A la Une 01/02/2008 à 16h14

En crise, l'industrie du disque opte pour la méthode Coué

Clotilde Monteiro | Journaliste

Nouvelle année noire pour un marché du disque en pleine mutation, qui, malgré un chiffre d’affaires total en chute de 17,4 %, à 713 millions d’euros, veut croire en un avenir numérique. Telle était l’ambiance au 42e Midem, qui vient de fermer ses portes à Cannes.


Mika aux MTV Awards, à Munich, en novembre (Michael Dalder/Reuters)

Hâtivement qualifiée d’embellie, la hausse des téléchargements est loin de compenser les pertes importantes et la déstructuration subies par le marché du disque depuis cinq ans. Pour André Nicolas, responsable de l’Observatoire de la musique :

« Cette progression très minime ne permet pas encore à la profession de reconstituer, via le téléchargement payant, une rentabilité qu’elle a perdue sur le marché physique. »

40 millions d’euros de téléchargement en France

A l’ère d’Internet, de la téléphonie mobile et de la musique numérisée sur baladeur, le marché du disque déjà sinistré continue donc d’accuser le coup. Les chiffres de vente de l’année écoulée, révélés à l’ouverture du Midem par le Syndicat national de l’édition phonographique (Snep), confirment une certaine progression des ventes par téléchargement. Mais la partie est loin d’être gagnée.

Ces ventes via les ordinateurs et mobiles ont en effet connu une progression de chiffre d’affaires de 65,8% par rapport à l’année 2006. atteignant les 40,2 millions d’euros. Pour André Nicolas, à l’initiative d’une étude sur les marchés du disque en 2007, cette augmentation est loin de compenser les pertes du marché physique (CD audio et DVD musical), dont les bénéfices ont été divisés par deux ces dernières années :

« Si l’on compare les 40 millions d’euros générés par le téléchargement au chiffre d’affaires 2007 du marché physique français, qui est de 1,176 milliard, on constate que ça ne fait même pas 4%. Ce qui est une goutte d’eau au regard de la perte de valeur enregistrée ces dernières années. »

Les résultats des ventes de singles sont emblématiques de ce phénomène. Le format enregistre une perte spectaculaire de 52,1% en volume et de 52,5% en valeur, concurrencé par le téléchargement au titre. Il ne représente plus que 10,5% des ventes de CD audio en volume pour 3% du chiffre d’affaires en 2007. Les ventes d’albums qui, elles, résistent à l’hécatombe, enregistrent une baisse de 11,2% en volume et de 15,2% en valeur.

L’industrie française peut, malgré tout, trouver une consolation dans le Top10 des ventes d’albums (en CD audio) car, derrière Mika, en tête, 8 des 10 meilleures ventes concernent des productions françaises :


La licence globale, « fausse piste » définitivement enterrée

Si les producteurs sont encore loin de leur Nirvana, les différentes mesures décidées par des pouvoirs publics attentifs aux difficultés rencontrées par ce secteur les encouragent à croire à la fin du marasme.

L’annonce par la ministre de la Culture, en ouverture du Midem, de l’examen, dès le printemps, d’un projet de loi antipiratage et le fait que celui-ci reprenne les conclusions de la mission Olivennes, avec à la clé la création d’une Haute autorité de régulation, sont des facteurs qui contribuent à rassurer la profession. Grâce à la « riposte graduée » préconisée par le rapport du dirigeant de la Fnac, la société civile des producteurs de phonogrammes en France (SPPF) table sur une réduction du piratage d’environ 50% d’ici un an.

L’autre annonce de Christine Albanel, l’abandon définitif de la licence globale (resurgie dans les préconisations du rapport Attali), que cette dernière a qualifiée de « fausse piste », est un élément supplémentaire de satisfaction pour l’industrie.

Comme Hervé Rony, directeur général du Snep, les producteurs espèrent que 2008 sera « l’année de basculement vers des usages légaux ». La bouffée d’oxygène que devraient représenter la réduction annoncée du taux de TVA du disque ainsi que l’instauration d’une aide publique à la création française pour les labels indépendants -via une enveloppe d’une trentaine de millions d’euros- sont d’autres raisons suffisantes pour la profession de considérer que son verre est à demi-plein.

Un marché « dangereusement atomisé »

Mais selon André Nicolas, le problème du téléchargement illégal, « qu’il faut impérativement régler », n’est que l’un des freins au décollage du marché numérique en France, bloqué par des « causes plus structurelles » dont la filière ne parle pas. La concurrence acharnée qui se joue entre la filière musicale et l’ensemble des nouveaux opérateurs, dont les internautes et les communautés d’internautes, enrichissent sans cesse l’offre en ligne dans une prolifération hétéroclite de propositions qui « atomisent dangereusement le marché du disque » :

« Sur la Toile, l’utilisateur est sursollicité. Il a le choix entre environ 400 propositions commerciales, dont certaines sont payantes et d’autres gratuites pour lui, lorsque des accords ont été passés entre le distributeur et le FAI [...]. Autre problème, le bradage de fonds de catalogue. Pourquoi l’utilisateur irait télécharger à 9,99 euros ce qu’il peut trouver en magasin à 5,95 ou 6,95 euros ? “

Reste donc à savoir comment augmenter les bénéfices du secteur sans dissuader l’utilisateur habitué à la gratuité, légale ou non ? Pour André Nicolas, une autre question essentielle reste à poser dans ce contexte : qui financera la création ?

‘Avec Internet, l’atomisation de l’audience entraîne une érosion des ventes. Le temps où Michael Jakson vendait d’emblée deux millions d’albums est révolu. Dès lors que vous n’avez plus l’effet d’entraînement des hits en volume, et donc en valeur, vous ne pouvez qu’être plus regardant envers les artistes que vous soutenez.’

Vincent Frèrebeau, le fondateur du label Tôt ou tard, créé en 1996 dans le girond de la Warner et devenu indépendant, en sait quelque chose. Il sait combien le soutien à la création est vital pour l’industrie du disque. Lui qui vient de terminer 2007 au bord du gouffre et qui commence, contre toute attente, 2008 sur un petit nuage. A la fin de l’année, les pertes enregistrées par sa maison de disques étaient telles que Vincent Frèrebeau a redouté de devoir mettre la clé sous la porte.

Mais ‘ce qui ne tient pas du miracle’ et qui ‘correspond à trois ans de travail acharné a fini par porter ses fruits à ce moment crucial’. Cet artisan du disque ne regrette pas d’avoir poussé et soutenu la chanteuse Yael Naïm, bien avant que sa chanson ‘New Soul’ ne devienne un tube et son album disque d’or, alors qu’elle était encore une inconnue. Cette jeune artiste vient de signer, via la Warner, un contrat de distribution pour l’international avec la mythique Atlantic Records qui devrait lui conférer dans les mois à venir une notoriété mondiale.

  • 17595 visites
  • 57 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Classics
    • Posté à 16h34 le 01/02/2008
    • Internaute 28731

    Je pense que le problème que connaît aujourd’hui l’industrie du disque n’est que transitoire.
    De plus en plus, la musique se dématérialise. Aujourd’hui, tout le monde possède des MP3. Mais je pense que le futur n’est pas aux MP3 que l’on possède sur son ordinateur mais à la musique en ligne.

    Deezer, radio blog et lastfm seront bientôt les nouveaux supports. Plus besoin de posséder la musique, elle est partie sur le net. Et avec l’internet mobile, on se déplace avec la musique.

    Sur lastfm, chaque écouté rapporte de l’argent à l’artiste. Désolé, les majors, mais je pense que l’avenir est là...

    Enfin, je pense aussi que la musique est un art qui se pratique non pas sur un bout de plastique circulaire mais sur une scène. Voir : Lien

    Et puis, si on arrêtait avec ces pseudos musiciens faiseur de tubes ? Non ?

    • raphahead
      raphahead répond à Classics
      Gredin
      • Posté à 21h29 le 01/02/2008
      • Internaute 24943
        Gredin

      entièrement d’accord.
      j’ajouterai que le problème des majors est avant tout leur conservatisme

    • keumar
      keumar répond à Classics
      Indé
      • Posté à 00h14 le 02/02/2008
      • Internaute 30580
        Indé

      Cher Classics,

      Vous portez tellement bien votre pseudo...

      Force est de constater que vous parlez de quelque chose dont vous ne connaissez rien.
      Vous commencez déjà par faire l’amalgame entre les majors et des petits producteurs indépendants, dont je suis.
      C’est à peu près comme mettre dans le même panier Mc Donald’s et un petit restaurateur de local.

      Ensuite, parce que vous ne connaissez pas les métiers de la musique, vous nous servez la tarte à la crème habituelle : ben ils n’ont qu’à faire des concerts pour gagner leur vie.
      Bah voyons !

      Je suis sûr que vous auriez été extrêmement pertinent pour expliquer tout cela à notre regretté Étienne Roda-Gil, symbole de cette immense communauté d’artistes auteurs et/ou compositeurs, mais qui ne mettrons jamais les pieds sur une scène car n’étant pas interprètes.

      Enfin, qu’avez vous déjà fait personnellement ou pris comme risque pour défendre de jeunes artistes inconnus ?
      Quand vous êtes-vous mis en danger pour l’amour de la musique ?

      Les producteurs indépendants le font.

      Allez... je vous laisse à vos certitudes de petit consommateur cherchant à gratter quelques Euros en dissertant sur l’argent des autres.

      • raspou
        raspou répond à keumar
        • Posté à 01h07 le 02/02/2008
        • Internaute 29047

        Est-il besoin d’être désagréable en disqualifiant d’entrée quelqu’un ne pensant pas comme vous et en finissant sur une formule méprisante pour quelqu’un que vous ne connaissez pas ?

        Puisque vous êtes du métier, ça aurait été plus intéressant de nous expliquer en quoi la situation des majors et celle des producteurs indépendants diffère dans la « crise » actuelle.

        Pour les auteurs et/ou compositeurs : je donne plus bas l’exemple des poètes, qui ne gagnent pas leur vie de leur plume, et tout le monde trouve ça normal. Peut-être (ce n’est pas sûr, mais peut-être) que l’évolution du marché de la musique va faire que l’activité d’auteur / compositeur ne permettra plus de gagner sa vie et qu’il faudra avoir à côté une ou des activités rémunératrices... Est-ce en soi un scandale ?

        Et peut-être également qu’on fera sans tous ces merveilleux producteurs indépendants qui frôlent chaque jour la mort pour l’amour du risque... euh non, de la musique.

        (Mon ironie est de pure forme, parce que je trouve votre façon de vous targuer des risques que vous encourrez pour le moins pompeuse... Mais je ne doute pas du travail formidable que vous et vos consorts réalisez... dans un système économique donné. Le propre de la technologie étant de changer les paradigmes économiques, vos mérites au temps T risquent de ne pas peser bien lourds au temps T+1, si votre utilité sociale disparaît, comme ça a été le cas pour beaucoup de professions au cours des siècles.)

         
        • keumar
          keumar répond à raspou
          Indé
          • Posté à 02h15 le 02/02/2008
          • Internaute 30580
            Indé

          Votre mépris répond à mon ironie.

          Vous pensez probablement que les jeunes artistes souhaitent financer eux-mêmes leurs enregistrements et l’exploitation qui en découle.

          Studio, salaires, mastering, SDRM (les droits à payer à la SACEM pour avoir le droit de presser un disque), graphisme (pochette+livret), fabrication/pressage, promotion, marketing...

          Voilà ce que doit assurer un producteur.

          Et si je suis le premier à penser que le prix du disque est (beaucoup) trop élevé et que les majors n’ont aujourd’hui que ce qu’elle méritent pour avoir négligé l’artistique au profit du commercial, le mépris que vous portez à ceux qui font exister des artistes que vous n’auriez jamais connus dans votre modèle fantasmagorique est méprisable.

          • raspou
            raspou répond à keumar
            • Posté à 03h19 le 02/02/2008
            • Internaute 29047

            Bon, on ne va pas jouer à celui qui méprise le plus l’autre, ça ne mène pas très loin. D’autant que c’est un sujet qui vous tient légitimement à coeur alors que moi je vois ça comme simple consommateur.

            Hors donc de toute considération polémique, deux questions :

            1/ Ne pensez-vous pas que le disque vit ses dernières années ? Je ne connais pas d’exemple dans l’histoire de l’humanité où un procédé, quelqu’il soit, ait survécu à l’apparition d’un procédé plus pratique. On n’écrit plus à la plume, je ne vois pas pourquoi on continuerait à utiliser des disques alors qu’on peut avoir des milliers de titres sur un lecteur MP3.

            2/ Ces nouveaux supports permettant des échanges quasi-illimités et gratuits, pensez-vous sérieusement qu’ils pourront être régulés ? Ca me semble complètement illusoire. Et ça fera forcément beaucoup moins d’argent pour toute la chaîne qui mène depuis l’artiste jusqu’au consommateur.

            Etant pour ma part enclin à répondre 1/oui et 2/non, il me semble :

            - Que ne sera plus pertinent le modèle économique que vous décrivez fort bien et où avait une place de choix celui qu’on appelle le « producteur », terme quelque peu impropre économiquement parlant, celui qui produit étant l’artiste, le « producteur » n’étant que le premier d’une longue chaîne d’intermédiaires. Il ne sera plus pertinent parce qu’il n’y aura plus assez d’argent pour l’alimenter.

            - Comme les hommes ne vont pas du jour au lendemain arrêter de pousser la chansonnette, on peut supposer qu’un autre modèle se mettra en place. Vous dites que c’est fantasmagorique, libre à vous, moi je vous le détaille un peu :
            Imaginons qu’on ait des sites Internet où tous les artistes en herbe viendront mettre gratuitement les oeuvres qu’ils auront enregistrées (voire filmées) dans leur garage. OK, le son sera pourri, mais il n’y aura ni studio, ni salaires, ni droits, ni graphisme, ni promo, ni marketing. Ce sera le niveau basique, hors rapports marchands.
            Parmi ceux-là, certains auront du succès, d’abord sur la toile, et pourront se produire en concerts. On peut imaginer qu’il y aura toujours, voire plus, de dénicheurs de talents, mais qui seront plus des impresarios que des producteurs. Pour ceux se produisant en concerts, des enregistrements de meilleure qualité pourraient avoir lieu et être diffusés gratuitement à des fins promotionnelles.

            Que cette façon de fonctionner soit moins avantageuse pour beaucoup de gens qui gagnent actuellement leur vie dans la musique, certainement. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle est fantasmagorique.

            • keumar
              keumar répond à raspou
              Indé
              • Posté à 17h33 le 02/02/2008
              • Internaute 30580
                Indé

              Comprenez bien : produire c’est organiser (et « accessoirement » financer) l’enregistrement des oeuvres d’une part et en assurer l’exploitation de l’autre, avec tout ce que cela implique financièrement (pochettes et livret - pensez-vous que les sites de distribution numérique se passeront de visuels ? - la SDRM qui collecte les droits mécaniques, le mastering, les remixes, la fabrication, la promotion et le marketing...).
              Mon seul discours est de vous convaincre que la disparition de ces acteurs nuirait gravement à la création en général car votre modèle ne supprime qu’une seule étape, la fabrication physique des disques. Pour le reste, rien ne change.

              Peu importe que le disque physique vive ses dernières années. Tout le monde est d’accord sur ce point. Il n’en reste pas moins qu’enregistrer et promouvoir des oeuvres nécessite toujours des moyens. En studio par exemple, les artistes touchent des cachets pour chaque séance d’enregistrement. En plus du coût du studio.
              Parallèlement, beaucoup d’artistes qui enregistrent intégralement avec leur propres moyens (les home studios le permettent largement aujourd’hui) vendent leur bandes aux producteurs afin de dégager un revenu en plus des cachets.

              Côté promo et marketing, il est illusoire de penser que le simple fait d’être distribué sur une plate-forme est une condition suffisante à vendre ses enregistrements. Y figurer sans le faire savoir revient à avoir un CD perdu au fond d’un bac à la Fnac.

              En outre, les modèles de sites que vous décrivez existent déjà et n’ont que très peu de succès. Malheureusement pourrait-on penser. Mais force est de constater que la grande majorité du public n’a que peu d’intérêt direct pour la recherche de nouveau talent et préfère de loin qu’on lui amène au travers des médias.

              Alors, d’accord avec vous que le métier de producteur va radicalement changer. C’est déjà le cas en ce moment.
              Mais encore une fois, il reste indispensable au processus de création des artistes.

              • raspou
                raspou répond à keumar
                • Posté à 20h38 le 02/02/2008
                • Internaute 29047

                Merci beaucoup pour ces précisions qui me permettent de nuancer ma perception des choses. Je pense que nous pouvons nous accorder pour dire que le métier de producteur gardera toute sa pertinence mais que le modèle économique qui le sous-tend actuellement changera... Comment ? Et ce changement sera-t-il une bonne chose pour les artistes et leur public ? L’avenir nous le dira.

                Je vous souhaite en tout cas beaucoup de réussite dans votre métier. (et là, pour le coup, il n’y a vraiment aucune ironie)

              • Prolo du livre
                Prolo du livre répond à keumar
                • Posté à 13h39 le 04/02/2008
                • Internaute 12784

                Auriez vous des chiffres qui ne concerneraient QUE le marché de l’indépendant pour les comparer aux « dix-premiers-pourrit-faut-bien-l-avouer-quand-même » ?

                Il faut savoir de quelle industrie nous parlons...

                De la même manière que dans le livre, une baisse des ventes d’Harry Poppers (qui ferait plonger l’ensemble du marché du livre) ne toucherait aucunement de petites structures éditoriales comme Agone, ou La mauvaise graine.

                Les chiffres d’une économie ne sont pas forcément révélateur de l’activité (et de la santé) des plus petits acteurs qui font l’innovation.

                Alors qu’Universal voit son CA diviser par deux, j’m’en cogne, tant qu’j’ai les Bérus...
                Lien
                L’économie c’est relatif...

      • cooper59
        cooper59 répond à keumar
        nazer c pueril et con
        • Posté à 10h09 le 02/02/2008
        • Internaute 18535
          nazer c pueril et con

        Classics dit la meme chose que vous en fait , ou a peu pres , vous avez pas eu vos croquettes ce matin ?

         
        • cooper59
          cooper59 répond à cooper59
          nazer c pueril et con
          • Posté à 10h14 le 02/02/2008
          • Internaute 18535
            nazer c pueril et con

          je m’adressait A Keumar , producteur independant qui sort les crocs !

        1 autres commentaires
  • daniele
    • Posté à 16h54 le 01/02/2008
    • Internaute 22776

    ils sont bornés,ne veulent surtout pas comprendre que l’ecoute de la musique a evoluée avec la technologie.dommage pour eux.

    • kkadim
      kkadim répond à daniele
      service public rhone alpes
      • Posté à 21h31 le 01/02/2008
      • Internaute 24768
        service public rhone alpes

      ben oui un peu plus de flexibilite, d’adaptabilite, et moins de corporatisme, il ne faut pas se crisper sur le passé mais au contraire moderniser les structures. oui à la reforme.
      euh je me laisse emporter, ce ne sont que des entrepreneurs, les forces vives de la nation, elles ne peuvent comprendre ce discours.

  • m a i a
    m a i a
    aquoiboniste
    • Posté à 17h14 le 01/02/2008
    • Internaute 9081
      aquoiboniste

    Un label comme tôt Ou tard a un véritable avenir parce que Frèrebeau est un « dénicheur de talents » au sens noble du terme.
    Il donne une chance à des inconnus, mais garde aussi sous sa lune des artistes sans doute très déficitaires, mais néanmoins excellents, type Franck Monnet par exemple.
    C’est ce que j’appelle un vrai métier de la musique, et non une « industrie » et j’ai une affection indéfectible pour ces artistes et leur label.

    Et les soutenir, ça passe non seulement par l’achat (numérique et/ou physique) des albums (voire les multi-achats ; -) ), mais aussi par la fréquentation assidue des concerts...

    Brèfle ! Je suis une inconditionnelle, ça se voit hum, mais bon, j’assume et je n’ai pas d’action chez tôt Ou tard, même si la générosité de Frèrebeau est assez exemplaire et unique !

    maia, groupie (delerminette monnette cherhalienne naimette fersenophile annegarnienne...)

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 18h04 le 01/02/2008
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    Peut-être irons-nous vers un système de droits facilitant la gestion de catalogues vus du client.

    Je détiens un certain nombre de titres sous format vinyl, cassette, CD ou fichier MP3, WMA, M4P & Co, certains sous plusieurs formats. A partir du moment où j’achète un titre, je souhaite pouvoir l’upgrader de façon la plus fluide possible en fonction des évolutions technologiques.

    Tout un chacun peut convertir et archiver, mais je pense que les services à l’avenir proposeront un véritable suivi avec stockage des droits sur une plateforme multiprovider (comme des titres de propriété). La musique et les autres biens culturels immatériels seront réellement monétisés avec des échanges interbancaires transparents et des comparatifs facilités entre service providers.

    Pas très réjouissant...

  • netchou
    netchou
    A l'écoute.
    • Posté à 18h27 le 01/02/2008
    • Internaute 22292
      A l'écoute.

    Le top DIX des ventes de cd audio fait vraiment peine à voir ! Z’arrivent même à gagner du fric avec ce jeune homme décédé il y a quelques mois.Qu’ils arretent de sélectionner de la daube,il y a tant d’artistes rien qu’en France qui mériteraient de vivre de leur art.L’art et les ARTistes ne devraient faire qu’un.On en est loin,avec ce que l’on propose à beaucoup.

  • kdb
    kdb
    • Posté à 18h39 le 01/02/2008
    • Internaute 29729

    n importe quoi ! les internautes avaient prévenus du boycott de tout achat ! dvd cd c’est fait !
    ...quand a la chasse ? du P2P s’est dépasser maintenant le truc sest le directe download ! via les sites qui déménagent Hors UE (russie) .ru et je ne parle pas des moultes systemes de partages crypter genre mute MFC ou OmeMo
    quand au filtrage ? il passe haut la main avec vidalia tor-privoxy
    de gres ou de force la licence globale viendra !

    • netchou
      netchou répond à kdb
      A l'écoute.
      • Posté à 20h08 le 01/02/2008
      • Internaute 22292
        A l'écoute.

      S’cusez-moi,mais d’aprés ce que je sais tous le monde ne possède pas un ordinateur et ne télécharge encore moins.

  • lili.buzette
    • Posté à 19h10 le 01/02/2008
    • Internaute 17584

    Lindustrie de la musique ne se limite pas aux ventes de CD.
    L’Edition musicale elle se porte très bien. L autre problème des commentaires sur le secteurs est bien sur l’ignorance des médias a ce sujet.
    Itunes est la plate forme de téléchargement légal qui marche le mieux mais il y en a d autre. Des albums a 5.99 6.90 ou 7 il en a sur les autres plates formes (virgin mega propose des prix de + en + bas)
    Mais on préfère rabacher les mêmes tarifs
    Un autre exemple la semaine dernière la presse locale et régionale reprenait en coeur un grand coco rico pour Marion Cotillard et dans le même journal les mêmes commentaires sur « le désastre » des ventes sans se poser la question ou même faire le lien entre le film sur la vie de Piaf et les innombrables re edition ainsi que sur la diffusion mondiale du film.
    Dites moi combiens cela a t il rapporter ? beaucoup mais aux Editions.
    A l’heure ou les WII et autres DS , PSP s’ arrachent venir dire que la musique est trop chère c est de mauvaise foie
    Pour ma part je ne souhaite pas un internet ultra fliqué et pour les super pirates tant mieux s ils trouvent un échappatoire ce ne sera pas le cas de la majorité des internautes.
    De plus si les ventes de CD baissent c est aussi dut a la qualité de ce que nous sert.
    Dire que la piraterie est seule responsable est bien trop facile pour les artistes et leurs majors
     » ça plait pas ? ça vend pas ? c est pas de ma faute c’est a cause du download »
    C est ça ...La musique est a l’image de l audiovisuelle
    beaucoup de crottes.

    • Chaussette ventriloque
      • Posté à 23h55 le 01/02/2008
      • Internaute 24758

      [Pour ma part je ne souhaite pas un internet ultra fliqué et pour les super pirates tant mieux s ils trouvent un échappatoire ce ne sera pas le cas de la majorité des internautes.]

      Beaucoup d’internautes, beaucoup d’échanges, plusieurs solutions de téléchargements, montée des téléchargements cryptés,.. et en face ils ont combien de policiers et juges à opposer ?
      Et sur la base de quoi surtout ?
      Je peux très bien dl des masses de Go par mois sans violer le moindre copyright :)

  • Thomas GREDAT
    • Posté à 20h05 le 01/02/2008
    • Internaute 23794

    L’avenir est à la musique dématérialisée. Ceux qui le comprendront et arriveront à en faire commerce seront multimillionnaires.
    Les majors seraient-elles en train de louper le virage ?

  • netchou
    netchou
    A l'écoute.
    • Posté à 20h11 le 01/02/2008
    • Internaute 22292
      A l'écoute.

    Dématérialisée,la musique ? Quid des guitares ,batteries,pianos etc...du matoc il en faudra toujours lol.

  • adg58
    • Posté à 20h18 le 01/02/2008
    • Internaute 30551

    Vincent Frèrebeau est un découvreur de talents, certes, mais tous les ans avec son équipe qui ne dépasse pas la dizaine, ils se demandent s’ils pourront continuer ou mettre la clé sous la porte, alors qu’ils font un travail de qualité et qu’ils ont un rapport privilégié avec leurs artistes, loin de l’image que les gens ont souvent du « vilain producteur ».
    Combien d’indé sont dans la même situation économique ? Tous...

    Et le soupçonnez-vous : combien de majors sont en sous effectifs et demandent à leurs salariés de faire des semaines de plus de 50 heures car elles ont subi un plan social voire en préparent un deuxième : toutes (une seule est encore épargnée, celle qui détient actuellement plus de 40% de parts de marché, devinez laquelle).

    Cette crise est quasiment entièrement liée à l’arrivée du téléchargement illégal massif (et pour les majors, effectivement aussi à des investisseurs peu soucieux de l’état du marché).

    Mais quand vous voyez l’étalage d’un commerçant, vous viendrait-il à l’esprit de saisir cette belle orange qui se trouve à votre disposition ? Non car il s’agirait de vol.
    Alors quoi : juste parce qu’une oeuvre se trouverait à votre disposition sur internet, vous trouvez que cela est normal de la faire sienne sans rien devoir à personne ?

    On m’objectera que le commerçant, s’il n’a pas créé l’orange, l’a acheté et doit donc rentrer dans ses frais.... Mais pourquoi pensez-vous que l’industrie du disque est en difficulté ? Savez-vous combien se paye une page de publicité, les musiciens studios, les avances des artistes, les graphistes qui créent les pochettes, les salariés qui vont s’occuper de faire connaître ce clip, de signer les contrats, de récupérer et répartir les royautés, d’organiser des campagnes commerciales, de placer le titre sur d’éventuelles compilations ou synchronisations (= sur des pubs, des films, des documentaires), afin de lui faire vivre une seconde vie, sans même parler des coûts d’un éventuel clip et des pages de pub télés... ?

    Et je suis pourtant d’accord avec vous quand j’entends dire que le prix du disque est trop élevé, que le marché ne s’est pas adapté assez vite à la demande, que l’offre de téléchargement légal peut encore être largement améliorée, ses techniques et prix également, que la survie du CD n’est pas la seule solution, ou encore que les maisons de disques vendent beaucoup de merde, mais s’il vous plaît ne dites pas que les artistes pourront survivre seulement avec la scène et les revenus liés à la diffusion radio ou internet, car ce n’est pas la vérité, à moins qu’ils ne soient déjà célèbres.

    Et comment devient-on célèbre déjà ? Je veux dire, vraiment célèbre, pas juste se faire connaître sur internet....1/ en se faisant signer 2/en accédant à la télévision et la radio, bref aux médias qui sont susceptibles d’orienter l’avis et l’intérêt du plus grand nombre.

    Alors oui trouvez, si vous le voulez que je suis réac. ou anti libérale, mais je ne trouve cela ni juste ni équitable (que ce soit pour les artistes ou pour les gens qui travaillent pour eux) que la concurrence entre eux deviennent plus rude, et que mener une vie de bohème, constamment sur les routes pour se faire connaître et vivre de leur art, soit la seule option face au monopole de la multinationale qui dans 10 ans sera la seule à subsister mais ne sortira que des produits commerciaux et aura les moyens de communiquer partout.

    Je suis triste de voir que par simple égoïsme et radinerie, vous préfériez voir ce milieu dévasté. Que les fervents partisans des réseaux P2P se rassurent : la fin de la diversité des intermittents inconnus et indigents face à la merde commerciale et télévisée du futur monopole, c’est pas pour tout de suite...

    Une ex-salariée de major et désormais salariée d’indé, pessimiste....

    • Bruno370
      Bruno370 répond à adg58
      • Posté à 21h05 le 01/02/2008
      • Internaute 14372

      Précaution : je ne suis pas dans le milieu du disque et j’accorde le même respect à un salarié de cette branche qu’à n’importe qui - et je suis sûr que ce milieu comporte plein de gens de valeur.

      Le problème est que le producteur est passé d’une position incontournable (ce dont il a d’ailleurs profité bien longtemps, nous infligeant des albums à 20 euros à leur sortie, désolé d’être « radin », mais bon...) à une autre où il se trouve être la dernière roue du carrosse. On peut se passer de lui, tout simplement - ce qui ne manquera pas d’arriver et est déjà en route : après tout on peut très bien se passer de pochette, de pub, et même de support autre qu’un bon vieux disque dur (dont le prix n’augemente pas contrairement à la quantité de chansons qu’il peut contenir).

      Est-ce que cela met en danger la création musicale ? Franchement j’en doute. Ca incitera plutot nos gentils artistes à retourner aux fondamentaux : monter sur scène et montrer ce qu’ils valent sans les arrangements qui accompagnent leurs morceaux diffusés à foison sur les ondes... Après tout Bach et Mozart ne comptaient pas sur la vente de leur musique « en boite » pour vivre, il me semble ? Il y aura toujours des artistes pour donner à entendre ce qu’ils ont dans le ventre, et des gens pour payer pour les entendre et les voir.

      Il est vrai que c’est du vol de télécharger. Mea culpa. Maintenant qu’on a dit ça, on fait une jolie loi qui ne sera que dissuasive, comme entend le faire Olivennes, ou bien on fusille une dizaine de « pirates » (comme ils disent) pour l’exemple comme ç’a été fait il y a quelques années ? Bien sûr que ce n’est pas bien de voler. Mais quand la moitié des heureux possesseurs de l’ADSL s’y mettent, soit une proportion non négligeable de la population, il faudrait peut être se demander si ça sert encore à quelque chose de sortir le bâton...

      Enfin sur la licence globale : je télécharge, je vole, c’est pas bien (voir plus haut). Cependant il n’est pas vrai que cela ne me coûte rien : l’abonnement à Internet, le prix du matériel, l’abonnement à France Télécom, tout cela a un prix non négligeable... Et les FAI ne se privent pas de faire valoir le débit de leur connexion dans leurs offres. Pourquoi ? Pour pouvoir dire « votre page web s’affichera en 1/100e de seconde au lieu de 1/10e » ou pour montrer qu’e-mule tournera mieux ? Mon sentiment sur l’abandon de la licence globale, c’est que le lobby des FAI s’y est tout simplement opposé : ils sont trop heureux d’avoir détourné cette manne que possédaient il n’y a pas si longtemps les majors.

      Je respecte les gens qui travaillent dans le disque, comme je respecterais n’importe quel travailleur honnète qui se lève le matin pour faire ses 8 heures. Mais la mort annoncée des marchands de musique ne me tirera aucune larme : ce sont des dinosaures, ni plus ni moins.

      • keumar
        keumar répond à Bruno370
        Indé
        • Posté à 02h34 le 02/02/2008
        • Internaute 30580
          Indé

        Quelle constat pathétique.

        Comme si seules les majors existaient...

        Si vous achetiez des disques, vous auriez l’occasion de voir dans les crédits que la plupart des artistes émergents sortent sur des labels indépendants qui ont autant de rapport avec les majors qu’un petit restaurateur avec Mc Donald.

        Interrogez ces artistes-là et demandez leur s’ils ont envie que ces mêmes labels indépendants disparaissent.

        Et quelle naïveté de penser que la distribution numérique dispenserait de promotion et de marketing...
        Mais dans quel monde de Disney vivez-vous ? ...

         
        • raspou
          raspou répond à keumar
          • Posté à 08h24 le 02/02/2008
          • Internaute 29047

          Je crains que les artistes ne pèsent pas très lourd dans la définition du marché économique où s’inscrit leur activité. Certains préfèreraient peut-être revenir au temps où l’aristocratie européenne salariait les meilleurs d’entre eux, ce n’est pas pour autant que ce système socio-économique va se mettre en place.

          Quant à la promotion et au marketing, on peut imaginer qu’ils auront toujours leur place, à hauteur des moyens que permettront les revenus des concerts. La diffusion gratuite sur le net d’enregistrements de bonne qualité (par opposition aux milliers d’enregistrements amateurs qui vont fleurir) devenant même un moyen d’assurer la promotion des concerts.

        1 autres commentaires
    • raspou
      raspou répond à adg58
      • Posté à 22h30 le 01/02/2008
      • Internaute 29047

      Pas grand chose à ajouter à la réponse de Bruno370, qui est remarquable. Juste quelques points :

      Sans minimiser le trouble d’individus qui ont construit leur trajectoire professionnelle sur la production musicale, il faut arrêter de confondre la démarche artistique et le marché économique qui en découle. Il n’y a pas d’automaticité dans le fait de vivre de son art. Demandez aux gens qui écrivent de la poésie, qui ne sont pas artistiquement moins estimables que des chanteurs ou des musiciens : leur talent ne leur rapporte pas un radis, la plupart des éditeurs de poésie ne versant pas ou si peu de droits d’auteur.

      Pour la musique, on s’est habitué à une situation économique, liée aux marges bénéficiaires qu’on pouvait dégager sur les supports commercialisés, et on considère que cette situation est une « norme ». Ce n’en est pas une : l’avancée de la technique a changé la situation économique de cette activité, elle rend caduques certains intermédiaires qui, fort logiquement, renâclent à l’idée de voir disparaître leur poule aux oeufs d’or. C’est à une réinvention complète du marché de la musique qu’on va assister, dont on ne sait pas encore quel nouvel équilibre il trouvera, mais dont on peut suspecter que les réactions conservatrices des producteurs et diffuseurs constituent les derniers soubresauts avant adaptation.

      Désireux de ne pas apparaître comme défendant leurs seuls intérêts, et sans doute conscients de ce que personne ne pleurera plus sur leur sort qu’on n’a pleuré sur celui des poinçonneurs ou des maréchals-ferrants (maréchaux-ferrants ? ? ?), les intermédiaires mettent en avant le sort des artistes : en tuant le marché de la musique, on tuerait les musiciens. Eh bien non, la démarche artistique n’est pas motivée par des perspectives commerciales. Même à supposer, ce à quoi je ne crois guère, que la musique ne permette plus de vivre de son art, il y aura toujours des gens qui aimeront chanter et écrire des chansons... Comme il y a toujours des poètes en France - et même plus : on ne vit pas en faisant des lectures de poésie alors que les musiciens peuvent gagner de l’argent en donnant des concerts.

      Donc peut-être va-t-on, effectivement, vers une situation où une minorité d’artistes vivra de ses gains en concerts, et une majorité aura à côté de son art une autre activité professionnelle. C’est le cas de l’immense majorité des écrivains. C’est le cas de beaucoup de peintres qui vivent plus des cours qu’ils donnent que des tableaux qu’ils vendent. Ce ne sera pas un drame. Aucun artiste ne peut revendiquer comme un droit le fait de vivre de son art : s’il y arrive, bravissimo et tant mieux pour lui ; sinon, il fera autrement. Les gens qui portent en eux l’envie de créer survivront à la disparition des majors et à celle du rayon CD de la FNAC et je suis sûr que, hormis ceux habitués à profiter du marché économique actuel (devrais-je dire « passé » ?), beaucoup seront ravis des perspectives de diffusion facile et gratuite de leur art qu’offre Internet.

    • Noun
      Noun répond à adg58
      • Posté à 13h53 le 02/02/2008
      • Internaute 5295

      Ca commence a me fatigué sérieusement de lire tout le temps les mêmes constats propagandistes quand à la cause invariable des difficultés actuelles de l’industrie du disque. A savoir, la faute unique ou quasi unique au piratage et aux vilains internautes qu’il faut à tout prix criminaliser.
      Suffit.
      Il serait bon de temps à autre de remettre les choses dans leur contexte pour relativiser un peu.
      Qui nous parle de la baisse du pouvoir d’achat sans précédent ses dernières années dans un article, sans être capable de faire un lien avec la baisse de vente des produits culturels de l’autre ?
      Qui évoque le fait que les mélomanes commence à achever d’avoir refait leur discographie CD, et que biensûr le boom du CD lié simplement au changement de support ne peut durer advitam aeternam ?
      Qui n’arrête pas d’enterrer la licence globale alors qu’elle ne cesse de revenir dans l’actualité régulièrement (rapport Attali dernièrement), et ressemble de plus en plus à une des alternatives les plus intéressantes et les plus sensées sur le sujet, n’en déplaise au gouvernement et aux industriels de la musique ?
      Qui omet malicieusement d’évoquer systématiquement le formidable pouvoir promotionnel que représente le p2p ?
      Qui présente systématiquement le piratage comme un manque à gagner alors même que tout le monde sait que personne n’aurait acheté ce qu’il a téléchargé, ou si peu... ?
      Etc...Etc...

      La désinformation est insupportable. L’industrie culturelle connait un moment difficile certes. Faire du p2p un bouc émissaire, bien que reposant pour le cerveau, n’est pas la solution et me semble intellectuellemnt assez malhonnête.

      Pour ma part j’achète des CD. J’aime l’objet et quoiqu’on en dise, la qualité est bien supérieure à celle d’un mp3 mal encodé. Je télécharge aussi. Evidemment j’achète des CD en fonction de mes moyens. Si on m’interdit demain de télécharger ça favorisera seulement mon inculture, mais ça ne me donnera pas les moyens de consommer plus de produits culturels pour autant.
      Tout le monde sera perdant à ce jeu là.
      Enfin surtout les consommateurs biensûr.

      Quant aux plateformes légales.
      Le jour où elles mettront en téléchargement des images CD des albums (permettant de ne pas perdre de qualité et de rester libre donc d’encoder en n’importe quel format), moins cher que les versions matériels (puisque pas de pochettes, ni d’objet), alors oui ce sera susceptible de m’intéresser.
      En attendant...

    • cooper59
      cooper59 répond à adg58
      nazer c pueril et con
      • Posté à 10h12 le 03/02/2008
      • Internaute 18535
        nazer c pueril et con

      dites nous combien est remuneré un artiste par sa maison de disques , au max 7% et un café , exemple : j’ai sorti un auto produit , legal : SDRM payée , SACEM et tout et tout , et je me suis « goinfré » en en vendant 2000 ! pourquoi voudriez vous que je passe par un label alors qu’il me suffit de payer les frais de studio et de pressage , de trouver un distributeur ou meme deux ou trois disquaires bien placés , mon CD etait vendu au meme prix que les autres et j’ai donc touché en net plus de 70 % ! que voulez vous que je fasse d’une major ? qui vendra peut etre trois fois plus de copies mais qui me gratifiera de 7% ! de plus les artistes font leurs buziness avec la scene ( 80% de leurs revenus) , ils pressent sans SDRM ni SACEM ni rien ( et ils ont pas tout a fait tort vu leurs moyens ) et vendent leurs CD apres le concert , de plus les moyens de fabrication ayant tellement evolués , les musicos font leurs sons a la maison et ne sont plus obligés d’aller en studio ( tres cher ) a la limite ils font les prises de voix et basta ! resultat des courses : L’avenement de L’AU TO PRO DUC TION ! vous rajoutez a ça l’incroyable developpement des petits labels (punk , rock , surf , black surtout )et le pitoyable appetit des majors qui ont survecu encore quelques années en se devorant entres elles ( maintenant y’a plus rien a manger ) , la daube star academisée , le manque patent de prises de risques et la prise de pouvoirs des ecoles de commerce pour les postes a decisions ! et vous avez largement l’explication de la fin des majors ! le telechargement ON S’EN FOUT , AVANT AVEC UN DISQUE ON FAISAIT 50 K7 ! alors cette histoire de telechargement , dont la qualité est discutable ; le MP3 c’est en gros ,couper la tete et les pieds des frequences pour que le reste puisse passer par le soupirail ( je schematise pour les beotiens , les autres ne m’en veuillez pas ) , il y a du bon streaming et du mauvais , le P2P c’est presque toujours une cata au niveau du son ! . Si ça peux faire plaisir au majors d’expliquer la crise qui les touche comme ça , libre a eux , c’est sur que ça les arrange un peu ! cordialement .

      • cooper59
        cooper59 répond à cooper59
        nazer c pueril et con
        • Posté à 10h15 le 03/02/2008
        • Internaute 18535
          nazer c pueril et con

        je repondais a ADG58 , ex salariée de major . merci .

  • survivant
    • Posté à 20h53 le 01/02/2008
    • Internaute 25864

    Il est certain que ceux qui ont le plus mal aux dents ce sont les maisons de prod. Les artistes sont également perdants mais d’autres filières sont réalisables. Prenons exemple pour ne parler que d’eux. La « mano négra » a débuter en partenariat avec les « garçons bouchers » ils s’outoproduisaient. Manu Chao a eu la tête qui a gonflé il voulait voyager. Lorsqu’ils ont voulus la « mano négra » lâcher les garçons bouchers pour une maison de prod ils se sont cassés les reins et se sont séparés d’ailleurs Manu Chao en est revenu à s’autoproduire. Un artiste doit avant tout penser que ce qu’il vend est de l’art. Désolé de froisser tous les pseudos artistes qui vivent sur des reprises et qui ne sont pas capables de plaquer un accord de gratte. Il y a artiste et artiste à ne pas confondre.

  • granola
    granola
    informaticien
    • Posté à 21h47 le 01/02/2008
    • Internaute 30567
      informaticien

    l’industrie du disque va mal, c’est un fait.
    les majors et surtout les petits labels souffrent, c’est incontestable.
    ceci est une fatalité, non. C’est devenu une fatalité. l’industrie musicale n’a rien vu venir et elle s’est enfermé dans son mutisme. Effectivement les telechargements illegaux sont, en grande partie, responsable du marsasme musicale actuel.

    Les logiciel p2p, ca date pas d’hier. en 1999, c’etait les premier pas de napster. Franchement, tout le monde s’est bien rendu compte qu’une revolution etait en marche. Tout le monde sauf les majors.
    leurs reactions :
    -Les reseau p2p c’est pour les informaticiens, c’est trop compliqué. On laisse faire.
    - ensuite : Télécharger c’est pas bien, il faut punir tout le monde.

    bref personne n’a reagi et maintenant tout le monde pleure 7 ans après. malheureusement 7 ans en « ère informatique » c’est des decennies.
    Quel est la conclusion de dernier midem ? il faut encore punir, pleurer et peut-être reflechir à unifier les plate formes de téléchargement.

    ca revient a laisser un magasin de disque ouvert en libre service sans surveillance pendant 5 ans. 5 ans après on laisse le magasin libre et ouvert mais on colle un petit mot qui explique qu’il faut payer ce que l’on prend sinon on vous êtes poursuivi en justice grace à une une camera de surveillance myope qui fonctionne à peine.

    on rentre quand même dans le grand n’importe quoi. Je dirais qu’une chose aux majors : reveillez vous ! !
    l’informatique, ca avance très vite et comme tout ce qui est numérique ca ne se pose pas de questions (à par le binaire : oui/non)

  • manshivas
    • Posté à 22h01 le 01/02/2008
    • Internaute 9968

    N’en déplaise à certains, mais pour moi un artiste se doit de gagner sa croute en suant sur scène, et non pas confortablement installé au fond d’un studio d’enregistrement tout en sirotant une boisson fraiche entre deux enregistrements...

    « Cette crise est quasiment entièrement liée à l’arrivée du téléchargement illégal massif “
    Quand je lit cela, ça me fais tristement sourire, encore un qui regarde trop le 20H, ‘Jean-Pierre Pernaut l’a dit au journal, ben ça doit être vrais alors...’.
    Ne serait-ce pas du surtout aux merdes star academy ou autres pop star, aux remix de dalida ou cloclo et autres artistes décédés maintes et maintes fois ressortis ?
    Pas aussi du fait que sur la plupart des CDs qui sorte à 20€ il n’y a guère plus que 3 titre de réellement intéressant, avec une pochette de plus en plus pauvre ?
    Il faut aussi dire que nombre de téléchargeurs fous n’auraient certainement pas acheté 1% des milliers de titres qu’ils ont téléchargés...

    Je tient à préciser que j’ai été un ‘terrible pirate ruinant l’économie du disque’, avant d’acheter un disque, je le téléchargé pour en faire une première écoute, s’il me plaisais suffisamment, j’achetais, sinon, direction la poubelle.
    Maintenant, vue leur politique de répression et de filtrage à gogo, je ne télécharge plus, non pas par peur, mais comme je boycotte leurs marchandises, je n’ai plus besoin de faire une écoute avant. En plus cela me permet de faire un peut d’économies...

  • cooper59
    cooper59
    nazer c pueril et con
    • Posté à 22h35 le 01/02/2008
    • Internaute 18535
      nazer c pueril et con

    les petits labels independants se portent tres bien , les gens vont nombreux dans les petites salles de concerts , ça bouge bien comme chez moi a Lille ; les « petits » groupes n’en ont rien a cirer des majors ! tous ces mecs qui font les grandes ecoles de gestion et qui n’ont AUCUNE culture musicale vont bientot finir a l’ANPE et le telechargement n’a rien a voir dans l’affaire ! une major aujourdhui sort au maximum 4 « premiers album » par an ( la star ac ça fait 4 ) ! ! ! ! ils laissent le soin aux independants d’essuyer les platres , manque de bol les platriers connaissent la musique mieux qu’eux et se sont des passionnés , eux , et ne lachent plus l’affaire apres avoir pris tous les risques ! Donc tout va bien , merci !

  • TARPON
    • Posté à 22h56 le 01/02/2008
    • Internaute 27263

    les problemes nés de l’internet touchent beaucoup d’autres domaines que la musique ou le cinema ; l’edition,la photographie,les creations graphiques se retrouvent d’un clic de l’autre coté de la planete sans que l’on puisse y faire quelque chose ; tous les createurs piratés ont droit à recevoir une part du gateau,pas seulement les majors du disque d’où leur interet à s’opposer à une licence globale.
    Difficile de ne pas etre tenté de regarder le dernier stallone au fond de son meilleur fauteuil quinze jours avant sa sortie ,difficile de ne pas succomber au gigantesque marché de contrefaçon offert par ebay au mepris de toutes les lois internationales .Il va bien falloir trouver une solution pour eviter que ce monde merveilleux ne devienne un espace sans regles où les sites les plus importants feront la loi pour leur unique profit.

  • Chaussette ventriloque
    • Posté à 23h47 le 01/02/2008
    • Internaute 24758

    Méthode coué c’est bien trouvé oui

    Année noire pour une industrie qui continue de palper des millions de biftons, il faut vraiment les plaindre ?
    Qu’ils gâchent moins d’argent en marketing (bourrage de crâne), ils feront des économies.
    Et qu’ils prennent leurs responsabilités au lieu de me prendre comme bouc émissaire (enfin, je dis moi, ça concerne pas que moi, on est tous,internautes, pointés du doigt par les lois ridicules que sont dadvsi et la future loi olivennes)

    Olivennes, patron de la fnac, société privée qui écrit la loi, au détriment du public. Le lobby était déjà puissant pendant le vote de dadvsi (virgin qui distribuait des coupons de téléchargement gratuit, mieux qu’à la kermesse).

    Joli tableau de top10, surtout quand on pense à un des derniers vendeurs de singles (ridicule), qui a demandé (et obtenu) le rmi (le célèbre « fais la poule, fais la poule » quel songwriter).
    Tableau 100% guignols et blaireaux, qui n’arrivent à vendre que parce qu’ils sont les seuls diffusés sur les mass média. Pour les français, nul consolation, ils ne doivent leur réussite (en ventes, pas en Art) qu’à une loi de quota.

    Moi je vais aller découvrir, télécharger et partager des groupes qui me le permettent :
    Lien
    je laisse à ceux qui le veulent la soupe cadenassée* proposée par Univers Sale et co
    (les drm ont bien mis 2ans avant de commencer à être oubliés)

  • cooper59
    cooper59
    nazer c pueril et con
    • Posté à 23h50 le 01/02/2008
    • Internaute 18535
      nazer c pueril et con

    une epoque se termine et une autre est en train de commencer , les deux se chevauchent , les musicos vont envoyer leur musique en ligne directement et le support CD aura disparu dans 10 ans , les artistes n’auront plus beson de maison de disques car il n’y aura plus de disques ! maintenant ils essayent de toucher des pourcentages sur les concerts mais c’est pas ça qui va les sauver ; si les vrais passionnés ne s’etaient pas fait virer a coup de CD dans l’arriere train pour laisser la place a des financiers , ils auraient peut etre mieux resister ; RADIOHEAD a envoyé son dernier album en ligne et gratuitement , resultat : super promo et tous leurs concerts sold out , d’autres font la meme chose , pour un artiste , la vente de CD ne represente qu’une petite partie de ses revenus , le reste c’est les concerts ; et ça ça marche tres bien mais les majors ne font pas partie du deal ; arretons avec cette histoire de telechargement , avant y’avait les copies , quand j’etais gamins j’avais tout sur des K7 , pas assez de fric pour acheter des vrais disques . je ne parle pas du cinema , c’est un autre probleme . plus aucun intermediaires ne pourra s’incruster entre un artiste et son public , ça s’appelle une ( r )evolution !

  • kdb
    kdb
    • Posté à 01h55 le 02/02/2008
    • Internaute 29729

    telecharger= vol ? FAUX ! ! ! rien n’est volé vu ; qu il n’y a pas soustraction d’un bien et le P2P n’est pas responsable de la baisse !
    exemple : les bronzés 3 a fait 1OMillions d’entrées et était en partage P2P des le debut ! (et pourtant s’est une bonne daube !)les + gros acheteurs sont aussi les telechargeurs !
    le P2P en faite n’est qu une solution définitive que pour les plus pauvres rmi’st ; handicapés....etc qui de toute façon n’achèteront jamais ! vu le nombre grossissant de medias : pc,internet, audios videos, jeux ,etc etc(avant aussi ils s’échangeaient des films et musiques en location en copies

  • jcb29arz
    jcb29arz
    Retraité
    • Posté à 07h20 le 02/02/2008
    • Internaute 24331
      Retraité

    MIDEM... UNE 42ème année noire...
    MODEM... UNE 1ère année noire... même constat !

    « Nouvelle année noire pour un marché du disque en pleine mutation, qui, malgré un chiffre d’affaires total en chute de 17,4 %, à 713 millions d’euros, veut croire en un avenir numérique. Telle était l’ambiance au 42e Midem, qui vient de fermer ses portes à Cannes. »

    « Première année noire pour un électorat en pleine mutation, qui, malgré ses 18.57% (6.820.914 voix)en 2007, veut croire en un avenir mirifique. Telle est l’ambiance au Modem qui risque de claquer la porte aux Municipales. »

    • cooper59
      cooper59 répond à jcb29arz
      nazer c pueril et con
      • Posté à 10h24 le 02/02/2008
      • Internaute 18535
        nazer c pueril et con

      le Midem plonge ? tant mieux ça sauvera l’industrie ( ou plutot l’artisanat ) musicale ! on se fout pas mal que les gros labels , apres s’etre regroupés comme tous les industiels le font , se plantent maintenant , je suis pas actionnaire et ça me fait plutot plaisir ! c’est comme si le petit boucher du coin marchait bien et que les grosses surfaces perdaient de l’argent ! cool !

  • Syle
    • Posté à 07h39 le 02/02/2008
    • Internaute 27591

    Eh... ca vous fait pas flipper ce top 10 Francais ? En tout cas, avec des references pareils le francais peut continuer a polemiquer tant qu’il voudra et aligner ces chiffres de profit des uns et des autres sans significations ! Non mais y’en a marre des tout ce vent sur le p2p, les pirates les voleurs etc... Personnes ne se rend compte de la revolution en marche et de l’opportunite pour tous ? Artistes, indes ca y’est vous etes libres de creer et de vivre ! !
    Depuis que j’achete toute ma musique en ligne, je ne me suis jamais senti aussi bien. Je suis Dj et je depense en moyenne 2 a 300 euros par mois dans l’achat de titres. II n’y a encore pas si longtemps l’achat d’un titre sur vinil me revenait entre 10 et 20 Euros (Eh oui quand on est mobile il faut se faire livrer, ce qui peut vite doubler le prix d’achat)... Bref au maximum 15 titres par mois,ca demande une bonne reflection et souvent l’impasse sur des coups de coeurs ou des creations originales.
    Aujourd’hui avec le meme budget a 1.5 Euros le titre j’ai acces a combien... 200... 300 titres en ligne ? C’est le pied je me gave de tout ce qui sort sans aucune restriction.
    Mais je me demande maintenant... Ils sont ou mes 300 euros ? c’est du vent ca ? On va me dire que c’est pas l’artiste, le label ou le distributeur qui y gagne ?
    Alors pourquoi on en les entends pas ceux-la ? Laissez moi deviner... doivent pas etre Francais peut-etre. Jonhy Holyday ils ont arrete ya longtemps et ils n’ont pas la nostalgie du 20ieme siecle de chez Universal. Allez rassurez vous, des artistes francais il y en a qui vivent grace au digital et des talentueux. Ne vous laissez pas berner, les dinosaures ca n’existe plus !
    Stop complaining and grow up little french men.

  • cooper59
    cooper59
    nazer c pueril et con
    • Posté à 12h46 le 02/02/2008
    • Internaute 18535
      nazer c pueril et con

    Ecoutons les Comelade , les Alain Leprest , les Tetes Raides , les Matthieu Bogaerts , Dick Annegarn etc etc etc y’en a plein comme ça de tres haute qualité , ainsi que les petits groupss qui font bouger les petites salles et les bars , je pense aux Turtles Ramblers ou ausx Spermicide etc etc etc le blues malien : Tartit Tinariwen ,la musique ethiopienne : Mahmoud Ahmed et les autres . Ecoutez tout ce que vous voulez mais allez au devant de la musique parce que si vous attendez qu’elle arrive a vous , c’est le robinet a FM et la daube assurée ; Il y a des artistes français magnifiques , remarquez que ceux là se foutent pas mal de passer a la TV en prime time et nous on s’en fout aussi . quand aux maisons de disques , qu’elle aille se faire staracadisées chez les papous . logiques culturelles et economiques ne font pas toujours bon menage .

  • cooper59
    cooper59
    nazer c pueril et con
    • Posté à 12h56 le 02/02/2008
    • Internaute 18535
      nazer c pueril et con

    les artistes « marginaux » ont leurs public qui les suivront meme s’ils se font virer de leurs maison de disques ! les labels independants sont prets a les accueillir . Et on ira toujours les voir sur scene ! pour ceux qui n’ont pas encore eté signés ça change pas grand chose si les majors s’ecroulent .

  • anorexique
    • Posté à 13h37 le 02/02/2008
    • Internaute 30621

    Il y a une chose qui me turlupine toujours quand on parle de « crise » dans l’industrie du disque.
    On ne parle jamais de la qualité des produits médiatiquement exposés.
    Si on proposait moins de « merde » au consommateur,
    peut-être aurait-il davantage envie d’acheter son produit que de le télécharger...
    Quand on voit que dans les années 70, le battage médiatique était fait autour de Jimmy Hendrix et consorts, aujourd’hui, c’est autour de la star ac. Il me semble y avoir eu une légère baisse de la qualité musicale pour lesproduits proposés par les majors.
    Le consommateur n’est peut être pas si niais que cela, il parait qu’il y en a même qui ont compris que Florent Pagny n’avait pas la « plus belle voix de France », comme on pourrait l’entendre chez Michel Drucker le dimanche. (alors c’est qui ? Amel Bent ?)
    En bref, je pense que le concept « de la musique simple pour des gens simples » commence à montrer ses limites.

  • NouNouiLL
    • Posté à 15h50 le 02/02/2008
    • Internaute 25838

    En même temps, j’ai quand même un doute sur la quantité totale de musique écouté, c’est à dire l’offre légale et illégale...
    D’une part parce que l’offre illégale tend a baisser...
    (Oui, on nous ment, on nous vole intellectuellement)
    Et d’autre part, il y a d’autres offres culturels qui lorgnent sur la musique...
    Les jeux videos (qui bouffent une quantité folle de temps et d’argent) Par exemple, on pourrait citer un petit morrowind qui devrait être pratiquement gratuit(5€) en offre légal pour aller minimum 100 heures de jeux passionnantes...

    A cela s’ajoute, les offres de photos, de courts métrages, de revues, de journaux, de films et de classiques littéraires qui sont ou tombés dans le domaine publique ou gratuites...

    Et surtout l’offre musicale qui est de plus en plus atomisé,parce que avoir une petite culture musicale aujourd’hui commencent a être assez dure, entre le classique, le jazz, le rock,le rock progressif les musiques jamaicaines dite raggae, dub ,ska plus le punk, le rap, le hip hop, le trip hop, l’experimentale, l’électronique, la pop, la techno et toute ses variantes, la funk, le folk...
    Tout ça, alors que les 3/4 n’a pas un poil de cul de réel mouvement social et culturel(encore existant)...
    Il y a de quoi se perdre et boudé la musique.

    Et avec tout ça, on viens me faire la morale parce que je soutiens pas une certain culture. (Ahah... la bonne blague culturelle ...)
    La culture spectaculaire est depuis longtemps totalement anomique, et l’on cherche à se tourner vers autres choses... (et ce autres choses est bien souvent aussi spectaculaire)

  • ambra Mari
    • Posté à 18h52 le 02/02/2008
    • Internaute 28309

    Cher Keumar,

    tu as tout mon soutien, tu as enormement raison ! ! !

    Et de mon petit, j’ai toujours acheter la musique que j’aime.

  • elarips
    • Posté à 19h18 le 02/02/2008
    • Internaute 19146

    au temps des majors combien d’artistes vivaient de leur musique ?
    pas + qu’aujourd’hui

    le mp3 c’est de la merde donc jetable donc piratable ! !

    à quand un vrai format audio ?

    chez un major un artiste moyen touche 0,03 centimes d’euro sur un titre téléchargé à 0,99 centimes

    chercher l’erreur ! qui ce gave ?

    pour travailler dans l’édition je peux vous certifier que nous ne sommes pas au bout de nos peines.

  • foutard
    foutard
    voudrait bien gagner un peu
    • Posté à 20h01 le 02/02/2008
    • Internaute 28406
      voudrait bien gagner un peu

    Bonsoir,je pense que les artistes vont devoir revenir à leur vocation premiere , c’est-a-dire la scene s’ils veulent gagner leur vie . Et je dis c’est tant mieux car les chances seront mieux partagees et la selection qualitative sera impitoyable .Termine les pseudos artistes que l’on lance comme une lessive et qui se font des oeufs en or en quelques semaines . Messieurs les artistes il va falloir descendre de votre piedestal et vous mettre à bosser comme tout un chacun si vous voulez vivre de votre art .

  • cooper59
    cooper59
    nazer c pueril et con
    • Posté à 22h06 le 02/02/2008
    • Internaute 18535
      nazer c pueril et con

    c’est n’importe quoi Foutard , les artistes font de la scene autant qu’ils le peuvent , et d’abord de quels types d’artistes parlez vous , des pros du robinet a FM , des artistes moins connus qui tres souvent ont un boulot , meme s’ils sont connus , souvent ils n’arretent pas leur travail prennent des années sabatiques ou se mettent a temps partiel . bon , je comprends que vous faites certainement allusion aux starac academiciens par exemple ; Mais moi j’appelle pas ça des artistes , des artistes j’en connais , dans le rock , dans le jazz ou la musique tzigane , ils sont prof de musique ou conduisent des bus ou sont intermittents et font le plus de scene possible quitte a dormir 3 heures , je parle pas des deplacements , du matos a charger et quelquefois ils jouent dans 2 ou 3 ensembles differents ! artistes = faineants , c’est saoulant a la fin , vous ne feriez peut etre pas la moitie de ce qu’ils font , pour des cachets minables tres souvent et moi non plus d’ailleurs !

  • Aller à la page
  • 1
  • 2