Bonnes feuilles 06/01/2011 à 12h08

Sarkozy et la justice : petites phrases et grosses pressions

Augustin Scalbert | Journaliste Rue89

Rue89 publie des extraits du « Justicier », première enquête à montrer comment le Président contrôle ou contourne les juges.


« Le Justicier » de Dorothée Moisan.

Au début des années 80, Nicolas Sarkozy défendait des trafiquants, des voleurs à la tire et « avait plaisir à le faire », selon son avocat et « ami de trente ans », Me Thierry Herzog. Au prétoire, le jeune avocat ferraillait ferme pour qu’ils obtiennent du sursis.

Sarkozy est ensuite devenu un étrange hybride avocat-politicien-procureur, comme le montre l’excellent « Le Justicier, enquête sur un Président au-dessus des lois » de Dorothée Moisan, qui sort ce jeudi aux éditions du Moment et dont Rue89 publie des extraits.

Au service de ses amis, de ses soutiens politiques ou financiers, de ses visées politiques, et de son électorat.

Au détriment de ses ennemis. Tout en étant aujourd’hui, cas unique en Europe, garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire et nanti d’une immunité très protectrice. Inattaquable, ce qui ne l’empêche pas d’attaquer (sept procédures depuis son élection).

Journaliste, Dorothée Moisan suit les affaires du Palais de justice de Paris pour l’AFP. Elle a enquêté sur tous les liens de l’actuel président de la République avec le troisième pouvoir. En remontant à l’origine, sa mère, « Dadu », qui plaidait naguère dans un scandale politico-immobilier des Hauts-de-Seine (l’affaire Villarceaux).

« Allô, maman, je suis avocat, comme toi »

Sorti de Sciences-Po sans en décrocher le diplôme, son fils lui annonce sa nouvelle orientation de but en blanc, en 1981 :

« Allô, maman, tiens-toi bien, je suis avocat, comme toi. »

La suite est riche et variée, d’affaires futiles ou choquantes (la villa corse de l’ami Christian Clavier, le « off » Sarkozy/France 3/Rue89, « la » rumeur, le scooter de Jean Sarkozy) en scandales plus obscurs et gênants (Clearstream, Karachi, Bettencourt, l’arbitrage Tapie-Etat pour le Crédit Lyonnais, l’Angolagate, l’accord Chirac-Delanoë sur les emplois fictifs, le fief des Hauts-de-Seine...).

Côté politique, tout y passe : le passage de Rachida Dati place Vendôme, la récidive, les 35 lois depuis 2002 sur la sécurité et l’immigration, la volonté présidentielle de supprimer le juge d’instruction... Et l’« indulgence coupable » de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de la délinquance en col blanc.

Dans son livre « Libre », le Président a en effet écrit ces lignes :

« Ne serait-il pas plus juste de réserver la prison à la seule punition des crimes et délits ayant porté atteinte à l’intégrité physique de la victime ? »

Ce demi blanc-seing aux grands escrocs, Sarkozy a voulu le délivrer en dépénalisant le droit des affaires. Après la crise de 2008, il a jugé plus prudent d’attendre.

La suppression en trompe-l’œil de la double peine

D’une plume alerte, sans s’appesantir, Dorothée Moisan raconte comment Nicolas Sarkozy a fait du ministère de l’Intérieur son laboratoire de politique judiciaire.

Il tente, en vain, de court-circuiter deux gardes des Sceaux successifs (Dominique Perben et Pascal Clément) pour imposer ses peines planchers. Qu’il fait finalement voter une fois à l’Elysée, dès août 2007.

Il a plus de succès en 2003 avec l’abolition de la double peine, qui voulait qu’un étranger condamné en France soit expulsé du pays à sa sortie de prison.

Noble mesure dont Nicolas Sarkozy se vante toujours, mais surtout belle enflure médiatique que cette abolition : la voix des associations, qui réclament en 2006 « une véritable suppression de la double peine », ne porte pas. Elles dénoncent le calvaire administratif imposé à qui veut éviter la double peine. Laquelle, du coup, reste effective dans de nombreux cas.

Défendre les victimes et légiférer dans l’émotion

Ces lois en rafale, le futur Président les obtient depuis la place Beauvau en usant d’un des ingrédients majeurs de son succès politique : les faits divers. Sa recette est la suivante :

« Primo, se poser en défenseur des victimes. Secundo, rudoyer les juges, trop laxistes. Tertio, profiter de l’émotion pour légiférer dans l’urgence. L’affaire Crémel est à ce titre emblématique. »

Prétextant notamment que le veuf de Nelly Crémel (une joggeuse assassinée en 2005 en Seine-et-Marne par le récidiviste Patrick Gateau et un complice) lui a demandé « comment l’Etat peut-il relâcher un monstre ? », Nicolas Sarkozy défend la victime, tape sur le juge d’application des peines (JAP) qui a libéré le meurtrier après son premier crime, et obtient une loi contre la récidive.

Mais il y a deux problèmes. D’abord, l’avocate de la famille Crémel assure à Dorothée Moisan qu’elle n’a « jamais entendu M. Crémel tenir les propos que lui prête Nicolas Sarkozy ». La famille a très peu goûté cette récupération politique.

Ensuite, les organisations professionnelles de magistrats sont outrées par les propos du ministre. Lequel met une telle pression médiatique que le président du Conseil supérieur de la magistrature (et de la République) à l’époque, Jacques Chirac, lâche le corps judiciaire et tranche en faveur de Sarkozy. En rappelant du bout des lèvres le principe de la séparation des pouvoirs.

« Il faut faire payer le juge »

Les propos du JAP cloué au pilori par le ministre, concédés seulement quatre ans plus tard sur France 2, pourraient résumer à eux seuls le peu de cas que l’ex-avocat Nicolas Sarkozy fait des textes de loi de son pays.

Le juge Alain Hahn :

« J’ai une phrase qui revient dans ma tête : “Il faut faire payer le juge.” Mais quel juge ? Quel juge ? [La loi impose que trois juges, et non un seul, décident de libérer un criminel une fois sa peine de sûreté purgée, ndlr]

Ma première réaction à ce moment-là était une totale incompréhension.

Ensuite, j’ai très mal compris, accepté la façon dont un homme politique, avec des responsabilités importantes au niveau de l’Etat, encore plus importantes maintenant, était capable de mettre en cause un seul magistrat sans chercher à comprendre si la loi avait été appliquée, dans quelles conditions la loi avait été appliquée et la façon dont les choses s’étaient déroulées pour amener à cette décision favorable. »

Voilà l’impression de fond que confirme le livre de Moisan : celle d’un Président qui court-circuite la justice en jouant tour à tour de sa puissance de feu médiatique et des discrets rouages de ses réseaux.

En 2007, Woerth intervenait en faveur de Courroye...

Car si Sarkozy vilipende des magistrats (surtout des juges), certains autres (surtout des procureurs) ne s’offusquent pas du tout de la manière dont il les traite. A l’inverse, ils semblent faire corps avec lui et ses intérêts.

Patrick Ouart, pendant longtemps « vrai garde des Sceaux » sous Rachida Dati, un « homme de pouvoir et de réseaux ». Yves Bot, que Sarkozy appelle « mon procureur ».

Ou le célèbre Philippe Courroye, dont Dorothée Moisan révèle qu’il a sollicité en 2007 une intervention d’Eric Woerth pour se faire rembourser un déménagement de quelques milliers d’euros... ce qui n’a pas dû l’aider à enquêter sur les liens de Woerth Eric avec la famille Bettencourt, en tant que procureur de Nanterre, l’été dernier.

On peut ajouter à la liste Jean-Louis Bruguière ou Laurence Vichnievsky, pour ne citer que les plus connus. Et la « sarkozette » Rachida Dati, bien sûr, une magistrate qui constitue « la plus grande claque que le Président ait jamais infligée à la magistrature », selon Moisan.

Au final, écrit-elle,

« en quelques années, Nicolas Sarkozy a su phagocyter les hauts postes de la justice. Une toile d’araignée dont la gauche aura beaucoup de difficulté à se défaire si elle revient un jour au pouvoir ».

Rue89 a choisi de publier des extraits intéressants en ce qu’ils mêlent plusieurs facettes des relations de Nicolas Sarkozy avec la justice : Françafrique, justice des copains, soupçons de financement politique pour son camp, et relations avec les milieux d’affaires.

Comment Sarkozy a (pour l’instant) échoué à sauver Pierre Falcone

Comment Sarkozy a (pour l’instant) échoué à sauver Pierre Falcone

En 1993, l’Angola est dévasté par l’une des guerres civiles les plus sanglantes du XXe siècle. Le président José Eduardo Dos Santos cherche à acheter des armes pour terrasser les rebelles de l’Unita. La France refuse. Il contacte alors Pierre Falcone.

Aux côtés de son associé israélien d’origine russe, Arcadi Gaydamak, l’homme d’affaires procure à l’Angola, sans l’aval de la France, chars, navires, obus et hélicoptères dénichés dans l’ex-bloc soviétique. Montant de ces ventes sur cinq ans : 790 millions d’euros.

Pour favoriser leur trafic, Falcone et Gaydamak auraient, selon l’accusation, arrosé en cash leurs obligés français, dont l’ancien ministre Charles Pasqua et son ami Jean-Charles Marchiani, et versé de substantiels pots-de-vin à une trentaine d’officiels angolais, au premier rang desquels le président Dos Santos.

En 2000, la France ouvre une enquête sur ces ventes qu’elles soupçonnent illégales. Elle est confiée aux juges Philippe Courroye et Isabelle Prévost-Desprez qui à l’époque travaillent main dans la main. Aucun Angolais ne figure parmi les mis en examen, mais l’homme fort du pays n’apprécie guère d’être dépeint par les enquêteurs français comme un contrebandier corrompu. Pas plus qu’il ne goûte la mise en cause de son intermédiaire providentiel, Pierre Falcone.

Pour Luanda, il y a eu feu vert de Paris et il s’agit de ventes d’armes régulières à un Etat légitime et souverain. Point final. Piqué, Dos Santos rompt toute relation avec Paris. Et, en 2003, il nomme Pierre Falcone ambassadeur de l’Angola auprès de l’Unesco. Une manoeuvre qui lui permet de le protéger juridiquement.

Sarkozy en Angola pour Total, Bolloré, Bouygues et Areva

Dès son élection, Nicolas Sarkozy tente de renouer le contact. Pas question de se brouiller avec le premier producteur d’or noir de l’Afrique subsaharienne, surtout quand Total est le deuxième opérateur pétrolier en service dans le pays.

En novembre 2007, Claude Guéant joue les éclaireurs auprès de Dos Santos. Il ouvre le chemin à son champion. Le 23 mai 2008, Nicolas Sarkozy fait dix-sept heures d’avion pour rester cinq heures à Luanda, avec dans ses valises les patrons de Total, Bolloré, Bouygues ou encore Areva : c’est la première visite d’un président français depuis dix ans. Un événement. Les deux chefs d’Etat se félicitent d’avoir tourné « la page des malentendus du passé ». Face à la presse, pas un mot sur l’Angolagate. Pourtant, la rencontre entre les deux dirigeants n’a tourné qu’autour du procès prévu en octobre.

La réconciliation porte rapidement ses fruits. Mi-juillet, le ministre de la Défense Hervé Morin envoie aux avocats de Pierre Falcone une lettre susceptible de faire capoter le procès. Les armes n’ayant pas transité par le territoire français, écrit le ministre, aucune autorisation n’était nécessaire. Et sans infraction, pas de procès !

Alors que le dossier s’est construit sur une plainte du ministère de la Défense, la même autorité vient soudain dire : « Circulez, y a rien à voir. On n’a plus rien à vous reprocher. » On a rarement vu intervention politique plus explicite.

Pierre-François Veil, qui conseille Falcone, se rue alors triomphant dans le bureau du juge Jean-Baptiste Parlos. « Il n’y a plus de procès ! » jubile-t-il. C’est mal connaître le président de la 11e chambre, un magistrat courageux que la raison d’Etat n’effraie pas. En dépit de pressions peu discrètes de l’Angola, voire de filatures, celui-ci tient bon et écarte la lettre du ministère. Le procès de l’Angolagate s’ouvre le 6 octobre 2009.

Le « laisser-faire » de la France pour protéger « ses intérêts »

Survient la seconde offensive. Sur un ton menaçant, l’Angola réclame l’arrêt du procès et la restitution de toutes les pièces du dossier, en vertu du secret-défense. En vain.

Enervé du ton adopté par l’avocat de Luanda, le président Parlos s’enquiert même publiquement de savoir si « les juges seraient inquiétés » par les autorités angolaises et fait acter la réponse, négative, par la greffière.

Durant quatre mois, Pierre Falcone va répondre avec suffisance aux questions du tribunal. Car il se sait protégé par son immunité diplomatique et par les autorités françaises, soucieuses de bichonner Dos Santos et son pétrole. Chaque jour, la tension est plus palpable.

Le 11 février 2009, dans un réquisitoire exemplaire, le vice-procureur Romain Victor décrit « l’ambiance de plomb » et « les menaces à peine voilées » qui ont émaillé le procès. Courageux et pas bégueule, le jeune parquetier évoque le « laisser-faire » de l’Etat français qui a cherché à protéger « ses intérêts économiques et stratégiques ».

Quant à la démarche d’Hervé Morin, en juillet, elle est « extraordinaire » brocarde le magistrat, car c’est tout de même « une lettre d’une autorité ministérielle adressée à un prévenu de trafic d’armes ! »

La sanction de ce francparler est immédiate. En réintégrant son estrade après le déjeuner, le procureur est blême. « Il avait l’air vraiment secoué », témoigne un avocat présent ce jour-là. Il explique, gêné, que le journaliste de l’Agence France-Presse, qui a publié une dépêche à la mi-journée, a « un peu déformé » ses propos. Sur leurs carnets, les avocats sont pourtant quarante à avoir pris les mêmes notes !

Entre-temps, Romain Victor a surtout été convoqué par Jean- Claude Marin. Les remarques acides du jeune procureur n’ont pas plu à l’Elysée, qui l’a fait savoir au parquet. Mais qu’importe le prix à payer, Romain Victor a fait passer son message.

Falcone condamné à six ans de prison, c’est Hiroshima à Paris

Le 27 octobre 2009, le tribunal parvient à s’affranchir des pressions et condamne Pierre Falcone à six ans de prison ferme, avec incarcération immédiate. C’est Hiroshima à Paris. Sonné, les yeux clos, le businessman se mord les doigts d’avoir écouté ses avocats. Alors qu’il était en Chine, où il réside désormais, ses conseils, rassurés par Claude Guéant et un professeur de droit, lui avaient assuré qu’il ne risquait rien. Le marchand d’armes quitte pourtant le Palais de justice entre trois gendarmes.

Six mille cinq cents kilomètres plus au sud, le président Dos Santos est fou furieux qu’on ait pu jeter en prison le héros qui a sauvé Luanda. L’Elysée est en panique. La filière Guéant reprend du service. Auprès du secrétaire général, un apporteur d’affaires, Alexandre Djouhri, relaie les exigences angolaises. Patrick Ouart affirme depuis bien longtemps qu’on ne peut plus rien faire pour sauver le soldat Falcone.

« Selon lui, toute tentative d’intervention de l’exécutif sur le tribunal ajouterait la “défaite au déshonneur”. »

D’après les informations de L’Express, Djouhri, excédé par cette trop grande prudence, aurait menacé Patrick Ouart en des termes peu équivoques et Nicolas Sarkozy aurait été contraint de lui-même calmer le jeu.

Claude Guéant a les mains libres. Fissa, il décroche son téléphone et appelle son ami Laurent Le Mesle, le procureur général de Paris, pour lui demander de soutenir la demande de remise en liberté déposée par Falcone. L’avocat général présent à l’audience se démène pour défendre l’homme d’affaires et réclamer sa libération. Mais le président de la cour, Christian Pers, reste sourd à ses appels. Dans un arrêt soigné, il explique primo que l’immunité conférée à Pierre Falcone par l’Angola ne tient pas la route, secundo que, une fois en liberté, le loustic a toutes les chances de prendre la fuite avant son procès en appel.

Comme pour se faire pardonner, l’Etat français annonce le même jour au Franco-Angolais qu’en raison d’une « erreur de service », il va réduire de 140 millions à 15 millions d’euros le redressement fiscal imposé à sa société ayant mené les ventes d’armes.

Plus de nouveaux contrats avec l’Angola : « Il y a encore une bouderie »

Le prévenu se pourvoit en cassation. Rebelote. Cette fois, Claude Guéant contacte Jean-Louis Nadal, le procureur général près la Cour de cassation. Mais, une fois encore, les manœuvres secrètes du secrétaire général de l’Elysée avortent : Falcone devra rester à Fleury-Mérogis jusqu’à son procès en appel, prévu début 2011.

En toute logique, c’est Christian Pers qui doit présider cette audience à haut risque. Pourtant, à la Toussaint 2010, le magistrat, qui a déjà commencé à travailler le dossier, apprend qu’il est nommé à la Cour de cassation. Surprenant. Aurait-on cherché un juge plus compréhensif ? En tout cas, Alain Guillou, qui a été nouvellement désigné, est présumé être un magistrat à l’échine plus flexible.

Quelle que soit l’issue du procès en appel, les relations franco-angolaises gardent les séquelles de cette affaire. « Il est sûr qu’il y a encore une bouderie », analyse le spécialiste de l’Afrique, Antoine Glaser.

D’ailleurs, le président de l’Angola, un parfait francophone, l’a manifesté en boycottant le sommet France-Afrique du 31 mai 2010. C’est un second couteau a qui fait le déplacement à Nice.

Quant aux entreprises françaises, elles doivent prendre leur mal en patience. Car, si l’Angola exécute les engagements en cours, les nouveaux contrats ne viennent pas.

L’ami banquier, son yacht et les neveux du président Ben Ali

L’ami banquier, son yacht et les neveux du président Ben Ali

L’histoire mêle luxe, banquier et marina. Le 5 mai 2006, un yacht de dix-huit mètres, le Beru Ma, disparaît du port de Bonifacio. A cinq heures du matin, les voleurs s’éloignent discrètement du rivage, à bord de ce petit bijou nautique de plus d’un million d’euros. Ils ne savent pas encore qu’ils viennent de dérober le bateau de Bruno Roger, patron de la banque Lazard, accessoirement ami intime du président Chirac et proche du ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy. Mauvaise pioche…

Generali, qui assure le Beru Ma, met un de ses détectives sur le coup. Il s’appelle Jean-Baptiste Andreani. Il remonte d’abord la piste jusqu’en Sardaigne. L’écume le mène ensuite à Sidi Bou Saïd, tout près de Tunis, où il finit par retrouver le yacht. Il prend quelques photos et découvre rapidement que les nouveaux propriétaires ne sont autres que Moez et Imed Trabelsi, deux neveux par alliance du président Ben Ali.

Aussi influents que redoutés, les deux frères sont réputés pour leurs frasques. Ces intouchables se sont déjà fait livrer deux autres navires de luxe, le Sando et le Blue Dolphin, volés sur la Côte d’Azur, mais tels ces envieux qui maigrissent de l’embonpoint des autres, ils en voulaient un plus gros. L’affaire est embarrassante pour l’Etat tunisien.

Retrouvé, le Beru Ma est rapatrié illico à Bonifacio

A Paris, elle est suivie de près. Dans un PV d’audition consulté par l’auteure, le détective révèle aux gendarmes avoir « été contacté directement à deux ou trois reprises par M. Guéant, directeur de cabinet de M. Sarkozy ».

Selon M. Andreani, la direction de la gendarmerie a elle-même été alertée « par M. Sarkozy et ce à la demande du propriétaire, M. Roger […], une relation de M. Sarkozy. » Une fois le Beru Ma retrouvé, il est rapatrié illico à Bonifacio et rendu à Bruno Roger. De cette célérité ne bénéficieront pas les propriétaires du Sando et du Blue Dolphin, pourtant stationnés à quelques mètres du Beru Ma, dans la marina de Sidi Bou Saïd.

La justice française prend alors le relais. Un mandat d’arrêt international est lancé contre les frères Trabelsi. L’affaire est délicate car elle menace de brouiller les relations avec Zine El Abidine Ben Ali. « Sur ce dossier, le procureur d’Ajaccio José Thorel était pendu au téléphone avec Paris », confie un avocat.

Quinze jours après la visite du président Sarkozy à Tunis, en mai 2008, le juge d’instruction Jean-Bastien Risson s’y déplace à son tour pour entendre les deux frères. Ils reconnaissent avoir essayé le yacht mais disent ignorer qu’il ait été volé. Le juge du tribunal d’Ajaccio les met alors en examen pour complicité de vol en bande organisée, un délit passible de sept ans de prison. Il juge leurs explications « insuffisantes pour contrebalancer l’ensemble des éléments à charge retenus à leur encontre ».

Le magistrat français ne les réinterrogera plus jamais. Il les reconvoque pour une confrontation avec les autres mis en cause, mais ils ne viendront pas. De guerre lasse, le 31 juillet 2009, il finit par rendre une ordonnance renvoyant tout ce petit monde en correctionnelle. Le procès doit avoir lieu trois semaines plus tard à Ajaccio.

Une « parodie » de justice « jouée en catimini »

Mais, le jour de l’audience, les simples prévenus apprennent qu’ils seront les seuls à comparaître. Le parquet a décidé que les huit Français seraient jugés en Corse et les trois Tunisiens – les deux Trabelsi et un troisième larron – chez eux. « Il a paru plus simple au parquet de demander une disjonction des faits », se justifie le procureur général de Bastia, Paul Michel. « On ne savait même pas que c’était possible ! » s’étrangle un des avocats du dossier. En effet, d’ordinaire, les juridictions ne jugent pas leurs ressortissants pour des faits commis à l’étranger.

Bilan de l’opération : en France, les voleurs écopent de peines allant de six mois avec sursis à deux ans ferme. Quatre mois plus tard, c’est au tour des commanditaires d’être jugés.

A Tunis. Mokhtar Yahyaoui, un magistrat tunisien révoqué par le pouvoir, raconte l’audience fantoche à laquelle s’est prêtée la justice de son pays. Cette « parodie » écrit-il sur le blog collectif Nawaat, s’est « jouée en catimini » le samedi 30 janvier 2010, « après la fermeture du tribunal et le départ de tout le monde ».

Les deux prévenus vedettes sont absents. L’affaire est pliée rapidement. Imed Trabelsi est acquitté et son frère Moez, condamné à un an avec sursis.

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  • Atlantis
    Atlantis répond à Eowyn
    Etudiant apolitique
    • Posté à 19h38 le 06/01/2011
    • Internaute 39710
      Etudiant apolitique

    Désolé, je n’avais pas lu votre message, mais celui que je viens de poster à glop pasglop ressemblait pas mal au votre. Promis, ce n’est pas du plagiat^^

  • Atlantis
    Atlantis répond à glop-pasglop
    Etudiant apolitique
    • Posté à 19h35 le 06/01/2011
    • Internaute 39710
      Etudiant apolitique

    C’est fini les clichés ?
    - « - que nos juges donnent toujours raison et n’appliquent jamais la rigueur des lois aux flics, même si tout le monde sait que ces derniers mentent et manipulent les dossiers, notamment à l’occasion des nombreuses bavures qu’ils commettent ; »
    Oui, c’est vrai, on se demande par qui ont été condamné les derniers flics pour le témoignage frauduleux...
    - « donnent raison au riche et tort au pauvre ». C’est beau, pour un peu j’en pleurerais. Dans quels cas ? Dans les affaires prud’hommalles, c’est de l’ordre de 50/50. Après, les juges ne font qu’appliquer la loi, si vous n’êtes pas content, prenez vous en à ceux qui la font : nos politiques. Pour cela, un seul moyen, le bulletin de vote.
    - ils ont des comptes à rendre : Conseil Supérieur de la Magistrature par exemple. Et peuvent être trainés en justice comme n’importe qui. Le problème, c’est que généralement, ils savent bien se défendre. Quant aux erreurs de jugement... Elles sont inévitables. Rien n’est sûr à 100%. Dans tous les métiers, il y a des erreurs. D’ailleurs, pour le pénal tout du moins, rappelez vous qu’ils se basent sur les preuves apportées par les policiers. Et de manière générale, l’administration française a peu de comptes à rendre.
    - Quant au paragraphe sur l’avancement... c’est de la pure allégation.

  • temudjin1155-
    temudjin1155- répond à Eowyn
    Horror humanum est
    • Posté à 22h37 le 06/01/2011
    • Internaute 127128
      Horror humanum est

    Je tiens pour exemple une expérience personnelle où j’ai été lynché par 5 jeunes à la sortie du collège en 1986. J’ai failli (oui, ça n’est que faillir) perdre l’usage de mon oeil gauche, de mes jambes et pour ne pas dire finir entre quatre planches (je vous passe les détails, ils s’amusaient à faire du saut en longueur pour attérir à pieds joints sur mon crâne) où s’en est suivi un arrêt de 21 jours et ces représentants de cette institution que vous semblez défendre avec modération ont tout été aussi modérés que vous concernant les sanctions. Ces jeunes ont été condamnés à 3 mois de prison avec sursit et à 5000 francs d’amende (ils étaient non solvables). Mes parents n’avaient pas les moyens de se payer un avocat. J’en ai eu donc un par le biais de l’aide juridictionnelle. Ce monsieur était « spécialisé » dans les problèmes d’assurance. Autant vous dire que ça n’avait rien à voir avec la « choucroute ». La partie adverse (qui pourtant n’était pas solvable) n’était pas passée par l’aide juridictionnelle. Quand je me suis retrouvé devant le juge, alors que la victime dans cette histoire, c’était bien moi, je me suis plus senti coupable qu’autre chose au moment où il me posait des questions, comme si j’avais inventé cette histoire de toutes pièces. Le verdict n’a été que le résultat logique d’une situation tronquée. Depuis ce jour là, je ne fais plus confiance à ce qu’on appelle la justice et ne cherche plus à la comprendre. J’imagine que je ne suis pas le seul. Et puis, l’évidence quant aux affaires où les représentants du peuple passent régulièrement à travers les mailles de cette soit-disant justice alors qu’ils ont escroqué, ont été corrompus et j’en passe n’incite pas non plus à la confiance en cette institution. Je vais vous dire ma réaction face à la justice. Il y a deux ans, j’ai été agressé de nouveau par trois hommes après avoir tiré de l’argent au distributeur automatique. Ils m’ont tellement massacré que j’ai eu deux mois d’arrêt de travail pendant lesquels j’ai mis un mois et demi à remarcher « normalement ». Et bien vous savez quoi ? Je n’ai pas porté plainte. Vous devinerez sûrement pourquoi.

     
    • Eowyn
      Eowyn répond à temudjin1155-
      • Posté à 00h05 le 07/01/2011
      • Internaute 31766

      Temudjin (un rapport avec Ghengis ? ^^)
      Je défends cette institution parce que je fais partie du monde de la justice. Par conséquent je porte une vision très différente des citoyens non spécialisés : évidemment, ce qui nous semble à nous banal (allez plaider une affaire de conduite en état d’ivresse, vous en avez plaidé 40) est en fait important.
      Je ne connais pas votre affaire... en revanche si vous avez été blessé, c’était plutôt une bonne chose d’être assisté d’un avocat en assurance : en général, ils s’y connaissent bien en préjudice corporel (comment demander de l’argent du fait de ses blessures) ce qui n’est pas toujours le cas pour un avocat pénaliste ou civiliste.

      Vous auriez du porter plainte : parce qu’on ne tombe pas toujours sur les mêmes juges (il peut y en avoir de féroces comme de trop gentils...), mais aussi parce que ça permet aux services de police de savoir quel est l’état de la délinquance dans leur secteur (si vous êtes 15 à arriver avec le même signalement, ils vont se bouger le c... pour trouver).

      Et enfin : ne prenez pas forcément (je ne parle pas de votre cas, bien évidemment) une peine légère en prison pour une marque d’indulgence. Pour les dealers par exemple, la prison ne sera rien de plus qu’un passage obligé pour se faire mousser... alors qu’une amende lourde, ou pire, une confiscation de leurs biens, leur fait beaucoup plus de mal. Il faut savoir taper là où ça fait mal, et ce n’est pas forcément la privation de liberté. ça dépend bcp des cas en fait...)

      • gerfaut32
        gerfaut32 répond à Eowyn
        indépendant
        • Posté à 06h58 le 07/01/2011
        • Internaute 120248
          indépendant

        J’ai apprécié vos deux précédents posts, et je lis avec intérêt celui ci. Une chose me dérange toutefois, quand vous dites « on ne tombe pas toujours sur les mêmes juges (il peut y en avoir de féroces comme de trop gentils...) ».
        Ça me parait anormal. Un juge n’a pas à être féroce ou gentil. Il est là pour appliquer la loi à la lumière des éléments apportés par les intervenants d’une affaire : enquêteurs, victimes, accusés, avocats, experts....
        A l’extrême, une même affaire, avec des éléments identiques (je ne parle pas d’un procès en appel, où chaque partie amène des éléments différents ou complémentaires), devrait en théorie aboutir au même verdict, non ?

        • Eowyn
          Eowyn répond à gerfaut32
          • Posté à 09h39 le 07/01/2011
          • Internaute 31766

          C’est tout à fait exact. Et dans les faits, tous les juges appliquent la même loi, heureusement. Il n’en demeure pas moins que pour la même affaire, des juges pourront avoir un regard différent : ce serait tout simplement une hypocrisie de le nier.

          Je précise qu’à mon sens, chacun ne se « sent » pas comme gentil ou méchant, mais comme juste : mais comme tous les êtres humains les juges ont une appréciation différente de la réalité, en fonction de leur passé, de leur histoire, ou même de leurs opinions politique (pas au sens gauche / droite, mais au sens de ce qui est acceptable ou non dans la cité). L’important est pour eux alors de prendre conscience de ces éléments de pré-jugé, et de rectifier le tir.

          C’est logique : si je demandais à tous les internautes de rue 89 combien « vaut » un vol à l’arranché d’un sac, avec violence sur la victime n’ayant pas entrainé d’interruption temporaire de travail, par une personne en récidive légale (peine plancher encourue), mais qui est rangée depuis la commission des faits (emploi stable et nouveau né au foyer dont il finance exclusivement l’entretien) : nous aurons tous des réponses différentes, selon que nous avons envie d’accentuer sur la répression (un vol avec violence, c’est grave, surtout que c’est pas la première fois) ou la réinsertion (depuis l’infraction il s’est rangé et il a une famille à charge), ou encore sur la souffrance de la victime (la pauvre dame a été poussée par terre). Seuls des robots auraient la même jurisprudence, et le rôle de l’avocat est ici primordial. (tiens juste pour savoir : que décideriez vous dans le cas que j’ai donné ?)

          • gerfaut32
            gerfaut32 répond à Eowyn
            indépendant
            • Posté à 11h06 le 07/01/2011
            • Internaute 120248
              indépendant

            Entièrement d’accord sur le fait que les magistrats ne sont pas des robots. Mais, sans faire abstraction de leur inclination naturelle, liée à leur histoire et leur sensibilité intrinsèque, l’application de la loi doit être la plus objective possible, à la lumière, comme je le précisais, des éléments amenés par les différentes parties.
            Je ne suis pas juge et j’ignore, dans le cas que vous donnez, la peine encourue par l’accusé. En l’espèce, je crois, à titre personnel, à la valeur d’exemple d’une sanction juste, mais aussi à l’amende honorable d’un coupable repenti, donc... ? ? ? Une cousine, jurée dans un procès d’assises, m’a parlé de cette expérience enrichissante mais douloureuse. Je crains, d’ailleurs, l’instauration de jury populaire dans les tribunaux correctionnels

            • Eowyn
              Eowyn répond à gerfaut32
              • Posté à 12h14 le 07/01/2011
              • Internaute 31766

              Rassurez vous dans beaucoup de contentieux (conduite en état d’ivresse, réparation du préjudice corporel), les peines sont très proches quel que soit le juge. Et au civil, on applique techniquement les règles de droit, donc les jurisprudences sont globalement encore plus proches.

              Pour le cas pratique, la réponse est dans le « ? ? ? » :)
              Si vous insistez sur le repentir, vous allez écarter la peine plancher et donner du ferme (peu) assorti d’un sursis ou sursis mise à l’épreuve. Et la victime viendra dire qu’elle n’est pas satisfaite du jugement... si vous tapez trop fort, le père ne peut plus nourrir sa famille, et pour réussir à le faire une fois sorti, va s’orienter vers l’argent facile, c’est à dire la délinquance. Tout ça pour dire que rien n’est simple.

              Le jury populaire aurait l’intérêt de faire découvrir aux citoyens le monde de la justice et leur faire abandonner nombre de leur préjugé. Le souci, c’est que la correctionnelle est beaucoup plus technique que les assises, le langage y est plus abscons, et le droit des peines est une horreur (demandez à eolas). Il faudrait donc une vraie formation pour les jurés (au moins plusieurs semaines pour maîtriser les bases du droit pénal), et il faudrait des jurés prêts à être payés une misère pour des audiences qui finissent souvent après 22 heures auxquels ils ne vont pas tout comprendre !

    5 autres commentaires
  • yalienx
    • Posté à 12h40 le 06/01/2011
    • Internaute 66859

    Je vais lire avec intérêt les commentaires, car je suis sûr qu’on va y lire des idioties du type : Sarkozy est le président des riches, il défend ses amis, etc.

    Très amusant, surtout lorsque l’on a suivi un peu la politique depuis... en fait depuis que j’ai l’âge de le faire, c’est-à-dire depuis Mitterrand ! Pour ma part, je n’ai pas vraiment vu de différence entre Sarkozy et ses prédécesseurs sur le fond. Sur la forme, oui, ça change : plus de médiatisation, des déclarations un peu plus « directes »... mais c’est aussi la période qui veut ça.

    Sur le fond, la pression (efficace ou non d’ailleurs) sur la justice existait avant Sarkozy... elle existera après lui. La défense des riches, des copains, devrait presque être intégré dans la définition du mot politique dans tous les dictionnaires.

    Si vous pensez que seul Sarkozy a des amis puissants et cherche à leur plaire, alors vous avez sans doute besoin d’ouvrir les yeux. Les meilleurs candidats de gauche (i.e. ceux qui pourraient être élus en 2012) sont de la même trempe.

    Martine Aubry est un bon exemple. Ses 35 heures ont été une aubaine pour les patrons, qui ont pu geler (et donc en pratique réduire) les salaires depuis ! Ils n’avaient sans doute pas besoin d’un tel coup de pouce, mais Martine est trop sympa et le leur a accordé. Les cadres sup ont également pu bénéficié d’une faveur qui leur a permis de bénéficier de quelques jours de repos supplémentaires, avec toujours un bon niveau de rémunération.

    Sa grande force a été de faire croire que les 35 heures étaient une bonne chose pour la population ! Mais c’est peut-être finalement ça la gauche ! Du moins le PS.

    • 101.7
      101.7 répond à yalienx
      Promeneur
      • Posté à 12h53 le 06/01/2011
      • Internaute 59121
        Promeneur

      « car je suis sûr qu’on va y lire des idioties du type : Sarkozy est le président des riches, il défend ses amis, etc. »

      C’est vrai que ce sont des idioties, des inepties, des mensonges !
      Qui oserait dire ça alors qu’il suffit de lire les journaux pour voir que ce n’est pas vrai.

      Vous pensez vraiment qu’un seul français, ou même un étranger puisse penser ce genre de choses ?

      Non ! Notre président est loin de ce genre de doute qui pourrait se porter sur sa divine personne., Oui, divine, j’ose le mot et il est bien léger malheureusement et nos cacochymes académiciens n’ont pas trouvé un mot à sa hauteur depuis mai 2007.

      • yalienx
        yalienx répond à 101.7
        • Posté à 13h03 le 06/01/2011
        • Internaute 66859

        M’avez vous lu en entier ? Je ne dis pas que Sakrozy n’est pas ainsi fait. Je dis que, de toute la classe politique « dirigeante » (en gros, les pontes de l’UMP et du PS, ou les présidents précédents), Sarkozy n’est qu’un exemple parmi d’autres.

        Lisez-moi en entier la prochaine fois, ça vous évitera d’écrire des bêtises...

         
        • 101.7
          101.7 répond à yalienx
          Promeneur
          • Posté à 13h24 le 06/01/2011
          • Internaute 59121
            Promeneur

          « Lisez-moi en entier la prochaine fois »

          Excusez moi mais comme le temps qui m’est imparti dans cette vie n’est pas extensible à loisir, il m’arrive, lorsque je commence à lire un article, d’être heurté par la première phrase.
          La votre n’étant pas piquée des hannetons m’a fait tellement sursauter que je n’ai relevé qu’elle.
          Cette phrase est un soleil que Rue89 devrait accrocher à son fronton. Les historiens des siècles prochains seraient reconnaissants à ses responsables.
          La suite, que j’ai lue, a retenu mon attention mais comme elle relevait au premier abord du gloubi-boulga je n’ai pas trouvé intéressant d’y perdre quelques minutes à en débattre.

          • yalienx
            yalienx répond à 101.7
            • Posté à 13h21 le 07/01/2011
            • Internaute 66859

            Effectivement, je ne peux rien pour vous alors. Mais je ne vous répondrais plus : discuter avec des idiots est sans intérêt !

            • 101.7
              101.7 répond à yalienx
              Promeneur
              • Posté à 13h30 le 07/01/2011
              • Internaute 59121
                Promeneur

              « “car je suis sûr qu’on va y lire des idioties du type : Sarkozy est le président des riches, il défend ses amis, etc.” »

              C’est bien vu qui avez écrit ça, non ?

              Et vous traitez les autres d’idiots ?

              Bon, si vous voulez, venant de vous je le revendique même.

        • Danielle29
          Danielle29 répond à yalienx
          Soutien à amonhumbleavis
          • Posté à 14h28 le 06/01/2011
          • Internaute 30791
            Soutien à amonhumbleavis

          Non, tous ne sont pas identiques.
          A ne pas faire de différences, à dire « tous pourris », on pourrait laisser croire que, Sarkozy ou un(e) autre, cela reviendrait au même, ce qui est totalement erroné.
          Il fallait quelqu’un comme Sarkozy, avec sa personnalité très « particulière », son absence d’éthique et de culture, sa démagogie, pour entraîner certains dans son sillage et faire que les vannes du « tout est possible » s’ouvrent et fassent place aux dérives que nous connaissons aujourd’hui.

          • yalienx
            yalienx répond à Danielle29
            • Posté à 13h23 le 07/01/2011
            • Internaute 66859

            J’espère que vous ouvrirez un jour les yeux et que vous comprendrez ce qu’est la politique.

            Pour remonter (assez) loin, je dirais que 1789 n’a en réalité pas tant changé les choses.

        5 autres commentaires
    • fxh.dechezmoi
      fxh.dechezmoi répond à yalienx
      Ancien étudiant en attente du (...)
      • Posté à 16h27 le 06/01/2011
      • Internaute 100035
        Ancien étudiant en attente du (...)

      Reprenons uniquement ce qui concerne le sujet traité dans l’article en précisant tout de suite que je n’ai pas la chance d’avoir une aussi longue expérience de la vie politique.

      Pas de différence entre Sarkozy et ses prédécesseurs sur le fond ?
      c’est une opinion
      que la pression sur la justice existait avant, c’est plus qu’un fait

      mais je ne peux pas être aussi affirmatif et dire qu’il n’y a pas de différence quand on peut aisément constater , si on se limite à la question de la justice, quelques nuances...

      - l’utilisation des faits divers au service d’une inflation continue d’une législation ou d’une aggravation des infractions déjà en vigueur...

      - la remise en cause de certains grands principes : bien sûr des atteintes à la présomption d’innocence mais aussi la volonté de punir un individu non plus pour ses actes mais pour ce qu’il est...

      - la mise en place d’une justice qui se rapproche de plus en plus d’une forme de vengeance où chacun est prié de choisir un camp et le bon...

      - la volonté de mettre la victime au centre de tout (ou du moins d’essayer d’imposer cette idée pour le pire et le meilleur) au point d’en arriver à quasi nier le véritable acteur du procès pénal qui devrait être le mis en cause, à tel point que, pour la victime, on en arrive à organiser des pseudo-procès pour « les fous »

      - le rêve de voir des juges qui ne feraient que valider le bon travail de la police...

      - ...

      stop, je m’arrête là pour le moment
      d’autres exemples et quelques détails peuvent aussi être trouvés dans les articles de Lien

      quelques lectures tout de même à titre d’illustration :

      Lien

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      Lien

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      • yalienx
        yalienx répond à fxh.dechezmoi
        • Posté à 13h25 le 07/01/2011
        • Internaute 66859

        Malheureusement, les exemples que vous citez ne sont pas tant le fait de Sarkozy que le sens de l’histoire. Nous avons en France une fâcheuse tendance à s’inspirer de ce qui se passe de l’autre côté de l’Atlantique... et c’est un peu ce qui se passe aujourd’hui dans certains aspects des lois Sarkozy sur la justice.

        Avec un autre, je pense qu’on aurait évolué dans le même sens. Peut-être pas au même rythme, mais on y serait arrivé.

        Bien entendu, je peux me tromper. Mais telle est mon opinion...

    • Iv
      Iv répond à yalienx
      Roboticien utopiste
      • Posté à 20h01 le 06/01/2011
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      Oui, en effet, à chaque élection on se fait entuber et on continue d’y croire.

      Ce coup ci on va élire Eva Joly, qui a été juge dans des affaires de corruption politique, qui a lutté activement contre.

      Qui est née à l’étranger, hors du système des élites consanguines actuelles.

      Si on l’élit et que elle se met aussi à faire des cadeaux aux copains et aux riches, d’accord, il sera alors temps de poser des bombes.

      • yalienx
        yalienx répond à Iv
        • Posté à 13h27 le 07/01/2011
        • Internaute 66859

        La différence entre vous et moi, c’est probablement que moi, je suis réaliste.

        Et donc, je ne m’intéresse dans mon propos qu’aux candidats qui ont une réelle chance d’être élus en 2012 (donc, PS ou UMP). Les autres sont intéressants (pas tous) mais ne seront pas élus.

        Quant à Eva Joly, je n’y crois pas du tout (i.e. au fait qu’elle changerait les choses, car sur ses chances à l’élection, je n’ai pas de doute).

    • gerfaut32
      gerfaut32 répond à yalienx
      indépendant
      • Posté à 06h32 le 07/01/2011
      • Internaute 120248
        indépendant

      L’article propose une réflexion sur les rapports particuliers qu’entretient l’ancien avocat devenu chef d’état avec le monde judiciaire.
      En restant dans le sujet, vous pouviez sortir d’autres affaires illustrant les rapports d’autres chefs d’état avec la justice (Chirac et ses casseroles, Mitterrand et l’amnistie générale pour les financements politiques...). Votre exemple avec Aubry complice des riches avec ses mesures sur la durée légale du travail sera peut-être pertinent pour illustrer un article sur la remise en cause des 35 h. Cherchez bien, il y en a dans la Rue89.
      Ici, c’est tout simplement hors sujet.

      • yalienx
        yalienx répond à gerfaut32
        • Posté à 13h29 le 07/01/2011
        • Internaute 66859

        Disons que je n’avais pas envie de parler des relations des anciens présidents avec la justice, car je pensais que tout le monde les connaissait.

        Le plus amusant pour moi, c’était quand même l’hélicoptère de Toubon. Moins fort sans doute que d’autres affaires, mais beaucoup plus drôle !

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 14h39 le 06/01/2011
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Notre « bon Président » se veut pragmatique et supprime ou contourne tous ce qui représente un obstacle à ses desseins. Au nom de la simplification de la procédure, il souhaite la suppression du juge d’instruction et la mise en place du « défenseur des droits » pour remplacer le Médiateur de la République, le Défenseur des enfants et la Commission nationale de déontologie de la sécurité qui enquête sur les dérives des forces de l’ordre en France, malgré le tollé général.
    L’utilisation du tribunal arbitral comme moyen de régler les conflits d’affaires, montre avec le procès Tapie/Crédit Lyonnais les limites de ce type de procédure confidentielle
    La possibilité de faire siéger des jurés populaires dans les procès de correctionnelle montre aussi son intérêt pour la médiatisation de ce qui lui sert politiquement.
    En résumé, Sarkozy aime la publicité des faits divers pour divertir les citoyens, c’est à dire détourner l’attention de ceux ci, et préfère le silence assourdissant des commissions de conciliation quand il y a des intérêts en jeux. La justice est aveugle, elle devient sourde et aphone , mais pas pour les mêmes faits et surtout pour les mêmes citoyens et comme disait Coluche, « Les hommes naissent libres et égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres »

    • bleu horizon
      bleu horizon répond à padiran
      • Posté à 15h07 le 06/01/2011
      • Internaute 2091

      Un grand oui mais la réforme constitutionelle voulu par NS à changé la donne (je pense malgré lui) avec l’aide de la CEDH .
      les jurisprudences (CC, CEDH et cour de cassation) imposent au legislateur des changements qui vont être des révolutions pour la justice française.

      l’autorité judiciaire est en train de devenir véritablement le troisième pouvoir à l’egal des deux autres

      wait and see

      • padiran
        padiran répond à bleu horizon
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 15h19 le 06/01/2011
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        Je pense que c’est Bruxelles, avec la CEDH, le plus moteur dans ces réformes. Par contre, la mise en application des directives de celle ci est toujours laborieuse. La modification de la procédure de la garde à vue, avec la présence d’un avocat dès le première minute, en est un exemple.

  • Danielle29
    Danielle29
    Soutien à amonhumbleavis
    • Posté à 12h44 le 06/01/2011
    • Internaute 30791
      Soutien à amonhumbleavis

    Heureusement qu’il demeure des juges et des procureurs pour ne pas céder aux pressions de ce gouvernement de racailles.
    Je les salue très respectueusement.

    • Seraphin Lampion
      Seraphin Lampion répond à Danielle29
      Informaticien
      • Posté à 15h37 le 06/01/2011
      • Internaute 124658
        Informaticien

      Et pourquoi ne pas fabriquer et porter sur nous de jolis badges avec la mention « je n’ai pas voté pour lui mais j’aime mon juge » ou « je n’ai pas voté pour lui mais j’aime mon procureur » ...

      • Ishtar
        Ishtar répond à Seraphin Lampion
         ? ?
        • Posté à 16h35 le 06/01/2011
        • Internaute 26226
           ? ?

        Tous ceux qui font leur boulot avec conscience et sérieux n’ont pas votre approbation,on l’aura compris.Mais pourquoi mêler Sarkozy et la justice de manière aussi simpliste ? C’est la fâcheuse liberté que prend le chef de l’état avec l’indépendance de la justice qui vous inspire ce slogan ?

    • temudjin1155-
      temudjin1155- répond à Danielle29
      Horror humanum est
      • Posté à 22h43 le 06/01/2011
      • Internaute 127128
        Horror humanum est

      C’est le deuxième post que je lis de vous et je dois reconnaitre que c’est très agréable :)

  • Blue_tail_fly
    Blue_tail_fly
    Dans l'Air du Taon
    • Posté à 12h47 le 06/01/2011
    • Internaute 123618
      Dans l'Air du Taon

    Plutôt que de fustiger ceux qui utilisent et appliquent les lois avec la liberté qu’elles autorisent, pourquoi Nicolas Sarkozy ne s’en prend-il pas à ceux qui les ont votées ?

  • Pépé61
    Pépé61
    Enterré vivant
    • Posté à 13h11 le 06/01/2011
    • Internaute 31199
      Enterré vivant

    Il est plus que temps de bannir le terme de « justice » pour qualifier l’appareil judiciaire français. Immunité aux élus, tribunaux d’exception pour les hauts fonctionnaires, notamment le plus haut d’entre eux, jugements expéditifs pour les flagrants délits, rémunération à la quantité de gardes à vue, prisons insalubres, foisonnement de lois faites à la suite de faits divers médiatisés, réinsertion et soins psychologiques quasiment ignorés du milieu carcéral, etc ... Et ce n’est pas avec un président qui attribue des légions d’honneur à des gens comme Servier, Balkany, De Maistre etc ...que la « Justice » sort grandie.
    En 2012, les électeurs vont peut-être se décider à tirer la chasse d’eau. On peut rêver.

    • Eowyn
      Eowyn répond à Pépé61
      • Posté à 13h23 le 06/01/2011
      • Internaute 31766

      Tribunaux d’exception pour les hauts fonctionnaires ? A part le président et les ministres, rien de tel, il me semble^^

    • kamal35
      kamal35 répond à Pépé61
      éleveur de jonquilles
      • Posté à 13h28 le 06/01/2011
      • Internaute 90265
        éleveur de jonquilles

      +1

      // Et ce n’est pas avec un président qui attribue des légions d’honneur à des gens comme Servier, Balkany, De Maistre etc ...que la « Justice » sort grandie. //

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 13h35 le 06/01/2011
    • Internaute 53186
      inconsolable

    Ah ! la cuisine politique...

    ... c’est quand même là qu’on trouve les meilleures casseroles !

  • kamal35
    kamal35
    éleveur de jonquilles
    • Posté à 13h25 le 06/01/2011
    • Internaute 90265
      éleveur de jonquilles

    Sarko et la Justice ? Pour Sarko on a eu le temps d’être briffé ! Mais quid de la justice ?
    je sais pertinemment, eu égard à ma condition, et ses nombreuses bouées, qu’il ne me restera que les yeux pour pleurer et le goût amer de cette justice rendue en mon nom, toujours au service et au goût du plus fort.

    Cf. :
    Lien

    Alors, vous savez, quand j’entends le mot justice, je sors ...

  • sarkophage_xyz-
    • Posté à 13h31 le 06/01/2011
    • Internaute 24987

    « Ne serait-il pas plus juste de réserver la prison à la seule punition des crimes et délits ayant porté atteinte à l’intégrité physique de la victime ? »
    Pour 250 000 sans abris on ne considère pas qu’il y a atteinte à l’intégrité physique ?

  • DeSuisse-
    DeSuisse-
    Je pense donc je gêne !
    • Posté à 13h31 le 06/01/2011
    • Internaute 101756
      Je pense donc je gêne !

    Le rendu de justice est abscons.

    L’administration de la justice est pathétique.

    Le justiciable ne s’y retrouve pas.

    La réforme est toujours mauvaise et impossible.

    Et tout cela, c’est bien entendu la faute de Sarkozy.

    Les ’articles’ de M. Scalbert ne changent pas. Aucune mise en perspective, des énumérations comme autant de des chiffons rouges agités en permanence, peu de fond explicatif, uniquement de la charge... En gros, ce qu’il reproche à Sarkozy dans la méthode, il l’applique dans ses ’papiers’. Et c’est cela le vrai ’recel’.

  • inspecteur crouton
    inspecteur crouton
    troll de tram
    • Posté à 14h40 le 06/01/2011
    • Internaute 118828
      troll de tram

    L’arrivée en Prison met fin à votre tour de jeu. Vous ne franchissez pas la case « Départ » et vous ne recevez pas 20.000 Francs.

    Lien

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 14h09 le 06/01/2011
    • Internaute 53186
      inconsolable

    Africanisation du pouvoir :

    Houphouët-Boigny, Bongo, Gbagbo, Ouattara, Ben Ali, Dos Santos, la fin de la France-Afrique...

    ... ce n’est pas la fin de l’Afrique-France ! (ni de la Chine-Europe)

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 14h10 le 06/01/2011
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout
  • chuuuch69
    chuuuch69
    omerta
    • Posté à 14h15 le 06/01/2011
    • Internaute 139279
      omerta

    Moi je suis pas d’accord avec toi yalenx parce que certe ca fai des années que les différent président se demmerde pour se mettre bien tant au niveau juridique que financier (d’ailleur coluche a dit « les francais critique tout le temps le président, la preuve que c’est con c’est jamais le même ») mais il y a des manières de faire, il ya a user de son pouvoir en flirtant avec les limites et il y a des abus de pouvoirs. Sarkozy est un grand ami de tout les grand patron de la presse (ecrite ou televisuel d’ailleurs) que ce soit de près ou de loin. Il controle la liberté de la presse et nous montre ce qu’il veut que nous voyons, il laisse un ministre de l’interieur en activité malgré ses différents procès pour propos raciste, un ministre de l’interieur cherchant a couvrir des policier ayant tuer un jeune homme et donner un faux temoignage (on appelle ca entrave a la justice, delit passible de prison) et tout ca en nous rabrouant les oreilles avec les lois sur l’immagration et la sécurité. notre président n’est pas l’ami des riches car si soutenir les pauvres lui profitait il les soutiendrai avec ferveur (dsl pr lortografe). Sarko n’est l’ami que de celui qui lui apporte en retour. Je te le dit comme je le pense moi ce mec il me fait peur parce qu’il nous endore avec le sourir.

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 14h50 le 06/01/2011
    • Internaute 53186
      inconsolable

    L’attitude de Sarkozy vis à vis de la justice est très claire.

    En condamnant des présumés coupables (Galouzot), en multipliant les arrestations arbitraires (Coupat etc) en fermant les juridictions de proximité, en dépénalisant les affaires, en multipliant les lois contre les citoyens, en faisant appel à la « morale » des entreprises (en particulier des banques), en encourageant la « police citoyenne », en étendant les jurys populaires il restaure la justice médiévale.

    ... et pour ceux qui ne voudraient pas comprendre ce qu’est le fait du prince, il impose un multi-récidiviste à l’Intérieur !

  • Horatio NELSON-
    Horatio NELSON-
    Amputé
    • Posté à 15h00 le 06/01/2011
    • Internaute 129726
      Amputé

    Et ne croyez surtout pas que ce soit simplement une caricature......

    Lien « />

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 15h04 le 06/01/2011
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Sans décrocher de diplôme, il a pu faire avocat... ? ! en tout cas, maintenant, il défend les riches, les puissants et quand il va fêter sa victoire le 6 mai 2007, il va au Fouquet’s... !

    Lien

  • GWERN
    GWERN
    Ex militant du vaste mouvement (...)
    • Posté à 16h06 le 06/01/2011
    • Internaute 60684
      Ex militant du vaste mouvement (...)

    Ne pas oublier que cette affaire a aussi conduit, au vu des « prises » mises en détention ( dont le fils Mitterrand « Papamadi » pour les intimes africains ), à la création du juge des libertés afin que le Juge d’instruction ne décide pas seul de la mise en détention !

  • philipp
    philipp
    « La voix de son maître »
    • Posté à 16h08 le 06/01/2011
    • Internaute 48057
      « La voix de son maître »

    La plupart de ceux qui se font prendre les doigts dans la confiture s’entête à nier l’évidence et à monter des usines à gaz pour se disculper.

    Ils ne se rendent pas compte qu’à leur faute, ils ajoutent la lâcheté !

  • Marien21
    Marien21
    prof lib
    • Posté à 16h11 le 06/01/2011
    • Internaute 130523
      prof lib

    Lettre de démission de Sarkozy

    Françaises, Français, mes chers compatriotes, Lorsque je fais Le bilan du temps écoulé, que je passe en revue tous les événements qui se sont produits et les transformations que j’ai tenté d’apporter à notre société depuis mon élection (je vous rappelle que c’est vous qui m’avez élu en mai 2007), je me dis que les Français sont d’éternels insatisfaits et que quoi qu’on fasse, Il y a toujours 50 % de mécontents, Le reste n’étant pas heureux non plus.

    Même si j’ai parfois un peu dérapé, j’ai voulu que notre pays entre dans la modernité. Alors, Carla et moi avons décidé de vous offrir Le plus beau cadeau que vous semblez appeler de tous vos vœux. Je vous présente ici ma démission de Président de la République française et
    j’ai décidé de partir au bout du monde avec Carla et toute ma petite famille, avec notre « bling bling » qui vous fait tellement rigoler, ma Breitling à 58000 euros, et tout Le reste… Je vais vendre mon magnifique appartement de Neuilly-sur-Seine que vous aimeriez bien posséder, et je vais vivre avec l’argent qu’il me rapportera, ainsi qu’avec les retraites que je vais toucher de toutes mes précédentes fonctions... Enfin... Tant que les caisses pourront payer.

    Nous bronzerons nos corps de riches sur les yachts de Vincent (Bolloré), nous irons visiter à nouveau les pyramides en compagnie de notre ami Le roi du Maroc, et surtout vous arrêterez de nous casser les bonbons avec vos éternelles jérémiades. Je n’aurai plus à m’occuper de tous ces connards d’étudiants encapuchonnés, qui pensent à la retraite avant de penser à travailler, et qui sont toujours prêts à casser du CRS, et le ministre de l’éducation, quel qu’il soit.

    Je n’aurai plus à serrer la main de tous ces guignols de syndicalistes de merde qui font chier tous les français avec leurs grèves à répétition, malgré leurs seulement 7% de représentativité,
    malgré les très gras salaires de syndicalistes qu’ils encaissent, et qui croient avoir la solution à tous les problèmes actuels en appliquant à la France les principes qui ont mené l’URSS à sa perte, et son peuple à la famine et la misère, et qui refusent de participer, au nom d’un sectarisme archaïque, au nom d’avantages acquis et pour beaucoup obsolètes, et qui contribuent à appauvrir un peuplus le pays.

    Je ne verrai plus les tronches de cake des socialistes toujours prêts à défendre les sans-abris, mais qui eux, les pauvres, habitent Place des Vosges et dans le septième arrondissement, qui défendent la diversité et Le multiculturalisme, mais qui envoient leurs enfants dans des écoles d’élites ou les seuls musulmans sont les rejetons d’ambassadeurs et d’hommes d’Etats. Je n’aurai plus à m’emmerder avec des diplomates chinois constipés par leur riz mélaminé, ni avec des islamistes barbus qui détruisent les églises dans leurs pays pendant qu’ils réclament des mosquées chez nous, qui sont assez cons pour se faire sauter au nom de l’Islam et d’un prophète, dont Ataturk disait que « l’Islam est la théologie absurde d’un bédouin immoral “. Fini, de me laisser emmerder partous ces ‘penseurs’ qui veulent faire croire aux français que notre pays est une dictature, un pays où la police est prête à casser de l’immigré, et qui ne sont pas foutus de voir que si les immigrés ne semblent pas être pressé de retourner chez eux, c’est parce que là bas, la police les massacreraient pour de bon, s’ils osaient brûler une seule oiture.

    Fini de me laisser emmerder par ceux qui prétendent que la déferlante du tiers monde est une chance pour la France, mais qui gueulent que les flics ne sont jamais là quand on a besoin d’eux, dès qu’un arabe touche à leur bagnole ou pique Le portable de leur fils. Fini, les grèves de la SNCF et de la RATP, déclenchées par des mecs qui sont chouchoutés comme s’ils fourraient encore du charbon dans des locomotives à vapeur, qui font un caca nerveux dès qu’on leur demande une minute de travail supplémentaire, payée double en plus, mais qui voyagent gratuitement sur toutes les lignes, toute l’année, et même pendant les vacances. Bon débarras de ces fonctionnaires qui fonctionnent à l’envers et qui trouvent le moyen, en étant deux fois plus nombreux par habitant qu’aux Etats-Unis ou qu’en Allemagne, sans parler du Japon, de fournir un service trois fois plus mauvais.

    Terminé, les journalistes qui passent leur temps à critiquer mon train de vie, et qui voudraient
    bien avoir Le même, et qui sont tout heureux quand je les emmène se balader aux quatre coins du monde, aux frais du contribuable. Ras le bol de ces bras cassés de l’équipe de France qui se prend pour le nombril du monde, qui crache sur la France en coulisse, et qui n’est même pas foutue de gagner des matchs pour justifier des énormes salaires qu’on leur sert. Alors je pars et je vous laisse dans la merde que vous avez vous-mêmes créée. Débrouillez vous avec Aubry, avec la CGT, avec le Parti Communiste aux mains ensanglantées de plus cent millions de morts et qu’on n’ose même pas interdire, avec la Fédération des Parents d’Elèves qui s’intéresse plus à défendre l’idéologie gauchiste, les enseignants, que leurs propres enfants, avec le nucléaire qui pourtant nous sauve un peu de la panade, avec les heures sup. que vous avez volées parce que pendant les heures payées vous avez tiré au flanc, avec le chômage qui incite à tout, sauf à retrouver du travail, avec la retraite à 55 ans, avec le sida, EDF GDF, le Dalaï-Lama, BHL et Fabius, et tant pis pour Canteloup et Ruquier.

    Arrangez-vous avec la hausse du pétrole qui va bientôt repartir, avec la récession, la vraie, qui n’est pas prête de se terminer, tandis que des pays moins cons que vous sont en plein boum économique. Vous qui avez voulu être plus malins que les autres, qui avez cru que vous alliez pouvoir placer votre argent mieux que votre voisin de palier, et qui, aujourd’hui demandez à
    l’Etat de prendre en charge vos pertes en les déduisant de vos impôts. Quand est ce que vous comprendrez que l’Etat, c’est pas votre maman ? Demandez aux socialistes, demandez à Ségolène Royal, Madame ‘je-sais-tout-sur-tout-et-vous-offrirai-la-belle-vie-si-vous-votez-pour-moi’ et son ‘Désir d’Avenir’, définitivement embourbé dans un passé sans espoir. Réclamez lui, au maire de Paris dit ‘Bertrand l’embrayage’, qu’il libère la profession de chauffeur de taxis, et qu’on puisse enfin trouver des taxis à tous les coins de rue, à toute heure du jour et de la nuit, et pour cinq euros la course, comme à New York ou à Berlin, puisqu’il a rendu les routes impraticables.

    Demandez qu’il supprime cet escroquerie obligatoire qu’est le service à 15% dans les cafés et les restaurants, quand on vous sert avec la soupe à la grimace. Demandez leur de vous faire travailler moins pour gagner plus, car on dirait bien que vous n’avez pas encore compris que les trente cinq heures, elles vous ont gravement appauvri, et que nos concurrents s’en frottent encore les mains. Demandez leur de rétablir un peu de démocratie dans notre horrible pays, demandez leur de combler vos fins de mois difficiles, et de vous payer vos prochaines vacances en Guadeloupe (tiens ! je les avais oubliés les assistés des DOM-TOM). Demandez leur par la même occasion de prendre leur argent aux riches pour le donner aux pauvres - que vous êtes forcément - alors que vous voudriez bien devenir riches.

    Et quand les riches seront pauvres et qu’ils ne sauront plus à qui prendre l’argent, moi je serai L.O.I.N et H.E.U.R.E.U.X, sans vous bien sûr, qui avez souhaité mon départ avec tant de ferveur. Mes chers compatriotes, je vous laisse à vos grèves pour la retraite, à vos fantasmes d’enfants gâtés qui ridiculisent la France (vous me direz, depuis la coupe du monde, on est les champions du ridicule).

    Je vous souhaite l’avenir de merde que vous avez bien cherché, et que vous êtes en train d’atteindre. Carla et moi vous em…..brassons

  • Ishtar
    Ishtar
     ? ?
    • Posté à 16h21 le 06/01/2011
    • Internaute 26226
       ? ?

    « “‘ Ne serait-il pas plus juste de réserver la prison à la seule punition des crimes et délits ayant porté atteinte à l’intégrité physique de la victime ?’” »

    Outre les délinquants en col blanc cette phrase de Sarkozy favorise alors les vols sans violence,les coffre forts dévalisés sans attaques à main armée,les simples cambriolages ? Dans les faits il n’en est rien.C’est bien du droit des affaires dont parlait Sarkozy.Il a simplement essayé de ne pas prononcer le mot.

  • Tariec
    Tariec
    « Radio Paris ment », « Radio (...)
    • Posté à 16h30 le 06/01/2011
    • Internaute 37287
      « Radio Paris ment », « Radio (...)

    Bref, rien de neuf sous le soleil noir des populistes racistes et xénophobes au pouvoir.

    Et qui plus est, ça vote à tour de bras, avec l’assentiment d’une gauche autiste, des lois liberticides tout en stigmatisant des minorités (blanches ou pas d’ailleurs, ils sont sans limites) au passage !

    A virer.

  • pachin
    pachin
    Etudiant
    • Posté à 16h51 le 06/01/2011
    • Internaute 90632
      Etudiant

    Etant physiquement et mentalement incapable de contribuer au lynchage que mérite notre président suite à ces trois pages. (multiples joke inside) je me concentre sur un truc facile :
    Dans son livre « Libre », le Président a en effet écrit ces lignes :

    « Ne serait-il pas plus juste de réserver la prison à la seule punition des crimes et délits ayant porté atteinte à l’intégrité physique de la victime ? »

    Question à laquelle je réponds :
    Cher M. Le Président,
    votre idée d’envoyer en prison les criminels ayant directement porté atteinte à l’intégrité physique d’une personne est,ô combien, louable et mérite les plus sincères embrassades. En revanche la graine de stupidité, aujourd’hui forêt, qui vous fait penser que les crimes autres que celui-ci ne méritent qu’une vilaine réprimande me donne l’envie de vous couper les jambes. En effet comment un homme qui dirige un pays peu être si malvoyant qu’il ne perçoit pas les conséquences d’un délit autres que la plus direct. Ignorez-vous monsieur le président que vos amis banquiers ont eux-même ruiné les parents du pauvre gosse qui face à l’opulence des enfants des susdits banquiers sera pris d’un tel désespoir, d’un tel sentiment d’injustice, d’une tel colère qu’il ira les braquer au couteau, eux si innocents, lui pitoyablement pris à la gorge par le destin, les banquiers si gros et gras. Méditez là dessus s’il vous plait. Meilleurs voeux.
    P.S. Je fais les phrases les plus longues du monde aujourd’hui.

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