Témoignage 05/01/2011 à 11h14

Lettre ouverte d'une crevure néolibérale aux jeunes chômeurs

Camille A | Consultante, chef d'entreprise


Cruella, personnage des « 101 Dalmatiens » de Disney.

Depuis le temps que je traîne sur la Rue, que je lis parfois pour me cultiver, parfois pour me faire du mal, ça me démangeait de poster un article (ou en tout cas d’essayer).

Le téléphone a sonné, et je me suis décidée. C’est un jeune. Un jeune sans emploi. Giuseppe a une petite vingtaine. Il a une licence Infocom, il sait bricoler du HTML et il est assis sur une montagne de stages. Il veut du travail. Mais pas de l’exécution : lui, il veut faire chef.

Il m’avait écrit voici un mois, j’avais ouvert puis zappé son mail : pas assez de trésorerie pour prendre une bouche de plus à nourrir, et un CV oubliable, dont je n’aimais pas le bleu en entête. J’aurais pu – et dû – prendre 25 secondes pour lui adresser une fin de non-recevoir pas trop rêche, mais je ne l’ai pas fait.

« Je me le fais, il finira sa journée un peu moins naïf »

Au bout de trois semaines, il appelle. Il veut un poste de chef de projet en CDI ou en CDD – autant dire l’Everest, encore que ça dépend des boîtes, on le verra sous peu. Je me dis :

« Pour une fois, celui-là n’appellera pas pour rien, je me le fais et il finira sa journée un peu moins naïf. »

Je lui explique qu’avec une licence Infocom, pas de spécialisation technique forte et si peu d’années au compteur, c’est mort pour trouver un poste de chef de projet web décent, à moins de frapper aux portes des pires lessiveuses de référencement cradingue ou de webmarketing douteux.

Giuseppe est crispé, déçu. Il me dit qu’on lui répète sans arrêt qu’il faut d’abord de l’expérience, qu’il a peur qu’en s’abaissant à des tâches d’exécution telles que webmaster – ce que je lui conseille afin de prendre de la bouteille – il ne s’éloigne de son but et ne se voit cantonné qu’à des rôles de sous-fifre minable.

Il préfère sortir la vaseline et signer un contrat pro bidon

Je lui demande s’il a un statut. Comprendre : s’il est autoentrepreneur ou affilié à l’Agessa [la Sécurité sociale des auteurs, ndlr]. Il me dit que non, qu’il ne veut pas en arriver là.

Je retrouve dans son discours quelque chose qui transpire souvent sur Rue89 : la peur maladive du grand méchant patron qui exploite l’autoentrepreneur, l’humilie, le rabaisse au rang de sous-homme, de non-salarié quoi.

Pourtant, Giuseppe est prêt à baisser son froc, et pas qu’un peu puisqu’il finit par me dire, penaud, qu’il accepterait aussi un contrat de professionnalisation.

Je lui réponds qu’il est déjà diplômé, et qu’à moins de viser une qualification précise, et donc un diplôme, le contrat pro n’est pas une fin en soi.

Je lui explique également qu’un chef de projet a souvent une double vocation opérationnelle et commerciale, et que pour cette raison, une boîte qui veut sérieusement recruter va proposer un salaire correct, voire des intéressements : on n’espère pas des prouesses de quelqu’un qu’on paye 700 euros par mois tout en lui faisant poser des « propales » de 10 000 euros – et si c’est le cas, on a tort.

Mais Giuseppe est persuadé que « ça pourrait aider ». Il n’en démordra pas, il préfère encore sortir la vaseline et signer un contrat pro bidon porté par la première école ou fac venue – mais qui précisera qu’il est chef de projet – que d’attaquer son problème d’emploi par un autre angle.

Je le malmène encore un peu, il finit par céder du terrain : il serait disposé à bosser un peu tout de suite plutôt que de chercher trois ans. La conversation se termine. Il ne le sait pas, mais je le rappellerai probablement : j’ai des trucs à déléguer, et il m’a l’air un peu motivé au fond, puisqu’il a appelé.

Tout ça pour en venir à ça : jeune chômeur, jeune sans emploi, jeune diplômé, jeune ce-que-tu-veux, qu’est-ce qu’une pourriture néolibérale-capitaliste de quelques années ton aînée, qui jette tes e-mails à la corbeille et ignore tes appels quand tu cherches un job, peut bien t’apprendre sur la construction de ta trajectoire professionnelle ?

Eh bien, au moins ça.

1

Tu ne sais rien, et même si tu sais, doute un peu : ça pourrait te faire du bien

Il faut parfois modérer ses ardeurs et consentir à apprendre avant de commander.

Je lis des tas de témoignages de jeunes outrés par le peu de cas que font les employeurs de leurs diplômes, de leurs nombreux trophées. C’est vrai. On n’en a absolument rien à branler.

Seuls les responsables RH de grosses boîtes recrutent au diplôme et au diplôme uniquement, d’après une grille d’indice classement/salaire, et si tu avais le bon, jeune chômeur, tu ne serais pas en train de chercher.

Donc laisse tomber : hors Sup de co, ingé et métiers très spécialisés, le seul impact que peut avoir le diplôme sur l’employeur est celui de l’affect (« il a fait la même formation que moi ! »).

Contrairement à ce que les jeunes diplômés déçus aiment à se répéter, un patron cherche avant tout des compétences précises, pas du papier.

Application pratique au cas Giuseppe : si tu veux gérer une équipe de prod web, approfondis ta maîtrise technique et ta connaissance du circuit par les piges ; monte des sites toi-même, mets les mains dans le cambouis et dans le marché.

2

Surprends-nous et montre-nous qu’on a raison de ne pas jeter ton mail

La plupart des CV que nous, employeurs, recevons chaque jour n’ont aucun intérêt : plus ou moins bien présentés, souvent sans aucune structure ou intention de convaincre, jonchés de stages, pour la majeure partie dépourvus de quoi que ce soit qui ressemble à de l’initiative ou à du culot, trop souvent blindés de fautes d’orthographe et de grammaire épiques, et ils n’émanent pas d’élèves issus des plus prestigieuses filières (ceux-ci ne savent pas non plus écrire un CV, mais allez savoir pourquoi, on leur pardonne...).

Donc à première vue, jeune, tu es inutile. Ou pas. La preuve, c’est qu’on te confie des stages.

Soigne le CV et la lettre de motivation. Tente des approches de présentation inédites, remets en main propre, fais des « distrib » à la sortie des chambres de commerce et d’industrie. De toute façon, tu es déjà au chômage, donc occupe-toi ! Bannis les fautes d’orthographe. Relis ce que tu écris ou fais le relire, prends du recul, demande-toi si tu dois vraiment écrire « Je suis prêt à rejoindre immédiatement l’équipe managériale » avec ta L2 d’anglais.

Un conseil plus concret est celui du CV anglo-saxon : commence le CV par un court paragraphe bien accrocheur mais pas vantard, où tu résumes ton profil et tes atouts. Ça met en jambes le lecteur, et ça va trancher un peu avec les 200 CV à la française qu’il a vu défiler ce matin.

Et pitié, pas la peine de mettre ta photo si c’est une photo d’identité sous les néons façon « casier judiciaire d’Emile Louis “ ou une photo de vacances foireuse. C’est pas forcément l’essentiel (perso, j’aime même pas trop les photos).

3

Mets le pied dans la porte et propose du concret

Là, je parle peut-être plus pour ma branche, celle du Web. Moi j’attendais de Giuseppe qu’il me dise :

‘ Bon, je sais faire des choses, est-ce que je peux pas déjà aider, participer à des projets, faire des trucs, puisque vous ne voulez pas me filer mon CDI ?’

Le CDD et le CDI, c’est très bien, mais en période de vaches maigres, montre-nous que tu en veux, que tu sais mettre le pied dans la porte, proposer du concret et t’accrocher. N’hésite pas à secouer un peu ton interlocuteur, à faire preuve de volontarisme. Le statut d’autoentrepreneur, c’est justement à ça que ça peut servir. Ça permet aussi de se vendre un peu plus à sa juste valeur, en faisant miroiter l’absence de charges et de contraintes à l’employeur.

Un sou est un sou, et moi j’aimerais entendre au moins une fois un candidat ou une candidate me dire :

‘ Allez-vous faire voir avec les offres de stage, moi je veux bien la mission, je veux bien démarrer cette nuit s’il faut livrer à temps, mais je le fais pour mon compte et pas pour 300 euros par mois. ’

Un employeur n’est pas naïf, il sait bien qu’un boulot mal payé est un boulot souvent mal fait et parfois pas fait du tout. Donne de la voix, cher jeune. Ose lâcher du lest sur le CDI que tu n’auras de toute façon pas, parce que des ronds, on n’en a pas. Enfonce un peu les portes. Bref, montre-nous que tu as compris comment on fonctionne, que tu as les pieds sur terre et que tu es prêt à jouer le jeu, mais pas à te mettre à poil non plus.

Accessoirement, avoir des rentrées d’argent, ça fait partie de ce qui donne la pêche : le gars qui cherche depuis deux ans, qui vit chez ses parents, qui est mort de faim et qui donne son sang pour aller au ciné, il ne nous fait pas envie en entretien. Celui qui semble assumer joyeusement sa ‘ précarité ’ (le mot est lâché !) et se paye un iPhone, des restos ou des conneries avec ses rentrées irrégulières mais bien réelles, il arrive en entretien plus relax : il veut le boulot, mais il est pas là pour jouer sa vie.

4

Arrête de râler

Le temps aidant, la ‘ génération précaire ’ est en fait en train de devenir la deuxième génération précaire. Donc, quand tu es en entretien face à un quasi trentenaire ou trentenaire et des brouettes, sache que dix ans plus tôt, il en a sué lui aussi pour faire son trou.

Du coup, la tactique de la pitié et de la génération sacrifiée ne marche pas trop – à dire vrai, ça nous gonfle essentiellement. Donc pas la peine de râler sur le marché du travail impitoyable ou le marché du logement qui ne ressemble plus à rien dans les grandes villes. Dis-toi plutôt que les autres y sont bien arrivés et que toi tu vas y arriver aussi. \o/

Maintenant, agite-toi et rentre-nous dedans, viens un peu nous chercher avec les dents au lieu de nous envoyer un mail neurasthénique ! :)

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  • Buzzcocks
    Buzzcocks
    Anarchiste
    • Posté à 12h01 le 05/01/2011
    • Internaute 137500
      Anarchiste

    Je pourrais raconter l’expérience inverse, celui du salarié qui démissionne et qui voit son patron lui lécher les bottes pour qu’il ne laisse pas tout en rade.

    Un sous traitant automobile près de Metz, entretien d’entrée, le mec me dit « des comme toi, y en a pleins la rue ». Je ne dis rien, mais l’heure de la vengeance sonne un an plus tard, je lui pète ma démission. Là, le mec me dit que je dois finir le projet, que j’ai 3 mois de préavis à faire.... je lui rétorque que des comme moi, y en a pleins la rue et que je n’ai plus envie de travailler pour lui, ok, j’ai contractuellement 3 mois à faire, je fais acte de présence et basta. Le mec devient fou et me menace physiquement.

    Une grosse SSII parisienne, il m’embauche après une courte période de chomage, en tant que chomeur le mec me paie au strict minimum, je signe toutefois (je préfère bosser que rester chez moi) mais je continue à chercher mieux. Je trouve et je démissionne en période d’essai, donc pratiquement aucun préavis à faire. J’étais alors en mission dans une banque à la Défense, le client est totalement surpris que je puisse me barrer pratiquement du jour au lendemain et s’en étonne auprès de la SSII et nuit un peu à son image. Mon patron me traite également de vendu, de salop et me sort l’argument qui tue « t’étais au chomage, je t’ai sorti du caniveau ».

    C’est surement jouissif pour un patron de prendre les candidats pour de la merde en barre ... l’inverse est également vrai.

    • Bad Time For Human Kind
      Bad Time For Human Kind répond à Buzzcocks
      Chieur Public
      • Posté à 12h27 le 05/01/2011
      • Internaute 53377
        Chieur Public

      J’ai participé grandement à la chute de mon premier employeur en lui piquant un énorme chantier par la suite..

      « Nul n’est irremplaçable » était la devise de la boite.

      Aucun soucis moral à baiser une pute malhonnête. Quand à sa fameuse devise, j’en rigole encore ; il a découvert le cout de la sous-traitance après ma démission et ses marges ont bizarrement fondues !

  • El_Dorado
    • Posté à 12h02 le 05/01/2011
    • Internaute 70243

    Bon alors la vision d’un non libéral qui a un emploi parce qu’il avait le bon diplome sur son CV (ouais le connard que vous rangez dans la catégorie ingé, mais me cherchez pas parce que potentiellement je suis un de vos clients, et oui c’est moche le capitalisme on est obligé de s’allonger devant certaines personnes qu’on aime pas ; -) )

    Donc réponses à chaque point :
    1 ) Tu ne sais rien, et même si tu sais, doute un peu : ça pourrait te faire du bien

    Je suis plutôt d’accord avec ce que vous dites dans ce paragraphe, surtout sur le Web

    2 ) Surprend-nous et montre-nous qu’on a raison de ne pas jeter ton mail

    Alors là rions.
    « La plupart des CV que nous, employeurs, recevons chaque jour n’ont aucun intérêt »
    Jamais vu un CV qui m’ait fait trépigné d’envie. Après tout c’est juste un résumé de ce que la personne a fait (ou non) et malheureusement tout le monde ne peut pas aller monter un réseau mobile au fond du Cambodge ou construire un circuit d’eau potable dans un village d’Afrique donc c’est rarement trépidant.
    Pour l’orthographe, je suis bien d’accord.
    Pour la présentation, effectivement pour les gens qui travaillent plus ou moins sur du graphisme ou du web, c’est bien que ça ressemble à quelque chose.

    « Donc à première vue, jeune, tu es inutile. Ou pas. La preuve, c’est qu’on te confie des stages. »
    Ben voyons, on voit bien là la remise en question constante de l’entrepreneur 2.0 qui n’hésite pas à aller chercher de nouvelles idées chez les jeunes...

    Je ne parlerais pas de la lettre de motivation que je trouve un exercice absurde et sans intérêt pour l’employeur.
    En plus c’est marrant que vous parliez de lettre de motivation puis enchaîniez sur les CV anglo-saxon... Un reste d’esprit franchouillard ?

    3 ) Mets le pied dans la porte et propose du concret

    Oh oui c’est bien mets le pied dans la porte que je l’écrase. Soit un insupportable arriviste comme moi...
    Je soupçonne personnellement que vous ne supportez pas vos semblables en plus.

    4 ) Arrête de râler

    Le classique « quand on veut on peut » des libéraux. Facile, mais forcément faux puisque tout le monde ne peut pas « réussir » (en tout cas ce que vous considérez comme réussir). Curieusement il y a plus de réussite chez les enfants des CSP+ que chez les autres.

    Dernière remarque : vous vous présentez comme « consultante, chef d’entreprise », waouh c’est classe j’aimerais bien savoir ce qu’il se cache derrière parce qu’aujourd’hui on met tellement de choses derrières « consultant » que ça ne veut plus dire grand chose.

    • Lector
      Lector répond à El_Dorado
      Observateur
      • Posté à 12h14 le 05/01/2011
      • Internaute 39290
        Observateur

      les conseilleurs ne sont pas le payeurs. Mais bon, ce sont ses clients qui consulte « le docteur ».

      Et attention aux charlatans !

  • halmarita
    halmarita
    perplexe
    • Posté à 12h07 le 05/01/2011
    • Internaute 139297
      perplexe

    Je comprends bien tout ce que vous dîtes et je pense même que cela peut m’être utile.

    Je voudrais juste répondre en tant que Giuseppe potentiel (Giusepette même). Il m’arrive aussi, et même très souvent, d’envoyer des cv. Je ne suis pas chômeuse mais je m’ennuie pronfondément dans mon travail. (mal payé qui plus est).

    1) D’accord, les diplômes ne font pas tout. Ils ne font même pas grand chose. Mais comprenez qu’on se plaigne, et qu’on ait pu y croire...
    J’ai un parcours de première de la classe : mention au bac puis sciences po (paris) et même deux ans apprentissage.
    Visiblement, ça ne suffit pas.. On m’a pourtant répété de « faire de études pour avoir un bon avenir ». J’ai fait des études et alors ? ?

    2 et 3 : Ok mais en plus d’être jeune, sur diplômé, d’avoir fait 35 stages sous payés on nous demande en plus d’être original, réactif, de parler des langues exceptionnelles, d’envoyer une peinture pour montrer mes capacités artistiques, de proposer pour chaque entreprise des projets spécifiques dans ma lettre de motivation... et tout ça pour chaque candidature .. Pardon de trouver que c’est un peu trop.

    4 : La vie n’a jamais été facile pour personne. Mais je pense que ce que nous vivons aujourd’hui (les - de 25 ans) est particulièrement difficile. La génération d’avant était peut-être sacrifiée aussi . Mais un peu moins je crois. Les chambres de bonne à 600 euros, le déclassement par rapport aux parents pourtant moins diplômés (etc...), il me semble qu’on le subit davantage.

    • myosotis_lys
      myosotis_lys répond à halmarita
      Maman chat au foyer
      • Posté à 12h21 le 05/01/2011
      • Internaute 89449
        Maman chat au foyer

      Je suis en pleine recherche de stage, alors votre commentaire m’interpelle, et je suis d’accord pour tout ce que vous dites.
      J’ai l’impression que ce ne sera pas rose pour nous, les jeunes.
      Jamais assez d’expérience alors qu’on se fait exploiter en stage tout en bossant bien, on nous dit qu’il faut faire des études, pour au final ne rien trouver, malgré les bonnes lettres de motivation, un bon CV, une bonne culture, orthographe irréprochable....

      Je suis inquiète, vraiment...

  • JULEScJULES
    JULEScJULES
    de passage
    • Posté à 12h08 le 05/01/2011
    • Internaute 27926
      de passage

    Je ne suis pas dans l’offensive brute.
    Vous nous offrez une vision pas vraiment surprenante.
    A 50 ans vous vous paierez probablement une rolex si ce n’est pas déjà fait.
    Le discours : salis toi d’abord un peu les mains en tenant l’échelle d’en bas, je le conçois.
    Votre « fatigue » face « aux jeunes » qui s’y prennent d’une manière qui ne vous éblouie pas...Renvoie un peu à la bonne digestion de votre statut.
    Je cherche du boulot en ce moment.
    Je vais à chaque entretien d’embauche en marchant sur les mains,prouvant au monde patronnal que non, je n’ai pas peur de me les salir.
    J’alterne entre moi et moi-même pour ce que je dégage, généralement avec le sourire.
    Pour les fautes d’orthographes,c’est vrai que cela ne joue pas en la faveur du candidat.

    Et pour le :
    « Allez-vous faire voir avec les offres de stage, moi je veux bien la mission, je veux bien démarrer cette nuit s’il faut livrer à temps, mais je le fais pour mon compte et pas pour 300 euros par mois. »

    « Méfiate » c’est pas un candidat,c’est un tueur aux dents acérées.

  • LG240
    • Posté à 12h08 le 05/01/2011
    • Internaute 23978

    Combien faut-il demander en brut pour qu’un contrat d’autoentrepreneur rapporte autant qu’un CDD ?

    • Tassin
      Tassin répond à LG240
      Inquiet
      • Posté à 12h19 le 05/01/2011
      • Internaute 70606
        Inquiet

      Une bonne question à poser dans la rubrique « questions » dans la colonne de droite.

      • LG240
        LG240 répond à Tassin
        • Posté à 21h49 le 05/01/2011
        • Internaute 23978

        Fait. Merci du conseil.

  • asozial
    asozial
    Bobo reprazent - aus Berlin.
    • Posté à 12h09 le 05/01/2011
    • Internaute 2273
      Bobo reprazent - aus Berlin.

    durant les années de lavage de cerveau appliqués à l’école pour faire de toi un être conforme, on pourra ajouter un module d’apprentissage de comment faire semblant de ne pas être conforme 5 minutes le temps de chopper un boulot conforme avec un patron conforme.

  • GWERN
    GWERN
    Ex militant du vaste mouvement (...)
    • Posté à 12h10 le 05/01/2011
    • Internaute 60684
      Ex militant du vaste mouvement (...)

    « Je lis des tas de témoignages de jeunes outrés par le peu de cas que font les employeurs de leurs diplômes, de leurs nombreux trophées. C’est vrai. On n’en a absolument rien à branler. »
    Voilà qui est dit !
    Jeunes , ne faîtes plus d’études ! Ou juste un minimum pour écrire et savoir compter !
    Devenez auto-entrepreneur : montez votre « bisness “ comme le font plein de jeunes des cités !
    Achetez une bonne quantité de came ( que vous revendrez très facilement à des ‘crevures néo libérales’ en mal de soirée palpitantes ), organisez votre petit réseau, développez vos connaissances marketing, achat en gros, recrutement des revendeurs, etc......... vou
    N’oubliez pas que pouvez aussi corrompre : sûr que cela devrait fonctionner au vu des dernières affaires marseillaises !
    Et vous verrez vous avez de l’avenir ! Sinon, il vous reste la prostitution ( fonctionne bien pour les 2 sexes ) ou la révolte !
    Voilà une bonne piste : la révolte, mieux la révolution !
    Certes ; il y aura du sang mais songeons au bouleversement que cela entraîne au niveau des générations ! En plus de ceux et celles qui y resteront, il y aura celles et ceux qui choisiront l’exil !
    Plein de places à prendre et de choses à reconstruire !
    Poussons la logique du fétichisme de la marchandise le plus loin possible !
    En ce sens la seconde guerre mondiale restera un modèle : 60 millions de morts en Europe et des destructions telles qu’il fallut plus de 20 ans pour reconstruire et développer !

    Jeunes, tout n’est pas perdu ! Aux armes !

  • L'ami Dino
    L'ami Dino
    ex-supporter de la Juventus
    • Posté à 12h10 le 05/01/2011
    • Internaute 44072
      ex-supporter de la Juventus

    Il faudrait aussi donner le conseil suivant :

    5) Aies du piston, ça remplace tout le reste.

    • myosotis_lys
      myosotis_lys répond à L'ami Dino
      Maman chat au foyer
      • Posté à 12h22 le 05/01/2011
      • Internaute 89449
        Maman chat au foyer

      Malheureusement, c’est bien vrai...

  • ah oui
    ah oui
    ah bon
    • Posté à 13h13 le 05/01/2011
    • Internaute 95502
      ah bon

    Ach ! Camille !

    Ch’aime beaucoup votre définition de ces sous-hommes qui sont pauffres, sales et soumis mais qui continuent à avoir quelques prétentions comme par exemple avoir eine contrat de travail ! ch’ai beaucoup rigolé à vos petits traits d’humour comme par exemple :

    « la peur maladive du grand méchant patron qui exploite l’autoentrepreneur, l’humilie, le rabaisse au rang de sous-homme, de non-salarié quoi. Pourtant, Giuseppe est prêt à baisser son froc, et pas qu’un peu puisqu’il finit par me dire, penaud, qu’il accepterait aussi un contrat de professionnalisation. »

    Ahahaha ! qu’ils sont tttroles ces sales jeunes précaires ! ils ont plein de prétention et puis finalement, ils baissent leur pantalon comme des Scheisse une fois qu’on les a bien brisé !

    En tout kas, Braffo pour votre courage et votre irrevérensce dans ce monde dominé par la vermine socialo-kommuniste et son kode du travail liberticide !

    Bien à fous,

    Adolf

    • heretok
      heretok répond à ah oui
      citoyen hors-service
      • Posté à 13h31 le 05/01/2011
      • Internaute 62306
        citoyen hors-service

      Très bon ça, bien plus que « l’article » originel.

      • ah oui
        ah oui répond à heretok
        ah bon
        • Posté à 17h24 le 05/01/2011
        • Internaute 95502
          ah bon

        Cher Heretok,

        Che fou remercie ! mais che trouve quand meme que cet article est très très bon. Et très bien écrit qui plus est. Par exemple lorsque cette petitre friponne de Kamille écrit

        « De toute façon, tu es déjà au chômage, donc occupe-toi ! »

        Tout de suite on imachine le chômeur en « jogging » qui boit de la biere toute la journée et fume des zigarettes devant le fussball à la television ! C’est très trole ! ch’ai envie de dire « LOL » ! On dirait ce talentueux humoriste Jean Marie Bigard.

        Ach ! maudits assistés de chomeurs qui profitent du systeme et qui en branlent pas une ! Excusez moi si che sors de mes gonds et si che suis grossier mais ces grosses feignasses qui pleurnichent, ca me met en Fureur ! ! !

        Quant à vous Kamille, depuis que che fous ai vu en photo dans « ouinneur magazine », che suis amoureux de fous à la folie, quand che fous vois, ch’ai envie d’envahir la pologne meine liebe !

        Sincères Zalutations,

        A.

  • Zzzzz
    Zzzzz
    Ici
    • Posté à 12h12 le 05/01/2011
    • Internaute 102708
      Ici

    Merci pour cet article bien écrit.

    Le problème avec les libéraux c’est le dogme (qui transpire ici) : quand on veut on peut, il faut juste se remettre en question et avoir de la volonté et on « fera sa place ».
    C’est un dogme bien pratique pour les patrons qui se donnent ainsi bonne conscience, et qui sont fiers de s’en être sortis et c’est par contre un dogme qui fait souffrir les autres, qui sont coupable (puisqu’ils ne se sont pas questionnés, ou qu’ils manquent de volonté).
    C’est oublier, enfin, que quand il y a une place pour mille demandeurs d’emploi, ce n’est pas en conseillant, comme vous les faites, aux milles personnes de se remettre en cause et de faire preuve de volonté que la situation changera : il y aura toujours 999 loseurs.

  • -Géo-
    -Géo-
    Tb
    • Posté à 12h16 le 05/01/2011
    • Internaute 51248
      Tb

    Je vais réagir sur le point le moins important (je pressens de toute façon pas mal de commentaires pour cet article*) mais c’était le truc qui me gonflait le plus lorsque je parlais à des recruteurs.

    Vous n’aimez pas les photos sur un CV et vous trouvez un certain charme aux CV originaux ? C’est bien gentil mais « nous », les chercheurs d’emploi (ça fais pas longtemps que j’ai trouvé un boulot stable), on ne le sait pas. Et votre collègue de la boite concurrente, il jette direct les CV sans photo parce qu’il veut avoir un premier aperçu de la gueule du mec/fille et il déteste tout ce qui vient des anglo-saxons parce qu’il veut protéger la culture française.

    Lorsque j’ai envoyé mon CV à une dizaine de connaissances quand j’ai commencé à chercher du boulot, j’ai reçu une dizaine de conseils différents et contradictoires. Donc bon...

    Du coup, le seul conseil que je donnerai au jeune chômeur sur la présentation de ton CV c’est qu’il doit représenter votre personnalité, elle apparaitra de toute façon lors de l’entretient. De toute façon la présentation de votre CV ne conviendra pas à plusieurs destinataires.

    Pour les recruteurs, merci de lire le CV au lieu de s’arrêter à la présentation. Et répondez, même si c’est mal présentée et bourrée de fautes d’orthographe, la seule chose qui nous intéresse dans la réponse c’est le oui/non, ça nous permet de passer à autre chose.

    * haha, j’ai commencé à écrire il y avait 6 réponses, je poste et il y en a 92 .

  • kiki le chien
    kiki le chien
    observateur
    • Posté à 12h14 le 05/01/2011
    • Internaute 130584
      observateur

    autoentrepreneur en sextoy sur fond bleu

  • Lapin Bleu
    Lapin Bleu
    Journaliste n°89910
    • Posté à 12h15 le 05/01/2011
    • Journaliste 42116
      Journaliste n°89910

    Merci Camille A. pour cet article qui remet en place bien de choses.

    – lapinesquement,

  • DenisDenis
    DenisDenis
    (mammifère omnivore)
    • Posté à 12h15 le 05/01/2011
    • Internaute 118617
      (mammifère omnivore)

    Et bien au moins ça a le mérite d’être clair : les patrons aiment qu’on baisse son froc et qu’on leur fournisse la vaseline en plus (un sou est un sou).

    Crevure néolibérale, c’est pas encore assez fort ! Espèce de sarkoziste !

  • Atlantis
    Atlantis
    Etudiant apolitique
    • Posté à 12h16 le 05/01/2011
    • Internaute 39710
      Etudiant apolitique

    Le coup de l’Iphone est pas mal. Même un être blasé et cynique comme moi n’aurait pas osé.
    Bon, faut dire qu’elle n’écrit pas que des idioties. Les CV bourrés de fautes, c’est limite quand même. Et la mise en avant systématique des diplômes ne garantit certes pas un emploi, tous les patrons avec qui j’en ai discuté me l’ont confirmé. Ce qu’ils cherchent, ce n’est pas le jeune énarque pétri de ses convictions, c’est aussi quelqu’un qui saura s’adapter au monde du travail, et éventuellement comprendre un minimum ce qui se passe à la base de l’entreprise.

    • Spool
      Spool répond à Atlantis
      ici
      • Posté à 19h50 le 05/01/2011
      • Internaute 52054
        ici

      tous les patrons avec qui j’en ai discuté me l’ont confirmé

      rhôôôôôô
      faut moins écouter ce que les gens disent que regarder ce qu’ils font
      (et ceux que je connais qui ont une attention réelle à la personnalité n’ont pas le ton adopté par l’auteur de l’article)

  • jcgrellety
    • Posté à 12h16 le 05/01/2011
    • Internaute 775

    C’ets quoi ce texte lamentable ? L’ouverture version Rue89 ?

    • Weatherboy
      Weatherboy répond à jcgrellety
      v2=notes articles en moins...
      • Posté à 20h46 le 05/01/2011
      • Internaute 38063
        v2=notes articles en moins...

      Je pense que c’est juste la remplacante de Serraf parti se les dorer aux Seychelles, petite niveau je dirais
      M’enfin n’hésitez à donner au clic-othon pour Rue89...

  • Flo Fly
    Flo Fly
    Informaticiennnnn
    • Posté à 12h17 le 05/01/2011
    • Internaute 139301
      Informaticiennnnn

    Quel déchainement !

    Pourquoi tant de haine ?

    - Ce mec à pris le temps d’essayer d’expliquer à ce « jeune » comment lui en tant que patron il voyait les choses –> plutôt rare, c’est déjà difficile de recevoir une réponse négative !

    - être chef de projet ca s’invente pas, je bosse avec/ pour des chefs de projets, et je peux vous dire qu’ils ne sont pas arrivés en se déclarant chef de projet.....Salut je m’appel Marcel et je veux être chef, et il ne s’agit pas se faire mettre par un patron que de faire des missions de quelques mois sur des « petits » boulots pour apprendre LES BASES. C’est du bon sens !
    Et je dis boulot, désolé mais le stage est un four-tout.

    Je peux par contre comprendre les peurs de ce « jeune » d’un risque d’enfermement. Mais je crois que c’est un problème assez Français que de ne pas savoir claquer une porte, savoir dire « MERDE à un employeur et de chercher ailleurs.

    C’est fini le temps d’une entreprise par vie qui vous fait votre carrière !

    • crapule
      crapule répond à Flo Fly
      (in)stable
      • Posté à 14h00 le 05/01/2011
      • Internaute 119213
        (in)stable

      Petite remarque, « ce mec » est une femme.

  • guyome
    • Posté à 12h17 le 05/01/2011
    • Internaute 11884

    Qu’est ce qu’on rigole.

    Je vais ajouter ces quatre magnifiques conseils - soit entreprenant (sic), soit investit (sic), soit innovant (sic), ferme-ta-gueule - à la longue liste des conseils merveilleux et des innovations législatives (stage, autoentrepreneur, contrats de professionnalisation) qui ont permis de ne rien changer au taux de chômage des jeunes, mais qui ont baissé, encore et encore, le coût du travail.

    Aussi, je conseille simplement aux jeunes d’éviter au maximum ce genre d’entreprise, histoire que ce charmant entrepreneur (du travail des autres) aille expliquer à aux clients (qu’il va perdre) « qu’un boulot mal payé est un boulot souvent mal fait et parfois pas fait du tout. »

    Oui, parce que pour avoir des bon produits, il faut avoir des bon employés et donc bien les payer.

    Mais tu as le droit de vendre de la merde, par contre faudra pas venir se plaindre que « l’impôt tue les entreprises », surtout si tu ne fait travailler que des stagiaires et des autoentrepreneurs.

  • Bein...
    Bein...
    fils de mon père
    • Posté à 12h35 le 05/01/2011
    • Internaute 134428
      fils de mon père

    Je vais essayer de la faire simple.

    Pour ma part, je suis professionnel libéral depuis 16 ans : petite structure.

    Un employeur, une salariée.

    Bac+8. Aucune relation d’aucune sorte.

    J’ai monté ma boîte tout seul et, naturellement, tout n’a pas été simple. mais ça va. On me connaît suffisamment, même face à la rude concurrence.

    Je pratique le droit social, côté salarié seulement et j’essaie de mettre en adéquation mes pratiques avec mes théories sur la question : il ne me semble pas exploiter mon assistante, que j’ai d’ailleurs connue à l’occasion d’un stage au cabinet, que je paie 1.500 € net, pour des horaires de bureau 9H / 17 H, avec une heure à midi de pause.

    Mais voilà : 1.500 € net, avec le 13° mois, c’est 29.000 € annuels en salaire total. Je passe le couplet sur les charges perso, les clients pressés du résultat mais pas de payer, l’Etat...

    Bien sur, elle voudrait être payée plus (elle a bac +4), mais j’ai une limite psychologique que je crois compréhensible : je ne veux pas la payer (brut et net) plus que ce que je gagne moi même, ni trop m’en rapprocher, soit 36.000 €/an.

    On n’est pas si loin.

    Elle a accepté un déclassement pour bosser ; je ne crois pas honnêtement pouvoir la surclasser.

    Quelqu’un doit-il s’en excuser ?

    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à Bein...
      In enculo cum vibro
      • Posté à 13h16 le 05/01/2011
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      Peut-être pourrait-elle assister deux personnes qui rapportent 65 000 € / an.

      Çà ferait 130 000 pour trois. Mettons 40 000 pour elle et 45 000 pour les assistés.

    • ericparis11
      ericparis11 répond à Bein...
      juriste
      • Posté à 18h42 le 06/01/2011
      • Expert 57790
        juriste

      Votre témoignage montre surtout que la France est un pays riche peuplé de pauvres.
      1500€ par mois (et pas loin pour vous), ce n’est pas très loin du salaire médian, et ça suffit de moins en moins pour vivre décemment, du moins dans les grandes villes (à Paris, c’est le loyer d’un 2-3 pièces).
      La raison n’est pas trop à chercher du côté des charges (nous sommes dans la moyenne européenne, haute certes, mais dans la moyenne, et nous avons les prestations qui vont avec), mais de la structure même de la société que l’on nous prépare, qui s’apparente de plus en plus à une société low cost. Sauf pour le coût de la vie, qui a eu tendance à décoller ces dernières années.

      D’autres nations ont fait de meilleurs choix : la différence de salaire entre des villes comme Paris et Zurich est d’environ 60% en moyenne, avec un niveau de vie aujourd’hui tout à fait comparable.
      Une caissière sans qualification est payée chez Migros à Genève plus de 3600 francs, soit 2500 euros, alors que chez nous elle restera au Smic (moitié moins) toute sa vie (et à temps partiel, dans la majorité des cas).

  • mllecdo
    mllecdo
    Etudiante
    • Posté à 12h18 le 05/01/2011
    • Internaute 139303
      Etudiante

    Je trouve votre article à la fois très présomptueux et également en dehors d’une certaine réalité (pas sur tout, cependant).
    Nous sommes certes une génération qui a besoin de travailler vite et bien, mais parce qu’elle en a terriblement besoin dans ce contexte d’instabilité constante !

    Le jour, je suis étudiante en master d’info com, à la recherche d’un avenir professionnel un peu plus blanc que l’on me le prédit. Je sais que je sortirai de cette année sans expérience professionnelle.
    L’argument « Il faut aller à l’étranger, là-bas, ça embauche ! », je l’ai entendu des centaines de fois. Mais il oublie une réalité : en travaillant à l’étranger, on ne cotise pas pour la retraite. Et je crois que ces problèmes de retraite sont assez d’actualité et assez présents pour que l’on s’interroge sur les impacts d’une décision de quitter la France.
    Ca ne m’a pas empêché cependant d’effectuer un séjour Erasmus très intéressant à Berlin.

    La nuit, je suis bénévole, administratrice d’une association nationale. Je n’ai pas le statut d’auto entrepreneur, mais faire des heures sup, sans toucher un rond, juste parce que je crois en des projets est mon quotidien. Je sais également que cette décision est dure à prendre, à assumer, et surtout à tenir. Car c’est un vrai choix financier lorsque l’on a 21 ans et pas papa/maman qui financent tout derrière.

    Je vis cette année avec 160€ de bourse mensuels et quelques économies par ci par là, en conciliant journées à la fac à Paris, engagement associatif très prenant et surtout pas reconnu. Car du peu d’entretiens que j’ai pu passer jusque là, et bien que mon association touche directement le domaine que j’étudie (association nationale pour la promotion et la défense de la presse d’initiative jeune), aucun employeur ne m’a JAMAIS interrogé sur cette initiative hors cursus et qui pourtant m’enrichit et me forme chaque jour.

    Alors oui, cette réalité-là du je-m’en-foutisme des engagements existe bien aussi...

    • Benjisite
      Benjisite répond à mllecdo
      (entrepreneur)
      • Posté à 13h26 le 05/01/2011
      • Internaute 51820
        (entrepreneur)

      triste France qui à 20 ans pense à sa retraite...

      • El_Dorado
        El_Dorado répond à Benjisite
        • Posté à 13h54 le 05/01/2011
        • Internaute 70243

        La France, tu l’aimes ou tu la quittes, capiche ? (dsl mais ça fait du bien parfois)

         
        • Benjisite
          Benjisite répond à El_Dorado
          (entrepreneur)
          • Posté à 13h58 le 05/01/2011
          • Internaute 51820
            (entrepreneur)

          Aucun rapport mon cher ;)
          Je vous vois dans 40 ans (ou avant) en train de pleurer parce que le système de retraite aura périt. (mais on nous l’avait pas dit avant snif)

        • Benjisite
          Benjisite répond à El_Dorado
          (entrepreneur)
          • Posté à 13h59 le 05/01/2011
          • Internaute 51820
            (entrepreneur)

          Je rajoute : vivez votre vie maintenant, par pitié, n’attendez pas la fin de celle-ci.

        2 autres commentaires
    • El_Dorado
      El_Dorado répond à mllecdo
      • Posté à 14h18 le 05/01/2011
      • Internaute 70243

      « Car du peu d’entretiens que j’ai pu passer jusque là, et bien que mon association touche directement le domaine que j’étudie (association nationale pour la promotion et la défense de la presse d’initiative jeune), aucun employeur ne m’a JAMAIS interrogé sur cette initiative hors cursus et qui pourtant m’enrichit et me forme chaque jour. »

      Je trouve ça assez étonnant, l’implication dans une association est plutot bien vu sauf par certains co... Faut pas perdre espoir, et puis si vous faites quelque chose en quoi vous croyez vous n’arriverez pas à un moment ou vous vous direz « mais qu’est-ce que je fous là » comme ça arrivera plus surement à notre amie « consultante, chef d’entreprise ».
      Et ça, ça n’a pas de prix.

  • PhiLyon
    PhiLyon
    In tartiflette we trust !
    • Posté à 12h19 le 05/01/2011
    • Internaute 2729
      In tartiflette we trust !

    Un truc est sûr : il y a très souvent un décalage incroyable entre la vision que les jeunes diplômés ont de leurs compétences et la réalité du travail sur le terrain. C’est clair que, mis à part dans des domaines très techniques (et encore), tu sors de l’école, tu ne sais rien faire professionnellement parlant. On t’a juste donné les bases nécessaires pour être capable d’apprendre ton job. J’ai souvent aussi eu le sentiment qu’ils se faisaient gravement bourrer le crâne par leurs profs, sur les postes et les niveaux de rémunération auxquels ils pouvaient prétendre en sortant de l’école. Moi, une gamine de 22 ans avec 2 stages de 3 mois à son actif, qui me demande un poste de chargée de communication (c’est ma branche) et 30 000 euros annuel, ça me fait doucement rigoler.
    Par ailleurs, le milieu du web, comme celui de la communication, sont particuliers : le nombre des jeunes qui, ces dernières années et aujourd’hui encore, se sont lancés là dedans est faramineux. Totalement déconnecté des besoins du marché. Donc, oui, pour faire la différence, ça peut être utile de commencer par se remettre en cause et revoir un peu ses prétentions. Il n’est pas question de se brader ou de se soumettre à tout et n’importe quoi, mais juste d’accepter de franchir des étapes.

    • Buzzcocks
      Buzzcocks répond à PhiLyon
      Anarchiste
      • Posté à 13h04 le 05/01/2011
      • Internaute 137500
        Anarchiste

      Je suis informaticien depuis 13 ans, métier soit disant technique, j’ai quand même l’impression que n’importe quel Pollux un peu malin pourrait prendre ma place. Puisque je suis un senior, me voilà chef. Et c’est d’une bétise hallucinante d’être chef... je suis dans un service qualité, je lis rue89 à 80% du temps, et les 20% restant, je controle que des developpeurs ont bien rempli des documents inutiles suivant les normes CMMI.
      Un mec livre un nouveau programme, je contrôle qu’il a un procés verbal de test. Je ne valide même pas que ses tests sont pertinents, je controle juste la présence du PV de test. Un mec doit tous les matins vérifier que certains traitement fonctionnent, je vérifie qu’il a vérifié selon les processus Iso 9002, Sox et autres conneries de ce style.
      C’est complètement con ... mais à l’entretien, l’employeur voulait un senior expérimenté parlant 5 langues, autonome, imaginatif, faisant preuve d’initiative, sociable, maitrisant Java, excel, Powerpoint, l’assembleur, ayant une expérience bancaire etc...

    • Haddock4
      Haddock4 répond à PhiLyon
      Etudiant
      • Posté à 14h32 le 05/01/2011
      • Internaute 123860
        Etudiant

      « Moi, une gamine de 22 ans avec 2 stages de 3 mois à son actif, qui me demande un poste de chargée de communication (c’est ma branche) et 30 000 euros annuel, ça me fait doucement rigoler. »

      Ce qui est moins drôle c’est que pour avoir un beau diplôme il faut parfois s’endetter. A la sortie, à Paris, il faut se payer un appart (650€) et rembourser un prêt (450€ par mois). Faites le calcul : si on y ajoute le budget nourriture, la santé, le téléphone, internet, les imprévus, même à 1500€ net, on ne s’en sort toujours pas.

      • PhiLyon
        PhiLyon répond à Haddock4
        In tartiflette we trust !
        • Posté à 15h10 le 05/01/2011
        • Internaute 2729
          In tartiflette we trust !

        ça je n’en doute malheureusement pas, d’autant moins que je l’ai vécu. Il n’empêche que 30 000 euros annuel (ce qui fait plutôt 2000 euros net/mois), c’est le salaire que peut espérer une chargée de comm qui a, au minimum, entre 5 à 10 ans d’expériences. Après, on peut regretter que la vie soit de plus en plus chère, que les clients et la crise tirent de plus en plus les prix vers le bas, que dans des boites de deux ou trois personnes, ce salaire soit juste un peu en dessous de ce que le patron se verse…
        Mais cela n’empêche que lorsqu’un jeune diplômé m’annonce ça, il me prouve juste qu’il méconnait complètement l’état du marché et les rémunérations réelles dans le secteur d’activité qu’il vise. Cordialement.

  • Loulouloulilalilou
    • Posté à 12h19 le 05/01/2011
    • Internaute 139306
      mangeur

    Quand on exige une orthographe irréprochable, on sort son Bescherelle, on s’refait la conjugaison du verbe voir au subjectif présent et on déballe, après, son grand discours certes intéressant, sans doute utile pour certains, mais bourré d’un mépris bien cynique et, finalement, assez inutile. Puis quand j’aurai un Iphone, que j’me paierai des restaurants parisiens et des « conneries », c’est (sans doute) que j’aurai déjà trouvé un boulot, restez logique.

  • kio
    kio
    urbain
    • Posté à 12h19 le 05/01/2011
    • Internaute 63657
      urbain

    pas mal !

  • Gurvankris
    Gurvankris
    Etudiant
    • Posté à 12h20 le 05/01/2011
    • Internaute 138171
      Etudiant

    Dans un premier temps, je me serais presque fait avoir par ce ton volontairement dérisoire.
    Mais à bien y réfléchir c’est assez agaçant ces discours d’hommes assis confortablement dans son fauteuil de père-de-famille-qui-gagne-5000-plaques-par-mois-et-qui-a-réussi-sa-vie du genre « Moi je suis entrepreneur, donc moi je sais », ou « Toi le jeune petit con d’arriviste, tu n’as rien compris ». Il faut arrêter de voir la jeunesse comme pourrie gâtée, et avec un long poil dans les deux mains (d’autant plus que beaucoup en viennent à s’épiler désormais).
    Blagues à part replaçons un peu les choses dans son contexte : selon Les Echos.fr, en 2009 le taux de chômage des jeunes atteint les 26% (Lien). Alors je ne crois pas que la flémingite aigue chronique des jeunes ne soit la cause principale du chômage des jeunes, mais plutôt les mesures des « néo-libérales », qui visent à déréglementer le code du travail, pour justement assouvir ce besoin de dominance des chefs d’entreprise, et la consommation à outrance « on prend on jette ». C’est en fait qu’on protège l’entreprise (en cas de crise surtout), plutôt que le salarié, parce qu’on estime qu’une entreprise qui sera plus flexible sera en meilleure santé. Et il est vrai que les entreprises traînent une grande formes ces derniers temps (ironie).
    De plus, certes, il faut commencer par le bas, mais il ne faut pas accepter n’importe quelle offre à tort et à travers, sous prétexte qu’on doit bien commencer par quelque chose. On parle d’une jeunesse désabusée et sans ambition, mais ce sont ce genre de chef d’entreprise qui leur enlèvent leurs rêves. Et puisqu’on fait dans le cliché avec Giuseppe, allons y : c’est ainsi qu’un diplômé de masteur fini par travailler dans un fast food (joke).
    Pour finir, un diplôme est surtout le moyen de se distinguer, puisqu’aujourd’hui le baccalauréat n’est plus qu’une formalité.

    Alors oui, il faut se distinguer, mais pas de la façon qui est décrite ici. Je l’espère en tous cas.

  • michel_michel
    michel_michel
    salarié graphiste
    • Posté à 12h23 le 05/01/2011
    • Internaute 74662
      salarié graphiste

    Donc Camille A m’a l’air tellement occupée en train que super consultante, chef d’entreprise,qu’elle reçoit un jeune mec aux abois, juste pour « se le faire ». Avant ou après le dej’ ? Immonde

    • Gnomeo
      Gnomeo répond à michel_michel
      Eleveuse de sites web et de rats
      • Posté à 17h35 le 05/01/2011
      • Internaute 139141
        Eleveuse de sites web et de rats

      En plein après-midi (si je me souviens bien), et je ne me sens pas débordée (en tout cas pas depuis 15 jours, j’ai que deux projets à livrer et ils sont quasiment bouclés. Clairement je lève un peu le pied par rapport à la période épique ou je dormais un jour sur deux... :) )

      Et non, je ne suis pas une espèce de winneuse maboule, je bosse, des fois je me laisse distraire, des fois j’envoie chier tout le monde pour me concentrer. Comme tout le monde je crois...

  • krizdener
    krizdener
    et la marmotte...
    • Posté à 12h24 le 05/01/2011
    • Internaute 111542
      et la marmotte...

    Affligeant !

    Donc pour réussir il faut :

    1/ Un I-phone, ça rend cooooool

    2/ Ne pas faire d’études si ce n’est pas HEC, parce que ça sert à rien !

    3/ « en vouloir » « en avoir » « montrer sa niak »... Bref, montrez-vous imbu de vous même et surtout ACCEPTEZ, faites des efforts quand même !
    Un statut stable, pour quoi faire ? Celui qui veut réussir n’a pas besoin de louer un appartement (d’ailleurs, on ne comprend pas pourquoi il n’achète pas), il n’a pas besoin de se projeter (ben non, son seul projet c’est de réussir) et puis surtout... il s’en fout de tout ça parce qu’il a un I-Phone !

    4/ Se mettre dans la merde avec un statut d’auto-entrepreneur parce que c’est pas sympa de faire payer des charges aux entreprises, les pauvres.

    Arrêtez le consulting Camille... ça ne vous sied guère !

    • Gnomeo
      Gnomeo répond à krizdener
      Eleveuse de sites web et de rats
      • Posté à 17h40 le 05/01/2011
      • Internaute 139141
        Eleveuse de sites web et de rats

      (J’ai pas d’iphone - mais l’iphone c’est comme gala, je constate que tout le monde crache dessus et tout le monde en a...).

      Admettons que mon approche soit honteuse et débile.

      Que proposez vous à un jeune de 22 ans sous ou mal-diplômé / insuffisamment formé pour les postes visés ; pour réussir, pour payer ses factures et son loyer ? Donnez-moi votre plan d’action, je le lirai avec attention.

      • krizdener
        krizdener répond à Gnomeo
        et la marmotte...
        • Posté à 11h14 le 06/01/2011
        • Internaute 111542
          et la marmotte...

        Excusez-moi mais là il ne s’agit visiblement pas – selon vos dires – d’un jeune « sous diplômé ».
        Vous l’écrivez vous-même : « Il a une licence Infocom, il sait bricoler du HTML et il est assis sur une montagne de stages. »

        Je ne suis pas certaine qu’il ne soit pas au niveau de Chef de projet. Il ne demande pas un poste de directeur que je sache.
        Des chefs de projet, il y en a pour tout et n’importe quoi, y compris des stagiaires.

        Ce jeune homme a fait des études, maîtrise visiblement son domaine de compétence et a une véritable expérience du travail en entreprise – cette montagne de stages n’est pas rien tout de même.

        Et justement pour payer son loyer et trouver un appartement : vous croyez vraiment qu’un propriétaire acceptera un auto-entrepreneur payé au lance pierre par missions ?

        Sérieusement, vous en êtes arrivé comment à votre poste ? Vous avez papa-maman qui vous ont payé votre école de commerce minable et vous avez montré que vous en vouliez.... tout le monde doit en chier parce que vous en avez chié ? C’est ça le principe ?

        Le travail n’est pas GRATUIT. Malheureusement pour vous, il existe des règles et elles ne sont pas respectées.

        L’utilisation inappropriée des stagiaires a transformé la donne et les entreprises ne conçoivent plus de rémunérer quelqu’un sur un poste car elles ont pris l’habitude d’avoir une main d’oeuvre quasi-gratuite sur ce même poste.

        Je trouve les stages formateurs et je les conçois comme un échange. Un jeune travaille pour une entreprise à moindre coût, en échange il est formé.

        A partir du moment où l’entreprise utilise les stagiaires A LA PLACE des employés en les faisant « rouler », le système est biaisé.

        Non, le travail n’est pas gratuit.
        Non, demander 3 à 5 ans d’expérience + trilingue + jeune + pas cher + spécialisé + généraliste ce n’est pas normal !

        Soit les entreprises ont des besoins et elles payent leurs employés compétents en conséquence soit elles le font elles-mêmes.

        Et pour répondre à votre question, je n’ai pas de solution miracle mais ça me fait vraiment marrer de voir que quelqu’un est compétent quand on ne le paie pas mais dès qu’il faut allonger la thune, ah là non, il manque sérieusement d’expérience et de maturité.

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