la marmite de l'info 23/01/2008 à 00h36

La RATP (très) généreuse avec les journalistes

Augustin Scalbert | Journaliste Rue89

Le 7 janvier, pendant la cérémonie de voeux du président de la RATP, Pierre Mongin, un petit manège n’a pas échappé à quelques observateurs. Très discrètement, des représentants de la régie ont aimablement offert aux journalistes présents une carte intégrale 5 zones. Un sésame valable un an et que le quidam paie un peu plus que le montant d’un smic mensuel net, soit 1062,60€.

Cela permet de payer un trajet de moins quand on emmène ses bambins s’aérer dans la vallée de Chevreuse, s’amuser dans un célèbre parc d’attractions ou même pour aller prendre un avion à Roissy, à condition toutefois de ne rien avoir contre le RER.

Sollicitée par Rue89, la direction de la communication de la RATP n’a pas répondu à nos questions à ce sujet. Selon des journalistes spécialisés, il s’agit pourtant d’une tradition bien ancrée, qui concernerait une quarantaine de confrères chargés par leurs médias de couvrir les activités de la régie. « Il me semble qu’avant, c’était limité à deux zones », croit savoir un journaliste fin connaisseur du secteur. Il pense que les confrères bénéficiant de cette faveur « sont triés », puisqu’ils seraient beaucoup plus nombreux à travailler sur ce domaine.

Les petits ou gros cadeaux offerts aux journalistes couvrant certains secteurs sont relativement fréquents. Cette pratique est généralisée dans la presse automobile, où les rédacteurs sont invités à « tester » un modèle le temps d’une soirée ou d’un week-end. En s’arrangeant, on peut le faire tous les soirs, et tous les week-ends. A tel point que certains ne possèdent pas de voiture, et s’en vantent.

Le journalisme de tourisme est un autre secteur très concerné, ce qui pousse la plupart des rédactions de médias généralistes à refuser ce type de « voyages de presse », ou à les payer aux organisateurs. En presse féminine, certaines rédactrices revendent les coffrets offerts par des marques de luxe pour arrondir leurs fins de mois. D’autres les offrent à leurs copines.

Chaque profession a ses petits avantages, rétorqueront certains. Et il est tolérable, lorsqu’on est journaliste, de pouvoir tester des produits mis à disposition par les marques, dès lors que la plume reste libre. Question : les journalistes couvrant la RATP ont-ils vraiment besoin de tester quotidiennement le métro ou le RER ? L’association des journalistes économiques et financiers (AJEF) publie des rapports sur ces problèmes de déontologie. Le dernier date des années 90. « Nous envisageons de le remettre au goût du jour cette année », annonce sa présidente, Françoise Crouigneau.

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  • olivier p
    olivier p
    face à la mer
    • Posté à 00h53 le 23/01/2008
    • Internaute 625
      face à la mer

    Tout cela doit être sans rapport avec un article et une question si peu « traitée » :

    « Pollution dans le métro » :

    mercredi 16 janvier 2008 par Pat Ethic

    Lien

    • kawouede
      kawouede répond à olivier p
      • Posté à 12h01 le 23/01/2008
      • Internaute 27995

      Merci pour ce lien préoccupant ! Les écolos avaient déjà tenté d’attirer l’attention sur le problème :
      Lien

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 00h55 le 23/01/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Au dela de cette limite, votre carte de presse n’ est plus valable .

    • Le_semeur_de
      Le_semeur_de répond à Numerosix
      • Posté à 08h40 le 23/01/2008
      • Internaute 25241

      M’en fout ;) j’ai une carte de correspondant qui fait quasiment le même office pour ouvrir certaines portes et ne pas se faire trop emmerder parfois ;)

    • marie 75
      marie 75 répond à Numerosix
      • Posté à 10h55 le 23/01/2008
      • Internaute 3563

      c’est ce qu’on nomme une campagne de communication efficace qui vous assure une brochette d’excellents articles sur service minimum and co....
      Y a t il un journaliste qui l’aurait rendue ?
      Qu’il se dénonce !

  • Thiery
    • Posté à 00h57 le 23/01/2008
    • Internaute 17021

    Très intéressante cette démarche de Rue89. Le sujet est rarement traité, et pour cause. Pas facile pour un journaliste et un média d’aborder l’aspect « petits travers » ou « dérive » de la profession.
    Mais ça fait belle lurette que l’on sait que pour des pans entiers de l’économie, automobile, tourisme, luxe etc, on a plus affaire à du publireportage qu’a de l’info.
    Je me surprends même à m’y être, au fil du temps, habitué.
    Néanmoins , merci à Rue89. Il me semble pourtant qu’il y a des règles aussi en matière de « cadeaux, une histoire de valeur maximale à ne pas dépasser ou quelque chose comme ça. Pouvez vous m’en dire plus ?

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à Thiery
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 01h02 le 23/01/2008
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Beaucoup de médias mettent effectivement en place des chartes internes (plus ou moins formelles) prévoyant que les cadeaux dépassant un certain montant (80 euros me semble-t-il à Libération, où je travaillais avant) doivent être réexpédiés à l’envoyeur.
      En ce qui concerne Rue89, je ne crois pas que le cas se soit encore posé. L’avantage d’être un jeune média...

      • jissé
        jissé répond à Arnaud Aubron
        Ingé retraité
        • Posté à 05h13 le 23/01/2008
        • Internaute 23393
          Ingé retraité

        Désolé, j’ai cliqué du mauvais côté.

        Je vous offrirai un pot si l’on se rencontre.

        Jissé

    • Numerosix
      Numerosix répond à Thiery
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 01h02 le 23/01/2008
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Pas plus de trois voyages par an sur le Falcon de Bolloré , par exemple ..

  • scrapp
    • Posté à 01h00 le 23/01/2008
    • Internaute 28960

    eh voila qlques journaleux qui profite du systéme et là je vois pas comment leurs plume peut rester libre .

    ceci dit s’ils font leurs papiers en toute liberté alors pourquoi pas .
    mais déonthologiquement c’est pas bien .

  • H.
    H.
    A chipé a chopé
    • Posté à 01h28 le 23/01/2008
    • Internaute 1965
      A chipé a chopé

    Lien

    Sur le même sujet ou presque.

    • kawouede
      kawouede répond à H.
      • Posté à 12h14 le 23/01/2008
      • Internaute 27995

      A l’étranger bien souvent les visites de délégations avec ministre ou président coûtent aussi cher en logement de journalistes qu’une année de coopération culturelle avec un théâtre, de bourses pour des étudiants, sans parler de l’aide économique d’urgence et du soutien à des associations caritatives.

      Mais ça ce n’est pas tant la faute des journalistes, que des pouvoirs publics qui organisent...

  • bahiaflaneur
    • Posté à 03h35 le 23/01/2008
    • Internaute 29435

    Votre article est vide. Pour qu’il soit intéressant, il faudrait pour le moins nous donner le nom des organes de presse voire des journalistes, sans oublier le nom du responsable prese à la RATP. Cette investigaton ne doit pas relever d’un véritable « secret défense » .... Et de plus, faire votre métier serait de fournir ces informations - si elles sont recoupées - à la Commissionde de la CArte de journalistes.

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 07h14 le 23/01/2008
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Journalistes vos papiers ! ! !

    Lien

  • machinchose
    • Posté à 07h42 le 23/01/2008
    • Internaute 8651

    « Chaque profession a ses petits avantages, rétorqueront certains. Et il est tolérable, lorsqu’on est journaliste, de pouvoir tester des produits mis à disposition par les marques, dès lors que la plume reste libre »

    Quelqu’un se souvient d’un magazine feminin dans lequel la « plume reste libre » ?

    quelqu’un se souvient d’un magazine touristique dans lequel « la plume reste libre » ?

    toute profession a ses avantages mais très vite ils deviennent illegaux...

    non ce n’est pas normal d’accepter mille cadeaux.

    je suis un peu désolé de le dire mais ce morceau de phrase ressemble un peu à une deconnection de plus d’un journaliste face à la réalité.

    vous oubliez de dire « beaucoup de profession n’ont pas d’avantage particulier » et l’on pourrait dire « avec ce genre de souplesse morale la profession de journaliste deviendra vite la plus avantageuse »... on voyage gratis, on reçoit des cadeaux, on est flatté en permanence, on est invité à courchevel ou à cannes tous frais payés...

    et on s’étonne que le journalisme de terrain pour faire d’autres enquêtes que « le luxe, un domaine formidable » soit en perte de vitesse.

    • Augustin Scalbert
      Augustin Scalbert répond à machinchose
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 08h31 le 23/01/2008
        rédacteur
      • Journaliste 27
        Journaliste

      Mon « morceau de phrase » n’a d’autre but que de montrer qu’économiquement, il est impossible pour l’ensemble des médias de payer ce qu’ils testent ou couvrent. Evidemment, il serait idéal qu’ils le fassent tous. Malgré cela, figurez-vous que de nombreux journalistes ont un sens moral, et que leurs directions de la rédaction font respecter des règles. Voilà pourquoi c’est « tolérable ».

      Je ne suis pas d’accord quand vous écrivez qu’« avec ce genre de souplesse morale la profession de journaliste deviendra vite la plus avantageuse ». Pensez-vous vraiment que les quelque 30000 journalistes français bénéficient des cadeaux que vous évoquez ? Non : les exemples que vous citez concernent une minorité déjà grassement payée. Cela ne doit pas faire oublier qu’une grande partie de cette profession vit dans des conditions difficiles.

      • machinchose
        • Posté à 08h54 le 23/01/2008
        • Internaute 8651

        Oh non je ne le pense pas. Je suis bien placé pour le savoir (non je n’en suis pas mais...). Ce que je veux dire c’est que de la même façon que PPDA et Laurence Ferrari sont devenu pour beaucoup « le journalisme » quiconque a croisé des journalistes de féminin ou de « luxe » est atteré par la distance que ces gens là ont pris avec leur métier. Je parle de perception.

        Encore une fois je considère le journalisme comme l’un des plus beau métier du monde. Je sais bien que la plupart d’entre vous reste irreprochable. En tout cas pas moins que dans d’autres profession. Mais il n’empêche que non ce n’est pas normal. On peut se faire préter ce que l’on teste, on est pas obligé parce qu’on essaye une voiture d’attendre des remises sur les véhicules de la marque. On peut tester sans difficulter un home cinéma sans être obligé d’aller voir mieux aux maldives avec un pool de journaliste... on peut tester une crème de beauté (quoique là...) sans être obligé d’accepter la game complète et une invitation pour les soldes presses. Pour le tourisme c’est un peu plus délicat mais on peut déplorer l’absence de reportage sur les hotels deux étoiles de charme... et puis un journaliste n’est pas un guide touristique, il peut enquêter plutôt que profiter.

        QUand des journalistes télé sont invités à courchevel (trophé des femmes en or par exemple) pour un séjour de quelques jours ou ABSOLUMENT TOUT est offert Y COMPRIS pour les conjoints ce n’est pas normal etc. etc.

        tout cela participe de la deconnection du réel des journalistes les plus influents.

        je sais que le journalisme est dans une situation difficile mais votre morceau de phrase ne disait pas ça il disait que finalement est ce vraiment anormal. Il proposait une souplesse morale que je trouve un peu triste. mais il est bien évident que cela se discute.

      • désinscrit-
        • Posté à 08h54 le 23/01/2008
        • Internaute 736

        les exemples que vous citez concernent une minorité déjà grassement payée. Cela ne doit pas faire oublier qu’une grande partie de cette profession vit dans des conditions difficiles.
        Personnellement je vous crois sur parole, il y a surement beaucoup de journalistes honnêtes. Mais si la majorité vit dans des conditions difficiles, ceux qui ont les cadeaux ne sont ils pas les plus « publiés » (diffusés est peut être plus juste) ? Ce qui sous entendrait que les responsables de publication, bénéficient aussi de « petits avantages ».

        Par soucis de transparence je trouve que Rue89 devrait adopter une charte de ce style et la publier ; -)

         
        • Thiery
          Thiery répond à désinscrit-
          • Posté à 17h34 le 23/01/2008
          • Internaute 17021

          L’élaboration et la publication d’une charte ne résout rien. Autrement dit ça ne mange pas de pain ! et n’oblige à rien.
          Je préfère un lien de confiance entre le lecteur et le journaliste ou le média et compte sur mon sens critique pour détecter les « embardées » ou les « sorties de route » déontologiques.

        1 autres commentaires
  • Le_semeur_de
    • Posté à 08h39 le 23/01/2008
    • Internaute 25241

    Rien de nouveau à l’horizon ...

    depuis combien d’année c’est pareil entre les petits fours remis en doggy bag revendu à des sdf ;) aux voyages gracieusement offerts par les offices de tourismes ...

    N’oublions pas les papiers/sujets faits à partir de dossiers de presses ...

    Bon entre ça et
    - un président qui se fait offrir des voyages en yatch et jet privé ...
    - des médecins qui ne prennent pas les bénéficiaire de la cmu
    - des flics qui viennent à titre personnel, pour le compte d’un ami, régler un différents ou expulser ...
    - j’en passe et des meilleurs ...

    Ne sommes nous pas un des pays ne faisant pas partie du peloton de tête de ceux les moins corruptibles ?

    Mais surtout que personne ne commence à balayer devant sa porte ... surtout pas ... ce serait la rupture ...

  • Le_semeur_de
    • Posté à 08h44 le 23/01/2008
    • Internaute 25241

    Remarque :

    avant c’était « 2 zones » ...
    Maintenant c’est une intégral 5 zones ...

    Soit donc au même titre que les bénéficiaires du RMI et de la CMU ... qui eux doivent renouveler tous les 3 mois avec justificatif ...

    Il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes ;)

  • tardif
    • Posté à 09h29 le 23/01/2008
    • Internaute 26271

    Vous ouvrez enfin la question de la corruption chez les journalistes ? Car c’est bien comme ça que ça se nomme, non ? Il faut bien un jour utiliser les gros mots qui fâchent.

    Vous faites un sort à la question des cadeaux. Parlons donc aussi un peu des « ménages », ces petits boulots grassement payés, qui n’ont pas de rapport direct avec le journalisme, mais que certains journalistes acceptent discrètement (animer des conférences professionnelles, participer à des formations internes aux entreprises, et autres petits travaux de rédaction publicitaire en tous genres...).

    Je connais de « petits » journalistes pour lesquels ces ménages représentent plusieurs milliers d’euros de revenu douteux supplémentaire par an. Alors les « gros » journalistes, combien ?

    Je dis « douteux », car ces « ménages » ne sont pas proposés par n’importe qui à n’importe qui. Le Medef, les Chambres de commerce, les écoles de commerce, les grandes entreprises, et toute une myriade de discrètes officines qui gravitent autour d’eux chargées de « réaliser des études » et de « mener des réflexions », en sont les principaux pourvoyeurs. Les journalistes économiques et politiques en sont les principaux bénéficiaires.

    Des conséquences sur l’information ? Elles sont nombreuses et pas forcément facile à voir et à comprendre par les lecteurs. Des infos mieux placées, en tête de page, au bon moment, d’autres discrètement évacuées dans les « fins fonds » du journal, de préférence en retard, ou au moins à contre temps, une présentation subtilement déséquilibrée en faveur de l’une des parties, des informations un peu gênantes discrètement supprimées du tableau. Certes, il ne faut pas que ça se voit trop, on fait ça par petites touches, légèrement, jour après jour...

    Et la réponse fournie par ces journalistes qui assurent qu’ils peuvent toucher ces cadeaux et cet argent tout en restant soi-disant indépendants est une escroquerie de plus. C’est de la corruption et rien d’autre.

    Cette gangrène ronge toute la profession. Faisons les comptes : Augustin Scalbert relève déjà que toute la presse spécialisée est touchée (automobile, tourisme, presse féminine, décoration et loisirs, etc.). J’ajoute que la presse économique et politique l’est aussi. Alors quel secteur reste encore propre ? Les mots croisés ? Vérifions tout de même ! On ne sait jamais.

    • kawouede
      kawouede répond à tardif
      • Posté à 12h09 le 23/01/2008
      • Internaute 27995

      Dans le même genre (mais il faut payer pour s’abonner : ce site fonctionne sans pub ni corruption) lire sur @si
      Lien
      On y apprend comment les journalistes sont invités à des week end à Courchevel depuis quelques années - au nom d’une remise de prix par ailleurs légitime (prix du blog collectif à Politis, etc.)

  • emmanuelco
    emmanuelco
    vendeur smicard à paris
    • Posté à 09h24 le 23/01/2008
    • Internaute 25880
      vendeur smicard à paris

    C’est peut-être aussi pour çà qu’il n’ y a jamais d’enquête dans la presse sur le rapport entre l’augmentation démesurée permanente des titres de transports( très largement au -dessus de l’inflation officelle ou officieuse) et les salaires des pontes de la RATP, les doubles ou multiples casquettes des susdits pontes et le réinvestissement hypothétique des immenses revenus publicitaires de la RATP dans le service public en personnel et matériel.

  • Tophee
    Tophee
    en haut a gauche
    • Posté à 09h57 le 23/01/2008
    • Internaute 2159
      en haut a gauche

    N’est-ce pas la l’arbre qui cache la foret ?

    Que ces petit cadeaux soit de nature a edulcorer les article de certains, je ne n’en doute pas. Meme si je pense (naivement ?) que la majorite des journaliste reste honete.

    Qu’en est-il par contre de la direction des journaux et magazine ? La, on ne parle plus de petit cadeaux mais de juteux contrat publicitaire. Quel journal de mode vas critiquer l’oreal, par exemle, au risque de perdre leur budget pub ?

    A ma connaissance, seul le Canard Enchaine a fait le choix de refuser toute pub, et ils ne s’en porte que mieux. Ils peuvent sortir plein d’information que les autre media se pressent de cacher sous le tapis, et c’est pour cela que les gens l’achetent !

    • Myrphoin
      Myrphoin répond à Tophee
      Ecureuil en ALD
      • Posté à 10h43 le 23/01/2008
      • Internaute 26793
        Ecureuil en ALD

      « Charlie Hebdo » a aussi fait ce choix de se passer de pub pour vivre.

      Mais comment faire autrement quand Gébé disait : « La publicité nous prend pour des cons. La publicité nous rend cons ».

      • madfix
        madfix répond à Myrphoin
        programmeur de la machine à (...)
        • Posté à 15h25 le 23/01/2008
        • Internaute 18168
          programmeur de la machine à (...)

        « Charlie Hebdo » n’est absolument pas un périodique sans pub !
        Chaque semaine, un encart de pub pour « Libération », en général dans la page de l’ours.
        Cette semaine (N° 814) cette pub est en page 12, en bas à gauche.

        Le « Canard Enchainé » reste donc seul en lice pour la presse indépendante.

        Depuis l’arrivée de Philippe Val à la rédaction, cet hebdo est devenu un organe tout lisse, sans saveur.
        Les critiques acerbes du Canard sur Libé ne se retrouvent bizarrement pas dans Charlie, allez comprendre ; -)

        Sans Charb, Cavanna, Siné et autre Tonton Bernard, nul doute que j’aurais cessé d’acquérir ce truc chaque semaine.

  • Servais-Jean
    • Posté à 10h09 le 23/01/2008
    • Internaute 4591
      43

    Ce qui se fait pour les journalistes se fait en beaucoup plus important dans d’autres professions.
    Souvenez vous des croisières en mer de Chine payées aux cardiologues, et leurs conjoints, qui prescrivaient du Rénitec. Epinglés par la Sécu, les laboratoires ont baissé le prix de ces médicaments.
    Des petits cadeaux, parfois assez importants, se font partout où il y a de l’argent à gagner. Celui qui a quelque chose à vendre fera toujours des cadeaux à celui qui achète ou qui fait acheter. Ca commence par les commerciaux qui ont un pourcentage sur leurs ventes, et ça finit aux services des marchés des entreprises, privées ou publiques.
    Mais ce n’est pas pour ceux de la France d’en bas.

  • xfan
    • Posté à 11h33 le 23/01/2008
    • Internaute 17537

    qu’est ce qu’il y a Mr Scalbert ?
    on pique sa petite crise parceque vous n’avez pas été sélectionner par la RATP en temps qu’heureux élu à la carte 5 zones annuelle gartuite ?

     ;)

  • bocace
    • Posté à 11h53 le 23/01/2008
    • Internaute 3077

    Rien de surprenant
    La déontologie dans ce cas ou ailleurs, on en parle beaucoup mais pour ce qui est de la pratiquer...

  • JA7
    JA7
    • Posté à 12h02 le 23/01/2008
    • Internaute 19832

    Je prends la liberté d’apporter mon témoignage. Cela fait plusieurs années que je travaille dans le tourisme, et notamment au niveau des « relations presse », et je peux vous confirmer que ce soit les médias français, belges, anglais, néerlandais ou allemands (les seuls que j’ai pratiqués), il est extrêmement rare que la rédaction s’oppose à nos invitations de « voyages de presse ». Concrétement, on prend tout en charge : le transport, l’accompagnement, l’hébergement, la restauration, les petits cadeaux sur place (une bouteille de champagne, des produits locaux, etc.) et je peux vous garantir que ça ne gêne pas les journalistes présents.
    Les retours écrits que l’on obtient sont systématiquement positifs, voire dityrambiques, même quand les choses ne se passent pas si bien sur place. Pourquoi ? Tout simplement pour être sûr d’être invités de nouveau, car la réalité, c’est que la plupart des rédactions n’ont pas les moyens pour envoyer leurs journalistes sur place, et qu’elles utilisent même ces voyages comme une variable « bonus » pour récompenser certains de leurs journalistes (il arrive fréquemment que le journaliste accueilli ne soit pas le spécialiste tourisme du journal).
    Enfin, j’ajoute qu’il en va de même de la presse écrite, de la radio et de la télévision, et que ces derniers temps, les pratiques ont tendance a carrément déraper, avec des publications qui se tournent directement vers nous en nous promettant des articles en échange d’achat d’espace.
    Je me suis beaucoup heurter à mes directions et partenaires sur cette question, car avant de bosser dans le tourisme, j’avais une conception de l’éthique journalistique qui ne me permettais pas d’appréhender le fonctionnement vicié du systéme.
    Malheureusement, on vous explique rapidement que toutes les destinations touristiques font cela (villes, départements, régions, pays). Et parfois, on parle de voyages à Tahiti pour 15 journalistes...

    • Elle anonyme
      Elle anonyme répond à JA7
      Béotienne
      • Posté à 23h55 le 23/01/2008
      • Internaute 24737
        Béotienne

      J’abonde dans votre sens, j’ai aussi été confrontée à ce système : séjours à la carte tout compris, y compris les extra, promesses d’articles pour l’achat d’espaces publicitaires.

      De plus, les informations données dans les articles ou reportages (quand il y en a, parce que cela arrive aussi de se faire rouler en n’ayant aucun retour sur investissement) sont parfois erronées. Ce qui pose un problème quand un article annonce une prestation ou une activité qui n’existe pas. Imaginez la déception des touristes et le cauchemar des personnels d’accueil des offices de tourisme. Pour éviter cela, j’ai parfois demandé à lire l’article avant parution, et à chaque fois, j’ai été rembarée au nom de la sacro sainte déontologie !

      • Petite voix
        • Posté à 13h52 le 24/01/2008
        • Internaute 26158

        JA7, ELLE, je comprends votre écoeurement... toutefois... pourquoi entretenir cette corruption ? Pourquoi céder à ces journalistes véreux ? Pourquoi ne pas envisager d’autres moyens de communication (plus d’infos, de vidéo, de textes sur le net, par exemple... mais aussi création de concours de reportages, de projets d’aide au développement etc...).

        Tant que vous n’accepterez pas les critiques et l’analyse consumériste de vos produits et destinations, tant que vous ne romprez pas les amarres avec cette clique de profiteurs, tout ce qui paraîtra dans la presse concernant vos activités demeura suspect, douteux... Si la presse n’est pas en mesure de faire son auto critique et si elle se refuse à ne plus vous utiliser comme de véritables vaches à lait pourvoyeuses de vacances à moindre frais, osez votre propre petite révolution ! Changez !

        De toute manière, avec l’avènement de sites consuméristes internationaux comme Tripadvisor et la masse des forums de conseils, qui pourrait encore survoler le joli papier en couleur de Mme Duchmol sans se dire « whouaa… ils l’ont gâtée la journaliste »… Il est vraiment temps que tout cela cesse…

         
        • Elle anonyme
          Elle anonyme répond à Petite voix
          Béotienne
          • Posté à 22h34 le 24/01/2008
          • Internaute 24737
            Béotienne

          Je suis d’accord avec vous, bien des fois j’ai dis à mes supérieurs de privilégier d’autres formes de communication. Surtout, qu’au quotidien, l’accompagnement de certains journalistes n’était pas une sinécure. Mais mes supérieurs ne voulaient pas prendre le risque de ne pas répondre aux demandes et préféraient des articles erronés que pas d’article du tout. C’est le système, et c’est bien malheureux.

        1 autres commentaires
  • Monpetit
    • Posté à 12h26 le 23/01/2008
    • Internaute 29468

    Je co signe, de l’autre côté de la barrière et de la frontière, au témoignage de JA7
    J’aimerais avoir la liste des rédactions qui refusent les voyages de presse pour leur rubrique tourisme ou qui les payent aux organisateurs ! La majorité profitent largement de ces voyages et savent remercier par d’élogieux papiers ceux qui les ont accrédités. Il est étonnant de constater à quel point certaines attachés de presse sont... attaché(e)s à « leurs » journalistes et oublient singulièrement de convier ceux qui ne sont pas assez reconnaissants. Quant à payer le voyage de presse aux organisateurs, cela serait déjà bien si la majorité des rédactions remboursaient les frais de reportage de leurs pigistes. Qui, dans un souci d’honnêteté, tentent, de plus en plus difficilement, de monter des reportages par eux-mêmes.

  • Prolo du livre
    • Posté à 13h07 le 23/01/2008
    • Internaute 12784

    Dans le Livre, le phénomène est le même...

    Des « Services de presse », des nouveautés ou des bouquins que l’on (l’éditeur) souhaite mettre en avant, soit par l’actualité, soit que l’on souhaite que ça soit l’actualité...

    Alors quand ces mêmes journalistes sont directeurs de collections, ou auteurs, des éditeurs qu’ils sont censés critiquer, comme dans le cas du Monde des Livres et Gallimard...

    Certains journalistes (j’ose même pas dire critique) demandent même un résumé du bouquin avec...

    Il y’a quelques années, en bossant dans une librairie BD, le journaliste du régional du coin (La Provence, rhââââ Lagardère...not lovely...) responsable de la chronique BD, passait une fois par mois nous revendre un carton plein de BD, tirages de tête, ex-libris, tiré-à-part, coffrets, éditions spéciales, souvent pour une valeur autour du millier d’euros...
    Ce journaliste, spécialisé BD, n’avait même pas la descence, ni de nous cacher l’origine de ces BD, ni de ne pas nous affirmer que sa bibliothèque était vide...

    Tu ne chroniqueras que celui qui t’a rapporté le plus...

    • Tophee
      Tophee répond à Prolo du livre
      en haut a gauche
      • Posté à 13h30 le 23/01/2008
      • Internaute 2159
        en haut a gauche

      Ce que vous nous raportez ici me semble etre l’oeuvre d’amateur. Je ne sait pas comment cela se passe ne france, mais je peut vous affirmer que si vous lisez les pages literaire du Guardian, vous verez en bas de chaque « critiques » (Pub ?) un petit encar qui vous explique ou echeter le livre en vous connectant sur le site oueb di journal. Depuis que cela existe, je ne me souvient pas avoir vu un livre se faire descendre...

  • Alain59
    • Posté à 13h12 le 23/01/2008
    • Internaute 28521

    Vous n’avez pas compris.
    Il s’agissait simplement de remercier par un petit geste tous les journalistes qui ont si merveilleusement bien couvert les dernières grèves en dénonçant aussi souvent que possible les preneurs d’otages.
    Grâce à eux, les salariés y réfléchiront à deux fois avant de faire grève pour défendre de honteux privilèges (que n’ont pas les journalistes par ce cadeau n’est-ce pas ?)et le service n’en sera que mieux rendu.

  • parousnik
    • Posté à 13h53 le 23/01/2008
    • Internaute 18991

    Intégrité contre un ticket de métro... Et en plus ils vaudraient que nous achetions leurs torchons cousus de propagande et de publicité. Je me marre !

  • Philippe Madelin
    Philippe Madelin
    Journaliste
    • Posté à 13h57 le 23/01/2008
    • Journaliste 6366
      Journaliste

    Je confirme que le principe d’une carte de circulation sur le réseau RATP attribuée aux journalistes en charge des questions de sécurité à PARIS, est opérationnel depuis très longtemps. C’était considéré comme une facilité accordée aux investigateurs, réservée aux accrédités auprès de la Préfecture de Police. C’est-à-dire les spécialistes police.« Dans mon temps », c’est-à-dire il y a plus de dix ans, je crois que l’avantage ne portait que sur deux zones. Le ticket était envoyé une fois par an, de façon discrète, avec les voeux. Surtout pas de distribution publique, qui me paraît tout à fait indécente : on tente de vous acheter et on le montre !
    Pour le reste, tout est connu depuis longtemps, ce qui ne justifie pas les grands et les petits arrangements.
    Dois-je ajouter que les rubriques beauté, mode, tourisme, gastronomie, aviation, voitures, cinéma sont l’objet de luttes féroces pour obtenir d’en être titulaire, avec à la clé prêts de véhicules, bonnes bouffes, voyages offerts sous des prétextes divers, notamment sur des tournages lointains pour le cinéma. En clair, pratiquement toutes les rubriques « loisir » sont suspectes, et à juste raison. Aucun code de déontologie n’a pu écarter cette peste, que l’attribution de la Carte de presse est censée éviter.
    Comme j’étais (comme je suis toujours) spécialiste de la criminalité et du terrorisme, évidemment les grands bandits, les escrocs, les véreux, les trafiquants de ceci ou cela ne m’invitaient pas. En Colombie, en Thaïlande, dans les bas-fonds de New-York. Dans les arrières boutiques des salles de marché.
    Quant aux « ménages » c’est encore un autre registre. Ce domaine est exclusivement réservé aux « grandes signatures », les petits en sont exclus. Il faut savoir que la plupart des journalistes dits « grands » - ceux que vous voyez à la télé, par exemple, on depuis longtemps perdu leur carte de presse, faute de respecter des critères pourtant assez laches de partage de revenus entre vraie presse et « publi-reportage », donc non presse .

    • parousnik
      • Posté à 16h00 le 23/01/2008
      • Internaute 18991

      Alors honnête et intégre journaliste, à quand une enquête sur les crimes, particulièrement crapuleux... ceux du 11 septembre 2001 à New-york ? Qui sont ces terroristes qui prennent le temps d’employer la démolition controlée pour démolir les symboles de l’extrême-capitalisme, deux tours de plus de 400 mètres de hauteur et un immeuble de 47 étages ? Ou sont les restes de l’avion qui s’est fracassé contre le pentagone ? Comment se fait-ii qu’un avion fait de vide et d’aluminium puisse transpercer des murs de béton armée de plusieurs décimètres...

  • Bon Scott
    • Posté à 14h33 le 23/01/2008
    • Internaute 24531

    rapt à la RAPT ....

  • robbybarbe
    • Posté à 14h57 le 23/01/2008
    • Internaute 12521

    - « Très discrètement, des représentants de la régie ont aimablement offert aux journalistes présents une carte intégrale 5 zones. Un sésame valable un an et que le quidam paie un peu plus que le montant d’un smic mensuel net, soit 1062,60€. »

    Et le pire c’est que certains de ces ’journalistes’ se font sûrement rembourser la moitié de leur titre de transport par leur employeur.

    Tout comme certains sont très forts pour se faire rembourser en notes de frais des repas qu’ils n’ont pas payé.

    J’ai travaillé en tant que salarié ou en tant que ’collaborateur’ dans de nombreux groupes de presse français et ce qui me révulsait le plus c’était de voir - lors des périodes des fêtes de fin d’année - tous ces gens avec des situations tout à fait correctes voire plus que confortables (du simple rédacteur jusqu’au PDG en passant par les directeurs de pub, de fabrication, etc) tenter de récupérer à l’oeil des objets, des gadgets et autres babioles qu’ils allaient ensuite faire envelopper de papier-cadeau pour les offrir aux membres de leur famille.

    Si certains agissaient de façon discrète, d’autres n’hésitaient pas à faire pression sur leurs collaborateurs pour récupérer (indirectement) du matériel, ou encore harasser les attachées de presse pour obtenir dans les délais (avant le 24 décembre) les produits qu’ils avaient parfois déjà promis à leur entourage/famille.

    Le plus hallucinant c’est que si certains ’journalistes’ sont tout à fait conscients de bénéficier d’avantages peu compatibles avec la supposée déontologie de leur profession - mais « tout le monde fait pareil » vont répondront-ils-, d’autres, beaucoup d’autres, n’ont même pas (ou plus) l’impression d’agir en contradiction avec les principes mêmes d’une « presse libre et indépendante »... car ils ne savent tout simplement pas (ou plus) de quoi il s’agit là.

    • ThomasLefebvre
      ThomasLefebvre répond à robbybarbe
      Rapatrié
      • Posté à 15h37 le 23/01/2008
      • Internaute 247
        Rapatrié

      Des noms !

      • Numerosix
        Numerosix répond à ThomasLefebvre
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 17h06 le 23/01/2008
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        André Bouchemard , de Paris Splash
        Jacques Brandin , du Nouveau Zob
        Pierre Petit , du « Coin »
        Elodie de St Séverin de « Grosses Bourges Madame »
        Julien Dupneu de « Bitume-Hebdo »
        Et enfin , Gilles Fluckestein , qui pige pour les sites Jesuispartout.com et La Gerbe42 

        Cette liste n’est pas limitative

        Vous voila bien avancé , maintenant ..

  • ras-la-patience
    • Posté à 17h16 le 23/01/2008
    • Internaute 10027

    pas très reluisant, et l’exemple qui vient d’en haut ( ?) ne risque pas de calmer le jeu.

  • StefanoBelbo
    • Posté à 18h48 le 23/01/2008
    • Internaute 25091

    Et le régime fiscal spécial dont jouissent les journalistes est-il moralement tenable ?

  • machinchose
    • Posté à 18h52 le 23/01/2008
    • Internaute 8651

    le plus fascinant c’est que tous les ans comme un beau marronier ces même journalistes qui nous ont vendu le sarkozy-qui-ne-fait-pas-de-bourdes, qui nous prennent de haut tout le temps, qui ont oublié ce que signifie payer le restaurant, partir en voyages sans avantages etc. (ET JE NE PARLE QUE DES « JOURNALISTES LEADER D’OPINION », keep cool) se demandent dans de grands dossiers pourquoi les gens n’ont plus confiance en eux... Télérama fait une belle couverture, l’express et libé interrogent des spécialistes des médias... alors qu’il suffirait de lire les commentaires de rue 89...

    pas ceux de libé parce qu’ils sont systématiquement censurés quand ils remettent en cause le journal...

    Il y a une déconnection du réel absolument démentielle entre certains directeurs de rédaction ou de service et le reste du monde. Au milieu je sais que mille journalistes tentent de faire un boulot digne et honnête mais ce ne sont pas eux qui décident ou signent l’édito.

    Pourquoi croyez vous qu’il y a tant de reportage sur la jet set ? c’est quand même plus sympa que d’enquêter à kaboul et ça fait de l’audience...

    c’est pour ça que j’aimerais beaucoup que de jeunes journalistes, des étudiants, nous racontent comment ils voient le métier.

    à courchevel, les pipoles « femmes en or » (dont, donc des journalistes) qui à longueur de temps crachent sur les assistés... ne portent pas leurs skis pour arriver en bas des pistes. On les leur apporte avec les chaussures et on récupère pour eux leur pompes. ils n’ont pas UN centime à dépenser ni pour le trajet, ni pour la boisson, ni pour la bouffe, on les emmène en boite aussi. Une ou deux semaines plus tard on vend les images dans les magazines pipoles avec machine qui ski et bidule qui tombe en riant.

    Dans le luxe, les journalistes sont couverts de cadeau presse très chics totalement exclusifs. Ils sont souvent nourris (ladurée pour les macarons) et désaltérés (champagne dont la marque dépend du groupe de luxe en question). S’ils sont en bons termes on peut leur préter des fringues éventuellement pour les occasions.

    Si vous êtes annonceur dans un magazine féminin et que cela fait deux ou trois fois que rien de chez vous n’est passé dans les pages modes, un petit coup de fil amical « ma chérie » et ce sera vite réglé.

    Le pb c’est que même là, dans le domaine du féminin ou certaines journalistes sont payées rien de moins que des fortunes, elles sous-traitent à des armées de free lance plus ou moins payés au lance-pierre le gros du boulot. Comment peut on considérer qu’un seul membre d’une rédaction d’un magazine qui comprend au moins autant de page de pub que de contenu peut légitimement se qualifier de « journaliste »... un mauvais article et c’est un budget qui saute. Autant dire que c’est inenvisageable.

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