26/01/2008 à 12h46

Alain Badiou : « Il y a une barbarie sarkozienne »


Auteur d’un pamphlet contre Sarkozy, le philosophe refuse de remiser l’utopie communiste et raille la « politique de civilisation ».

Son éditeur n’en revient pas : plus de 20 000 exemplaires écoulés, des libraires enthousiastes et des lecteurs qui d’habitude n’ouvrent jamais un livre de philo. Alain Badiou, vieux mao sur le retour, a tapé juste.

En 155 pages, son pamphlet, « De quoi Sarkozy est-il le nom ? “, aussi brutal que bien écrit, étrille sans concession celui qu’il surnomme ‘l’Homme aux rats’ -allusion à la fable du ‘Joueur de flûte de Hamelin’, et au titre de l’une des ‘Cinq psychanalyses’ de Freud, qui présente un personnage obsessionnel.


Sarkozy et sa ‘rupture’ sont le produit, dit-il, d’un ‘pétainisme’ transcendental de la France, qui se nourrit de peurs. De même que la Restauration voulait effacer la Révolution française et Pétain, le Front populaire, Sarkozy, lui, veut ‘liquider’ Mai 68.

Comme il l’avait fait dans ‘Circonstances 1’, Badiou fustige au passage la ‘démocratie électorale’ (autrefois il aurait écrit ‘bourgeoise’) qu’il considère comme une imposture :

‘Le suffrage universel serait la seule chose qu’on aurait à respecter indépendamment de ce qu’il produit ? Et pourquoi donc ?

Le succès de son petit livre, et l’antiparlementarisme qu’il véhicule, a soulevé de nombreux haut-le-coeur, notamment chez les intellectuels antitotalitaires’. Alain Finkielkraut, abasourdi par le retour à la mode de Badiou, a ainsi déploré ce ‘symptôme du retour de la radicalité et de l’effondrement de l’antitotalitarisme’.

A 70 ans, il se définit toujours comme un ‘ultragauchiste’

Vénérable mandarin de l’Ecole normale supérieure (ENS), où les étudiants font la queue pour suivre son séminaire annuel (cette année consacré à Platon), Alain Badiou est, après Jacques Derrida, l’un des philosophes français les plus connus au monde. Très estimé par ses collègues, il a bâti un univers conceptuel cohérent, mélange néo-platonicien et marxiste pur et dur. Il est réputé pour sa capacité à synthétiser l’histoire des idées.

Aujourd’hui, il se définit encore comme ‘ultragauchiste’. En publiant ce quatrième volume de la série ‘Circonstances’, cet ami de Louis Althusser entend faire acte de militance.

Et s’il défend bec et ongles ‘l’hypothèse communiste’ c’est parce qu’il n’y en a ‘pas d’autres’, juge-t-il. Le communisme est une idée, au sens platonicien, indestructible. Le fait même de renoncer à l’utopie d’une société égalitaire, collective, débarrassée de l’Etat, est impensable, sauf à se faire complice des violences inégalitaires du système capitalisme.

Quelle forme prendra le communisme ? Certainement pas celle d’un parti discipliné, modèle qui a échoué. La réponse est à chercher, selon lui, dans les initiatives ‘expérimentales’ actuelles. (Voir la vidéo.)


Les ‘huit points praticables’ pour refonder une pensée de gauche

Au troisième chapitre de son essai, Badiou dresse une liste de ‘huit points praticables’, sorte de piliers sur lesquels appuyer une refondation conceptuelle de la gauche. Des ouvriers au monde, en passant par l’art, les malades ou l’amour...

‘Point 4. L’amour doit être réinventé (point dit ’de Rimbaud’), mais aussi tout simplement défendu.

Point 7. Un journal qui appartient à de riches managers n’a pas à être lu par quelqu’un qui n’est ni manager ni riche.’

Le philosophe défend aussi la nécessité de penser l’unicité du monde, dans des univers de plus en plus éclatés.

La politique ? A 70 ans, l’ancien militant de l’UCMLF, scission du PC-MLF (le Parti communiste marxiste-léniniste de France, groupe maoïste), fait mine de ne pas s’intéresser au jeu politique classique. Besancenot et sa tentative de créer un parti anticapitaliste ? Son approche est trop traditionnelle à ses yeux. Le débat sur la ‘politique de civilisation’ ? Foutaise sans intérêt, selon lui : ‘Sarkozy peut se réclamer de tout finalement, sauf de la civilisation. A mes yeux, c’est un barbare...’ (Voir la vidéo.)


Reste Mai 68, auquel Badiou reste fidèle. Il y voit quatre dimensions : une révolte de la jeunesse, une grève ouvrière, un mouvement libertaire, et, de façon moins visible, une recherche de figures politiques novatrices. Mais il se méfie de la commémoration des ‘événements’, quarante ans après. (Voir la vidéo)


Pascal Riché et David Servenay

‘De quoi Sarkozy est-il le nom ? , Circonstances 4’ d’Alain Badiou - Nouvelles éditions lignes - 155 pages - 14 euros.

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  • marie 75
    • Posté à 12h48 le 26/01/2008
    • Internaute 3563

    de quoi est le nom de cette politique dite de civilisation ?

    un hommage à l’abbé pierre .... qui décape

    Lien

    un hommage à l’abbé pierre .... qui décape taper hommage abbé pierre par hakim sur you tube

    et à faire circuler il a du talent hakim ! ! ! !

    • Etel
      Etel répond à marie 75
      • Posté à 18h33 le 26/01/2008
      • Internaute 20727

      merci pour ce très beau texte
      (même s’il n’a rien à voir avec les ujet ici traité)

      • toile
        toile répond à Etel
        • Posté à 19h17 le 26/01/2008
        • Internaute 29893

        Badiou – de quoi Sarkozy est-il le nom ?
        Sarkozy - de quoi Badiou est-il le nom ?
        peut-on parler d’une barbarie maoiste (ou est-ce trop mal élevé).
        Peut-on penser sans allez chercher Pétain (histoire d’être un plus présent).

        Ou bien de la métaphore du rat. Si plaisante, on peut s’empêcher de sourire si l’on se souvient de qui les rats étaient le nom.

        Enfin, de quoi Sarkozy est-il le nom ? . Ce genre de question posée par un élève studieux et brillant ferait surgir du fond de la classe, là où les cancres se sont installés, une seule réponse : « de toi même ! ».
        Je ne peux m’empêcher de l’entendre cette réponse tant est laborieux le développement qui suit la question, tant son support institutionnel m’impressionne (Ecole normale supérieure).
        D’ailleurs comment écouter A. BAUDIOU parler de corruption et d’accaparement des médias. L’ENS est-elle sa propriété ? Ses élèves sont-ils bien payés pour se soumettre au « crédit » et aux « intuitions » de ce professeur.
        Un professeur utilise les deniers publics et le temps du cours pour exposer ses opinions sur le résultat de l’élection présidentielle. Cerise sur le gateau, il touche des droits d’auteur en vendant par la suite ses cours.
        Sommes nous vraiment dans une dictature, nos résistants sont-ils aussi des prévaricateurs ?

        C’est étange ce renversement permanent auquel nous n’échapperons jamais, je dénonce en fait mes propres pratiques que je ne peux voir. On entend, rendre la parole à ceux qui ne l’ont pas, et on assiste à une triste prosopopée de l’ouvrier, immigré de préférence, les ouvriers français depuis Le Pen sont un peu moins fréquentables.
        Et voilà qu’arrive le Maréchal, toujours utile quand on évoque la droite, et pous ne pas être en reste on s’appuie sur des citations de Mao.
        De Mao ? Oui, un peu de provocation pour le bourgeois, de celle que l’on pratiquait sur le bvd Saint Germain durant « les cinq années bénis d’après 1968 ». Qu’importe les souffrances des ennemis du peuple, des artistes, les viols, les meurtres, l’humiliation des enfants.
        Les enfants, ils ont fuit l’ombre du Maréchal que l’auteur traine comme le linceul de sa pensée.
        Je me fous de Sarko et je ne regarde pas la TV, je le connais par conséquent assez mal. Je n’aime pas les Rolex, les mocassins à pompon et les initiales sur les chemises. Cela ne me suffit pas pour haïr une personne et encore moins pour le traiter d’abruti et de fasciste (au risque évident de le devenir moi même). Je ne méprise pas l’ouvier ni le comptable même s’il n’est pas noir et immigré.
        Hésiode n’est pas devenu pétainiste pour avoir écrit « le travail rend mille fois plus cher aux dieux ».
        Je ne rêve pas d’une société communiste et je suis triste de voir mon univers se retrécir pour se transformer chaque jour en espace planifié ou commercialisé.
        Sarkozy n’y est pour rien. Et vous ?
        Vous vous dédouaner trop pour ne pas être suspect. Où vous trouve-t-on l’été, dans quelle zone protégée ?
        On critique « il faut récompenser le mérite », mais cette lumière du mérite n’est ce pas vous qui l’entrtenez à chaque intervention, autocollé sur chaque livre. Normalien, n’est-il pas la suprême récompense du bon élève qui pose les bonnes questions. Cette assurance de vos énoncés l’agilité de vos discours et de vos démonstrations n’est-ce pas Normal qui vous l’ont procuré. Que vous ayez des doutes sur l’universalité du résultat, je le conçois à la lecture de cet « ouvrage » qui vous fera certainement honte un jour, peut-être déjà aujourd’hui d’ailleurs.
        Normal c’est un peu plus encore que le mérite d’ailleurs c’est le sommet de la pyramide de l’appareil d’Etat si bien rejeté par Baudiou. Normal et ses bataillons de caporaux de Normal Instits que l’on a retrouvé jusque dans les effecifs de la colonialisation triomphante, Normal recréé par Napoléon, difficile héritage.
        Dans un intéressant parallèle F. Hollande a dit « je n’aime pas les riches ». C’est à dire 4000 €. Et puis ces immigrés que l’on défend à toutes forces, ceux de son école, de son quartier.
        Oui, on peut avoir honte de vivre avec plus de 4000 € pendant que certains ramassent des salades pour 4 centimes, avoir honte d’être à l’ENS alors que tant de gens plus intelligents et plus fin n’apparaîtront sur aucun tableau d’honneur, avoir honte de vivre confortablement alors que la misère envahit le monde.
        J’aimerais lire un texte d’A. Badiou, quand il aura répondu à sa question, qui s’intitulerait Pourquoi j’ai honte ?
        Alors le bouc émissaire ? Le retournenement nous conduit-il pas à un Sarkozy bouc émissaire de nos hontes. Résultat d’une tension insuportable entre notre imaginaire bienfaisant et l’évidente complicité qui nous accable tous les jours. Comment faire barrage à l’exposition évidente de la haine de soi, en convocant Sarkozy, victime désignée par un troupeau apeuré.

        Un dernier mot, le pouvoir qui vous échappe ne renforce pas les aptitudes à la tolérance. Puisque c’est à l’école que j’ai tout appris. J’ai bien retenu « c’est celui qui dit qui est ».
        Ce reproche fait aux élites politiques d’avoir confisquer la parole du peuple s’applique bien entendu à ceux qui l’énoncent.
        Il me vient ce souvenir de cette dame à la mise parfaitement gauche progressiste, pantalon large, noir, toile, court, veste mao – un peu daté, nous constatons là aussi une difficulté au renouvellement. Elle s’écrit en montrant le ciel, que je regarde sans rien voir venir ni partir : « mais que va-t-on faire quelqu’un va-t-il se lever ». Telle une vestale, elle a la parole.

        Ce pouvoir de donner la parole, Internet, le nouveau Gutemberg, vous l’arrache pour le meilleur et pour le pire.
        Premier enseignement – du professeur, un diplôme ne vous met pas l’abri de professer des sophismes, des approximations intellectuelles, des raccourcis et autre amalgame ni d’une évidente veulerie (la femme de Sarkozy va nous apprendre des choses sur Sarkozy).
        Deuxième enseignement – de l’élève, un diplôme ne vous met pas l’abri d’écouter des...
        Troisième enseignement, il existe une chose en dehors des diplômes qui permet à deux personnes de faire le même constat (des élèves normaliens se sont interrogés sur la nécessité du livre).
        Quatrième enseignement – althusser continue à faire des dégats, pour combien de temps encore.

        Après un Mitterrand décevant un effondrement du mur, une belle action des Khmers rouges, il est devenu difficile de se contenter d’une analyse structuralise et althussérienne pour éclairer un monde devenu invisible et inaudible. Le vide de la parole a céder la place à des Sarko.
        L’halali qu’il subit est certainement un signe rassurant pour oublier les causes qui l’ont amené là. Si l’on veut bien oublier un instant notre ami Pétain.
        Ce livre est un peu le coup de pied de plus sur une image trop facilement vouée aux gémonies, il est plus éclairant sur son auteur qu’autre chose.
        Et puis cet appel à la relève, on sent l’inquiétude de l’échec et peut être aussi la peur de celui qui va apparaître et les faire passer au tribunal de l’histoire de la pensée. Auront-ils le même sort que Bouvard et Pécuchet et leurs intéressantes expérimentations.

         
        • Anonyme répond à toile

          @ toile, rien qu’à toile

          Long, chiant, ratiocineur, votre texte, on dirait du

          Finckelkraut.

          • vintage
            • Posté à 16h03 le 27/01/2008
            • Internaute 7477

            un peu de respect pour le Zimbabwe !

        2 autres commentaires
    • supprimé à la demande du riverain 28.04.09
      • Posté à 20h35 le 27/01/2008
      • Internaute 21776

      Oui,il a du talent..
      Merci pour ce lien.
      Bonne soirée.

    • supprimé à la demande du riverain 28.04.09
      • Posté à 20h37 le 27/01/2008
      • Internaute 21776

      Oui,il a du talent..
      Merci pour ce lien.
      Bonne soirée.

      • Awopbopaloobop_Alopbamboom
        • Posté à 11h23 le 29/01/2008
        • Internaute 21692
          récalcitrant

        Il n’est pas trop tard pour déposer plainte contre le gouvernement français auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

        Le lien vers le site où tous les documents sont centralisés et prêts à être envoyés, beaucoup d’information données est le suivant :

        Lien

        Non au déni de démocratie.

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 12h59 le 26/01/2008
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Pendant que le PS panse ses plaies et se positionne comme accompagnateur social du libéralisme, que Besancenot surfe sur la vague djeunes libertaire,guévaristes et alter, au lieu de réafirmer haut et clair la nécessité d’un lecture moderne et marxiste de la socièté, Badiou montre le sens et la voie .
    Merçi Monsieur.
    A bas l’eau tiède !
    Le PS est mort !
    Vive la Gauche !

    • Anonyme répond à Charles Mouloud

      @ Charles Mouloud

      Apparaître, disparaître, transparaître, telle est la stratégie à suivre pour demeurer libre ici-bas, n’est-ce-pas ? ...
      Aussi, puisque Dieu est mort et que Bathurst ne se sent pas très bien, je me devais de prendre le relais.

      Voici ma question : Que vaut « Marx-et-ça-repart ! » face à une pointure telle que Basile de Césarée dit le Pneumologue ?

      Sinon sachez encore que, pour le reste, je suis comme vous : je vomis l’eau tiède.

      Bon allez, je repars avaler quelques parsecs de cosmos,
      c’est ma croix.
      Mon footing rien qu’à moi.

      A plus !

      Votre vieux Maurice (on the road pour le Trés-Haut).

      • oscar clandot
        • Posté à 15h00 le 26/01/2008
        • Internaute 16545

        Traine en route si tu peux on en boira un avec Dollé

      • all
        all
        • Posté à 08h23 le 27/01/2008
        • Internaute 9005

        Go Maurice, go

    • monika
      monika répond à Charles Mouloud
      • Posté à 14h16 le 26/01/2008
      • Internaute 28466

      Cinq pastilles rouges pour Monsieur BADIOU. Oui vive la GAUCHE, CHARLES MOULOUD.
      Monsieur BADIOU, vous devriez vous pésenter aux prochaines élections présidentielles. Avoir un président juste et équitable remonterait notre moral bien affaibli en ce moment !

      Un bon bouquin à lire : Le livre noir du capitalisme (le temps des cerises).

    • Charles Mouloud
      Charles Mouloud répond à Charles Mouloud
      Bras gauche de la Vénus de (...)
      • Posté à 08h49 le 27/01/2008
      • Internaute 12542
        Bras gauche de la Vénus de (...)

      Aaaaarrrrrggg ! ! !
      Pirée, j’ai tout plin de points rouges !
      Varicelle ?
      Rougeole gauchiste ?
      Promis, je consulte demain !

    • Incorrect
      • Posté à 17h07 le 27/01/2008
      • Internaute 27464

      Badiou ou le gros rouge qui tâche...........

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 14h34 le 26/01/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    MAI 2008

    Au rythme où la dégringolade est partie, ce n’est pas Mai 68 que la bande des abrutis au pouvoir va devoir penser à « liquider ».

    Mais plutôt Mai 2008 qu’il leur faudra circonscrire !

    Car je ne sais pas ce que sera ce « Mai 2008 » ; je ne suis pas persuadé qu’il ressemblera à Mai 68, ni même s’il aura lieu au mois de mai. Mais je serais prêt à parier qu’il se passera quelque chose de ce genre, partie de France ou d’ailleurs, avant la fin de cette année de dingues.

    • jyeden
      jyeden répond à Le Yéti
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 14h56 le 26/01/2008
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      Yeti a surement raison

      lorsque j’ai été voté pour les présidentielles j’ai été surpris du nombre de votant qui se déplaçait.
      bien sur cela se voit dans les chiffres de la participation, mais là, c’etait palpable sur les lieux de vote.
      et vous, qui avaient été voté, souvenez vous du calme et du sérieux des gens qui attendaient, bien plus longtemps que d’habitude, pour voter
      j’ai ressenti quelquechose : c’est l’espoir que beaucoup de gens mettaient dans cette election.
      Des electeurs de sarko on vraiment cru en cet homme, cru que l’on pouvait changerr quelquechose en profondeur. Idem pour les electeurs de Royal. Car meme au premier tour les gens se sont d’abord deplacé pour voter pour ces deux là.
      maintenant on se trouve avec un homme que les journaux étrangers commencent à juger severement.
      Des collègues de gauche qui ont voté sarko m’ont dit le regretter
      Cette façon de dire, je suis le président du pouvoir d’achatt, mais les caisses sont vides et aller vous faire voir choque beaucoup.
      On se demande s’il va continuer a faire des coups médiatiques (mais là ca commence à se limiter) ou a faire une gestion à la chirac
      de toute façon les désillusions sont là
      ça risque de n’etre pas triste mai 2008

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 13h05 le 26/01/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?
  • Sexus Empiricus
    • Posté à 13h50 le 26/01/2008
    • Internaute 6004

    Entendre Badiou, ça ne fait pas de mal.

    Depuis les Lumières, au moins, on ne compte plus les esprits illustres et très cultivés qui ont applaudi à des régimes d’horreur et d’infamie. La culture n’est donc pas un bon rempart contre l’immonde, c’en est parfois le cheval de bois. D’où le « malaise dans la culture », ou le « malaise dans la civilisation ». La barbarie n’est jamais loin : comme le bon sens, c’est la chose du monde la mieux partagée.

    En revanche, on n’a jamais vu sous le soleil quelqu’un dont toute la culture dégouline autour de l’argent, des affaires, de la « réussite » personnelle (yacht, top modèle et Disneyland), transformer ses intérêts nombrilistes en civilisation. En politique, oui ; en civilisation, non.

    Le spectre du communisme rôde depuis le XIXe siècle. 1847… 1917… 2017 ? À moins que 2008 soit un quarantenaire qui en mette plus d’un en quarantaine, c’est-à-dire de côté. Aussi, voilà bientôt vingt ans que 89 est passé, le mur tombé – et c’est ce qui fait trembler. Spectres de Marx, écrivait Derrida.
    Mort ? Vivant ? On ne sait pas, on ne sait jamais avec un spectre. Comme dans Hamlet le prince d’un État pourri, tout commence par cette apparition. Un frémissement, un coup d’aile du papillon. Autrefois, il y avait quelque chose de pourri dans le royaume de Danemark ; aujourd’hui qui ne s’aperçoit pas qu’il y a du faux et du fou dans notre république ?
    Les blandices du capitalisme à la Friedmann, les délices du travailler plus pour que le meilleur gagne, la liquidation du bien public sur l’autel de la Croissance, ne font que renforcer la menace du spectre.

    Pour ceux qui, en écoutant parler Badiou, s’imaginent que « communisme » est un gros mot, qu’ils songent donc à Malcolm de Chazal : « Le soleil, c’est le communisme intégral, sauf dans les villes, où le soleil est propriété privée. » Dans les villes ? Dans certaines résidences, assurément. Le soleil, mais l’eau, mais l’air, mais la terre. (L’écologie ne peut pas être une affaire de droit privé.)

    Pour ceux qui ne parviennent pas à oublier Stalingrad et sa suite, ne pas oublier l’avertissement de Claude Roy : « Gestes absurdes : frapper du poing un hérisson, montrer du doigt un éléphant, réformer le communisme. » On ajouterais aussi bien : « réformer le capitalisme ».

    Même sous bénéfice d’inventaire, nous n’irons pas conjurer le spectre.
    Comme disaient Isabelle Stengers et Philippe Pignarre, « le point crucial n’est pas de se mettre d’accord sur ce que Marx a écrit, mais de prolonger la question qu’il a créée, celle de ce capitalisme dont il s’agit de combattre l’emprise. Et pour prolonger cette création, il faut se souvenir que ce que Marx a appelé “le capitalisme” n’a rien d’une évidence empirique, comme les tremblements de terre, par exemple, qui permettent de séparer constat et discussion quant aux possibilités de parer à leurs effets catastrophiques. Le capitalisme n’a même pas le mode d’existence “identifiable” qui a pu être attribué aux régimes et mouvements qui se sont dits “communistes”. »
    Il s’agit plutôt d’inventer des pratiques de désenvoûtement. Et on n’ira donc pas les trouver dans les vieux médias du temps jadis.

    Ce n’est donc pas en « suivant les informations », comme disent des millions de captifs devant la messe du 20 heures, qu’on trouvera l’antidote.

  • Mehdi-tons
    Mehdi-tons
    www.fovtaise.com
    • Posté à 13h59 le 26/01/2008
    • Internaute 9688
      www.fovtaise.com

    Juste une question : c’est dans « De quoi Sarkozy est-il ne nom ? » que Alain Badiou décrit ses « piliers sur lesquels appuyer une refondation conceptuelle de la gauche » ou bien c’est dans un autre ouvrage ?

    • David Servenay
      David Servenay répond à Mehdi-tons
      Ex-Rue89
      • Posté à 14h14 le 26/01/2008
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      @ Mehdi-tons

      C’est bien dans cet ouvrage que Badiou décrit les huit « points praticables » et non contingents, comme il le précise dans l’entretien. Chapitre 3 et 4, si vous êtes pressé.

    • sheena-greeny
      • Posté à 15h17 le 26/01/2008
      • Internaute 25773

      Dans ce livre, Badiou parle bien de ces « huit points à tenir » mais en effet, il n’est absolument pas dit que ce sont des pilliers (je cite l’article) « sur lesquels appuyer une refondation conceptuelle de la gauche », je trouve cela un peu réducteur de présenter ainsi le déroulement du livre, où il y a un vrai cheminement de la prise de conscience individuelle à une volonté politique possible qui en découlerait, mais surtout pas l’inverse.

      Il introduit ces huit points davantage comme une discipline personnelle, un travail pour « tenir » la recherche d’une vérité dans le contexte qui est le nôtre.

      Et c’est assez abstrait, ou intime. Il éveille la volonté de travailler sur soi du lecteur, il « courage » celui-ci à penser et à se libérer de la morosité que peut engendrer le contexte, bien davantage qu’il ne fait appel à sa volonté de participer à une « refondation conceptuelle la gauche », comme le dit l’article.

      Je pense que c’est important à souligner. Et c’est là où je trouve que l’article ne retranscrit pas vraiment cette dimension du livre, très personnelle. Il s’adresse à tous et à chacun, propose un positionnement personnel dans un contexte politique donné, avec une volonter de permettre au lecteur de prendre du recul par rapport à ce contexte.

      Ce livre propose une prise de conscience personnelle, et un vrai encouragement à se libérer d’un contexte politique (& psychologique) décourageant.

      Je ne sais pas si c’est très clair.

      Pour citer l’intro du chapitre 3 en question sur les huits points :

      « ce n’est ni un programme ni une liste, c’est une table des possibles, abstraite et incomplète, naturellement ».

      Voilà finalement qui résume mieux l’idée ;)

      En tout cas, merci à rue89 pour cet article et ces interviews.

    • FanFan2722
      FanFan2722 répond à Mehdi-tons
      http://reactionashow.blogspot. (...)
      • Posté à 15h28 le 26/01/2008
      • Internaute 12992
        http://reactionashow.blogspot. (...)

      je trouve remarquable le point 7 [si un journal est détenu par un riche manager il ne doit être lu que par les riches et les managers]
      Voila une leçon que l’on devrait tous apprendre par coeur on se libererai ainsi de la presse aplatventriste française. Plus besoin de lire Le monde, libération et autres outils de propagande présidentielle.
      Dans ces conditions, la presse alternative a de beaux jours devant elle. Lisez le plan B, fakir, le ravi, backchich, JoJoCo et autre gratte poil irrévérentieux. C’est dans leurs pages que l’on trouve la vraie information

      En attendant, la vigie de Acrimed fait son boulot et puni tous les mauvais élèves

      Lien

      • Claude PELLETIER
        Claude PELLETIER répond à FanFan2722
        Retraité dans son jardin
        • Posté à 15h45 le 26/01/2008
        • Internaute 10710
          Retraité dans son jardin

        Caractériser des fleurons de la « presse nationale » comme outils de propagande présidentielle c’est ahurissant !

        Ces journaux méritent bien des critiques mais de là à en faire des organes sakozyques ! Bonjour délire. La presse n’a pas besoin de travailler plus à chaud mais de prendre du recul par rapport aux événements et de mieux écrire nos maux.

        Merci pour cette liste de titres de sites ( ?) que j’irai visiter.

         
        • manu2005
          manu2005 répond à Claude PELLETIER
          Afghanistan,Lybie, la france (...)
          • Posté à 18h50 le 26/01/2008
          • Internaute 1805
            Afghanistan,Lybie, la france (...)

          je partage l’avis de FanFan sur la presse nationale, et j’aurais presqu’envie de faire un jeu de mot scatologique sur « fleuron »...
          Pour vous donner une idée : le monde me sert de référence sur ce que le gouvernement et son entourage, veullent faire passer comme idées reçues...

          • Claude PELLETIER
            Claude PELLETIER répond à manu2005
            Retraité dans son jardin
            • Posté à 12h21 le 27/01/2008
            • Internaute 10710
              Retraité dans son jardin

            ON n’est pas tous affecté de la même façon. Allez savoir pourquoi chez vous cela retentit sur les boyaux. Et chez moi sur les poumons ; cela me fait aspirer à un changement d’air……

            Vous devriez vous méfier des idées trop carrées et définitives. Le bras du pouvoir ou son ombre apparaissent de plusieurs façons dans la presse, les médias mais sa présence au Monde ou dans Libé n’est pas un phénomène acquis. C’est tendanciel mais d’autres tendances coexistent…… Ah ! ce goût pour les choses bien sombres ou bien claires. Soit l’un soit l’autre.

            En tout état de cause, votre message n’est pas une argumentation. Disons que c’est un simple résumé de votre position. Bonne journée.

            • manu2005
              manu2005 répond à Claude PELLETIER
              Afghanistan,Lybie, la france (...)
              • Posté à 13h17 le 27/01/2008
              • Internaute 1805
                Afghanistan,Lybie, la france (...)

              Tout à fait, c’est une sensation toute personnelle.
              Et d’accord aussi rien n’est figé.
              D’ailleurs, le Monde à ses débuts avait d’autres ambitions.
              Et il n’est pas encore fini.
              De plus, tout le monde au Monde :), ne partage pas forcément cette « ligne éditoriale ».
              Pour le moment, j’ai cette impression, qui, comme vous le suggérez est assez manichéenne, parce bien sur, les choses sont plus nuancées.
              Mais dans le fond, et quand on pense à ce que fut le monde, oui, je reste assez à mon opinion première.

              • Claude PELLETIER
                Claude PELLETIER répond à manu2005
                Retraité dans son jardin
                • Posté à 20h19 le 27/01/2008
                • Internaute 10710
                  Retraité dans son jardin

                IL m’arrivait de prendre feu pour un sujet, et de suivre celui ou ceux qui criaient le plus fort. Cela arrivera encore mais j’ai acquis un peu de méfiance. Et j’aime bien quand les médias nous donnent sciemment des éléments objectifs et qu’ils ne s’empressent pas de nous dire comment penser. Ce défaut est très répandu.

                Beaucoup de journalistes ont des grilles de lecture décalées qui ne sont ni pro ni anti gouvernementales mais superficielles, people… . Ainsi j’ai remarqué lundi dernier, le 21, que Libé avait pondu pas moins de 4 pages sur la rencontre des socialistes dans le cadre des municipales et que l’on ne disait pas un mot sur l’objet de cette manifestation ! Pas une ligne sur le sujet et 4 pages pour tricoter sur le thème des ambitions des divers prétendants. Et je ne parlerais pas du nombre de pages consacrées aux futilités présidentielles. Même si l’on doit bien admettre que SA vie privé fait hélas partie de la vie publique. Impossible de ne pas en parler. Mais attention au dosage !

                • manu2005
                  manu2005 répond à Claude PELLETIER
                  Afghanistan,Lybie, la france (...)
                  • Posté à 20h44 le 27/01/2008
                  • Internaute 1805
                    Afghanistan,Lybie, la france (...)

                  Ah, libe... Celui là, je ne le lis même plus en travers...C’est vrai qu’ils font dans le Pi Peul sepuis un bon moment.

        5 autres commentaires
      • Capasca
        Capasca répond à FanFan2722
        • Posté à 23h28 le 26/01/2008
        • Internaute 29212

        D’un autre côté, il est toujours bon de regarder ce qu’il se passe dans l’autre monde, avec les bonnes lunettes, bien entendu.

      • nieuwendammerdijk
        nieuwendammerdijk répond à FanFan2722
        bilig et crayon
        • Posté à 14h44 le 27/01/2008
        • Internaute 6585
          bilig et crayon

        merci Fan Fan pour toutes les adresses.j’y vais de ce pas.Et bonne route.

    • Mehdi-tons
      Mehdi-tons répond à Mehdi-tons
      www.fovtaise.com
      • Posté à 23h58 le 26/01/2008
      • Internaute 9688
        www.fovtaise.com

      Merci à tous pour vos réponses détaillées. :)

      N’habitant pas en France, mais au Maroc, j’essaierai de me procurer le livre assez rapidement. Non seulement le livre m’intéresse, mais la personnalité d’Alain Badiou aussi (que je découvre par cet article).

      Bref, merci. :)

  • mongarsrikou
    • Posté à 14h01 le 26/01/2008
    • Internaute 27719

    Face à tous ceux (de droite comme du PS) qui prônent le libéralisme comme une religion indétronable, et placent la loi du marché comme valeur ultime, enfin une réaction « de gauche » ! Et si elle est « radicale », on s’en fout, on voit bien ou nous mène le ventre mou de l’anti-radicalisme, du parlementarisme béat ! Le but de la vie c’est pas le CAC 40, basta ! Et ce n’est pas avec les petits accomodements à la Blair de certains (encore plus détestables que la vraie droite, qui au moins ne se cache pas derrière un discours qu’elle trahit à la moindre occasion) qu’on changera ENFIN le monde...
    Merci Alain Badiou !

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 14h27 le 26/01/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    « De même que la Restauration voulait effacer la Révolution française et Pétain, le Front populaire, Sarkozy, lui, veut “liquider” Mai 68. »
    Et pour la Restauration, et Pétain cela a raté.
    On ne peux jamais effacer quoi que ce soit. Ce qui est fait est fait, il faut assumer même la douloureuse et honteuse Shoah.

    les rats seront toujours attirés, mués par une certaine nostalgie, par le joueur de flute, qui joue l’air qu’il veulent entendre, en oubliant qu’on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve(Héraclite).

    Cela se nomme comment ? DU POPULISME NON ?

    bien analysé Monsieur Alain Badiou, vous vivons un retour de balancier, cela ne dure qu’un temps.

  • scrapp
    • Posté à 14h13 le 26/01/2008
    • Internaute 28960

    concernant Alain Finkielkraut , il n’est pas le mieux placer pour critiquer .
    parait-il qu’il était un gars bien de gauche , mais pourtant habitant le 16eme et enfin il a voter sarko en 2007 .
    donc je me demande s’il ne va pas ds le sens du vent lui aussi .
    mais il est vrai qu’il n’est pas le seul .

  • scrapp
    • Posté à 14h27 le 26/01/2008
    • Internaute 28960

    je pense aussi que le libéralisme a l’excés donne naissance a la radicalité de l’autre coté .
    de toute façon aucun excés n’est bien pr l’homme .
    mais on va trop ds un sens alors inévitablement l’autre coté reviendra a la charge .

    je ne suis pas en phase avec son coté ultragauchisme , tout comme je ne suis pas pr l’ultra-droite .
    pr moi il n’ya que l’équilibre qui marche .

    que veut-il dire par collectivisme ? celui de l’urss ?
    alors non je n’en veux pas . je suis pr l’état le plus démocratique possible .
    mais ds ce qu’il dit il y a des choses auxquel j’adhére .

    • gwenelpicaro
      gwenelpicaro répond à scrapp
      inconnue
      • Posté à 14h59 le 26/01/2008
      • Internaute 3260
        inconnue

      vive bayrou en effet comme nouveau che guevarra pour classes moyennes nourries à la sauce bhl. je préciserai juste qu’être de gauche (ou ultra-gauche, pour moi c’est une précision qui n’est pas nécessaire), c’est être contre la domination et donc contre l’urss évidemment, badiou ne dit pas autre chose mais la pensée critique, vivante, vivace reste toujours entravée par la peur de penser qu’ont certains. penser est un effort comme construire d’autres possibilités d’existence est une volonté, une affirmation. ceux qui ferment ces potentialités là, les néo-vichystes à la sauce sarkozy ou néo-staliniens à la sauce PC ou neo catholiques a la sauce bayrou ne veulent entendre parler les heretiques post modernes. critiquer le fonctionnement de notre organisation actuelle est un crime de lese majeste meme si tout le monde sait que notre « democratie representative » n a pas plus de peuple qu elle n a de respect pour la representation. nous sommes dans un systeme de prise de decision ferme et nous continuons de nous mentir a nous meme. la monarchie parlementaire s installe a versailles pour signer un traite que le peuple a refuse, certains se pensant democrates continuent a esperer qu ils ont encore un pouvoir sur la marche du monde dans des institutions qui renient tous les jours leur legitimite a exister. le pouvoir par et pour le peuple...

      pardon pour les accents, mon clavier est bloque, bug.

    • SiDi
      SiDi répond à scrapp
      En état de choc
      • Posté à 15h48 le 26/01/2008
      • Internaute 24795
        En état de choc

      Attention, l’URSS a vite pris le virage du communisme mis en oeuvre par un parti centralisé, qui dès lors n’est plus du communisme (cf Kromsdat, si ça s’écrit comme ça). Badiou met en garde contre celà. L’Etat centraliste est contre-révolutionnaire, c’est une forme de contrôle qui ne permet pas le débat citoyen.

      Si on devait mettre une étiquette sur ses pensées, quand bien même ce serait réducteur, je pense qu’il approcherait d’avantage le luxemburgisme.

  • Beeks
    • Posté à 14h52 le 26/01/2008
    • Internaute 24435

    les 4 « B » Badiou,Bove,Buffet,Besancenot voilà une vrai gauche pluriel mais sont-ils prêts à s’entendre ? parce qu’il faut bien se rendre à l’evidence que les barbares incultes sont organises. toute cette misere ideologique à gauche alors que ça parait si simple .c’est triste et rassurant à la fois, triste parce que perso j’en peux plus et rassurant parce que un jour peut etre...

    • A déménagé le 13-01-2012
      • Posté à 16h41 le 26/01/2008
      • Internaute 18368

      Les 4 « B »... à condition d’enlever Buffet, Besancenot et Bové !

      Leur cirque égotiste lors des présidentielles les discrédite.

    • manu2005
      manu2005 répond à Beeks
      Afghanistan,Lybie, la france (...)
      • Posté à 18h52 le 26/01/2008
      • Internaute 1805
        Afghanistan,Lybie, la france (...)

      Le choix des hommes, que conteste ericj, n’a pas d’importance : les hommes peuvent amener les idées, mais un ou quatre ne peuvent construirent une société.
      Pour ce qui est de l’organisation du capitalisme, la raison en est simple : leur mot d’ordre barbare est unique : pognon !
      Cela donne un but unique, simple, fédérateur.
      Evidement, très réducteur.
      Pour l’opposition, la réalisation de quelque chose face à ce rien, évidement, c’est plus compliqué.
      Le débat est éternel, les avis divergent, c’est la pluralité, la « démocratie ».
      La réponse, que presque tous le monde balbutie est là : la vie, ce n’est pas que de l’argent.
      Certes, mais encore faut-il en sortir.
      Le communisme fut aussi un mot d’ordre simple face au capitalisme, un peu comme « liberté, égalité, fraternité ».
      Et évidemment, il s’enfonça dans une réalité plus complexe pour rapidement arrivé à ce qu’en dit Badiou : un état centralisé, répressif, et donc plus du tout communiste.
      J’espère que la réaction se fera bien dans le sens que beaucoup ici espèrent.
      Mais rien n’est gagné d’avance et Jack London et son « talon de fer » visite souvent mes pensées.
      D’autant plus que les moyens sont toujours entre les mains du capitalisme, et que ces moyens sont aujourd’hui bien plus importants qu’hier.
      Et quand on voit ce qui fut fait hier, il y a de quoi être circonspect.
      Non, vous méprenez pas : je ne baisse pas les bras, mais je pense qu’il va falloir lutter beaucoup plus qu’on ne l’imagine et que la réaction du capitalisme sera bien plus terrible qu’on ne le croit.

  • supprimé à la demande du riverain 28.04.09
    • Posté à 14h54 le 26/01/2008
    • Internaute 21776

    C’est sûr qu à côté d’un Glucksmann,qui conseillait l’Elysèe,il y a peu.....Monsieur Alain Badiou avec ce petit livre mi-essai,mi-pamphlet et avec les mêmes idéaux de Gauche depuis toujours, la réhabilite totalement surtout à un moment où elle manque cruellement d’intellectuels.
    Il ose dénoncer un pétainisme« transcendental » de la France..C’est vrai qu’il y a eu des hommes ,ceux là même qui plébiscitèrent Petain et acceptèrent que des Juifs soient déportés ...qui sont devenus pétainistes par crainte et afin de pas être importunés..
    Facilité ...horrible..
    Il démontre le même shéma pour le gouvernement Sarkozy,des élus qui ferment les yeux sur des lois injustes et honteuses...votées parfois en catimini,que des citoyens les ignorent..

    Vous nous honorez monsieur Badiou.
    Merci.

  • René B.
    • Posté à 15h00 le 26/01/2008
    • Internaute 8952

    Intéressante lecture de M.Badiou qui éclaire certains fonctionnements du pouvoir actuel.
    Mais la référence au communisme me paraît un pis-aller, en attendant mieux.
    Il serait bon que M.Badiou interroge maintenant les arcanes du futur et contribue à chercher les idéologies de demain. Le communiste est un lieu de passage vers un futur à inventer.
    Cela prendra du temps mais c’est le seul chemin qui peut aider notre humanité à se sauver.

  • Claude PELLETIER
    Claude PELLETIER
    Retraité dans son jardin
    • Posté à 15h12 le 26/01/2008
    • Internaute 10710
      Retraité dans son jardin

    Combien de générations ont cru à la possibilité d’un monde débarrassé de la dictature bourgeoise, débarrassé de ce fameux « ordre établi » au profit d’une des classes sociales, et espéré l’arrivée d’un monde juste et libre pour les prolétaires ?

    À ce jour, combien d’expériences socialistes pour instaurer le communisme ont douché les espoirs et accouché d’une société encore plus insupportable ? Et combien de réussites ?

    Tourner le dos au marché. Bravo ! Ce qui veut dire diriger l’économie selon un Plan comme dans la bonne vieille URSS de Staline ? Mais quand le marché ne joue pas ce rôle d’entremetteur entre les différents producteurs et consommateurs que reste-t-il ?

    Il ne reste RIEN si ce n’est le TROC ! Ce qui s’avère difficile au niveau d’un canton, et encore plus au niveau d’un département…… comment le trouver praticable, faisable au niveau planétaire ? Sniff, snifff ! il n’y aurait pas comme une odeur de moquette ?

    Le marché c’est pas tentant
    mais c’est beaucoup mieux que bien plus pire !

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