a debattre 24/01/2008 à 14h37

Un Davos, mais pas de Porto Alegre : où sont les alters ?

Caroline Vigoureux | Etudiante en journalisme

Pas de Forum social mondial cette année, juste des actions locales. Le mouvement altermondialiste n’attire plus les caméras.





Au premier Forum social mondial, en 2001 (Mat Jacob/Tendance floue).

Le Forum social mondial n’aura pas lieu cette année. A la place, des actions locales pendant une semaine, ponctuées par une journée mondiale le 26 janvier. Une manifestation qui a peu d’échos dans la presse. Le silence des médias et la décentralisation du forum marque t-elle un essoufflement du mouvement ?

Mis en place depuis 2001 en réponse au Forum économique mondial de Davos, qui réunit le gratin de la politique et de l’économie, le FSM avait trouvé résonance dans les médias lors de ses premières éditions. Le quotidien Les Echos lui avait même consacré en 2003 un cahier spécial.

Mais les temps changent. « Depuis 2004, on constate un désintérêt pour le forum. La logique altermondialiste ne va plus dans le sens de la logique médiatique », estime Eddy Fougier, auteur de « L’Altermondialisme » :

« La crise d’Attac, suite à l’affaire de fraude de la direction, avait refroidi les militants. Au même moment, la victoire du non au référendum sur la constitution européenne avait soulevé l’espoir d’une reconstruction de la gauche antilibérale. Mais après très faible score de José Bové à la présidentielle de 2007 (1,32%) les militants ont déchanté. »

« Divisions » et « récupérations politiques » du mouvement alter

Pour Anne Bauer, grand reporter aux Echos, la dispersion et l’incohérence du combat idéologique de ses acteurs a provoqué une perte de dynamique du mouvement. Et les journalistes s’en sont désintéressés :


« Je crois qu’on dérange de plus en plus », affirme de son côté Aurélie Trouvé, co-présidente de l’association Attac, qui dénonce l’emprise du pouvoir économique sur les médias :


Habituellement organisé à Porto Alegre au Brésil, le FSM avait investi le continent asiatique, puis l’Afrique (l’année dernière à Nairobi, au Kenya). Avec une forte participation (de 50 à 150 000 personnes) de 2002 à 2005, ces éditions marquaient le passage du mouvement « d’une qualification antimondialiste à une identification altermondialiste », selon Eddy Fougier.

Cette année, les organisateurs ont décidé de décentraliser l’événement en organisant une simple Journée d’action samedi, pour « agir localement pour changer globalement », comme le revendique le slogan.



Localisation des actions prévues pour le Forum social mondial 2008 (DR).


Localisation des actions prévues pour le Forum social mondial 2008 (DR).

Un repli stratégique qui s’explique, selon ses responsables, par les difficultés d’organisation que posent les grands rassemblements mondiaux -un « forum polycentré » avait d’ailleurs déjà été organisé en 2006.

Mais pour la première fois depuis 2001, le raout des leaders de la planète à Davos n’aura pas de pendant alter capable de lui disputer l’espace médiatique, note le quotidien suisse altermondialiste Le Courrier, qui regrette l’atomisation du Forum social :

« Quel rapport entre une manifestation pour ramener à la maison les troupes étasuniennes stationnées en Irak, un blocage de supermarché à Cahors, un concert gratuit sur la plage de Rio ou la conférence de L’Autre Davos prévue à Zurich ? Réponse : la lutte contre le néolibéralisme. »

« Le mouvement altermondialiste a des progrès à faire »

Donner aux initiatives locales le même écho qu’un forum mondial ? Le défi parait difficile à relever. Aurélie Trouvé reconnaît d’ailleurs la nécessité de repenser les modes d’action des mouvements concernés :

« La décentralisation du FSM représente un second souffle. Elle marque notre volonté de transformer certaines modalités de ces forums et faire un bilan pour évoluer vers d’autres modes d’action.

“Le mouvement altermondialiste a des progrès à faire dans la constitution de campagnes à long terme sur des questions essentielles, telles que les OGM. Ce changement d’organisation prouve notre capacité à rebondir et faire des bilans. Notre mouvement est encore très jeune au regard de ce qui peut être mené à long terme ‘.

De leur côté, les organisateurs du Forum économique mondial (FEM) de Davos tentent d’occuper le terrain, notamment en proposant depuis 2003 un Open Forum, sur des thématiques proches de celle de Porto Alegre. La polarisation entre nos deux forums est artificielle car, au fond, nous poursuivons les mêmes buts’, a même déclaré Klaus Schwab, le président du FEM.

Le Forum social mondial 2009 doit se tenir à Belem, au Brésil. Selon Anne Bauer, ‘si une dynamique nouvelle et un combat clair se mettent en place, les médias y retourneront’.

 ? L’Altermondialisme d’Eddy Fougier - Le Cavalier bleu éditions, coll. Idées reçues - 9,50€.

 ? Rectifié le 24/1 à 16h16. Citation extraite du Courrier, et nom du Temps.

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  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 14h45 le 24/01/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Excellent article , hélas ..

    • Avril
      Avril répond à Numerosix
      • Posté à 17h53 le 24/01/2008
      • Internaute 24503

      oui, trois fois hélas

      • lamichael
        lamichael répond à Avril
        • Posté à 18h39 le 24/01/2008
        • Internaute 20431

        les alters manquent de bras pour se soulever :)

    • quetzal2012
      quetzal2012 répond à Numerosix
      enseignant précaire
      • Posté à 23h44 le 24/01/2008
      • Expert 26736
        enseignant précaire

      J’ ai bien peur que ce forum fût beaucoup plus un symbole qui servait davantage d’écran de fumée... la solution est assurément dans les actions locales...donc ce n’est pas un mal ! ! !
      Lien

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 15h00 le 24/01/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    Enfin, peut-être, mais pour l’instant ce qui marque surtout et a une toute autre importance, c’est la déconfiture des « Grands » (sic) réunis à Davos !

    • Le Yéti
      Le Yéti répond à Le Yéti
      yetiblog.org
      • Posté à 20h31 le 24/01/2008
      • Internaute 6095
        yetiblog.org

      (Bis repetita)

      Enfin, peut-être, mais pour l’instant ce qui marque surtout et a une toute autre importance, c’est la déconfiture des « Grands » (sic) réunis à Davos !

      • paulber
        paulber répond à Le Yéti
        • Posté à 13h33 le 25/01/2008
        • Internaute 27783

        Pas vraiment car les « Grands » comme vous dites ont énormément de confiture à mettre sur leurs tartines alors qu’un bonne moitié de la planète n’a même pas de pain pour se ’nourrir’. Les Grands n’ont qu’une préoccupation : se remplir les poches. Comme l’a si bien dit Chavez à une réunion à laquelle j’assistais : « Les dirigeants vont d’un sommet à l’autre et les peuples d’un abîme à l’autre ». Regardez autour de vous et vous verrez la pauvreté sinon même la misère qui afflige les peuples.

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 16h06 le 24/01/2008
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    avec leurs ’affaires’ les alter n’ont pas été crédibles.
    Et leur ’meneurs’ non plus.
    Cela manque de cohérence, de structure, et de ligne de conduite rigoureuse. Ils font maintenant penser à de doux rêveurs.
    Et pourtant ils devraient être le contre pouvoir du libéralisme.

    • Avril
      Avril répond à pablico
      • Posté à 18h07 le 24/01/2008
      • Internaute 24503

      Cher Pablico, j’objecte que les libéraux collectionnent les affaires depuis 20 ans, et dont la manifestation actuelle la plus aigue est quand même Georges Bush, ses licenciements de masse, ses injustices et ses guerres (bien réelles, hein !).

      Et si le problème n’était pas les idées politiques des uns et des autres, mais la main mise des libéraux sur les télés, la presse, les médias de masse ? Et si la pensée unique n’était pas la fin mais les moyens ?

      • pablico
        pablico répond à Avril
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 18h48 le 24/01/2008
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        J’ai critiqué les alter, mais je peux critiquer aussi les libéraux.
        à un pouvoir il faut un contre pouvoir, et en ce moment les alter ’merdent’ dans leur devoir d’opposition , ou d’alternative, constructive.

         
        • janpoleroy
          janpoleroy répond à pablico
          • Posté à 20h06 le 24/01/2008
          • Internaute 17301

          Je suis d’accord avec vous.
          Le libéralisme n’est certes pas seulement critiquable, il est surtout « à jeter », mais on peut(doit) aussi regretter le cafouillage et les attermoiements actuels de l’altermondialisme.
          Il est évident que les mouvements politiques à forte connotation sociale sont tellement porteurs d’espoirs que toute erreur ou manquement de leur part apparaît comme une catastrophe pour les millions de gens qui s’en réclament. En ce sens, les « affaires » qui ont bouleversé l’association Attac, même sans commune mesure avec les casserolles droitières, portent un coup terrible au mental des militants et des sympatisants.
          C’est comme pour la tentative de rapprochement des gauches extrêmes avant les présidentielles, l’échec qui en est résulté fut et reste impardonnable car il a créé un doute sur la capacité de ces courants de gauche à s’entendre et s’associer... donc à gouverner ! D’où l’absence dramatique d’une voix de gauche face à politique actuelle, outrancièrement droitière. Car ce n’est pas seulement le PS qui est absent !
          Bref, les fautes commises par la gauche sont psychologiquement mille fois plus lourdes que celles de la droite (dont on ne s’attend à rien d’autre d’ailleurs).
          JPL

        1 autres commentaires
  • Vive le maire
    • Posté à 16h38 le 24/01/2008
    • Internaute 29616

    Apparemment, le Groenland est surrepresente dans les mouvements altermondialistes

    • Avril
      Avril répond à Vive le maire
      • Posté à 18h08 le 24/01/2008
      • Internaute 24503

      tu veux dire Grolande ?

       ;)

    • janpoleroy
      • Posté à 20h07 le 24/01/2008
      • Internaute 17301

      Je ne sais pas si c’est le cas, mais si c’est vrai, c’est sans doute parce qu’ils se sentent plus impliqués !

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 16h45 le 24/01/2008
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    Les combats ne disparaissent pas même si la logique médiatique les occulte.
    En effet, la légitimité n’est pas un simple écho des médias.
    L’Avenir ne peut se réduire à des images, il se construit en travaillant sur le réel, n’en déplaise à certains !
    Lien

  • Network 23
    Network 23
    identité perdue dans mes papiers (...)
    • Posté à 16h52 le 24/01/2008
    • Internaute 23367
      identité perdue dans mes papiers (...)

    Les médias se désintéressent des alter. Seraient-ils comme la police ? Tant que ce n’est pas une structure unifiée, hiérarchisée, et unique, logée dans un seul endroit, où on peut clairement identifier les porte-paroles, les chefs et les dirigeants, alors on y comprend plus rien... et on s’y désintéresse !

    La multiplication d’actions locales peut être une très bonne chose. Le mouvement alter n’a pas vocation à se transformer en parti politique centralisé. Il n’a pas besoin d’ATTAC pour le diriger, bien qu’ATTAC en soit une composante essentielle, à côté de bien d’autres.

    Suite à la déconfiture des partis politiques et aux problèmes auxquels sont confrontés les syndicats, il est évident qu’un des problèmes majeurs de la gauche est de trouver d’autres modes d’organisation et de coordination.

    Sans tomber dans le romantisme absurde à la Che Guevara, « multiplier les Vietnams » peut être aussi efficace, voire plus, que de décider d’aller attaquer Davos. Ce qui ferait beaucoup de bruit, et permettrait aux machines de propagande de dépeindre, une fois de plus, le mouvement alter comme un mouvement « anti-démocratique » constitué de Black Blocks.

    Les alters auraient-ils tout simplement rejeté la logique de la centralisation hiérarchique, afin d’éviter les provocations policières et les manipulations médiatiques ?

    L’info circule par bien d’autres canaux que les médias traditionnels, et si les journalistes en position dominante dans la sphère médiatique n’arrivent pas à récolter des infos sur ce qui se passe REELLEMENT, ils seront tout aussi perdu que la police française l’a été lors des manifs anti-Sarko, qu’elle supposait organisée par un groupe d’extrémistes alors qu’elles n’étaient que le fruit d’une colère spontanée partagée par une bonne moitié de la population française.

  • survivant
    • Posté à 17h13 le 24/01/2008
    • Internaute 25864

    Les alters ont comme que vous le dites un autre mode de fonctionnement que les traditionnels syndicats et autres partis politiques qui eux se doivent d’être << clairs : >> dans leurs actions. Les alters déstabilisent les médias et les politiques par leurs actions spontanées c’est ce qui fait là toute la différence comme dirait l’autre : « quand on en sait pas plus que ça on ferait mieux de fermer sa gueule »...

    • Avril
      Avril répond à survivant
      • Posté à 18h11 le 24/01/2008
      • Internaute 24503

      « les alters déstabilisent les médias » ? Diantre ! z’êtes sur que ce n’est pas l’inverse ?

  • survivant
    • Posté à 18h32 le 24/01/2008
    • Internaute 25864

    Pas bien de jouer les taupes.

  • Pictulo
    • Posté à 19h28 le 24/01/2008
    • Internaute 23785

    Les alters chantent « commandante che guevara », ils ont des fleurs dans les cheveux, ils sourient béatement devant un plat de boulgour bio, ils sont mignons mais inefficaces pour lutter contre les puissances néolibérales, qui, elles, ne chantent que la fortune et se nourrissent de viande fraîche. Tout juste parviennent-ils à alerter les populations sur des sujets spécifiques(les OGM en France par exemple).
    Ils ont leur utilité (Confé paysanne), mais je crois qu’on va vers une radicalisation des affrontements.
    Je ne sais pas s’il faut le souhaiter...

    • lamichael
      lamichael répond à Pictulo
      • Posté à 19h45 le 24/01/2008
      • Internaute 20431

      il est tros tard pour se demander si cela est souhaitable,ou non.
      il faut s’y préparer et attendre.
      attendre que le raz-le-bol se généralisent.
      que toutes les couches sociales prit pour ce qu’elles sont,c’est a dire des moutons ! en aient assez de se faire tondre de plus en plus ras,
      et se décident à virer l’éleveur qu’est l’état.

      attendre en s’informant sur rue89.
      histoire de faire monter la colère

      • zwergin
        zwergin répond à lamichael
        • Posté à 20h34 le 24/01/2008
        • Internaute 20918

        Réponse à Lamichael.
        Non, il ne faut pas attendre : le raz le bol est là. Il faut dénoncer ceux qui en font leur commerce,les faux opposants comme Bayrou ou Royal. 40ans que nous subissons sans broncher ! ! Sarko, Attali, Chirac , Kouchner, Boutin, Amara, Dati, Besson : bonnets blancs et blancs bonnets. Y’en a marre ! ! Par contre toujours les même pour vous envaper dans leurs fumeuses informations : depuis le Monde en passant par Libé, France Inter ou RTL, Rue 89 est de la même veine. As-tu lu une fois un article décalé ? Non, la même rengaine sarkosiste avec modulation ( faut tromper son monde). Une chose importe : « renverser la marmite », ne plus jouer avec ceux-là, faire la grève, boycotter, désobéir, soutenir toutes les injustices (çà fait du boulot), et cracher dans les urnes notre immense mépris.

         
        • lamichael
          lamichael répond à zwergin
          • Posté à 22h22 le 24/01/2008
          • Internaute 20431

          entièrement d’accord Zergin.
          je doit quand même te rappeler qu’il suffit d’un homme pour engager une guerre,mais qu’il faut tout un peuple pour déclencher une colère.
          et cette colère,aussi vieille qu’elle puisse etre pour certain,n’a pas encore atteint son point de culminance pour faire réagir et agir tous les autres.
          car n’avoir plus rien a perdre et décider d’aller donner sa vie pour une meilleur futur a ses enfant, ses déscendants,ses voisins,ses amis ect
          ça prend du temps !
          la mort attendra certain d’entre ceux qui décidront de se « bouger ».
          un irlandais,chez qui,trois hommes cagoulés avait pénétrés,et qui le menaçait d’égorger sa fille en échange d’argent,à déclarer a un tribunal :
          « -j’ai préféré mourrir comme un homme que comme un chien.(...)alors j’ai fonçé ! »
          l’avenir de sa fille est sauvé,les méchants arrêtés
          et à lui toute mon humilité.
          l’avenir de nos enfants est déjà en danger,
          la nature se meurt par leurs,et nos actes.
          tout le monde le sait,très peu bouge.
          un jour,surement,le danger qui guettera la vie de nos spermatovules sera suffisement proche pour que cela nous fasse fonçer aussi.
          je pense que ce n’est pas pour demain.
          mais bientôt.peu être plus vite que je ne le pense.
          vu la vitesse à laquelle le petit n. chie son arrogance...
          les Français retrouveront alors, peut-être,
          une raison d’être FIER D’ETRE FRANCAIS !
          (et pas seuleument lors dés finals de sports)
          tout ceux qui sont nés sur ce sol ont le devoir de le défendre contre les abus internes.
          ceux qui se sont déjà battus en son nom ont le droit de le refaire.
          les autre seront les bienvenus.

          encore un peu de patience...

        1 autres commentaires
  • chriss
    • Posté à 19h41 le 24/01/2008
    • Internaute 25959

    Bonsoir,

    C’est le pot de terre contre le pot de fer, financièrement parlant.

    Comment rivaliser quand d’un côté le forum économique mondial se fait avec l’argent du contribuable,(le mien , le vôtre ).
    De l’autre le forum social mondial avec celui des militants, des associations.

    Autant dire avec les moyens du bord, des petites trésoreries en flux tendu, avec en plus des affaires de déontologie, des divergences sur les priorités, le découragement, le doute dans les esprit quand à l’utilité de ce combat contre la puissance titanesque, surmédiatisée...

    Bref la résistance est possible mais sous forme de « visio conférence “ chacun des responsbles de chaque pays restant chez soit, pour en réduire le coût...

    Gagner ainsi en éfficacité, en multiplier le nombre, et pouvoir diffuser dans un nombre de ville illimitée, avec des intervenants connus du grand publique, des animateurs formés, motivés, des reportages en projection d’avant débat, on découvre le, ou les pays en partenariat aves des associations locales( ADM etc...),( Dégustation, favorisant la connaissance et la spécificité des problèmes, les attentes de chaque participant...).

    Comme pour la scolarité proposer une méthode ‘ ludoéducative .

    Je suis convaincu que nous leur damerions le pion, a ces boulimiques de la croissance...

  • Lidenbrock
    • Posté à 20h20 le 24/01/2008
    • Internaute 24667

    Je vais me faire replier, tant pis. Le mouvement altermondialiste n’attire plus les caméras ou bien est-ce l’inverse ?

  • Salaves
    Salaves
    Métallo
    • Posté à 20h22 le 24/01/2008
    • Internaute 5988
      Métallo

    En attendant ce sont toujours les mêmes qui sont au pouvoir. Pour les en chasser il faudra plus que des milliers de fléchettes ou de fusées tel un feu d’artifice envoyer en tout sens. C’est joli, cela fait rêver mais c’est éphémère.
    Il faut construire une machine de guerre capable d’envoyer de gros boulets rouges à fragmentation.

  • léo solo
    • Posté à 21h32 le 24/01/2008
    • Internaute 2483

    (sur le pas de la porte, avec bonhomie.)
    Comment ça va sur la terre ?
    - Ça va ça va, ça va bien.
    Les petits chiens sont-ils prospères ?
    - Mon Dieu oui merci bien.
    Et les nuages ?
    - Ça flotte.
    Et les volcans ?
    - Ça mijote.

    Tardieu
    fragment

  • cooper59
    cooper59
    nazer c pueril et con
    • Posté à 21h47 le 24/01/2008
    • Internaute 18535
      nazer c pueril et con

    les alters s’organisent partout et depuis pas mal de temps , leurs idées gagnent du terrain contrairement a ce que pensent certains ( ceux qui croient que Segolene est une passionaria du petit peuple par exemple ) , leurs idées se retrouvent directement au pouvoir un pau partout en Amerique du sud , ils luttent sur pas mal de fronts et n’ont pas envie de faire la une de Paris Match ou des Echos ! l’alter mondialisme est une alternative a l’ultra capitalisme et peux tres bien se passer des medias , quand au president du FEM , qu’il me donne l’adresse de son dealer , lol ! en tout cas desolé pour les journalistes , mais le mouvement alter n’est pas en perte de vitesse , si vous voulez on peux vous organiser un truc juste pour vous et pour la galerie ! si ça peux vous faire plaisir .

  • Sinouhé
    • Posté à 07h39 le 25/01/2008
    • Internaute 22732

    Ecoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le coeur à l’heure, avec le sable qui se remonte un peu, comme les vieilles putes qui remontent leur peau, qui tirent la couverture.

    Immobile... L’immobilité, ça dérange le siècle. C’est un peu le sourire de la vitesse, et ça sourit pas lerche, la vitesse,
    en ces temps.
    Les amants de la mer s’en vont en Bretagne ou à Tahiti...
    C’est vraiment con, les amants.

    IL n’y a plus rien

    Camarade maudit, camarade misère...
    Misère, c’était le nom de ma chienne qui n’avait que trois pattes.
    L’autre, le destin la lui avait mise de côté pour les olympiades de la bouffe et des culs semestriels qu’elle accrochait
    dans les buissons pour y aller de sa progéniture.
    Elle est partie, Misère, dans des cahots, quelque part dans la nuit des chiens.
    Camarade tranquille, camarade prospère,
    Quand tu rentreras chez toi
    Pourquoi chez toi ?
    Quand tu rentreras dans ta boîte, rue d’Alésia ou du Faubourg
    Si tu trouves quelqu’un qui dort dans ton lit,
    Si tu y trouves quelqu’un qui dort
    Alors va-t-en, dans le matin clairet
    Seul
    Te marie pas
    Si c’est ta femme qui est là, réveille-la de sa mort imagée

    Fous-lui une baffe, comme à une qui aurait une syncope ou une crise de nerfs...
    Tu pourras lui dire : « T’as pas honte de t’assumer comme ça dans ta liquide sénescence.
    Dis, t’as pas honte ? Alors qu’il y a quatre-vingt-dix mille espèces de fleurs ?
    Espèce de conne !
    Et barre-toi !
    Divorce-la
    Te marie pas !
    Tu peux tout faire :
    T’empaqueter dans le désordre, pour l’honneur, pour la conservation du titre...

    Le désordre, c’est l’ordre moins le pouvoir !

    Il n’y a plus rien

    Je suis un nègre blanc qui mange du cirage
    Parce qu’il se fait chier à être blanc, ce nègre,
    Il en a marre qu’on lui dise : “ Sale blanc !”

    A Marseille, la sardine qui bouche le Port
    Etait bourrée d’héroïne
    Et les hommes-grenouilles n’en sont pas revenus...
    Libérez les sardines
    Et y’aura plus de mareyeurs !

    Si tu savais ce que je sais
    On te montrerait du doigt dans la rue
    Alors il vaut mieux que tu ne saches rien
    Comme ça, au moins, tu es peinard, anonyme, Citoyen !

    Tu as droit, Citoyen, au minimum décent
    A la publicité des enzymes et du charme
    Au trafic des dollars et aux traficants d’armes
    Qui traînent les journaux dans la boue et le sang
    Tu as droit à ce bruit de la mer qui descend
    Et si tu veux la prendre elle te fera du charme
    Avec le vent au cul et des sextants d’alarme
    Et la mer reviendra sans toi si tu es méchant

    Les mots... toujours les mots, bien sûr !
    Citoyens ! Aux armes !
    Aux pépées, Citoyens ! A l’Amour, Citoyens !
    Nous entrerons dans la carrière quand nous aurons cassé la gueule à nos ainés !
    Les préfectures sont des monuments en airain... un coup d’aile d’oiseau ne les entame même pas... C’est vous dire !

    Nous ne sommes même plus des juifs allemands
    Nous ne sommes plus rien

    Il n’y a plus rien

    Des futals bien coupés sur lesquels lorgnent les gosses, certes !
    Des poitrines occupées
    Des ventres vacants
    Arrange-toi avec ça !

    Le sourire de ceux qui font chauffer leur gamelle sur les plages reconverties et démoustiquées
    C’est-à-dire en enfer, là où Dieu met ses lunettes noires pour ne pas risquer d’être reconnu par ses admirateurs
    Dieu est une idole, aussi !
    Sous les pavés il n’y a plus la plage
    Il y a l’enfer et la Sécurité
    Notre vraie vie n’est pas ailleurs, elle est ici
    Nous sommes au monde, on nous l’a assez dit
    N’en déplaise à la littérature

    Les mots, nous leur mettons des masques, un bâillon sur la tronche
    A l’encyclopédie, les mots !
    Et nous partons avec nos cris !
    Et voilà !

    Il n’y a plus rien... plus, plus rien

    Je suis un chien ?
    Perhaps !
    Je suis un rat
    Rien

    Avec le coeur battant jusqu’à la dernière battue

    Nous arrivons avec nos accessoires pour faire le ménage dans la tête des gens :
    “Apprends donc à te coucher tout nu !
    ‘Fous en l’air tes pantoufles !
    Renverse tes chaises !
    Mange debout !
    ’ Assois-toi sur des tonnes d’inconvenances et montre-toi à la fenêtre en gueulant des gueulantes de principe

    Si jamais tu t’aperçois que ta révolte s’encroûte et devient une habituelle révolte, alors,
    Sors
    Marche
    Crève
    Baise
    Aime enfin les arbres, les bêtes et détourne-toi du conforme et de l’inconforme
    Lâche ces notions, si ce sont des notions
    Rien ne vaut la peine de rien

    Il n’y a plus rien... plus, plus rien

    Invente des formules de nuit : CLN... C’est la nuit !
    Même au soleil, surtout au soleil, c’est la nuit
    Tu peux crever... Les gens ne retiendront même pas une de leur inspiration.
    Ils canaliseront sur toi leur air vicié en des regrets éternels puant le certificat d’études et le cathéchisme ombilical.
    C’est vraiment dégueulasse
    Ils te tairont, les gens.
    Les gens taisent l’autre, toujours.
    Regarde, à table, quand ils mangent...
    Ils s’engouffrent dans l’innomé
    Ils se dépassent eux-mêmes et s’en vont vers l’ordure et le rot ponctuel !

    La ponctuation de l’absurde, c’est bien ce renversement des réacteurs abdominaux, comme à l’atterrissage : on rote
    et on arrête le massacre.
    Sur les pistes de l’inconscient, il y a des balises baveuses toujours un peu se souvenant du frichti, de l’organe, du repu.

    Mes plus beaux souvenirs sont d’une autre planète
    Où les bouchers vendaient de l’homme à la criée

    Moi, je suis de la race ferroviaire qui regarde passer les vaches
    Si on ne mangeait pas les vaches, les moutons et les restes
    Nous ne connaîtrions ni les vaches, ni les moutons, ni les restes...
    Au bout du compte, on nous élève pour nous becqueter
    Alors, becquetons !
    Côte à l’os pour deux personnes, tu connais ?

    Heureusement il y a le lit : un parking !
    Tu viens, mon amour ?
    Et puis, c’est comme à la roulette : on mise, on mise...
    Si la roulette n’avait qu’un trou, on nous ferait miser quand même
    D’ailleurs, c’est ce qu’on fait !
    Je comprends les joueurs : ils ont trente-cinq chances de ne pas se faire mettre...
    Et ils mettent, ils mettent...
    Le drame, dans le couple, c’est qu’on est deux
    Et qu’il n’y a qu’un trou dans la roulette...

    Quand je vois un couple dans la rue, je change de trottoir

    Te marie pas
    Ne vote pas
    Sinon t’es coincé

    Elle était belle comme la révolte
    Nous l’avions dans les yeux,
    dans les bras dans nos futals
    Elle s’appelait l’imagination
    Elle dormait comme une morte, elle était comme morte
    Elle sommeillait
    On l’enterra de mémoire

    Dans le cocktail Molotov, il faut mettre du Martini, mon petit !

    Transbahutez vos idées comme de la drogue... Tu risques rien à la frontière
    Rien dans les mains
    Rien dans les poches

    Tout dans la tronche !

    - Vous n’avez rien à déclarer ?
    - Non.
    - Comment vous nommez-vous ?
    - Karl Marx.
    - Allez, passez !

    Nous partîmes... Nous étions une poignée...
    Nous nous retrouverons bientôt démunis, seuls, avec nos projets d’imagination dans le passé
    Ecoutez-les... Ecoutez-les...
    Ca rape comme le vin nouveau
    Nous partîmes... Nous étions une poignée
    Bientôt ça débordera sur les trottoirs
    La parlotte ça n’est pas un détonateur suffisant
    Le silence armé, c’est bien, mais il faut bien fermer sa gueule...
    Toutes des concierges !
    Ecoutez-les...

    Il n’y a plus rien

    Si les morts se levaient ?
    Hein ?

    Nous étions combien ?
    Ca ira !

    La tristesse, toujours la tristesse...

    Ils chantaient, ils chantaient...
    Dans les rues...

    Te marie pas Ceux de San Francisco, de Paris, de Milan
    Et ceux de Mexico
    Bras dessus bras dessous
    Bien accrochés au rêve

    Ne vote pas
    0 DC8 des Pélicans
    Cigognes qui partent à l’heure
    Labrador Lèvres des bisons
    J’invente en bas des rennes bleus
    En habit rouge du couchant
    Je vais à l’Ouest de ma mémoire
    Vers la Clarté vers la Clarté

    Je m’éclaire la Nuit dans le noir de mes nerfs
    Dans l’or de mes cheveux j’ai mis cent mille watts
    Des circuits sont en panne dans le fond de ma viande
    J’imagine le téléphone dans une lande
    Celle où nous nous voyons moi et moi
    Dans cette brume obscène au crépuscule teint
    Je ne suis qu’un voyant embarrassé de signes
    Mes circuits déconnectent
    Je ne suis qu’un binaire
    Mon fils, il faut lever le camp comme lève la pâte
    Il est tôt Lève-toi Prends du vin pour la route
    Dégaine-toi du rêve anxieux des biens assis
    Roule Roule mon fils vers l’étoile idéale
    Tu te rencontreras Tu te reconnaîtras
    Ton dessin devant toi, tu rentreras dedans
    La mue ça ses fait à l’envers dans ce monde inventif
    Tu reprendras ta voix de fille et chanteras Demain
    Retourne tes yeux au-dedans de toi
    Quand tu auras passé le mur du mur
    Quand tu auras autrepassé ta vision
    Alors tu verras rien

    Il n’y a plus rien

    Que les pères et les mères
    Que ceux qui t’ont fait
    Que ceux qui ont fait tous les autres
    Que les ‘monsieur’
    Que les ‘madame’
    Que les ‘assis’ dans les velours glacés, soumis, mollasses
    Que ces horribles magasins bipèdes et roulants
    Qui portent tout en devanture
    Tous ceux-là à qui tu pourras dire :

    Monsieur !
    Madame !

    Laissez donc ces gens-là tranquilles
    Ces courbettes imaginées que vous leur inventez
    Ces désespoirs soumis
    Toute cette tristesse qui se lève le matin à heure fixe pour aller gagner VOS sous,
    Avec les poumons resserrés
    Les mains grandies par l’outrage et les bonnes moeurs
    Les yeux défaits par les veilles soucieuses...
    Et vous comptez vos sous ?
    Pardon.... LEURS sous !

    Ce qui vous déshonore
    C’est la propreté administrative, écologique dont vous tirez orgueil
    Dans vos salles de bains climatisées
    Dans vos bidets déserts
    En vos miroirs menteurs...

    Vous faites mentir les miroirs
    Vous êtes puissants au point de vous refléter tels que vous êtes
    Cravatés
    Envisonnés
    Empapaoutés de morgue et d’ennui dans l’eau verte qui descend
    des montagnes et que vous vous êtes arrangés pour soumettre
    A un point donné
    A heure fixe
    Pour vos narcissiques partouzes.
    Vous vous regardez et vous ne pouvez même plus vous reconnaître
    Tellement vous êtes beaux
    Et vous comptez vos sous
    En long
    En large
    En marge
    De ces salaires que vous lâchez avec précision
    Avec parcimonie
    J’allais dire ‘en douce’ comme ces aquilons avant-coureurs et qui
    racontent les exploits du bol alimentaire, avec cet apparat vengeur
    et nivellateur qui empêche toute identification...
    Je veux dire que pour exploiter votre prochain, vous êtes les
    champions de l’anonymat.

    Les révolutions ? Parlons-en !
    Je veux parler des révolutions qu’on peut encore montrer
    Parce qu’elles vous servent,
    Parce qu’elles vous ont toujours servis,
    Ces révolutions de ‘l’histoire’,
    Parce que les ‘histoires’ ça vous amuse, avant de vous interesser,
    Et quand ça vous intéresse, il est trop tard, on vous dit qu’il s’en prépare une autre.
    Lorsque quelque chose d’inédit vous choque et vous gêne,
    Vous vous arrangez la veille, toujours la veille, pour retenir une place
    Dans un palace d’exilés, entouré du prestige des déracinés.
    Les racines profondes de ce pays, c’est Vous, paraît-il,
    Et quand on vous transbahute d’un ‘désordre de la rue’, comme vous dites,
    à un ‘ordre nouveau’ comme ils disent, vous vous faites greffer au retour et on vous salue.

    Depuis deux cent ans, vous prenez des billets pour les révolutions.
    Vous seriez même tentés d’y apporter votre petit panier,
    Pour n’en pas perdre une miette, n’est-ce-pas ?
    Et les ‘vauriens’ qui vous amusent, ces ‘vauriens’ qui vous dérangent aussi,
    on les enveloppe dans un fait divers pendant que vous enveloppez les ‘vôtres’ dans un drapeau.

    Vous vous croyez toujours, vous autres, dans un haras !
    La race ça vous tient debout dans ce monde que vous avez assis.
    Vous avez le style du pouvoir
    Vous en arrivez même à vous parler à vous-mêmes
    Comme si vous parliez à vos subordonnés,
    De peur de quitter votre stature, vos boursouflures, de peur qu’on vous montre du doigt,
    dans les corridors de l’ennui, et qu’on se dise : ‘Tiens, il baisse, il va finir par se plier, par ramper’
    Soyez tranquilles ! Pour la reptation, vous êtes imbattables ; seulement, vous ne vous la concédez
    que dans la métaphore... Vous voulez bien vous allonger mais avec de l’allure,
    Cette ‘allure’ que vous portez, Monsieur, à votre boutonnière,
    Et quand on sait ce qu’a pu vous coûter de silences aigres,
    De renvois mal aiguillés
    De demi-sourires séchés comme des larmes,
    Ce ruban malheureux et rouge comme la honte dont vous ne vous êtes jamais décidé à empourprer
    votre visage,
    Je me demande comment et pourquoi la Nature met
    Tant d’entêtement,
    Tant d’adresse
    Et tant d’indifférence biologique
    A faire que vos fils ressemblent à ce point à leurs pères,
    Depuis les jupes de vos femmes matrimoniaires
    Jusqu’aux salonnardes équivoques où vous les dressez à boire,
    Dans votre grand monde,
    A la coupe des bien-pensants.

    Moi, je suis un bâtard.
    Nous sommes tous des bâtards.
    Ce qui nous sépare, aujourd’hui, c’est que votre bâtardise à vous est sanctionnée par le code civil
    Sur lequel, avec votre permission, je me plais à cracher, avant de prendre congé.
    Soyez tranquilles, Vous ne risquez Rien

    Il n’y a plus rien

    Et ce rien, on vous le laisse !
    Foutez-vous en jusque-là, si vous pouvez,
    Nous, on peut pas.
    Un jour, dans dix mille ans,
    Quand vous ne serez plus là,
    Nous aurons TOUT
    Rien de vous
    Tout de nous
    Nous aurons eu le temps d’inventer la Vie, la Beauté, la Jeunesse,
    Les Larmes qui brilleront comme des émeraudes dans les yeux des filles,
    Le sourire des bêtes enfin détraquées,
    La priorité à Gauche, permettez !

    Nous ne mourrons plus de rien
    Nous vivrons de tout

    Et les microbes de la connerie que nous n’aurez pas manqué de nous léguer, montant
    De vos fumures
    De vos livres engrangés dans vos silothèques
    De vos documents publics
    De vos réglements d’administration pénitenciaire
    De vos décrets
    De vos prières, même,
    Tous ces microbes...
    Soyez tranquilles,
    Nous aurons déjà des machines pour les révoquer

    NOUS AURONS TOUT

    Dans dix mille ans.

    Il n’y a plus rien LEO FERRE

  • omer de la vega
    • Posté à 08h10 le 25/01/2008
    • Internaute 13216

    l’utopie est morte, camarades
    et la pseudo-poésie n’y changera rien
    surtout quand les dirigeants d’Attac puisent dans les caisses, comme les autres ! !
    et quand le ventre de José le Bové lui gratte à l’idée d’une parcelle de pouvoir
    A quand José Bové dans le gouvernement du petit Nicolas
    pour diriger une commission sur les OGM
    peut-être qu’il s’achètera un beau costume
    alors, nous les rêveurs on ne rêve plus
    les nouveaux Gourous , à l’encan ! ! ! ! !

    • léo solo
      • Posté à 12h02 le 25/01/2008
      • Internaute 2483

      « La vie n’est douloureuse que pour ceux qui se tiennent éloignés de la poésie “

      G. Appolinaure.

      Ne soyez pas amer Omer.

  • cooper59
    cooper59
    nazer c pueril et con
    • Posté à 09h18 le 25/01/2008
    • Internaute 18535
      nazer c pueril et con

    perso j’ai jamais revé ! Attac est une petite asso et ne represente qu’elle meme , c’est a dire pas grand chose a l’echelle du mouvement alter , d’ailleurs le mouvement alter est tellement diversifié que toute notion de prise de pouvoir est impensable , a l’image des anars dont ils ont le soutien les alters diffusent des idées et une philosophie qui penetrent toutes les couches de la societé , libres a nos dirigeants d’en tenir compte ou pas . Ces idées peuvent etre tres representées comme en Bolivie ou dans certaines villes du Bresil , elles peuvent servir de point d’ancrage de la contestation comme au Mexique , ou les pauvres et les indiens sont soumis a une repression extremement violente de la part d’un etat corrompu et violent . Les alters et les anars ne font aucune difference entre un etat anti democratique de droite ou un etat anti democratique de gauche ( le Mexique) . donc au moment ou le « liberalisme de speculation » veut s’imposer partout les seuls qui se dressent efficacement contre ce systeme sont les alters ! esperont que le mouvement ne se radicalise pas trop pour repondre au cynisme des grands dirigeants , a leur « allergie » au mot solidarité , bref a leur politique agressive qui de plus ruine l’environnement ! C e qui compte donc c’est la diffusion des idées (elles ont enormement progressées depuis 15 ans !) pas faire plaisir a la presse economique ou au medias en general , qui de toute façon ne comprennent pas grand chose au mouvement ! j’aimerais mieux dire le contraire mais c’est une realité !

    • sujetduprince
      sujetduprince répond à cooper59
      • Posté à 10h41 le 25/01/2008
      • Internaute 8155

      les idées c’est là que le bat blesse–- c’est la confusion . Les idées partent un peu dans tous les sens et l’on ne dégage pas une utiopie fédératrice A Davos ils en ont une d’utopie fédératrice et c’est bien là leur force –-elle est simple, voire simpliste (voir le rapport du mou du bulbe Attali ...) mais elle parvient à rassembler des hommes, qui se haissent au quotidien, contre les peuples
      et comme disait Leo « vivre allongé ça cree des habitudes, quand ils se releveront on pourra rester chez nous“–-il ne reste qu’à fournir un motif pour se relever–-la confusion conduit à l’immobilisme

      • léo solo
        • Posté à 12h36 le 25/01/2008
        • Internaute 2483

        « la confusion conduit à l’immobilisme... »

        pour sûr

        mais la complexité , Elle, mène à l’action.

        cf : « que ma joie demeure “ Giono

  • cooper59
    cooper59
    nazer c pueril et con
    • Posté à 11h46 le 25/01/2008
    • Internaute 18535
      nazer c pueril et con

    Attali est fou comme un lapin , mais je suppose que rue 89 va s’interesser au probleme ; 2 exemples : il veux ENCORE plus de centres commerciaux , il juge qu’il n’y a pas assez de temples de la consommation . Il veux accentuer l’immigration pour combler des emplois sans qualification (batiment etc ) alors qu’on a ici des tas de sans papiers qui ne demanderaient pas mieux que de prendre ces emplois et d’etre donc regularisés et payer des impots , conclusion : faire venir des emmigrés supplementaires et continuer a courser les sans papiers a la sortie du metro ! Si Sarko avait demandé un rapport au fils de l’epicier du coin il aurait fait nettement mieux mais c’est un autre sujet .

  • sitoihien
    • Posté à 12h34 le 25/01/2008
    • Internaute 21237

    La majorité des militant-tes altermondialistes se recrutent dans les classes moyennes supérieures qui peuvent se payer des billets d’avion pour faire le tour de la planète.S’ils n’atterrissent pas ils vont nous dire jusqu’a la fin du siècle qu’un nouveau monde est possible. On ne saura jamais lequel.

    Les pauvres ne peuvent pas aller dans les FSM.

    Aprés plusieurs FSM quel est l’embryon d’un nouveau projet de société des altermondialistes pour un nouveau monde ?

    • léo solo
      léo solo répond à sitoihien
      • Posté à 12h39 le 25/01/2008
      • Internaute 2483

      « La majorité des militant-tes altermondialistes se recrutent dans les classes moyennes supérieures qui peuvent se payer des billets d’avion pour faire le tour de la planète.... »

      Après avoir pris en compte l’analyse des sitoihiens, ils ont décidé , les « alters » de relocaliser les forums.

      D’où les forums locaux.

      Tiens, demain, moi (et mon voisin) du coup, on peut y aller à vélo.

      Donc merci pour vos remarques constructives .

      D’autres ... ?

      • omer de la vega
        • Posté à 14h08 le 25/01/2008
        • Internaute 13216

        on veut bien y aller en vélo,
        mais aller nulle part ça mène où ?

         
        • léo solo
          • Posté à 17h20 le 25/01/2008
          • Internaute 2483

          Lien

          permet d’avoir une idée des étapes possibles

          ce tableau, partiel, ne récapitule que certaines villes.

          Bon forum donc, à vélo, et non dopé, bien sûr, car le sprort n’est pas une marchandise.

          • sitoihien
            sitoihien répond à léo solo
            • Posté à 11h36 le 26/01/2008
            • Internaute 21237

            Le sport n’est pas une marchandise ? ? ? ? ?

            Vous avez essayé de faire du vélo sans vélo ? du ski sans ski ? du parachutisme sans parachute ? ...etc

        2 autres commentaires
    • cooper59
      cooper59 répond à sitoihien
      nazer c pueril et con
      • Posté à 21h41 le 25/01/2008
      • Internaute 18535
        nazer c pueril et con

      c’est sur que le concept de surconsommation n’en est pas a l’etat embryonnaire !

  • Malaparte
    • Posté à 14h19 le 25/01/2008
    • Internaute 29702

    Bonjour,
    Que défendent les alter-mondialistes ?
    Deux conceptions s’opposent. D’un côté, l’ultra-libéralisme qui ne voit dans le monde, dans les sociétés, qu’un vaste marché où la croissance serait sans limite, où l’Homme serait TOTALEMENT inféodé aux impératifs économiques. Je résume.
    De l’autre côté, les alter-mondialistes qui rejettent cette vision du monde. Mais quelle est leur vision ?
    Je crois qu’il y a des visions, trop de visions même.
    Mais surtout je pense que ces visions sont, soient trop proches de ce qui fait la base de l’ultra-libéralisme, soient, justement, elles sont à l’opposé. Car, il me semble que si les conséquences du système ultra-libéral sont la concentration des richesses entre les mains de quelques uns, le contrôle des médias, la destruction de l’environnement, etc., le système repose sur la liberté, totale, sans contraintes certes, mais la liberté. Et c’est là où c’est pervers. Il faut bien se placer sur le plan philosophique au bout du compte. La liberté absolue finit toujours par devenir la loi du plus fort, c’est pour cela que toutes les sociétés, à travers l’histoire, ont édicté des règles ; sans cela, on nommait ces sociétés des tyrannies. Il est d’ailleurs intéressant de constater que les tenants de l’économie de marché réclament toujours plus de « dérégulation », c’est-à-dire l’absence de règles ou plus de liberté.

    Mais s’il faut des lois pour que la liberté n’écrase pas l’égalité, que devient le slogan « Penser global, agir local » concrètement ? Je pense que les altermondialistes sont pris en étau entre une volonté de s’affranchir du système ultra-libéral (se libérer) et la nécessité d’instaurer un système de contraintes légitimes mais bien réelles qui freinerait les appétits d’une minorité (financière pour ne pas la citer). Agir local, qu’est-ce que ça signifie ? Un individu, dans son coin, monte un panneau solaire ? Un groupe de personnes fait du commerce à petite échelle ? C’est local mais cela signifie le repli sur des microstructures qui fonctionneraient en semi-autarcie. Je vois mal une personne s’intéressant à ce qui se passe à l’autre bout de la planète (et qui gèrerait les moyens techniques pour cela ?) et se contenter de son périmètre immédiat. En psychologie, cela s’appelle une double contrainte.

    Les mouvements alter-mondialiste s’essoufflent un peu car ils leur est difficile d’admettre que ce qu’ils veulent se traduirait concrètemement par un système régulé, contraignant (dans une certaine mesure) et qui ressemblerait beaucoup à ce qui existait avant la libéralisation de nos sociétés.

    Enfin, je vois ça comme ça.

  • freekif
    freekif
    journaliste à paris
    • Posté à 15h05 le 25/01/2008
    • Journaliste 29466
      journaliste à paris

    quel homme cet eddy fougier ...

  • Ecureuil
    • Posté à 16h36 le 25/01/2008
    • Internaute 13562

    En tout cas, moi j’y serai, et j’espère qu’il y aura du monde. C’est quand même un moyen de donner de la visibilité au mouvement.
    Si la mobilisation générale est au rendez-vous, je pense que oui, les choses peuvent s’accentuer.
    Car comme dirait l’autre : « We are winning »
    Activement.
    Romain (objecteur de croissance)

  • sitoihien
    • Posté à 23h00 le 26/01/2008
    • Internaute 21237

    Badiou est intérèssant a entendre et sans doute intérèssant a lire mais en partie dépassé.
    Le communisme est moribond depuis déja un certain temps.On peut le laisser aux historien-ne-s.

    Le marxisme était une théorie pour résoudre la question sociale a l’ère industrielle, et qui était liée a la condition ouvrière.De nos jours une partie de la classe ourière a rejoint les classes moyennes et une autre partie fait de l’interrim, a des CDD, des contrats aidés ou se retrouve au chômage.

    A l’ère post-industrielle la question sociale est lièe a la condition précaire, a la condition chômeuse, au monde du chômage. Pour résoudre cette question sociale il va falloir trouver autre chose que le marxisme et le socialisme.

    Apparemment Badiou n’a jamais entendu parler du monde du chômage. Ce qui n’est pas surprenant. Parmi les gens de sa génération il n’est surement pas le seul a ne jamais avoir entendu parler du monde du chômage.

    Sur internet avec un moteur de recherche on trouve des centaines de page sur le « monde du chômage »

    • sitoihien
      sitoihien répond à sitoihien
      • Posté à 00h54 le 27/01/2008
      • Internaute 21237

      J’ai mis ce commentaire sur Badiou ici par erreur, j’espère que Rue 89 va corriger l’erreur. Merci

  • AMBROISELEFAUCHEUX
    • Posté à 17h03 le 29/01/2008
    • Internaute 29985

    Les Forums sociaux ont fini par devenir le dernier lieu à la mode pour la jet set Alter.
    Les Alters ne désaltèrent plus.C’est la preuve qu’il n’y pas une source unique pour les idées et les vérités dont nous avons besoin pour changer la vie.
    L ’émancipation c’est la jonction de tout ce qui pousse au milieu sans début et sans fin.Sans avant-garde et sans partis.

    L’histoire ne se répète pas , elle rime (Mark Twain)