Entretien 06/02/2008 à 19h03

Bové : Barnier veut « transformer le Grenelle » sur les OGM

Julien Martin | Ex-Rue89

En pleine étude du projet de loi sur les OGM au Sénat, le ministre de l’Agriculture Michel Barnier a annoncé mardi que de nouvelles autorisations d’essais de culture OGM en plein champ seraient délivrées « dès 2008 ». Une « aberration », selon José Bové, qui dénonce toutes les incohérences de la mesure dans un entretien à Rue89.


Bové en grève de la faim, à Paris le 3 janvier (Philippe Wojazer/Rue89)

La France avait pourtant décidé d’activer la « clause de sauvegarde » le 11 janvier, et de suspendre ainsi les cultures OGM en milieu ouvert jusqu’à ce que de nouvelles expertises soient effectuées par Bruxelles. Suspension qui ne concernait que la culture des OGM à des fins commerciales, mais était entendue plus globalement par les associations environnementales.

Pour le faucheur volontaire, ce nouveau débat « montre bien qu’il y a une volonté de transformer l’objectif du Grenelle, qui était une loi qui organise le droit et la liberté de produire et de consommer sans OGM ». Le seul objectif serait finalement « de donner satisfaction au lobby des pro-OGM » :

« Scientifiquement, l’expérimentation en plein champ, c’est une aberration. » L’ancien candidat à la présidentielle craint la « contamination » de champs non OGM par des plans génétiquement modifiés « jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres ». Sans compter qu’il serait impossible de reproduire une expérience d’une année sur l’autre en raison des changements climatiques survenant chaque saison :

José Bové s’interroge également : Michel Barnier va-t-il devoir « passer en force (...) une fois de plus par décret » pour créer l’indispensable Haute autorité chargée de valider les dossiers des candidats à cette expérimentation ? Le projet de loi sur les OGM le prévoit, mais le processus législatif est trop long pour respecter le calendrier fixé mardi par le ministre :

Une validation de dossiers qui nécessite de plus un délai minimum de « 120 à 130 jours ». Les expérimentations ne pourraient donc démarrer « avant le mois de juin ». « Trop tard pour semer notamment du maïs », conclut le leader altermondialiste, qui voit « très difficilement (...) comment monsieur Barnier va pouvoir appliquer sa proposition » :

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  • léo solo
    léo solo répond à Tita
    • Posté à 08h45 le 07/02/2008
    • Internaute 2483

    Aïtos et suffert sont des aveyronnais
    Suffert et aïtos savent de quoi ils parlent
    Donc tous les aveyronnais savent de quoi ils parlent.

    • suffert
      suffert répond à léo solo
      chercheur / agronomie
      • Posté à 09h02 le 07/02/2008
      • Expert 31181
        chercheur / agronomie

      Votre syllogisme est beau, mais basé sur une hypothèse fausse que vous n’avez pas vérifié... ; -))
      Je ne suis pas Aveyronnais ! Mais j’adore et connais bien cette région...

      • jissé
        jissé répond à suffert
        Ingé retraité
        • Posté à 18h52 le 07/02/2008
        • Internaute 23393
          Ingé retraité

        Petite question : reste-t-il des coccinelles et hannetons en Aveyron ?

        Ces derniers, qui réjouissaient l’écolier que j’étais ont tous disparus.

        Est-ce un progrès ?

        Et les chauve-souris, bientôt plus personne ne souviendra leur existence.

        A quand le tour des cigales ? ?

        Pesticides, insecticides, herbicides, cela rime avec suicide de notre environnement. (*)

        (*) J’oubliais les écrevisses que j’allais pêcher dans la Seine, à 15 Km en amont de Paris.

        Vive l’Aveyron, s’il a tout conservé, je propose de le transformer en « réserve ».

        Bonne soirée.

        PS : Coup de chapeau pour votre résistance
        _ : « Seul contre tous, que vouliez-vous qu’il fit ? »
        _ : « Qu’il répondu ! »

        Particulièrement aux questions précises mais gènantes.

      • jissé
        jissé répond à suffert
        Ingé retraité
        • Posté à 18h59 le 07/02/2008
        • Internaute 23393
          Ingé retraité

        Petite question : reste-t-il des coccinelles et hannetons en Aveyron ?

        Ces derniers, qui réjouissaient l’écolier que j’étais ont tous disparus.

        Est-ce un progrès ?

        Et les chauve-souris, bientôt plus personne ne souviendra leur existence.

        A quand le tour des cigales ? ?

        Pesticides, insecticides, herbicides, cela rime avec suicide de notre environnement. (*)

        (*) J’oubliais les écrevisses que j’allais pêcher dans la Seine, à 15 Km en amont de Paris.

        Vive l’Aveyron, s’il a tout conservé, je propose de le transformer en « réserve ».

        Bonne soirée.

        PS : Coup de chapeau pour votre résistance
        _ : « Seul contre tous, que vouliez-vous qu’il fit ? »
        _ : « Qu’il répondu ! »

        Particulièrement aux questions précises mais gènantes.

        • jissé
          jissé répond à jissé
          Ingé retraité
          • Posté à 05h41 le 08/02/2008
          • Internaute 23393
            Ingé retraité

          Message doublé, fausse manip ou effet de clônage ?
          Z’excuses.

          Je me mets « naze »

  • peuapeu
    peuapeu répond à aïtos
    • Posté à 09h53 le 07/02/2008
    • Internaute 30375

    « Qui est-au courant que l’ Europe a autorisé en 2007 l’utilisation de produits chimiques par les producteurs bio de pommes de terre et de raisin, sans perte du label, à cause de problèmes insolubles de mildiou. »

    Plus que de jeter un discrédit sur les agriculteurs bios, vous démontrez qu´ils sont responsables et conscients.

    Vos gênes me semblent toxiques !

  • Eliott
    Eliott répond à aïtos
    • Posté à 15h23 le 07/02/2008
    • Internaute 24550

    « Pour info, un gêne n’a jamais été toxique »

    C’est évident qu’avec ce type d’argument le débat va avancer.

    Et tout le monde sait que lorsqu’il y a gêne il n’y a pas de plaisir.

    Gène s’écrit « è » mais pas « ê »

    Et la protéine codée par le gène elle a peut être des chances d’être toxique ? ? ?

    La nature a mis des siècles, des milliers d’années pour sélectionner tel ou tel gène et nous les petits génies de la génétique car on croit tout savoir, nous allons détruire l’équilibre de l’écosystème.

    Les petits génies de l’agro sont prêts à détruire tout l’écosystème sans devoir rendre de compte, lorsqu’en face on nous met des lois pour contrôler le clonage thérapeutique (qui pourtant est bien moins dangereux pour la planète).

  • berco
    berco
    père au foyer
    • Posté à 22h05 le 06/02/2008
    • Internaute 24530
      père au foyer

    Et mr Borloo dans tout ca, il est repartit faire
    trempette en calecon en indonésie ?

  • Art-35_Constitution-1793
    Art-35_Constitution-1793
    Pour une Republique Bonsensiste (...)
    • Posté à 22h54 le 06/02/2008
    • Internaute 4675
      Pour une Republique Bonsensiste (...)

    Dans un domaine un peu différent mais toutefois parallèle, avez vous vu ce que l’introduction du lapin a fait en Australie ! et ensuite cette « super Mixomatose » inventée dans un labo pour détruire les Lapins ? 60 ans après, la maladie est toujours là !

    • peuapeu
      • Posté à 10h24 le 07/02/2008
      • Internaute 30375

      Mais c´est très à propos au contraire :

      Tiré de Lien

      Au milieu des années 1920, un Brésilien du nom d’Henrique de Beaurepaire Aragao a le premier l’idée d’infecter les lapins qui pullulent en Australie. En 1926, il expédie des cultures de virus en Nouvelle-galles du Sud. Mais, les Australiens repoussent l’expérience de quelques années. Les premières véritables expériences, qui se déroulent cependant sous la direction du CSIRO (Council for Scientific Industrial Research Organization ) sont effectuées à Cambridge dès 1933. Puis, sous la direction de Sir Charles Martin, des lâchers se déroulent dans une île britannique. En 1938, la Suède tente des expériences et en 1939 le Danemark fait aussi un essai. D’autres expériences sont réalisés en Amérique du sud (Patagonie). Mais, dès 1950, les Australiens font de la lutte contre les léporidés nuisibles une priorité. En 1952, les services australiens considèrent les premiers essais à grande échelle comme une réussite. À long terme, la myxomatose n’éradique cependant pas les populations de lapins.
      Contrairement aux tentatives antérieures et étrangères, l’origine de l’épizootie française résulte d’une initiative privée. Il s’agit d’une action initiée par le docteur Armand-Delille, membre de l’Académie de Médecine et Vice-président de la Société de Biologie. Ce dernier possède un domaine de 300 hectares situé en Eure-et-Loir. Il en exploite les parties non boisées. Les préjudices portés à ses cultures par les lapins sont énormes. Pour éviter un désastre complet, il chasse les lapins et en tue jusqu’à 4 000 par an. Ayant eu l’occasion de rencontrer le descripteur de la maladie, Armand-Delille espère trouver une solution définitive à ses problèmes grâce à la myxomatose. Le 19 janvier 1952, il reçoit de Suisse un échantillon de cultures du virus de la myxomatose. Quelques semaines plus tard, il réalise une inoculation sur deux lapins. Moins de deux mois plus tard, près de 90 % des lapins de son domaine sont morts ou présentent des symptômes de la maladie. En octobre 1952, l’Institut Pasteur identifie le virus à partir du cadavre d’un lapin récupéré à Rambouillet. Mais, il faut attendre la publication, en octobre 1953, d’un article du Docteur Armand-Dellile pour connaître l’origine de l’introduction de cette nouvelle maladie. Si des actions en justice sont intentées contre le Docteur Armand-Delille, il faut aussi reconnaître que, en même temps, nombreux sont les agriculteurs qui se félicitent de cette initiative. Il existe même un trafic de lapins contaminés. Ces déplacements d’animaux atteints expliquent en partie la progression très rapide de la maladie. Le 4 août 1956, le domaine du Docteur Armand-Delille est le siège d’une réception privée. Sont présentes à cette réception de nombreuses personnalités du Ministère de l’Agriculture. Une médaille est offerte à Armand-Delille. Elle porte l’inscription : « La Sylviculture et l’Agriculture reconnaissantes ».

      • peuapeu
        peuapeu répond à peuapeu
        • Posté à 10h45 le 07/02/2008
        • Internaute 30375

        Des « fermés » de lapins en Sologne, il y en avait partout, c´est une terre de chasse et de cultures d´appoints. Un eminent scientifique a fait du zèle dans son coin, sans doute pour briller davantage...

        On attend avec impatience le virus destructeur des sangliers pour complèter le cahier de doleances de 1789.

      • charlotte cordier
        • Posté à 12h22 le 07/02/2008
        • Internaute 14287

        meme les lapins que ma maman élevaient quand j’ étais petite en sont morts , ce qui chagrinaient beaucoup mes petits frères et soeurs , car ma mère devait tuer ses lapins
        et pour nous gens pauvres , le lapin c’ était un supplement alimentaire bien venu
        ils n’ont malheureusement pas que des bonnes idées ces scientifiques

  • machiavel.
    • Posté à 23h06 le 06/02/2008
    • Internaute 24412

    J’aimerai savoir ce qu’il y a de plus dangereux pour les consommateurs et l’environement ,les dits OGM dont finalement on ne sait pas grand chose ou les insecticides dangereux dont les agriculteurs usent a profusion comme le Cruiser qui est systématiquement dangereux ou le Gaucho que les apiculteurs redoutent ou un inscticide du même accabit que le chlordécone qui est responsable de cancers, malformations et stérilité sans parler des dégats sur l’environnement .Que penser egalement de ces pesticides qui sont regulièrement suivis de près par des études épidémiologiques qui prouvent que ces saloperies sont bien à l’origine de cancers comme celui du cerveau ou de la vessie ,estomac, prostate, vessie, leucémies ...

    On nous dit beaucoup de mal des OGM , on finit par tolérer des actes illégaux Ok... A quand de pareils actes dans les usines qui fabriquent ces poisons qui font des ravages aussi bien chez l’homme que sur notre environement ?

    • Argos
      Argos répond à machiavel.
      • Posté à 00h17 le 07/02/2008
      • Internaute 17902

      certains ogm sont manipulés pour résister aux herbicides comme le rundup, pour le pulvériser sans risque de détruire les plantations.
      il faut donc accepter l’ogm avec le pesticide dans la terre en cadeau ?
      merci mais pas pour moi.

      • suffert
        suffert répond à Argos
        chercheur / agronomie
        • Posté à 00h27 le 07/02/2008
        • Expert 31181
          chercheur / agronomie

        ça c’est une idée d’OGM débile, je vous le concède...

    • aïtos
      aïtos répond à machiavel.
      • Posté à 14h16 le 07/02/2008
      • Internaute 26266

      Pour info, la matière active du gaucho est utilisée dans des colliers anti-puces pour nos amis à quatre pattes, cette utilisation est^probablement plus nocive pour les individus qu’en traitement de semence.

      Le Cruiser n’est pas utilisé à profusion car il vient juste d’obtenir une APV, il ne fut donc pas encore utilisé en France, en revanche, il est (à vérifier) peut-être déjà utilisé en Italie. C’est un produit de la même famille chimique que le Gaucho, les néo-nicotinoïdes.

  • php62
    • Posté à 23h36 le 06/02/2008
    • Internaute 17438

    suffert=manu2005= very sad clown

    • suffert
      suffert répond à php62
      chercheur / agronomie
      • Posté à 23h39 le 06/02/2008
      • Expert 31181
        chercheur / agronomie

      pas triste du tout, soyez rassuré...
      en tout cas pas autant que vous, qui vous sentez obligé de votez 5***** pour votre propre message...
      vous valez mieux que cela ; -))

      • léo solo
        léo solo répond à suffert
        • Posté à 00h01 le 07/02/2008
        • Internaute 2483

        Vous qui êtes chercheur,
        pouvez -vous nous dire
        ce que récemment vous avez trouvé ?

         
        • suffert
          suffert répond à léo solo
          chercheur / agronomie
          • Posté à 00h13 le 07/02/2008
          • Expert 31181
            chercheur / agronomie

          je ne comprends pas pourquoi vous vous acharnez sur moi ; -))... seulement parce que nous ne sommes pas du même avis (en plus, qu’en savez vous réellement ?).
          vous savez, je travaille sur la protection intégrée des cultures, la façon de trouver et agencer des pratiques de culture qui permettent de lutter contre les maladies en comprenant mieux leur développement (modélisation mathématique associée à des connaissances écologiques) et utiliser moins de fongicides. J’ai travaillé sur les cultures légumières (carotte), et désormais sur le blé... Je fais bref... Cela répond-il à votre question ? En tout cas je ne prétend pas avoir la science infuse et réponse à tout... Je voulais juste dire que « la nuance » est une richesse, surtout quand on cherche à répondre à des questions complexes qui touchent au « biologique ».

          • léo solo
            léo solo répond à suffert
            • Posté à 00h15 le 07/02/2008
            • Internaute 2483

            Cela répond à ma question.

            Je suis aussi d’accord avec vous pour dire que la nuance est une richesse.
            Comme la biodiversité.

            Qu’appelez vous la « protection intégrée des cultures » ?
            Cela - réellement - m’intéresse.

            • suffert
              suffert répond à léo solo
              chercheur / agronomie
              • Posté à 00h26 le 07/02/2008
              • Expert 31181
                chercheur / agronomie

              Content de voir que nous nous retrouvons un peu sur ce point.
              Je suis un peu fatigué, alors je vais me coucher... Je veux bien vous répondre demain sur cette ligne de post. En gros, la PIC c’est l’ensemble des pratiques qui permettent de lutter contre une maladie, de façon « intelligente » (sans faire appel seulement aux « pesticides », mais sans les exclure de façon idéologique, lorsqu’ils sont nécessaires...). On utilise des variétés résistantes (croisements « classiques »), les rotations, la lutte biologiques (différent de l’AB, attention), etc. La plupart des méthode ne sont pas efficaces à 100 %, alors ce qui compte c’est d’étudier la façon dont elles se complètent pour optimiser l’efficacité de leur « intégration ». Dans certains cas, les OGM pourraient être intégrés à cette stratégie. Mais il faut voir au cas par cas les bénéfices. Et dans beaucoup de cas, les risques sont plus importants (pour l’environnement, car je ne crois pas trop au risques pour la santé) que les bénéfices. Cela dépend de pas mal de chose, doù la nécessité d’expérimenter. Mais quand des collègues chercheurs se font faucher leurs essais alors qu’ils essayent de réponde à ces questions (complexes à traiter !), je vous laisse imaginer leur tête... Dommage...
              Voilà, j’ai essayé d’être bref... Vous comprenez peut être mieux la positio que je défendais ce soir... la « nuance » face à une réalité complexe...
              A demain peut-être, si vous avez d’autres questions.
              NB : DI = dessin industriel ?

              • léo solo
                léo solo répond à suffert
                • Posté à 09h02 le 07/02/2008
                • Internaute 2483

                Introduire un gène de poisson dans la fraise pour la rendre moins gélive est-ce de de la « protection intégrée » ?

                • suffert
                  suffert répond à léo solo
                  chercheur / agronomie
                  • Posté à 10h23 le 07/02/2008
                  • Expert 31181
                    chercheur / agronomie

                  Euh... Je n’ai jamais entendu parler de cela, mais cela existe certainement, si vous l’avez lu quelques part. Maintenant il faut faire attention aux effets d’annonce : s’agit-il d’une éxperience de « laboratoire » ou d’un travail destiné à être appliqué demain ? En tant que scientifique, vous l’avez compris, je n’ai pas les éléments pour vous répondre. En tant que citoyen, je trouve cette perspective un peu idiote car c’est un bon moyen pour les chercheurs de se faire « allumer ».
                  Au sens strict, si on occulte le problème « OGM », sélectionner une fraise moins gélive pourrait être un élément de « production intégrée » (au delà de « protection intégrée ») dont l’objectif serait de produire plus « intelligemment » : une fraise moins gélive pourrait éviter de trop chauffer des serres, voire même de les cultiver plus précocement sous tunnels non chauffés... Je ne connais pas la culture de la fraise, mais je me dis qu’il peut y avoir du bon. En tant que citoyen, je ne cautionne par contre pas le fait que gène de poisson et fraise puissent se mélanger : y a pas mieux pour passer pour des « savants fous »... (même si les risques pour la santé me paraissent nuls).

                • suffert
                  suffert répond à léo solo
                  chercheur / agronomie
                  • Posté à 11h09 le 07/02/2008
                  • Expert 31181
                    chercheur / agronomie

                  Pour compléter mon message d’hier, voici un petit article que j’ai écrit en 2005 : Lien

              • peuapeu
                peuapeu répond à suffert
                • Posté à 10h16 le 07/02/2008
                • Internaute 30375

                « ...car je ne crois pas trop au risques pour la santé »

                Cela vous paraît-il scientifique de ne vous baser que sur votre croyance pour valider l´entrée d´un nouvel ingrédient à vos experiences ?

                Il me semble que leur finalité vous echappe.

                Il ne s´agit pas seulement que vous et vos collègues chercheurs soyez des créateurs de sauce agricole, même géniale, il faut la manger, la sauce !

                • suffert
                  suffert répond à peuapeu
                  chercheur / agronomie
                  • Posté à 10h30 le 07/02/2008
                  • Expert 31181
                    chercheur / agronomie

                  Quand j’écris « je crois », ce n’est pas au sens « croyance », mais au sens « fruit d’arguments scientifiques » sachant que je ne suis pas « sûr » à 100 %.
                  J’admire toutes ces personnes qui sont sûres de tout (que les OGM c’est dangereux par exemple, sûr et certain...) mais finalement n’y connaissent pas grand chose.
                  En toute humilité, je peux vous dire que plus on est spécialiste d’un sujet, en même temps qu’un a une vision globale des problèmes et de leur complexité, et plus on doute... et l’on réalise aussi que soit même on ne sait pas grand chose. C’est cela la vraie démarche scientifique selon moi.
                  Jolie débat et belle question que celle de la vérité scientifique et de l’analyse de risque...

                  • peuapeu
                    peuapeu répond à suffert
                    • Posté à 12h18 le 07/02/2008
                    • Internaute 30375

                    C´est aussi poser celui de la prise des decisions.

                    Un Politique peut décider à tout moment de trancher dans le flou des doutes organisés et lancer la machine infernale.

                    Il pourra toujours dire ensuite : « personne ne savait, il a bien fallu que quelqu´un décide ! »

                    Le problème se pose quand il n´y a mème plus de rigueur scientifique au départ du processus de decision, par l´absence de contròle exhaustifs par exemple.

                    Cela s´appelle une dérive commerciale, pas de la science.

                    Et les citoyens en sont juges.

                    • suffert
                      suffert répond à peuapeu
                      chercheur / agronomie
                      • Posté à 13h37 le 07/02/2008
                      • Expert 31181
                        chercheur / agronomie

                      Je suis tout à fait d’accord avec vous !
                      « Le problème se pose quand il n´y a mème plus de rigueur scientifique au départ du processus de decision » : vrai dans les deux sens...

                      • léo solo
                        léo solo répond à suffert
                        • Posté à 13h56 le 07/02/2008
                        • Internaute 2483

                        Question annexe qui n’est pas malgré tout, ce me semble, hors sujet.
                        Sachant que les promoteurs d’ogm argumentent avec la lutte contre la faim dans le monde, que pensez vous de ce qu’a dit la précedente commissaire européenne à l’environnement M. Voelstrom :
                        « Les ogm, c’est pour étancher la faim des actionnaires »

                        • suffert
                          suffert répond à léo solo
                          chercheur / agronomie
                          • Posté à 15h27 le 07/02/2008
                          • Expert 31181
                            chercheur / agronomie

                          Je suis d’accord avec ce monsieur. Les OGM sont un enjeux énorme pour les semenciers. Et je ne crois pas que l’argument de la « faim » soit trés réaliste.
                          Le problème est que la recherche publique s’est peu investi sur le sujet, sauf pour maintenant essayer de mener des études pour déterminer si le pollen se dissémine ou pas. Les anti-OGM l’ont bien compris, et certainement à juste titre, montrent du doigt les privés. Ce qui conduit aussi à faire un amalgame avec tous les chercheurs (et notamment les attaques à mes propos... alors que j’ai dès le debut expliqué que je n’étais pas un pro-OGM... c’est drôle quand même !)

        12 autres commentaires
  • Axior
    Axior
    Citoyen
    • Posté à 00h20 le 07/02/2008
    • Internaute 26085
      Citoyen

    Je suis beaucoup plus convaincu de la nocivité des pesticides que de celle des OGM sensés les remplacer, mais si nous étions dans une vraie démocratie, tous ces essais plein champ et ces cultures soi-disant surveillées seraient arrêtées depuis longtemps.
    C’est à la majorité de décider, en accord avec les populations concernées, c’est à dire principalement le monde rural, mais aussi nous tous en tant que consommateurs. Il apparait très clairement que de ce point de vue les conditions sont réunies pour justifier un arrêt total de toute culture en plein champ.

    • suffert
      suffert répond à Axior
      chercheur / agronomie
      • Posté à 00h35 le 07/02/2008
      • Expert 31181
        chercheur / agronomie

      Donner le soin à la majorité de décider peut être dangereux...
      Je vous propose de virer tous ces scientifiques qui nous embêtent et savent tout sur tout (les meilleurs se recycleront chez Monsanto ; -)).
      Et ensuite, on organise un référendum pour savoir ce qu’il faut faire pour protéger les cultures des maladies et insectes, par exemple.

      • Axior
        Axior répond à suffert
        Citoyen
        • Posté à 00h58 le 07/02/2008
        • Internaute 26085
          Citoyen

        J’accepte votre proposition, ça ne me coûte rien, ce n’est pas moi qui décide.
        Permettez-moi de vous proposer à mon tour quelque chose : Gardons les scientifiques, mais ceux qui vous ennuie, mettons-les à faire des recherches sur des méthodes alternatives, puisque à l’évidence les OGM effraient encore beaucoup de monde (à tort où à raison, je ne détiens pas la science infuse).

         
        • suffert
          suffert répond à Axior
          chercheur / agronomie
          • Posté à 09h08 le 07/02/2008
          • Expert 31181
            chercheur / agronomie

          Vous imaginez que la plupart des scientifiques travaillent sur les OGM et trés peu (ou aucun sur les méthodes alternatives)... Les médias ont-il bien fait leur travail ?
          Je vous conseille d’aller jeter un coup d’oeil sur les travaux menés par nos chercheurs français en agronomie (je ne citerai pas le nom de l’institut, mais vous pouvez imaginer duquel il s’agit...) au travers de publications, rapports d’expertise, articles de vulgarisation, conférences, rapports d’activité. Vous serez assez surpis ! Beaucoup de scientifiques travaille sur ces questions (rotations, lutte biologique, techniques culturales simplifiées, utilisation de variété en mélange, réfléxion sur la durabilité des résistances, économie rurale, analyse des risques, bisosécurité... aussi sur les risques de dissémination d’OGM... et j’en passe).

          • Axior
            Axior répond à suffert
            Citoyen
            • Posté à 13h24 le 07/02/2008
            • Internaute 26085
              Citoyen

            D’où l’intérêt de forums comme Rue89. Merci pour ces informations, j’espère que d’ici peu vous aurez l’occasion de les développer.

            • suffert
              suffert répond à Axior
              chercheur / agronomie
              • Posté à 13h49 le 07/02/2008
              • Expert 31181
                chercheur / agronomie

              Oui, c’est vraiment bien de débattre sur rue89. Au moins nous sommes 100% d’accord là dessus.

          • léo solo
            léo solo répond à suffert
            • Posté à 12h56 le 08/02/2008
            • Internaute 2483

            Soyez lucide.

            Une condition pour cela : suivre les actuels débats au sénat.

            Pourquoi Le Grand,sénateur ump, président de la nouvelle Haute Autorité vient-il de jeter (partiellement) l’éponge ?

        4 autres commentaires
  • Pépé61
    Pépé61
    Enterré vivant
    • Posté à 00h35 le 07/02/2008
    • Internaute 31199
      Enterré vivant

    Remettre le couvert sur les OGM le jour du démarrage du procès sur les hormones de croissance, fallait oser !
    Allons, soyons réalistes, il y a sans doute des maïs (et probablement des colzas) OGM mis en place depuis plusieurs années, et bien malin qui sait où exactement !
    Le Grenelle de l’environnement n’a pas déclaré la guerre aux lobbies, une des plaies de notre « politique de civilisation », et tous ses participants sincères se sont faits rouler dans la farine. Combien de temps encore vont-ils mettre à s’en apercevoir ?
    Quant à ce malheureux Barnier qui n’a sans doute pas encore digéré la surprise sur la libération des quotas de pêche, que peut-on en attendre ?

  • FranzOnBSD
    FranzOnBSD
    Artiste et Peintre à Paris
    • Posté à 01h26 le 07/02/2008
    • Internaute 30415
      Artiste et Peintre à Paris

    Pourquoi ces politiciens tiennent-ils tant à ces OGM ? Ce n’est pas quand même pas compliqué de comprendre qu’ils peuvent être dangereux (cours élémentaire, 1e année, quand la logique née).
    Pourtant ces politiciens ont des enfants... Peut-être pensent-ils qu’avec leur pouvoir et leur argent ils pourront survivre à une modification de leurs gênes par l’intérieur, peut-être savent-ils des choses que nous ne savons pas : les OGM sont bons pour la santé ! Les OGM font rajeunir, les OGM nous permettent des nuits de noce fantastiques, ...
    Alors que savent-ils au juste que nous ne savons pour autoriser les OGM ? C’est louche...
    Ou alors ce sont les journalistes qui n’ont pas compris ce qu’on leur disait... Peut-être ont-ils confondus le mot moratoire (qui est apparu dans nos médias comme le lapin d’Alice aux pays des merveilles) avec mort à toi..rrrrgh (si tu en bouffes !) ou mort à terme ?
    En tout cas, il y a une chose qui marche bien de nos jours, c’est de prendre les français pour des cons. Que ce soit par des politico-menteurs ou des chefs d’entreprise qui veulent à tout prix des actionnaires heureux.
    D’un autre côté, ce qu’on bien compris ces 2 zouaves là (le politique et le chef d’entreprise), c’est qu’on peut prendre le français (ou le client français) pour un con, car il n’est pas méchant. On peut lui taper sur la gueule (enfin dans le porte-monnaie), il ne bronchera pas. Le français n’est que capable de klaxonner ou de gueuler et même lorsqu’il lui arrive de sortir de ses gonds : c’est toujours contre la mauvaise personne, toujours au mauvais moment et pour finir au poste (Et le plus souvent avec l’aide de sa petite bouteille de rouge, ou de rosé, pour se donner du coeur à l’ouvrage. Bon, c’est vrai, il y en a qui préfère le blanc, comme moi, personne n’est parfait).

  • chauve THIERRY
    • Posté à 05h36 le 07/02/2008
    • Internaute 9819

    « l’homme est naturellement bon »
    Jean-Jacques Rousseau

    « L’homme est bon mais le veau est meilleur »
    Berthold Brecht

  • LE BOUFFON
    LE BOUFFON
    Media Caen
    • Posté à 08h44 le 07/02/2008
    • Internaute 14932
      Media Caen

    Des études sérieuses sur l’évaluation du danger des OGM, il y en a. Les scientifiques qui travaillent (au sein du CRII GEN, laboratoire d’analyse indépendant créé, entre autre, par Corinne Lepage) sur cette question ne crient pas au poison mais en appellent au principe de précaution.

    Extrait d’un entretien avec G.E Séralini, chercheur du CRII GEN qui a travaillé sur le Roundup :

    Pouvons-nous affirmer que ce type de consommation même résiduelle peut s’avérer dangereux pour la santé de l’homme ?
    Mes recherches avec le CRIIGEN ont principalement porté sur le Roundup, le principal désherbant du monde : 75 % des OGM de la planète sont des plantes pouvant absorber le Roundup sans mourir. Nous avons montré à la fois en 2005 et dans une étude qui paraît en mars 2007 que des résidus de Roundup à des taux tels qu’on les trouve dans les OGM sont toxiques pour des cellules embryonnaires et placentaires humaines.

    Interview complète sur :
    Lien

  • Eddy COM
    • Posté à 11h49 le 07/02/2008
    • Internaute 31230

    A propos d’OGM et des autres dérèglements de l’agriculture, je viens de lire un polar tout récent, documenté comme un Daenincks et écrit comme un Pouy. En plein dans le sujet : cultures OGM, atteintes à la biodiversité, crise de la filière porcine, dérives du capitalisme, complaisance des gouvernements... En plus ça se passe en Bretagne.
    Défendez la cause du Poulpe !
    « La guerre des truies n’aura pas lieu » de Rémi Dedours

    • léo solo
      léo solo répond à Eddy COM
      • Posté à 14h00 le 07/02/2008
      • Internaute 2483

      et aussi
      bien sûr :
      Gangraine
      d’elizabeth stromme
      folio policier

      pas mal non plus

      dans le même domaine,
      les oeufs du destin
      boulgakof.
      génial !

      et quelques nouvelles
      d’A Bernier
      « transgénial »
      attac

  • pesta
    pesta
    SDF dans l'est
    • Posté à 17h19 le 07/02/2008
    • Internaute 29306
      SDF dans l'est

    Ils veulent vraiment nous faire crever ces salopards et tout çà pour du fric. Pensez à vos enfants ! ! soutenez Bové, pour l’instant, c’est le seul qui a des couilles.

  • Baal-84
    • Posté à 19h30 le 07/02/2008
    • Internaute 31275

    De mémoire la suspension ne concerne que la vente des semences. C’est donc logique que pour cette année il y ait encore des champs d’OGM.

    Et si M Bové confond une conférence et une loi c’est grave ! Déjà que je n’ai pas beaucoup d’estime pour lui !

    Et si les OGM sont testés en champ c’est justement pour tester leur tenue aux intempéries. Si on suit les protocoles de test normal les test labo ont déjà été menés à bien, par des labos américains aussi bons que les notres.
    Le risque de « contamination » concerne juste l’épi de maïs, pas la plante, car celle ci est fauchée après récolte. Ces histoires de modifications génétiques et de disparition des plantes sont donc complètement farfelues.

    Pour ce qui est de la dangerosité j’ai de sérieux doutes. Que les vaches obligées à manger de la cendre de viande contaminée développent des maladies ça ne m’étonne pas.
    Qu’une mutation crée des déformations morphologiques je n’y crois pas une seconde car aucun produit connu à ce jour n’en est capable. Ou alors on est en train de nous dire que l’homme a été capable d’arriver à une mutation que 5 milliard d’année d’évolution menant des molécules à des êtres complexes capables de raison, n’a pas réussi à obtenir. Quand on y réfléchis ces rumeurs et pseudo tests scientifiques ont tout l’air d’une simple propagande anti OGM.

    Argos attention vous avez la machine du diable entre les mains. Ca vous dérange pas trop de critiquer la science sur internet ? Alors qu’aucune étude scientifique n’a été menée sur ce réseau ? Ni sur les composants de l’ordinateur ? Ni sur les périphériques ? Soyez un peu sérieux ! Avec du recul vous verrez que vous transgressez régulièrement vos convictions.

    • suffert
      suffert répond à Baal-84
      chercheur / agronomie
      • Posté à 20h16 le 07/02/2008
      • Expert 31181
        chercheur / agronomie

      Le risque de « contamination » (qui d’emblée a une connotation sémantique négative), que l’on cherche à évaluer, correspond à la probabilité que du pollen de maïs OGM, par exemple, soit transporté par le vent sur une distance plus ou moins longue et vienne polliniser du maïs non-OGM (du maïs « semence » par exemple qui doit par la suite être certifié). Résultat, le maïs non-OGM ne l’est plus vraiment, et les personnes ou animaux qui le mangent consomment « un peu » d’OGM (un croisement avec un OGM...), avec un risque pour la santé... dont on ne sait pas grand-chose aux dires de beaucoups, mais a priori pas de risque clair « identifié » (vous pouvez être d’un autre avis, c’est respectable ; d’où le principe de précaution...). Comment évaluer le « risque » ? Risque = danger x exposition. Le danger est relatif aux « effets potentiels » si on en consomme... (pour l’instant pas vraiment prouvés, ou dans des conditions bien particulières). L’exposition, c’est la probabilité que le polen soit transporté à + ou - longue distance depuis une parcelle OGM. On cherche donc à évaluer des distances maxi, par des expérimentations et des modèles, mais c’est assez complexe. C’est le travail de certains de mes collègues chercheurs.
      Tout ce que j’explique là est en fait beaucoup plus problématique pour le colza. Car les contaminations maïs-maïs n’affectent par l’environnement (pas de maïs à l’état natural). En revanche, il existe beaucoup de « crucifères » (= colza, chou sauvage, moutarde, ravenelle...) qui peuvent « échanger » avec le colza OGM, par croisement en quelque sorte. Imaginez l’introduction d’un gène de résistance au round-up dans le colza (pratique pour desherber : on traite, et seul le colza qui est devenu résistant survit...). Le gros problème est que par « croisement » suite à la dissémination du pollen cette résistance peut être conférée à des crucifères sauvages, et des mauvaises herbes... qui deviendraient résistantes au round-up... génial... (NB : Monsanto, à ma connaissance, a tendance à minimiser cette distance pour le maïs).
      Ce n’est qu’un exemple. Pour l’instant pas d’OGM colza autorisé en France, et justement pour ces raisons. Le « maïs BT » a des propriétés quand même plus intéressantes qui permettent au contraire d’utiliser moins de traitements pour lutter contre la pyrale (un insecte).

      Il n’empêche que chacun est libre de se faire son avis, pour ou contre les OGM. Je tente juste d’expliquer un peu qu’il y plusieurs types d’OGM et que certains paraissent plus utiles que d’autres, ou plus risqués que d’autres...

      Je complète juste par un élément contextuel intéressant, qui fera sourire les anti-OGM et leur donne raison pour des raisons économiques :
      En 2007, les agriculteurs du Sud-Ouest qui ont cultivé du maïs OGM s’en sont - à ma connaissance - un peu moins bien sorti que les autres... Le prix d’achat des semences est plus cher. Il n’y a pas eu d’attaque de pyrales cette année, donc les propriétés « insecticides » « naturelles » (= pas chimiques...) n’ont pas « servi ». Et les producteurs de maïs conventionnel ont « économisé » un traitement insecticide, vu qu’il y avait peu d’attaques ; donc pas de coût supplémentaire pour eux. Les rendements maïs OGM et maïs conventionnels ont été identiques. Le prix d’achat du maïs conventionnel a été exceptionnellement trés élevé (cf. hausse des prix des produits agricoles), et un peu plus élevé que le maïs OGM (a priori plus difficile à écouler en période de forte demande). Bilan pour les producteurs d’OGM : coûts de productions plus élevés et débouchés moins évidents... Que vont-ils faire l’année prochaine ? Si j’étais à leur place... j’en ferais moins ! (à suppose que je me base uniquement sur des considérations économiques, bien sûr).
      Cette dernière petite analyse rapide (et simpliste ; en réalité c’est plus complexe, mais il faudrait du temps pour bien expliquer), juste pour vous montrer que parfois le « marché » peut aussi aller de lui-même dans le sens du non-OGM. Surprenant ?
      Merci de vos réactions (et merci de m’avoir lu).

      • aïtos
        aïtos répond à suffert
        • Posté à 20h23 le 07/02/2008
        • Internaute 26266

        aucun gêne n’est toxique, une plante pollinisée par un pollen issu d’un plant OGM portera le gêne dans sa descendance, c’est à dire dans sa graine, il sera digéré par l’organisme qui l’ingèrera de la même maniére que tous les gênes.

         
        • suffert
          suffert répond à aïtos
          chercheur / agronomie
          • Posté à 20h27 le 07/02/2008
          • Expert 31181
            chercheur / agronomie

          Je suis à 100 % de votre avis ! ! ! Mais je ne le dis pas trop, sinon les anti-OGM convaincus qui me lisent diraient que je suis vendu à Monsanto... ; -) etc. etc. (cf. réaction à mes précédents messages).

        1 autres commentaires
    • pesta
      pesta répond à Baal-84
      SDF dans l'est
      • Posté à 20h46 le 07/02/2008
      • Internaute 29306
        SDF dans l'est

      Les ogm tu les as déjà dans l’assiette, t’as essayé de replanter tes graines de tomates de l’année dernière ? çà marche pas, t’es obligé de racheter des plants. C’est pareil pour les autres cultures, tu seras obligé d’acheter les graines à de grands groupes amerloques. Dans un siècle, t’es sûr de pas avoir d’arrières pts enfants avec six bras ? non, dans ce cas, PRECAUTION

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