Témoignage 05/01/2011 à 11h14

Lettre ouverte d'une crevure néolibérale aux jeunes chômeurs

Camille A | Consultante, chef d'entreprise


Cruella, personnage des « 101 Dalmatiens » de Disney.

Depuis le temps que je traîne sur la Rue, que je lis parfois pour me cultiver, parfois pour me faire du mal, ça me démangeait de poster un article (ou en tout cas d’essayer).

Le téléphone a sonné, et je me suis décidée. C’est un jeune. Un jeune sans emploi. Giuseppe a une petite vingtaine. Il a une licence Infocom, il sait bricoler du HTML et il est assis sur une montagne de stages. Il veut du travail. Mais pas de l’exécution : lui, il veut faire chef.

Il m’avait écrit voici un mois, j’avais ouvert puis zappé son mail : pas assez de trésorerie pour prendre une bouche de plus à nourrir, et un CV oubliable, dont je n’aimais pas le bleu en entête. J’aurais pu – et dû – prendre 25 secondes pour lui adresser une fin de non-recevoir pas trop rêche, mais je ne l’ai pas fait.

« Je me le fais, il finira sa journée un peu moins naïf »

Au bout de trois semaines, il appelle. Il veut un poste de chef de projet en CDI ou en CDD – autant dire l’Everest, encore que ça dépend des boîtes, on le verra sous peu. Je me dis :

« Pour une fois, celui-là n’appellera pas pour rien, je me le fais et il finira sa journée un peu moins naïf. »

Je lui explique qu’avec une licence Infocom, pas de spécialisation technique forte et si peu d’années au compteur, c’est mort pour trouver un poste de chef de projet web décent, à moins de frapper aux portes des pires lessiveuses de référencement cradingue ou de webmarketing douteux.

Giuseppe est crispé, déçu. Il me dit qu’on lui répète sans arrêt qu’il faut d’abord de l’expérience, qu’il a peur qu’en s’abaissant à des tâches d’exécution telles que webmaster – ce que je lui conseille afin de prendre de la bouteille – il ne s’éloigne de son but et ne se voit cantonné qu’à des rôles de sous-fifre minable.

Il préfère sortir la vaseline et signer un contrat pro bidon

Je lui demande s’il a un statut. Comprendre : s’il est autoentrepreneur ou affilié à l’Agessa [la Sécurité sociale des auteurs, ndlr]. Il me dit que non, qu’il ne veut pas en arriver là.

Je retrouve dans son discours quelque chose qui transpire souvent sur Rue89 : la peur maladive du grand méchant patron qui exploite l’autoentrepreneur, l’humilie, le rabaisse au rang de sous-homme, de non-salarié quoi.

Pourtant, Giuseppe est prêt à baisser son froc, et pas qu’un peu puisqu’il finit par me dire, penaud, qu’il accepterait aussi un contrat de professionnalisation.

Je lui réponds qu’il est déjà diplômé, et qu’à moins de viser une qualification précise, et donc un diplôme, le contrat pro n’est pas une fin en soi.

Je lui explique également qu’un chef de projet a souvent une double vocation opérationnelle et commerciale, et que pour cette raison, une boîte qui veut sérieusement recruter va proposer un salaire correct, voire des intéressements : on n’espère pas des prouesses de quelqu’un qu’on paye 700 euros par mois tout en lui faisant poser des « propales » de 10 000 euros – et si c’est le cas, on a tort.

Mais Giuseppe est persuadé que « ça pourrait aider ». Il n’en démordra pas, il préfère encore sortir la vaseline et signer un contrat pro bidon porté par la première école ou fac venue – mais qui précisera qu’il est chef de projet – que d’attaquer son problème d’emploi par un autre angle.

Je le malmène encore un peu, il finit par céder du terrain : il serait disposé à bosser un peu tout de suite plutôt que de chercher trois ans. La conversation se termine. Il ne le sait pas, mais je le rappellerai probablement : j’ai des trucs à déléguer, et il m’a l’air un peu motivé au fond, puisqu’il a appelé.

Tout ça pour en venir à ça : jeune chômeur, jeune sans emploi, jeune diplômé, jeune ce-que-tu-veux, qu’est-ce qu’une pourriture néolibérale-capitaliste de quelques années ton aînée, qui jette tes e-mails à la corbeille et ignore tes appels quand tu cherches un job, peut bien t’apprendre sur la construction de ta trajectoire professionnelle ?

Eh bien, au moins ça.

1

Tu ne sais rien, et même si tu sais, doute un peu : ça pourrait te faire du bien

Il faut parfois modérer ses ardeurs et consentir à apprendre avant de commander.

Je lis des tas de témoignages de jeunes outrés par le peu de cas que font les employeurs de leurs diplômes, de leurs nombreux trophées. C’est vrai. On n’en a absolument rien à branler.

Seuls les responsables RH de grosses boîtes recrutent au diplôme et au diplôme uniquement, d’après une grille d’indice classement/salaire, et si tu avais le bon, jeune chômeur, tu ne serais pas en train de chercher.

Donc laisse tomber : hors Sup de co, ingé et métiers très spécialisés, le seul impact que peut avoir le diplôme sur l’employeur est celui de l’affect (« il a fait la même formation que moi ! »).

Contrairement à ce que les jeunes diplômés déçus aiment à se répéter, un patron cherche avant tout des compétences précises, pas du papier.

Application pratique au cas Giuseppe : si tu veux gérer une équipe de prod web, approfondis ta maîtrise technique et ta connaissance du circuit par les piges ; monte des sites toi-même, mets les mains dans le cambouis et dans le marché.

2

Surprends-nous et montre-nous qu’on a raison de ne pas jeter ton mail

La plupart des CV que nous, employeurs, recevons chaque jour n’ont aucun intérêt : plus ou moins bien présentés, souvent sans aucune structure ou intention de convaincre, jonchés de stages, pour la majeure partie dépourvus de quoi que ce soit qui ressemble à de l’initiative ou à du culot, trop souvent blindés de fautes d’orthographe et de grammaire épiques, et ils n’émanent pas d’élèves issus des plus prestigieuses filières (ceux-ci ne savent pas non plus écrire un CV, mais allez savoir pourquoi, on leur pardonne...).

Donc à première vue, jeune, tu es inutile. Ou pas. La preuve, c’est qu’on te confie des stages.

Soigne le CV et la lettre de motivation. Tente des approches de présentation inédites, remets en main propre, fais des « distrib » à la sortie des chambres de commerce et d’industrie. De toute façon, tu es déjà au chômage, donc occupe-toi ! Bannis les fautes d’orthographe. Relis ce que tu écris ou fais le relire, prends du recul, demande-toi si tu dois vraiment écrire « Je suis prêt à rejoindre immédiatement l’équipe managériale » avec ta L2 d’anglais.

Un conseil plus concret est celui du CV anglo-saxon : commence le CV par un court paragraphe bien accrocheur mais pas vantard, où tu résumes ton profil et tes atouts. Ça met en jambes le lecteur, et ça va trancher un peu avec les 200 CV à la française qu’il a vu défiler ce matin.

Et pitié, pas la peine de mettre ta photo si c’est une photo d’identité sous les néons façon « casier judiciaire d’Emile Louis “ ou une photo de vacances foireuse. C’est pas forcément l’essentiel (perso, j’aime même pas trop les photos).

3

Mets le pied dans la porte et propose du concret

Là, je parle peut-être plus pour ma branche, celle du Web. Moi j’attendais de Giuseppe qu’il me dise :

‘ Bon, je sais faire des choses, est-ce que je peux pas déjà aider, participer à des projets, faire des trucs, puisque vous ne voulez pas me filer mon CDI ?’

Le CDD et le CDI, c’est très bien, mais en période de vaches maigres, montre-nous que tu en veux, que tu sais mettre le pied dans la porte, proposer du concret et t’accrocher. N’hésite pas à secouer un peu ton interlocuteur, à faire preuve de volontarisme. Le statut d’autoentrepreneur, c’est justement à ça que ça peut servir. Ça permet aussi de se vendre un peu plus à sa juste valeur, en faisant miroiter l’absence de charges et de contraintes à l’employeur.

Un sou est un sou, et moi j’aimerais entendre au moins une fois un candidat ou une candidate me dire :

‘ Allez-vous faire voir avec les offres de stage, moi je veux bien la mission, je veux bien démarrer cette nuit s’il faut livrer à temps, mais je le fais pour mon compte et pas pour 300 euros par mois. ’

Un employeur n’est pas naïf, il sait bien qu’un boulot mal payé est un boulot souvent mal fait et parfois pas fait du tout. Donne de la voix, cher jeune. Ose lâcher du lest sur le CDI que tu n’auras de toute façon pas, parce que des ronds, on n’en a pas. Enfonce un peu les portes. Bref, montre-nous que tu as compris comment on fonctionne, que tu as les pieds sur terre et que tu es prêt à jouer le jeu, mais pas à te mettre à poil non plus.

Accessoirement, avoir des rentrées d’argent, ça fait partie de ce qui donne la pêche : le gars qui cherche depuis deux ans, qui vit chez ses parents, qui est mort de faim et qui donne son sang pour aller au ciné, il ne nous fait pas envie en entretien. Celui qui semble assumer joyeusement sa ‘ précarité ’ (le mot est lâché !) et se paye un iPhone, des restos ou des conneries avec ses rentrées irrégulières mais bien réelles, il arrive en entretien plus relax : il veut le boulot, mais il est pas là pour jouer sa vie.

4

Arrête de râler

Le temps aidant, la ‘ génération précaire ’ est en fait en train de devenir la deuxième génération précaire. Donc, quand tu es en entretien face à un quasi trentenaire ou trentenaire et des brouettes, sache que dix ans plus tôt, il en a sué lui aussi pour faire son trou.

Du coup, la tactique de la pitié et de la génération sacrifiée ne marche pas trop – à dire vrai, ça nous gonfle essentiellement. Donc pas la peine de râler sur le marché du travail impitoyable ou le marché du logement qui ne ressemble plus à rien dans les grandes villes. Dis-toi plutôt que les autres y sont bien arrivés et que toi tu vas y arriver aussi. \o/

Maintenant, agite-toi et rentre-nous dedans, viens un peu nous chercher avec les dents au lieu de nous envoyer un mail neurasthénique ! :)

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  • Galerith
    Galerith répond à Cird
    Pirate
    • Posté à 22h05 le 05/01/2011
    • Internaute 98440
      Pirate

    Et si en plus (en plus d’être au chômage, d’avoir un CV pas original, d’être impatient, trop (ou pas assez, c’est quoi le pire ?) ambitieux, de pas avoir d’Iphone et d’être jeune !), et si en plus il râle !
    Oh mon Dieu, celui là n’aura pas sa Rolex à 50 ans...

  • A déménagé le 18-1
    • Posté à 12h03 le 05/01/2011
    • Internaute 116615
      bc

    La bonne vieille vision libérale qui nous démontre vécu (un cas les vaut tous..comme chacun sait.) à l’appui : qu’un jeune au chomâge l’est d’abord par sa faute !
    Trop ou pas assez ambitieux, trop ou pas assez précis, trop ou pas assez ressemblant avec ces congénères, les autres chomeurs.
    C’est sur qu’un chef d’entreprise va embaucher un jeune branleur qui lui fait du rentre dedans, avec les deux dents de devant.
    Arrêtez vos conneries, le chomage est profitable aux entreprises, même de bonne foi, qui peuvent et doivent pour rester concurentielles :
    Faire durer des stages indéfiniment et obtenir la même productivité qu’un salarié
    Embaucher des surdiplomés ou des sous diplomés, selon les missions, pour un salaire toujours plus bas
    Imposer toutes les contraintes possibles pour une maléabilité et un rendement maximums de chaque CDD.
    Faire croire à la société qu’il faut être bon pour se faire embaucher, alors qu’il faut être au delà du meilleur et s’adapter aux seules volontés de son entreprise (ce qui ne veut pas dire être bon)
    1 JEUNE DE MOINS DE 25 ANS SUR 2 EST AU CHOMAGE, si ce n’est pas structurel, c’est de leur faute à ces petis cons !
    Ca vous rassure de penser ça, dormez bien et faites votre marge.

    • Sariel
      • Posté à 14h24 le 05/01/2011
      • Internaute 139299
        CP

      Quand vous recevez 50 cv par semaine, vous aller convoquer lesquels ? Celui qui va vous sortir la même soupe que partout ailleurs et qui n’a rien à vendre ? Ou celui plus agressif et qui se sent concerné ? (genre celui qui appelle la boite pour connaitre le suivi de son CV et qui te pose des questions sur ton activité ?)
      Personne n’a dit qu’il faut être à tout prix le meilleur ! (un jeune dip’ parmi les meilleurs, je doute que ça existe). Mais à défaut d’avoir des compétences ou un vécu à vendre (à construire), au moins vendre la volonté.
      On cite beaucoup ici l’exemple du canada comme l’eldorado, mais au canada, seulement 20% des emplois à pourvoir font l’objet d’une publication, ils sont essentiellement pourvus par des réseaux de connaissances. Les patrons sont également plus enclins à faire confiance vu qu’ils peuvent virer plus facilement et c’est logique. Soit on verrouille le marché de l’emploi, auquel cas c’est très dur de trouver mais une fois le CDI en poche on peut avoir une certaine tranquilité d’esprit, soit on l’ouvre, auquel cas c’est très facile à trouver mais beaucoup plus dur à garder.

      • A déménagé le 18-1
        • Posté à 15h58 le 05/01/2011
        • Internaute 116615
          bc

        Le témoignage n’attaque pas le fait de recevoir plein de cv mais qu’ils soient tous mauvais ou peu s’en faut. Son message c’est ne m’écrivez plus ! je cite « Je me le fais, il finira sa journée un peu moins naïf “
        Elle ne déplore a aucun moment qu’il y ait tant de jeunes chomeurs (et pour cause..).Ne donne pas un avis, des pistes de travail, elle parle juste de ces cv de chomeurs qui l’empechent d’être un chef d’entreprise tout à ses propres affaires.
        Je ne crois pas un seul instant que l’entreprise ait un quelconque rôle social à jouer dans notre beau pays (l’auteur non plus mais pas pour les mêmes raisons, et contrairement à ce que certains politiques voudraient nous faire croire), puisque son entreprise existe pour créer de la richesse (dont le partage est un autre débat, comme celui du travail).
        Elle s’en fout des chomeurs, et faudrait pas qu’il lui écrive ou juste celui dont elle a besoin au moment ou elle en a besoin.
        Le cynisme caricatural du patron lambda.

  • laogong
    • Posté à 11h39 le 05/01/2011
    • Internaute 27856

    « Dis-toi plutôt que les autres y sont bien arrivés et que toi tu vas y arriver aussi. »
    Ou qu’ils n’y sont pas arrivés...

    Effectivement ce post est à la fois très déplaisant et fort instructif.

    Déplaisant d’abord : On y retrouve toute la perversité du système incarnée dans votre personne : conception sado-masochiste du travail et de la vie en général (j’ai souffert donc tu vas souffrir...), besoin de puissance et sentiment de faire son travail parce qu’on a de la puissance (en quoi le jeune chômeur est-il fondamentalement plus inutile ou parasite que vous ?)

    Instructif ensuite : Vous avez raison d’insister sur la contradiction fondamentale qui consiste à critiquer le système et en même temps à s’agenouiller devant lui. Les deux attitudes cohérentes sont les suivantes : assumer un système pourri, décadent, et en profiter au max comme vous ; exploser le système en refusant de se prosterner et de travailler pour lui et vivre en développant la solidarité et la gratuité. Malheureusement le système n’est pas fait pour vivre une vie à la fois sereine et enrichissante personnellement. Soit tu gagnes, tu consommes et tu t’abrutis, soit tu limites tes désirs et tu as le temps de te cultiver et de progresser humainement.
    Je suis d’accord également que c’est un peu déplaisant de voir un jeune diplômé mépriser certains travaux et vouloir être chef tout de suite (en même temps on nous monte tellement la tête avec ce putain d’élitisme que c’est une attitude logique).

  • Zigpoc
    Zigpoc
    transitoire
    • Posté à 11h43 le 05/01/2011
    • Internaute 104004
      transitoire

    Looooooooooool

    et les employeurs qui croient que les chômeurs qui suivent les 1000 conseils des amis, proches, conseillers bidule, pôle machin ou pas, harcèlent les employeurs, sont tantôt modeste (parce qu’il le faut bien), tantôt prétentieux (parce qu’il faut montrer qu’on en a), réclament un salaire de misère (pour se lancer) ou un bon salaire (bah oui sinon ça fait pas sérieux), font les clowns sur viadeo, les forums emplois, les cci et tutti quanti... résolveront les problèmes de l’emploi et en trouveront un forcément.

    Quelle naïveté.

    Et la « génération précaire », sacrifiée ou je ne sais quoi, c’est une invention de nos aînés, pas des « jeunes ».

  • Françaisehélas
    • Posté à 11h40 le 05/01/2011
    • Internaute 28448

    Pour avoir ce genre de discours face à un futur employeur, il faut un chômeur avec de la confiance, en lui, et en vous.

    Hors, un chômeur n’a pas souvent de confiance en lui, parce que son statut implique de faire carpette à Pôle emploi pour avoir un rendez vous, une révision de son dossier, et autres, et que les structures de soutien sont inexistantes.
    Hors, un chômeur n’a certainement pas confiance en vous, et surtout s’il a effectué cinq stages ou on lui a fait miroiter cinq fois un CDD de un mois qu’il n’a même pas eu.

    Oui, il faut comprendre aussi quelque chose, vous les entrepreneurs, les RH et DRH, les travailleurs : un chômeur, un précaire, un CDDiste, il les a entendu vingt fois, vos discours de gniaque, de « soyez-battant ». Pour sa faire jeter aussi bien lorsqu’il était une chiffe que lorsqu’il était battant. Autant pour la crédibilité du discours.
    Trouver la force de jouer devant un employeur une énième fois la même comédie, c’est digne du cours Florent.
    Au final avec le temps, oui, il n’y a une seule phrase que vous souhaitez prononcer : « je vous emmerd**** ». Celle qu’ils vous ont sortis tant de fois.

    C’est simple, hein, les beaux discours, quand on est pas concerné ? Je les vomis, vos discours, c’est toujours les mêmes. « Sois actif. » « Sois efficace ». « Sois gagnant, bouge toi. “ ‘Pourquoi tu te plains, t’as tout pour être heureux. Pourquoi tu veux pas ce boulot, tous les travails sont intérressants. Tu te laisse aller.’
    Et c’est toujours ceux qui ont un travail qui te les sortent. Faites chier.

    • phroz
      phroz répond à Françaisehélas
      it's aliiiive !
      • Posté à 12h02 le 05/01/2011
      • Internaute 115548
        it's aliiiive !

      « Au final avec le temps, oui, il n’y a une seule phrase que vous souhaitez prononcer : “je vous emmerd****”. Celle qu’ils vous ont sortis tant de fois. »

      Hé bien oui, il faut la sortir cette phrase. Ne pas hésiter à montrer que vous n’êtes pas là pour accepter tout et n’importe quoi, que vous savez ce que vous valez.

      (et je peux vous assurer que je l’ai fait à plusieurs reprises : « ce n’est pas acceptable donc je vous laisse. Si vous voulez en reparler, vous me rappelez. Bonne journée... »)

      Si le type en face vaut le coup, il changera de position, ne serait-ce que pour en rediscuter, surtout s’il a besoin de quelqu’un. Sinon, c’est que vous n’aurez rien perdu à le planter là.

      (en prime, on sort d’un tel entretien la « tête haute »)

      • GrandeEcoute
        GrandeEcoute répond à phroz
        Etudiant
        • Posté à 14h13 le 05/01/2011
        • Internaute 53986
          Etudiant

        Les employeurs sont donc des masochistes qui aiment quand on les insulte en leur disant nos quatre vérités, youpi ! !

         
        • phroz
          phroz répond à GrandeEcoute
          it's aliiiive !
          • Posté à 16h10 le 05/01/2011
          • Internaute 115548
            it's aliiiive !

          C’est la seule conclusion que vous avez à en tirer ou vous pouvez faire mieux ? ; -)

        1 autres commentaires
    • myosotis_lys
      myosotis_lys répond à Françaisehélas
      Maman chat au foyer
      • Posté à 12h13 le 05/01/2011
      • Internaute 89449
        Maman chat au foyer

      C’est exactement ça ! ! !

      Maintenant, on a même le terme « pro-actif » qui apparaît dans les qualités requises dans les offres de stage... J’ai même pas envie de définir ce terme pourri...

    • anaïs.motif
      anaïs.motif répond à Françaisehélas
      sonore
      • Posté à 13h44 le 05/01/2011
      • Internaute 11295
        sonore

      Vous avez tout à fait raison, mais c’est « Or », pas « Hors »...

      Cordialement...

    • Riboulbo
      Riboulbo répond à Françaisehélas
      Marche ou rêve
      • Posté à 17h10 le 05/01/2011
      • Internaute 48839
        Marche ou rêve

      J’aurais pas su dire mieux !
      Facile de donner des leçons avec un air supérieur quand on est « consultante, chef d’entreprise ».

      Faut arrêter de prendre les chômeurs et les jeunes de si haut, on est pas débile. Je ne compte plus les fois où on nous sort en cours qu’il faut se « démarquer », faire des beaux CV, se montrer dynamique, etc. Il fait comment le mec qui maitrise pas Photoshop ? Il utilise Word Art ?
      Avant de critiquer les jeunes, il faudrait aussi penser à critiquer le système d’éducation notamment. Si on est aussi mauvais à l’oral, c’est principalement parce que ces types d’exercices sont complètement occultés dans le cursus scolaire. Si on a des CV de merde, c’est peut-être parce qu’il n’y a aucun cours à ce sujet (et vu comme les employeurs sont exigeants, j’imagine qu’une journée à passer sur les règles du CV ne serait pas de trop).

      Bref, je développerais pas trop non plus sur la tonne de généralités qui sont faites dans l’article, parce que le coup du patron qui veut que le candidat le secoue un peu, je suis pas certain que ça marchera. Et quand tu passes déjà 2 mois pour décrocher un entretien, tu préfères parer à tous les risques en faisant un truc ennuyeux mais formel et correct, plutôt que de risquer passer 2 nouveaux mois à chercher désespérément.

      • bibimbap
        bibimbap répond à Riboulbo
        en travaux
        • Posté à 18h42 le 05/01/2011
        • Internaute 86441
          en travaux

        En même temps dans le domaine où il postule, il est censé savoir faire un joli CV. Je ne recrute plus maintenant mais à l’époque où je le faisais je n’aurais jamais pris un graphiste faisant son cv sous word (alors que pour un traducteur je m’en foutais complètement).

      • Seb_kiwi
        Seb_kiwi répond à Riboulbo
        pffffff
        • Posté à 10h51 le 06/01/2011
        • Internaute 73154
          pffffff

        « un truc ennuyeux mais formel et correct »... ben voila tout est dit.

        je ne pense pas que l’auteur est demandé à être insulté lors d’un entretien d’embauche. Au contraire, il ne veut pas d’un entretien ennuyeux ! ! !

        Vous allez dire, c’est facile à dire blablabla j’ai un emploi, je ne me rend pas compte...etc. Cela dit avant d’avoir un emploi... j’étais comme tout autre chercheur d’emploi*. J’ai donc envoyé beaucoup de cv, reçu peu de réponses et parfois étais convoqué à un entretien.

        Il est facile de critiquer le système d’éducation, mais comment ont fait ceux qui envoient un cv sortant de l’ordinaire. Bien sur il y a des normes à respecter, mais avec un peu d’imagination...

        Je vais donc aussi me permettre un conseil : Une période de précarité n’est pas une période d’inactivité, mettez en avant des créations/initiative personnelles, une vie associative, une pratique d’activité...etc (je ne suis pas sur que les recruteurs soient particulièrement fascinés par le trio classique (passion =lecture, musique, cinéma)

        Bon courage ... et surtout, ne lâchez rien !

        *En passant, je n’aime pas le terme demandeur d’emploi utilisé par le pôle emploi, je trouve réellement réducteur de renvoyer la personne a un statut passif de demandeur
        L’employeur n’a pas besoin de demandeur d’emploi, il a besoin de compétences. Ne soyez pas demandeur, soyez apporteur de talent.

  • Hougo
    Hougo
    webmaster
    • Posté à 11h42 le 05/01/2011
    • Internaute 118631
      webmaster

    Le cas de ce Giuseppe est incroyable : j’ai le même âge et j’ai suivi une formation similaire, et je trouve du boulot en claquant des doigts ! Il me suffit de mettre mon CV sur Monster ou Keljob, et on m’appelle tous les jours pour me proposer des CDI en tant qu’intégrateur web ou webmaster !
    C’est une grosse erreur de sa part de demander un poste de chef de projet dès sa sortie d’études. Il faut évidemment un peu d’expérience avant de pouvoir exercer ce métier, et quand on connaît un peu de HTML, il est très facile de trouver du travail, et bien payé avec ça !

    Cette peur de se « griller » est très commune chez les jeunes de notre âge : on croit que la nature de notre premier vrai job nous ferme toutes les portes, qu’elle va déterminer notre carrière. C’est idiot !

    • ShredBluZ
      ShredBluZ répond à Hougo
      Ingénieur Agronome
      • Posté à 12h25 le 05/01/2011
      • Internaute 50286
        Ingénieur Agronome

      « Cette peur de se “griller” est très commune chez les jeunes de notre âge : on croit que la nature de notre premier vrai job nous ferme toutes les portes, qu’elle va déterminer notre carrière. C’est idiot ! »

      C’est faux. Je suis grillé dans les chambres d’agriculture pour deux raisons :

      - j’ai réalisé mon stage de fin d’études dans un groupement d’agriculteurs biologiques, ce qui ne plait pas trop au niveau politique, puisque ça suppose qu’on n’adhère pas à l’idéologie productiviste majoritaire

      - j’ai travaillé en tant qu’enseignant (pendant 1 an), ce qui est considéré comme un poste de planqué, trop loin du vrai domaine technique, trop peu sur le terrain, trop peu enrichissant dans le domaine des connaissances (je suis bien sûr on ne peut plus en désaccord avec cette vision).

      Et pour répondre à l’auteure de l’article :

      Je suis diplômé depuis 3 ans. J’ai vécu deux périodes de chômage, l’une de 8 mois (sans revenu car j’avais alors bossé seulement trois mois => pas d’assedics, et j’avais à l’époque moins de 25 ans => pas de RSA), l’autre de trois mois. Tous les postes sur lesquels j’ai bossés ont été des CDD. Il me faut environ 10 à 15 entretiens pour trouver un boulot (coût du voyage à ma charge, le pôle emploi ne permet de financer que 200 € de déplacement par an, cramés en 2 entretiens). Et on me sert toujours la rengaine du manque d’expérience, ce qui fait que j’obtiens toujours des postes assez éloignés des boulots que je souhaite faire. Je ne peux pas me permettre de refuser car j’ai des contraintes financières. Et alors, tu as beau dire que tu es un monstre de boulot, que tu as des qualités humaines, tout ce que tu veux, emballé comme tu veux, au final ce qui compte, c’est l’expérience. Et dans mon domaine (ingénieur agronome), on est frileux, un jeune ça fait peur, ça peut faire des erreurs.

      Alors, des employeurs qui me demandent d’avoir de la niaque, j’ai envie de leur plaquer la gueule dans le caniveau pour voir si eux aussi, ils en ont de la niaque, le nez dans la merde. Et je suis bien content que dans mon domaine, le fait d’avoir un iphone ou pas ou de claquer des crédits à la consommation dans des gros restaus ou des fringues de luxe ne sont pas des critères d’embauche.

      • clirstrim
        clirstrim répond à ShredBluZ
        parasite de la société
        • Posté à 13h18 le 05/01/2011
        • Internaute 26136
          parasite de la société

        J’adore votre commentaire, ça résume à peu près tous mes sentiments, particulièrement le dernier paragraphe, et pourtant on bosse pas du tout dans la même branche.
        Merci !

      • GrandeEcoute
        GrandeEcoute répond à ShredBluZ
        Etudiant
        • Posté à 14h17 le 05/01/2011
        • Internaute 53986
          Etudiant

        « Alors, des employeurs qui me demandent d’avoir de la niaque, j’ai envie de leur plaquer la gueule dans le caniveau pour voir si eux aussi, ils en ont de la niaque, le nez dans la merde »

        Extrêmement juste, en effet.

      • Hougo
        Hougo répond à ShredBluZ
        webmaster
        • Posté à 13h34 le 06/01/2011
        • Internaute 118631
          webmaster

        Désolé, je parlais pour mon domaine d’activité et ma région, je comprends que ce peut être très différent dans d’autres circonstances.

  • Rhalov
    Rhalov
    R.S.I
    • Posté à 11h43 le 05/01/2011
    • Internaute 116242
      R.S.I

    Beaucoup de généralités basés sur des expériences personnels, prendre plus de recul aurait été judicieux.

    Point 1 : Il y a à aussi un comportement, du feeling…

    Point 2 : C’est très relatif, moi-même je ne suis assurément pas sensible aux présentations inédites et l’inverse la photo est essentielle.

    Point 3 : Concept trop libéral à mon goût, un travail mérite salaire et le droit associé, jouer de la précarité, en faire des ânes avec la carotte du CDI n’est pas une avancée sociale.

    Point 4 : Ok

    Manque un point essentiel : Viens si tu veux travailler ....c’est indispensable, le travail n’est pas une obligation pour tout le monde. Pour autant beaucoup de postulants gangrènent les entretiens pour un emploi basé sur les acquis sociaux (les RTT c’est une option pas une obligation !), et n’ayant pas de nécessité économique urgente.

    • Lictor
      Lictor répond à Rhalov
      informaticien
      • Posté à 13h58 le 05/01/2011
      • Internaute 68450
        informaticien

      « les RTT c’est une option pas une obligation ! »

      Non, mais c’est un gage de sérieux de l’entreprise...

      Dans mon métier, on sait très bien que les 35h sont une option. Donc, soit on me propose un poste aux 35h nues, et je sais qu’en fait ça veut dire que le salaire que je négocie est virtuel, parce qu’en pratique mon salaire horaire sera inférieur à cause des heures sups non payées. Pour moi, ça rapproche dangereusement l’entreprise de la catégorie « SSII viandeurs », celle où l’on tente d’aligner mes prétentions salariales à coups de notes de frais forfaitaires, de primes truc ou chose et autre bidouillages semi-légaux...
      Soit on me propose un poste aux 35h+X avec des RTT, et je sais que l’entreprise s’est au moins sérieusement posé la question de la rémunération du temps réel passé à y travailler.
      Même chose pour d’autres critères sociaux tels que les tickets restaurant, la mutuelle ou autre.
      Ces critères rentrent clairement en compte au moment de dire oui ou non à l’employeur...

    • CX2
      CX2 répond à Rhalov
      Au fond du volcan, près du (...)
      • Posté à 14h58 le 05/01/2011
      • Internaute 60901
        Au fond du volcan, près du (...)

      Les RTT sont un tel avantage en terme de management que des boîtes qui en ont les moyens et ne les mettent pas en place n’apparaissent pas très sérieuses..

    • bibimbap
      bibimbap répond à Rhalov
      en travaux
      • Posté à 18h45 le 05/01/2011
      • Internaute 86441
        en travaux

      Pourquoi diable la photo vous semble-t-elle essentielle ?
      Je n’ai jamais mis ma photo sur les CV car j’ai vu trop de mecs déclarer « putain, la blonde, direct je l’appelle pour un entretien » et je trouve ça franchement dégueulasse.

  • G-Y.M
    G-Y.M
    Consultant
    • Posté à 11h44 le 05/01/2011
    • Internaute 40499
      Consultant

    On peut revenir sur la forme mais sur le fond c’est hélas vrai.
    Je constate que poussés par leurs écoles ou l’envie de monter vite et sans efforts, beaucoup trop de jeunes diplômes ne voit pas qu’il existe un gouffre entre leurs aspirations professionnelles et la vie réelle en entreprise. Le résultat, c’est qu’au lieu de passer pour des jeunes diplômés ambitieux, ils passent pour des charlots qui rêvent en plein jour.
    L’autre syndrome que j’ai observé, c’est le syndrome du mercenaire : celui à qui tu donnes une chance mais qui te laisse tomber quand tu as besoin de lui car il va avoir quelques euros de plus dans la boite d’en face.

    Mon conseil aux jeunes diplômés c’est qu’une carrière c’est long, de plus en plus longs (67 ans, la retraite, vu qu’on commence vraiment à bosser qu’à 25..) et que ça s’apparente plus à un marathon qu’à un 100m. Les efforts payent toujours mais souvent longtemps après...

    • Akaa
      Akaa répond à G-Y.M
      • Posté à 11h49 le 05/01/2011
      • Internaute 9590

      Vous avez sans doute raison sur les ambitions un peu démesurées de certains jeunes, mais dans le même temps, comment leur reprocher de se comporter en mercenaires, quand on leur explique qu’il faut « se vendre » (rah je déteste cette expression, je suis pas un savon…), qu’il faut être ambitieux, etc. De plus, quand on a été traité comme de la merde une fois ou deux, on reste méfiant même face à ceux qui nous donnent sincèrement une chance, dans la mesure où « je te laisse une chance » est une phrase prononcée par à peu près tout employeur face à un jeune. J’avoue que c’est bien dommage, mais l’article ci-dessus ne tend pas à renforcer ma confiance dans le patronat…

    • Ermite
      Ermite répond à G-Y.M
      Consultant IT
      • Posté à 11h56 le 05/01/2011
      • Internaute 37758
        Consultant IT

      Pour ce qui est du mercenariat, il faut quand même bien admettre que la « culture d’entreprise » au sein des SSII (grandes recruteuses d’ingénieurs à la sortie des écoles) pousse plutôt à adopter rapidement ce travers.
      Quand la seule manière d’obtenir une augmentation décente est de faire du chantage à la démission et quand le respect du salarié est, il faut bien le dire, assez minimal, il ne faut pas s’étonner que le sentiment de loyauté soit des plus évanescents.

      • Lictor
        Lictor répond à Ermite
        informaticien
        • Posté à 14h00 le 05/01/2011
        • Internaute 68450
          informaticien

        Tout à fait, quand on bosse en SSII, adopter une mentalité de mercenaire est le meilleur moyen de préserver sa santé physique et mentale, de préserver sa vie privée et de correctement négocier les changements de boite... La pire connerie à faire dans ces entreprises, c’est de se laisser avoir par l’affective et l’obligation morale, parce qu’il n’y a souvent qu’un seul con à rentrer dans ce genre de jeu : le salarié.

         
        • Ermite
          Ermite répond à Lictor
          Consultant IT
          • Posté à 14h23 le 05/01/2011
          • Internaute 37758
            Consultant IT

          Et quand un « manager » vous promet, lors d’un « entretien annuel d’évauation par exemple, que vous allez avoir une augmentation, une formation, une mission intéressante (par opposition à l’habituelle “mission de merde”) ou tout autre avantage mais “pas tout de suite mais dans l’année qui vient, promis”, vous SAVEZ qu’il ment...

          • Lictor
            Lictor répond à Ermite
            informaticien
            • Posté à 15h19 le 05/01/2011
            • Internaute 68450
              informaticien

            Il y a des boites qui ont trouvé encore mieux... Le turn-over chez les commerciaux est énorme, au point qu’ils changent d’une année sur l’autre. Le nouveau n’est évidemment jamais au courant des promesses de l’ancien, qui ne sont qu’orales...

            Mais bon, les SSII sont la pire chose qui soit arrivée à la France dans ce domaine. Comme la mauvaise herbe, elles ont tué tout ce qui était dynamique dans cette profession : les (véritables) éditeurs, les indépendants, les recrutements chez les entreprises utilisatrices...

            • Ermite
              Ermite répond à Lictor
              Consultant IT
              • Posté à 16h43 le 05/01/2011
              • Internaute 37758
                Consultant IT

              Le problème d’un indépendant, c’est qu’il doit faire le boulot du commercial en plus du sien.
              Ce qui nécessite, en plus d’en avoir l’envie et les compétences, d’avoir un bon carnet d’adresses.

        3 autres commentaires
    • Lictor
      Lictor répond à G-Y.M
      informaticien
      • Posté à 13h52 le 05/01/2011
      • Internaute 68450
        informaticien

      « beaucoup trop de jeunes diplômes ne voit pas qu’il existe un gouffre entre leurs aspirations professionnelles et la vie réelle en entreprise. »

      En même temps, c’est symétrique avec le nombre de patrons qui ne réalisent pas le gouffre entre comme ils se pensent et la réalité de leur entreprise...

    • bibimbap
      bibimbap répond à G-Y.M
      en travaux
      • Posté à 18h47 le 05/01/2011
      • Internaute 86441
        en travaux

      Le boulot, c’est essentiellement du mercenariat. Si vous ne pouvez pas aligner les quelques euros supplémentaires ou donner à votre employé d’autres raisons de rester avec vous (culture d’entreprise, intérêt des projets, perspective de carrière), vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous même. Le travail est un marché, pas un système féodal.

      • G-Y.M
        G-Y.M répond à bibimbap
        Consultant
        • Posté à 07h16 le 06/01/2011
        • Internaute 40499
          Consultant

        Sauf que la rémunération, ce n’est pas juste le salaire. C’est aussi les congés que vous avez, la manière dont vous pouvez les poser, les avantages divers, la mutuelle, les conditions de travail, etc...

    • Keemun33
      Keemun33 répond à G-Y.M
      Ecolo pragmatique
      • Posté à 10h40 le 06/01/2011
      • Internaute 85599
        Ecolo pragmatique

      Sur le syndrome du mercenaire : on ne peut pas demander à un jeune de rentrer sur le marché de l’emploi avec du mordant, lui expliquer qu’il va falloir se battre parce que la place est compétitive, et lui demander de se comporter comme un agneau !
      Vos deux développements me paraissent complètement contradictoires et symptomatiques, eux aussi, d’une génération (les employeurs actuels) qui se comportent face à leur enfants/employés comme des Chronos... ils les mangent à leur propre bénéfice en leur demandant en plus de ne pas se plaindre.

    • nicolas.boulay
      nicolas.boulay répond à G-Y.M
      ingé
      • Posté à 11h15 le 07/01/2011
      • Internaute 94389
        ingé

      Votre plainte des mercenaires me rappelle un chef qui en avait marre du turn over de consultant et me demandait si je m’engageais à rester au moins 2 ans. (« oui oui bien sur », je ne suis pas fou n’ont plus). 10 mois, plus tard, j’ai fais parti d’une vague de dégagement de SSII qui accompagnait un plan social de l’entreprise en question.

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 11h44 le 05/01/2011
    • Internaute 53186
      inconsolable
  • Zigpoc
    Zigpoc
    transitoire
    • Posté à 11h45 le 05/01/2011
    • Internaute 104004
      transitoire

    Je suis « jeune sans emploi » et je suis scandalisé par toutes les offres d’emplois qui comportent des fautes et à la mise en page plus que douteuse. Je les exclus d’office tellement elles ne sont pas sérieuses.

  • Neferourê paillette
    • Posté à 11h46 le 05/01/2011
    • Internaute 109763
      prof

    On n’est pas le premier avril pourtant...
    Est-il vraiment question d’êtres humains dans cet article ?
    Quel être humain digne de ce nom peut-il conseiller à un autre être humain de se rabaisser, de se comporter comme un esclave, de n’avoir aucune estime de soi ?
    L’auteur doit confondre ses employés et ses rats.
    Vous, madame, avez décidé d’abandonner le peu d’humanisme que vous possédiez ; mais pas forcément vos interlocuteurs, d’où l’incompréhension.

    • phroz
      phroz répond à Neferourê paillette
      it's aliiiive !
      • Posté à 12h08 le 05/01/2011
      • Internaute 115548
        it's aliiiive !

      Où voyez-vous que cette dame traite les gens comme des rats alors qu’elle les encourage à montrer les dents, à ne pas se laisser faire et à ne pas accepter n’importe quoi ?

      J’y vois au contraire une invitation à refuser la servitude.

      • Neferourê paillette
        Neferourê paillette répond à phroz
        prof
        • Posté à 12h59 le 05/01/2011
        • Internaute 109763
          prof

        J’ai retenu qu’elle conseille au jeune homme d’être beaucoup moins ambitieux, d’accepter n’importe quel petit boulot, à n’importe quel prix.

         
        • phroz
          phroz répond à Neferourê paillette
          it's aliiiive !
          • Posté à 13h04 le 05/01/2011
          • Internaute 115548
            it's aliiiive !

          Je crois donc que vous devriez relire l’article (et je vous dis cela sans aucune méchanceté).

          • Neferourê paillette
            Neferourê paillette répond à phroz
            prof
            • Posté à 13h14 le 05/01/2011
            • Internaute 109763
              prof

            « approfondis ta maîtrise technique et ta connaissance du circuit par les piges »

            « Le CDD et le CDI, c’est très bien, mais en période de vaches maigres, montre-nous que tu en veux, que tu sais mettre le pied dans la porte, proposer du concret et t’accrocher. »

            « Ose lâcher du lest sur le CDI que tu n’auras de toute façon pas, parce que des ronds, on n’en a pas »

            J’ai relu, suite à votre conseil (sans méchanceté). Elle propose bien au demandeur d’emploi de se contenter de contrats de m... s’il veut gagner un peu sa vie. Et lui reprocherait presque de rêver à un emploi normal : un CDI. Elle le fait de plus sur un ton ironique et méprisant.
            Cet article me hérisse le poil, siouplaît, ne me demandez pas de le relire, merci ; -)

            • phroz
              phroz répond à Neferourê paillette
              it's aliiiive !
              • Posté à 17h45 le 05/01/2011
              • Internaute 115548
                it's aliiiive !

              Bon d’accord, je ne vous le redemanderai pas. ; -)

              Je me contenterai de dire que vous relevez vous-même une phrase où l’auteur de l’article pousse à être volontaire, accrocheur, batailleur.

              Elle y dit aussi :
              « Un sou est un sou, et moi j’aimerais entendre au moins une fois un candidat ou une candidate me dire :
              “ Allez-vous faire voir avec les offres de stage, moi je veux bien la mission, je veux bien démarrer cette nuit s’il faut livrer à temps, mais je le fais pour mon compte et pas pour 300 euros par mois.” »

              Elle relève aussi que :
              « Pourtant, Giuseppe est prêt à baisser son froc, et pas qu’un peu puisqu’il finit par me dire, penaud, qu’il accepterait aussi un contrat de professionnalisation. »

              Elle est loin d’attendre de lui qu’il se comporte comme un « rat ». Au contraire.

              Je pense que vous préférez la voir méprisante voire tyrannique plutôt que lucide, cherchant à dégrossir ce candidat et à le conseiller.

              • franckd
                franckd répond à phroz
                penguin long from ice pack
                • Posté à 18h11 le 05/01/2011
                • Internaute 123172
                  penguin long from ice pack

                Je pense que vous préférez la voir méprisante voire tyrannique plutôt que lucide, cherchant à dégrossir ce candidat et à le conseiller.

                non... simplement sadique, puisque qu’elle ne souhaitait pas l’embaucher, mais juste « se le faire » ... mais pour son bien, hein ! Faire perdre les pédales à un gamin,quelle gloire...

                • phroz
                  phroz répond à franckd
                  it's aliiiive !
                  • Posté à 18h19 le 05/01/2011
                  • Internaute 115548
                    it's aliiiive !

                  Vous, je vous « soupçonne » de ne pas avoir compris qu’elle jouait à la « crevure néolibérale » dans l’article. Rien ne disant d’ailleurs qu’elle ait fait de même lors de l’entretien.

                  Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage...

              • Away from home
                Away from home répond à phroz
                Voyageur au long cours
                • Posté à 10h35 le 07/01/2011
                • Internaute 138996
                  Voyageur au long cours

                Vous n’avez pas completement tort et elle non plus mais elle n’est quand meme pas tres coherente et vient clairement d’un milieu ou l’argent n’a jamais ete un probleme car « Un sou est un sou » certes, mais le chomeur devrait quand meme ne pas donner l’impression qu’il creve la dalle, etre relax et s’acheter un Iphone... Faut quand meme etre completement a cote de la plaque pour dire ca, autant que le jeune qui veut commencer en etant chef de projet, c’est dire !
                Ca me rappelle : « plus de pain ? qu’ils mangent de la brioche »
                Bonjour les oeilleres...

        6 autres commentaires
    • Glupson
      Glupson répond à Neferourê paillette
      profession libérale
      • Posté à 12h24 le 05/01/2011
      • Internaute 115133
        profession libérale

      Et si vous relisiez l’article ?

      • Neferourê paillette
        Neferourê paillette répond à Glupson
        prof
        • Posté à 13h00 le 05/01/2011
        • Internaute 109763
          prof

        J’ai retenu qu’elle conseille au jeune homme d’être beaucoup moins ambitieux, d’accepter n’importe quel petit boulot, à n’importe quel prix.

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