16/01/2011 à 17h24

Ma rencontre avec un agriculteur bio, heureux et prospère

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89


Sur l’exploitation de Paul Thierry (Audrey Cerdan/Rue89).

Le rabotage des niches fiscales des agriculteurs bio ? Paul Thierry, maraîcher en Seine-et-Marne, ne le sentira pas passer. Lui ne se plaint pas : sur cinq hectares, il cultive des légumes pour 250 familles, fait travailler trois personnes et se paie 2 000 euros par mois.

J’ai la chance de tomber sur les trois mois d’hiver où sa terre se repose, il a donc un peu de temps pour discuter. La distribution des paniers bio reprendra en avril, les « consom’acteurs » ont rempli leur congélateur en attendant le printemps.

A 31 ans, Paul Thierry, père de deux enfants, a du mal à ranger son sourire. Malgré sa coiffure un brin rasta, il est satisfait d’avoir réussi à montrer qu’il est « possible de faire du bio avec une approche rationnelle et pas trop baba cool ou artisanale, et que ça marche ».

C’est grâce à la motivation des fondateurs des associations pour le maintien de l’agriculture paysanne (Amap) qu’il a pu s’installer. Ce système de vente directe est très avantageux pour l’agriculteur : afin de l’aider à convertir des terres en bio, les clients s’engagent à lui payer d’avance les paniers sur la saison, et assument avec lui les aléas de la production.

En 2007, il a converti les deux hectares que son frère lui a loués (sur les 130 que ce dernier cultive en céréales conventionnelles) et aussitôt il s’est retrouvé avec une commande de 62 paniers par semaine. Ses études de musicologie et son idée de s’installer dans un minuscule recoin de la propriété familiale pour faire « du qualitatif » le faisaient déjà un peu passer pour l’original chez les Thierry.

Aujourd’hui, il bosse autant que son frère (60 à 70 heures par semaine), gagne au moins autant, mais en plus Paul a créé trois emplois.

« Que mes légumes soient moins chers que sur le marché »

« On ne fait pas le même métier », dit-il en croquant dans un reste de chou rouge ramassé par terre, et émerveillé par la saveur du légume. Grâce à la vente directe, Paul connaît son client. Même si le consommateur militant est a priori indulgent, il compte sur Paul pour être régulier :

« Ils ont payé chaque semaine 12, 16 ou 20 euros et le contenu du panier est variable. Je mise sur la qualité mais je fais aussi attention à ce qu’ils en aient pour leur argent. Et j’essaie que mes légumes soient moins chers que sur le marché, même s’ils ne sont pas toujours beaux. »


Paul Thierry et son chou rouge (Audrey Cerdan/Rue89).

Paul simule sur un tableau le prix au kilo de ses soixante variétés de légumes, herbes aromatiques et même de fruits. « Des prix d’ambiance », dit-il, car il n’a pas d’idée réelle de ce que lui coûte à produire chaque légume. Il se flatte d’inscrire la tomate de variété ancienne à 3,5 euros, quand Auchan propose de la « cœur de bœuf » hollandaise (et formatée) à 6 euros.

Réussir à fournir est la principale angoisse du maraîcher bio. Cette année il a fait chou blanc sur les oignons et les échalotes, parce qu’un de ses employés n’avait pas planté droit et que ça a compliqué le désherbage. Les rendements du maraîchage sans intrants chimiques sont 10% à 30% inférieurs au conventionnel, raison pour laquelle le prix final est plus élevé.


Sur l’exploitation de Paul Thierry (Audrey Cerdan/Rue89).

Ce ne sont pas les clients, mais les maraîchers bio qui manquent

Avec ses cinq hectares et ses trois salariés, Paul n’a pas l’intention de s’étendre plus, mais il espère gagner encore en efficacité :

« Mon objectif c’est d’avoir une ferme qui cartonne pour montrer que le bio n’est pas synonyme de mauvais rendements. »


Sur l’exploitation de Paul Thierry (Audrey Cerdan/Rue89).

Militant d’une agriculture respectueuse de son environnement, il voudrait faire des émules, et remarque avec justesse qu’avec « 120 maraîchers pour 12 millions d’habitants en Ile-de-France », nos paysans sont loin de nous nourrir. Le problème des Amap n’est d’ailleurs pas de trouver des consom’acteurs prêts à manger du chou tout l’hiver, mais des maraîchers pour les produire.

Paul participe à un réseau de fermes de démonstrations, monté par le Conseil régional. Il se fait payer 125 euros la demi-journée pour partager son expérience, une forme de reconnaissance qui lui fait plaisir :

« L’Europe a longtemps nié la spécificité du bio, on avait seulement des aides à la conversion pendant deux ans pour faire face aux baisses de rendement, et sinon les aides étaient fonction de la surface.

Avec mes cinq hectares, je ne touche rien par rapport à un céréalier. Le crédit d’impôts du gouvernement français compensait cette inégalité en offrant jusqu’à 4 000 euros par an. »


Sur l’exploitation de Paul Thierry (Audrey Cerdan/Rue89).

Désormais, le crédit d’impôts sera ramené à 2 000 euros, une somme en partie compensée par l’Europe. Sauf que la paperasse nécessaire pour obtenir ces aides est telle que beaucoup de petits agriculteurs se décourageront, prédit la Fédération nationale de l’agriculture biologique :

« Le crédit d’impôts c’était de l’argent de poche pour moi. Ça payait une machine, c’était toujours sympa, mais ma boîte elle doit tourner sans aide. »

Des soutiens, des conseils plutôt que des subventions

Plus que des revenus supplémentaires, Paul préférerait surtout « que la politique agricole arrête d’être à sens unique et de favoriser le productivisme à coup de subventions », il aimerait un investissement de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) sur le bio, de meilleurs conseils auprès des chambres d’agriculture :

« Si la France veut tripler ses surfaces cultivées en bio, comme le dit le Grenelle de l’Environnement, il est urgent de changer de logique. Moi, s’il n’y avait pas eu le système des Amap portées par les consommateurs, je n’aurais jamais pensé m’installer... »

  • 51454 visites
  • 242 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Karg se
    Karg se répond à ShredBluZ
    Ingénieur agronome vendu à une (...)
    • Posté à 07h42 le 20/01/2011
    • Internaute 9172
      Ingénieur agronome vendu à une (...)

    Les transferts de fertilités appauvrissent le sol exportateur...

  • emiboot
    emiboot répond à vermisseau
    No Homs land
    • Posté à 02h12 le 18/01/2011
    • Internaute 81944
      No Homs land

    bien vu le ver, tu poses le doigts sur un problème évident
    (dommage pour les nazeurs, car c’est intelligent) :
    Qu’est qu’une parcelle de terre. Comment ça communique avec les autres parcelle. du coup, comment faire vraiment du bio sur des terres parcellaires quand le voisin n’en fait pas ?
    Encore une histoire de masse critique, de nombre de non traitant vs ceux qui traitent (à outrance). Je ne t’apprends rien je pense.
    Le Velay est une terre à vache, donc oui, les nitrate y sont présents. Comme à peu près tous les coins de France avec vaches et agriculture/élevage intensive. Mais c’est la moyenne montagne et l’eau y sort directement de la source à plétore d’endroit (il est moins touché que dans la vallée, par exemple).
    Après cet agriculteur utilisait une eau qu’il faisait contrôler une fois l’an et comme il n’avait pas encore les moyens d’exploiter toute sa parcelle : jachère à l’ortie qui lui fournissait ses produits phyto (et au trèfle, j’aurais du rajouter mea culpa).

    Et c’est effectivement inquiétant que le bio ou du moins le raisonné ne représente qu’une si faible portion des parcelles ...

    • vermisseau
      vermisseau répond à emiboot
      étudiant ingénieur en (...)
      • Posté à 06h39 le 18/01/2011
      • Internaute 26276
        étudiant ingénieur en (...)

      le bio et le raisonné représentent peu (2% chacuns)
      mais combien d’agriculteurs ont des niveaux équivalents de culture sans passer par une certification ?
      combien appliquent les TCS ? la protection intégrée ?

      un label honore celui qui le passe, mais certains préfèrent ne pas le passer par souci d’économie, tout en améliorant leurs pratiques par souci de conscience.

      enfin, je ne parle même pas de label commerciaux tel global gap qui présentent des avantages certains, ainsi que l’évolution actuelle de la PAC qui prend une tournure environnementale très intéressante :)

      • emiboot
        emiboot répond à vermisseau
        No Homs land
        • Posté à 13h17 le 19/01/2011
        • Internaute 81944
          No Homs land

        Pour le raisonné, de plus en plus de vignerons s’y mettent. Et il était temps, le vin peut être un vrai concentré de cochonnerie. Et pour les non-certifiés, effectivement, j’en connais un paquet : à 450€/an l’écocert payé de leur poche, c’est évidement pas toujours rentable d’être certifié en étant petit, mais effectivement dans leur pratique les choses avancent.
        Dis donc toi, t’es pas en train de virer agriculture raisonnée par hasard ? ;) Fait gaffe, c’est contagieux.
        Des liens sur l’orientation de la pac ?

        • vermisseau
          vermisseau répond à emiboot
          étudiant ingénieur en (...)
          • Posté à 14h06 le 19/01/2011
          • Internaute 26276
            étudiant ingénieur en (...)

          « t’es pas en train de virer agriculture raisonnée »
          j’ai fait une licence pro agri raisonnée l’an dernier ^^
          et je suis d’accord sur les vignerons

          orientation de la pac c’est essentiellement mes cours de l’an dernier issus d’un consultant en droit de l’environnement et agricole :)

          sinon je suis inscrit à des newsletters : campagne et environnement, agriculture et environnement, la conf’ etc...

          • emiboot
            emiboot répond à vermisseau
            No Homs land
            • Posté à 23h40 le 19/01/2011
            • Internaute 81944
              No Homs land

            Et ben ça fait plaisir à lire ;)

  • gabilourson
    • Posté à 18h25 le 16/01/2011
    • Internaute 86103

    Personnellement, je n’apprends rien de neuf dans cet article, mais il a le mérite de faire découvrir ce système génial pour ceux qui aiment faire une soupe chaque semaine et qui n’ont pas peur de manger du rutabaga (c’est délicieux sans déconner, ma grand-mère qui n’avait que ça pendant la guerre en a gardé un souvenir mitigé mais aujourd’hui, une fois de temps en temps, c’est top le rutabaga)

    Client d’une amap à Strasbourg qui livre en bas de chez moi depuis 2 ans (c’est top et on croise les gens du quartier ou des amis...), je ne peux que chaudement recommander ce principe d’achat :
    - Au final ce n’est pas plus cher que d’acheter des légumes au supermarché qui ont voyagé des milliers de kilomètres dans des 38 tonnes au bilan carbone désastreux...
    - Que les légumes ne soient pas « beaux » on s’en fout royalement, un légume c’est fait pour être épluché,
    - et ça tombe bien parce que sous l’épluchure d’un légume Amap il y a une bombe de vitamines avec un GOUT incomparable.

    Dans le premier panier que nous avons eu, il y avait des pommes de terre que j’ai cuites à l’eau. Lorsque j’en ai goûté une, j’ai eu aussitôt un rappel gustatif instantané des pommes de terre que je mangeais quand j’étais môme... Je n’avait qu’une seule envie, les manger avec un petit morceau de beurre, qui fond immédiatement... Cela faisait une éternité que je n’avait pas mangé des patates à l’eau...bonnes.

    Bonne appétit

    • SDF13
      SDF13 répond à gabilourson
      Pauvre
      • Posté à 00h09 le 17/01/2011
      • Internaute 131255
        Pauvre

      Excellent le rutabaga ! Si nos aîeux en gardent un si mauvais souvenir, je croie que c’est surtout qu’ils n’avaient que ca a bouffer et qu’a force ca doit devenir lassant quand meme .

    • Lalalalala
      Lalalalala répond à gabilourson
      Formateur
      • Posté à 02h46 le 17/01/2011
      • Internaute 118648
        Formateur

      Je me suis remise à manger bio il y a 3 mois (je mangeais bio quand j’étais jeune et que c’était disponible là où j’habitais alors). Le goût des fruits et légumes est incomparable. Même une tomate pas très mûre bio a un goût de ... tomate, et pas de quelque chose qui ne devrait pas être dedans.

      J’ai fait faire des tests à l’aveugle à mes parents, rétifs (« ça coûte cher », « j’aime bien mes commerçants habituels »), ils étaient stupéfaits de redécouvrir le goût des carottes et... des oignons !

      Maintenant, la mauvaise surprise pour les petits budgets : le bio n’a pas de prix. C’est-à-dire que le prix du kilo de légumes bio varie de 30% à 50%, voire plus. Se méfier particulièrement des chaînes de supermarchés de centre-ville, c’est l’arnaque, et « dans les grandes largeurs »...

      • Lictor
        Lictor répond à Lalalalala
        informaticien
        • Posté à 12h32 le 17/01/2011
        • Internaute 68450
          informaticien

        Sachant que le prix n’est pas une fatalité ! Essayez donc le bio en Italie ou en Allemagne : c’est moins cher que le bio en France et parfois même moins cher que l’intensif chez nous ! Mieux, en Italie, le bio contamine le reste : on y trouve par exemple des tomates « intensives », mais locales, à très bas prix et qui ont tout de même bon goût...
        Le problème de la France, c’est que l’offre est dérisoire face à la demande. Du coup, nous importons beaucoup de bio.. A cela s’ajoute les marges dès qu’on passe par la grande distribution.

        Après, on peut jouer sur les équilibres. Par exemple, en diminuant la quantité et la fréquence de la consommation de viande, on peut acheter de la viande bio ou financer le passage aux légumes bios...

        On peut également faire les poubelles. Je sais pas exemple que les poubelles du Naturalia de mon quartier sont prise d’assaut par des habitués à la fermeture du magasin. Et le public fais plus alter- que SdF...
        Les AMAP permettent également d’avoir du bio (ou du durable) à prix raisonnable...

        On peut également mixer. Autant le bio est intéressant pour certains produits, autant pour d’autres on peut aller ailleurs. Par exemple, il y a aussi des bons bouchers de quartier non bio, mais qui sélectionnent et connaissent leurs bêtes.

  • Ouatcheko
    Ouatcheko
    Du Sarkozistan vers la Mollandie
    • Posté à 18h27 le 16/01/2011
    • Internaute 126192
      Du Sarkozistan vers la Mollandie

    Youpi ! Ah comme c’est rose la vie du paysan bio vue par un urbain...

    Parce que là, vous êtes tombé sur un gars pour qui ça se passe sacrément bien ! ça n’est pas toujours (pas souvent) comme ça...

    déjà, ce n’est pas juste un agriculteur bio que nous avons là, mais bien un paysan de l’agriculture paysanne. Il est en bio parce que le respect de la nature est un élément de la charte de l’AP, mais ça n’est pas le seul : il y a aussi : le développement local (3 salariés ici), la répartition des volumes (petites surfaces pour que d’autres s’installent), qualité (variétés anciennes), autonomie (il ne chasse pas les subventions), transmissibilité (peu d’investissements nécessaires pour reprendre)... or, cette agriculture paysanne, c’est celle de la Conf’, et la conf’ est très mal perçue dans le monde agricole : « agriculture de hippies gauchistes », « casseurs d’unité syndicale de la corporation »... Il s’entend bien avec ses voisins agriculteurs conventionnels, votre Popaul, ou il est perçu comme un marginal ?

    Et demandez lui ces relations avec la Chambre d’Agriculture et autres instances agricoles - en général très conventionnelles-, c’est ptet pas rose de ce côté là non plus...

    Ensuite, il travaille 70h par semaine, « comme son frère céréalier conventionnel »... mais les pratiques culturales sont pas les mêmes, il me semble que le maraîchage bio demande des actions plus fatigante que de passer dans son champs le cul dans son gros tracteur ? (ceci dit, einh, l’agriculture conventionnelle n’est pas une villégiature non plus). Temps de travail, pénibilité, vacances... rude tout ça !

    Il a de la chance aussi d’être d’une famille de paysans : pas de problème pour trouver des terres, pas de chapeau à payer... (pour les hors-cadre familial, il y a la foncière Terre de Liens... mais c’est justement un truc en-dehors des réseaux officiels)
    De plus, allez voir votre Adasea (qui s’occupe des installations) locale avec ce genre de projets : on tentera de vous convaincre que ce n’est pas viable, et si vous ne rentrez pas dans les clous, pas de subventions d’investissements. (dans le nord-pas-de-calais, l’association Avenir5962 propose des prêts d’honneur et des formations à de tels projets. quand elle a été créée -en 97 quand le conseil général a eu une présidente verte- le journal Le syndicat agricole a titré « nous ne voulons pas de cet avenir-là »... ambiance... politiquement, il n’y a (dans cette région, je ne sais pas ailleurs) que les écologistes pour soutenir ces initiatives, les socialistes préférant draguer les conventionnels).

    Et puis il est talentueux votre exemple ; si le but d’autonomie fait que on cherche à ce que « la boîte tourne sans aide », c’est pas toujours évident, surtout à l’installation.

    Enfin, il est en Amap : c’est cool les amaps... tant que ça roule bien. 1ère dérive possible : les consomma’cteurs ont leur conception de la ferme idéale, et veulent imposer - sans concertation- tous les choix de production au paysan, qui n’est alors plus maître chez lui. 2ème dérive possible : on est là pour consommer un panier bio pas cher, et plus pour supporter le paysan. résultat : j’en connais un de producteur en amap, qui a présenté ses chiffres économiques à ses amapiens en leur expliquant qu’il souhaiter faire passer le panier de 10 à 12 € pour rentrer dans ses frais... le militantisme des débuts n’était plus là : refus catégorique.

    Tout ça pour dire que, malgré toute la sympathie qu’on peut avoir pour ce type de producteur, il ne faut pas croire que c’est simple comme bonjour, et que leur vie est rose.

    et désolé d’avoir fait un pavé ;)

    • Lalalalala
      Lalalalala répond à Ouatcheko
      Formateur
      • Posté à 02h49 le 17/01/2011
      • Internaute 118648
        Formateur

      J’ai lu quelques blogs d’AMAP. Effectivement, le côté « Jeannot, notre producteur, nous a reçu chez lui le temps d’un weekend », ça m’a fait drôle... C’est exactement ce que je me suis dit : le type ne va pas être longtemps chez lui... Ceci dit, si l’équilibre peut durer et que le producteur ne tombe pas sur un club de puristes emmerdeurs qui en plus « savent gérer une entreprise », bon...

  • Vlobulle
    • Posté à 18h35 le 16/01/2011
    • Internaute 52643

    70 heures par semaines. Je trouve ça complètement délirant.

    J’espère vraiment pour lui que ces 70 heures lui permettent d’investir dans quelque chose et ne le condamnent pas à devoir garder le même train infernal de vie pendant des années pour ne serait-ce que garder son revenu...

    • beaulande
      beaulande répond à Vlobulle
      Des nuées de sens
      • Posté à 19h46 le 16/01/2011
      • Internaute 115981
        Des nuées de sens

      Certes ce sont 70 heures, mais ce ne sont pas des heures « marches ou crèves » :)), pas de petit chef sur le dos pour te faire croire que tu travailles mal, mais juste l’envie de bien faire : le rêve...

    • Karg se
      Karg se répond à Vlobulle
      Ingénieur agronome vendu à une (...)
      • Posté à 21h26 le 16/01/2011
      • Internaute 9172
        Ingénieur agronome vendu à une (...)

      Quand tu bosse pour toi le temps de travail n’a pas la même pénibilité. Et ce chiffre est surtout valable pour le printemps et l’été, l’hiver un maraicher à beaucoup moins de travail.

    • ljos
      ljos répond à Vlobulle
      photographe / géologue
      • Posté à 12h42 le 17/01/2011
      • Internaute 32902
        photographe / géologue

      en même temps pour un banlieusard ... 35-40h de travail, voir plus pour un cadre ... + 2h minimum par jour à se coltiner des heures de trajet ... ça laisse combien de temps pour profiter de la vie ?

      En général on ne se lance pas en agriculture en espérant avoir des loisirs .... la différence également c’est qu’il vit de sa terre, et est nourri par sa terre.

      Combien de personnes rentrent du boulot et passent leur vie dans leur potager ensuite ?

      Bref, les temps de travail ne sont pas comparables ... et la passion ne compte pas ses heures.

  • Elise J
    • Posté à 18h37 le 16/01/2011
    • Expert 41097

    L’enthousiasme des journalistes est parfois cocasse : « dit il en croquant dans un reste de chou rouge ramassé par terre, émerveillé par la saveur du légume ».
    J’ajoute (inlassablement) que la correction grammaticale laisse une fois de plus à désirer.

    • Snolucera
      Snolucera répond à Elise J
      traducteur de-en
      • Posté à 19h23 le 16/01/2011
      • Internaute 130663
        traducteur de-en

      Il est grand temps à créer un emploi de plus ici à Rue89 : lecteur/lectrice.

  • ROBERT GIL
    ROBERT GIL
    Site « Conscience Citoyenne (...)
    • Posté à 19h12 le 16/01/2011
    • Internaute 135580
      Site « Conscience Citoyenne (...)

    Le purin d’orties est un répulsif naturel pour les pucerons et les acariens mais il a d’autres vertus : il sert également d’engrais, il stimule la croissance, et renforce les défenses naturelles des plantes. Il peut être ainsi utilisé aussi en prévention contre certaines maladies. Il est facile à préparer et il est …gratuit ! voir la suite sur Lien

    dans la catégorie « écologie » sur Conscience Citoyenne Responsable

    • Karg se
      Karg se répond à ROBERT GIL
      Ingénieur agronome vendu à une (...)
      • Posté à 21h27 le 16/01/2011
      • Internaute 9172
        Ingénieur agronome vendu à une (...)

      ça tuent les pucerons mais c’est pas toxique ? prouve le.

      • dijou
        dijou répond à Karg se
        Esclave d'une SSII
        • Posté à 22h18 le 16/01/2011
        • Internaute 803
          Esclave d'une SSII

        Il a dit « répulsif » et non pas « mortel » . Mais comme tout produit issu d’une fermentation les concentrations en principes actifs doivent être relativement toxique. Faudrait être con aussi pour avaler du purin d’ortie, quoique, comparé au round up ... Par contre l’ortie en soupe ou façon épinard c’est délicieux :)

         
        • Karg se
          Karg se répond à dijou
          Ingénieur agronome vendu à une (...)
          • Posté à 23h15 le 16/01/2011
          • Internaute 9172
            Ingénieur agronome vendu à une (...)

          une fois cuit... beaucoup de poison sont inactivé par la cuisson.

        1 autres commentaires
      • ljos
        ljos répond à Karg se
        photographe / géologue
        • Posté à 12h46 le 17/01/2011
        • Internaute 32902
          photographe / géologue

        je vous invite à lire qqes livres sur les orties .... vous seriez surpris. Je pense que c’est la plante quotidienne la plus géniale que la terre à inventer (avec le chanvre peut être).

        Et, quand bien même ça tuerait les pucerons ... ça ne prouve pas non plus que c’est toxique pour l’homme.

        Menfin, libre à vous de vous gaver de round up fabriqué par ces chers Bayer ... qui doit sa fortune à la fabrication du non-moins cher « ziclon B » ... et oui, on a jugé les décideurs. On a oublié de juger les industriels qui se sont engraissés comme des porcs ....

         
        • Karg se
          Karg se répond à ljos
          Ingénieur agronome vendu à une (...)
          • Posté à 13h25 le 17/01/2011
          • Internaute 9172
            Ingénieur agronome vendu à une (...)

          Bayer le round up ? et un point Godwin en prime ?

          • ljos
            ljos répond à Karg se
            photographe / géologue
            • Posté à 14h05 le 17/01/2011
            • Internaute 32902
              photographe / géologue

            oups pardon je me suis trompé c’est Monsanto ... Bayer c’est le Gaucho (c’est vrai que c’est mieux .....).

            Après concernant Godwin, vu que Bayer a été impliqué et reconnu dans les crimes de guerre de l’Allemagne nazi ... oui certainement ! un beau point Godwin ! mais vu le passé peu glorieux de la firme .... c’est toujours bon à rappeler.

            Comment on appelle ça ? des marchants de mort ? ... Monsanto ne vaut pas mieux au passage ...

            • Karg se
              Karg se répond à ljos
              Ingénieur agronome vendu à une (...)
              • Posté à 20h48 le 17/01/2011
              • Internaute 9172
                Ingénieur agronome vendu à une (...)

              Bayer c’est qui ?

        3 autres commentaires
  • Snolucera
    Snolucera
    traducteur de-en
    • Posté à 19h28 le 16/01/2011
    • Internaute 130663
      traducteur de-en

    Merci pour cet article que je montrerai des amis qui sont eux-mêmes agriculteurs bio ici en Taunusstein-Wehen (Allemagne) Lien.

  • Jef Jaquier
    Jef Jaquier
    violoneux
    • Posté à 19h46 le 16/01/2011
    • Internaute 85889
      violoneux

    j’ai un pote maraicher bio avec sa femme dans le lauragais. il vend sur le marché de Mirepoix. David il s’appelle.

    il me dit qu’ils ne se paient pas à 3,50€ de l’heure, sa femme et lui. pour le nombre d’heures, c’est à peu près pareil que le maraicher de l’article.

    on parlait de l’idée du bio dans les cantines scolaires. il me disait :
    « la question, c’est que le maraicher produit en été et que l’école fonctionne l’hiver.

    si c’étaient des employés communaux qui produisaient, ça poserait problème avec les 35 heures par semaine !

    seraient-ils là jusqu’à 10 heures du soir, ou à 5 heures du matin ? et combien faudrait-il de salariés pour remplacer un maraicher ?

    on pourrait faire des plats cuisinés et les congeler pour le reste de l’année, mais quel serait le coût ?

    je ne peux pas embaucher de salarié à 16€, environ, de l’heure, avec les charges, quand je me paie 3,5€.

    je ne peux pas faire travailler des gens au black, parce que j’aurais des ennuis. et, si des copains viennent me donner un coup de main gratuitement, on peut m’accuser de les faire travailler au black. »

    dans l’exemple de l’article le maraicher nourrit 250 familles. un maraicher pour nourrir 750 personnes. tu te rends compte ? je parle au lecteur, pas à sophie !

    ce qui veut dire qu’il faut environ 86666,6666666666666 maraichers pour nourrir l’ensemble de la population française. qui n’a pas le temps de produire elle-même sa nourriture ; trop occupée par les jeux vidéo, la télé, le loto, les soldes, etc....

    • Karg se
      Karg se répond à Jef Jaquier
      Ingénieur agronome vendu à une (...)
      • Posté à 21h28 le 16/01/2011
      • Internaute 9172
        Ingénieur agronome vendu à une (...)

      « dans l’exemple de l’article le maraicher nourrit 250 familles. un maraicher pour nourrir 750 personnes. tu te rends compte ? je parle au lecteur, pas à sophie ! » Non il fournit des légumes, tu nourris pas une famille avec un panier à légume par semaine.

      • Jef Jaquier
        Jef Jaquier répond à Karg se
        violoneux
        • Posté à 09h12 le 17/01/2011
        • Internaute 85889
          violoneux

        tout dépend de la taille du panier. ma fille me disait que le panier bio qu’elle paie 10€ était bien suffisant et qu’elle surgèle une partie des plats qu’elle fait avec. na !

         
        • Noureka
          Noureka répond à Jef Jaquier
          Etudiante
          • Posté à 12h28 le 17/01/2011
          • Internaute 111635
            Etudiante

          Dans le panier, il n’y a ni féculents, ni viandes, ni pain, beurre et confiture pour le petit déjeuner, ni fromage, ni oeufs...
          Un panier bio correspond à une partie d’un repas.

          • ljos
            ljos répond à Noureka
            photographe / géologue
            • Posté à 12h50 le 17/01/2011
            • Internaute 32902
              photographe / géologue

            jusqu’à preuve du contraire, la viande, le beurre, le fromage n’ont rien d’indispensable dans notre alimentation ....

            Pour les féculents, je vous le concède. Mais avez vous déjà entendu parler des .... « PATATES » ? ?

            C’est un excellent féculent, produit par de non-moins excellents maraichers bio.

            Après pour le pain, il existe le même principe .... des producteurs de céréales bio, qui fournissent des petits moulins ... vente en direct au consommateurs. Après suffit de faire son pain soi même, après plantages on arrive à se faire de très beaux pains ....

            • Noureka
              Noureka répond à ljos
              Etudiante
              • Posté à 21h05 le 17/01/2011
              • Internaute 111635
                Etudiante

              Quand on a un four. Je n’en ai pas, par exemple. Et se fournir de pain auprès d’épiceries bio ou que sais-je (pas de petit moulin en plein Paris) ça ne fait pas partie du panier bio, c’est un +.

              La viande, jusqu’à preuve du contraire, nous sommes omnivores. Ceux qui choisissent d’être végétariens, pourquoi pas. Après, pas besoin d’en manger tous les jours, mais deux fois par semaine, en alternant avec du poisson, ça ne se refuse pas.

              Les patates, c’est super, mais au bout d’un moment, c’est bien de changer et de manger des pâtes, du riz, du boulgour, du quinoa, tout ça. Ce qui n’est pas fourni dans un panier bio.

              • ljos
                ljos répond à Noureka
                photographe / géologue
                • Posté à 23h39 le 17/01/2011
                • Internaute 32902
                  photographe / géologue

                en même temps, les paniers bio n’ont jamais eu la prétention d’apporter tout ça ...

                ... mais essayez de vivre sans manger un seul fruit ou un seul légume, je pense que vous aurez de très grave pb de carence. Beaucoup plus que si vous ne mangez jamais de viandes.

                Après le quinoa vient de trop loin pour que j’y accorde une qqconque importance ... le boulgour déjà c’est limite.

                Pour finir, mon message était surtout provoc’ ... face aux personnes qui ne peuvent pas s’empêcher de critiquer ce genre de démarche .... s’ils ne sont pas d’accord, qu’ils aillent voir ailleurs et surtout qu’ils restent dans leur supermarché. Beaucoup de gens n’en peuvent plus de ce mode de vie, de cette obligation de devoir fréquenter ces lieux dénués de toute âme ...

                Perso, je n’y mets les pieds qu’une fois par mois ... pour l’extrême nécessité (le produit vaisselle et le pq ne poussent pas sur les arbres malheureusement). Pour le reste, tout ce que je peux mettre dans mon gosier, je me limite aux petits producteurs, au boucher de mon village qui prend de la viande de montagne, à l’agriculteur du coin qui fait son fromage, etc .... oui je sais je suis un pu**** de privilégié mais j’ai des amis en ville qui y arrive aussi. Et surtout, j’ai banni tout forme de nourritures transformés de mes achats. Allez je l’accorde ... seuls les pâtes (mais est-ce vraiment transformé ?)... parce que je n’ai pas encore trouvé le moyen de faire des pâtes sèches facilement. Le pire c’est que du coup, je ne craque pas pour des conneries et tout ce que je prépare me coûte moins chers .... vu que je n’utilise que des matières 1eres ... faut juste accepter de mettre la main à la pâte.

                Au fait, un conseil : essayez de trouver un four ... c’est vraiment indispensable pour l’indépendance culinaire .... et ça peut se trouver pour 3x rien d’occase. Voir en recherchant un peu, y a toujours qqun qui veut se débarrasser d’un lors d’un déménagement ...

                • Noureka
                  Noureka répond à ljos
                  Etudiante
                  • Posté à 10h21 le 18/01/2011
                  • Internaute 111635
                    Etudiante

                  Je n’ai pas la place chez moi d’avoir un four, ni un micro-ondes, ni pas grand chose en fait. 10m² avec la salle de bain incluse ... J’ai un mini-four datant de mon ancien appartement, plus grand, mais il est resté chez mes parents car il n’y a vraiment pas la place de l’y mettre ...

                  Sinon, si je le pouvais, je ferais comme vous. Cependant, je n’ai pas les moyens de m’acheter mieux que les premiers prix du lidl, et encore. Donc le bio, pour le moment, on laisse tomber malheureusement.

                  Je ne craque pas non plus pour des conneries, je fais ma cuisine, avec les prix les plus bas trouvables, parce que sinon je me retrouve à la rue...

                  • ljos
                    ljos répond à Noureka
                    photographe / géologue
                    • Posté à 11h07 le 18/01/2011
                    • Internaute 32902
                      photographe / géologue

                    il est évident que la vie étudiante est un cas à part ... et le panier bio d’une amap ne cible pas vraiment les jeunes sans le sous. On est tous (enfin presque) passé par là ...

                    Parfois, il y a aussi la solution de la démerde ... perso je ne pouvais pas car pas de marchés à proximité (j’ai fait mes études quasiment en campagne) mais j’ai des amis qui glanaient les fins de marchés ... vers midi- midi 1/2 ... et s’étaient fait potes avec les maraichers qui leur filaient pour 3x rien les restes, invendus, qu’ils allaient balancer très certainement dans les 2j ... C’est parfois l’occase de se retrouver avec qqes kg de pommes pour 2€ ...

                    C’est pas bio, mais au moins c’est produit local (ce qui est au moins aussi important que le bio ... car bon ... le bio provenant du Chili, NO WAY !) ... ici, on va au marché tous les samedis matins, toujours chez le même gars ... on repart toujours avec une caisse de maches qui commencent à tourner, un sac de poivrons qu’ils ne pourront pas vendre le lundi, etc, etc ... certes il faut trier une fois rentré à la maison mais ça permet de faire des conserves, de congelés ou de manger gratos des légumes une partie du we.

                    • Noureka
                      Noureka répond à ljos
                      Etudiante
                      • Posté à 12h31 le 18/01/2011
                      • Internaute 111635
                        Etudiante

                      Ah, c’est une bonne idée les fins de marché si les maraichers vendent en effet pour pas grand chose ! Il faudra que j’essaie, j’espère qu’ils sont aussi arrangeants sur Paris.

                      Et après, ce qui est un peu pourri d’un poivron, ça se coupe et il y a souvent encore à prendre dessus. Comme dit, il faut trier, tout autant que quand on possède son propre jardin et que l’on doit observer si les légumes ont été mangés par des vers, etc.

          • Jef Jaquier
            Jef Jaquier répond à Noureka
            violoneux
            • Posté à 01h38 le 18/01/2011
            • Internaute 85889
              violoneux

            il va falloir étudier un peu plus chère amie !
            féculent : Lien
            oui, les légumes contiennent des féculents.
            on peut faire ses confitures avec des produits bio vendus par le maraicher : fraises, courges et autres.

            végétarisme : Lien
            il y a quelques centaines de millions d’indiens qui ne mangent pas de viande.

            les produits laitiers, et surtout quand ils viennent de l’industrie agro-alimentaire (comme le pain du reste), ne sont pas recommandés par tous les médecins. ce pourrait être une idée reçue vendue par l’industrie alimentaire.
            Lien

            faites quelques recherches sur l’assimilation du calcium.

            nous en reparlerons après.

            • Noureka
              Noureka répond à Jef Jaquier
              Etudiante
              • Posté à 10h29 le 18/01/2011
              • Internaute 111635
                Etudiante

              Je sais que tout le monde ne mange pas de viande, mais j’en mange, et je n’ai aucune envie de devenir végétarienne. Tant mieux pour ceux qui le sont, mais sans moi. J’aime trop manger de tout.

              Certains légumes contiennent des féculents ? Sans doute, mais pour avoir de l’énergie pour la journée, un plat de pâtes avec quelques légumes et un morceau de viande/poisson/oeufs c’est incomparable.

              Il n’y a pas de maraîcher en plein Paris et j’ignore combien me coûteraient les kilos de sucre et de fraises nécessaires à me faire une confiture, mais sans doute plus que la confiture à 1€ du lidl.

              Je ne bois pas de lait, ne mange pas de yaourts (sauf compotes) ni de fromage blanc, y étant allergique. Après, la noix de beurre sur la tartine avec la confiture, c’est indispensable. Et le pain, on peut en prendre du complet parfois, pour varier les céréales.

              Mais croyez-moi, si j’en avais les moyens, je ne vivrais que d’agriculture bio, en me renseignant bien sur la façon dont le producteur auquel j’achète les produits les cultive/élève (la viande du boucher du coin qui connait les bêtes abattues, pour y avoir goûté, c’est juste ! ! !)

              • Jef Jaquier
                Jef Jaquier répond à Noureka
                violoneux
                • Posté à 13h43 le 18/01/2011
                • Internaute 85889
                  violoneux

                merci de ta réponse !
                à mon avis lidl n’est pas le bon endroit pour acheter sa nourriture. même si c’est bon marché. et 500g de confitures à 1€ sont peut-être plus nocifs que 500g de confiture bio à 3€.

                continue d’étudier ! en particulier la question des sucres. je suis moi-même étudiant ( en ce moment le sanscrit ).

                cordialement

                • Noureka
                  Noureka répond à Jef Jaquier
                  Etudiante
                  • Posté à 09h42 le 19/01/2011
                  • Internaute 111635
                    Etudiante

                  Je suis étudiante dans les sciences sociales, donc pas sur le sucre.

                  Et je me doute bien que la confiture et les aliments bio en général sont meilleurs pour la santé (d’ailleurs Lidl propose à la vente des fruits bio), cependant, je n’ai pas les moyens de me les payer actuellement.

                  Dans quelques années, quand j’aurai de quoi vivre correctement. Mais quand on n’a vraiment pas d’argent du tout...

                  • Jef Jaquier
                    Jef Jaquier répond à Noureka
                    violoneux
                    • Posté à 12h30 le 19/01/2011
                    • Internaute 85889
                      violoneux

                    même si tu étudies les sciences sociales, tu le fais avec ton corps !
                    c’est pour dire que nous devons être très attentifs à ce que nous introduisons dans ce corps.
                    par exemple les slogans qui disent : « quelle énergie dans le sucre ! »
                    sans nous parler des sucres lents, bien meilleurs, et pas forcément plus chers que les sucres industriels (muesli pour le petit déjeuner).

                    • Noureka
                      Noureka répond à Jef Jaquier
                      Etudiante
                      • Posté à 16h11 le 19/01/2011
                      • Internaute 111635
                        Etudiante

                      Je mange des pâtes ou du riz à chaque repas ou presque. Question sucres lent...

                      Les muesli c’est super avec le lait, quand on n’y est pas allergique. Alors une bonne tranche de pain avec du beurre et de la confiture, ça vaut le coup pour le matin :)

                      • Jef Jaquier
                        Jef Jaquier répond à Noureka
                        violoneux
                        • Posté à 09h20 le 20/01/2011
                        • Internaute 85889
                          violoneux

                        je mange du muesli crunchy bio sec, sans lait.

        • Karg se
          Karg se répond à Jef Jaquier
          Ingénieur agronome vendu à une (...)
          • Posté à 13h31 le 17/01/2011
          • Internaute 9172
            Ingénieur agronome vendu à une (...)

          Les légumes n’ont quasiment aucune valeur énergétique, c’est les céréales qui nous nourrissent.

          • Jef Jaquier
            Jef Jaquier répond à Karg se
            violoneux
            • Posté à 04h29 le 18/01/2011
            • Internaute 85889
              violoneux

            tu auras remarqué que je ne parlais pas du pain, ni des céréales.

            cependant je te ferai remarquer que les haricots rouge ont une valeur énergétique de 1015 kJ / 243 kca, le homous : 680 kJ / 163 kcal, haricots 320, lentilles 336, pois cassés 351, pois chiches 361 (pour 150 g) : Lien
            se situant nettement au-dessus des produits laitiers, fromage, viande. pas très facile à calculer parce que dans le tableau cité on compare des quantités différentes.

            oui, ce sont les céréales qui nous nourrissent principalement. mais il y a céréale et céréale. le blé qui sert à faire le pain actuellement n’est plus celui auquel notre organisme s’était accoutumé aux débuts de l’agriculture. il y a quelques milliers d’années.

            puisque tu es ingénieur agronome, tu connais ces variétés mutées avec raccourcisseur de tige.
            je ne te parlerai pas non plus des engrais chimiques, herbicides, fongicides et autres -cides avec lesquels ils sont cultivés, et qui ne passent certainement pas dans notre organisme.

            tellement pas que le gouvernement paie chaque année une analyse gratuite de mes selles. pour diminuer le déficit de la sécu je ne le fais pas.

            je ne parlerai pas non plus du gluten. Lien

            il reste donc comme céréales : le riz ogm, le maïs ogm. personnellement je préférerais crever que d’en manger

            je conseille, en passant, pour celles/ceux qui s’intéressent à l’alimentation, comme notre étudiante, d’aller voir plus en détails ce qui dit seignalet.

            j’entendais, il y a quelques années, jean-pierre coffe vanter le petit déjeuner nourrissant pain/beurre/confiture. mais je n’ai pas eu l’impression qu’il était en bonne forme physique.

            mais chacun mène sa vie comme il l’entend ...

            • Karg se
              Karg se répond à Jef Jaquier
              Ingénieur agronome vendu à une (...)
              • Posté à 07h38 le 18/01/2011
              • Internaute 9172
                Ingénieur agronome vendu à une (...)

              Ce sont pas des légumes mais des légumineuses...

              Le blé « Courtot » n’a aucune différence nutritive...

              Les OGM n’ont aucun effet sur la santé, les plantes qu’on consomment n’ont déjà absolument rien à voir avec les plantes naturelles du fait de la sélection. Le blé par exemple est un héxaploide fusion de trois espèces. Le colza est un hybride interspécifique. La pomme de terre est en général tétraploide.

              • ljos
                ljos répond à Karg se
                photographe / géologue
                • Posté à 11h10 le 18/01/2011
                • Internaute 32902
                  photographe / géologue

                « Les OGM n’ont aucun effet sur la santé »

                on en reparlera dans 20 ou 30 ans si vous le voulez bien ....

                • Karg se
                  Karg se répond à ljos
                  Ingénieur agronome vendu à une (...)
                  • Posté à 19h23 le 18/01/2011
                  • Internaute 9172
                    Ingénieur agronome vendu à une (...)

                  Les levures OGM sont utilisés depuis presque 40 ans. Les plantes OGM à grande échelles depuis 15 ans. Vous attendez quoi ? des effets à plus de 80 ans ? Il y a plus de 3000 publications sérieuses sur le sujet, aucune ne met en évidence le moindre effet nocif.

                  • ljos
                    ljos répond à Karg se
                    photographe / géologue
                    • Posté à 19h47 le 18/01/2011
                    • Internaute 32902
                      photographe / géologue

                    inutile d’en parler ...

                    Je crois qu’il y aura toujours un fossé infranchissable entre les pour et les contre.

                    C’est un peu comme dire à un croyant que dieu n’existe pas ... c’est peine perdue.

                    Bientôt vous allez m’assurer qu’il n’y a aucune contamination des OGM sur les plantes endémiques autour des cultures ... et que Monsanto est une entreprise philanthrope qui œuvre pour le bien de la planète.

        20 autres commentaires
  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 5