Sur le terrain 06/02/2008 à 17h51

Imprimerie nationale : le médiateur séquestré

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

En grève depuis quinze jours, les salariés menacés par une restructuration ont décidé mercredi de retenir le médiateur.


La manifestation de mercredi à Paris (Zineb Dryef/Rue89 

La veille, les salariés de l’Imprimerie nationale de Choisy-le-roi tentaient un coup de force en envahissant le siège parisien du groupe. Ce mercredi, lassés des discussions inabouties, ils ont décidé de garder dans leur usine, qu’ils occupent depuis quinze jours, le médiateur désigné par Bercy et par la direction de l’entreprise. Doniazade Jabbari, responsable commerciale à Choisy, explique cette prise d’otage « non violente » :


Depuis plus de quinze jours, salariés et direction ne parviennent plus à se parler. En attendant de renouer le dialogue, François Hallais, le médiateur, restera à l’usine :


Pas menacé physiquement, le médiateur a répondu à nos questions, expliquant que sa mission « difficile » allait peut-être être accélérée par cet événement :


Mardi, au siège du groupe, à Paris

« Heureusement qu’on ne fabrique pas de parpaings ! “, rigolait un type, mardi, en lançant une centaine de tracts à l’entrée du siège de l’Imprimerie nationale, dans le XVe arrondissement de Paris. ‘L’Etat ne doit pas brader l’IN ! , disent les papiers qui jonchent le sol. Près de 150 salariés opposés à un projet de plan social ont investi les bureaux de la direction dans l’espoir de rencontrer leur patron, Loïc Lenoir de la Cochetière.

Malgré les prises à partie, les discussions entre les salariés du siège et ceux de l’usine laissent entrevoir la même crainte, la mort annoncée de leur entreprise :

- Mais t’y connais quoi, toi, à l’imprimerie ? Hein ? - J’y ai bossé moi aussi. Mon premier stage ! - Ouais, ouais. A l’Imprimerie nationale peut-être ? - Oui ! Vous débarquez comme ça, vous nous agressez alors qu’on passe la journée à faire des réunions avec des clients pour sortir l’entreprise de ses problèmes.
- On en a marre de discuter ! On veut être entendu.

Le ton monte. Pour rien. Ils sont là pour presque rien. Le directeur est absent. Les gars de l’imprimerie de Douai, venus en car pour soutenir leurs camarades, déchantent : Bon, ben on y va.’ Certains sourient, satisfaits d’avoir mis un peu d’animation dans des bureaux où ils croient savoir qu’on ne fait que du fric. Un peu déçus quand même que leur opération escargot (une quinzaine de voitures et un car) n’ai pas davantage ralenti le trafic :


Depuis deux semaine, l’usine de Choisy-le-roi (Val-de-Marne) est occupée jour et nuit par ces ouvriers chargés d’imprimer brochures, sujets d’examens ou de concours. Ils protestent contre un projet de plan social prévoyant, selon les syndicats, la suppression de 77 des 120 emplois du site, qui est à vendre ; un appel à candidature est ouvert jusqu’au mois d’avril.

Visiblement mal à l’aise, Serge Fressier, le directeur des ressources humaines, s’affaire au téléphone. Il explique que les réclamations des salariés ne sont pas tenables pour une ‘entreprise encore très fragile’. En 2005, deux sites, à Schiltigheim (Bas-Rhin) et Bondoufle (Essonne) ont été cédés à des groupes privés. Ne restent donc que trois sites : à Douai, Ivry et Choisy-le-Roi. Pour le DRH :

‘La divergence aujourd’hui porte sur la durée du congé de reclassement. En 2005, elle était indéterminée. Là, elle est ramenée à 24 ou 36 mois. On ne peut pas faire davantage.’

Visite de Besancenot et Hollande

De leur côté, les salariés exigent un engagement de Bercy -leur ministère de tutelle- pour le maintien de la charge de travail. A l’usine, on ne croit plus aux hommes politiques. Ici et là, on moque ces messieurs pas pressés de leur venir en aide. Ici et là, on redoute le silence du PS, le ‘parti des silencieux’, le ‘parti des potes à Sarko’.

Finalement, après la visite d’Olivier Besancenot le 2 février, François Hollande est passé à Choisy-le-roi, mardi soir. Le premier secrétaire du PS a appelé le président de la République à tenir ses engagements :

‘Nicolas Sarkozy dit que les usines, c’est son truc. Qu’il commence par s’occuper de celles où l’Etat est actionnaire et où Nicolas Sarkozy, lorsqu’il était ministre de l’Economie et des Finances, avait engagé la parole de l’Etat.’

Quelques heures avant, William Leforestier, délégué du personnel, nous expliquait son métier dans les allées du bâtiment de 9100 m2. Les salariés espèrent faire pression sur l’Etat en cessant toute activité, notamment l’impression des sujets de concours :


Beaucoup sont entrés dans l’entreprise par tradition familiale. C’est le cas d’Alain Girbal, arrivé comme apprenti en 1966. Typographe orientaliste, il est de ceux qui ont été reclassés en 2005. Des 1200 salariés du groupe (en 2004), il n’en reste que 621. Aujourd’hui, il est webmaster à la Trésorerie générale de l’Essonne. Sa femme travaille toujours à l’Imprimerie nationale. Ses deux enfants y ont fait un passage. Son père y a passé sa vie. A sa mort, Alain Girbal a chanté ‘La chanson du typographe’, entonnée par les ouvriers-typographes pour les grandes occasions. Les plans sociaux, la dégradation progressive de l’entreprise, il les a vécus. Le coeur en vrac, il prédit :

‘On a de bonnes machines, des gens qui ont de l’expérience. Mais dans quelques années, c’en sera fini de l’Imprimerie nationale.’
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  • Tophee
    Tophee
    en haut a gauche
    • Posté à 17h58 le 06/02/2008
    • Internaute 2159
      en haut a gauche

    Il faudrait revendre l’omprimerie a Mittal, elle aurait plus de chance de recevoir des sous du gouverment. : -(

    • Aimache
      Aimache répond à Tophee
      Bourguinaute
      • Posté à 18h22 le 06/02/2008
      • Internaute 29156
        Bourguinaute

      Hum ... L’IN a déjà reçu une subvention de 197 millions d’Euros en 2004 (soit 157 000 euros par salarié tout de même).

      Sans compter qu’après leur grève pour récupérer la confection des nouveaux passeports, au détriment de la société Oberthur (qui crée un peu plus de valeur et d’emplois a priori).

      L’article mériterait un peu plus d’informations de contexte parce que cette structure coûte cher, très cher (en fait les gens seraient payés à rester chez eux que le contribuable y gagnerait).

      • kkadim
        kkadim répond à Aimache
        service public rhone alpes
        • Posté à 20h58 le 06/02/2008
        • Internaute 24768
          service public rhone alpes

        et puis tant que tu y es y a qu’a les mettre au chomage ces fonctionnaires cà leur apprendrait à vivre...
        a propos toi tu es super rentable et ne coute rien à personne peut être.

         
        • Aimache
          Aimache répond à kkadim
          Bourguinaute
          • Posté à 22h31 le 06/02/2008
          • Internaute 29156
            Bourguinaute

          Si si, j’ai un coût pour mon employeur, et en retour j’imagine que je lui fais gagner plus que je ne lui coûte (enfin je l’espère pour lui, parce que c’est un peu le principe d’un contrat de travail si on veut tous continuer à pouvoir bosser demain, n’en déplaise à ceux qui pense que travailler c’est uniquement être exploité).

          Et pour la haine des fonctionnaires que je suis censé porter, c’est raté, j’ai longtemps cotisé à l’IRCANTEC :)

          • uncleJoe
            uncleJoe répond à Aimache
            • Posté à 22h39 le 09/02/2008
            • Internaute 31483

            ben si tu lui rapportes plus que ce que tu lui « coutes », à ton employeur, tu lui coutes rien.
            le principe du contrat de travail, c’est certainement pas de faire faire des bénéfices à des actionnaires (ou alors j’ai mal lu le mien), mais mettre sous la condition du respect de ses droits encore élémentaires, sa force de travail, ses compétences, voire son expérience au service des besoin d’une entreprise de production, de service, etc...
            Ils le disent eux même, ils ont une capacité de travail impressionnante, pourquoi préférer des structures moins performantes ? Justement parce qu’à un autre niveau que le notre on pense à faire gagner des sous à ces parasites que sont les actionnaires.
            Et puis la subvention de 197 millions d’euros, combien tu paries qu’elle n’ pas été redistribuée comme tu dois (157000 euros par salariés...).
            Putain, mais tu vis dans un monde idéal ?
            Joe, ancien ouvrier agricole, ancien balayeur, photographe et journaliste (l’exploitation, c’est pas une légende, va bosser dans les champs pour voir...)

        2 autres commentaires
      • marie 75
        marie 75 répond à Aimache
        • Posté à 22h08 le 06/02/2008
        • Internaute 3563

        appel du cnr
        ne pas oublier
        Lien

    • Quilbignon
      Quilbignon répond à Tophee
      Responsable des Marchés publics
      • Posté à 05h00 le 09/02/2008
      • Internaute 31450
        Responsable des Marchés publics

      Ne faut-il point se méfier d’un repreneur qui s’appelle La Galiote Prenant, alors qu’une galiote était d’abord une petite galère, et qu’il pourrait bien devenir La Galiote...Laissant ?
      Collègues ou camarades, accepterez-vous cete pointe d’humour noir, mais sans le drapeau, quand même ?

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 18h13 le 06/02/2008
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    « Imprimer » la justice sociale pour notre pays sur les rotatives de l’Espoir serait une solution pour envisager l’Avenir autrement !
    Mais malheureusement le « Rédacteur » n’est pas encore là pour définir la ligne éditoriale du Nouveau « support » alternatif et politique qui nous permettrait enfin de pouvoir tourner la.. Page.
    Lien

    • pablico
      pablico répond à Infovite
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 19h16 le 06/02/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      imprimeur c’est moins côté que taxi... les taxi ont gagné.
      c’est bien triste.

      • kawouede
        kawouede répond à pablico
        • Posté à 21h12 le 06/02/2008
        • Internaute 27995

        Ben oui mais faut dire aussi que les imprimeurs ne font pas d’opération escargot qui passe dans les JT !

        Tout est dans la com’ : la com’ est au pouvoir et le pouvoir est la com’.

      • Natha
        Natha répond à pablico
        comédien
        • Posté à 02h44 le 07/02/2008
        • Internaute 9517
          comédien

        Autant les chauffeurs de taxi je m’en cogne et c’est vraiment que les rares fois où on en a besoin d’un c’est l’enfer, mais bon, de la à les facher en résolvant un problème collectif sur leur dos, alors qu’ils votent plutôt à droite à priori, effectivement, ça peu attendre encore vingt ans ma bonne dame....autant l’Etat délègue à des sociétés privées l’impression des documents publics, je trouve ça fabuleux. J’ai d’ailleurs hâte que dans les programmes des candidats, fugurent les noms des cabinets de consuletingue à qui ils prévoient de vendre la prestation « gestion du pays », comme ça, on y verrait plus clair, on ferait, comme disait Hugo, un vote démocratique car, entre autres, éclairé.

  • cathare81
    • Posté à 18h13 le 06/02/2008
    • Internaute 31168

    Notre Président va régler ce problème rapidement . Il est en campagne.

  • mamie 26
    mamie 26
    viticultrice drome
    • Posté à 18h14 le 06/02/2008
    • Internaute 24184
      viticultrice drome

    Ssi une entreprise aussi specialisees etait confiees a des professionnels on aurait efficacité qualité et
    rentabilite mais exigences de respect des ouvriers
    et cela qui en veut ...

    • kkadim
      kkadim répond à mamie 26
      service public rhone alpes
      • Posté à 21h00 le 06/02/2008
      • Internaute 24768
        service public rhone alpes

      bon la vieille rengaine le privé est moins cher et plus efficace que le public. ah oui ? et quelles étdudes le prouvent en dehors des idées toutes faites qui proviennent et profitent aux mêmes personnes.... et les rares études qui existent le contraire...
      mais ceci est hérésie.

    • Caribou99
      Caribou99 répond à mamie 26
      • Posté à 09h56 le 07/02/2008
      • Internaute 22422

      Juste une petite anecdote, qui remonte à trois ans, pour illustrer votre propos :

      J’ai un ami qui publiait un magazine, vendu en kiosque et tiré à 60000 exemplaires. Aujourd’hui, celui-ci n’existe plus, mais c’est une autre histoire...

      Au lancement de son magazine, il est passé par plusieurs imprimeurs « privés » car la qualité, délais, coûts n’étaient jamais respectés, tant en France qu’en Italie !

      Puis il a découvert que l’Imprimerie Nationale était également ouvert au marché « privé ». Et là, bonne trouvaille, car la travail accompli était parfait et de surcroît avec un coût moindre ! De plus, il lui était plus facile d’aller sur place pour contrôler la production, l’usine étant en région parisienne.

      Ceci n’est qu’une expérience, qui ne reflète sans doute pas toutes les expérience, mais peut-être vous fera-t-elle revoir votre jugement à l’emporte-pièce ! ...

      • Emma Indoril
        Emma Indoril répond à Caribou99
        Nérévarine
        • Posté à 11h14 le 07/02/2008
        • Internaute 29462
          Nérévarine

        Hé oui, l’imprimerie Nationale, c’est la crème de la crème des imprimeurs !
        Crée par Richelieu... c’est une vielle dame respectable !
        Je suis imprimeur, et pour moi L’IN, c’est la Mecque !
        J’ai eu assez mal au ventre quand ils ont bazardé le Site Richelieu, avec des poinçons uniques !

        Mais qu’est ce que je raconte ?
        Ce n’est pas assez clinquant, 500 ans de tradition dans le domaine de l’imprimerie, c’est du pipi !

        Qu’est qu’il disait déjà Gutemberg ? (ou on lui faisait dire)
        « Plus que le plomb dans les canons, c’est le plombs des casse (d’imprimerie) qui changera le monde. »

        Ah ouais !
        Mais on a des marchands de canons au gouvernement, alors ne nous étonnons plus de rien !

  • DidierB63
    DidierB63
    Devant un écran
    • Posté à 18h16 le 06/02/2008
    • Internaute 30265
      Devant un écran

    Mince, j’habite à coté (10 mn) et je ne savais même pas qu’il y avait grève...

    Merci pour l’info Rue89 : -)

    Lien

  • Anonyme

    Ca s’appèle décroissance en tzarkozie, 1200 personnes en 2004 et 621 today !
    Aller sarko, encore un petit coup de pouce pour atteindre le ground zéro !
    Jusqu’au dents, y va défoncer Croissance France !

  • Albufera
    Albufera
    Observateur.
    • Posté à 18h28 le 06/02/2008
    • Internaute 29241
      Observateur.

    Citation de Wikipédia :

    Fin 2005, Les employés de l’Imprimerie nationale et quelques élus (maires, députés, conseillers généraux) bloquent le président-directeur général de l’Imprimerie nationale dans la mairie de Flers-en-Escrebieux, dans le Nord, les employés apprennent que les nouveaux passeports électroniques vont être faits par la société Oberthur suite un appel d’offre en règle passé par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, et le président-directeur général de l’Imprimerie nationale, Loïc de la Cochetière, mais le Conseil d’État conforte le monopole de l’Imprimerie nationale suite à une loi du 31 décembre 1993 qui dispose que l’Imprimerie « est seule autorisée à réaliser les documents déclarés secrets où l’exécution doit s’accompagner de mesures particulières de sécurité, et notamment les titres d’identité, passeports et visas ». Cette loi avait pourtant été signée en 1993 par Nicolas Sarkozy lui-même[4] [5]. Cette tentative de fraude aurait coûté cinq cents millions d’euros aux voyagistes, liée aux nouvelles lois en vigueur aux États-Unis exigeant des passeport biométriques et au retard de la fabrication [6].

    • Avril
      Avril répond à Albufera
      • Posté à 22h58 le 06/02/2008
      • Internaute 24503

      Il y en a toujours une bien bonne sur l’Imprimerie nationale, c’est l’histoire des 30 000 m2 de locaux historiques de l’IN dans le 15eme arrdt.

      En 2003 ces locaux sont vendus à...Carlyle (la société d’investissement opaque dont font partie Bush père, John Major, Georges Soros...et des membres de la famille Ben Laden, et qui se réunissaient à Washington au moment où les tours tombaient ! Lien) pour 85 Millions €.

      Raison : « cette vente était nécessaire à un moment où l’entreprise était en graves difficultés économiques ». Passons sur les candidats qui en proposaient plus.

      Et bien en 2007 l’Etat l’a racheté (pour le ministère des Affaires étrangères qui avait besoin de place) pour le prix de...376 Millions € ! (Lien)

      Ca fait mal, hein ? On se demande qui sont les nullos !

      • Mengneau Michel
        Mengneau Michel répond à Avril
        • Posté à 08h29 le 07/02/2008
        • Internaute 22454

        J’avais écrit un article sur ce sujet, le 13 novembre 2007, déjà ! En voici le copier/coller

        Sarkozy voudrait interdire les lampes à ultraviolet ?

        Nous n’avons peu souvent l’occasion de commenter les interventions de nos Députés et Sénateurs, que se soit à l’Assemblée comme au Sénat, pourtant elles sont rarement dénuées d’intérêt. En effet, lors des questions au gouvernement, mercredi 7 novembre, l’une d’entre elles non dépourvue d’humour a dévoilé le pot
        aux roses. En s’adressant au premier Ministre en l’absence du principal intéressé par cette affaire : Nicolas Sarkozy -du temps ou il tenait les rennes du Budget et des finances-, le Député communiste et républicain du Val de Marne, Pierre GOSNAT, averti par des voies détournées a fait une lecture du budget en utilisant une « lampe bleu », qu’il a d’ailleurs aimablement proposé au premier Ministre afin qu’il puisse profiter lui aussi de cette lecture…
        Il s’agissait de la proposition de budget 2008 imprimé par l’Imprimerie Nationale que tenait dans ses mains Pierre Gosnat, mais en filigrane, si l’on peut employer cette expression, on pouvait lire avec un lampe bleu le budget et les récriminations des ouvriers de la dite imprimerie.

        Ils y dénonçaient les turpitudes et manigances de la droite ultralibérale et en particulier du fac-simili de Napoléon qui nous sert en l’occurrence de président de la République. Sans entrer dans les détails de cette interpellation du gouvernement, qu’il est possible de lire sur le site de l’assemblée, on peut relater qu’il est question d’une privatisation plus ou moins avouée de cette vielle institution public qu’est l’Imprimerie Nationale – Issue des imprimeries royales fondées par Richelieu - ; avec comme summum de la magouille la vente à bas prix de l’un des biens immobiliers de l’Imprimerie à un groupe d’investissement américain plus ou moins véreux : Carlyle.

        A l’évidence, cet exemple illustre et résume bien la société que l’on veut nous imposer.

        Le principe capitaliste veut être roi, imposé comme si il était un état de fait incontournable dans une société prétendue moderne. En réalité nous allons vers un esclavage d’un nouveau type, au service d’une classe privilégiée et dénuée d’un quelconque sens communautaire. De surcroît qui récupère sans vergogne tout ce qui appartenaient au peuple : les services publics par exemple. Eh oui, comme ils sont de qualité et peuvent être rentable, pourquoi en les privatisant ne viendraient-il pas enrichir les seules fortunes de quelques nantis ? De plus, avec la future main mise des entreprises sur les universités, même le savoir sera au service de la productivité. Quant à la culture universelle n’en parlons même pas car elle commence et sera passé au second plan si ce n’est pas pire tant elle porte peu d’intérêt économique

        Le cas de l’Imprimerie est remarquable car l’on s’aperçoit aussi qu’il faut utiliser des moyens détournés pour faire entendre ses revendications et dénoncer des abus pourtant criants d’ignominie. Les grands médias, que l’on qualifiera de populaire, sont au service inconditionnel du pouvoir en place avec une activité de propagande sous-jacente rarement vu jusqu’à ce jour. L’attaque contre le Bien Public se fait de façon organisé et dans le moindre détail.

        Ne nous laissons pas dispenser par des revendications volontairement orchestrées de façon catégorielles.

        Il est urgent de s’unir dans la même lutte contre le capitalisme ultra libéral, c’est le combat primordial, que ce soit en France comme à l’échelon européen. Car demain, il sera trop tard !

    • Pictulo
      Pictulo répond à Albufera
      • Posté à 20h48 le 06/02/2008
      • Internaute 23785

      Excellent rappel. Je me souviens même que cette affaire avait été à l’origine d’une solide passe d’armes à l’antenne entre Sarko et le présentateur de France 3- Nord. Et la journaliste avait tenu le coup face à un ministre écumant de rage.
      D’où, peut-être, la haine farouche qu’éprouve Sarko à l’égard des rédacs régionales de France 3.

  • Mon-Al
    Mon-Al
    roturière : -)
    • Posté à 18h38 le 06/02/2008
    • Internaute 24219
      roturière : -)

    Ce monopole est une aberration de plus. Déjà l’affaire Oberthur qui était moins chère lors de l’appel d’offre a dû céder devant la bronca de ces corporatistes, d’où les problèmes pour les passeports...encore une spécificité française.

    • Lairderien
      Lairderien répond à Mon-Al
      • Posté à 08h59 le 07/02/2008
      • Internaute 22751

      On peut surement encore trouver moins cher que les imprimeurs d’Oberthur payés au smic... chez les chinois par exemple ! ! !

      Allons y privatisons tout, ce sera le bonheur total

      ...pour les riches actionnaires

    • thierry reboud
      thierry reboud répond à Mon-Al
      • Posté à 13h30 le 07/02/2008
      • Internaute 20923

      Bonjour Mon-Al.
      Je ne vais pas vous chercher des poux dans la tête sur la question des coûts (Lairderien a bien résumé ce que je pourrais en dire), mais le retard dans la fabrication des passeports auquel vous faites allusion était avant tout dû à une décision gouvernementale qui avait juste oublié de respecter la loi.
      Mais je vote Top, pas de problème...

      • Mon-Al
        Mon-Al répond à thierry reboud
        roturière : -)
        • Posté à 18h25 le 07/02/2008
        • Internaute 24219
          roturière : -)

        J’avais sans doute loupé un épisode sur les passeports. Mais le fond de mon post reste le fait que ce monopole est inadmissible. La France est dirigée par les corporatismes et c’est ce fait-là qui m’horripile. Quant à faire fabriquer les papiers officiles par les chinois, pour des raisons de coût, il ne faut pas exagérer...mais dans ce beau pays, où un « pot » avec Sarko coûte 138 000 € au contribuable, pourquoi chercher à économiser sur des bouts de chandelle...allons-y gaiement, payons mes frères, l’Etat est là pour tout gérer.
        Merci pour le top, je vous en mets un en retour...

  • FOU ALLIER
    • Posté à 18h44 le 06/02/2008
    • Internaute 9001

    Pour 18h22
    En 2004 1200 personnes.
    En 1957 2500 Personnes, J’y ai travaillé,juqu’en 1984.
    Pas de subventions à l’époque mais des bénéfices.

    • Aimache
      Aimache répond à FOU ALLIER
      Bourguinaute
      • Posté à 20h14 le 06/02/2008
      • Internaute 29156
        Bourguinaute

      18h22 ... mais c’est moi ! :)

      Il est possible qu’en 1957 l’IN ait été bénéficiaire, mais en 2004 le déficit était de 127 millions d’euros (pour un CA de 162 millions, c’est assez catastrophique).

      Ne croyez pas que je réjouisse de la situation, elle me désole bien au contraire. Simplement je ne suis pas pour l’acharnement thérapeutique quand l’argent peut être investi ailleurs avec un bien meilleur rapport pour tous.

      • athénaïs
        athénaïs répond à Aimache
        • Posté à 21h33 le 06/02/2008
        • Internaute 30637

        @ Aimache (Bourguinaute)

        Et il t’est jamais venu à l’idée que ce résultat pouvait être celui d’un choix politique ?
        C’est tellement facile ensuite de dire :
        « Y’a plus de sous, Y’a plus de commandes »

        Et la fabrique à chômeurs se remet en route et des mecs comme toi se précipiteront pour dire « Putain mais quelle bande de fainéants,ces chômeurs, on les paie à rien faire, ils touchent le RMI et foutent rien, on pourrait les faire gratter à ce prix là non ? “

        Et voilà,ça, c’est la connerie qui remet l’esclavage à la mode....

        Il est pas question d’acharnement thérapeutique,mais de choix politique

        Sinon, tu penses quoi d’une coupe de champagne à 138 000 euros ? C’est rentable ça ?
        Plutôt que de taper sur des salariés qui créent les richesses, regarde vers ceux dont toute la vie est tournée vers le pillage

         
        • Aimache
          Aimache répond à athénaïs
          Bourguinaute
          • Posté à 22h20 le 06/02/2008
          • Internaute 29156
            Bourguinaute

          Comment clôre une conversation en taxant l’autre d’extrémisme. C’est tellement facile :)

          J’ai connu mes passages par la case assedic, donc ta théorie sur ma façon de voir trouve vite ses limites.

          Pour continuer mon discours (essayons de poursuivre la conversation), je n’ai jamais cautionné les entreprises soutenues à grand coup de commandes forcées et de monopoles organisés. J’ai vu trop d’argent public gâché de la sorte, et je doute que ça ne génère pas plus d’inégalités que ça n’en évite (mais on peut aisément penser le contraîre quand on est du bon coté de la barrière).

          Maintenant oui, si le choix politique est de ne pas continuer sur cette voix pour au contraire distribuer la richesse plus équitablement, je la soutiens (ce qui ne veut pas dire que le but est atteint, autre problème, mais au moins on se donne la possibilité de le faire).

          Pour dire à quel point je vais te sembler pervers, j’ai connu ma première période de chomage quand l’état sur lequel reposait 100 % du chiffre d’affaire de ma société a décidé de faire jouer la concurrence. Et pas en Asie, non non, juste de l’autre coté de la rue.

          Etrangement, avec le recul je pense que les pilleurs ... c’était nous.

          • athénaïs
            athénaïs répond à Aimache
            • Posté à 23h15 le 06/02/2008
            • Internaute 30637

            T’es gentil, tu parles pour toi, moi, je pille rien du tout et j’en connais pleins qui sont comme moi.

            Sinon pour ce qui te concerne, c’était encore une question de choix politique.
            Quand l’état soutient une activité qualifiée, de qualité et qui permet à des citoyens d’avoir un revenu qui leur permet de dépenser de l’argent et d’investir dans l’avenir, ça ne me choque pas. C’est de la création de richesse qui retourne à ceux qui en sont à l’origine et j’estime que mon argent est bien placé.
            Quand cette activité est garantie pour tous,bien répartie sur le térritoire, au même prix quelque soit l’endroit...j’estime que mon argent est bien placé....

            Je crains rien tant que la privatisation. T’as vu aux USA, l’électricité privatisée = recherche de rentabilité acrue = plus d’entretien du matériel = vétusté importante vite atteinte = coupures d’électriticé en pagaille (des quartiers entiers restent sans courant des journées entières et à ton avis quels quartiers ?)= obligation de renationaliser = activité qui deviendra à nouveau viable car l’état (donc les citoyens américains ) auront remis en état (on dira alors que l’état dépense son argent n’importe comment et que cette activité coûte du fric) = demande de privatisation des requins dupatronat américain = pilleurs qui vont encore se faire du beurre sur le dos de ceux qui bossent et qui paient etc ....

            Et l’hopital en France alors ? tout est fait pour que les activités des cliniques privées soient rentables et que celles qui coûtent soient prises encharge par l’hopital...Après on dira que ce qui est public n’est pas rentable....cqfd

        2 autres commentaires
  • bertdo
    bertdo
    Instituteur, mais marre de l' (...)
    • Posté à 19h34 le 06/02/2008
    • Internaute 4505
      Instituteur, mais marre de l' (...)

    Arrêtez de taper sur l’état, il cherche de l’argent pour payer les avions privés utilisés pour le transport de ses VIP de grand luxe.

    Lien

  • A déménagé le 13-10-2012
    • Posté à 19h44 le 06/02/2008
    • Internaute 19357
      non connue

    Il y a aussi le journal officiel

  • J.C.M.
    • Posté à 20h21 le 06/02/2008
    • Internaute 11431

    Bonjour Zineb.

    Vite ! Un article sur ce que fut « L’Imprimerie Nationale “.

    Un des trésors de la culture française : l’équivalent du Louvre.

    Un trésor de savoir-faire, de personnel hautement qualifié, et, fier, à juste titre de ses productions.

    Un trésor de caractères de toutes les langues du monde. (Que sont-ils devenus ?).

    L’Imprimerie Nationale vivait grâce à l’impression de l’annuaire téléphonique, entre autres activités.

    Hélas ! ‘ L’Europe est passée par là : mise en concurrence ! ! !

    Allez-y racontez-nous l’histoire de la destruction de notre patrimoine national.

    Merci d’avance.

    Cordialement.

    J.C.M.

    • Avril
      Avril répond à J.C.M.
      • Posté à 23h05 le 06/02/2008
      • Internaute 24503

      c’est bien vrai. Rien que les caractères Garamond sont un trésor sans prix et unique au monde.

    • DOCTEUR GUILLOTIN séparateur
      • Posté à 12h40 le 07/02/2008
      • Internaute 29525

      oui un article la dessus serait vraiment intéressant ....
      MESSAGEPOUR LES GARS DE L’IMPRIMERIE NATIONALE

      LE BON DOCTEUR GUILLOTIN vous offre deux coupes gratuites,( 3 si affinités), charge à vous de me donner le nom des bénéficiaires ...et en plus vous repartirez avec les têtes, ça pourrait faire réfléchir ceux qui veulent vous faire la peau ....

  • re-belle
    re-belle
    mère au foyer
    • Posté à 23h17 le 06/02/2008
    • Internaute 24966
      mère au foyer

    sarkozy-oberthur, l’imprimerie nationale petits mensonges sur canapé ! ! ! ...
    Lien

    l’imprimerie nationale vendue à un fond d’ivestissement américain en 2003 et achtée en 2007
    Lien

    • re-belle
      re-belle répond à re-belle
      mère au foyer
      • Posté à 00h28 le 07/02/2008
      • Internaute 24966
        mère au foyer

      france,domaine public,domaine privé, aliénation...
      l’état a-t-il bradé l’imprimerie nationale ? ? ? ! ! ! ...
      l’imprimerie nationale page 10 de google

  • Marc
    • Posté à 23h24 le 06/02/2008
    • Internaute 5828

    ça devient une mode la séquestration... salauds de salariés... ou prise de conscience qu’on se fout de notre geule (depuis quelques années) mais que là ça devient trop voyant ?

    Lien

  • Elleif
    • Posté à 23h41 le 06/02/2008
    • Internaute 25314

    dommages effectivement que cet article ne nous donne pas des éléments de contexte dynamique (cad historiques) de la situation de l’Imprimerie Nationale. Celà éclairerait le débat entre les tenants de la concurrence et du non soutien public et ceux du monopole et du financement public. Pour faire simple. De fait on y apprend que le monopole n’existe (presque) plus, que l’Imprimerie est déjà partiellement privatisée. Ce serait intéressant de savoir ce qui fondait le monopole et qui le fonderait toujours : tel que la sécurité (fabrication et falsification) des documents ; quelles sont les conditions de production actuelles (sécurité toujours mais aussi part des salaires dans les offres privées, etc).
    Si nous considérons que certains critères (sécurité, égalité de traitement, etc) sont supérieurs dans l’action publique, alors le critère financier perd du sens : l’Etat ne doit plus être vu comme subventionneur d’une entreprise publique mais comme remplissant simplement une obligation.
    Ainsi la Poste doit rester publique et être soutenue car elle couvre également le territoire et parce que ses agents prètent serment pour la confidentialité du courrier. De même que les fonctionnaires de France Télécom garantissent, par l’indépendance du statut et l’anonymat de leur recrutement, la même discrétion sur les communications (pas de connexion sans décision du juge), en principe. Et si pour le webb (confidentialité) et la gestion de l’eau (égalité) c’était pareil moi je dis que ce serait pas mal.

    Bon, bé, surement que tout le monde s’en fout. Donc Notre Président a raison de dire que l’Etat doit être conduit comme une entreprise : sous-traitons ou vendons , restructurons au bénéfice d’oligopoles privés (amis ?)aux salariés plus mals payés.

    Actuellement le ministère du travail, de la santé, de l’agric, de l’équipement sont en route... Après tout qu’est ce qu’on en a à foutre de la santé, du droit du travail, de nos routes... les patrons font si bien les choses, à petits prix et surtout tellement dans l’esprit du service public (continuité, égalité de traitement, obligation de réserve mais aussi de communication, controle public, etc).

    Tiens, AREVA serait donné à Bouygues : c’est bon çà pour la sécurité nucléaire.

  • affreuxjojo
    • Posté à 00h10 le 07/02/2008
    • Internaute 29421

    La partie fret de la SNCM à étée présentée comme déficitaire et a été bradée à un clan politico-affairiste Libanais. Dès la vente réalisée la trésorerie s’est avérée excellente et l’affaire très rentable. Pour qui n’a pas assez de mémoire, il peut être intéressant de rappeler que ce clan Libanais prête gratis l’appartement parisien qu’occupe Chirac. La Sernam à connu la même mésaventure : ses pertes ont conduit à sa vente à un ami proche de Villepin. Une fois la vente réalisée cet ami prévoyait la rentabilité dans un délai d’un an, ce qui est remarcable pour une entreprise dite moribonde.Il est faux de penser que nos libéraux privatisent les secteurs d’activité qui périclitent. Il semble plus juste de dire qu’ils savent faire péricliter les secteurs qu’ils ont l’intention de privatiser.

    • plum-o-vent
      • Posté à 10h10 le 07/02/2008
      • Internaute 28927

      un autre exemple : les autoroutes, privatisées pour sois-disant faire jouer la concurrence et faire baisser les prix.
      résultat : la cour des comptes vient de clouer au pilori les sociétés d’autoroutes qui ont fortement augmenté les prix.
      C’est trop facile pour les sociétés privées de répondre à un appel d’offre en proposant un prix très bas pour emporter le marché et ensuite augmenter les prix, voir délocaliser les usines dans des pays où les salaires sont divisés par 10.
      Autre exemple : l’euro est fabriqué par des imprimeries nationales et par des imprimeries privées par quotas dans les pays de la zone euros, dans quelques temps ce sera sur appel d’offre. Sans aucun doute les sociétés privées vont proposer des coûts des bas pour ensuite délocaliser en Chine.
      Même les américains n’ont jamais osé, c’est une imprimerie d’état qui fabrique le dollar.
      L’Europe n’est même pas capable de protéger des secteurs stratégiques !

  • compte désactivé 2
    • Posté à 06h18 le 07/02/2008
    • Internaute 29938

    Les planqués suravantagés de l’Imprimerie Nationale veulent rester dans leur fromage : il est trop bon, leur fromage ! Le con de contribuable n’a qu’à continuer à leur payer leurs privilèges...

  • Sébastien_Truchet
    • Posté à 08h30 le 07/02/2008
    • Internaute 31207

    Pour J.C.M. : Un trésor de caractères de toutes les langues du monde. (Que sont-ils devenus ?)=>
    Pour info, classés monuments historiques, tous ces bijoux sont préservés dans un entrepot à Ivry. Avec les quelques personnes qui s’occupaient du patrimoine. Là ce ne sont plus les Finances (le proprio) mais la Culture (dont ça devrait dépendre) qui brille par son impuissance. Voir Lien.

  • jtombeur
    jtombeur
    pamphlétaire-chômiste banato- (...)
    • Posté à 09h01 le 07/02/2008
    • Internaute 31209
      pamphlétaire-chômiste banato- (...)

    Rappelons que Nicolas Sarkozy, candidat, avait promis de se pencher sur le devenir du patrimoine typographique de l’Imprimerie nationale SA. Sa lettre d’intentions est sans doute toujours présente sur le site de l’Initiative Garamonpatrimoine.
    De quoi s’agit-il ? Non pas uniquement du Cabinet des poinçons (typographiques ; soit des positifs permettant de frapper des matrices dans lesquelles couler du métal en fusion) mais de son savoir-faire, d’exemplaires de travaux réalisés à l’aide des caractères ainsi obtenus (dont des livres rarissimes), des presses anciennes, etc. En fait, il y a de quoi faire un musée d’une importance similaire à celles des musées de l’Imprimerie de Lyon, d’Anvers, &c., mais aussi un centre d’études international, un atelier de recherches, un espace pédagogique, &c. Les derniers (en date) à s’indigner du désintérêt de l’Etat pour ce patrimoine unique au monde et sans pratiquement d’équivalent approchant ont compté en leurs rangs Elizabeth Badinter.
    Une pétition, sous forme de livre soigneusement réalisé, avait été déposée à l’Elysee du temps du dernier quinquennat Chirac. Il n’y a jamais été donné de réponse. Paradoxalement, cet exemplaire unique est-il destiné à finir dans la collection privée d’une amatrice d’art ?

    • DOCTEUR GUILLOTIN séparateur
      • Posté à 18h47 le 07/02/2008
      • Internaute 29525

      tu sais, pour Sarkosy, la culture c’est Clavier, Mickey, Bigard ....alors l’Imprimerie Nationale et ses trésors et son savoir faire ...faire un musée ? ça fait pas bing bling un musée, ça brille pas, aucun intérêt, il ne comprendrait même pas qu’il y aurait quelque chose à voir et puis un livre à quoi ça sert ? il parait que durant sa scolarité il n’arrivait pas à aligner 2 phrases correctes , alors tu comprends, un livre .......

  • y@venance.com
    • Posté à 17h53 le 07/02/2008
    • Internaute 31288

    Une autre vision

    Lien(94).html

  • Quilbignon
    Quilbignon
    Responsable des Marchés publics
    • Posté à 04h54 le 09/02/2008
    • Internaute 31450
      Responsable des Marchés publics

    Un petit correctif sur la vente du siège historique : elle ne s’est pas faite à bas prix, et en tout cas ce n’est pas le prix en soi qui me gêne, moi. La meilleure preuve - jamais rappelée, curieusement, dans les discussions même parlementaires - c’est que le maire de Paris avait exprimé son intention de préempter l’immeuble Convention (pour des « logements sociaux »), mais que le président de l’IN à l’époque, J.-L. Vialla, qui n’a pas eu un mauvais rôle sur ce coup-là, lui rétorqua que lui achèterait à vil prix, que ce n’était pas le but de l’opération et que, acculé dans une impasse, il y renoncerait, contraint par le maire à la mise au chômage de quelque six cents salariés, ce qui fit tout de même réfléchir l’autre...

  • douaisien
    douaisien
    cellule de reclassement I.N
    • Posté à 14h05 le 09/02/2008
    • Internaute 31474
      cellule de reclassement I.N

    Moi j’étais présent mardi pour les soutenir car je suis de l’imprimerie de douai et je suis du plan social de 2005 ,et depuis trente mois je suis dans la cellule de reclassement .C’est sur que l’ont a moins d’impact que les chauffeurs de taxi car nous ,personne ne nous fait passer a la télé et pourtant mardi les camarades de choisy et nous avons fait une opération escargot qui n’a pas était relayé aux différent journaux télévisé ,et on a foutu un beau bin’s au siège toujours sans aucune télévision .Sarkosy qui était ministre ds finances a l’époque s’était engagé a reclasser tous les salariés en disant que ce plan social aurait été exemplaire .
    A l’heure d’aujourdhui ils veulent céder choisy et dans le meme temps dénoncer le PSE ,qui coute soit disant cher a L’I.N .aLORS pourquoi n’ont ils pas écouté les syndicats qui avaient proposé des solutions alternatives qui tenaient la route a l’époque ? Quand on sait que l’état a racheté un de ses batiments quatre fois plus chere que ce qu’il ne l’avait vendu ou est l’erreure a votre avis.
    De plus ce cher PRESIDENT Sarkosy s permet d’augmenter son salaire de 200% et viens chanter a qui veut l’entendre que les caisses de l’état son vides mais pour ce bouffon elles seront toujours pleines .QU’IL RESPECTE SES ENGAGEMENTS PRIT AUPRES DES SALARIES DE L.I.N ET APRES ON VERRA.
    UN CAMARADE DOUAISIEN

    • SM94
      SM94 répond à douaisien
      Délégué syndical
      • Posté à 02h19 le 10/02/2008
      • Internaute 31511
        Délégué syndical

      J’étais la mardi, je confirme et continue la lutte.
      On va gagner.

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