Témoignage 05/01/2011 à 11h14

Lettre ouverte d'une crevure néolibérale aux jeunes chômeurs

Camille A | Consultante, chef d'entreprise


Cruella, personnage des « 101 Dalmatiens » de Disney.

Depuis le temps que je traîne sur la Rue, que je lis parfois pour me cultiver, parfois pour me faire du mal, ça me démangeait de poster un article (ou en tout cas d’essayer).

Le téléphone a sonné, et je me suis décidée. C’est un jeune. Un jeune sans emploi. Giuseppe a une petite vingtaine. Il a une licence Infocom, il sait bricoler du HTML et il est assis sur une montagne de stages. Il veut du travail. Mais pas de l’exécution : lui, il veut faire chef.

Il m’avait écrit voici un mois, j’avais ouvert puis zappé son mail : pas assez de trésorerie pour prendre une bouche de plus à nourrir, et un CV oubliable, dont je n’aimais pas le bleu en entête. J’aurais pu – et dû – prendre 25 secondes pour lui adresser une fin de non-recevoir pas trop rêche, mais je ne l’ai pas fait.

« Je me le fais, il finira sa journée un peu moins naïf »

Au bout de trois semaines, il appelle. Il veut un poste de chef de projet en CDI ou en CDD – autant dire l’Everest, encore que ça dépend des boîtes, on le verra sous peu. Je me dis :

« Pour une fois, celui-là n’appellera pas pour rien, je me le fais et il finira sa journée un peu moins naïf. »

Je lui explique qu’avec une licence Infocom, pas de spécialisation technique forte et si peu d’années au compteur, c’est mort pour trouver un poste de chef de projet web décent, à moins de frapper aux portes des pires lessiveuses de référencement cradingue ou de webmarketing douteux.

Giuseppe est crispé, déçu. Il me dit qu’on lui répète sans arrêt qu’il faut d’abord de l’expérience, qu’il a peur qu’en s’abaissant à des tâches d’exécution telles que webmaster – ce que je lui conseille afin de prendre de la bouteille – il ne s’éloigne de son but et ne se voit cantonné qu’à des rôles de sous-fifre minable.

Il préfère sortir la vaseline et signer un contrat pro bidon

Je lui demande s’il a un statut. Comprendre : s’il est autoentrepreneur ou affilié à l’Agessa [la Sécurité sociale des auteurs, ndlr]. Il me dit que non, qu’il ne veut pas en arriver là.

Je retrouve dans son discours quelque chose qui transpire souvent sur Rue89 : la peur maladive du grand méchant patron qui exploite l’autoentrepreneur, l’humilie, le rabaisse au rang de sous-homme, de non-salarié quoi.

Pourtant, Giuseppe est prêt à baisser son froc, et pas qu’un peu puisqu’il finit par me dire, penaud, qu’il accepterait aussi un contrat de professionnalisation.

Je lui réponds qu’il est déjà diplômé, et qu’à moins de viser une qualification précise, et donc un diplôme, le contrat pro n’est pas une fin en soi.

Je lui explique également qu’un chef de projet a souvent une double vocation opérationnelle et commerciale, et que pour cette raison, une boîte qui veut sérieusement recruter va proposer un salaire correct, voire des intéressements : on n’espère pas des prouesses de quelqu’un qu’on paye 700 euros par mois tout en lui faisant poser des « propales » de 10 000 euros – et si c’est le cas, on a tort.

Mais Giuseppe est persuadé que « ça pourrait aider ». Il n’en démordra pas, il préfère encore sortir la vaseline et signer un contrat pro bidon porté par la première école ou fac venue – mais qui précisera qu’il est chef de projet – que d’attaquer son problème d’emploi par un autre angle.

Je le malmène encore un peu, il finit par céder du terrain : il serait disposé à bosser un peu tout de suite plutôt que de chercher trois ans. La conversation se termine. Il ne le sait pas, mais je le rappellerai probablement : j’ai des trucs à déléguer, et il m’a l’air un peu motivé au fond, puisqu’il a appelé.

Tout ça pour en venir à ça : jeune chômeur, jeune sans emploi, jeune diplômé, jeune ce-que-tu-veux, qu’est-ce qu’une pourriture néolibérale-capitaliste de quelques années ton aînée, qui jette tes e-mails à la corbeille et ignore tes appels quand tu cherches un job, peut bien t’apprendre sur la construction de ta trajectoire professionnelle ?

Eh bien, au moins ça.

1

Tu ne sais rien, et même si tu sais, doute un peu : ça pourrait te faire du bien

Il faut parfois modérer ses ardeurs et consentir à apprendre avant de commander.

Je lis des tas de témoignages de jeunes outrés par le peu de cas que font les employeurs de leurs diplômes, de leurs nombreux trophées. C’est vrai. On n’en a absolument rien à branler.

Seuls les responsables RH de grosses boîtes recrutent au diplôme et au diplôme uniquement, d’après une grille d’indice classement/salaire, et si tu avais le bon, jeune chômeur, tu ne serais pas en train de chercher.

Donc laisse tomber : hors Sup de co, ingé et métiers très spécialisés, le seul impact que peut avoir le diplôme sur l’employeur est celui de l’affect (« il a fait la même formation que moi ! »).

Contrairement à ce que les jeunes diplômés déçus aiment à se répéter, un patron cherche avant tout des compétences précises, pas du papier.

Application pratique au cas Giuseppe : si tu veux gérer une équipe de prod web, approfondis ta maîtrise technique et ta connaissance du circuit par les piges ; monte des sites toi-même, mets les mains dans le cambouis et dans le marché.

2

Surprends-nous et montre-nous qu’on a raison de ne pas jeter ton mail

La plupart des CV que nous, employeurs, recevons chaque jour n’ont aucun intérêt : plus ou moins bien présentés, souvent sans aucune structure ou intention de convaincre, jonchés de stages, pour la majeure partie dépourvus de quoi que ce soit qui ressemble à de l’initiative ou à du culot, trop souvent blindés de fautes d’orthographe et de grammaire épiques, et ils n’émanent pas d’élèves issus des plus prestigieuses filières (ceux-ci ne savent pas non plus écrire un CV, mais allez savoir pourquoi, on leur pardonne...).

Donc à première vue, jeune, tu es inutile. Ou pas. La preuve, c’est qu’on te confie des stages.

Soigne le CV et la lettre de motivation. Tente des approches de présentation inédites, remets en main propre, fais des « distrib » à la sortie des chambres de commerce et d’industrie. De toute façon, tu es déjà au chômage, donc occupe-toi ! Bannis les fautes d’orthographe. Relis ce que tu écris ou fais le relire, prends du recul, demande-toi si tu dois vraiment écrire « Je suis prêt à rejoindre immédiatement l’équipe managériale » avec ta L2 d’anglais.

Un conseil plus concret est celui du CV anglo-saxon : commence le CV par un court paragraphe bien accrocheur mais pas vantard, où tu résumes ton profil et tes atouts. Ça met en jambes le lecteur, et ça va trancher un peu avec les 200 CV à la française qu’il a vu défiler ce matin.

Et pitié, pas la peine de mettre ta photo si c’est une photo d’identité sous les néons façon « casier judiciaire d’Emile Louis “ ou une photo de vacances foireuse. C’est pas forcément l’essentiel (perso, j’aime même pas trop les photos).

3

Mets le pied dans la porte et propose du concret

Là, je parle peut-être plus pour ma branche, celle du Web. Moi j’attendais de Giuseppe qu’il me dise :

‘ Bon, je sais faire des choses, est-ce que je peux pas déjà aider, participer à des projets, faire des trucs, puisque vous ne voulez pas me filer mon CDI ?’

Le CDD et le CDI, c’est très bien, mais en période de vaches maigres, montre-nous que tu en veux, que tu sais mettre le pied dans la porte, proposer du concret et t’accrocher. N’hésite pas à secouer un peu ton interlocuteur, à faire preuve de volontarisme. Le statut d’autoentrepreneur, c’est justement à ça que ça peut servir. Ça permet aussi de se vendre un peu plus à sa juste valeur, en faisant miroiter l’absence de charges et de contraintes à l’employeur.

Un sou est un sou, et moi j’aimerais entendre au moins une fois un candidat ou une candidate me dire :

‘ Allez-vous faire voir avec les offres de stage, moi je veux bien la mission, je veux bien démarrer cette nuit s’il faut livrer à temps, mais je le fais pour mon compte et pas pour 300 euros par mois. ’

Un employeur n’est pas naïf, il sait bien qu’un boulot mal payé est un boulot souvent mal fait et parfois pas fait du tout. Donne de la voix, cher jeune. Ose lâcher du lest sur le CDI que tu n’auras de toute façon pas, parce que des ronds, on n’en a pas. Enfonce un peu les portes. Bref, montre-nous que tu as compris comment on fonctionne, que tu as les pieds sur terre et que tu es prêt à jouer le jeu, mais pas à te mettre à poil non plus.

Accessoirement, avoir des rentrées d’argent, ça fait partie de ce qui donne la pêche : le gars qui cherche depuis deux ans, qui vit chez ses parents, qui est mort de faim et qui donne son sang pour aller au ciné, il ne nous fait pas envie en entretien. Celui qui semble assumer joyeusement sa ‘ précarité ’ (le mot est lâché !) et se paye un iPhone, des restos ou des conneries avec ses rentrées irrégulières mais bien réelles, il arrive en entretien plus relax : il veut le boulot, mais il est pas là pour jouer sa vie.

4

Arrête de râler

Le temps aidant, la ‘ génération précaire ’ est en fait en train de devenir la deuxième génération précaire. Donc, quand tu es en entretien face à un quasi trentenaire ou trentenaire et des brouettes, sache que dix ans plus tôt, il en a sué lui aussi pour faire son trou.

Du coup, la tactique de la pitié et de la génération sacrifiée ne marche pas trop – à dire vrai, ça nous gonfle essentiellement. Donc pas la peine de râler sur le marché du travail impitoyable ou le marché du logement qui ne ressemble plus à rien dans les grandes villes. Dis-toi plutôt que les autres y sont bien arrivés et que toi tu vas y arriver aussi. \o/

Maintenant, agite-toi et rentre-nous dedans, viens un peu nous chercher avec les dents au lieu de nous envoyer un mail neurasthénique ! :)

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  • vik75
    • Posté à 11h23 le 05/01/2011
    • Internaute 89761

    de toute facon, pour un jeune en france, l’expatriation est la planche de salut !
    lorsque j’étais en ecole de commerce ( 3 mois), on m’ a appris comment contourner le RSA et le statut d’auto entrepreneur pour montrer au patron qu’il pouvait m’embaucher à moindre cout....

    bref, au lieu d’être précaire dans la grisaille, parfois une expérience à l’étranger peut être d’une excellente richesse.

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    • tatane75
      tatane75 répond à vik75
      Trader à la SGAM
      • Posté à 17h32 le 05/01/2011
      • Internaute 136061
        Trader à la SGAM

      Ca me fait penser au petit étranger bien intégré qui en a chier toute sa vie et qui maintenant vote Marine Le Pen... Parceque maintenant les étrangers, vous comprenez c’est plus comme avant !
      Bref, le racisme comme une marque d’intégration.
      Ca s’applique aux anciens étrangers... aux anciens jeunes...
      Moi je suis chef de projet trentenaire, j’en n’ai pas du tout chier, car il y a 10 ans c’était la bulle internet et tout était très facile pour nous. Aujourd’hui, je vois arriver de nombreux CV excellents auxquelles on ne peut faire aucune offre !

      • Tibokaya
        Tibokaya répond à tatane75
        Jeune flegmaticien mayennais
        • Posté à 18h38 le 05/01/2011
        • Internaute 4477
          Jeune flegmaticien mayennais

        Si la thèse du truc, c’est qu’il faut se bouger le cul dans la vie, on va être d’accord...

        Mais croire que tous ceux qui se le bougent arrivent à s’en sortir, c’est de l’utopie, ça n’existe pas. Alors être ancré dans la réalité je veux bien, mais encore faudrait-il que l’employeur le soit aussi...

        Mais bon, maintenant, j’ai des arguments en plus pour tout faire afin de ne jamais, jamais bosser dans un secteur dont l’objectif premier est la rentabilité... ça rend con, en fait... Sous prétexte de réalisme, on te sert le pire du néolibéralisme (assumé). Le système est ce qu’il est, il est immuable, tu es une merde qui ne changera rien, alors agite les bras le plus possible pour ne pas couler... Et si au passage tu peux nous éviter de payer des charges qui payent la Sécu...

        Franchement, les gens... Si c’est pour bosser avec ça, préférez le RSA...

        Socialement,

    • adelinezahnd
      adelinezahnd répond à vik75
      AVS
      • Posté à 19h40 le 05/01/2011
      • Internaute 139407
        AVS

      J’aime beaucoup ton blog sur la Chine !

      Moi ce serait plutôt la Thaïlande mon rêve, mais je comprends ce que tu veux dire par l’expérience à l’étranger...

      Ne serait-ce que pour te redonner goût à tout le reste :) Et l’Asie a une vision tellement spéciale du boulot qu’on y prend facilement goût...

      • vik75
        vik75 répond à adelinezahnd
        • Posté à 20h57 le 05/01/2011
        • Internaute 89761

        merci de votre commentaire.mon blog est quasiment mis à jours quotidiennement ! n’hésitez pas à commenter ! ca fait toujours plaisir !

        ne revez plus et jetez vous à l’eau pour la thailande ! je vous souhaite une excellente continuation

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  • dnum
    dnum
    lavieestbellemalgretout
    • Posté à 11h24 le 05/01/2011
    • Internaute 123407
      lavieestbellemalgretout

    trés bon papier, j’ai été entrepreneur, et tout ce qui est écrit là est dans l’ensemble bien pesé, surtout pour des pme.

    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à dnum
      In enculo cum vibro
      • Posté à 14h00 le 05/01/2011
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro
      • didier1
        didier1 répond à Autist Reading -
        retraité
        • Posté à 16h05 le 05/01/2011
        • Internaute 66204
          retraité

        Auto-entrepreneur...c’était pas le statut des canuts lyonnais et des mineurs au XIX ème siècle ? (je crois que c’est assez bien présenté dans « Germinal »)... c’est vrai que pour protéger de l’exploitation c’était réussi...en gros : jeune, tu arrêtes de te faire exploiter par un patron et exploite-toi toi même...fin du progrès, retour à la case début de la révolution industrielle...circulez, y a rien à voir...

      • Emma T.
        Emma T. répond à Autist Reading -
        Camille est sur SeXpress
        • Posté à 09h20 le 07/01/2011
        • Internaute 40366
          Camille est sur SeXpress

        Dédicace :

        Camille A, calmez-vous !
        S’il vous plait...

    • jerome13103
      jerome13103 répond à dnum
      Peut encore se(r)vir
      • Posté à 14h26 le 05/01/2011
      • Internaute 25696
        Peut encore se(r)vir

      Très instructif en effet.
      Mais quelle vulgarité, osez demander au chômeur longue durée de venir en entretien « décontract » alors que les règles de présentation et de bienséance pour ce type de RDV sont psychorigides.
      Alors que, cher employeur, vous êtes le troisième entretien du mois, enfin décroché, et que, systématiquement, il y a toujours un truc qui va faire que « ça va pas être possible »
      Reprocher le manque de dignité du chômeur prêt à baisser son froc alors qu’on invoque à chaque phrase qu’en tant qu’employeur, on n’a pas de fric pour vous payer correctement ou vous proposer un CDI.
      Bousculer l’employeur, ouais, ça m’est arrivé une fois, un pauvre type qui passait son temps à gueuler sur ses employés, je suis allé le « secouer » en lui expliquant les limites du pouvoir hiérarchique, pour lui apporter un peu de nouveauté, d’air frais, de matière à réflexion, le hasard des choses a fait que mon CDD n’a pas été prolongé, il avait dû prendre froid... au niveau de sa réflexion.
      Cher auteur, vous êtes une crevure capitaliste (le mot est lâché) mais ce n’est pas de votre faute, on a bien compris...

  • Nils Wilcke
    Nils Wilcke
    Etudiant
    • Posté à 11h26 le 05/01/2011
    • Internaute 49020
      Etudiant

    Cette tribune, c’est vraiment le comble du cynisme…

    • kevangel
      kevangel répond à Nils Wilcke
      Chercheur
      • Posté à 11h31 le 05/01/2011
      • Expert 24356
        Chercheur

      Et ca c’est le reve de nos dirigeants : « Celui qui semble assumer joyeusement sa “ précarité ” (le mot est lâché !) et se paye un iPhone, des restos ou des conneries avec ses rentrées irrégulières mais bien réelles »

      Comment concilier la précarité avec la société de consommation : on n’a pas de quoi bouffer mais on se paye un iPhone, c’est l’idéal néolibéral.

      • tetane
        tetane répond à kevangel
        • Posté à 00h18 le 06/01/2011
        • Internaute 37012

        C’est vrai que c’est assez énorme : vive le miséreux chômeur ... pourvu qu’il demeure un consommateur !
        Dans le genre cynique, ça se pose là !

    • Lalala
      Lalala répond à Nils Wilcke
      humaine
      • Posté à 12h08 le 05/01/2011
      • Internaute 69457
        humaine

      Ah mais je conteste : le cynisme, comme philosophie, ça a de l’allure :
      Diogène de Sinoppe, le clochard : « ôte toi de mon soleil » qu’il a osé dire à Alexandre le Grand qui lui faisait de l’ombre. ça pose, quand même. ça vaut du « casse toi pauv’con ».
      Non là, c’est sinistre. Juste sinistre.

      Je ne sais pas ce qu’il y a de pire : le « jeune » (prototypique évidemment) qui se construit des châteaux romantiques en Espagne - mais si, le jeune est très romantique, c’est bien connu ;
      ou la boss qui, détendue (ou presque), te dit d’un air convaincu : mais soyez créatifs et originaux, avant de balancer les 10 commandements de la bonne présentation (c’est ironique ou c’est inconscient ?).
      Non ce qu’il faut comprendre (et qui a du mal à être formulé ici), ce n’est pas : soyez original ; mais soyez ce qu’on vous demande d’être, à la lettre (avec la série de commandements).

      Bon. Si les boss n’arrivent pas à comprendre qu’ils ont des problèmes sérieux de logique et de cohérence interne, où va le monde... Alors oui, c’est rhétorique. Mais la beauté de la rhétorique réside dans son invisibilité, pas dans sa criante incohérence : ça c’est de la rhétorique ratée.

      Et moi j’ai pas confiance en un(e) patron(ne) qui n’a aucune logique ou qui me sort un raisonnement bancal, qui se contredit lui-même, de façon aussi flagrante, en si peu de mots.
      L’un dans l’autre, cqfd : le « jeune » n’a rien raté, lui.

      Certes. Mais peu de gens ont besoin et envie de travail pour le plaisir ; c’est pas qu’une affaire d’image du travail (rater une occasion ou pas), c’est aussi très bête et méchant : manger.
      Et ça, la rhétorique....

  • kevangel
    kevangel
    Chercheur
    • Posté à 11h28 le 05/01/2011
    • Expert 24356
      Chercheur

    C’est bien beau ces beaux discours, mais ca ne changera rien à l’arithmétique. S’il n’y a pas assez de boulot pour tous les jeunes, ce n’est pas en améliorant la qualité des CV qu’on trouvera du travail à tout le monde. La réalité c’est que la France se désindustrialise et que les services ne fourniront pas du travail à tout le monde.

    Donc, moi j’ai un conseil meilleur que celle qui a écrit l’article : jeune, tant qu’il en est encore temps, fuie à l’étranger et tu trouveras du boulot sans que les patrons te fassent des lecons sur ta facon de ne pas assumer joyeusement la précarité.

    Sinon, je connais des gens qui ont un diplome d’ingénieur + une thèse de doctorat et qui se retrouvent vendeurs à la FNAC ou consultants dans d’obscures boites informatiques (meme s’ils sont biologistes). Et en plus ils ont le culot de ne pas « assumer joyeusement leur précarité ». Quels salauds de gauchistes !

    • Barbeuz
      Barbeuz répond à kevangel
      jeune diplômé
      • Posté à 12h07 le 05/01/2011
      • Internaute 52779
        jeune diplômé

      Je ne connais pas la situation précise des personnes que vous citez, mais quand on se lance dans une thèse :
      - soit on pense qu’on a de très fortes chances de trouver un poste à l’université après (et pas chargé de TD...)
      - soit on fait sa thèse en partenariat avec des entreprises (que l’on contacte) pour discuter avec elles du sujet, histoire que les résultats servent à quelque chose.

      Faute de ça, il ne faut pas s’étonner de finir à la FNAC...

      • kevangel
        kevangel répond à Barbeuz
        Chercheur
        • Posté à 12h47 le 05/01/2011
        • Expert 24356
          Chercheur

        « Je ne connais pas la situation précise des personnes que vous citez, mais quand on se lance dans une thèse :
        - soit on pense qu’on a de très fortes chances de trouver un poste à l’université après (et pas chargé de TD...)
        - soit on fait sa thèse en partenariat avec des entreprises (que l’on contacte) pour discuter avec elles du sujet, histoire que les résultats servent à quelque chose. »

        Vous m’avez l’air bien naif mon cher. Faire une thèse en partenariat avec une entreprise n’a rien à voir avec le fait d’etre embauché après sa thèse. Les recrutements en France se font d’abord par copinage et piston.
        Le vrai problème c’est que les entreprises francaises investissent de moins en moins en R&D, ou alors mettent dans le budget R&D des choses qui n’ont rien à voir. En tout cas, on est le seul pays au monde où il est plus difficile de trouver un emploi en entreprise à bac+8 par rapport à bac+5.
        Quand ces gens ont commencé leur thèse, on leur a fait miroiter des possibilités d’insertion en R&D, notamment du fait des départs à la retraite. Malheureusement, tous ces retraités n’ont pas été remplacés et les entreprises préfèrent diminuer la recherche pour faire des profits à court terme. C’est bien pour ca qu’on innove et exporte beaucoup moins que les allemands.

         
        • Barbeuz
          Barbeuz répond à kevangel
          jeune diplômé
          • Posté à 13h57 le 05/01/2011
          • Internaute 52779
            jeune diplômé

          2 points :
          - l’entreprise peut co-financer la thèse, ce qui permet d’être dans une situation moins précaire (cf un article de la Rue il y a quelques temps)
          - si les entreprises ne sont pas « réglo », c’est effectivement bien embêtant, mais elle n’ont pas le monopole des coups de p... (ex : un directeur de thèse qui reprend tous les résultats pour lui, je connais quelques exemples...). Mais en toute naïveté, je pense qu’une thèse qui a été faite en partenariat est plus simple à « revendre » auprès d’une autre entreprise (on montre que l’on est un peu « pragmatique » même en étant chercheur).

          Après, concernant l’aberration française consistant à recruter des diplomés de Grande Ecole plutôt que des doctorants, et le manque de R&D en France, je ne peux hélas qu’être d’accord avec vous...

          • kevangel
            kevangel répond à Barbeuz
            Chercheur
            • Posté à 14h47 le 05/01/2011
            • Expert 24356
              Chercheur

            « Mais en toute naïveté, je pense qu’une thèse qui a été faite en partenariat est plus simple à “revendre” auprès d’une autre entreprise (on montre que l’on est un peu “pragmatique” même en étant chercheur). »

            Le problème, c’est qu’on ne revend pas son sujet de thèse à une entreprise, mais ses compétences. Le recruteur s’en balance complètement de notre sujet, et heureusement. Par contre, toute l’expérience acquise pendant la thèse devrait etre valorisée, mais les DRH sont un peu rigides. Et cette expérience est aussi importante pour ceux qui ont une thèse ministérielle et donnent des cours par exemple (ca développe de nombreuses compétences) que ceux qui ont été financés par l’industrie.

            Mais de toute facon, quelle que soit la facon dont on tourne le problème, on revient au meme : nos dirigeants ont bradé les emplois en France, les industries sont parties, la recherche aussi, et les retraités n’ont pas été remplacés. Du coup les retraites ne sont pas financées, et il y a de moins en moins de cotisants puisque pas de boulot, et de l’autre coté il y a des millions de chomeurs.

        2 autres commentaires
      • Nils Wilcke
        Nils Wilcke répond à Barbeuz
        Etudiant
        • Posté à 13h56 le 05/01/2011
        • Internaute 49020
          Etudiant

        Apparemment, vous ne connaissez pas non plus le situation précise des débauchés que peut offrir une université à ses étudiants…

        C’est la misère !

        Pour votre culture (et sans offense)

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        • Barbeuz
          Barbeuz répond à Nils Wilcke
          jeune diplômé
          • Posté à 14h11 le 05/01/2011
          • Internaute 52779
            jeune diplômé

          Les intellos précaires, conséquences logique de la démocratisation des études supérieurs... Une « économie de la connaissance » pour résoudre le problème ? A voir, les allemands s’en sortent bien avec de l’industrie, pas avec des services culturels :)

          Pour les thésards, même si je ne suis pas directement concerné, j’ai déjà lu des articles sur le sujet et discuté avec d’anciens thésards passés dans le privé faute de débouchés dans la recherche, et qui en avaient marre de l’esprit de clan détestable décrit à la fin de l’article.

          Un passage intéressant :
          « Avec l’accroissement des effectifs universitaires depuis 15 ans, le nombre de thèses délivrées a doublé (10 582 thèses soutenues en 1998) mais les embauches n’ont pas suivi : moins d’un diplômé ès sciences sur trois obtient un poste dans la recherche publique ou à l’université »
          –> C’est la recherche et le financement privés qu’il faut favoriser ! A ma connaissance la France est dans la moyenne niveau effort pour la recherche publique, le reste de l’argent et des postes ne viendra pas de l’Etat vu la conjoncture actuelle...

      • fritz_c
        fritz_c répond à Barbeuz
        consultante web2.0 d'entreprise
        • Posté à 17h03 le 06/01/2011
        • Internaute 104123
          consultante web2.0 d'entreprise

        La thèse est un défi.
        Les réponses précédentes sont très juste.

        Soyons clair, avoir un poste titulaire
        - c’est du talent (ok, très normal)
        - le soutien de son/sa maitre de stage (outch copinage possible)
        - DE LA CHANCE (et oui... c’est à savoir)

        Soyons clair, à l’étranger, les docteurs sont une vrai élite.
        Et avec raison.
        En thèse, vous développez de réel compétences de chef de projet R&D (ils ne le sont pas au début bien entendu)
        Ils sont indépendant, entreprenant avec une tête bien fait
        Ils ont souvent encadré des stagiaires, collaboré avec des techniciens/ingénieurs recherche...

        Des docteurs en histoire ont des capacités d’analyse et de synthèse très forte. Avec des qualités de compilé des montages d’information... et dans nos temps d’info obésité c’est utile.

        Je suis docteur... et j’ai mangé de la vache enragé
        Maintenant je suis en position de chef de projet
        Dans un milieu différent du sujet de ma thèse... et j’y suis très bien

        Après ceci est une parenthèse

        Après si nous revenons à l’article, le patron a raison sur un point :
        être chef de projet demande une pointe d’expérience humaine
        car c’est pas être CHEF... project manager est un métier. Vous être un chef d’orchestre. Parfois vous avez des équipiez plus capé et gradé que vous.

        après c’est vraiment dommage qu’un jeune ne soit plus vu comme un investissement.
        ainsi va la vie

    • Gnomeo
      Gnomeo répond à kevangel
      Eleveuse de sites web et de rats
      • Posté à 14h52 le 05/01/2011
      • Internaute 139141
        Eleveuse de sites web et de rats

      Je suis d’accord avec vous sur la question du marché, mais dans une approche plus court-termiste, prendre la situation comme elle est et trouver des combines pour faire avec est plus efficace que prier pour une action politique forte (notre marge de manoeuvre budgétaire est limitée ces temps-ci, en France comme ailleurs.) C’est surtout ça que je voulais dire par ce texte.

      Quand à la martingale du job à l’étranger, c’est à la fois vrai et pas vrai. Il y aurait beaucoup à dire là dessus (j’ai bossé un moment au japon), mais je résumerais par le fait que le diplôme reste un critère de succès/sélection/salaire dans les départs à l’étranger (les mecs qui s’enrichissent sans fin à la city sortent du top 5, pas des ENSI) et que l’étranger débloque la question de l’expérience, mais gare au retour et à l’insertion du légo bossu que nous sommes dans le marché français, excessivement normé.

      • kevangel
        kevangel répond à Gnomeo
        Chercheur
        • Posté à 17h32 le 05/01/2011
        • Expert 24356
          Chercheur

        « je résumerais par le fait que le diplôme reste un critère de succès/sélection/salaire dans les départs à l’étranger (les mecs qui s’enrichissent sans fin à la city sortent du top 5, pas des ENSI) “

        Je ne parlais pas de s’enrichir sans fin, mais juste de trouver un boulot ! Et le problème est particulièrement pour les jeunes docteurs en science, sujet que je connais personnellement très bien.
        Il y a très peu de perspectives d’avenir pour un jeune docteur (meme avec un bon diplome d’école d’ingénieur en plus) en France, alors qu’à l’étranger il pourra trouver de nombreux emplois qualifiés, meme dans des domaines qui ne sont pas directement de la recherche (impensable pour un DRH francais).
        Par ailleurs, plus globalement, je pense que c’est une grave erreur de la France de laisser partir les industries et les jeunes diplomés très qualifiés. Peut-etre que les actionnaires seront gagnant à court terme de faire des économies sur la R&D, mais j’attends de voir comment sera l’innovation en France dans 10-15 ans !

         
        • supertoto
          supertoto répond à kevangel
          post-doc expatrié
          • Posté à 20h11 le 05/01/2011
          • Internaute 100724
            post-doc expatrié

          J’ai du mal à être entièrement d’accord. « très peu » de perspectives c’est un peu exagéré, et à l’étranger la situation n’est guère meilleure.

          Il y a des domaines dans lesquels on peut trouver en France des postes en R&D très proches de ses thématiques de recherche. Si ce n’est pas le cas, on doit pouvoir valoriser une partie de ses compétences (cela peut être la programmation par exemple). Et si on a la chance d’avoir un poste dans le public, il faut quand même rappeler que les statuts de chargé de recherche et de maître de conférences sont une spécificité qui n’existe pas, ou très peu, ailleurs.

          L’après-thèse est certes une période particulièrement rude, voire très rude, car on se dit que la voie toute tracée dans les milieux académiques n’était pas si tracée que ça, et il faut se remettre sérieusement en question. Mais nous ne sommes tout de même pas les plus à plaindre, surtout en sciences. Personnellement, alors même que je travaille dans un domaine très fondamental, j’ai le sentiment d’être dans la moyenne plutôt protégée des risques de chômage.

          • kevangel
            kevangel répond à supertoto
            Chercheur
            • Posté à 09h44 le 06/01/2011
            • Expert 24356
              Chercheur

            Vous etes surement en physique. Parce qu’en chimie et biologie, je connais pas mal de très bons éléments qui sont au chomage. Et ailleurs c’est beaucoup plus facile de trouver un boulot dans le privé avec un doctorat (je ne parle pas d’académique puisque les systèmes ne sont pas comparables).

        2 autres commentaires
    • mygalon
      mygalon répond à kevangel
      mamiatempspartiel
      • Posté à 15h14 le 05/01/2011
      • Internaute 118202
        mamiatempspartiel

      D’accord avec vous sauf sur le « beau discours » car je trouve cet article souvent vulgaire et cynique. Je ne souhaite qu’une chose à cette personne c’est de se retrouver elle même au chômage un jour. Elle devra aussi apprendre la modestie, à écrire un peu mieux le français et je lui souhaite alors de tomber sur plus vulgaire, cynique et sadique qu’elle (« je vais me le faire... » comme c’est bien écrit ! ...). Elle prend un seul exemple qu’elle essaye d’ériger en règle générale sur les jeunes diplômés en recherche d’emplois. Certes cet exemple est peut être critiquable sur certains points, mais que sait elle de ces milliers de jeunes diplômés divers et variés qui mettent des mois et parfois des années à trouver l’emploi qui correspond à leur qualification ? J’ai personnellement plusieurs exemples où ces derniers en désespoir ont accepté des emplois sous qualifiés, il faut bien manger...Je croyais aussi qu’il fallait montrer de l’ambition, celle ci est toujours appréciée par beaucoup de recruteurs contrairement à l’auteur de l’article, qui prend cela de haut. Bravo toutefois pour le titre de son article, elle ne pouvait pas mieux trouver.

      • Vatech
        Vatech répond à mygalon
        BoBo
        • Posté à 15h41 le 05/01/2011
        • Internaute 60785
          BoBo

        Je ne suis pas d’accord avec vous sur le style de l’article. Le principe d’Eco89 est de proposer du parler vrai sur les questions économiques. Ici, l’auteur de l’article parle vrai en retranscrivant ce qu’elle ressent dans la situation qu’elle décrit.

        Alors je trouve le style plutôt bon, direct et pas du tout vulgaire. Il faut définitivement être un peu coincé pour s’offusquer des 2 ou 3 phrases un peu cash de l’article.

        Quant au fond, je crois qu’il vous a échappé. L’auteur souhaite voir plus d’ambition chez les recrutés, mais précise en même temps que les jeunes confondent ambition et prétentions absurdes.

        Comme quoi on peut être « vulgaire » et subtile...

         
        • mygalon
          mygalon répond à Vatech
          mamiatempspartiel
          • Posté à 16h16 le 05/01/2011
          • Internaute 118202
            mamiatempspartiel

          Je suis loin d’être coincée, mais j’ai une expérience suffisante des problèmes de recrutement et de relations humaines pour maintenir ce que j’ai écrit. Quant à la subtilité de l’auteur permettez moi d’en douter. Car le fond, si mince soit il, ne m’a pas échappé. Il y a peut être eu des cas de confusions entre ambition et prétentions « absurdes », ce sont là erreurs de jeunesse et manque d’expérience, qui peuvent être recadrés avec de la pédagogie, sans écraser le candidat de ses « connaissances » et expériences personnelles. « Connaissances » entre guillemets, car combien de cadres recruteurs dans les entreprises, n’ont souvent que peu de diplômes comparé à certains candidats. Diplômes n’égale pas forcément compétence, mais cela est un critère objectif incontournable. Tout cela pour dire qu’il n’y avait vraiment pas de quoi faire un « fromage » d’un exemple ou peut être de quelques autres. On le sait, il y a des candidats plus ou moins maladroits, plus ou moins bien conseillés, cela ne sert à rien d’en faire une généralité, il suffit d’être bien formé au recrutement, et d’être bien préparé à un entretien. Pour ceux qui le veulent ils n’ont pas besoin des ses conseils de « comptoir », excuser l’expression, que l’on peut trouver dans n’importe quel petit bouquin en librairie.

          • Vatech
            Vatech répond à mygalon
            BoBo
            • Posté à 16h28 le 05/01/2011
            • Internaute 60785
              BoBo

            Je reconnais que l’intention de l’auteur n’est pas très louable, car se « faire un candidat » n’est très respectable.

            Je pense cependant que ce genre d’article est bien utile, et notamment aux personnes qui cherchent un emploi car les bons conseils et les vrais messages de ceux qui embauchent sont encore rares à trouver, même à l’époque Internet. Et c’est bien là le mérite d’Eco89, là-dessus nous serons d’accord !

        2 autres commentaires
      • Tulipe56
        Tulipe56 répond à mygalon
        étudiante
        • Posté à 12h44 le 07/01/2011
        • Internaute 137193
          étudiante

        Je suis entièrement d’accord avec vous. Je trouve cet article superficiel. Il manque de structure.

        Comme quoi, on peut être prêt « à jouer le jeu », à « s’agiter » sans pour autant être capable de faire passer de vraies idées.

    • dinlay
      dinlay répond à kevangel
      (Mai 68 pas mort)
      • Posté à 18h36 le 05/01/2011
      • Internaute 33286
        (Mai 68 pas mort)

      - « fuie » à l’étranger - ? ? ?

      « Chercheur » ? ? ?

      • kevangel
        kevangel répond à dinlay
        Chercheur
        • Posté à 19h17 le 05/01/2011
        • Expert 24356
          Chercheur

        J’ai un peu hésité, mais j’ai eu la flemme d’aller consulter dans le Bescherelle la conjugaison du verbe fuir à l’impératif présent. Toutes mes excuses.
        Pou répondre à votre question, dans la recherche on parle en anglais, pas en français.

      • Galerith
        Galerith répond à dinlay
        Pirate
        • Posté à 21h05 le 05/01/2011
        • Internaute 98440
          Pirate

        Je ne supaurte pa se jenre de comantèrre.

        Si le mec à qui tu te permets de faire cette remarque hautaine et PUTAIN de désagréable est dyslexique, tu fais quoi ? (Si t’as une conscience pour répondre à cette question.)

      • ljos
        ljos répond à dinlay
        photographe / géologue
        • Posté à 10h35 le 06/01/2011
        • Internaute 32902
          photographe / géologue

        occupez vous déjà de corriger le bon français de notre cher président ... et laissez nos chercheurs faire leur boulot ... chercher. On n’est pas chez Pivot ! !

    • supertoto
      supertoto répond à kevangel
      post-doc expatrié
      • Posté à 19h58 le 05/01/2011
      • Internaute 100724
        post-doc expatrié

      Pour ce qui est des jeunes ingénieurs-docteurs, cela ne m’étonne pas que certains terminent vendeurs à la FNAC. Le cursus ne fait pas tout, il faut que le projet professionnel suive et ne se cantonne pas à « je veux avoir un poste de maître de conférences ou de chargé de recherches, si possible sans cumuler les contrats type ATER et post-doc ». C’est bouché et on le sait. Si ça ne fonctionne pas, il faut avoir des pistes pour retomber sur ses pattes.

    • François Narolles
      François Narolles répond à kevangel
      Avenue, a vu, a vaincu
      • Posté à 13h20 le 06/01/2011
      • Internaute 71466
        Avenue, a vu, a vaincu

      la question, c’est pas comment on trouve du boulot pour tout le monde, mais comment toi, cher jeune, t’en trouve un.

      S’il y avait encore 2 fois plus de chômeurs en France, il y aurait quand même des postes à prendre et des places ouvertes. Imagine un recrutement : 1 poste, 1 place, 400 candidatures. Pourquoi envoyer ton CV et être le 401ème ? Et pourquoi pas ? Tu peux y arriver, le jeune. Encore faut-il croire que tu as quelque chose à apporter à la boite. Et pas que l’inverse. La chance interviendra, ou pas. Mais t’auras tenté, osé, bougé. Ou sinon fait Polytechnique. T’as le choix le jeune.

      signé : un autre jeune

    • soutenable lourdeur du néant
      • Posté à 17h53 le 06/01/2011
      • Internaute 134590

      rhaaaaaaaa merci !

  • slave1802
    slave1802
    Technicien telecom
    • Posté à 11h28 le 05/01/2011
    • Internaute 58485
      Technicien telecom

    Vivement qu’on soit devenu un protectorat chinois, au moins on pourra rire jaune !

  • brankom
    brankom
    visible
    • Posté à 11h29 le 05/01/2011
    • Internaute 103151
      visible

    Lamentable !

    • myosotis_lys
      myosotis_lys répond à brankom
      Maman chat au foyer
      • Posté à 12h05 le 05/01/2011
      • Internaute 89449
        Maman chat au foyer

      Lamentable, article très vache. Etant étudiante, je bombarde aussi les entreprises avec mes CV, bac+5. C’est facile de rire de ça quand on a un boulot, mais ça l’est moins quand on est de l’autre côté.

      Et en quoi généraliser le statut d’autoentrepreneur serait un progrès ?

      • Mazelfresh
        Mazelfresh répond à myosotis_lys
        globalisée, marginalisée
        • Posté à 12h34 le 05/01/2011
        • Internaute 120958
          globalisée, marginalisée

        bac + 5 ca veut rien dire, c’est de ça qu’il faut revenir. Tu sais rien faire parceque la fac t’apprends rien (c’est un tu général, et je m’implique dedans, parceque j’ai un bac+5 et je suis au chômage). L’important c’est pas d’être auto-entrepreneur, agessa, pré-compte ou affilié, le but c’est d’être malin. Et un sentiment que j’ai, c’est que les gens qui sont malins, ils se plaignent pas...

        a bon entendeur

         
        • myosotis_lys
          myosotis_lys répond à Mazelfresh
          Maman chat au foyer
          • Posté à 12h39 le 05/01/2011
          • Internaute 89449
            Maman chat au foyer

          Vous êtes allé à la fac pour dire qu’on y apprend rien ?

          • Mazelfresh
            Mazelfresh répond à myosotis_lys
            globalisée, marginalisée
            • Posté à 13h01 le 05/01/2011
            • Internaute 120958
              globalisée, marginalisée

            Mec, si y’a bien une question qu’il fallait pas me poser c’est celle là.

            tu crois quoi, que je suis un droitiste issu de grandes écoles qui conspue sa petite soeur bâtarde régalienne ?

            J’ai fait 3 ans en Fac pure pour avoir une formation « professionnelle », à la sortie de laquelle tout ce que j’ai appris sont des lignes de textes...ah ben bien ouais, mon futur patron il va être heureux quand je vais lui dire que la pensée de palo alto elle dit que la communication c’est qu’un mécanisme psychico-cognitif, alors sémiologiquement on devrait utiliser du vert parceque le violet ca veut dire qu’on est jaune.

            2 ans à subir des cours de mecs qui sont plus sortis de leur tour dorée universitaire depuis 20 ans, qui t’apprennent que dans le monde professionnel il faut faire un CV (un semestre par année pour apprendre à le faire). Qu’est ce que je sais faire de mes mains, ben ce que j’ai appris tout seul...

            Une branlette intellectuelle, c’est tout ce qu’est la fac, c’est bien pour être chercheur hein, ne me méprenez pas, et la culture générale ca fait toujours bien aussi, mais de professionnel je n’ai eu que le titre....

            Alors oui j’ai fait la fac, et oui, je le redis, c’est de la merde...Mais ca m’étonne que guère, vous en êtes sorti aussi non ?

            • myosotis_lys
              myosotis_lys répond à Mazelfresh
              Maman chat au foyer
              • Posté à 13h03 le 05/01/2011
              • Internaute 89449
                Maman chat au foyer

              Il ne me reste que deux mois de fac et ensuite c’ets un stage qui validera mon diplôme. Pour avoir étudié les langues à fond avec un parcours « traduction » trilingue, j’ai appris plein de choses, pratiques pour le monde du travail.

              Ne méprisez pas les MCF, certains ont bossé dans le privé avant d’enseigner. C’est le cas de mon compagnon, de son chef et de certains profs que j’ai actuellement.

              • Jean_Karl
                Jean_Karl répond à myosotis_lys
                Rasta-quouère désabusé
                • Posté à 21h29 le 05/01/2011
                • Internaute 130805
                  Rasta-quouère désabusé

                Tu comprend tout de même que bac+5 cela ne veut strictement rien dire.
                Dans ton premier message on aurait très bien pu penser que tu faisais un master de grec ancien. Ce qui, dans le monde du travail, ne sert a rien, même si c’est surement très interessant.
                Tout comme un master d’histoire, on peut avoir trois fois bac+5, connaitre des milliards de choses, être capable d’endormir quelqu’un dans une soirée en moins de 4 minutes, la fac nous apprend des choses, en aucuns cas elle nous apprend a FAIRE des choses.

                • myosotis_lys
                  myosotis_lys répond à Jean_Karl
                  Maman chat au foyer
                  • Posté à 21h40 le 05/01/2011
                  • Internaute 89449
                    Maman chat au foyer

                  Premier message... Je ne sais plus de quoi il parle.... J’en ai fait 6 ans, ce n’est pas ma spécialité. Les connaissances me servent à comprendre, et même les qualités qui m’ont servies pour apprendre le grec, ce que j’ai acquis grâce au grec, je m’en sers encore. Je pense encore à ce super prof.
                  La fac s’occupe de l’enseignement, il faut bien apprendre quelque part, non ? Elle sert à être opérationnel, quel que soit le contexte. Apprendre directement dans l’entreprise, c’est dire adieu à la polyvalence. Dans ma formation, au moins, je comprends le système des taux de change, l’analyse financière, les normes IFRS, la trésorerie, etc. Alors certes, je ne sais pas tout, mais je suis capable de comprendre de quoi on me parle. Le problème, c’est que les entreprises s’essuient les fesses avec les diplômes. Que fait-on alors ? On dit qu’on a juste le bac et qu’on peut apprendre la compta et faire des business plan en regardant comment fait le collègue ? Encore faudrait-il que le DRH soit intéressé par les jeunes, ce qui n’ets pas sûr.

                  Alors ce que je dis avec mon diplôme, c’est que je suis bosseuse, que mon parcours est atypique, que je sais des choses et qu’il ne me reste plus qu’à les mettre en pratique.

                  • ArSoft
                    ArSoft répond à myosotis_lys
                    Freelance
                    • Posté à 01h47 le 06/01/2011
                    • Internaute 139442
                      Freelance

                    Il y des boites interessees par les jeunes, mais qui paient peu, et il y les autres.

                    • myosotis_lys
                      myosotis_lys répond à ArSoft
                      Maman chat au foyer
                      • Posté à 01h56 le 06/01/2011
                      • Internaute 89449
                        Maman chat au foyer

                      Dur de le savoir ça

                      • ArSoft
                        ArSoft répond à myosotis_lys
                        Freelance
                        • Posté à 02h31 le 06/01/2011
                        • Internaute 139442
                          Freelance

                        Non, pour les grosses boites : monster, critere « junior »

                        Il y a aussi la solution des sociétés de prestation : les grosses boites dans lesquelles j’ai bossé ont maintenant plus de prestataires que de CDI internes. Je suis référencé dans au moins 30 de ces boites.

                        Et c’est autrement plus efficace que l’ANPE : elle prennent une marge chaque mois sur ton dos, donc tres tres motivées pour te placer.

                        J’ai réactivé mon cv sur Monster début décembre, et ai recu au moins 15 appels concernant une petite dizaine de postes différents. Apres avoir un tri pour ne garder que la creme de la creme (3/4 offres sont pour faire de l’expat, et moi je ne fais pas d’expat), il en restait tres interessante. Entre temps, mon client actuel m’a prolongé d’un an.... Donc je reste ou je suis.

                        Et dans un an, rebelotte, je reactiverai mon CV sur Monster. Et ca fait deja 4 ans que ca dure. En attendant j’ai du boulot.

                        Et il ne faut pas rever, la flexibilité nous sera imposée de plus en plus.

                        Je n’ai presque jamais envoyé de CV de ma vie, je n’avais pas de réseau et des parents etrangers a mon domaine, et pourtant je n’ai pas eu un seul jour de chomage dans ma vie.

                        Bon, je suis en region parisienne...

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