08/03/2011 à 19h02

Marie-Monique Robin, de la ferme familiale au film anti-pesticides

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

« Notre poison quotidien », sa nouvelle enquête, a fini de convaincre ses parents des méfaits de l’agriculture chimique. Rencontre.


Marie-Monique Robin et ses parents, à Gourgé, dans les Deux-Sèvres, le 4 mars 2011 (Sophie Verney-Caillat/Rue89).

Il est 1h30 du matin autour d’une tisane du jardin, chez les Robin, à Gourgé, Deux-Sèvres. « Ça sent la mort », murmure la mère de Marie-Monique, au sujet du film « Notre poison quotidien », qu’elle vient de découvrir en avant-première. (Voir la bande-annonce)

La nouvelle enquête de Marie-Monique Robin, célèbre depuis « Le Monde selon Monsanto », démarre avec ces agriculteurs malades des pesticides. Elle remonte la chaîne des responsabilités, depuis les firmes qui bidouillent leurs études jusqu’aux agences de sécurité sanitaire qui les laissent faire. Une charge contre l’industrie chimique qui « empoisonne notre assiette ».

Avec son parti-pris de montrer que « le diable est dans le détail », elle prend les exemples de l’aspartame toujours pas interdite, du bisphénol A désormais banni des biberons, pour démontrer de manière implacable que le système de protection de la santé des consommateurs dysfonctionne. S’inspirant de « La Société du risque » d’Ulrich Beck, elle se penche sur « la face cachée du progrès » dont les paysans, complices malgré eux, sont les premières victimes.

« La fille du kolkhoze » a le goût de l’aventure

Devant sa tisane, Joël Robin se rafraîchit la mémoire :

« C’est vrai que dans toutes les familles, les cancers sont partout. La prostate souvent. C’est simple : une famille où il n’y en a pas, c’est rare. »

Sur les cinq anciens membres de son groupement agricole d’exploitation en commun (Gaec), quatre ont développé un cancer. Joël, lui, avait mal au dos à cause du tracteur. Il est passé des champs à l’élevage hors-sol, loin des émanations de pesticides. C’est peut-être ce qui l’a sauvé.

Tout est parti d’ici, de ce bocage, de la Gâtine, terre « gâtée » cultivée depuis 1630 par la famille Robin. Ils connaissent la date exacte car ado, Marie-Monique s’était enfermée deux mois aux archives pour reconstituer l’arbre généalogique de la famille. Le goût de la précision déjà.

« Elle laboure le monde », formule son père, écrivain à ses heures. Elle se souvient qu’à l’école, on l’appelait « la fille du kolkhoze » en référence au choix de salariat au sein d’une coopérative fait par ses parents, à leur militantisme au sein de la JAC (Jeunesse agricole catholique). Comme eux, elle assume le « goût de l’aventure » et l’envie de « changer le monde ».

Tout est reparti d’ici lorsque Marie-Monique a montré son film « Le Monde selon Monsanto », en 2008, aux siens. Tellement ému, son père a dû aller aux urgences le soir même : son cœur s’était emballé. Sa journaliste de fille a décidé d’aller au bout de ses soupçons et de « voir si Monsanto était l’exception ou la règle ». Elle explique :

« Je voulais comprendre pourquoi tous ces gens mouraient de cancers si jeunes alors qu’en vivant à la campagne, on pense être protégés, mais en fait c’est encore pire... Comment c’est possible qu’on ait autorisé tous ces poisons ? »


Marie-Monique Robin en interview pour Radio Gâtine, le 4 mars 2011 (Vincent Jabouille).

« Il ne faut pas stigmatiser les paysans », dit sa mère

Malheureusement, ses pires pressentiments se sont confirmés : « Pesticides are poisons », comme le dit justement un spot télévisé américain des années 50, qu’elle ressort de la poussière et intègre dans son film.

Sauf qu’aujourd’hui, les agriculteurs parlent de « produits phytosanitaires » destinés à « protéger les plantes » dans l’agriculture « conventionnelle ». Des mots bien choisis, à dessein... Son père se souvient :

« A la sortie de la guerre, on pensait qu’il fallait faire du volume, nourrir le monde. Ces produits que Marie-Monique dénonce, on les a utilisés sans protection jusque dans les années 90.

Ceux qui nous les vendaient nous disaient qu’ils étaient capables de sélectionner les bonnes et les mauvaises herbes, il n’y avait pas de raison de douter. »

Après l’enquête sur Monsanto, toute la famille s’est mise à manger bio, et la ferme du fils est en conversion. Pas facile de remettre en question un système qui a nourri votre famille et vos espérances. Les agriculteurs sont victimes, il ne faut pas qu’ils se sentent cloués au pilori par l’enquête. Jeannette, la mère de la journaliste, ne cesse de glisser sa petite musique à elle :

« Il ne faut pas stigmatiser les paysans. C’est trop dur pour eux de s’entendre dire qu’ils ont pollué et se sont rendus malades. Le lien de cause à effet entre pesticides et cancer n’est pas toujours certain. »

« Encore plus connue à l’étranger »

Cette peur est partagée par une bonne partie de la salle, lors de la projection en avant-première du film, à Châtillon-sur-Thouet, une toute petite ville à deux pas de la sous-préfecture de Parthenay (Deux-Sèvres). Certains se taisent, d’autres questionnent. (Voir la vidéo)


Le Collectif Marie-Monique Robin a mobilisé en cinq jours plus de 500 personnes. Ils sont venus de toute la campagne alentour, pour assister, parfois debout, à la projection et au débat avec l’auteur.

A Parthenay, pendant que la journaliste répond à une interview de Radio Gâtine, je rencontre des militants de ce collectif à qui elle a apporté son parrainage. Margot, agricultrice bio à la retraite :

« On est fiers d’elle ici. Elle est encore plus connue à l’étranger qu’ici, que ce soit pour son enquête sur le trafic d’organes en Amérique latine ou pour celle sur Monsanto. »

Marie-Monique Robin, prix Albert-Londres 1995, qui cumule cette semaine deux couvertures d’hebdomadaires, est habituée à faire les gros titres des journaux. Les attaques venues de l’Agence américaine de l’information (Usia), selon lesquelles elle aurait payé des témoins se sont toutes révélées infondées, mais lui ont valu le retrait provisoire de son prix et la une du Monde. La presse, qui avait relayé l’accusation, ne s’est pas fait l’écho des procès que la journaliste gagnait.

« Mon modèle, c’est Albert Londres »

Elle a réussi à ne pas sombrer dans la parano et galvanise ceux qui sans elle n’auraient peut-être pas le courage de poursuivre les multinationales. Comme Paul François, céréalier victime de l’herbicide Lasso de Monsanto, grand témoin de son dernier film.

Après avoir vu son intoxication reconnue comme maladie professionnelle, il lancera le 19 mars prochain l’Appel de Ruffec, l’association des paysans victimes des pesticides. Une sorte de « jacquerie contre les phyto ».

Paul François n’a pas encore réussi à éliminer tous ces « produits » de ses champs, mais il travaille à leur diminution. Il sait que ce ne sera pas facile de mobiliser ses collègues agriculteurs, mais compte sur l’enquête de Marie-Monique Robin. Elle explique :

« Mon modèle, c’est Albert Londres : dans les années 20, il allait au bagne en Guyane et revenait voir les politiques pour faire bouger les choses. »

« Comment nourrir le monde sans pesticides ? »

A l’issue du débat, elle annonce que ses prochains film et livre (depuis des années elle ne fait plus l’un sans l’autre, le format du film étant trop court, même quand il fait près de deux heures) répondront à la question : « Comment nourrir le monde sans pesticides ? » et sera autoproduit par sa société « M2R films ».

Quant à faire bouger les choses chez les agriculteurs et les politiques, c’est une autre affaire. Sa mère, Jeannette Robin, est une fois de plus dubitative :

« Quand se réveilleront-ils ? Lorsque l’espérance de vie baissera... alors ils seront acculés. »

► Le film, accompagné d’un livre de 480 pages (Arte Editions/La Découverte, sortie le 24 mars) sera diffusé sur Arte le 15 mars à 20h45 et suivi d’un débat avec l’auteur.

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  • EdkOb
    EdkOb répond à Karg se
    la France d'après...
    • Posté à 17h13 le 09/03/2011
    • Internaute 85736
      la France d'après...

    Pauvre pomme trente fois traitée (pour être bien lisse), tu ne connais même pas le parfait petit lexique du petit commentateur insultant : à ta liste vomitive, il manque nazi.

    Si, si, renseigne-toi, avant de venir faire la retape pour les marchands de mort...

    Et dire qu’à AZF, ce sont des engrais qu’ils fabriquaient : c’est cela, ta « culture » ?

    Fin de transmission, vu que tu n’as que l’insulte pour réponse. Et une insondable arrogance.

    Allez, zou, à la fosse septique....

    • Karg se
      Karg se répond à EdkOb
      Ingénieur agronome vendu à une (...)
      • Posté à 18h14 le 09/03/2011
      • Internaute 9172
        Ingénieur agronome vendu à une (...)

      La pomme bio est largement aussi traité, notamment à la roténone (qui donne la maladie de parkinson), au cuivre et au souffre. Et je parle même pas de l’huile de neem, interdit car très toxique, mais que les producteurs bio balancent sans contrôle ni sanction. Qui plus est 70% de la production n’est pas commercialisable, les hippies qui mangeaient bio il y a 25 ans acceptaient d’avoir des fruits marqués, ce n’est plus le cas des biobios, puisqu’on leur a mis dans la tête que le pesticide ne servaient à rien.

      Le problème de l’arboriculture et de la vigne c’est l’usage de clone, les ravageurs s’adaptent très bien à ces plantes identiques au plan génétique. Les grandes cultures de plante sélectionnés, la plupart hybrides, ne reçoivent que 2 ou 3 traitements. En terme d’indice de fréquence de traitement (en gros dose pleine cumulé par an, tout produit confondu) on est souvent en dessous de 2, contre 15-20 en arboriculture et 30 en vigne.

      Votre parallèle avec les engrais d’ammonitrate est très drôle, je dois vous rappelez la recette du salpêtre ? Que les engrais puissent être explosif n’a pas vraiment d’incidence sur la santé..

      Insulte ? vous ne méritez pas mieux
      Ignorance ? quand comme vous on passe le mur de la connerie et de la stupidité avec autant de culot et suffisance, ça fait bien longtemps qu’on n’est pas capable de comprendre le concept même de connaissance, et à vrai dire comprendre quoique ce soit.

      • EdkOb
        EdkOb répond à Karg se
        la France d'après...
        • Posté à 22h57 le 09/03/2011
        • Internaute 85736
          la France d'après...

        « Votre parallèle avec les engrais d’ammonitrate est très drôle, je dois vous rappelez la recette du salpêtre ? Que les engrais puissent être explosif n’a pas vraiment d’incidence sur la santé.. »

        Il y a eu des morts.

        30 morts, suite à l’explosion d’AZF, usine qui fabriquait des engrais, de ceux qui te font saliver.
        Baver.
        De ta belle version mortifère de l’agriculture.
        De ta folie pour les marchands de mort.

        Et toi, tu te la joue ironique et cynique. Le tout, noyé dans un discours techno.

        Que disait Choron ?

        • Karg se
          Karg se répond à EdkOb
          Ingénieur agronome vendu à une (...)
          • Posté à 07h54 le 10/03/2011
          • Internaute 9172
            Ingénieur agronome vendu à une (...)

          Bopal aurait était un exemple plus pertinent... Vous exigez l’interdiction de toute production industriel risqué ? Si on suit le même raisonnement, il faut interdire le feux. Sarkozy est capable de faire une loi avant l’été, il suffit de dire que les immigrés délinquants utilisent du feux.

  • elarips
    elarips répond à EdkOb
    • Posté à 08h57 le 09/03/2011
    • Internaute 19146

    merci le voici en entier :)

    Lien

    • EdkOb
      EdkOb répond à elarips
      la France d'après...
      • Posté à 17h28 le 09/03/2011
      • Internaute 85736
        la France d'après...

      Je l’ai vu, par chez moi (département rural), au ciné.

      C’était pour « provoquer » le débat, mais certains invités ont préféré décliner, comme les représentants de la Chambre d’Agriculture et de la FDSEA.

      Pas fous, les tenants de l’empoisonnement généralisé : ils ne sont démocrates qu’entre eux. C’est même ainsi qu’ils entendent le mot « démocratie » : je ne suis d’accord qu’avec les autres empoisonneurs.

      Et je me souviens très bien de l’explosion d’AZF, en 2001 : c’était une usine où on fabriquait des engrais. Et ce n’est pas la seule.

      Les gens qui défendent ce type d’agriculture sont des salauds. Je ne trouve pas d’autres mots pour les qualifier.

      Je peux comprendre l’exploitant agricole (quel belle dénomination !) qui se retrouve pris dans un engrenage, mais je ne peux pas faire de même à l’égard de ceux qui piègent les exploitants.

      Et j’en veux aux lâches qui nous dirigent, et qui ont laissé faire. Car ils savent, mais restent tous paralysés.

  • kikoo79
    kikoo79 répond à Karg se
    Ca va bien merci
    • Posté à 08h27 le 09/03/2011
    • Internaute 95074
      Ca va bien merci

    Vous semblez plus vous inquiéter pour la santé de nos sols que pour celles de vos concitoyens... c’est rassurant

  • kikoo79
    kikoo79 répond à Karg se
    Ca va bien merci
    • Posté à 08h27 le 09/03/2011
    • Internaute 95074
      Ca va bien merci

    Vous semblez plus vous inquiéter pour la santé de nos sols que pour celles de vos concitoyens... c’est rassurant

    • Karg se
      Karg se répond à kikoo79
      Ingénieur agronome vendu à une (...)
      • Posté à 08h28 le 09/03/2011
      • Internaute 9172
        Ingénieur agronome vendu à une (...)

      Tu préfère prendre un risque de cancer à 70 ans ou crever de faim à 5 ans ?

      • elarips
        elarips répond à Karg se
        • Posté à 09h00 le 09/03/2011
        • Internaute 19146

        ou de leucémie a 5 ans ! tout dépend ...

        • kikoo79
          kikoo79 répond à elarips
          Ca va bien merci
          • Posté à 09h03 le 09/03/2011
          • Internaute 95074
            Ca va bien merci

          Parlons-en justement, il a été démontré que les perturbateurs endocriniens tels que vos amis pros de l’agro-alimentaire adorent nous en fourrer dans nos aliments, provoquent ou favorisent la leucémie.

          CQFD

          Alors si vous, vous voulez être malade, allez-y, et laissez le choix aux autres.

        • Karg se
          Karg se répond à elarips
          Ingénieur agronome vendu à une (...)
          • Posté à 13h50 le 09/03/2011
          • Internaute 9172
            Ingénieur agronome vendu à une (...)

          lol
          pas plus de leucémie chez les agriculteurs...

      • kikoo79
        kikoo79 répond à Karg se
        Ca va bien merci
        • Posté à 09h04 le 09/03/2011
        • Internaute 95074
          Ca va bien merci

        Vous agitez le risque de famine comme votre étendard pour faire peur à la masse des néophytes... vous refusez de considérer d’autres méthodes de production ou de défense des cultures contre les problèmes sanitaires.

        Refuser les pesticides, ce n’est pas forcément vouloir le tout bio, vous savez. On peut juste vouloir vivre jusqu’à 70 ans ou plus, sans cancer.

        • Karg se
          Karg se répond à kikoo79
          Ingénieur agronome vendu à une (...)
          • Posté à 20h44 le 09/03/2011
          • Internaute 9172
            Ingénieur agronome vendu à une (...)

          On vit déjà plus de 70 ans avec les pesticides, sachant que les cancers sont génétiques en grande partie, ça sera difficile de faire mieux en mangeant des céréales riches en mycotoxines.

    • ShredBluZ
      ShredBluZ répond à kikoo79
      Ingénieur Agronome
      • Posté à 10h30 le 09/03/2011
      • Internaute 50286
        Ingénieur Agronome

      Ceci dit, il a raison de s’inquiéter de la santé des sols, puisque la santé des citoyens en dépend.

      Ce qu’il ne comprend pas, c’est que l’usage des pesticides TUE les sols.

      La microfaune détritivore, ce sont en grande partie les insectes => insecticides

      Les seuls capables de dégrader la lignine, ce sont les champignons => fongicides

      Et on ne sait pas quels effets ont ces produits, mélangés à des herbicides tous aussi variés et efficaces, sur la vie des vers de terre par exemple. Sauf que la biomasse de vers de terre est ridicule dans un sol à conduite conventionnelle, comparé à un sol conduit en AB.

      L’accumulation de substances, au fur et à mesure de l’interdiction d’anciens produits, de l’autorisation de nouveaux produits, des résidus de dégradation de ces produits dans les sols et les eaux de surface, aura inévitablement des conséquences catastrophiques, quand on tombera sur un cocktail qui foutra tout en l’air.

  • Patrick_C
    • Posté à 02h43 le 09/03/2011
    • Internaute 11820

    Si j’en crois la FNAB (vous savez, ces dangeureux partisans de l’agriculture intensive et chimique...), l’agriculture bio a des rendements deux fois moins élevés que l’agriculture dite conventionnelle (pour l’intensif, je ne sais pas que ce que vous appelez comme tel). Ce n’est pas moi qui le dit, c’est juste les chiffres de la FNAB sur les rendements en blé.

     
    • Karg se
      Karg se répond à Patrick_C
      Ingénieur agronome vendu à une (...)
      • Posté à 08h18 le 09/03/2011
      • Internaute 9172
        Ingénieur agronome vendu à une (...)

      La FNBA est vendu à Monsanto ^^

    • kikoo79
      kikoo79 répond à Patrick_C
      Ca va bien merci
      • Posté à 09h06 le 09/03/2011
      • Internaute 95074
        Ca va bien merci

      Si j’en crois la poubelle du Leclerc du bout de la rue, ils jettent une grande partie de la nourriture... ce n’est pas moi qui le dis, mais les SDF du coin.

      • Patrick_C
        Patrick_C répond à kikoo79
        • Posté à 23h06 le 11/03/2011
        • Internaute 11820

        Si c’est pour une discussion de comptoir, vous pouvez aller en face ? Nan parce que je réponds à une affirmation (l’agri bio produit 80% du rendement du conventionnel) par un fait évalué précisément. Maintenant vous faites une estimation à vu d’oeil. Amusez vous bien, mais j’espérai mieux comme débat.

    3 autres commentaires
  • sobriquet
    sobriquet répond à Venera84
    Courageux anonyme
    • Posté à 21h08 le 08/03/2011
    • Internaute 26884
      Courageux anonyme

    Si seulement une source crédible avait déjà affirmé ça quelque part...

    • Venera84
      Venera84 répond à sobriquet
      http://vallesmarineris. (...)
      • Posté à 21h31 le 08/03/2011
      • Internaute 125864
        http://vallesmarineris. (...)

      Prenons la population mondiale au début du XIXème siècle (soit avant le développement des fertilisants) : 1 milliard d’habitants.

      Comprenons que si la population était limitée à 1 milliard, ce n’est pas par l’effet du Saint-Esprit, mais bien parce que les ressources alimentaires limitaient la population à ce niveau (sans même parler de la quantité et de la qualité de ce qui était mangé : en gros, pas de viande, et régime rutabagas-pommes de terre de novembre à avril).

      Revenons à notre époque, et appliquons une agriculture sans fertilisants à l’échelle mondiale. Quelle raison objective empêcherait la population mondiale de retourner à son niveau de 1800 ?

       
      • sobriquet
        sobriquet répond à Venera84
        Courageux anonyme
        • Posté à 22h53 le 08/03/2011
        • Internaute 26884
          Courageux anonyme

        Faux, archifaux.

        La limitation du début du XIXe siècle n’était pas limitée par les ressources alimentaires, mais par le manque d’hygiène, le manque d’éducation, les guerres, etc.

        Depuis l’introduction des légumineuses dans la rotation des cultures, la plupart des famines ont été causées par des catastrophes naturelles ou des mauvaises gestions des ressources, qui feraient sans doute autant de dégâts si elles se reproduisaient aujourd’hui.

        Je ne connaît pas la qualité de ce qu’ils mangeaient, mais il y avait sans doute très peu de viande, en effet. La viande n’est pas indispensable à une alimentation équilibrée. La viande est la première source de gaspilage de nourriture et des surfaces agricoles aujourd’hui.

        Quelle raison objective empêcherait la population mondiale de retourner à son niveau de 1800 ? L’agriculture n’a pas attendu la chimie de synthèse pour faire des progrès, et même avec l’arrivée des pesticides et engrais de synthèse d’autres méthodes ont continué à se développer. Assez consensuellement, on peut estimer que le rendement de l’agriculture biologique représente en moyenne environ 80% du rendement de l’agriculture industrielle.

        • Karg se
          Karg se répond à sobriquet
          Ingénieur agronome vendu à une (...)
          • Posté à 23h11 le 08/03/2011
          • Internaute 9172
            Ingénieur agronome vendu à une (...)

          Votre commentaire est un ramassis d’ânerie. Nos ancêtres étaient loin d’avoir une vie saine et une agriculture durable. Espérance de vie ridicule, sols complètement épuisé (la réserve minérale de la France était vide à la sortie de la Renaissance, le rendement était supérieur en Afrique du Nord)

          Ils mangeaient moins de viande, mais pas zéro, sans viande (ou produit animaux au sens large) les humains ont une santé très précaire, les végétaliens avalent des pilules de vitamines pour compenser.. .
          Je fais le paris inverse à l’avenir, le troupeau va revenir en force dans les exploitations, comme moyen de gestion agronomique (consommer la biomasse des couverts, fournir du fumier). Gaspillage des surfaces ? allez expliquez à un brésilien qu’il doit se priver de viande pour nourrir les yéménites qui se sont reproduit comme des lapins, nourri au pétrodollars.

          Le rendement réel de l’agriculture bio sont 2 à 3 fois plus faible, comparez les chiffres de la production pas ce qui est fait en station expérimentale.

          Lien

          à titre de comparaison le maïs OGM US fait 120-130 quintaux, avec des pointes à 180.

          Qui plus est ce chiffre doivent être mis en relief avec deux facteurs jamais pris en compte : le présence de rotation sans production en bio « repos du sol » et l’effet protecteur de parcelle traités environnantes. Sans ces cordons sanitaires et en mettant les chiffres en perspectives sur un cycle de rotation, le bio produit cinq fois moins.

          Bref revoyez les bases

          • Troll errant
            Troll errant répond à Karg se
            vieux con, comme vous plus tard
            • Posté à 00h45 le 09/03/2011
            • Internaute 118213
              vieux con, comme vous plus tard

            Pour pouvoir expliquer au Brésilien qu’il ne doit pas manger de viande pour nourrir les yéménites, encore faudrait il qu’il en mange de cette viande.
            Pour lui, s’il ne doit pas manger de viande, c’est pour produire des OGM servant a engraisser le bétail destiné à maintenir l’obésité des nations occidentales.
            Mais tout le monde le sait, les Brésiliens ont mauvais esprit.

            • Karg se
              Karg se répond à Troll errant
              Ingénieur agronome vendu à une (...)
              • Posté à 07h52 le 09/03/2011
              • Internaute 9172
                Ingénieur agronome vendu à une (...)

              La viande est pas cher au brésil, l’habitude de consommation est très forte. Quand l’Argentine a réduit sa production de viande pour le soja exporté ça été très dur pour la population d’accepter de manger autre chose.

        • Patrick_C
          Patrick_C répond à sobriquet
          • Posté à 02h51 le 09/03/2011
          • Internaute 11820

          « Assez consensuellement, on peut estimer que le rendement de l’agriculture biologique représente en moyenne environ 80% du rendement de l’agriculture industrielle. »

          C’est quoi cette annerie ? Consensuellement entre soit écolo sûrement, mais dans les faits j’ai plus de doute. Surtout que la FNAB ne me donne pas les mêmes résultats...
          En gros et pour simplifier, la moyenne de rendement du blé bio est deux fois moins élevé que celle du blé conventionnel (source FNAB). On peut se poser des questions sur les biais qu’introduisent ces moyennes, mais le chiffre de 80% est un foutage de gueule sorti d’un chapeau absolument pas consensuel.
          A voui, au passage, si tu veux venir m’expliquer, prépare tes bottes pour venir me le démontrer... C’est facile à expliquer quand on ne sait pas reconnaître un blé d’un colza.

          • sobriquet
            sobriquet répond à Patrick_C
            Courageux anonyme
            • Posté à 13h35 le 09/03/2011
            • Internaute 26884
              Courageux anonyme

            Pourquoi ne parler que du blé ? Parce que c’est là que le bio est le moins bon ? Ou parce que vous êtes beauceron et que pour vous il n’y a pas d’autre agriculture que de rente ?

            On trouve beaucoup de chiffres sur le bio, souvent contradictoires.
            Les partisans du bio évoquent souvent une productivité équivalente ,une hausse de la productivité, ou une baisse légère. Dans certaines zones désertiques et très pauvres, on ne fait pas de comparaison, car on n’est pas capable de cultiver en « chimique », mais seulement en bio.

            Au contraire, dans les milieux détracteurs, on évoque plus souvent une baisse de la productivité de 20 à 50%.

            Donc oui, 80% n’est pas un chiffre issu d’une étude scientifique, il n’est pas à prendre comme tel, mais il représente un certain consensus.

            • Patrick_C
              Patrick_C répond à sobriquet
              • Posté à 01h45 le 12/03/2011
              • Internaute 11820

              « Pourquoi ne parler que du blé ? »

              Peut être parce que c’est la moitié de l’occupation des sols cultivés. Peut-être parce que la base de l’alimentation française (et ailleurs aussi) c’est le pain. Moi je dis cela, je dis rien, mais quand je m’attaque à une baisse de production, je ne vais pas regarder la baisse de production d’escargot mais plutôt celle des bovins.

              « Parce que c’est là que le bio est le moins bon ? “

              Non, j’aurai regardé le colza pour cela. Je pense avoir cité la luzerne où le bio est au même niveau (à peu prés). Les prairies doivent être dans le même cas. Mais quand même, le blé représente l’essentiel de la surface, j’y peux rien.

              ‘Ou parce que vous êtes beauceron et que pour vous il n’y a pas d’autre agriculture que de rente ?’

              Donc le beauceron est affublé de quelles tarres pour vous ? Vous le mettez à quel niveau dans votre musée des monstres diaboliques ? Au fait, c’était un argument ?
              PS : je ne suis pas beauceron mais je vous ai expliqué de manière argumenté pourquoi je parle du blé. A titre annexe, je connais un peu mieux les grandes cultures en général que les cultures de petits fruits et autres maraichages.

              ‘On trouve beaucoup de chiffres sur le bio, souvent contradictoires.’

              L’imprécision arrange ceux qui veulent l’imprécision et qui manquent de courage. Je préfére des personnes qui me dise la baisse est de 50% et on regarde comme s’en dépatouiller plutôt que ceux qui me mentent pour dire que c’est facile à faire.

              ‘Les partisans du bio évoquent souvent une productivité équivalente ,une hausse de la productivité, ou une baisse légère.’

              Quand vous voulez avoir les chiffres de la justice et de son efficacité, vous faites confiance aux syndicats de police ? A partir du moment ou vous parlez de partisans, vous avez des personnes qui veulent biaiser leurs chiffres.

              ‘ Dans certaines zones désertiques et très pauvres, on ne fait pas de comparaison, car on n’est pas capable de cultiver en chimique’, mais seulement en bio.”

              C’est quoi les zones désertiques ? Dans quelles zones vous ne pouvez faire que du bio ? Je suis curieux. Elles sont en France ces zones désertiques ?

              “Au contraire, dans les milieux détracteurs, on évoque plus souvent une baisse de la productivité de 20 à 50%.”

              Je vous ai cité la FNAB, vous les classez dans les milieux détracteurs du bio ? C’est intéressant, ils seront heureux de l’apprendre...

              “Donc oui, 80% n’est pas un chiffre issu d’une étude scientifique,”

              Ouf, on avance un tout petit peu.

              “ il n’est pas à prendre comme tel, mais il représente un certain consensus.”

              A mince, une rechute. Un consensus entre personnes partisanes n’est pas un consensus : c’est une ligne sur un tract. Le consensus veut que la France est un des pays qui a les impots les plus lourds (issu tout droit d’un tract UMP).

      7 autres commentaires
  • L Ane de Port Saïd
    L Ane de Port Saïd répond à Venera84
    Jardinier
    • Posté à 21h21 le 08/03/2011
    • Internaute 147675
      Jardinier

    Je rêve ou bien c’est Tonton Francisque ton alias ? ? ?
    La preuve qu’il faut pas mettre des produits chimiques non plus dans les macchabées, sinon la charogne revient nous pourrir les sens.

    Allez les Vers ! ! !

  • Oldmole-
    Oldmole-
    Taupeur
    • Posté à 20h27 le 08/03/2011
    • Internaute 147324
      Taupeur

    Tout mon respect pour cette forme de Travail qui ne maltraite pas la nature.... Ceci dit sommes nous prêt à renoncer à nos caprices d’Occidentaux voulant des fraises à Noël ?
    Empêcherons 800 de Chinois de fuirent leurs rizières execrées pour bosser avec un salaire en usine et voulant consommer comme nous ?
    Avouons nous que nous sommes addictes à la croissance indéfinie...

  • Compet fermé à la demande de son utilisateur
    • Posté à 20h39 le 08/03/2011
    • Internaute 115762
      à l'Ouest du Pécos

    très bon article ! j’ai hâte de voir le film demain sur arte+7 : -)

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 21h01 le 08/03/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    [ « Notre poison quotidien », sa nouvelle enquête, a fini de convaincre ses parents des méfaits de l’agriculture chimique. Rencontre. ]

    Il n’y a besoin d’aucune enquête pour persuader quelqu’un que l’agriculture chimique est dangereuse pour la santé, simplement parce que tout le monde le sait déjà depuis fort longtemps.

    Le problème est qu’au niveau d’une certaine masse de population à nourrir à un prix accessible, nous sommes tous forcés de passer par l’agriculture intensive, et donc d’utiliser des produits chimiques en tout genre.
    (engrais, pesticides, herbicides)

    Si nous devions tout reprendre à zéro et se contenter du vrai Bio, non seulement il n’y en aurait pas pour tout le monde, mais le peu de gens qui pourraient y avoir accès auraient financièrement bien du mal à s’en procurer.

    Par contre : L’objectif de ce film.

    ► Une charge contre l’industrie chimique qui « empoisonne notre assiette ».

    Absolument d’accord sur le but recherché, qui n’est après tout que d’imposer aux industriels de ne pas nous cacher des vérités essentielles (surtout ayant une action négative sur la santé) et ne pas considérer leurs études comme des secrets militaires....et accessoirement, cesser de nous prendre pour des cons ! .

    • L Ane de Port Saïd
      L Ane de Port Saïd répond à Yvon le Zébulon
      Jardinier
      • Posté à 21h07 le 08/03/2011
      • Internaute 147675
        Jardinier

      « Si nous devions tout reprendre à zéro et se contenter du vrai Bio, non seulement il n’y en aurait pas pour tout le monde, mais le peu de gens qui pourraient y avoir accès auraient financièrement bien du mal à s’en procurer. »

      En es-tu si sûr très cher Yvon ? Si l’occident se contentait de bouffer uniquement selon ses besoins, sans gaspiller ou sur-consommer, pourquoi l’agriculture bio ne suffirait-elle pas ?

      PS : personne pour me répondre à ma question posée plus haut ? ? ?

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à L Ane de Port Saïd
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 09h38 le 09/03/2011
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Prenons le cas de l’Inde, pays hautement surpeuplé s’il en est :

        Non seulement ils réussissent à produire le riz pour tout le monde sans utiliser grand chose comme produits chimiques, et chacun a droit à sa dose quotidienne....mais en plus, ils nous en exportent !

        S’ils n’en exportaient pas du tout, ils en auraient suffisamment pour vivre en autarcie - notamment sur ce produit là ...
        - Car c’est vrai aussi qu’en Inde, nombreux sont les sous-alimentés.

    • Karg se
      Karg se répond à Yvon le Zébulon
      Ingénieur agronome vendu à une (...)
      • Posté à 21h09 le 08/03/2011
      • Internaute 9172
        Ingénieur agronome vendu à une (...)

      Prendre pour des cons ? donc tu affirme que des milliers d’études sur les pesticides qui montrent que l’exposition dans les aliments n’a pas entrainé de conséquence sanitaire sont tout fausse ? c’est qui les maitres du monde, Carrefour et Wall Mart (ça doit faire 300Md de CA) ou Monsanto (24Md) ?

      Vous n’avez aucun argument pour lié la consommation de produit agricole conventionnel avec un effet reconnu sur l’espérance de vie. Le coup de la famille d’agriculteur tous malade ça me fait doucement rigoler, la plupart des cancers sont liés à des facteurs génétiques pouvant expliquer 80% des cas. Le cancer de la prostate en fait partie, les africains de l’ouest y sont plus sensible par exemple.

      • vancho
        vancho répond à Karg se
        weblabla
        • Posté à 23h02 le 08/03/2011
        • Internaute 32465
          weblabla

        Monsieur l’ingénieur agronome à 2 balles qui tente de discréditer quiconque le contredit avec des chiffres (vus nulle part) et des arguments depuis longtemps épuisés (genre pour nourrir tt le monde, il faut bien des ogm...), voici un scientifique autrement plus crédible et responsable qu’un rigolo « ingénieur agronome » défendant en 2011 les OGM et les pesticides (changez de job mon vieux, vous avez 15 trains de retard là) :

        Lien

         
        • Patrick_C
          Patrick_C répond à vancho
          • Posté à 03h06 le 09/03/2011
          • Internaute 11820

          Je veux bien discuter de beaucoup de chose sur mon boulot (les bottes c’est mon quotidien), écouter, échanger. Mais pour cela il faut que les personnes qui viennent discuter aient un minimum d’ouverture d’esprit.
          Le « scientifique » que vous sortez n’a rien de crédible : en gros et en résumé, il part des conclusions pour construire une démonstration parfois (souvent) bancale, soit l’inverse d’une démarche scientifique. Il simplifie la vie du sol (ses outils de mesure de la vie du sol sont simplistes et loin d’être reconnus), ils réinvente des cycles des éléments (y’a des bestioles qui participe au cycle du soufre dans le sol...).
          Si vous voulez que nous discutions agronomie, je veux bien faire des effort, mais il va aussi falloir que vous compreniez que c’est un domaine loin d’être simple : tout ceux qui viennent parler d’agronomie en disant c’est simple sont des charlots. Qu’ils disent cela à propos des OGM, des produits phytos, du bio, de la vie des sols etc.
          Pour vous retranscrire cela dans un autre domaine, imaginez quelqu’un qui vient expliquer que l’enseignement à nos bambins c’est simple et qu’il n’y a qu’une seule méthode qui aille. Comment l’appeleriez vous ? Quand en plus cette personne n’est pas impliquée directement dans l’enseignement (en tant que prof) et fait son beurre sur des formations à destinations des profs, vous la prenez au sérieux ou vous vous dites qu’elle fait sa pub ?

        • Karg se
          Karg se répond à vancho
          Ingénieur agronome vendu à une (...)
          • Posté à 08h24 le 09/03/2011
          • Internaute 9172
            Ingénieur agronome vendu à une (...)

          Vu nul part ? parce que vos médias vous les caches ?

          Qui à dit :

          « On sait bien que les OGM ne sont pas dangereux, mais ça fait peur, c’est donc parfait pour atteindre notre but politique »

          • vancho
            vancho répond à Karg se
            weblabla
            • Posté à 09h31 le 09/03/2011
            • Internaute 32465
              weblabla

            En attendant ce qui est caché : c’est les raisons de bcp trop de cancers. Si c’est ça le prix à payer de « votre » agri... Gardez vous ça pour vous et ne venez pas empoisonner la tête et surtout les terres qui, elles appartiennent à tt le monde.

            • Karg se
              Karg se répond à vancho
              Ingénieur agronome vendu à une (...)
              • Posté à 08h34 le 10/03/2011
              • Internaute 9172
                Ingénieur agronome vendu à une (...)

              Lien

              Justement c’est faux. Il n’y a pas plus de cancer et les résidus de pesticides de synthèses dans les aliments ne représentent qu’un part infime de molécules dangereuses que nous ingérons.

        4 autres commentaires
      • tOrDrE L¤RdRe
        tOrDrE L¤RdRe répond à Karg se
        chien de talus
        • Posté à 23h16 le 08/03/2011
        • Internaute 50571
          chien de talus

        joueur de pipeau et agronome ça en fait des talents ! Sinon tu peux toujours te prendre une bonne bouffée de Lasso en sortie de cuve c’est très bon pour le teint, très sain un peu comme l’amiante dans les années 70. Pis comme dirait Hulk ce qui compte avant tout pour les ploutocrates (de l’agro-business en l’occurrence) c’est l’intérêt « général » c’est connu...

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        • Patrick_C
          • Posté à 03h31 le 09/03/2011
          • Internaute 11820

          « Enseignant et fumiste, cela en fait des talents ! » Je ne partage pas l’idée véhiculée par ce texte, mais j’essaye de retranscrire l’impression que j’ai en lisant ton texte. Pour atteindre le même niveau de tes liens, est-ce que je dois aller chercher les cas de pédophiles enseignant ?
          Tout cela pour illustrer le coté très simpliste de ton commentaire (et assez proche du système Rollin) : on prend un cas particulier et on le généralise. Comme en plus cela concerne la firme que l’on a transformé en incarnation du mal absolu, cet exemple est idéal. Alors on reprend cet exemple :
          - la société en question (Monsanto) qui doit être la seul connue des écolo-bobo sauce Rollin : au niveau français, c’est une petite société même pas dans le top 6 ou 7 des firmes qui travaillent en France. Pour croiser des produits de chez eux, il faut presque le vouloir. L’essentiel des glyphosates sont des génériques

          - l’herbicide en question : à priori, personne ne dira qu’un produit phytosanitaire ne présente pas un risque. A si, c’est le cas des bios à propos de la Roténone et de la bouillie bordelaise... (petite taquinerie perso, désolé). Il est dérangeant dans l’histoire de cet agriculteur que l’intoxication ait eu lieu alors que l’agriculteur ne portait pas de masque (ce qui est déconseillé quel que soit le moment de manipulation de ces produits). J’ai du mal avec le descriptif qui est donné actuellement dans les journaux des conditions de cette intoxication. Il me manque certainement des précisions car certaines choses me surprennent.

          Quoiqu’il en soit, j’ai surtout l’impression que le succès de cette histoire sur le net et dans les journaux tient plus au nom du fabriquant qu’à l’importance du sujet (un cas sur une centaine de signalement auprès de la MSA, lié parfois au produit, parfois aux mauvaises manips).

          • tOrDrE L¤RdRe
            tOrDrE L¤RdRe répond à Patrick_C
            chien de talus
            • Posté à 09h43 le 09/03/2011
            • Internaute 50571
              chien de talus

            Bon...sur la forme, je ne sais pas si tu réponds à sa place ou si tu es mon interlocuteur avec un autre pseudo, peu importe, nul question d’amalgame entre la pratique du pipeau (le mensonge) et l’agronomie au service des actionnaires : c’est complémentaire et nécessaire. Sur les tentatives puériles d’éclaboussures droitistes genre écolo-bobo, enseignant-pédo etc je précise que je suis sous-prolo-jardinier et terreau,hein...

            Ensuite sur le fond du sujet, manifestement tu n’a pas lu ou pris en compte l’interview de Jean-Pierre Berlan agronome ET économiste ancien de l’INRA qui lui sait TRÈS bien de quoi il parle. Je te mets la 1ère partie ci dessous par pure bontée d’âme :
            Lien
            Je ne vais pas reformulé son explication on ne peut plus claire de la saloperie anti-humaine qu’organise le capital et que relaient les technoserfs descendants des paysans aujourd’hui en voie de disparition, fais l’effort de lire je te prie.
            Si si je connais...la boucherie Sandoz, Novartriste et les chti charognards qui veulent en croquer ; Monsan ne fait qu’un tour à l’idée de ces criminels en liberté qui « curieusement » sont exclu des débats sécuritaires du racolage électoral (tiens donc ! ?) pourtant c’est quotidiennement que l’on subit leurs crimes qu’en disent les thuriféraires de la peur Marine, Chantal B, Zemmour & Co....rien !
            C’est sur que les clandos et les street-agenouillistes sont autrement plus dangereux au quotidien que la composition de l’alimentation de tous, ça tombe sous le sens. Bref a te lire je me demande si tu es un béat avec une spirale au-dessus de la tête ou un vendu...ou un mélange des deux.

            • Patrick_C
              • Posté à 23h49 le 11/03/2011
              • Internaute 11820

              Je ne réponds que pour moi même et ne change pas de pseudo à l’envie. Je vois donc que pour répondre à mes questions, tu réponds à coté (et complétement, je n’ai pas parlé de Zemmour). Avant d’aller plus loin, je te repose la question :
              - dans le cas initialement évoqué, l’agriculteur s’est-il penché dans sa cuve sans masque ? Que la cuve ait contenu l’herbicide de Monsanto ou une Roténone bio ou n’importe quel autre phytosanitaire, cela aurait fait le même effet à mon humble avis. Mais tu vas peut-être répondre à cette question initiale avant de biaiser et tenter d’enfumer
              - si cela n’avait pas été Monsanto, est-ce que cela circulerait autant sur le net ? Amuse-toi à lire des débats comme nous avons actuellement : regarde au bout de combien de temps Monsanto sera cité. Ensuite cherche les autres sociétés citées dans ces débats. Même toi tu te sens obligé de parler d’une société qui a disparu.

              Bref, je voudrais juste recadrer le débat : on parle d’un cas, on le traite jusqu’au bout puis on passe au suivant. Là j’ai plus l’impression d’un superbe bottage en touche. Ce qui ne m’empéchera pas de discuter de Berlan plus tard : il peut y avoir des choses intéressantes dans ce qu’il raconte, mais il y a aussi de la propagande. J’adore tout particulière le titre d’agronome que beaucoup s’attribue rapidement car on l’a par un diplome. Je commence tout juste à m’estimer agronome car je me suis planté un certain nombre de fois et pourtant le titre je l’ai depuis longtemps. Un agronome qui dit qu’il a la vérité vrai est à la base un pipeauteur ou un gourou : en agronomie la vérité d’une année peut être contredite l’année d’après, c’est bien pour cela que le minimum de durée d’une expérimentation aux champs est de trois ans (ce qui peut être insuffisant pour bien des cas).

        • Karg se
          Karg se répond à tOrDrE L¤RdRe
          Ingénieur agronome vendu à une (...)
          • Posté à 08h11 le 09/03/2011
          • Internaute 9172
            Ingénieur agronome vendu à une (...)

          Fout ta tête dans une cuve de javel ça fera le même effet. Tu peux assis exiger l’interdiction des broyeurs à bois, les accidents sont si vite arrivé... Quand on ne respecte pas les précautions d’emploi d’un produits, on peut s’en prendre qu’a soit même.

          • tOrDrE L¤RdRe
            tOrDrE L¤RdRe répond à Karg se
            chien de talus
            • Posté à 09h35 le 09/03/2011
            • Internaute 50571
              chien de talus

            même réponse qu’à ton collègue au dessus.

            • Karg se
              Karg se répond à tOrDrE L¤RdRe
              Ingénieur agronome vendu à une (...)
              • Posté à 20h49 le 09/03/2011
              • Internaute 9172
                Ingénieur agronome vendu à une (...)

              Berlan est un gogol, il ment sur de nombreux sujet.
              Tant qu’a l’histoire avec le Lasso, c’est un accident de manipulation. Ca t’amuse de faire peur aux gens avec des bonhommes en combinaisons quand ils traitent ? Et oui, c’est normal d’en porter, l’exposition lors des manipulations n’a rien à voir avec l’exposition du consommateur et de l’environnement (effet de dilution et biodégradation).

              • tOrDrE L¤RdRe
                tOrDrE L¤RdRe répond à Karg se
                chien de talus
                • Posté à 21h00 le 09/03/2011
                • Internaute 50571
                  chien de talus
                • Karg se
                  Karg se répond à tOrDrE L¤RdRe
                  Ingénieur agronome vendu à une (...)
                  • Posté à 08h01 le 10/03/2011
                  • Internaute 9172
                    Ingénieur agronome vendu à une (...)

                  Tu a lu ces « articles » ? Tu peux les analyser ? oui il parle bien à la télé, mais quand on connais le sujet c’est surtout rigolo.

                  • tOrDrE L¤RdRe
                    tOrDrE L¤RdRe répond à Karg se
                    chien de talus
                    • Posté à 09h56 le 10/03/2011
                    • Internaute 50571
                      chien de talus

                    c’est le début mon titi, dans 10 ans au rythme où vous pourrissez la planète ça fera un scandale de l’amiante au cube et toi et les pourceaux de l’agro-buisiness vous avez intérêt à apprendre à courir et à survivre dans le maquis parce que la population viendra vous demander des comptes...

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