Slate.com 23/01/2008 à 19h10

Chez Ikea comme sur Facebook, c'est le client qui fait le travail

Slate"
Tim Harford | Economiste, Slate.com

Cinq ans après le début de l’engouement chez les internautes, les librairies regorgent soudain de livres sur le contenu généré par les utilisateurs qu’autorise le « web 2.0 » . Blogs, Wikipedia, Facebook... Oubliez-les. Le principal succès en matière de contenu généré par les utilisateurs a vu le jour il y a cinquante ans à Almhult, en Suède.

On a maintenant du mal à imaginer la vie sans Ikea. Une statistique voudrait qu’un Européen sur dix ait été conçu dans un lit Ikea. Mais est-il raisonnable de comparer Ikea à Facebook ? J’admets que les similitudes ne sautent pas immédiatement aux yeux. Pourtant, une idée maîtresse sur laquelle s’appuient Wikipedia, Facebook et des plateformes de blog comme WordPress consiste à penser que si vous donnez aux gens de bons outils, ils les utiliseront pour créer des choses merveilleuses, entre eux ou avec l’organisation qui sert de catalyseur.

Le succès d’Ikea n’est pas très différent. Ikea maintient des prix bas en comptant sur ses clients –leur temps, leurs voitures, leurs ambitions de décorateurs d’intérieur et la perception exagarée qu’ils ont de leurs talents de charpentier.

Les experts du management Rafael Ramirez et Richard Normann l’ont déjà souligné dans la Harvard Business Review en 1993. Ikea, font-ils valoir, a été un succès parce qu’il permettait « la coproduction de valeur » . Ce terme malheureux se réfère en partie à l’idée d’offrir une réduction aux consommateurs pour qu’ils construisent leurs meubles eux-mêmes.

Mais cela signifie bien plus : Ikea a fait passer l’idée à ses clients qu’ils pouvaient non seulement construire les étagères, mais aussi concevoir leur décoration intérieure, en les armant de rubans mesureurs et en imprimant près de 200 millions de catalogues qui leur servent de manuels de design.

Ikea a aussi consacré énormément d’énergie à aider ses fournisseurs et ses designers à tenir leur rôle. Ramirez et Normann expliquent que, plutôt que d’acheter passivement ce que les fournisseurs offrent pour le revendre, Ikea offre à ses fournisseurs de l’assistance technique, de l’équipement, des guides sur ses standards, et même un service de mise en relation que ses nouveaux partenaires commerciaux peuvent utiliser entre eux.

Nous savons tous que la formule marche. Mais la plupart des formules à succès sont faciles à copier. Celle-là ne l’est pas, et tout son génie est là. A plein d’égards, Ikea semble offrir un modèle économique dépassé. Nous disposons certainement de moins de temps qu’il y a vingt ans, alors que nous avons plus d’argent à consacrer à nos intérieurs. Quand une maison à Londres coûte 600 000 dollars, comment des canapés bon marché peuvent-ils rester des objets de tentation ?

Et pourtant, les affaires d’Ikea continuent à fleurir, prouvant à quel point il est difficile à des concurrents d’attaquer une entreprise qui s’est placée au centre d’un réseau d’acteurs économiques, tous attachés au même but : un salon funky pour Steve et Alice.

Toutes les sociétés de technologie n’ont pas réussi à mobiliser une armée de « coproducteurs de valeur » de la même façon. Microsoft est l’exception la plus importante. Elle a créé une plateforme qui soutient –et est soutenue par– les efforts d’un nombre illimité de socités de logiciels. Les fabricants de consoles de jeu vivent ou meurent avec les entreprises qui produisent les jeux. Et eBay est une société Internet vieille école qui s’est forgé une position inattaquable : les acheteurs vont là parce que les vendeurs y vont, et réciproquement.

Facebook, comme Ikea ou Microsoft, a mobilisé une armée de fournisseurs indépendants. Dans le cas de Facebook, il s’agit des développeurs d’applications qui peuvent être intégrées à la plateforme. mais dans tous ces cas, l’idée est la même : si Facebok (ou Ikea) peut attirer des clients, les fournisseurs indépendants feront la queue pour les aider. Et si les fournisseurs indépendants font la queue, Facebook (ou Ikea) devrait être capable d’attirer les clients.

Une telle position sur le marché induit une inévitable tentation de l’exploiter. Les ennuis de Microsoft avec les autorités de respect de la concurrence sont notoires. Beacon, le nouveau système de publicité de Facebook, informe vos amis des sites commerciaux sur lesquels vous vous êtes rendus. Le projet a déclenché une mini-rébellion chez les utilisateurs de Facebook.

Ikea est depuis longtemps maître dans l’art de faire transhumer ses clients par des labyrinthes de rayons dans ses magasins. Les clients n’aiment pas ça, mais sans alternative satisfaisante, nous le tolérons. Au moins jusqu’à un certain point. Mon histoire d’amour avec Facebook a été brève et sans saveur. Et Ikea ? Disons seulement que mes enfants n’ont pas été conçus dans un lit Ikea et on s’en tiendra là.


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Slate
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  • Tophee
    Tophee
    en haut a gauche
    • Posté à 19h29 le 23/01/2008
    • Internaute 2159
      en haut a gauche

    Dite moi, cher amis de rue 89, votre idee de partenariat avec de site etranger est une tres bonne idee. Mais il serait bon de faire usage de dicernement. De ne retenir que des sites inteligent par example.

    Les articles de slate que vous reproduisez sont tous d’une indigence efrayante. Apres l’amalgame cretin entre les libertees individuelles et celle des multinationale a profiter des gens, les deux articles parus aujourd’hui s’emblent etre encore plus mauvais.

    Le pire, c’est que je me suis rendu sur leur site pour voir, et tout est comme cela.

    Il doit bien y avoir des etats-uniens intelligent pourtant non ? Et si vous n’en trouvez pas, abstenez vous, on se passera tres bien de leur diarree.

  • sumacel
    • Posté à 19h54 le 23/01/2008
    • Internaute 14251

    Comprends pas. Il me semble que quand je vais chez le marchand de légumes, ou chez le boucher, c’est aussi moi, en rentrant, qui fait tout le travail.

    Où est la révolution « marketing », dans la mesure où ce système est en place depuis des millénaires ?

    Je dis une connerie, ou quelque chose m’échappe ?

  • www.laguerredesmots.com-yannick
    • Posté à 20h00 le 23/01/2008
    • Internaute 24872
      pays de gex

    Pour un partenariat, je propose Lien ,
    c’est un peu alarmiste, pas mal basé sur les théories conspirationnistes mais c’est mieux documenté que la plupart des articles qu’on peut trouver sur le net et puis c’est toujours plus divertissant qu’une pub pour ikéa

  • Danton
    • Posté à 20h12 le 23/01/2008
    • Internaute 13048

    Tu as raison Tophee !
    Je viens aussi d’aller voir le site de Slate c’est de la vrai daube.
    Comme l’article ci dessus : analyses de comptoir et logique simpliste digne d’un discours de sarko,
    infos à vérifier « Quand une maison à Londres coûte 600
    000 dollars » dis nous Tophee ça coute combien une maison à Londres ?

    • Avril
      Avril répond à Danton
      • Posté à 11h37 le 24/01/2008
      • Internaute 24503

      par contre ils ont une feuille de style d’enfer.

  • Souslespavéslesable
    Souslespavéslesable
    et les coquillages
    • Posté à 20h50 le 23/01/2008
    • Internaute 6070
      et les coquillages

    Bon, pour être tout à fait honnête, cela ressemble aussi à une definition de rue89.
    S´il est une entreprise qui s´appuie délibérement et courageusement sur la coproduction de contenu, c´est bien rue89 dans le domaine de l´information...

    Alors je profite de l´ocasion pour remercier rue89, pour avoir de nouveau fabriqué le lit de la liberté, pour avoir crée un lieu où des opinions politiques peuvent s´exprimer sans censure.
    Cela a fait un bien fou à ma vie, et à mon envie de réaliser plein de nouvelles choses, que de pouvoir enfin m´exprimer un peu.
    Et de me rendre compte au passage que je n´ai pas encore perdu la raison, et que nous sommes très nombreux dans ce cas, et de plus en plus...

    Un grand merci à rue89 donc.

  • Pit
    Pit
    • Posté à 21h38 le 23/01/2008
    • Internaute 24196

    @Tophee

    Faudrait peut-être se détendre, quand on écrit « s’emblent » (aïe) à la place de « semblent » on évite de parler de « diaree » (re-aïe).

    L’article est pas très détaillé et mériterait un approfondissement certes, mais la théorie est plutôt intéressante et vraiment caractéristique du marketing ces dernières années.

  • NouNouiLL
    • Posté à 21h41 le 23/01/2008
    • Internaute 25838

    600 000€ me semble bien comme prix ... A mon avis,c’est un peu bas mais bon ... (Enfin pour une vrai maison a la francaises sur 4 murs qui soit pas trop trop loin du centre...)

    Bon même si l’article n’est pas brillant d’objectivité... Il est quand même assez amusant pour definir les entreprise de service...
    Bref faire un peu de sociologie, même si elle est un peu bricolé, ne fait jamais de mal...

  • Léonard
    Léonard
    chercheur (errer humanum est)
    • Posté à 23h00 le 23/01/2008
    • Expert 24584
      chercheur (errer humanum est)

    Bon article du point de vue de l’analyse sociologique de la manipulation.

    Cependant, l’article est imprécis sur un point fondamental :

    de quels fournisseurs parle-t-il ? Le fournisseur en bout de chaîne (car les lits d’Ikea, il faut bien les fabriquer et pas seulement les concevoir – et ils sont fabriqués loin de la Suède) n’a guère le choix. Les termes du marché lui sont dictés par Ikea. D’ailleurs comme un certain nombre d’autres grosses entreprises (comme caterpillar par exemple), Ikea fonctionne sans gestion passive de stocks, c’est-à-dire exige de ses fournisseurs une flexibilité presque totale dans les flux de production.

    Le fournisseur est peut-être ’coproducteur de valeur’ mais à peu près de la même manière qu’un esclave coproduit avec son maître.

    Il est vrai qu’il est très difficile de se documenter sur ce type de questions, tant les entreprises multinationales délocalisées maintiennent l’opacité de leurs opérations réelles sur le marché du travail.

    En général, les bribes d’info que l’on obtient viennent d’ex-directeurs de ressources humaines ou de chasseurs de tête qui ont eu l’occasion de regarder d’un peu plus près les méthodes de gestion de la boîte (exemples de caterpillar et gap en Amérique centrale, en Asie). Peut-être quelques internautes voudront bien éclairer notre lanterne et nous donner quelques informations supplémentaires.

  • onnousprendpourdescons
    onnousprendpourdescons
    travail à la chaine, la joie (...)
    • Posté à 23h17 le 23/01/2008
    • Internaute 28411
      travail à la chaine, la joie (...)

    Petite question :
    moi personnellement, je travail à la chaine pour ikea... est-ce que c’est pour ça que je suis jamais aller sur facebook ou que j’utilise linux ?

  • JM Salaun
    • Posté à 00h03 le 24/01/2008
    • Internaute 29540

    Bonjour,

    Précision. Ce type d’analyse est un grand classique de l’économie et du marketing des services. Les premiers à la mettre en œuvre sont des Français, Pierre Eiglier et Éric Langeard, professeurs à Aix en Provence dans un livre intitulé « Servuction, le marketing des services », publié sauf erreur pour la première fois en 1987 et constamment réédité depuis.

    Il est donc inutile de traverser l’Atlantique pour avoir du, plutôt approximatif en l’occurrence, réchauffé.

  • teymour
    • Posté à 00h34 le 24/01/2008
    • Internaute 13687

    Je trouve le titre très intéressant lorsqu’on prend en compte qui le publie : des journalistes. De quoi vit le journaliste ? De la diffusion d’information auquel il dispose gracieusement. Alors que le tout gratuit fait débat dans la presse et surtout chez ceux qui la font, je trouve cette « évenementisation » de l’utilisation de ressources gratuites assez révélatrice. Est qu’on ne trouve pas toujours plus d’intérêt dans ses propres « défaut » lorsqu’il est exprimé chez les autres ? La différence avec Ikéa ou avec Facebook est que la ressource est plus globalement utilisée. Dans la presse, la ratio entre le la ressources et l’utilisateur est sans doute moins grand mais son utilisation est tout aussi accrue : le produit fini est toujours issu d’une matière première « utilisatrice ». Que ferait le patron de presse si il devait payer tous les « utilisateurs » que devaient interviewer ses journalistes ?

    Toute la difficulté de l’utilisation de ressources « gratuites », c’est un équilibre entre l’investissement de la « ressource » et le service qu’il lui est rendu. Un interviewé veut voir l’idée qu’il essaye d’exprimer aussi fidèlement reproduite que possible sans que l’objectivité journalistique soit « corrompue » par des impératifs publicitaires et de diffusion ; l’utilisateur de facebook veut retrouver ses amis sans que la présence publicitaire nécessaire à la survie du service perturbe trop ses rencontres.

    Bref, est ce que les nouveaux outils ne permettent de ne pas voir plus clairement des pratiques et des abus qui existent depuis bien longtemps déjà ?

  • Crispus
    • Posté à 01h39 le 24/01/2008
    • Internaute 15293

    Faire bosser le client et lui piquer quand même son blé pour un service qu’on ne lui rend pas (ou plus :
    les caisses sans caissières par exemple),
    ça serait-y pas le principe même de la « grande » distribution ?
    J’attends maintenant la réalisation (le concept,lui, existe déjà)d’hyper-marchés en « drive in » ou, dans le genre « Bio-écolo » récupéré-recyclé : « les courses, votre parcours-santé ». Le client mettrait lui-même les marchandises (j’ai horreur du mot « produit » !)en place, déplaçant force palettes et cagettes avec ses petits bras (de plus en plus) musclés avant de passer à la « phase achats » puis à la « phase paiement » et enfin à la « phase... dégage ! ». Tout bénef’...
    Astiquez vos cartes bleues, chers conconsommateurs, soyez beaux pour la parade de samedi aprèm’ et n’oubliez pas : l’heureux possesseur du ticket de caisse le plus cher gagne 1.500 « Povnaz » (avec 237810 « Povnaz » vous gagnez une pelle à tarte décorée du logo de l’enseigne).
    Quant à FaceBook, rien à en dire (ni à cirer, d’ailleurs) : je n’y ai encore pas mis le commencement du début d’une moustache de souris.
    Allez, good buy ! (and good luck).

  • Fabienne Gallaire
    Fabienne Gallaire
    Journaliste
    • Posté à 02h29 le 24/01/2008
    • Journaliste 24285
      Journaliste

    Commentaire de pinaillage à jeter après usage :
    -paragraphe 3 : exagarée => exagÉrée
    -paragraphe 9 : socités => sociÉtés

    Les fautes de grammaire, ça peut se comprendre considérant le mode de fonctionenment actuel de rue 89. Les fautes d’orthographes, c’est plus « limite » : y’a des correcteurs automatiques, de nos jours !

  • le boulet
    le boulet
    salut
    • Posté à 03h27 le 24/01/2008
    • Internaute 29550
      salut

    pour moi on ne peut pas comparer ikea a un service en ligne. Ikea vend du matériel, à bas prix, mais on doit le monter nous même. les réseau sociaux récupèrent les information données à titre d’inscription, voir volontairement pour çiblé le client.

    • Le_semeur_de
      Le_semeur_de répond à le boulet
      • Posté à 18h12 le 24/01/2008
      • Internaute 25241

      effectivement et comme le dit l’article il y a des cadeaux ... chez ikéa ... et je doute qu’on prenne des particuliers pour la fabrication des éléments, faire les notices, etc ... sans rémunération ...

      A LA GRANDE DIFFERENCE de Facebook ... qui veux maintenant faire faire traduire par ses clients mêmes ! ! !

      Mais le net regorge de travail dissimulé passible en France de sanctions financières et pénale avec de la prison ...

      Combien y avait il de modérateurs bénévoles sur le plus gros chat du début de siècle en l’occurrence CARAMAIL ! ! ! ? ? ? plus que d’employés ! ! !

      Combien y en a t il encore dans d’autres grosses boites ! ! ! ? ? ?

      Sous couvert de réseau sociaux des entreprises développent le « travail gratos pour mes actionnaires » ...

      MAIS QUE FAIT L’INSPECTION DU TRAVAIL ! ! !

      • Madmad
        Madmad répond à Le_semeur_de
        passante
        • Posté à 19h29 le 24/01/2008
        • Internaute 29078
          passante

        Je suis tout à fait d’accord avec vous... C’est d’ailleurs pour cela que je ne me suis pas mise à traduire Facebook, même si un peu de diversité linguistique ne ferait pas de mal. En sachant que même si les cadres sont en anglais, les gens s’écrivent et créent des « groupes » dans leur propre langue. Avec même beaucoup de « groupes » de défense d’intérêts nationaux, voire nationalistes...

        Surtout, peut-être, j’ai autre chose à faire que traduire Facebook : tant qu’à travailler pour la communauté, autant faire quelque chose de socialement utile, à mon sens. Or, malgré ce qui est affiché en première page du site, je n’ai toujours pas trouvé où était ladite utilité sociale de Facebook...

        PS pour ceux qui n’auraient jamais été sur Facebook : un « GROUPE » est une page présentant brièvement la chose qui réunit (tout et n’importe quoi : pour les tartines beurre-nutella, Contre les cons qui restent à gauche dans les escalators, Against pirat songs, et toutes sortes de cuisines nationaliste, régionaliste et autres. Il y a souvent le mot « pour » ou « contre » suivi d’une catégorie de personnes...). Ceux qui le souhaitent « adhèrent », et voilà. Ils peuvent aussi partager leurs vues sur la question, mais peu le font : ça reste souvent une adhésion de forme. De toutes façons, même les discussions sont assez limitées ; l’idée est de retrouver des gens comme soi. Il me semble, ceux qui ne sont pas d’accord corrigeront !

  • pasky2000
    • Posté à 03h46 le 24/01/2008
    • Internaute 29552

    ikea versus facebook
    c’est comparer un frigo avec un decapsuleur qui sert a faire pschitt
    facebook a l’utilité de recreation pour collegien qui sont nostalgique des vieux tests d’ok poduim
    facebook et tres certainement aussi bien que second life
    pour les pigistes d’investigation.
    quand a ikea merci d’avoir influencé tres fortement tous les autres marchands de meuble qui n’ont pas encore reussi a copier les prix

    Si par hasard si quelqu’un veut ouvrir un debat, une enquete ou un article sur ikea face a la corruption politique pour essayer d’interdire son implantation.
    y a pas mal de chose a dire dessus.

    • Madmad
      Madmad répond à pasky2000
      passante
      • Posté à 19h33 le 24/01/2008
      • Internaute 29078
        passante

      S’il n’y avait que des collégiens sur Facebook ! Il y a aussi un certain nombre de trentenaires (peut-être aussi nostalgiques des test d’ok podium ?) qui passent leur journée devant leur ordi pour le boulot et y passent, comme vous le dites si bien, leur récré...

  • jissé
    jissé
    Ingé retraité
    • Posté à 07h22 le 24/01/2008
    • Internaute 23393
      Ingé retraité

    Bonjour.

    J’ai vu un dessin humoristique « test d’embauche chez Ikéa ».

    Le recruteur, assis derrière un bureau montrait un « kit » et disait au candidat : « Je vous en prie, montez ce siège et asseyez vous ».

    Ceci dit et dans les premières années - au moins en France - la fabrication de pas mal d’articles « Ikéa » était sous-traitée en « Allemagne de l’Est ».

    Cela apparaissait sur l’article : « Made in DDR »

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 09h20 le 24/01/2008
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    Ce qui est vraiment bien chez Ikea ce sont leurs rollmops à la tomate... Très savoureux...

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 09h21 le 24/01/2008
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    Les rollmops virtuels de facebook le sont moins...

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 10h23 le 24/01/2008
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    les deux modèles se fondent sur une plateforme ultraperformante - le client module son environnement et la logistique suit immédiatement.

    un minimum d’huile de coude et des prix d’appel ultra sexy, une foultitude de noms d’applications exotiques qui pourraient passer pour des bleds scandinaves...

    mais la boîte se rattrape sur la déco / pub, les cadeaux inutiles à un euro, et des charnières ou des accessoires coûtant plus cher que la caisse vide du meuble.

  • yeehah
    • Posté à 11h36 le 24/01/2008
    • Internaute 25472

    Pas mal de contre-vérités dans tout ça, voire de non-sens. Quelques exemples :
    - « Chez Ikea comme sur Facebook, c’est le client qui fait le travail ». C’est n’importe quoi : au grand jeu des analogies, je rajouterai le PC par IBM, le www et tout simplement la caisse à outil.
    - « Nous disposons certainement de moins de temps qu’il y a vingt ans ». Vous plaisantez, la part du temps consacré aux loisirs n’a fait que s’accroître. Si les loisirs sont mal choisis, c’est un autre problème.
    - « Ikea est depuis longtemps maître dans l’art de faire transhumer ses clients par des labyrinthes de rayons dans ses magasins. Les clients n’aiment pas ça ». Z’êtes sûr ? ? combien d’Américains et de Français ont pour loisir le shopping en centre commercial le dimanche. Sortez de chez vous !

    Ce type d’analyse m’énerve, car on part de quelques noms de sociétés connues qui font débat, on construit une fragile trame rhétorique, et à la fin, que prouve-t-on ? Rien ! ! Et pourtant, je suis suffisamment idiot pour y réagir...

  • NOBUAZAC
    NOBUAZAC
    Retraité à PAU
    • Posté à 12h07 le 24/01/2008
    • Internaute 28727
      Retraité à PAU

    Et si nous regardions un peu mieux autour de nous ?
    l’administration (impôts,préfectures postes...), les banques, tous appliquent cette méthode. Vous faites vous mêmes les opérations diverses sur des bornes informatiques ou par internet ! ! Vous faites le boulot des salariés fonctionnaires et permettez la suppression du nombre d’emplois. Tout cela vous est présenté comme un plus, on vous dit « faites vous mêmes vos transactions (comme un “GRAND”) et celui qui est récalcitrant, comme moi, c’est un ringard.
    Et la dernière des supermarchés ? C’est la “SCANETTE” ! Un outil fantastique que certains s’empressent d’utiliser (ils ont sans doute l’impression d’être au top de la technologie.) Ils sont tout simplement en train de faire le travail des caissières qu’ils poussent vers la porte et vers l’ANPE.
    Les enseignes vous présentent la chose comme un gain de temps : “Ne faites plus la queue aux caisses, utilisez la scanette ! ! !” Et si tout simplement ils ouvraient davantage de caisses, lorsque des files interminables se forment ? Non car on vous explique que cela augmenterait le coût du caddy ! Mon oeil, cela n’a jamais été fait pour nous faire faire des économies à nous, mais pour diminuer le nombre de personnels et augmenter leurs bénéfices.
    Il est grand temps que notre société comprenne que nous avons tout intérêt à payer des gens qui travaillent, fonctionnaires ou salarés du privé, plutôt que de payer des chomeurs, cela ne nous coutera pas plus cher, là où on fait le boulot des employés, les produits ne sont pas moins chers. Notre société s’en portera bien mieux.

    • marabbeh
      marabbeh répond à NOBUAZAC
      au comptoir du café du commerce
      • Posté à 14h43 le 24/01/2008
      • Internaute 20412
        au comptoir du café du commerce

      C’est le même problème que la révolte des Canuts. Fallait-il continuer à tisser à la main ou utiliser les métiers à tisser, afin d’abaisser le coût des étoffes et les rendre plus accessibles au petit peuple ?

      D’un autre côté, quand on se rend compte que les chasseurs-cueilleurs travaillent moins que nous, on se demande ce qu’on a gagné avec les progrès techniques... Si, on a peut-être gagné la sécurité. Mais à quel prix...

  • marabbeh
    marabbeh
    au comptoir du café du commerce
    • Posté à 14h34 le 24/01/2008
    • Internaute 20412
      au comptoir du café du commerce

    Microsoft, Facebook ne sont pas des exceptions en informatique. C’est même assez général. Si un logiciel est adopté par suffisamment d’utilisateurs, l’éditeur n’a plus besoin de hot line, puisque ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui s’en chargent. Dans le logiciel libre, c’est même un groupe d’utilisateurs avancés qui maintiennent le développement du logiciel.

    • Le_semeur_de
      Le_semeur_de répond à marabbeh
      • Posté à 18h02 le 24/01/2008
      • Internaute 25241

      La différence entre crosoft et le libre c’est que crosoft engrange des milliards pour le profit des actionnaires ...

  • Lovedreamer
    Lovedreamer
    http://lovedreamer.unblog.fr
    • Posté à 10h46 le 25/01/2008
    • Internaute 29703
      http://lovedreamer.unblog.fr

    C’est de plus en plus facile pour les commerçants du monde fatigué, ils ont trouvé le concept « payer pour travailler “, ce qui est encore plus fort que ‘travailler plus pour gagner plus’ ! Le tout sous couvert d’offrir à leur client, de la liberté... Brillant !