24/01/2008 à 11h45

« L'Hillary agressive et sournoise est de retour »

Guillemette Faure | Journaliste

Entretien avec le journaliste vedette Carl Bernstein, qui publie une biographie sans concession de la candidate.


Hillary Clinton mardi lors d’un meeting en Californie (Robert Galbraith/Reuters).

Carl Bernstein, journaliste vedette aux Etats-Unis, célèbre pour avoir révélé, avec Bob Woodward, l’affaire du Watergate, vient de publier une biographie d’Hillary Clinton, à laquelle il a consacré neuf ans de recherche.

De l’étudiante passionnée à la candidate jugée trop froide, Carl Bernstein est revenu pour nous sur les évolutions de l’épouse de Bill Clinton.


Une scène très étonnante du livre marque les premiers moments célèbres d’Hillary Clinton puisqu’elle a été reprise à l’époque dans le magazine Life. Ça se passe en 1969. Hillary Rodham, présidente des étudiants de l’université, a été chargée d’un discours lors de la remise des diplômes. Elle doit prendre la parole après le sénateur républicain Edward Brooke. Alors qu’elle a préparé son texte, au moment de prendre la parole, elle abandonne ses notes et improvise un discours antiguerre exalté, dans lequel elle critique la tiédeur du sénateur et lui reproche de ne pas faire allusion au mouvement des droits civiques…


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Dans cet épisode, on est loin de l’Hillary Clinton sans passion ni authenticité qu’on décrit souvent...

Oui, elle ne pouvait pas avoir préparé ses réponses au sénateur, jour-là. Encore aujourd’hui, dans les débats, elle ne peut pas savoir ce que les autres vont dire, donc elle doit improviser.

Je crois que si l’on remet en cause sa spontanéité, c’est parce que sa campagne est extrêmement disciplinée. Elle martèle le même message, encore et toujours. Ça a toujours été sa méthode, son style.

Le livre raconte aussi son premier échec : en 1973, à l’examen du barreau de Washington. C’est aussi la première fois qu’elle passe un examen sans pouvoir établir de relations personnelles avec les examinateurs. Paradoxalement, aujourd’hui, on lui reproche de ne pas être aussi douée que Bill Clinton pour communiquer avec ses interlocuteurs...

En fait, elle est très forte pour établir la communication avec des gens dans une pièce. Les gens qui en font fait l’expérience sont très impressionnés. A cet examen, elle n’avait aucune occasion de conquérir des gens pour réussir son examen.

La critique qui lui est faite aujourd’hui concerne la présentation de sa campagne : le fait qu’elle semble robotique, pas spontanée, que toutes ses interventions semblent avoir été écrites.

Vous racontez qu’Hillary Clinton envisage de se présenter à des élections quand les Clinton vivaient en Arkansas alors que Bill pensait au divorce.

C’était en 1989. Bill Clinton lui avait fait comprendre qu’il envisageait de se séparer d’elle. Il lui avait dit qu’il était tombé amoureux d’une autre femme [Marilyn Jo Jenkins, une cadre d’Arkansas].

Elle était très malheureuse et très en colère. Je ne peux pas être dans sa tête, savoir si c’était l’amour ou la politique qui l’avait conduite à cette décision. C’était une époque difficile de leur vie.

Il était convaincu qu’il ne pourrait probablement jamais être candidat à une présidentielle. Il était déprimé. Il n’était plus attentif à son travail de gouverneur. Il se croyait amoureux, il était prêt à quitter son mariage.

Il ne l’a pas fait, en partie parce qu’Hillary ne l’a pas laissé faire. Il a alors décidé de se consacrer à sa famille. Elle et lui pensaient que ce serait une bonne idée qu’Hillary se présente au poste de gouverneur.

Ils ont demandé à (leur conseiller consultant) Dick Morris de faire des sondages. [qui indiquèrent que ’les gens pensaient que si elle se présentait au siège de gouverneur, elle servirait de prête-nom à son mari pour administrer l’Arkansas pendant qu’il ferait sa campagne présidentielle (….) ça la contrariait énormément. Et Bill encore plus’, ndlr]. Qu’est-ce qui la motivait ? Je n’en sais rien.

Hillary, chat
noir de Bill
“ Mis à part l’exception notable des fredaines de Bill Clinton, les erreurs les plus graves, stratégiques et tactiques, de cette présidence sont imputables à Hillary -non seulement sa mauvaise gestion du projet d’assurance-maladie ou encore les soupçons de malhonnêteté qui faisaient planer un nuage noir sur leur gouvernement, mais les multiples faux pas ayant déclenché en 1994 l’arrivée massive de l’opposition dans un Congrès présidé par Newt Gingrich, ce qui mit fin à la période ambitieuse leur présidence, ainsi qu’à une majorité démocrate presque continue, à quelques exceptions près, depuis Franklin D. Roosevelt. Le recrutement inepte du personnel de la Maison Blanche, la désastreuse quête d’un ministre de la Justice, le fiasco du Travel Office, l’affaire Whitewater, le scandale dit du ’marché des matières premières’, l’hostilité de sénateurs et de députés de premier plan -tout cela peut être imputé dans une large mesure à Hillary.”
(Page 16 du livre.)

Pendant la présidence de Bill Clinton, Hillary a selon vous été responsable de ses principales erreurs (lire encadré)...

Oui, les erreurs les plus sérieuses peuvent être attribuées à Hillary. Parfois, elle apprend beaucoup de ses erreurs. De l’échec de son projet de réforme médicale, ou de ses années au Sénat, elle a tiré qu’il fallait parfois faire des compromis. Je ne sais pas si c’est par conviction ou tactique politique.

Ceci dit dans cette campagne, on assiste à un retour à la Hillary Clinton des années de la Maison Blanche, on retrouve son côté agressif jusqu’à être sournoise.

On a revu sa mauvaise foi dans la manière dont sa campagne a dépeint la position d’Obama sur la guerre en Irak ou sa remarque maladroite sur Martin Luther King. Ou encore quand elle botte en touche quand on lui demande, [lors du débat entre les démocrates] pourquoi elle et son mari refusent de rendre public certains documents concernant leur présidence, détenus par la “ bibliothèque Clinton” [de Little Rock].

Tout cela, ça nous renvoie aux campagnes passées des Clinton, à leur style ’pas-de-pitié ! ’. Et la vérité s’en trouve une des premières victimes.

Hillary Clinton a mis les problèmes raciaux au coeur du débat des démocrates. Ses mots minimisant le rôle de Martin Luther King dans le mouvement des droits civiques ont été jugés maladroits. Maladresse ou provocation intentionnée ?

S’il y a une chose d’admirable dans la vie politique des Clinton, c’est leur engagement , sur le sujet des tensions raciales, depuis qu’ils sont adolescents.

J’ai raconté dans mon livre l’effet que Martin Luther King avait eu sur elle [étudiante, Hillary adhère à sa philosophie non violente. A la nouvelle de son assassinat, elle fait irruption, tremblante dans une chambre d’université et se met à crier “ Je ne peux plus supporter ça ! Je n’en peux plus ! ‘ ]. Bill et Hillary Clinton sont deux personnes qui ont compris la tragédie des problèmes raciaux comme peu d’élus avant eux. Ils en ont une compréhension viscérale.

Il n’y avait pas de vraie raison d’aborder ce sujet. Si elle n’en avait pas parlé, personne ne l’aurait fait. Elle cherchait juste à remettre en question, une fois de plus, les compétences et l’image d’Obama. Sa sortie semblait calculée pour faire des vagues. La seule explication plausible de sa remarque, c’est que les Clinton ont essayé de secouer le cocotier politique. Je ne vois aucune autre bonne raison plausible de déclencher cette polémique nauséabonde.

Cet épisode dessine un portrait des Clinton comme de gens capables de de s’asseoir sur leurs principes pour destabiliser un adversaire politique et augmenter leurs chances.

Hillary Clinton, une femme en marche’ de Carl Bernstein - traduit de l’anglais par Martine Leroy-Battistelli et Cécile Araud - éd. Baker Street - 730p., 25€ - en librairie le 24 janvier.

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  • Beeks
    • Posté à 11h48 le 24/01/2008
    • Internaute 24435

    Hillary est la reine des « cocus »

  • delavergne
    delavergne
    journaliste
    • Posté à 11h53 le 24/01/2008
    • Journaliste 15106
      journaliste

    intelligent ce commentaire...

  • ParMontsEt ParMots
    • Posté à 11h58 le 24/01/2008
    • Internaute 24245

    Ha il y avait longtemps qu’on n’avait pas vu un media dénigrant une femme !
    Secrétaire, c’est bon pour une femme et Président pour un homme...
    Qu’une femme ose se présenter à la présidence OULA NON et patati et patata.
    Quand on lit de tels articles assortis d’un titre pareil, on n’a plus besoin de se poser la question du pourquoi de l’échec de Ségolène en France.

    • Tophee
      Tophee répond à ParMontsEt ParMots
      en haut a gauche
      • Posté à 12h13 le 24/01/2008
      • Internaute 2159
        en haut a gauche

      On peut parfaitement critiquer les femmes. L’egalite, c’est aussi cela. Au contraire, s’abstenir de critiquer une personne a cause de sont genre me parrait etre une discrimination imbecile (pleonasme je sais).

      Les critiques porte sur ses actions, pas sur le fait que ce soit une femme.

    • thierry reboud
      • Posté à 12h15 le 24/01/2008
      • Internaute 20923

      Bonjour.
      Ce que je trouve irritant dans votre commentaire, c’est cette façon de faire du féminisme farci de galanterie. En d’autres termes, j’ai bien l’impression que vous faites du féminisme anti-féministe.
      Le sujet de l’article n’est pas une femme. Le sujet est une personnalité politique. Le fait que cette personnalité politique soit une femme ne doit pas empêcher de l’évaluer comme n’importe quel autre intervenant dans cette élection. Ce qui, d’ailleurs, valait également pour Royal.
      (Après, qu’on ne soit pas d’accord sur l’évaluation, c’est une autre affaire...)

      • meg
        meg répond à thierry reboud
        • Posté à 16h58 le 24/01/2008
        • Internaute 12017

        On attaque pas Mme Clinton sur sa politique quant on l’accuse d’etre froide on attaque sa personne. Je suis bien d’accord qu’on la critique comme n’importe quel personne politique, et j’aimerais qu’on le fasse vraiment. Mais quantifier sa « froideur » ou sa « chaudeur » c’est typiquement une attaque sexiste, on ne fait pas ce genre de reporches aux hommes politiques.

        un homme politique a du sang froid, la distance nessecaire à la reflection, une femme politique est juste froide et sans coeur.
        un homme a de l’autorité, une femme sera autoritaire.
        un homme a de l’ambition et a l’intelligence pour y arriver, une femme sera sournoise et calculatrice.
        un homme fait des erreurs, une femmes des bourdes...

         
        • thierry reboud
          thierry reboud répond à meg
          • Posté à 18h47 le 24/01/2008
          • Internaute 20923

          Bonsoir Meg.
          Pas d’accord...
          J’ai entendu dire :
          1- à propos de Juppé, qu’il était froid et sans coeur ;
          2- à propos de Sarkozy, qu’il était autoritaire ;
          3- à propos de Mitterrand, qu’il était sournois et calculateur ;
          4- à propos de Douste-Blazy, qu’il accumulait les bourdes.

        1 autres commentaires
      • bidule
        bidule répond à thierry reboud
        • Posté à 17h23 le 25/01/2008
        • Internaute 25967

        Dis reboud t’es encore là .
        T’as aussi un avis sur les élections Américaines ......quel homme !

        Reboud ! Président ! reboud ! président ! .....

  • GanLanShu
    GanLanShu
    http://shodavid.blog.lemonde.fr/
    • Posté à 12h12 le 24/01/2008
    • Internaute 10692
      http://shodavid.blog.lemonde.fr/

    Pas compris la réaction de la dame... ? ? ? Bref !
    Hillary Clinton va être élue et va surement continuer de sourire et rire comme une dinde yankee mécanique et pleine de dents blanches. Ils sont tous comme ça ! C’est ce qui passe bien à l’image, etc, ad nauseum !
    Les conseillers formatent en fonction de l’audimat, ce n’est pas un scoop mais nous passons notre temps à l’oublier... Ce qui semble pourtant plus important, c’est ce que ça va donner sur le plan mondial... Allô ? La rédaction ! Notamment ce que seront les relations franco-américaine... Je suis très impatient de voir un petit requin se faire bouffer par une dinde... Les studios Disney ont déjà dû acheter les droits !

    • meg
      meg répond à GanLanShu
      • Posté à 17h07 le 24/01/2008
      • Internaute 12017

      Voulez vous dire qu’Obama et les 10 autres mâles candidats sont des dindons ? à vous lire, ca m’etonne pas que vous ne compreniez pas la réaction de la dame.

      Mme Clinton n’est certainement pas stupide, si c’etait « une dinde » comme vous dites, elle ne serait pas là ou elle est aujourd’hui. Faites une peu marcher votre imagination, comme elle est si pleine de froideur, traiter la de pingouine ou de phoquette, ca changerais un peu des dindes et des chiennes.

      • GanLanShu
        GanLanShu répond à meg
        http://shodavid.blog.lemonde.fr/
        • Posté à 03h36 le 25/01/2008
        • Internaute 10692
          http://shodavid.blog.lemonde.fr/

        ’Dinde’, je ne vois pas ça connoté ’stupide’, plutôt ’gloussant’ de manière systémique... Mais OK, Meg, « pingouine »... Moins cliché, sans aucun doute ! (Mais pour Thanksgiving, les américians ne vont pas être contents...) En revanche, ’chienne’, je ne vois pas...

  • Avril
    • Posté à 12h59 le 24/01/2008
    • Internaute 24503

    Les intentions politiques de Clinton ou Obama, pour moi c’est kif-kif. L’investiture est encore très loin et il y aura beaucoup de changements en cours de route, ne serait-ce que sur l’ampleur de la récéssion qui pointe son nez. Quelles différences fondamentales ?

    Moi c’est le Bush/Clinton/Bush/Clinton que je trouve très troublant pour une démocratie. Plus de 20 ans de politique étatsunienne et 2 familles régnantes, il y a de quoi se poser des questions. 300 millions d’habitants et le parti démocrate n’a pas trouvé d’autre candidate ? une Nancy Pelosi, par exemple (Lien) ?

    L’article parle de la position d’Hillary Clinton par rapport aux noirs. Au passage, j’aimerais bien aussi savoir ce qu’en pensent les féministes étatsuniennes. Hillary Clinton, locomotive ou boulet ?

    • meg
      meg répond à Avril
      • Posté à 17h15 le 24/01/2008
      • Internaute 12017

      Toute a fait d’accord avec vous, j’aimerais bien savoir aussi quel sont les position de Mme Clinton sur le féminisme et celles d’Obama. Notamment par rapport à l’avortement et aux problemes de grossesses précoces très importantes aux USA particulièrement dans les classes les plus pauvres.

      Lien

  • Di
    Di
    • Posté à 13h07 le 24/01/2008
    • Internaute 8231

    N’empêche que du temps des Clinton, l’Amérique se portait mieux. Mêmes les républicains nantis étaient contents de ramasser autant de bénefs avec leurs actions.

  • clive
    • Posté à 13h40 le 24/01/2008
    • Internaute 27908

    Certains sondages donnent Edwards comme le mieux placé au plan national face à n’importe quel adversaire républicain. Cet outsider, malgrès son bronzage et sa coupe de cheveux, avance les propositions les plus originales, et c’est le seul à dénoncer l’emprise des puissances industrielles et financières, ce qui lui vaut le label de « populiste », et donc d’être un peu « . . . . . “ par les médias.

  • parousnik
    • Posté à 13h51 le 24/01/2008
    • Internaute 18991

    Plusieurs sites du net déplorent des falsifications des résultats des primaires en sa faveur, est ce à dire que pour poursuivre la politique criminelle des Etats unis, qu’ils n’ont plus besoin d’un républicain véreux obligatoire sur les planches du Théâtre Ovale mais qu’une marionnette sera bonne pour les affaires inavouables...

    • clive
      clive répond à parousnik
      • Posté à 14h08 le 24/01/2008
      • Internaute 27908

      Attention à ne pas melanger des hypothèses non vérifiées avec un problème réel grave de sécurité de contrôle et de vérifiabilité du système de vote...

      • parousnik
        parousnik répond à clive
        • Posté à 17h08 le 24/01/2008
        • Internaute 18991

        Il y a des preuves que les élections présidentielles des Etats-unis d’Amérique du Nord de 2000 et 2004 ont été falsifiées au profit du ... Les observateurs se demandent pourquoi les sondages ne se trompent et lourdement que sur les cas Obama-Clinton durant ces primaires... De toute façon quelque soit le système d’élection et particulièrement pour l’élection présidentielle, (même en France avec le suffrage universel), si une élection pouvait changer réellement les choses, alors elle serait « interdite » car les nantis nous laissent élire que l’un des, que eux choisissent et financent... Les même machines à tricher arrivent en France alors.... ?

  • Anthropia
    • Posté à 13h56 le 24/01/2008
    • Internaute 17441

    Un site américain dénonce comme jamais Bush et sa politique :

    Lien

  • Anthropia
    • Posté à 13h57 le 24/01/2008
    • Internaute 17441

    Euh je voulais dire

    Lien

  • Asse42-
    Asse42-
    Royaliste engagé contre le N.O.M (...)
    • Posté à 14h17 le 24/01/2008
    • Internaute 25124
      Royaliste engagé contre le N.O.M (...)

    Ce que j’aime c’est qu’il sort de livre écrits par des experts pour nous expliquer combien les femmes aspirant au pouvoir peuvent êtres ambitieuses, arrivistes, sournoises, autoritaires. j’attends avec impatience un livre nous expliquant la trajectoire politique de Giulliani, Obama, Edwards ou autre.

    Je ne fais pas du féminisme pour faire du féminisme mais je constate que l’accession au pouvoir pour une femme est encore une démarche négative dans la tête des gens et qu’il ne peuvent l’expliquer autrement.
    A la lecture de ce livre on pourra penser ce que l’on veut d’Hillary, mais surtout on retiendra que cette star des médias l’a qualifiée de sournoise et agressive.
    Il est sûr que les hommes qu’elle a en face de lui sont des saints, préoccupés de leur pays, engagés pour le bien de leurs concitoyens...

    Je ne suis pas un partisan d’Hillary, ni de personne d’autre, et j’avoue que je suis la campagne plutôt de loin ne regardant plus la télé depuis plus d’un an et demi maintenant. Pourquoi ? A cause du ségobashing. Ce qu’a vécu la candidate socialiste en France, ne m’incite pas à vouloir le revivre aux USA et pourtant on en prend allégrement le chemin.

    • Network 23
      Network 23 répond à Asse42-
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 16h03 le 24/01/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Donc on ne peut pas qualifier Hillary de « sournoise » et « agressive » parce que ce serait du sexisme ?

      Bob Woodward peut se tromper, comme tout le monde, mais ce n’est quand même pas le dernier des journalistes.

      Et le commentaire de Hillary à propos de Luther King est proprement hallucinant (le jour de l’assassinat de Luther King est férié aux Etats-Unis, c’est un peu comme s’attaquer à Jean Moulin...) :

      « Le rêve du docteur King a commencé à se réaliser quand le président Lyndon Johnson a passé la loi sur les droits civiques en 1964 (...) Il a fallu un président pour le faire »

      Je ne sais pas si les Clinton avaient par là l’intention de balancer un pavé dans la mare. Affirmer cela, c’est nier aux mouvements sociaux la possibilité de changer les choses, en prétendant que ce sont les politiques qui le font (alors que Johnson n’aurait jamais passé cette loi sans le mouvement des droits civiques).

      Sans compter que c’est de toute façon une relecture étrange de l’histoire, dans la mesure où on a plutôt tendance à faire commencer les choses à l’arrêt Brown vs Board of Education (1954) et au boycott des bus à Montgomery suite à l’affaire Rosa Parks (1955).

      Enfin, vu les émeutes raciales de 1963 à 1970, on peut nuancer la victoire de Luther King et l’efficacité de la mesure de Johnson, si importantes fut-elles. Quoi qu’il en soit, la lutte contre la déségrégation a été longue (Lien)...

      ps : l’entretien avec Woodward est très intéressant, mais quelques coquilles s’y sont glissées, sûrement pour nous faire jouer !

      (« elle ne pouvait pas avoir préparé ses réponses au sénateur, jour-là. » ;
      « on assiste à un retour à la Hillary Clinton des années de la Maison Blanche » (de ?) ;
      à la fin, « Cet épisode dessine un portrait des Clinton comme de gens capables de de s’asseoir “ ;
      dans l’encadré, ‘ce qui mit fin à la période ambitieuse leur présidence’)

  • DéCRoiSSaNTE de LuNe
    DéCRoiSSaNTE de LuNe
    AnTi BLinG BLinG
    • Posté à 14h42 le 24/01/2008
    • Internaute 24753
      AnTi BLinG BLinG

    Les monstres derrière chaque candidat

    ​​​​Pendant que le public étasunien est entraîné une fois de plus dans un nouvel égarement, la ridicule fête foraine décidant quelle « personnalité présidentielle » est la plus « sympathique, » quelle marionnette présélectionnée fait le meilleur discours, etc..., peu ou pas d’attention n’est portée sur les individus derrière chaque candidat ; sur les forces qui tirent les ficelles, et établissent réellement l’ordre du jour géopolitique.

    ​​​​Le Washington Post a fourni une liste complète des « maître » respectifs de chacune des marionnettes, à étudier ligne par ligne :

    ​​​​La guerre des bourreaux de travail : Liste de conseillers à la sécurité nationale et à la politique étrangère dirigeant les candidats à la présidence des deux partis.

    ​​​​Cette liste contient la clef du problème central : la guerre.

    ​​​​Comme le révèlent les noms, tout candidat important (marionnette choisie ayant quelques chances réelles d’être sélectionnée) représente l’ordre du jour fixé par les anciens et actuels néo-conservateurs, par les fonctionnaires de la « sécurité » et les politicards néo-libéraux, par les membres du Groupe des Bilderberg, de la Commission Trilatérale, du Conseil On Foreign Relations et des appareils tels que la Heritage Foundation, le Center for Strategic and International Studies, la Brookings Institution, l’AIPAC, la Hoover Institution, l’American Enterprise Institute, et par d’autres.

    ​​​​Comme on le voit ci-dessous, certains des individus les plus cauchemardesques qui arpentent aujourd’hui la Terre se trouvent derrière les candidats :

    John McCain

    - Henry Kissinger.

    - Richard Armitage, ancien Vice-Ministre des Affaires Étrangères, agent secret et allié de longue date de Bush.

    - Robert « Bud » McFarlane, conseiller à la sécurité nationale de Reagan-Bush, Iran Contra.

    - William Kristol, directeur de The Weekly Standard (néo-conservateur).

    - Alexander Haig, Ministre des Affaires Étrangères de Reagan-Bush.

    - George Shultz, Ministre des Affaires Étrangères de Reagan-Bush, Hoover Institution, Bechtel.

    - Brent Scowcroft, Ford, conseiller à la sécurité nationale de George HW Bush.

    - James Woolsey, ancien directeur de la CIA.

    - Lawrence Eagleburger, Ministre des Affaires Étrangères de George HW Bush.

    - William Ball, Ministre de la Marine de l’administration Reagan

    - Colin Powell.

    Barack Obama

    - Zbigniew Brzezinski

    - Anthony Lake, conseiller à la sécurité nationale de l’administration Clinton.

    - Sarah Sewall, Vice-Ministre de la Défense de l’administration Clinton, un tsar de la contre-insurrection.

    - Richard Clarke, tsar du contre-terrorisme des administrations Clinton et Bush.

    - Susan Rice, spécialiste de l’Afrique sous l’administration Clinton, membre du National Security Council, Brookings.

    - Bruce Riedel, ancien agent de la CIA, National Security Council pour les affaires du Proche-Orient et d’Asie, Brookings

    Hillary Clinton

    - Bill Clinton.

    - Madeline Albright, Ministre des Affaires Étrangères de l’administration Clinton .

    - Sandy Berger, conseiller à sécurité nationale de Bill Clinton

    - Richard Holbrooke, ambassadeur aux Nations Unies de l’administration Clinton.

    - Général Wesley Clark, commandant au Kosovo à l’ère Clinton.

    - Leslie Gelb, Council on Foreign Relations, ancien Ministre des Affaires Étrangères et fonctionnaire du Ministère de la Défense.

    - Martin Indyk, ambassadeur en Israël de l’administration Clinton, Brookings.

    - Strobe Talbott, Vice-Ministre des Affaires Étrangères de l’administration Clinton, créateur du groupe Caspien Pétrolier « 6+2, » Brookings.

    - Jeffrey Smith, ancien avocat général de la CIA.

    Rudy Giuliani

    - Kim Holmes, ancien Vice-Ministre des Affaires Étrangères de George W. Bush, Heritage Foundation.

    - Louis Freeh, ancien directeur du FBI.

    - Stephen Yates, ex-adjoint de Dick Cheney.

    - Norman Podhoretz, Hudson Institute (néo-conservateur).

    - Kenneth Weinstein, Hudson Institute.

    - De nombreux autres individus reliés aux organismes néo-conservateurs Hoover Institution et Heritage Foundation.

    Mike Huckabee

    ​​​​Huckabee a été cachottier à propos de son équipe. Parmi les noms remontés à la surface jusqu’à présent :

    - Ed Rollins, agent Républicain.

    - Frank Gaffney, néo-conservateur.

    - John Bolton, ambassadeur aux Nations Unis de George W. Bush (au moment où sont écrites ces lignes, la participation de Bolton est une forte rumeur).

    John Edwards

    ​​​​Edwards se vante d’une grande équipe d’officiers de carrière, militaires et du renseignement, dont la plupart sont des « militants de base, » au milieu de noms plus remarquables :

    - Barry Blechman, directeur adjoint de la US Arms Control and Disarmament Agency sous Jimmy Carter, fondateur et président du Henry L. Stimson Center

    - Irving Blickstein, ancien assistant de l’adjoint du chef des opérations navales, RAND Corporation

    Mitt Romney Mitt-Romney-MBA Sep-07

    - Cofer Black, former CIA and George W. Bush state department counter, terrorism officer, vice president of Blackwater USA Cofer Black, ancien CIA et George W. Bush, le Ministère des Affaires étrangères de contre, le terrorisme officier, vice-président de Blackwater USA

    - Alberto Cárdenas, lobbyiste et ancien président du Parti Républicain de Floride.

    - Roger Noriega, Vice-Ministre des affaires de l’hémisphère occidental de George W. Bush.

    - Pete Hoekstra, député républicain du Michigan, haut fonctionnaire, Comité du Renseignement de la Chambre.

    Le choix de la marionnette des maîtres

    ​​​​Comme l’a noté Daniel Estulin dans The True Story of the Bilderberg Group (véritable histoire du groupe Bilderberg), les maîtres du « gouvernement mondial unifié, » dont les membres manipulent toutes les élections, recherchent les principaux objectifs suivants :

    1) l’identité internationale, ou l’« internationalisme, »

    2) le contrôle centralisé des populations,

    3) la société post-industrielle à croissance zéro,

    4) un état mondial en perpétuel déséquilibre,

    5) le contrôle centralisé de toutes les politiques étrangères et intérieures,

    6) la prise de pouvoir de l’ONU et de l’OTAN, et

    7) le commerce dominé par le bloc Anglo-US.

    ​​​​S’il est encore trop tôt pour déterminer le choix final des principaux groupes de meneurs du façonnage mondial (Bilderberg, Commission Trilatérale, Council on Foreign Relations, etc), il est évident, d’après la liste ci-dessus, que les marionnettes agrées pour la Maison Blanche sont déjà dans le « peloton de tête. »

    ​​​​Alors que les vrais représentants du « changement, » comme Dennis Kucinich, Cynthia McKinney et Ron Paul, n’ont aucune chance (leurs « voix » seront dans tous les cas systématiquement supprimées), les seules marionnettes restantes, et leur équipe respective, s’avèrent être des suppliants de la guerre actuelle et des élitistes de l’industrie.

    ​​​​Il va sans dire qu’en particulier John McCain, le candidat républicain, est profondément lié aux pires éléments, à Henry Kissinger, le plus éminent. Le lien élitiste de Barack Obama parle de lui-même : Zbigniew Brzezinski.

    ​​​​Dans les années 80, la participation de McCain au scandale de l’épargne et du crédit, comme membre de l’infâme Keating Five, est un fait historique.

    ​​​​Les vues brutales de McCain, sur la guerre et la mise à mort, sont aussi une affaire enregistrée, illustrée au mieux par sa page éditoriale de 2001, La Guerre, c’est l’Enfer. Entendons-nous bien là-dessus maintenant.

    ​​​​Il n’y a pas meilleure cristallisation de McCain que ses propres mots trempés de sang.

    ​​​​Il est bien connu que les deux Clinton sont membres de longue date des Bilderberg. Comme l’a noté Daniel Estulin, John Edwards, qui se donne maintenant des airs « populistes, » a été trié sur le volet par Henry Kissinger (qui travaille à présent derrière John McCain) pour être candidat à la vice-présidence de John Kerry en 2004. Aujourd’hui, quatre ans plus tard, ses liens ont dû certainement se renforcer.

    ​​​​

    Voici venir une « guerre contre le terrorisme » encore plus agressive

    ​​​​Il est clair, qu’avec les « candidats » choisis, il n’y aura pas de fin à la guerre, ni à la poursuite du déclin de l’empire étasunien.

    ​​​​La « guerre contre le terrorisme » va non seulement se poursuivre mais aussi probablement s’intensifier et s’élargir sous la « nouvelle gestion. » La seule question est de savoir si ce penchant sera sous une marque néo-libérale, un Nouvel Ordre Mondial multinational« plus nuancé », un « consensus bipartite » à Washington, plus d’ordre économique et moins de politique, etc.... ou continuera la brutalité non dissimulée et la criminalité des Bush-Cheney.

    ​​​​Les événements violents, dont l’assassinat du Bhutto au Pakistan, et d’autres du genre « 9-11, » s’accordent avec les derniers... McCain et Giuliani.

    ​​​​De façon uniforme, les candidats républicains se font constamment l’écho de l’ordre du jour de guerre néo-conservateur des Bush-Cheney, et des mensonges du « terrorisme » et du 9-11. Huckabee, le bizarre cheval sombre du Parti Républicain, a exprimé des critiques contre certaines politiques des Bush-Cheney, mais pas contre la « guerre au terrorisme » en général.

    ​​​​Les candidats démocrates se sont tous eux-mêmes déclarés champions « anti-terroristes, » les « vrais » anti-terroristes que George W. Bush n’est pas.

    ​​​​Les vues meurtrière d’Obama sur la guerre, similaires à celles des Bush-Cheney, sont bien documentées. En plus de la guerre contre l’Iran, Obama a déclaré qu’il attaquerait le Pakistan si son administration possédait « des renseignement passibles de poursuite » sur le fait qu’Oussama Ben Laden se cache au Pakistan, et que le gouvernement n’agit pas.

    ​​​​En 2004, Edwards qui couinait lors de son débat de vice-présidence avec Dick Cheney qu’il allait « tuer les terroristes, » a réitéré récemment : « Si, en tant que président, je savais où est Oussama Ben Laden, j’irais le chercher. »

    ​​​​Clinton est allé encore plus loin dans les détails sur sa vision bizarre de la guerre : « À un moment, probablement quand les missiles seront lancés, le gouvernement pakistanais devra savoir qu’il est sur leur trajectoire. »

    ​​​​En fin de compte, La Guerre, c’est l’Enfer. Entendons-nous bien là-dessus maintenant de McCain est la voix du consensus. . . Le 9-11 a servi d’exemple au mensonge.

    ​​​​

    Le décompte des voix et les autres illusions

    ​​​​Comme on l’a noté à maintes reprises dans cette publication, chaque aspect du vote étasunien a été, et continue d’être manipulé.

    ​​​​Avec la montée de la sophistication technique, il est pourtant factuel que les sociétés Diebold, ESS, Sequoia, et SAIC (principalement liées à l’appareil politique républicain) contrôlent le vote étasunien. En fait, de nouvelles générations de leurs machines seront utilisées en 2008.

    ​​​​Hors de portée de la courageuse dénonciation et de l’activisme d’organismes comme Black Box Voting et d’autres, le même raz-de-marée de destruction criminelle de la démocratie, mis en place pendant des générations, demeure au contrôle.

    ​​​​

    Le vainqueur des élections de 2008 : la criminalité

    ​​​​Comme l’a écrit Mike Ruppert dans Crossing the Rubicon : « Ce qui profite de la criminalité et de la guerre, ce qui est destructeur de la vie humaine, du travail, du bonheur, de la santé dans le voisinage (que ce soit aux États-Unis ou en Afghanistan, en Afrique ou en Irak), qui est en réalité la clef de voûte de l’économie mondiale et le facteur déterminant de la réussite dans la concurrence impitoyable, est une boussole pour la civilisation humaine. On ne peut pas s’attendre à produire une crème brûlée en suivant la recette du ragoût de bestiole écrasée sur le bord de la route. »

    ​​​​Les criminels ne respectent pas les lois. Les criminels ne croient pas à la « démocratie. »

    ​​​​Les criminels ne « permettent » pas les élections.

    ​​​​Ils n’autoriseront pas les élections de 2008. Ils imposeront quelqu’un d’autre.

    Original : Lien

    • Propergol
      Propergol répond à DéCRoiSSaNTE de LuNe
      Chasseur de troll
      • Posté à 15h25 le 24/01/2008
      • Internaute 24265
        Chasseur de troll

      J’adore la phrase : « - Roger Noriega, Vice-Ministre des affaires de l’hémisphère occidental de George W. Bush. »

      On savait qu’il était pas fute-fute, mais à ce point-là..

    • lioe
      lioe répond à DéCRoiSSaNTE de LuNe
      berlin
      • Posté à 15h37 le 24/01/2008
      • Internaute 6423
        berlin

      Ce qui est interressant de noter dans tous cela c est la presence d un homme comme H.KISSINGER.Cet homme a toujours ete lie de pres ou de loins de tous les scandales ou affaires depuis plus de 50ans, a commence par celle de JFK.
      Aujourd hui l influence de cet homme sur la scene internationale n est plus a demontrer

    • Network 23
      Network 23 répond à DéCRoiSSaNTE de LuNe
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 16h30 le 24/01/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Mis à part la lecture conspirationniste de l’histoire, qui nie toute indépendance aux politiques (ce ne sont que des marionnettes) et toute puissance aux forces sociales, y a quelques trucs intéressants...

      D’abord, Brzezinski côté démocrate, Kissinger côté républicain. Les deux sont aux affaires depuis maintenant une trentaine d’années, et leur influence sur la politique états-unienne a clairement été considérable.

      Kissinger a récemment été convoqué comme témoin par le juge français Roger Le Loire concernant le plan Condor, mais il a préféré s’envoler. Il a annulé une visite au Brésil, apprenant qu’il n’était pas à l’abri de poursuites judiciaires.

      Marrant que vous oubliez de qualifier le cher Al Haig, conseiller de Mc Cain. Après avoir joué un rôle décisif, selon Bob Woodward, durant le transfert de pouvoir de Nixon à Ford, Al Haig est devenu commandant de SACEUR, le commandement européen de l’OTAN, au beau milieu des années de plomb.

      Or, selon Daniele Ganser (Lien)
      , le réseau anti-communiste stay-behind Gladio dépendait directement de SACEUR. Al Haig a d’ailleurs fait l’objet d’une tentative d’assassinat par un membre de la RAF - sûrement pas un hasard.

      Après ce doux épisode, Al Haig est devenu conseiller de Reagan après sa victoire. On l’a accusé d’avoir donné un feu vert à l’invasion israélienne du Liban (durant laquelle Sharon s’est rendu célèbre à Sabra & Chatila).

      Al Haig siège aujourd’hui au comité pour la paix au Caucase, aux côtés de Brzezinski.

      Mais que fait aujourd’hui Michael Ledeen ?

      En contact avec le SISMI italien lors des années de plomb, conseiller de Al Haig après sa nomination par Reagan, seul conseiller en affaires internationales de Karl Rove (avant la démission de l’éminence grise de Bush - Lien), accusé d’avoir participé au faux transmis par le SISMI à la Maison Blanche (en court-circuitant la CIA) qui affirmait que Saddam avait acheté de l’uranium au Niger (Yellowcake forgery), pièce maîtresse utilisé par Colin Powell lors de son intervention à l’ONU pour justifier l’invasion de l’Irak, faucon prônant l’invasion de l’Iran...

      Bref, de Brzezinski à Kissinger en passant par Al Haig, Michael Ledeen et bien d’autres, la bande au pouvoir lors des années 70, période durant laquelle l’Europe a plongé dans les années de plomb tandis que l’Amérique latine était la cible de politicides successifs, l’est toujours aujourd’hui.

      De là à croire qu’il y a plus que de simples paroles derrière les menaces contre le Pakistan, allié tenace de Washington et de Langley dans la région, contre-poids utile de l’Inde et de l’Iran... La lucidité ne devrait pas mener à la naïve croyance aux théories du complot...

      • clive
        clive répond à Network 23
        • Posté à 17h01 le 24/01/2008
        • Internaute 27908

        et bien sûr les naïfs sont toujours les autres...

         
        • Network 23
          Network 23 répond à clive
          identité perdue dans mes papiers (...)
          • Posté à 18h50 le 24/01/2008
          • Internaute 23367
            identité perdue dans mes papiers (...)

          Excuse-moi mais croire que le Bilderberg Group ou la Trilatérale dirige le monde, c’est exactement la même chose qu’affirmer que Dieu a tout prévu.

          Venu de l’extrême-droite, les théories du complot ne sont pas étonnantes, puisqu’elles concordent avec leur idolatrie de l’autorité et de la hiérarchie.

          Venu de la gauche, ces mêmes théories n’aboutissent qu’à défendre une version ultra-gauchiste de l’action politique, qui ne pourrait être efficace qu’à condition d’être menée par des petits cellules clandestines qui n’auraient rien de mieux à faire que de s’attaquer à ces soi-disant maîtres du monde. Bref, c’est nier complètement les possibilités d’agir du peuple et l’influence de l’opinion publique. C’est complètement anti-démocratique, comme point de vue, et non moins irréaliste, comme si les « maîtres du monde » pouvaient tout diriger. On peut s’intéresser à ces groupes occultes d’influence sans tomber dans le paneau du « ce sont les Illuminati les véritables maîtres du monde ».

          Excuse donc ma naïveté.

          • clive
            clive répond à Network 23
            • Posté à 19h27 le 24/01/2008
            • Internaute 27908

            Je n’accuse personne de naîveté, seulement la position moi informé-lucide / les autres ignorants-naifs (je caricature) a tendance à devenir un peu trop fréquente dans les commentaires.

            ( Si toi tu sais ce qui se passe, et ce qui ne se passe pas chez les Bilderbergs et autre trilatérale, moi je voudrais bien le savoir.et je ne suis pas le seul)

            • Network 23
              Network 23 répond à clive
              identité perdue dans mes papiers (...)
              • Posté à 19h53 le 24/01/2008
              • Internaute 23367
                identité perdue dans mes papiers (...)

              OK, excuse donc mon arrogance ! Je ne prétends néanmoins pas savoir ce qui se passe chez les Bilderbergs etc., et je serai tout aussi intéressé que toi par des infos à ce sujet. Mais de là à en conclure qu’ils sont les marionnettistes tirant toutes les ficelles, c’est un peu gros, non ? Surtout que ces marionettistes-là ont une fâcheuse tendance à se tirer dans les pattes et à jouer double jeu. Prend l’exemple d’un « petit joueur » (à cette échelle) comme le trafiquant Monser al-Kassar (Lien),
              apparemment il n’est pas sectaire (à moins d’avoir tout simplement « évolué », comme tant d’autres...)

        3 autres commentaires
      • parousnik
        parousnik répond à Network 23
        • Posté à 17h19 le 24/01/2008
        • Internaute 18991

        A quand l’enquête internationale et indépendante sur les évenements du 11 septembre 2001 incriminant Ben Laden autre allié de Washington et de son groupe crée par al cia. Certaines naïvetés naissent du virus de la lacheté.

         
        • Network 23
          Network 23 répond à parousnik
          identité perdue dans mes papiers (...)
          • Posté à 18h54 le 24/01/2008
          • Internaute 23367
            identité perdue dans mes papiers (...)

          Ben Laden n’a pas été « créé » par la CIA, mais soutenu par la CIA. Nuance.

          Quand à la question d’une enquête indépendante, on est d’accord.

          Tout comme la nécessité de déclassifier un certain nombre de documents, en France comme aux Etats-Unis. L’affaire Ben Barka, et le film partial diffusé récemment par France 2, ne fait que rappeler ces vérités élémentaires.

          Il n’est question de nier ni la réalité de certains complots avérés, ni d’affirmer que tout relève du complot, comme si quelques individus pouvaient contrôler l’humanité entière. La CIA n’en serait pas là si c’était le cas.

        1 autres commentaires
  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 17h27 le 24/01/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Ils ont au moins une chance serieuse ,les démocrates americains , de gagner les elections contre la droite crocodile reptilienne grace à leur candidate « agressive et sournoise “ !
    Parce qu’ avec une candidate niaise , ca ne pourrait pasmarcher , si vous voyez ce que je veux dire ..

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 17h25 le 24/01/2008
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    Hillary sait convaincre en tête à tête, faire avancer des dossiers par-delà les clans Reps / Dems. En public, c’est une autre histoire, cela demande des qualités différentes. C’est en cela que Bill et elle sont complémentaires : lui s’attire l’empathie de la foule, avec un charisme animal, elle rallie à sa cause les individus, avec un charisme plus intellectuel.

    Tous deux ont une ambition dévorante, et sont prêts à tous les compromis pour parvenir à leurs fins. Ce ne sont pas des modèles de moralité, ce qui ne les empêche pas d’embrasser sincèrement des causes très nobles.

    ça a aussi son charme, dans un pays où les profils trop lisses n’ont aucune chance de triompher (cf Kerry).

  • alzaz
    • Posté à 17h26 le 24/01/2008
    • Internaute 15310

    La vrai démocratie impliquerait que tous les cityens du monde puisse prendre part aux élections présidentielle étasuniène. Il s’agit tout de même de l’élection du maître du monde.
    Mais bon, faut pas rêver.

  • bdm
    bdm
    • Posté à 18h24 le 24/01/2008
    • Internaute 5274

    « Cet épisode dessine un portrait des Clinton comme de gens capables de de s’asseoir sur leurs principes pour destabiliser un adversaire politique et augmenter leurs chances. »

    Remplacez Clinton par qui vous voulez qui postule à ce genre de poste et vous aurez la même description. Vous voulez des noms ?

  • marco75
    • Posté à 18h32 le 24/01/2008
    • Internaute 26486

    Je suis étonné : 9 ans de recherche sur Hilary et il n’en sort pas grand chose... Le dossier doit être vide et elle est ptet pas si mal, finalement.
    Moi j’aimerais bien qu’Hilary gagne. Dans les réunions bilattérales franco-américaines, on peut penser que Bill et Carla s’amuseraient bien pendant que Nick et Hilary bosseraient ! ! !

    • bdm
      bdm répond à marco75
      • Posté à 21h57 le 24/01/2008
      • Internaute 5274

      Celle là, elle a été faite avant toi...

      Lien

  • dudu
    • Posté à 18h36 le 24/01/2008
    • Internaute 13237

    Dans notre microcosme franco-français,nous manquons,hélas,d’informations pour juger de la valeur des candidats américains.Cela dit,le couple Clinton risque,si Hillary était élue,d’avoir beaucoup de pouvoirs...Obama,peu connu,a-t-il le charisme nécessaire au président des USA ? En tout cas l’un et l’autre ont un atout qui est significatif d’une évolution du monde : une femme ou un noir,ce qui en soit est un progrès(en espérant que le candidat républicain ne soit pas élu ! ! !)
    Amatxo

  • Wethepeople
    • Posté à 03h37 le 25/01/2008
    • Internaute 29507

    C’est vrais que c’est un couple parfait pour la vie politique. Mais aux USA l’oppinion publique semble lire d’avantage dans les visceres que dans le cerebellum.( Qui d’autres aurait pu voir le « futur » en Bush juju ?). C’est effectivement la ou Bill intervien avec les charmes qu’on lui connait. La candidate aura beaucoup de mal a convaincre certains democrates et nons-partisans en mal d’ un nouveau camp.

  • pierrox
    • Posté à 11h59 le 25/01/2008
    • Internaute 13797

    Au lieu de se battre entre démocrates, pourquoi ils ne se joindraient pas ? Hilary et Obama en vice-président auraient toutes les chances de gagner, non ?

  • maisencore
    • Posté à 15h40 le 25/01/2008
    • Internaute 29740

    tout à fait d’accord avec meg. Les critiques qu’on adresse aux femmes politiques sont trop souvent sexistes. A-t-on entendu des journalistes français par exemple traiter Sarko de sournois ou d’agressif quand, lors de sa récente conférence de presse, il rembarrait vertement des journalistes ou feignait de s’agacer qu’on lui pose des questions sur sa vie privée alors qu’il avait encouragé ces mêmes journalistes à le faire les jours précédents ? j’ai au contraire entendu dire qu’il avait été très bon sur la forme, qu’il était particulièrement à l’aise dans ce type d’exercice. Meg a parfaitement bien décrit comment ce qui est perçu comme des qualités chez les hommes devient invariablement des défauts quand il s’agit de femmes, comme si exercer les plus hautes fonctions politiques en employant éventuellement les mêmes armes et stratégies que ces messieurs n’allait décidément pas encore de soi.

  • TonyMo
    TonyMo
    hummm
    • Posté à 17h33 le 25/01/2008
    • Internaute 22269
      hummm

    Cette affaire rappel le PS et Segolen Royale en 2007. Durant les primaires la gauche c’est tellement déchiré qu’une partie ne soutenait pas vraiment la gagnante contre Sarkozy. Il se peut qu’il arrive la même aventure à Hillary Clinton, Barack Obama & John Edwards. Le ou la gagnante ne sera pas très soutenu par les autres démocrates. Alors John McCain gagnera les élections.

    Le sinisme & diviser pour mieux régner sont des pratiques communs à tous les politiciens du monde entiers.

  • Zeus
    • Posté à 22h04 le 25/01/2008
    • Internaute 29743

    Comme beaucoups de femmes répondent quand on leur pose la question :
    - « Quelle est votre profession ? “
    - ‘ Ah, euh, mon mari était Président des Etats-Unis ...’