à débattre 14/06/2007 à 15h00

« Difficile de vendre de l'art africain contemporain »

David Servenay | Ex-Rue89

Pas facile de s’y retrouver dans la jungle de l’art contemporain. Plus encore lorsqu’il s’agit d’artistes africains, mal référencés et à la merci de tous les gourous de la spéculation artistique. Depuis plusieurs années, Aude Minart , galeriste nomade et marchand, tente de faire connaître une poignée d’artistes talentueux à Paris ou Madrid, partout où des collectionneurs sont prêts à s’enthousiasmer. Peintres, sculpteurs ou tisseurs, ils étaient exposés au Viaduc des Arts à Paris, il y a quelques jours. Pourquoi le marché de l’art africain a-t-il du mal à se structurer ? Les réponses d’Aude Minart.


Vidéo : Ophélie Neiman

► Célébrer Giacometti lu par Ella Marder.




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  • bernie
    • Posté à 17h06 le 14/06/2007
    • Internaute 322

    Les ventes atteigent des records pour les Maîtres et pour l’art « patrimoine ». En revanche les ventes d’art contemporain moderne ou plus classique dans les budgets inférieur à 5000 sont très difficile quelques années. Les galeries ferment les unes après les autres depuis 3, 4 ans en France. Les ventes sont plus faciles dans les pays anglosaxons, pourquoi ? Il y a evidemment des aspects de pouvoir d’achat mais je crois qu’il s’agit surtout d’un problème de culture de la part de la population française, on achète facilement des voitures à 30, 40000 mais une toile à 2000 alors là c’est autre chose. La plupart des français n’arrivent pas à passer à l’acte d’achat et j’imagine que pour l’art africain c’est encore plus difficile.

    • Anonyme répond à bernie

      Vous dîtes que les Occidentaux préfèrent s’acheter des voitures à 30 ou 40 000, mais certains peintres de l’école de Kinshasa (je pense en particulier à Chéri Samba),s’achètent des voitures bien plus chères que ça.
      Mami Wata serait-elle passée par-là ? ...

      Post scriptum : Blague à part, continuons d’accueillir nos
      amis africains à bras ouverts et à les arracher, chaque fois que ce sera possible, aux griffes de maître Hortefeux.
      C’est juste une question d’amour.

      Brogilo.

  • Désinscrit le 15-7
    • Posté à 16h41 le 14/06/2007
    • Internaute 992
      nc

    Peut-etre que hortefeux (ou les autres decomplexes) a une (des) reponse(s)/solution(s)...

  • Anonyme

    C’est tellement plus confortable de cantonner « l’art nègre », comme on dit aux arts traditionnels et au registre de l’artisanat, qui relève de techniques ancestrales bien rôdées, lisses et sans danger pour l’esprit. Qui dit art, dit création donc concept et tout ce qui l’accompagne, indépendance et liberté. Souhaitons que l’art contemporain des pays africains suive le même chemin que le cinéma, la musique, la littérature, et même la mode, que de grands artistes du Burkina, de Côte d’Ivoire, du Mali, du Sénégal, du Cameroun... sont parvenus à imposer au monde entier. Faisons confiance aux artistes d’où qu’ils viennent. Michèle Collery.

    • akwaba
      • Posté à 12h20 le 22/09/2007
      • Internaute 17356

      Les portes Ouvertes des Ateliers d’artistes : les 28-29-30 septembre 2007 dans le 13è arrodissement de Paris
      une occasion rêvée pour découvrir des artistes comme Mickaël Bethe Sélassié , D’origine Ethiopienne ce sculpteur vous offre un voyage dans un monde mythique peuplé d’hommes et d’animaux fantastiques.

  • pikasso02
    • Posté à 21h03 le 14/06/2007
    • Internaute 10134

    Picasso a parait-il révolutionné l’art et inventé l’art Africain. Qu’attend-t-on pour montrer les similitudes entres les arts premiers et Picasso, entre les arts premiers et Cézanne, entre les arts premiers et Matisse ? Ne croyez-vous pas que le mimétisme pourrait encore jouer un rôle ? Les trois peintres que je viens de nommer, ont interprété des oeuvres du passé toute leur vie. Mais trouvez-moi des ouvrages qui mettent l’accent sur le rôle des oeuvres anciennes ! Certes, ils en existent ! Mais ce qu’ils nous révèlent est insuffisant. Quand osera-t-on s’attaquer à ce problème ? L’art contemporain ça n’existe pas ! Tout est dans l’interprétation. Le reste est littérature ! Donc sans intérêt pour les arts plastiques. Passez donc voir mon blog. Dix années de travail. Cliquer pikasso02 sur Google. Et de ma thèse, dites moi où est l’erreur ? Bonne soirée.

    • Anonyme répond à pikasso02

      Il y a presque 20 ans, lorsque j’étudiais l’Histoire de l’Art à l’Université de Rennes 2, nous avions en 2ème année des cours intitulés « Art de l’Islam » et « Art Africain ». Nos cours d’Art Moderne, faisaient déjà la part belle aux influences Africaines , aux influences des Arts Primitifs, sur les innovations d’un Picasso ou d’un Matisse...

      La question que nous posait alors l’étude des productions Africaines, était celle de notre ethnocentrisme : nous considérions comme oeuvres d’Art, des sculptures qui n’avaient à aucun moment été conçues pour flatter le goût du Beau de qui que soit. Leur naissance était soumise à des règles strictes, tant du point de vue de celui qui était habilité à les produire, que dans ce qu’elles incarnaient (les esprits).

      L’Art dont ce sont inspiré nos Modernes, n’avait rien de créatif au sens propre du terme...Mais ces productions étaient Belles, parce que pures avant tout, et nouvelles , et « forcément » obscènes.Et elles offraient alors, une légitimité, à l’apparente décadence, d’Artistes qui alors pouvaient se dire autorisés à transgresser les règles qui régissaient leur Art, en s’inspirant de règles qui avaient cours autrefois et ailleurs.

      L’Art contemporain Africain, a du mal à se vendre parce que ces productions sont ce qu’elles sont : des oeuvres d’Art à part entière. Ces oeuvres ne sont plus celles dont on peut s’inspirer pour justifier notre propre création (surtout lorsqu’elle est hors norme), elles sont le produit d’une volonté de créer...A1fricaine.

      Bref, tout ça pour dire,que les Artistes Africains ne sont plus victimes de notre ethnocentrisme, mais de notre racisme : il ne manquerait plus que ces hommes et ces femmes là, soient de véritables créateurs.( ! ! !)

      Yvane

      • Anonyme

        Excellente analyse ! !
        Je partage entièrement cette vision des choses.

        Lorsque l’ART NEGRE était source d’inspiration pour nos sublimes artistes européens il avait sa place.... dans les musées (qui sont aussi un peu des « cimetières »). L’ART NEGRE était, on l’oublie trop souvent un art RELIGIEUX, un support rituel, chargé de sens que le public (même averti) ignore.
        Après tout, l’ART EGYPTIEN, l’ART ROMAN était-il autre chose ? ?

        L’art contemporain africain s’affranchit du sacré, devient création pure et là, forcément ça se corse ! Si l’occident s’y intéresse peu c’est peut-être qu’il s’y reconnaît trop.... moins d’exotisme, moins d’intérêt sans doute.
        D’autre part, le voyageur moderne qui fréquente les plages sénégalaises ou le busch namibien n’imagine pas que la créativité africaine dépasse le recyclage de canettes de Coca (en magnifiques jouets) ou les sacs plastiques en « petits sacs de ville très mode » ! !
        Les mêmes ignorent qu’en AUSTRALIE il y a un ART ABORIGENE extrèmement vivant et d’ailleurs de plus en plus prisé d’un large public.

        C’est donc le rôle des galeristes de promouvoir l’art contemporain africain d’aujourd’hui.

        Le racisme ne reculera pas facilement, mais l’art peut et doit y contribuer ! !

         
        • Anonyme

          Vous parlez d’un art affranchi du sacré, devenue création pure...
          Mais l’art peut-il être autre chose qu’une « prière » ?

          Brogilo

          • Anonyme

            @Brogilo :
            Vous jouez sur les mots ce me semble... Lorsqu’on dit « prière » l’on sous-entend qu’elle s’adresse à quelque entité supérieure non ?
            Ne pouvez-vous imaginer un art « laïc » qui souhaite s’adresser « seulement » aux hommes ! !

            • Anonyme

              Je ne vous remercie qu’à moitié de prêter attention à mes petites provocations, car ce n’est pas si confortable que de devoir vous répondre...
              Prière non comme soumission à une entité supérieure, mais comme expression d’un sentiment de reconnaissance à la vie, un geste de gratitude, en somme, au simple fait d’exister.
              Malgré le monde comme il va.
              Picasso, laîque en diable, voyait l’artiste comme un « être
              politique, constamment en éveil devant les déchirants, ardents ou doux évènements du monde »,il n’en chercha pas moins toute sa vie cette espèce d’innocence du regard qu’a l’enfant (« il faut toute une vie d’adulte pour redevenir un enfant » disait-il...)
              C’est cette innocence-là que nous sommes allés chercher au
              siècle dernier chez les Nègres mais aussi chez les Fous. Avec les fortunes diverses que l’on sait. Car, dit en substance Rilke, l’art ne s’exerce pas dans la passion mais au prix d’une ingénuité recouvrée en totale communion avec les forces de l’univers.
              « Quand l’homme se laisse aveugler par les choses, il se commet avec la poussière. Quand l’homme se laisse dominer par les choses, son coeur se trouble. Un coeur troublé ne peut produire qu’une peinture laborieuse et raide et conduit à sa propre destruction... Aussi, je laisse les choses suivre les ténèbres des choses, et la poussière se commettre avec la poussière ; ainsi mon coeur est sans trouble, et quand le coeur est sans trouble, la peinture peut naître (Shitao) ». C’est par-là que j’entend prière.
              Une prière à l’adresse de la communauté des hommes.Brogilo.

              • Anonyme

                @Brogilo :

                Merci Brogilo pour cet « éclaircissement » bienvenu, mais le mot « prière » étant tellement connoté, des erreurs d’interprétation sont possibles n’est-ce-pas ?
                Je suis au moins aussi surprise par votre analyse :
                « C’est cette innocence là que nous sommes allés chercher au siècle dernier chez les Nègres mais aussi chez les fous ».
                L’européen (à fortiori celui du siècle dernier) est-il le mieux placé pour apprécier les compétences artistiques (ou autres) de l’indigène africain ?
                N’est-il pas un peu FACILE de qualifier « d’innocence » un rapport à la vie, à la mort, à la nature, à l’au-delà, extraordinairement différent ? Qu’elle est l’unité de mesure de « l’innocence » ? Sans doute est-ce une unité Blanche. Cette vision post-colonialiste n’est plus valable aujourd’hui car nous savons bien que le « monde africain » est complexe et que nous n’en possédons pas toutes les clefs.
                Les européens sont allés chercher dites-vous, l’innocence sous les tropiques (tel GAUGUIN à TAHITI) le mythe du « bon sauvage » Rousseauiste étant passé par là, mais l’ont-il trouvée ? ?
                L’art « d’après » est-il plus « innocent » plus proche du regard de l’enfant (comme le souhaitait PICASSO) ?
                Franchement je n’en suis pas sûre... KOYA

                • Anonyme

                  Je ne connais pas exactement les raisons qui poussèrent Gauguin à gagner les Marquises (il semblerait qu’elles furent, du moins pour certaines, comme vous le dîtes, d’ordre Rousseauistes), je me bornerai simplement à constater que sa peinture en fut profondément bouleversée.
                  Au mot « innocence »,certes,j’aurais dû préfèrer celui de « vérité ». L’art étant avant tout une exigeante quête de vérité. Mais vous savez bien que tous les mots sont piègés.
                  Alors qu’il a déjà commencé une collection d’art Nègre, Derain écrit à Vlaminck le 13 août 1902 : Une chose qui me
                  tracasse, c’est le dessin. Je voudrais étudier des dessins de gosses. La Vérité y est sans doute ».
                  Les artistes occidentaux de cette époque cherchent à s’affranchir d’un art officiel sclérosé mais aussi du pesant magistère de leurs plus illustres devanciers. Alors que Rodin triomphe, Vlaminck dit d’un objet africain repéré dans un bistrot de Bougival : c’est presque aussi beau que la Venus de Milo. Derain répond : c’est aussi beau. Picasso
                  surenchérit : c’est « pluss bô ». (anecdote relatée par Jacques Kerchache dans « Derain et la découverte de l’art nègre ». Une grossière erreur serait d’imaginer Derain, Picasso et consorts en ethnologues avertis. Avant tout, ils
                  sont des chineurs, exerçant leur curiosité dans tous les azimuts : arts « primitifs’, arts populaires, arts “naîfs”,dessins d’enfants, de “fous‘etc...) à la recherche de nouvelles problématiques formelles à même de les faire avancer dans leur travail. Picasso dit de l’art négre : Je ne sais pas à quoi ça sert, d’où ça vient, mais je comprends trés bien ce que l’artiste à voulu faire’.
                  Cette recherche de vérité là n’a que très peu à voir avec le mythe du bon sauvage ; car elle part de l’excellent principe selon lequel : ‘une forme esthétique fondée sur un savoir et une expérience trop développée ne peut échapper à l’effet de style. Elle privilégie l’apparence aux dépens de l’analyse du sujet. A l’inverse, les expressions simples qu’aucune considération a priori ne surcharge ni ne complique, peuvent atteindre à une immédiateté et une vérité plus grande’.(P.Dagen : André Derain, Lettres à Vlaminck)
                  Donc, même si je suis à cent pour cent d’accord avec vous sur l’‘innocence, unité Blanche’, s’il vous plaît, point trop de moraline. Bien à vous, Brogilo.

        5 autres commentaires
    • Anonyme répond à pikasso02

      Le problème est la reconnaissance d’artistes, pas de « l’art africain », comme s’il s’agissait d’une entité globale. On ne parle pas d’art européen, ou d’art américain, on nomme les artistes pour leur style, leur personnalité, leur unicité. Quand on évoque Matisse ou Picasso, on les identifie immédiatement par leur nom pas par leur ethnie. Ce sera un énorme pas en avant quand il en sera de même avec les artistes du continent africain. Les relents du colonialisme ont la peau dure ! Michèle Collery

      • pikasso02
        • Posté à 09h16 le 15/06/2007
        • Internaute 10134

        Identifier une oeuvre par le nom de celle ou celui qui l’a faite est pure convention, pratique, mais n’a rien à voir avec le plaisir de voir. Nous ignorons qui sculpta la Vénus de Willendorf, mais quel bonheur de la tenir dans sa main. Nos gestes sont en rapport avec nos yeux. Et le mimétisme nous permet de concrétiser ce que nous aimons. Les Grecs , les Chinois ou les Africains ont agi de même. Les sociétés étaient différentes. Les oeuvres furent différentes. Mais le corps est présent dans toutes. L’homme a besoin de référents pour aimer. Nous devrions tous l’apprendre au moins en histoire de l’art, si elle était enseignée.

         
        • Anonyme répond à pikasso02

          Ne mélangeons pas tout. Votre Vénus de Willendorf date de la préhistoire, avant qu’on attribue les oeuvres à leurs auteurs (ce qui n’ôte bien sûr rien à l’émotion qu’elle suscite). Là, nous parlons d’art vivant. Je ne vois pas pourquoi on reconnaîtrait le droit de signer son oeuvre à certains artistes et pas à d’autres, qu’on rangerait sous le chapeau d’une civilisation. Le marché de l’art existe que vous le vouliez ou non. L’emploi d’une expression du type « artiste de renom » est largement usitée quand il s’agit de promouvoir une exposition, et je trouve injustifié que des artistes soient reconnus et cotés, et d’autres pas. Michèle Collery.

        1 autres commentaires
      • Anonyme

        MERCI pour cette précision essentielle à mon avis, au boulot les chercheurs, les historiens, les ethnologues, etc...ça traine en effet ,ce serait une grande chose qu’on reconnaisse enfin que l’art africain est aussi l’affaire d’artistes .une grande chose pour tout le monde
        le colonialisme à en effet la peau dure ! ! !

  • Anonyme

    le musée DAPPER espose régulièrement des artistes contemporains africains
    ainsi que le musée des arts derniers à Paris

    il ne tient qu’aux galeristes de se bouger un peu...
    aujourd’hui, en ce qui concerne l’art africain il vaut mieux avoir 400 ans que 40 .
    promouvoir l’art africain c’est rendre à césar ce qui appartient à césar ...déjà victime d’une forte méconnaissance et d’une réputation « primitive “, l’art africain est encore à découvrir à comprendre,
    quand est-ce qu’on s’y met ?

  • Anonyme

    L’art africain a inspiré les plus garnds artistes du début du 20eme siècle, il est une référence pour l’art premier mondial, il est à la base de l’art moderne.

    Picass, Modigliani, Braque, Matisse,et beaucoup d’autres, pour le bon peuple français, il manque la culture adéquate, ce sont globalement des ignares.

    Poliakoff

  • Anonyme

    L’art africain a inspiré les plus grands artistes du début du 20eme siècle, il est une référence pour l’art premier mondial, il est à la base de l’art moderne.

    Picass, Modigliani, Braque, Matisse,et beaucoup d’autres, pour le bon peuple français, il manque la culture adéquate, ce sont globalement des ignares.
    Comment faire progresser un peuple d’idiots ?

    Poliakoff

    • pikasso02
      • Posté à 18h08 le 15/06/2007
      • Internaute 10134

      Bonsoir
      Je crois que le 20ème siècle a cru bien faire en disant que l’art africain, avait influencé Braque, Matisse, Picasso et bien d’autres. L’art a des histoires. Ces histoires sont en rapport avec le lieu où naissent les « objets » de mémoire, objets qui se différencient de la parole. L’occident a son histoire. Qui connait, l’histoire des artistes d’occident, sait qu’ils se sont influencés les uns les autres. C’est la même chose dans chaque culture et chaque région du monde. Cézanne et Raphael jouèrent un rôle bien plus important pour Picasso que l’art Africain. Cela, ne dévalorise pas ces masques qui montrèrent aux artistes, que toute forme nait de l’observation. Les Africains ont procédé comme les Grecs. Par mimétisme. Je ne suis pas là pour vous donner une leçon ! Le prof ressort peut-être et je vous demanderai de bien vouloir l’excuser. Mais pensez-vous, que quand des thèses apportent des éléments nouveaux sur un artiste du passé, celles-ci doivent être ignorées ? C’est pourtant la situation actuelle. Pour les curieux, et ceux qui sont ouverts au nouveau, je vous invite à vous rendre sur mon blog en cliquant pikasso02 sur Google. J’ai terminé aujourd’hui, une séquence, sur les dessins de Picasso de 1915. Vous pourrez la trouver à l’article 40 dans le sommaire situé au début. Merci à celles et ceux qui m’ont déjà répondu. Un dialogue devrait logiquement s’établir. Je ne pense pas que des oeuvres nouvelles puissent voir le jour sur des oeuvres ignorées. Une histoire déformée ne peut servir de base solide. Sorry pour ce laïus. (à suivre)

  • Anonyme

    J’ai visité, l’été dernier, la légendaire Ecole de Poto-Poto à Brazzaville. J’ai eu vraiment mal au cœur. La cour était envahie par une buvette-dancing pour la saison, qui « rapporte de l’argent » et empêche les artistes de travailler. Des conditions très difficiles. Et des œuvres de commande de l’Italie pour l’événement du « rapatriement » de De Brazza dans un affreux mausolée. Certains artistes se plaignaient aussi du manque de matériel pour travailler. Voilà, c’était juste un petit mot pour penser aussi aux conditions de travail de certains artistes à certains endroits en Afrique.
    Mère Evé

  • Anonyme

    Bonjour,

    Cet article de David Servenay nous a beaucoup intéressé.
    Nous travaillons dans le domaine de la photographique en Afrique et collaborons avec différentes structures et différents photographes sur le continent.

    A l’image du marché de l’art africain, le secteur photographique en Afrique a du mal à se structurer.
    Il est important cependant de noter l’apport inconsidérable des nouvelles technologies et du multimédia comme les Blog, ou les sites pour ce secteur.
    C’est par un secteur structuré sur son continent que le marché de l’art africain pourra être réfléchit par ses propres acteurs.
    Il est essentiel que les photographes ou autres artistes puissent mener la donne et non plus être à la merci d’acheteur d’art ou de découvreur d’art africain.
    Au Mali par exemple, de nouvelles initiatives émergent et essaient de proposer des alternatives aux codes et aux côtes d’un marché de l’art régi par des règles occidentales.

    c’est de ces initiatives même minimes qu’il faut s’inspirer et tirer des conlusions.

  • Anonyme

    Le problème est, en fait, assez simple. Tout galeriste, agent , consevateur ou acteur du monde de l’art contemporain se doit de ne présenter que des artistes du plus haut niveau, et dont le caractère contemporain ne fait aucun doute. La « béquille » du qualificatif « africain » vient souvent affaiblir l’image des artistes. Même si ces derniers ne renient en aucun cas leurs racines, pourquoi leur accoler systématiquement cette détermination par les origines ? « Difficile de vendre de l’art africain ? » Commencez donc par présenter de très bons artistes, et décollez du folklore exotique qui les rabaisse au rang d’artisans. ! Soit dit en passant, nos amis Belges ne sont pas plus connaisseurs, si ce n’est en art dit « primitif »...

    Olivier Sultan
    Musée des Arts Derniers
    Paris Lien