leur égo.
        Ceci n’étant pas un gage de lumière dans la nuit de l’ignorance, j’invite nombre de cultereux à changer de culture (prenez ça comme vous voulez !)
        A bon entendeur...

    • L Ane de Port Saïd
      L Ane de Port Saïd répond à Cherab
      Jardinier
      • Posté à 21h38 le 08/03/2011
      • Internaute 147675
        Jardinier

      La seule initiative possible serait de contraindre l’agriculture française et d’en finir avec la FNSEA et les copains de Karg Se ; et c’est pas avec des toquards comme Hulot qu’on va y arriver !

      • Karg se
        Karg se répond à L Ane de Port Saïd
        Ingénieur agronome vendu à une (...)
        • Posté à 21h55 le 08/03/2011
        • Internaute 9172
          Ingénieur agronome vendu à une (...)

        Quand tes enfants crèveront de faim, tu implorera le retour de Monsanto.

         
        • fog
          fog répond à Karg se
          humain
          • Posté à 22h49 le 08/03/2011
          • Internaute 121067
            humain

          voir sur le site Lien
          comment l’agriculture intensive imposée aux paysans du Nord de l’Inde ravine les terres et exige toujours plus de fertilisants pour des rendements de plus en plus faibles.
          Je ne suis pas sûr qu’ils implorent « toujours plus de Monsanto » mais plutôt un retour aux cultures ancestrales.

          • Karg se
            Karg se répond à fog
            Ingénieur agronome vendu à une (...)
            • Posté à 08h27 le 09/03/2011
            • Internaute 9172
              Ingénieur agronome vendu à une (...)

            Sans la révolution verte l’Inde aurait eu une famine de grande ampleur. Vous le niez ? Enfin, peut être, parce qu’ils auraient simplement tué le bébé fille pour faire de la place. Tout changement entraine de perturbation, on peut choisir la mort lente sans douleur, ou d’évoluer.

            • fog
              fog répond à Karg se
              humain
              • Posté à 10h30 le 09/03/2011
              • Internaute 121067
                humain

              Il est évident qu’une terre qui n’a connu comme fertilisant que la bouse de vache sacrée réagit très bien dès l’apport d’engrais chimiques ! Qu’en est-il aujourd’hui ? sols appauvris et rendements plus que décevants. Quant à la famine de grande ampleur, ce ne sont pas les champs de coton à grande échelle dont le cours est décidé par les bourses de New-york ou Londres qui nourrissent l’Indien moyen !

              • Karg se
                Karg se répond à fog
                Ingénieur agronome vendu à une (...)
                • Posté à 08h33 le 10/03/2011
                • Internaute 9172
                  Ingénieur agronome vendu à une (...)

                Les engrais chimiques n’ont pas une nature différente des minéraux contenu dans une bouse de vache minéralisés. T’a raté une occasion de pas dire une connerie.

                C’est mal le coton ? un indien qui à 0.6ha (moyenne nationale) il peut s’acheter plus d’aliment en produisant 500kg de coton (OGM à 90%, avant les OGM c’était 250kg) qu’en produisant trois sac de lentille ou de blé. D’après toi il devrait renoncer au coton pour se contenter de culture vivrière ?

                C’est vrai que ça lui ferait pas de mal de faire des rotations, mais avec 0.6ha c’est pas facile de sauter une récolte pour planter une vesce qui va rien rapporter.

        • olivepsy
          olivepsy répond à Karg se
          Herzien
          • Posté à 10h34 le 09/03/2011
          • Internaute 65584
            Herzien

          Pour votre information, il y a 16.000 enfants qui meurent de faim chaque jour....
          Alors que l’on a jamais autant utilisé de pesticides et d’ogm sur toute la planète...toute votre argumentation ne tient pas, on pourrait nourrir plusieurs planètes avec la production actuelle...
          dites nous plutôt pour quelle multinationale agroalimentaire vous travaillez, on comprendra mieux votre discourt frénétique...

          « La planète a assez de ressources pour subvenir à tous les humains, mais n’en aura jamais assez pour subvenir à l’avidité de quelques-uns »

          • Cherab
            Cherab répond à olivepsy
            Europe Eco en 2012
            • Posté à 20h46 le 09/03/2011
            • Internaute 89998
              Europe Eco en 2012

            Super ta phrase de fin ! ! !

          • Karg se
            Karg se répond à olivepsy
            Ingénieur agronome vendu à une (...)
            • Posté à 08h14 le 10/03/2011
            • Internaute 9172
              Ingénieur agronome vendu à une (...)

            Je travaille dans le bois énergie dans une PME, vous êtes tellement manipulé par les médias biobios que toute personne qui n’est pas de votre avis servile et moutoneux doit forcément être payé par Monsanto. Lamentable.

            16000 meurs de faim et de malnutrition par jour ? Greenpeace est responsable d’un tiers de ce chiffre à cause de sa campagne de lobbying très couteuse mais efficace contre le riz doré.

            « … nous avons perdu plus de deux ans pour obtenir la permission de tester le riz doré dans les champs et plus de quatre ans pour collecter les données nécessaires pour constituer un dossier réglementaire satisfaisant n’importe quelle autorité de biosécurité. Je tiens donc la réglementation pour responsable de la mort et de la cécité de milliers d’enfants et de jeunes mères. »

            Ingo Potrykus, le président du Conseil humanitaire du riz doré (Golden Rice Humanitarian Board)Nature du 29 juillet.

        7 autres commentaires
      • Patrick_C
        • Posté à 03h50 le 09/03/2011
        • Internaute 11820

        « La seule initiative possible serait de contraindre l’agriculture française et d’en finir avec la FNSEA »

        Par contraindre, vous voulez dire quoi ? Je suis curieux de comprendre votre état d’esprit. Vous envisagez un dirigisme d’état qui indiquera comment on devra faire et ne pas faire au quotidien ?

        PS : je n’ai pas de lien avec la FNSEA, ni adhérent, ni employé, mais là encore vous simplifiez car c’est toujours plus simple de fonctionner avec des gentils et des méchants.

         
        • L Ane de Port Saïd
          L Ane de Port Saïd répond à Patrick_C
          Jardinier
          • Posté à 10h04 le 09/03/2011
          • Internaute 147675
            Jardinier

          Le système actuel de subventions aux gros industriels (qu’on ne peut plus décemment appeler paysans) au détriment des petits agriculteurs et des agriculteurs bio (voir le rognement de la prime à la conversion) n’est-il pas en soit un modèle de dirigisme ?

          Même la famille de céréaliers en face de chez moi, qui a pleinement profité de ce système en vient aujourd’hui à admettre qu’ils ont fait de grosses erreurs et qu’ils sont piégés de toutes parts.

          Donc par « contraindre », j’entends plus d’encadrement, de lois et au contraire de ce que préconise la FNSEA, moins de primes et de subventions à tout va.

          • Patrick_C
            • Posté à 00h03 le 12/03/2011
            • Internaute 11820

            C’est quoi un gros industriel ? En grandes cultures, c’est à partir de quelle surface ?
            Le système actuel n’a rien de dirigiste ou alors il va falloir préciser ce que vous appelé dirigiste. Un agriculteur bio en grandes cultures touchent les mêmes aides qu’un agriculteur conventionnel plus une aide à la conversion. Les aides ne vous imposent pas un modèle. Elles sont proportionnelles à la surface car ce sont des aides compensatoire suite à la diminution de l’encadrement des prix. C’est juste pour vous rappeler qu’il a été choisi (avec l’accord à l’époque de la FNSEA, c’est bien son tort) de libérer les prix des cultures ce qui a entrainé la baisse des prix. Les aides ont été mise en place suite à ce choix. La baisse des prix a été une division par deux des prix.
            Ensuite, dire qu’il n’y a pas eu d’erreurs serait idiot. Il y a toujours des erreurs et il est plus facile de le voir en se retournant... Certains de ceux qui sont piégés le sont aussi parce qu’ils ont parfois mal géré le futur.

            Je reviens donc à ma question car vous ne répondez pas précisément : qu’entendez vous par plus d’encadrement ? Plus de loi ? Encadrement de quoi ? Loi sur quoi ?

            Pour ce que la FNSEA préconise, on la laissera de coté. Elle était pour l’abandon des prix encadré et elle est maintenant pour un encadrement des prix. Cela ne m’intéresse pas dans vos arguments, je les laisse tenter de se défendre.

        2 autres commentaires
    • Patrick_C
      Patrick_C répond à Cherab
      • Posté à 03h47 le 09/03/2011
      • Internaute 11820

      « faire connaitre le film au plus grand nombre d’agriculteurs, sachant que ce n’est pas un public qui est naturellement disposé à la culture »

      Mouais, mouais, mouais.
      Comme entrée en matière, c’est pas mal. Je sens que la discussion va aller loin.

      Tiens, je vais essayer d’imiter : « il faut remettre la France au travail mais ce n’est pas avec ces paresseux de fonctionnaires que l’on va y arriver, mais je suis sûr de les convaincre que j’ai de bonnes idées »
      Vous pensez sincérement qu’avec un niveau pareil de méconnaissance des gens d’en face, vous allez pouvoir discuter ?
      Allez, venez faire un tour avec nous pour qu’on puisse discuter, et vous verrez que le monde est fait de nuance de couleur. Je vais même vous faire une confidence, les agriculteurs sont des hommes comme les autres : je crois qu’ils ont deux jambes, deux yeux, deux oreilles, un cerveau... en tout cas ceux que j’ai encore croisé aujourd’hui étaient comme cela.

      • framboise92
        framboise92 répond à Patrick_C
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 06h53 le 09/03/2011
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        oups mauvaise manip, j’ai tout supprimé mon post...grrrrrrrr

  • AttentionAuvergnate
    AttentionAuvergnate
    Étudiante droits-de-l'hommiste
    • Posté à 21h38 le 08/03/2011
    • Internaute 129939
      Étudiante droits-de-l'hommiste

    Eh bien, voilà une femme qui ne manque pas de courage. Nombreux sont les agriculteurs qui sont malades, en effet, de ces foutus pesticides. Ma mère, qui habite au fin fond de la cambrousse, le subit tous les jours : « Tout à l’heure, j’ai voulu sortir au jardin, mais il y avait un tracteur apparemment assez loin, qui pulvérisait une saloperie de produit chimique... L’horreur ! Ça puait, ça m’étouffait... Je sais pas ce que c’était que cette merde, mais ça devait être à peine toxique ! L’air pur de la campagne, respirons à pleins poumons... », m’écrivait-elle encore hier soir. Ce n’est pas une sinécure ni pour elle ni pour moi, nous sommes toutes les deux asthmatiques. Ça aide pas trop.
    Marie-Monique Robin a raison d’ajouter qu’il ne faut pas non plus stigmatiser les paysans, car ils sont prisonniers d’un système productiviste qui cherche sans cesse la rentabilité à court terme. Du coup, tous les moyens sont bons pour arriver à un tel résultat, y compris ruiner la planète qui nous nourrit pourtant depuis des millénaires. On leur a dit qu’ils devaient produire à tout-va et ils l’ont fait. Et le gros céréalier de Beauce est bien loin d’avoir les mêmes subventions que le berger qui élève ses moutons sur le causse du Larzac.
    « Le jour où le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière polluée et le dernier poisson pêché, les,hommes se rendront enfin compte que l’argent n’est pas comestible. »
    Très belle citation. Certains devraient... euh... en prendre de la graine, disons.
    Mais c’est drôle, je n’en vois pas encore qui gueulent à l’obscurantisme ?

    • Karg se
      Karg se répond à AttentionAuvergnate
      Ingénieur agronome vendu à une (...)
      • Posté à 21h56 le 08/03/2011
      • Internaute 9172
        Ingénieur agronome vendu à une (...)

      lol
      un rurbain qui fait chier...

  • Tassin
    Tassin
    Inquiet
    • Posté à 22h24 le 08/03/2011
    • Internaute 70606
      Inquiet

    « Comment nourrir le monde sans pesticides ? »

    Pour ceux que ça intéresse, un film sur ce thème est déjà sorti l’année dernière.

    • joe le crado
      joe le crado répond à Tassin
      Étudiant agronome
      • Posté à 22h35 le 08/03/2011
      • Internaute 147679
        Étudiant agronome

      Là encore la réalisatrice loupe complètement le sujet de son film. Elle ne fait des entrevues qu’avec des partisans de sa cause.
      Par exemple C. Bourguignon qui se pose en vestige de la microbiologie des sols n’a pas du lire de publications agronomiques récentes qui sont bourrées d’études sur le sol. Il n’a pas non plus fréquenter les universités qui (du moins en Amérique du nord) offrent aux agronomes des cours de microbiologie des sols (obligatoires) et aussi des options de spécialisations en science du sol.

      • Cherab
        Cherab répond à joe le crado
        Europe Eco en 2012
        • Posté à 20h55 le 09/03/2011
        • Internaute 89998
          Europe Eco en 2012

        Je connais des autruches qui ont le nez dans le sol continuellement, et qui répondant à coté des questions d’importance laissent les bonnes réponses leur passer au-dessus sans même s’en rendre compte.
        Etudiant, soit libre conquérant de la vérité qui est à débusquer, non pas un robot programmé pour répondre bêtement aux objectifs du Grand Rendement défini par les « puissants »...

         
        • joe le crado
          joe le crado répond à Cherab
          Étudiant agronome
          • Posté à 06h39 le 10/03/2011
          • Internaute 147679
            Étudiant agronome

          « Etudiant, soit libre conquérant de la vérité qui est à débusquer »

          Il n’y a que MMR qui essaye de débusquer la vérité avec ses scénario à la Dan Brown.

          Les autres, ils utilisent la méthode scientifique…

        1 autres commentaires
  • pureau
    pureau
    rien
    • Posté à 22h25 le 08/03/2011
    • Internaute 147692
      rien

    Cette agriculture coute à notre santé. Sachez qu’en tans que contribuables, nous sommes aussi appelé à contribution.

    Sur notre facture d’eau, nous payons une taxe à l’Agence de l’Eau de notre région qui sert à payer la politique de l’eau (pour en savoir plus, je vous invite à consulter les SDAGE ou schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux), entre autre à gérer l’amélioration des réseaux et la qualité de l’eau qui nous est distribuée au Robinet. C’est très efficasse car la qualité de l’eau qui nous est distribuée a été sensiblement améliorée ces 15 dernières années.
    Amélioration générale ? NON La dégradation vis à vis des pollutions diffuses est générale depuis 10 ans. Le terme « pollution diffuses » veut dire au moins 90% du temps POLLUTIONS AGRICOLES. Sachez que l’on a des petites bretagnes dans toutes les régions, et que l’on retrouve des phytosanitaire (déserbants.. dans de très nombreux cours d’eau).

    Alors le législateur et les planificateurs des agences essayent de mettre en place des programmes d’action qui coutent des fortunes. On est en face d’un véritable chantage de la part de la profession agricole (vous remarquerez que je parle de profession agricole et non des agriculteurs qui sont souvent leurs propres bourreaux, par incompréhension du système qui les entoure).

    Un premier exemple :
    La mise en place des périmètres de protection autour des captages s’accompagne parfois d’imdemnisation des agriculteurs concernés. En tans que pollueurs des ressources, on leur verse une imdemnité pour qu’ils arrêtent de polluer en réduisant soit l’utilisation de ces fameux phyto, soit les fertilisations azotées (c’est pas pollueur payeur mais pollueur indemnisé).
    Pour reçevoir cette indemnité, il suffit que l’agriculteur prouve que les prescriptions qui s’appliquent à ses parcelles entraient un préjudice financier sur son exploitation ! ! (Quant es-ce que la collectivité pourra demander une imdemnisation à la profession agricole pour préjudice sur la qualité de son eau ?)
    Pour un seul captage, cette indemnité (versée 1 seule fois) peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euro (plusieurs centaines de milliers de francs, soit le prix de plusieurs voitures). D’où vient l’argent, en générale à 50% de l’agence de l’eau (votre facture d’eau), souvent une petite partie des conseils généraux (vos impôts), et pour le reste du syndicat (re-votre facture d’eau) qui possède la ressource, géré par les élus (à ne pas confondre avec les sociétés de distribution : Véolia, Suez ...)

    Un autre exemple :
    la fameuse loi grenelle de 2007 (je ne me souvient plus si c’est la 1 ou 2) a désigné 507 captages en France prioritaires pour la réduction des pollutions diffuses. Il y en a 5 ou 6 par département, donc nous en avons tous à proximité de chez nous (l’eau qui coule à mon robinet provient d’un captage Grenelle. pour le vérifier dans votre cas, vous pouvez consulter la liste des captages Grenelle sur le site du ministère de l’environnement).
    Ces captages vont ou font déjà l’objet d’un plan d’action sur 5 ans pour réduire les pollutions diffuses. C’est à dire que l’on va indemniser les agriculteurs pendant 5 ans pour qu’ils s’engagent à réduire leurs intrants ou utilisation de phyto.
    Je connais un exemple ou pour 1 seul captage, le plan d’action coute plus de 300 000 € (c’est pas des francs, en francs cela fait plus de 2 millions de francs, soit 4 maisons comme la mienne).
    C’est probabement un des plans d’action le plus cher, mais cela laisse entrevoir l’envellope globale pour les 507 captages.
    Qui paye : je crois à 80% l’europe et les agence de l’eau, le reste le syndicat.
    Et dans 5 ans, lorsque l’on aura dépensé ces 400 000€ ? Il n’y a rien de prévu, donc on repart à zéro si d’ici là la profession agricole n’a pas évolué.

    La suite... après ces captages Grenelle, nous allons avoir les captages prioritaire au SDAGE (et il y en a bien plus de 500 au niveau national).

    Si je vous dit que jusqu’à présent, l’efficacité de ces plans d’action est toute relative, je sent que je vais vous fâcher. Pour info, les anciens plans portent les doux noms de Fertimieux, zones de vulnérabilité, Pièges à nitrates...
    On marche sur la tête, ou va t’on ?

    Alors, es-ce que l’agriculture bio, ou du moins à la papa, que l’on aurait fait évoluer avec de véritables recherches sur la pédologie (étude des sols), des cultures adaptées aux terroirs, l’utilisation de légumineuses pour fixer l’azote dans les sols serait trop chere.

    Paysants non de dieu, révoltez-vous, refusez ce système productiviste fou et bottez donc le cul des gens qui vous dirigent, à commencer par vos syndicats agricoles.

    • Patrick_C
      Patrick_C répond à pureau
      • Posté à 04h25 le 09/03/2011
      • Internaute 11820

      Pour une partie, je serai d’accord avec vous. Les plans actuels sont peu efficaces. En partie parce qu’ils partent du principe que réduire de moitié la dose c’est réduire le problème. Il y a même des abérations au niveau des calculs qui n’avantagent pas le changement de culture : choisir des cultures à faible niveau d’intrant n’apporte pas grand chose dans le calcul des IFT dans certains plans. Bref, ces outils sont généralement peu efficaces.

      « Alors, es-ce que l’agriculture bio, ou du moins à la papa, que l’on aurait fait évoluer avec de véritables recherches sur la pédologie (étude des sols), »

      L’étude des sols existe depuis longtemps, elle n’a pas attendu St Bourguignon pour exister.

      « des cultures adaptées aux terroirs, l’utilisation de légumineuses pour fixer l’azote dans les sols serait trop chere. »

      L’agriculture bio, on a une petite idée de ce qu’elle pourrait donner. Les chiffres actuels donnés par la FNAB réduise de moitié les rendements en blé. Pour d’autres cultures c’est moins important (légumineuses). Par contre, l’ensemble est nécessairement à la baisse du fait du grand allongement des rotations. Donc vous commencez par expliquer à la société qu’on va réduire la production française de manière drastique, expliquer aux pays tiers qu’on va arréter d’exporter chez eux et qu’ils devront se débrouiller seul (coucou l’Egypte...), ensuite on s’y met...
      Plus sérieusement, il y a pas mal de boulots en cours à tous les niveaux mais tout n’est pas aussi simple que certains veulent le faire croire.

      PS : les piéges à nitrates existe aussi en bio (CIPAN), l’objectif est de ne rien laisser partir.

      • ShredBluZ
        ShredBluZ répond à Patrick_C
        Ingénieur Agronome
        • Posté à 10h50 le 09/03/2011
        • Internaute 50286
          Ingénieur Agronome

        « Par contre, l’ensemble est nécessairement à la baisse du fait du grand allongement des rotations. »

        Là j’ai fait un bond. Mais c’est quoi cette farce ?

        Et qu’est-ce que c’est que ces ingénieurs agronomes qui nous parlent de leur sacro-saint rendement alors qu’ils sont incapables de les faire sans azote minéral, ce rendement ?

        Il vient d’où l’azote minéral ? Du pétrole ! On utilise 4 tonnes de pétrole pour faire 3 tonnes d’engrais. Et ça, sans compter les rejets de C02 et N2O à l’application.

        Votre système et vos revendications sont obsolètes sans le pétrole. Et je vais vous apprendre un truc : si vous n’êtes pas trop vieux, vous allez vivre la fin des réserves. Voilà, bonne nuit.

         
        • Patrick_C
          Patrick_C répond à ShredBluZ
          • Posté à 00h35 le 12/03/2011
          • Internaute 11820

          La farce c’est ceux qui affirme sans broncher que le rendement ne sera pas à la baisse. Si le rendement n’a pas d’importance, alors autant ne pas en parler. Mais quand on en parle, on s’expose à la vérification des chiffres.

          Aussi, après avoir sorti trois chiffres rapidement, on a l’impression que le sujet est clos. Comme si ces agronomes incompétents (alors que vous vous connaissez le sujet) ne traivaillaient pas sur l’azote sous toutes ses formes. L’azote minéral n’est pas la seule forme : l’usage d’interculture avec légumineuse etc. sont travaillés et utilisés. Sauf que dans l’état actuel, sans le fameux peak oil que certains attendent comme la fin du monde, l’azote minéral a permis un certain niveau de production. Dire que le bio permet de faire 80% de ce niveau de production est un mensonge ou une incompétence. Ensuite, admettre que le bio représente 50% du rendement du conventionnel est plus honnète : il reste à voir ce que l’on fait de ce rendement ainsi diminué et indiqué quels usages sont supprimés. C’est un peu comme un gouverment qui parlerait de non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux sans indiquer quels fonctionnaires et donc quels services seront supprimer. Dire que la diminution de production ne serait que de 20% c’est mentir : il faut assumer la vrai baisse et donc dire ce qui est supprimé ensuite.

          Le rendement en conventionel se fait avec le l’azote minéral là ou d’autres font venir du guano... Faut pas m’attaquer là dessus : ceux qui parlent de ces « agronomes » avec un certain mépris voient eux-même le sujet de très loin et je n’ai pas encore trouvé l’équilibre de certaines exploitations bio. D’ailleurs, ils ne cherchent pas à faire du rendement ces bios ? ; -)

        1 autres commentaires
      • pureau
        pureau répond à Patrick_C
        rien
        • Posté à 19h16 le 09/03/2011
        • Internaute 147692
          rien

        Je vous ferais remarquer que je parle jamais d’agriculture bio dans mon message. Dans le fond je n’y suis pas favorables. Il existe de très nombreuses productions de qualité en france qui ne sont pas bio.

        En amenant sur la table ce sujet, vous essayez de détourner mon message, et tout de suite débalez des idées de la pensée unique « L’agriculture bio, on a une petite idée de ce qu’elle pourrait donner. Les chiffres actuels donnés par la FNAB réduise de moitié les rendements en blé. »
        Sur ce sujet je dirais, chiche, rien ne vaut une expérimentation réelle.

        Je ne discuterais pas plus avec vous car je vous soupçonne de faire sur ce forum un travail de lobying.

        Pour le débat général, laissez mois juste dire qu’en laissant pêtre le bétail au champ, on pourrait peut être se permettre de diminuer notre production de céréales. Et ne me dite pas que c’est l’espace qui manque, on rentre là aussi dans les grandes idées préconcues que l’on a voulu nous faire admettre sans fondement (Cf. abandons depuis 1 siècle des terres les moins favorables, voir de régions entière, ex. Limousin,...).

         
        • Patrick_C
          Patrick_C répond à pureau
          • Posté à 01h05 le 12/03/2011
          • Internaute 11820

          « Je vous ferais remarquer que je parle jamais d’agriculture bio dans mon message. “

          Ahem, je cite :

          ‘Alors, es-ce que l’agriculture bio, ou du moins à la papa, que l’on aurait fait évoluer avec de véritables recherches sur la pédologie (étude des sols), des cultures adaptées aux terroirs, l’utilisation de légumineuses pour fixer l’azote dans les sols serait trop chere.’

          De quelle agriculture vous voulez parler ? Parce que l’agriculture à la papa actuellement serait celle des années 60 et 70 qui était la plus intensive avec des produits nettement plus dangereux qu’aujourd’hui. Et vous parlez bien d’agriculture bio, ne vous en déplaise, sauf à ce que mon copier-coller soit foireux.

          ‘En amenant sur la table ce sujet, vous essayez de détourner mon message,’

          Non, je passe sur la partie du sujet avec lequel je suis en parti d’accord car cela n’apporte rien au débat. Dire qu’il y a un problème de pollution des eaux et dire que les solutions actuelles (bassin d’alimentation prioritaire) marche mal n’apportera rien de plus à votre message.

          ‘ et tout de suite débalez des idées de la pensée unique

          De ce que j’entends (télé, radio etc.), la pensée unique serait plutôt que le bio nous sauvera tous.

          L’agriculture bio, on a une petite idée de ce qu’elle pourrait donner. Les chiffres actuels donnés par la FNAB réduise de moitié les rendements en blé.’
          Sur ce sujet je dirais, chiche, rien ne vaut une expérimentation réelle.”

          Vous savez ce qu’est la FNAB ? Leur chiffre ne sont pas des théories mais les résultats des agriculteurs en France actuellement.

          “Je ne discuterais pas plus avec vous car je vous soupçonne de faire sur ce forum un travail de lobying.”

          Libre à vous. Je me sens nettement plus libre de tout lobby que beaucoup de gens qui viennent me copier coller des textes trouvés sur des sites partisans.

          Pour ce qui est de laisser paître les bêtes aux champs, l’impression que j’ai (mais ce n’est qu’une impression, n’étant pas dans une région d’élevage) c’est l’usage de prairie n’est pas en baisse. Par contre les surfaces de prairie sont en baisse du fait de la baisse du nombre d’éleveurs. Le plus dur dans l’histoire est de convaincre des personnes de se lancer ou de continuer dans l’élevage.

        1 autres commentaires
  • Pleades
    Pleades
    Webster étriqué.
    • Posté à 22h35 le 08/03/2011
    • Internaute 112728
      Webster étriqué.

    Dans ces réactions, il n’y a nulle objectivité. Discourir de l’AB ou de l’AC comme de totems de tribus différentes donne un aperçu minime du marasme actuel quant au débat agricole.
    l’AB n’est qu’une dénomination restrictive d’une pratique pluri-millénaire qui auparavant était de l’agriculture vivrière traditionnelle, alors pas d’effarement et de cris d’orfraie, ca n’est pas nouveau.
    L’agriculture dite conventionnelle, celle défendue par l’étudiant agro et monsieur l’IG est destinée à évoluer (ne leur en déplaisent). la suite n’est évidemment pas tellement réjouissante (le mal étant déjà fait). Cependant, vous pouvez vous rasséréner en pensant à la haute technicité qui permet d’utiliser la faune et la flore (les connaissances empirique des cultivateurs de jadis « retrouvées » et expliquées) comme garants d’une récolte. Les antagonismes sévères n’ont jamais menés nulle part. Et nulle part, ca veut dire que l’on recommence sans avoir progressé.
    Cette journaliste, Marie-Monique Robin, va quelque part. Okay, c’est du constat. Mais autant si l’on continue à manger des pommes de terres en pensant ingénument que les molécules chassent seulement les ravageurs et consorts, alors je vais sérieusement croire qu’il ne pleut que sur les c... !

    • joe le crado
      joe le crado répond à Pleades
      Étudiant agronome
      • Posté à 22h49 le 08/03/2011
      • Internaute 147679
        Étudiant agronome

      « L’agriculture dite conventionnelle, celle défendue par l’étudiant agro et monsieur l’IG est destinée à évoluer (ne leur en déplaisent). »

      Je ne me suis jamais posé en tant que défenseur de l’agriculture conventionnelle. Au contraire je soulève les problèmes dans le raisonnement du reportage de MMR. Par ailleurs j’ai suivi des cours sur l’agriculture bio, visité des fermes et questionné les producteurs. J’ai l’esprit ouvert, mais contrairement à MMR je fais de mon mieux pour laisser mes émotions de coté et ne prendre en compte que les faits. Tu dis que l’agriculture est destinée à évoluer, c’est exact, elle évolue au grès des civilisations depuis 10 000 ans et ce n’est qu’en raisonnant objectivement que l’on l’améliorera encore. Retourner à l’agriculture de subsistance, comme à la fin de « Notre poison quotidien » est une insulte à l’intelligence humaine.

      • Pleades
        Pleades répond à joe le crado
        Webster étriqué.
        • Posté à 23h30 le 08/03/2011
        • Internaute 112728
          Webster étriqué.

        « -irais-je risquer à dire que bien sûr vous l’avez (un esprit ouvert) mais qu’avec les premiers posts sévèrement axés, il semblait soumis à un petit degré de rusticité. A avoir lu pour rattraper le retard, les pages précédentes, je vous y vois parler de microbiologie des sols, de certifications. Juste cependant un petit point. Les cours, les visites et les questions sont les parents pauvres de l’expérience, et cela est d’autant plus flagrant lorsque l’on parle de l’agriculture bio. Actuellement, de nombreux reportages posent en exégèse les discours politico-écologiques, et gardent en otage le monde agricole pour cibler leur propos. MMR prend le pli mais, d’accord, ne mène pas mieux que les autres ce débat de société. Pourtant, Je crois qu’il est nécessaire de lui donner de la voix pour garder ce sujet sur la table lors des présidentielles. Depuis des années, un mur des lamentations s’est progressivement construit avec la faction de population française qui vit des métiers agricoles. Il n’est pas question de “retourner en arrière”, défaites vous de ce préjugé. Un regard objectif est un regard synthétique. Vous voyez en une Agri de subsistance une insulte à l’intellect, j’y vois une renonciation à un modèle prédominant et un défi pour l’innovation humaine.

         
        • joe le crado
          joe le crado répond à Pleades
          Étudiant agronome
          • Posté à 04h46 le 09/03/2011
          • Internaute 147679
            Étudiant agronome

          « s. Il n’est pas question de “retourner en arrière”, défaites vous de ce préjugé. »

          Dans le reportage de MMR il s’agit d’un retour en arrière. Il suffit d’aller consulter les chiffres sur les conditions de vie en Orissa. On y meurt jeune, maigre et sans cancer. Je doute que MMR serait prête à renoncer aux 84 ans d’espérance de vie française.

          « Vous voyez en une Agri de subsistance une insulte à l’intellect, j’y vois une renonciation à un modèle prédominant et un défi pour l’innovation humaine. »

          J’y vois une insulte à notre intelligence car nous avons appris à comprendre la nature. On mérite mieux qu’une société ou la science n’a pas sa place. Il faut profiter de tous nos outils pour faire un choix éclairé sur l’agriculture de demain. Et je rejoins votre avis : le bio est un défi qui demande à chaque agriculteur de s’adapter à la variabilité de ses terres. C’est intellectuellement motivant surtout là où j’étudie (Canada) car le climat plus rude demande une adaptation systématique des systèmes agraire bio qui fonctionnent plus au Sud.

        • joe le crado
          joe le crado répond à Pleades
          Étudiant agronome
          • Posté à 04h50 le 09/03/2011
          • Internaute 147679
            Étudiant agronome

          PS : Existe-t-il en France des normes de fertilisation pour guider les recommandation des agronomes ?

          Ici on a un Guide de référence en fertilisation : Lien

          • ShredBluZ
            ShredBluZ répond à joe le crado
            Ingénieur Agronome
            • Posté à 14h54 le 09/03/2011
            • Internaute 50286
              Ingénieur Agronome

            Il n’y a ni normes ni taxes en France, mais plutôt des dispositifs incitatifs type Mesures Agri-Environnementales Territorialisées (c’est pompeux, c’est français). Le principe est de rémunérer les producteurs qui acceptent un cahier des charges avec réduction d’intrants. Le ministère de l’Agriculture a publié, avec plusieurs autres bureaux d’études, des recommandations de fertilisation (cherchez fertimieux, CORPEN, voire Arvalis).

            Globalement, on observe en France que ces publications et ces raisonnements ne sont pas du tout suivis par les producteurs. La fertilisation azotée réelle est souvent de 15 à 20 unités/ha supérieure à la fertilisation recommandée. Pourquoi ?

            - les conseillers des coopératives et organismes stockeurs sont payés à la commission : plus ils vendent d’engrais et de produits, plus leur fiche de paye augmente. De plus, ils sont beaucoup plus présents sur le terrain que les conseillers de Chambre d’Agriculture ou d’associations.

            - nous avons très peur, en France, de toucher au rendement à l’hectare. Au Canada ou aux États-Unis, les surfaces sont tellement grandes qu’on peut se permettre (dans l’état actuel des marchés) de fontionner à rendements moindres. La plupart des producteurs français de l’agriculture conventionnelle DÉTESTENT qu’on touche à leurs rendements. Ils n’acceptent même pas qu’on leur parle d’optimum économique ...

            • joe le crado
              joe le crado répond à ShredBluZ
              Étudiant agronome
              • Posté à 18h12 le 09/03/2011
              • Internaute 147679
                Étudiant agronome

              Merci pour ta réponse. Je vais aller regarder ça.

        4 autres commentaires
      • vancho
        vancho répond à joe le crado
        weblabla
        • Posté à 23h41 le 08/03/2011
        • Internaute 32465
          weblabla

        « Retourner à l’agriculture de subsistance, comme à la fin de “Notre poison quotidien” est une insulte à l’intelligence humaine »

        pff grand n’importe quoi encore. En tt cas, ça fait peur, très de lire les nouveaux ingé agronome, ainsi que les étudiants agronomes.

        « On a pas le cul sorti des ronces » comme dirait l’aut’ avec des types comme vous, qui devraient avoir honte, en fait.

        Vous croyez, sérieusement que l’humanité vous a attendu vous et vos saloperies de cochonneries et vos certitudes de cerveaux « blanchis » aux antibios sortis d’un même moule ? ?

        non ?

        serieusement ?

         
        • newsome
          newsome répond à vancho
          • Posté à 00h27 le 09/03/2011
          • Internaute 93179

          Ben oui, sérieusement, l´humanité a attendu les ingénieurs agro, les engrais et les pesticides de synthèse et les semences de la révolution verte, pour venir à bout de la famine qui était endémique en Inde jusque dans les années 80.

          Et pour faire en sorte qu´ici, en Europe, vous et moi et les 90% d´une population autrefois essentiellement agricole, ne soyons plus obligés de trimer pour récolter juste de quoi nous nourrir.

          • Peach78
            Peach78 répond à newsome
            riverain(e)
            • Posté à 00h35 le 09/03/2011
            • Internaute 95279
              riverain(e)

            « Ben oui, sérieusement, l´humanité a attendu les ingénieurs agro, les engrais et les pesticides de synthèse et les semences de la révolution verte, pour venir à bout de la famine qui était endémique en Inde jusque dans les années 80. »

            Ya peut-être, je dis bien « peut-être » plus de gens qui mourraient de famine en Inde (je demande à voir), mais ya 165 000 paysans qui sont morts... en se suicidant depuis 1997, suite à la « révolution verte » !

            Lien

            « ne soyons plus obligés de trimer pour récolter juste de quoi nous nourrir. »

            => oh oui et après quelques années d’empoisonnement, on sera obligés de trimer pour se soigner... ou mourir avant si on n’y arrive pas.

            L’espérance de vie actuelle est basée sur des gens nés en 1926 et qui ont été nourris au bio « naturel » jusque dans les années 1950, voire 1970.

            L’espérance de vie baisse déjà aux Etats-Unis.
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          • Peach78
            Peach78 répond à newsome
            riverain(e)
            • Posté à 00h38 le 09/03/2011
            • Internaute 95279
              riverain(e)

            « Ben oui, sérieusement, l´humanité a attendu les ingénieurs agro, les engrais et les pesticides de synthèse et les semences de la révolution verte, pour venir à bout de la famine qui était endémique en Inde jusque dans les années 80. »

            Ya peut-être, je dis bien « peut-être » plus de gens qui meurent de famine en Inde (je demande à voir), mais ya 165 000 paysans qui sont morts... en se suicidant depuis 1997, suite à la « révolution verte » !

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            « ne soyons plus obligés de trimer pour récolter juste de quoi nous nourrir. »

            => oh oui et après quelques années d’empoisonnement, on sera obligés de trimer pour se soigner... ou mourir avant si on n’y arrive pas.

            L’espérance de vie actuelle est basée sur des gens nés en 1926 et qui ont été nourris au bio « naturel » jusque dans les années 1950, voire 1970.

            L’espérance de vie baisse déjà aux Etats-Unis.
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            (causes : obésité, cancers, diabète, etc)

            Et puis de toute façon, les engrais et pesticides chimiques sont majoritairement fabriqués à base de pétrole... Et il va en rester combien de pétrole encore ?

            Et quand yen aura plus, dans quel état seront les sols ? (stérilisation ?)

          • sobriquet
            sobriquet répond à newsome
            Courageux anonyme
            • Posté à 02h07 le 09/03/2011
            • Internaute 26884
              Courageux anonyme

            A propos des famines en Inde : une petite synthèse des principales famines :

            Famine de 1630-1632 : celle-là confirme les clichés : trois années de mauvaise récolte consécutives.

            Famine d’Orissa de 1866 : après une sécheresse, les autorités sous-estiment la population dans le besoin. Oups.

            Famine de 1873-1874 : bonne intervention des autorités, quasiment pas de mortalité. Happy end.

            Grande famine de 1876-1878 : le succès de la lutte contre la famine de 1873-1874 est critiqué par l’empire britannique : trop couteuse, non respect des lois du marché. Le budget par habitant de la lutte est divisé par 5, étalé sur une plus grande période, les lois du marché sont davantage respectées. Tout va mieux... sur le papier. 5 millions de morts.

            Famine de 1896-1897 : malgré une sécheresse, le gouvernement en place pratique le laisser-faire. Les exportations de nourriture vers l’Empire Britannique doublent quasiment par rapport aux années précédentes.

            Famine de 1899-1900 : Pluies insuffisantes. Avec les nouvelles infrastructures de transport, les marchands préfèrent exporter la production que la vendre localement. Quand la famine est bien engagée, ils engrangent de gros bénéfices en important. L’autorité britannique souhaite pas interférer dans l’économie de marché, et n’intervient donc pas. Dans les États princiers, les autorités interviennent régulièrement et endiguent en bonne partie la famine.

            Famine du Bengale de 1943 : un cyclone l’année précédente contraint la population à utiliser ses réserves alimentaires. En 1943 la production est bonne. Mais la guerre perturbe les routes commerciales, et une bulle spéculative apparaît. Il y a assez de nourriture pour tout le monde, mais personne ne peut l’acheter. Les exportations se portent bien.

            Après ça, il y a eu la Révolution Verte : Tant pis pour le dogme libéral : on arrose le pays de billets verts, qui permettent au pays de s’équiper. Cette méthode est critiquée depuis la re-libéralisation de l’économie ; peu importe qu’il n’y ait plus de famines... La population triple, la fécondité du sol s’épuise. Pour l’instant,tout va bien...

            Et la famine en Europe ? Elle n’est plus d’actualité depuis que nous bénéficions de l’aide alimentaire sud-américaine.

            • newsome
              newsome répond à sobriquet
              • Posté à 09h50 le 09/03/2011
              • Internaute 93179

              Vous auriez pu citer votre source plutôt que de nous faire un copié-collé. Faut vous expliquer le principe de l´hyperlien ?

              En plus, c´est à côté de la plaque : je parlais de la famine endémique, celle qui, jusque dans les années 80, affectait par exemple Calcutta.

              Et si cette famine a reculé, c´est pas par l´opération du Saint-Esprit ou du billet vert, c´est tout simplement parce que la productivité de l´agriculture indienne a augmenté !

              • sobriquet
                sobriquet répond à newsome
                Courageux anonyme
                • Posté à 13h19 le 09/03/2011
                • Internaute 26884
                  Courageux anonyme

                Belle manière de me remercier pour un résumé que j’ai rédigé moi-même pour l’occasion...

                Et si la famine a reculé, c’est en effet parce que la productivité a augmenté. Mais elle n’a pas augmenté par l’opération du Saint Esprit, mais par l’importation de techniques modernes : irrigation, mécanisation, engrais, pesticides, recherche sur les semences. Exclusivement des techniques lourdes, coûteuses, qui n’auraient pas pu être déployées sans un usage massif de billet verts.

            • fog
              fog répond à sobriquet
              humain
              • Posté à 21h01 le 09/03/2011
              • Internaute 121067
                humain

              En Inde, il faudrait de surcroit ne pas dissocier le volet purement agricole du volet social. Les famines ont toujours existé mais les paysans s’accomodaient des causes liées à la nature ( climat, inondations etc). Or les conseillers en agronomie ont fait miroiter de tels revenus aux paysans qu’ils n’ont pas hésité à s’endetter pour s’équiper et acheter les fameuses semences non germinatives et produits de traitement, espérant ainsi accéder à un nouveau statut social. La déception et la ruine sont au rendez-vous. Le mode de suicide est par ingestion de produits phytosanitaire. Pas anodin ! non ?

        7 autres commentaires
    • Patrick_C
      Patrick_C répond à Pleades
      • Posté à 04h46 le 09/03/2011
      • Internaute 11820

      Je commence par une question, je dois aussi sortir mon titre d’agronome ? ; –)

      « Dans ces réactions, il n’y a nulle objectivité. Discourir de l’AB ou de l’AC comme de totems de tribus différentes donne un aperçu minime du marasme actuel quant au débat agricole. »

      Cela montre surtout pour moi le fait que le débat agricole se fait dans deux milieux différents tout aussi caricaturaux l’un que l’autre :
      - les bobos-écolos qui n’y connaissent rien et qui viennent donner des leçons à des agris ayant des années d’expérience. Ils font leurs « débats » entre eux, s’autoapprouvant. Ensuite ils s’étonnent d’être mal reçu : ils traitent les agriculteurs comme des pauvres victimes ignorantes, limites attardés.
      - des agris coupés de la société qui ont du mal à saisir ses demandes (problème de la pollution des eaux). Comme la discussion est réduite, ils prennent les contraintes environnementales comme des contraintes de technochrates.

      Dans ces deux milieux, il y a des personnes ouvertes à la discussion, mais c’est rarement ces personnes qu’ont entend et MMR est un exemple de la première catégorie. Imaginez vous un article mesuré sur le monde agricole ? Il ferait un flop car seule la polémique fait vendre. De même un film sur le quotidien agricole qui ne verse pas dans le sensationnel n’a aucun intérêt. MMR vit aussi de cela.

      « l’AB n’est qu’une dénomination restrictive d’une pratique pluri-millénaire qui auparavant était de l’agriculture vivrière traditionnelle, alors pas d’effarement et de cris d’orfraie, ca n’est pas nouveau. »

      Ce n’est pas nouveau (quoique certains intégrisme si), mais on ne peut pas dire que c’est LA solution sauf à verser dans une nouvelle religion. Donc oui l’agriculture conventionnelle évolue comme elle l’a toujours fait. L’agriculture intensive est abandonnée depuis un petit moment, l’agri raisonnée a suivi et elle est elle-même poussée vers la sortie par une agriculture intégrée (rotation, méthodes alternatives). Cependant, sauf à vouloir couper de manière massive dans la production, le bio n’est pas l’avenir de l’agriculture.

      • Pleades
        Pleades répond à Patrick_C
        Webster étriqué.
        • Posté à 21h36 le 09/03/2011
        • Internaute 112728
          Webster étriqué.

        N’en faites rien, je lit bien que le titre et l’enseignement n’apporte plus grand chose en ce qui concerne la conscience et l’éthique.

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