Témoignage 30/12/2010 à 11h23

Kafka à Roissy : mon bébé et moi dans la folie sécuritaire

Coralie Desbois | Professeur


Des voyageurs devant le panneau d’affichage de l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, le 20 avril 2010 (Gonzalo Fuentes/Reuters).

(De nos archives) Ils arrivent jusqu’à nous le plus souvent via la boîte mail « contact@rue89.com », parfois par le téléphone ou par quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît Rue89. D’autres apparaissent dans les commentaires.

Certains témoignages nous touchent ou retiennent notre attention, parce qu’ils nous semblent incarner ce qui agite notre société : leur « ordinarité », exemplarité, la sincérité, la manière dont ils sont rédigés.

Nous contactons alors l’auteur, nous évaluons la légitimité de son témoignage, et l’aidons à le préciser, ou le simplifier en l’avertissant que les riverains viendront ensuite donner leur avis sur sa vie, et que ça peut être rude, parfois.

Jusqu’au 4 janvier, nous sortons de nos archives 2010 neuf de ces témoignages parmi les plus représentatifs des contributions des internautes.

Ce sont également ceux, pour la plupart, que nous avons sélectionnés dans le dernier numéro du mensuel de Rue89, en kiosque jusqu’à la fin du mois de janvier, et qui retrace un an de Rue89.


Je suis une habituée du train. Quand ma mère m’a appelée pour me dire que ma grand-mère était décédée, j’ai naturellement pensé me rendre à Toulouse avec mon fils de 2 mois en train. Il est habitué, je lui ai fait traverser la France deux fois.

Malheureusement, comme je ne suis pas sûre d’avoir une place assise ni de couchette, car j’effectue ma réservation tardivement, je me vois obligée de me rabattre sur l’avion. Comme je n’ai pas trop l’habitude de ce moyen de transport, j’appelle le numéro de leur service client pour demander ce qu’il convient de faire avec un bébé en bas âge. On m’explique la marche à suivre. Je note sur un papier :

« Se présenter à un guichet “vente” avant le vol pour faire éditer un billet pour le petit. »

Je demande si c’est tout. On me répond que oui.

Le soir du départ de Roissy - Charles-de-Gaulle, le 4 juin, je pars en RER avec mon fils Joseph en écharpe contre moi et mon mari qui m’accompagne afin de m’aider avec mes bagages et me soutenir dans ce moment difficile. Arrivée à l’aéroport, une hôtesse, sur présentation de ma seule carte d’identité, édite un billet pour Joseph après m’avoir demandé sa date de naissance.

Je me rends donc au bureau de pré-enregistrement des bagages, où l’on vérifie vos papiers une première fois. J’ai une valise-cabine dont la roue est cassée et qui contient toutes les affaires de mon fils et les miennes.

Une hôtesse souriante me demande ma pièce d’identité ainsi que celle du petit. Je lui tends seulement la mienne, en lui disant que mon fils n’a que deux mois et qu’il n’a pas encore de pièce d’identité, ce qui pour moi est évident, d’autant plus qu’on ne me l’avait pas dit au téléphone.

« Vous ne regardez jamais les informations ? »

L’employée grimace et ouvre de grands yeux en me demandant mon livret de famille, pièce que je ne savais pas revêtir une quelconque importance puisqu’il n’y figure aucune photo.

Sentant que la dame au bout du fil a oublié de me prévenir de quelque chose de capital, je lui montre la carte SNCF « enfant + » de mon fils (avec photo) ainsi que son carnet de santé. Elle prend connaissance de ces documents et les emporte au bureau des enregistrements où ses collègues et elle, après un conciliabule assez long, décident qu’ils ne peuvent pas me laisser partir dans ces conditions.

La dame revient m’annoncer la nouvelle. Je suis estomaquée, sans doute parce que je suis une habituée de la liberté du train. Elle s’exclame sur le ton de l’évidence :

« Mais avec tous ces enlèvements d’enfants ! »

J’avoue qu’à cet instant, la perspective de ne pas pouvoir rejoindre Toulouse à temps me fait perdre patience. J’ouvre ma valise pour en sortir tout ce qui prouvait que mon bébé était bien le mien, pour rien. L’employée continue :

« Vous ne regardez jamais les informations ? »

Je pousse un soupir, essaie de me calmer. Mon mari, moins aimable, leur dit que ce bébé ne peut pas être volé « à moitié » : ou ils appellent la police ou ils nous laissent passer !

L’impression de parler à des robots

Les deux hôtesses ne veulent rien entendre. J’appelle ma mère pour lui annoncer que je ne pouvais pas partir, et je fonds en larmes devant les employées. Elles acceptent alors de nous replacer sur un vol le lendemain matin à 7 heures plutôt que celui de 14 heures, qui me ferait rater les obsèques.

C’est précisément sur ce vol que doit partir ma sœur aînée. J’accepte. Je suis épuisée, j’ai l’impression de parler à des robots.

Nous nous rendons tôt à l’aéroport le lendemain avec ma sœur. La veille au soir j’ai vérifié la réservation sur Internet sans quoi je n’aurais pas pu fermer l’œil. Pourtant, en arrivant à l’aéroport -toujours avec mon bébé mais cette fois avec une valise trop grosse pour la cabine car l’autre était cassée-, la réservation a disparu. Je ne peux donc pas partir.

A cet instant, je suis profondément désespérée, d’une tristesse totale.

Ma sœur, dans le même état, s’énerve comme moi la veille. L’hôtesse admet que la règle du livret de famille est excessive quand on voyage en France. Elle est humaine, elle compatit.

L’heure tourne et on cherche à nous trouver une place sur le vol. Heureusement, il reste une trace de la réservation de la veille quelque part, et on me croit donc. Mais on m’explique qu’on m’a replacée sur un vol plein et que la réservation s’est effacée à minuit.

Les appels se succèdent, j’ai l’impression que la chaîne d’autorisation est longue pour nous sortir de cette situation. Heureusement, mon fils est calme contre moi malgré ma tension. Plus de place du tout, me dit-on. Je m’abaisse à supplier, je veux juste partir.

L’hôtesse du guichet d’embarquement, qui a tout de suite compris le problème, fait des pieds et des mains contre une série de refus interminable. Finalement, on me débloque une place sur le vol mais comme l’enregistrement est terminé, je ne peux pas prendre ma valise.

Je dis que ça me va, que je la laisserai à la consigne.

« Ah non, il n’y a plus de consigne depuis les “événements”. »

L’hôtesse, qui décidément veut notre bien, court vers un guichet et demande à un homme s’il est possible qu’il fasse passer ma valise.

« Vous n’aviez qu’à arriver à l’heure »

Il nous répond froidement « non », indiquant que nous n’avions qu’à arriver à l’heure. A ces mots, nous nous écrions que nous étions à l’heure. Il nous dit que ce ne sont pas ses affaires et arrache les cartes d’embarquement si durement obtenues des mains de l’hôtesse pour les annuler.

Elle les lui prend à son tour en disant qu’elle trouvera une autre solution.

Là, ma sœur s’écrie « Bon, allez, on vide la valise. » Je me plie en deux avec mon fils pour vider à toute hâte le maximum de mes affaires (couches lavables...) dans nos sacs à main, mais aussi dans des sacs plastiques sous les regards de passagers alertés par nos pleurs et supplications et celui, froid, de l’homme qui a ordre de ne pas prendre cette valise.

Je lui dis qu’il me donne envie de vomir et lui tends ma valise vide. Il me répond -comble du sécuritarisme- qu’il n’a pas le droit de prendre une valise vide.

L’hôtesse lui dit elle-même « Mais elle est vide ! », bien consciente que c’est interdit mais lui demandant un effort. Il ne veut rien entendre, et l’hôtesse court vers la porte de l’aéroport. L’avion est censé partir cinq minutes plus tard.

« Je suis si contente que vous puissiez partir »

A ce stade, je fais entièrement confiance à cette dame, la seule avec sa collègue du point « vente » qui a montré depuis la veille une sympathie humaine alors que tous les autres ont agi comme des robots aux ordres, terrifiés d’enfreindre la moindre règle même ponctuellement. Même lorsque leur bon sens leur criait sans doute que
jamais nous ne pourrions attenter à la sécurité de qui que ce soit.

Je la suis en courant, en tenant mon bébé bien fort pour ne pas trop le secouer. Ma sœur court aussi avec nous, mais l’hôtesse lui dit de partir rapidement sinon elle aussi ratera l’avion. Elle m’embrasse en pleurant .

A cet instant, je suis sûre de ne pas pouvoir être avec ma famille en ce jour si triste.

Finalement, l’homme de la sécurité accepte de prendre la valise vide. L’hôtesse et moi courrons vers les portails, où elle doit enlever ses ballerines. Je pose mes sacs plastique sur le tapis, je suis dans un état de panique. Elle court au devant pour prévenir de ma venue. On appelle mon nom à la porte d’embarquement.

L’homme me court aussi après pour me demander mon identité afin d’avoir une chance de retrouver ma valise. Comme il n’était pas obligé de le faire, je le remercie à plusieurs reprises, même d’essayer. J’arrive à la porte d’embarquement et l’hôtesse insiste pour m’aider à porter mes sacs en plastique dans le couloir qui mène à l’avion.

Avant de me laisser, je prends le temps de la remercier. Quelque chose de terriblement beau et humain se passe. Elle fond en larmes et me dit : « Je suis si contente que vous puissiez partir. » Je la serre dans mes bras.

Je tiens ici à la remercier encore pour son humanité et sa compassion.

Témoignage initialement publié le 15 juillet 2010.

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  • ismet222
    ismet222
    democrate
    • Posté à 15h39 le 15/07/2010
    • Internaute 60772
      democrate

    vous les gringos etc.. tant que l’on ne parle pas de politique, de crimes etc.. c’est pas rentable.. vous savez on est jamais obligé de lire un article de manger ce que l’on aime pas, ni même de regarder la télé. cet article est intéressant sur le fonds après que RUE décide ou non de le publier c’est le problème de la rédaction. Encore une fois personne ne vous force à......Mais vous les gringos etc.. vous savez tout, voulez décider de ce qui est bien, et ne voir que ce que voulez voir.. Ce qui est drôle ce sont vos commentaires sur d’autres sujets appelant à l’ouverture, la tolérance et vous êtes les premiers à juger ce que chacun doit savoir ou non. soyez ouvert et objectif je vous assure que cela fait un grand bien au cerveau.

  • Tropicaleyes
    Tropicaleyes
    Jean-Christophe, En Slim, (...)
    • Posté à 12h38 le 15/07/2010
    • Internaute 95001
      Jean-Christophe, En Slim, (...)

    Y’a une nouvelle rubrique essai roman Arlequin ?

    • A déménagé le 04-03-2012
      • Posté à 14h24 le 15/07/2010
      • Internaute 89071
        non connue

      J’ai pensé à la même chose en lisant cet article.

      Rue89 veut absolument nous arracher une larme. Pourquoi ? Pour nous montrer qu’ils sont humains, pour dénoncer la sécurité dans les aéroports qui a pour but de lutter contre le terrorisme bien réel ?

      Je ne sais pas.

      • FabiendeMénilmontant
        FabiendeMénilmontant répond à A déménagé le 04-03-2012
        journaleux - blogueur
        • Posté à 15h43 le 15/07/2010
        • Internaute 14145
          journaleux - blogueur

        D’autant qu’il n’y a rien de bien neuf…
        Né en France en 1963, j’avais un passeport PERSONNEL ET INDIVIDUEL un mois plus tard pour rejoindre ma famille, vivant en Tunisie, car un livret de famille (avec mes parents Français et mariés) était évidemment insuffisant.
        Plus près de nous, en 1988, pas pour prendre l’avion, mais simplement pour entrer dans un aéroport en zone sous douane assister à une conférence de presse, j’ai été refoulé car j’étais avec ma fille, âgée de quelques mois (et que j’avais en « poche kangourou ») : je ne lui avais pas encore fait de papiers d’identité ! La semaine suivante, elle était ajoutée sur mon passeport, et après je n’ai jamais rencontré ce problème (à l’époque, les enfants n’étaient pas tenus d’avoir des papiers personnels).
        Quel est l’intérêt de ce témoignage ? Montrer qu’il est possible de déroger à une réglementation internationale drastique à la tête du client ? On le savait depuis longtemps…

      • haiker
        • Posté à 15h54 le 15/07/2010
        • Internaute 29253

        Pour vérifier l’état de vos glandes lacrymales.

        Mais bon, des problèmes cardiaques peuvent bloquer le bon fonctionnement de ces glandes. Parfois.

        Par ailleurs, les procédures de sécurité en cause ne visent en aucun cas à lutter contre le terrorisme « bien réel » comme vous dites, mais l’enlèvement d’enfant.

        J’ai beau avoir 3 enfants, je n’ai jamais considéré quelqu’un qui m’enlèverait l’un d’entre eux comme un terrorisme.
        Parfois, lorsque la fatigue est trop grande - et j’insiste sur le caractère purement humoristique de ce qui va suivre, nullement comme un manque de respect envers les vrais victimes d’enlèvement - je le verrais plutôt comme un sauveur. Après un peu de sommeil, c’est parti, mais il n’est toujours pas un terrorisme pour autant.

        Faudrait voir à pas tout confondre.

        Ici, le problème c’est de devoir justifier de son lien parental alors qu’on se déplace à l’intérieur d’un territoire que, en théorie, l’on est libre de parcourir.

      • Zombieland
        Zombieland répond à A déménagé le 04-03-2012
        C'est du zombie français, (...)
        • Posté à 16h10 le 15/07/2010
        • Internaute 110441
          C'est du zombie français, (...)

        Parfois, je me demande si l’on vit sur la même planète...

        La lutte contre le terrorisme « bien réel » ? Demander la pièce d’identité d’un bébé ou un livret de famille permettraient de lutter contre Al Quaïda ? Et bien... Même les américains n’y ont pas pensé... Pas à dire, la France est toujours à la pointe du progrès.

        Mais comme dit précédemment, le problème était la lutte contre les enlèvements d’enfant. Et dans ce cas là, il n’y avait pas à faire autant de zèle. D’autant plus que tout étant enregistré, filmé, codifié, s’il y avait eu vraiment enlèvement, il était facile de retrouver tout ce petit monde. Bref, toutes ces complications bien inutiles...

        Mais je suis sûr que vous auriez tout accepté, M. gringo4c, pour la défense de notre belle patrie !

         
        • A déménagé le 04-03-2012
          A déménagé le 04-03-2012 répond à Zombieland
          non connue
          • Posté à 17h15 le 15/07/2010
          • Internaute 89071
            non connue

          J’ai l’impression que vous jouez tous à celui qui refusera de regarder les choses en face.

          La majorité des protocoles sécuritaires dans les aéroports sont d’une manière liés aux questions de lutte contre le terrorisme. Ensuite, si vous préférez vous pencher sur l’histoire de la carte d’identité du bébé plutôt que sur celle de la valise, libre à vous.

          Par contre, c’est intéressant de voir que même comme ça, vous préférez rappeler que l’histoire du bébé n’a rien à voir avec le terrorisme plutôt que de remettre en cause l’intérêt d’une telle mesure qui est destinée à lutter contre l’enlèvement d’enfants. Dans votre cas particulier, vous arrivez même à reléguer un enlèvement d’enfant à une affaire facile à résoudre, parce que tout est codifié, enregistré, filmé. Faudra m’expliquer pourquoi on retrouve pas tout les enfants alors. Sans compter que les enlèvements d’enfants par avion, ce n’était pas quelque chose de courant il y a encore quelques années. Essayez de faire le même coup dans un pays d’Amérique du Sud, même pour un voyage régional, sans autorisation écrite des deux parents vous ne passez pas la frontière.

          Quant à moi, je n’aurais pas emmené mon bébé pour un voyage de dernière minute, je l’aurais laissé à mon mari, ou plutôt à ma femme. Pas pour la belle patrie, mais pour m’éviter des complications inutiles.

          • yamato
            • Posté à 20h37 le 15/07/2010
            • Internaute 21748

            « Dans votre cas particulier, vous arrivez même à reléguer un enlèvement d’enfant à une affaire facile à résoudre, parce que tout est codifié, enregistré, filmé. Faudra m’expliquer pourquoi on retrouve pas tout les enfants alors. »

            Soyez logique, mon cher Gringo, c’est pace que le plus idiot des kidnappeurs sait que les aéroports sont truffés de caméras. En général, donc, ils se cachent, voyez-vous. Ce qui souligne l’imbécilité de l’acharnement procédurier du personnel d’aéroport (ils suivent les ordres, non ? ...)

            « Quant à moi, je n’aurais pas emmené mon bébé pour un voyage de dernière minute, je l’aurais laissé à mon mari, ou plutôt à ma femme »

            Bien sûr...

            Enfin, mon cher, pour ce qui est du terrorrisme...Si vous saviez comme c’est facile de faire plonger un avion à 10 000 M !

          • Poppy00
            Poppy00 répond à A déménagé le 04-03-2012
            fraternaliste éclairante
            • Posté à 19h29 le 16/07/2010
            • Internaute 109915
              fraternaliste éclairante

            Ah ces hommes... Vous n’auriez pas emmener votre bébé pour un voyage de dernière minute... Peut être n’avez vous pas fait attention mais un bébé de DEUX mois tête encore sa mère... et vu que l’auteur parle de couches lavables, je pense bien qu’elle l’allaite... Elle ne peut donc pas le laisser pour quelques jours...

            Enfin vous devez être de ceux qui pensent les enfants comme des objets et pas comme des personnes...

            • A déménagé le 04-03-2012
              A déménagé le 04-03-2012 répond à Poppy00
              non connue
              • Posté à 17h29 le 17/07/2010
              • Internaute 89071
                non connue

              Pour coller parfaitement à l’image que vous semblez de faire de « ces hommes », je considère également les femmes comme des objets. D’ailleurs comme tout bon néandertalien qui se respecte, je les bats entre deux matchs de foot, juste avant ma 13ème bière journalière.

              Satisfaite ?

          • caramellec
            • Posté à 22h33 le 16/07/2010
            • Internaute 63157

            on ne peut pas laisser plusieurs jours une bb allaité et celui-ci l’est, soyez-en sûr, s’il peut faire tout ce bazar calmement. Je crois aussi que cette personne pointe le fait qu’on peut très bien voyager en train sans pièce d’identité pour son bb mais pas en avion même en vol intérieur. Et elle a raison, c’est totalement absurde.
            Quant au reste, la France est un pays où la plupart des gens sont dans l’ensemble totalement dépourvus d’empathie, de sentiment d’obligation à la politesse et prompts à juger sans savoir (vous n’aviez qu’à arriver à l’heure, quant à moi JE...). Il suffit justement d’avoir fait un tour aux EU (où on ne peut rentrer sans que tous y compris les bb aient un passeport individuel) pour voir la différence avec l’idée d’un service au public.

          • NA.
            NA. répond à A déménagé le 04-03-2012
            non connue
            • Posté à 01h00 le 17/07/2010
            • Internaute 29554
              non connue

            Il ne s’agit pas de votre sécurité mais de la bêtise de personnel mal formé et mal payé. Lorsqu’on se retrouve dans la situation de cette jeune mère tout le monde oublie que la personne importante dans cette histoire c’est elle ! Si elle prend le train, si nous prenons tous le train cela va être un peu difficile pour la personne derrière le comptoir.

            Il y a plein de problèmes ici : des exagérations « tous ces vols de bébés » cela veut dire quoi qu’il y a des avions entiers remplis de bébés volés ? Ou que les bébés volent comme des oies sauvages et qu’ils sont dangereux pour les avions ? Depuis quand doit-on présenter un papier d’identité pour un enfant mineur pour un voyage en France ? le livret de famille ne suffit-il pas ? Il y a une loi ? un réglement ?
            Et la réservation qui « saute » quelle honte ! encore plus de billets vendus que de places disponibles dans l’avion et le coup de la valise vide depuis quand ne peut-on pas prendre une valise vide et cela veut dire quoi ? une plume et on peut la prendre ?

            Mais c’est un tissu d’âneries tout cela... rien de plus... franchement croyez-vous sincérement que cette mère était dangereuse ?
            Si oui il va falloir m’expliquer en quoi !

        6 autres commentaires
      • kafountine
        kafountine répond à A déménagé le 04-03-2012
        Libérable
        • Posté à 16h28 le 15/07/2010
        • Internaute 76704
          Libérable

        Lutte contre le terrorisme ?

        L’autre fois, je me suis fait confisquer une bombe de mousse à raser (toute neuve, les boules...). Vous savez ce qu’elle en a fait la fille de la sécurité ? Elle l’a JETEE dans une poubelle. Si ça avait été une vraie bombe, je vous dis même pas le résultat...

        La vérité, c’est que ces gens appliquent des consignes sans y croire eux-même.

        Comme point final, arrivé à la maison, je me suis rendu compte qu’ils ne m’avaient pas confisqué mon rasoir. Mort de rire...

        La morale de cette histoire c’est que sous prétexte de sécurité, on en arrive facilement à l’absurde. On peut aimer, c’est un style...

         
        • adrienden
          adrienden répond à kafountine
          En quête de sens
          • Posté à 15h12 le 30/12/2010
          • Internaute 136586
            En quête de sens

          Il m’est arrivé la même chose avec un petit tourne vis, jeté à son tour dans un poubelle transparente sur le tarmac.

          Cela tient plus de la procédure robotisée que de la sécurité. Les gens ne réfléchissent pas à ce qu’ils font parcequ’ils sont obligés de le faire.

          C’est très panurgique tout ça.

      • kio
        kio répond à A déménagé le 04-03-2012
        urbain
        • Posté à 17h05 le 15/07/2010
        • Internaute 63657
          urbain

        « le terrorisme bien réel ? »
        wouahahahahahahaha !

      • ALPE
        ALPE répond à A déménagé le 04-03-2012
        assis derrière son ordinateur
        • Posté à 15h40 le 17/07/2010
        • Internaute 112984
          assis derrière son ordinateur

        Voici ma recette du hachis parmentier : vous tapissez le fond d’un moule avec du hachis, vous recouvrez de parmentier, et vous mettez au four. Dégustez chaud.

        Tout le monde s’en fiche, me direz-vous ? Ben ouais, probablement, tout comme des malheurs de cette dame, qui n’intéressent personne, et que RUE89 aurait pu laisser dans la corbeille ! ! !

         
        • nicobandit
          nicobandit répond à ALPE
          • Posté à 08h58 le 31/12/2010
          • Internaute 25897

          un peu comme ton avis, qui ne fait pas trop avancer le schmilblick

        1 autres commentaires
      • Molly Hatchet
        Molly Hatchet répond à A déménagé le 04-03-2012
        d'an emgann ! d'an emgann !
        • Posté à 12h27 le 30/12/2010
        • Internaute 125979
          d'an emgann ! d'an emgann !

        Et puis il faut être un peu crétin pour ne pas se renseigner sur les documents nécessaires pour voyager.

        Combiien se font refouler à l’embarquement de l’Eurostar faute de documents en cours de validité ?
        Ils ne rigolent pas les Anglais ...

  • artman
    artman
    indépendant
    • Posté à 12h40 le 15/07/2010
    • Internaute 49712
      indépendant

    Il y a parfois des toutes petites secondes de compassion et de générosité qui valent autant que des heures entières de stupidité et d’indifférence. Heureusement... Jolie petite histoire...

    • Mme Berthe
      Mme Berthe répond à artman
      grmbl
      • Posté à 17h41 le 15/07/2010
      • Internaute 113627
        grmbl

      Ah non ! là je ne suis pas d’accord du tout.

      Dans le cas cité par l’article (au demeurant très anecdotique), ce sont précisément les « heures entières de stupidité et d’indifférence » qui permettent aux « toutes petites secondes de compassion et de générosité » d’avoir lieu !

      Que ressentiriez-vous si vous passiez les portes de la salle d’embarquement sans le moindre problème (ce qui reste quand même la norme, après tout), et qu’une hôtesse d’accueil vous embrassait et vous lançait : « Je suis si contente que vous puissiez partir » ? Vous lui ririez au nez, et vous auriez raison.

      La morale de l’histoire est presque une incitation à chercher le malheur et les complications, afin d’y trouver des rémissions passagères qui ressemblent à du bonheur.

      • artman
        artman répond à Mme Berthe
        indépendant
        • Posté à 10h34 le 16/07/2010
        • Internaute 49712
          indépendant

        @Mme berthe
        La bouteille, à moitié vide, ou à moitié pleine ?

        2+1=3 ou 1+2=3 ?

        Quant à la « morale », il n’y a aucune morale ici, juste un petit sentiment anecdotique au sujet de l’article « très anecdotique ». Je n’ai aucune propension à une quelconque incitation à chercher le malheur, je laisse chacun s’inciter au bonheur comme il l’entend, et je ne comprends pas votre raisonnement alambiqué et votre démonstration par l’absurde pour prouver... quoi, je ne sais pas... Il donne en tout cas plutôt dans la... « complication »...

         
        • Mme Berthe
          Mme Berthe répond à artman
          grmbl
          • Posté à 14h39 le 16/07/2010
          • Internaute 113627
            grmbl

          Aïe ! Aïe ! Aïe !

          Faut relire Desproges, de temps en temps...
          Et puis pas toujours tout prendre au premier degré. Mais relire Desproges, surtout.

        1 autres commentaires
  • swing2010
    swing2010
    instit
    • Posté à 12h42 le 15/07/2010
    • Internaute 102523
      instit

    Il m’est arrivé le même genre de désagrément il y a quelques mois. partant en Martinique avec ma femme et mon fils de 14 ans, nous nous sommes aperçus à l’aéroport que nous avions oublié la carte d’identité de notre fils à la maison (à 500 km de là...). Mais nous n’avons pas rencontré de personne suffisamment chaleureuse pour nous aider. Aucun employé ni de la compagnie, ni de l’aéroport, ni des services de police n’a accepté de nous laisser partir, bien que nous ayions eu en notre possession tous les moyens de prouver que le garçon qui nous accompagnait était bien notre fils (livret de famille, photos et, surtout, la parole du gamin en question, âgé, je le répète, de 14 ans). La Martinique est un territoire français, il n’y a pas d’escale entre paris et les Antilles, mais non, il a fallu rentrer, annuler les billets, en acheter d’autres pour repartir, avec la carte d’identité. N’oubliez jamais vos papiers d’identité...

    • Doctor Saiyubito
      Doctor Saiyubito répond à swing2010
      Jeune fonctionnaire
      • Posté à 12h58 le 15/07/2010
      • Internaute 110941
        Jeune fonctionnaire

      Ce qui est scandaleux étant donné que vous vous déplaciez sur le territoire national et qu’il n’est pas obligatoire de posséder une carte d’identité en France (me semble-t-il).

      • I.P
        I.P répond à Doctor Saiyubito
        Flat4
        • Posté à 13h32 le 15/07/2010
        • Internaute 25391
          Flat4

        Bah oui mais « on » a le droit de contrôler votre identité quand même, et si vous n’avez rien sur vous vous êtes mal... surtout si vous avez une tête à vous nommer Rachid plutôt que François.

    • Doctor Saiyubito
      Doctor Saiyubito répond à swing2010
      Jeune fonctionnaire
      • Posté à 12h59 le 15/07/2010
      • Internaute 110941
        Jeune fonctionnaire

      Ce qui est scandaleux étant donné que vous vous déplaciez sur le territoire national et qu’il n’est pas obligatoire de posséder une carte d’identité en France (me semble-t-il).

      • A2B
        A2B répond à Doctor Saiyubito
        • Posté à 17h18 le 15/07/2010
        • Internaute 120128

        En réalité, mème se déplacant sur le territoire national, il faut prouver son identité pour pouvoir monter dans un avion car

        1) les billets émis sont nominatifs
        2) il y a parfois des vérifications de sécurité en amont (essentiellement pour les vols internationaux).

        C’est pour cela que l’on demande une pièce d’identité à tout passager. Et c’est aussi pour cela que le livret de famille peut suffire dans le cas d’un vol intérieur.

        Enfin, je tiens à signaler qu’ici le problème concerne l’identification d’un bébé, et que les mèmes qui hurlent à l’excès aujourd’hui seraient les premiers à s’étonner qu’une kidnappeuse puisse embarquer si facilement dans un avion. Dans des cas plus « légers », le personnel sait s’adapter. J’ai récemment pu prendre un vol dans l’espace Shengen avec un simple permis de conduire pour cause de perte de carte d’identité, ce document étant reconnu comme pièce d’identité en France.

         
        • Alain Pacifique
          Alain Pacifique répond à A2B
          enfin!! ça marche !
          • Posté à 21h59 le 15/07/2010
          • Internaute 24637
            enfin!! ça marche !

          « enfin, je tiens à signaler qu’ici le problème concerne l’identification d’un bébé »

          la bonne blague. qu’est ce qui ressemble le plus à un bébé ? un autre bébé.

          mes 2 enfants ont leurs passeports. les photos ont été prises alors qu’ils avaient à peine 2 semaines. je vous met au défi de les reconnaitre d’après la photo.
          à chaque fois qu’on passe le contrôle de police ou d’immigration dans un aéroport , je présente tous les passeports en même temps et , à chaque fois ces « experts » en physionomie sont incapables de reconnaitre les enfants.
          et je ne parle même pas des américains qui exigent un passeport biométrique pour tout le monde , y compris les bébés. à part grossir leur fichier , quel intérêt ?

        1 autres commentaires
  • penabranca
    • Posté à 12h44 le 15/07/2010
    • Internaute 62583

    Ambiance !
    On multiplie votre témoignage par quelques millions et on comprend mieux le délire général dans lequel s’enfonce la France.

    • DeSuisse-
      DeSuisse- répond à penabranca
      Je pense donc je gêne !
      • Posté à 12h55 le 15/07/2010
      • Internaute 101756
        Je pense donc je gêne !

      Quelques millions de quoi ?

      • penabranca
        penabranca répond à DeSuisse-
        • Posté à 13h08 le 15/07/2010
        • Internaute 62583

        De cas particuliers qui, une fois additionnés deviennent un climat général.

         
        • DeSuisse-
          DeSuisse- répond à penabranca
          Je pense donc je gêne !
          • Posté à 14h58 le 15/07/2010
          • Internaute 101756
            Je pense donc je gêne !

          Des milliards, tant qu’on y est !

          Quand on a une mentalité d’assiègé, on se sent assiégé, c’est indubitable.

        1 autres commentaires
    • flablog
      flablog répond à penabranca
      Intermittant
      • Posté à 13h00 le 15/07/2010
      • Internaute 120097
        Intermittant

      je suis tout à fait d’accord.

      Entre l’administration et tout ces services ou tout devient procédurier à l’américaine, c’est du délire.

      En 85 ça se réglait différemment. J’avais quelques mois (aucun souvenir bien entendu, mais ce que mes parents m’ont raconté).
      Ils vont en espagne, voir mes grands parents, pour la première fois après ma naissance.
      On passe les contrôle en france et on arrive en espagne (en Avion).
      Mais là le douanier chargé du contrôle des entrées ne veut pas me laisser passer (un bébé de 3 mois...) pour la même raison décrite dans l’article, défaut de papiers (malgré la présence du carnet de famille).
      Mes parents ont tranquillement dit : « D’accord. Nous ça va pas nous gâcher les vacances, on va vous laisser le bébé ». Et ils posent le landau sur le comptoir.
      Surpris, le douanier bégaye « Mais.. mais vous ne pouvez pas faire ça ! - Ah oui ? répondent-ils, on va voir ! - Non, j’appelle mon chef ! ».
      Sur ce le chef arrive, mes parents décrivent la situation, et le chef se tourne vers son subalterne et lui dit : « Mais t’es con ou quoi ? (originellement : ’Pero eres gilipollas o que ? ? ’) Laisses les passer, plus vite que ça ».
      Et c’était réglé.

      A part ça, j’ai eu de la chance, récemment, pour me rendre en Norvège et arrivant à l’heure à l’aéroport, je me rends compte que j’ai oublié ma carte d’identité. Mais l’hôtesse à été cool et m’a laissée passer avec le permis en me disant que je peux avoir des problèmes en Norvège et que je devrai m’en débrouiller et me faire envoyer la carte en attendant (ce que je fît). Mais je n’ai pas eu de soucis.

      Bref, c’est vrai que c’est devenu n’importe quoi, et qu’on a crée une société de flippés de la vie procéduriers comme jamais...

      • I.P
        I.P répond à flablog
        Flat4
        • Posté à 13h37 le 15/07/2010
        • Internaute 25391
          Flat4


        Bref, c’est vrai que c’est devenu n’importe quoi, et qu’on a crée une société de flippés de la vie procéduriers comme jamais...

        Cela fait longtemps que je vois l’aéroport comme le futur de notre société où les écervelés sécuritaires ont pris le pouvoir. Des règles, des règles, encore des règles et personne pour se soucier de leur bien fondé.
        Après tout pourquoi se fatiguer à mettre une bombe dans un avion en tant que passager alors qu’il est si facile d’entrer sur les pistes en tant que vrai ou faux employé d’une société quelconque ?

         
        • jonathan.raleigh
          jonathan.raleigh répond à I.P
          expat
          • Posté à 16h11 le 15/07/2010
          • Internaute 118105
            expat

          Le problème est que le jour ou une bombe pète, tout le monde se retourne sur le personnel de l’aéroport en disant qu’il n’a pas fait assez attention....

        1 autres commentaires
      • Zigpoc
        Zigpoc répond à flablog
        transitoire
        • Posté à 13h46 le 15/07/2010
        • Internaute 104004
          transitoire

        Sauf que la même situation, maintenant, ce n’est pas le chef qu’on appelle, mais les flics, et le « Pero eres ... », il n’est pas adressé au douanier, mais à votre pomme. Nouveau siècle, nouvelles pratiques.

      • ricasse
        ricasse répond à flablog
        Etudiant
        • Posté à 17h06 le 15/07/2010
        • Internaute 44551
          Etudiant

        A propos de procédures, et de 1985, je me souviens que quand on voulait acheter un billet de train, à de rares exceptions près, il était valable deux mois, dans tous les trains qui allaient là où on voulait aller. Pas de réservations et de trains pleins, on débarquait à la gare deux minutes avant le départ du train, on voyageait debout si il le fallait, on avait chaud, mais on arrivait. On n’avait pas à prendre l’avion.

         
        • Azza
          Azza répond à ricasse
          Ingénieur en informatique (...)
          • Posté à 10h48 le 16/07/2010
          • Internaute 25467
            Ingénieur en informatique (...)

          Et il y avait meme une fourgon derriere la locomotive pour charger son velo ou des bagages tres encombrants.

          • Patty
            Patty répond à Azza
            • Posté à 08h49 le 31/12/2010
            • Internaute 3413

            j’ai vu le monde passer de « le client est roi “ à ‘ vous ètes tous suspect .

        2 autres commentaires
      • Gontran Abdelkader-Kowalski
        Gontran Abdelkader-Kowalski répond à flablog
        explorateur prolétaire
        • Posté à 19h40 le 15/07/2010
        • Internaute 104077
          explorateur prolétaire

        Hihihihi...rigolo, bon...sinon, « gilipollas » c’est plus « connard », que « con » (c’est vraiment méchant, et c’est vraiment mal pris par le gars d’en face...en tout cas, je ne l’ai jamais employé).

        Pour revenir à la mésaventure de notre mère de famille, je suis de son avis : le train c’est la liberté, l’avion (surtout les procédures, d’enregistrement, de pesée, d’embarquement, l’attente, les douanes, l’attente des bagages...) ce sont les tracas (même quand ça se passe bien, c’est-à-dire dans 98% des cas).

  • fdrebin
    fdrebin
    Dilettante doué
    • Posté à 12h45 le 15/07/2010
    • Internaute 78377
      Dilettante doué

    Les Bisounours (générique) :

    Moi à mon Bisounours
    Je lui fais des bisous
    Des gentils, des tout doux
    Des géants, des tout fous
    Un bisou sur la joue
    Un bisou dans le cou
    Car mon p’tit Bisounours
    Il adore les bisous

    Des bisous partout OUH OUH OUH OUH
    Sur le nez dans le cou OUH OUH OUH OUH
    Des bisous, des bisous
    Des milliers de bisous
    et encore des bisous OUH OUH OUH OUH

  • sapphos
    sapphos
    Hellène
    • Posté à 12h45 le 15/07/2010
    • Internaute 94066
      Hellène

    Il y au une chose que je ne comprends pas : est-il obligatoire d’emmener un béné de deux mois à bord d’un avion et, qui plus est, à un enterrement ? L’enfant ne peut il pas rester avec son père pour quelques jours ?

    • Malouma
      Malouma répond à sapphos
      • Posté à 13h00 le 15/07/2010
      • Internaute 2598

      Si la maman allaite, ce n’est absolument pas possible.

      • Zigpoc
        Zigpoc répond à Malouma
        transitoire
        • Posté à 14h02 le 15/07/2010
        • Internaute 104004
          transitoire

        Horreur ! Vous voulez dire que la maman a DISSIMULÉ un LIQUIDE dans son corps ! Si elle en a plus de 100 ml, c’est probablement une terroriste. (sauf si le liquide passe en soute... va savoir pourquoi)

    • La Fille du Croquant
      La Fille du Croquant répond à sapphos
      Je pense donc je nuis...
      • Posté à 13h02 le 15/07/2010
      • Internaute 107465
        Je pense donc je nuis...

      Et il l’allaite comment ? ...

    • Ermite
      Ermite répond à sapphos
      Consultant IT
      • Posté à 13h03 le 15/07/2010
      • Internaute 37758
        Consultant IT

      Est-ce obligatoire ?
      Evidemment non.
      Est-ce même vraiment nécessaire voire souhaitable ?
      Probablement même pas.
      Mais là n’est pas la question.
      La question, c’est que ce n’est pas interdit.
      Sauf que... sauf que nous vivons désormais dans une société tellement paranoïaque et sécuritaire, enfermée dans son fantasme de risque zéro, que la logique de l’état de droit n’a plus d’existence que sur le papier.
      En théorie, ce qui n’est pas explicitement interdit est autorisé. En pratique, ce qui n’est pas explicitement autorisé est interdit.
      Et personne ne sait vraiment ce qui est explicitement interdit/autorisé.
      D’où un univers quelque part entre le kafkaïen et l’orwellien. L’absurde concurrence le totalitaire dans un grand n’importe quoi où l’on doit toujours (se) justifier de quelque chose, sans (pouvoir) savoir de quoi exactement.

      • sapphos
        sapphos répond à Ermite
        Hellène
        • Posté à 16h17 le 15/07/2010
        • Internaute 94066
          Hellène

        Je suis d’accord sur le fond, c’est d’ailleurs très foucaldien comme réflexion. Mois il y a de règles claires et générales, plus il y aura de pseudo-règles sinueuses et tacites.

        Seulement, la mère a dû comprendre qu’elle lutte contre un édifice invisible, puisqu’elle est retournée à l’aéroport une seconde fois en connaissance de cause. Je comprends qu’elle ait emmené son bébé la première fois, pas la seconde.

        Que nous luttions : OK. Mais épargnons cela à nos enfants.

        Je n’ai par le plus agréable souvenir des heures à passer dans les salles d’attente de diverses administrations, à attendre que ma mère/grand-mère finisse de hurler sur tel petit fonctionnaire Gogolien.

         
        • Ermite
          Ermite répond à sapphos
          Consultant IT
          • Posté à 16h29 le 15/07/2010
          • Internaute 37758
            Consultant IT

          Je suis d’accord avec vous sur le fait qu’emmener son bébé, surtout la deuxième fois, n’était pas forcèment judicieux.

          Mais ça ne justifie en rien la situation délirante dans laquelle cette (mauvaise) décision l’a plongée, elle et sa famille.

          Par ailleurs, ce n’est pas parce qu’une structure totalitaire existe qu’il faut se résigner à la subir.
          Bien au contraire. Car elle ne fera alors que se renforcer...

          • sapphos
            sapphos répond à Ermite
            Hellène
            • Posté à 16h36 le 15/07/2010
            • Internaute 94066
              Hellène

            Non pas la subir. Mais on ne se bat jamais contre une structure (qui est toujours en filigrane) mais contre des personnes qui l’appliquent, la renforcement, la modifient. La structure subsistera, même si notre seul acte de lutte peut créer un fissure, un brêche.

            Je suis pessimiste : toute brêche, m’est avis, sera refermée dès qu’on lui aura tourné le dos. Il faut une action collective pour que la brêche s’élargisse et persiste.

            Et puis, chez Kafka, on ne parvient jamais à prendre l’avion, même en déballant ses affaires, en niant le bien-être du bébé, en agissant en tant que personne rationnelle ET désespérée. Chez Kafka, l’avion finit toujours par décoller sans le passager. Et cet avion est souvent vide.

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