Decryptage 22/01/2008 à 13h06

Bourses : le krach, est-ce vraiment grave docteur ?

Pascal Riché | Redchef Rue89

Rien ne prouve que la chute des bourses aura des conséquences durables sur l’économie réelle. Explications.


A la Bourse de New York vendredi (Brendan McDermid/Reuters)

Après le « lundi noir » des bourses du monde entier, celle de Paris a ouvert mardi en baisse de 5%, avant de remonter dans la matinée, dopée par les rumeurs d’une baisse des taux d’intérêt américains. (le CAC 40 avait reculé de 7% la veille, un record depuis septembre 2001). De fait, la banque centrale américaine a abaissé ses taux d’intérêt de 0,75 point (ils passent de 4,25% à 3,5%), ce qui confirme que la Banque Centrale a désormais la conviction que l’économie américaine entre en récession. Le milliardaire George Soros a de son côté estimé que le monde était confronté à la pire crise financière depuis la Deuxième guerre mondiale. Mais la chute récente des bourses est plus un symptôme qu’une cause de la crise actuelle. Explications.


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Quelles sont les conséquences concrètes de la chute des bourses ? Dire que des centaines de milliards de dollars se sont “ envolés en fumée” qu’ils ont été “ carbonisés” ou toute autre métaphore fumigène est absurde. Lorsque le prix d’une action baisse, il ne s’agit pas de “ destruction d’argent” . Pour l’actionnaire, qui espère toujours une plus-value importante, c’est simplement un rêve qui s’écorne.

Pour autant, un krach boursier n’est jamais sans conséquence sur l’économie réelle.

Au niveau des particuliers, il peut retarder des projets d’investissement. Exemple : si une famille comptait vendre son portefeuille d’actions pour acheter un logement, son projet peut être remis à plus tard. Si des dizaines de milliers de ménages retardent ainsi leurs décisions d’investissement immobilier, cela peut finir par peser sur l’activité du bâtiment.

Certains particuliers, parce qu’ils ont peur de ce qui se passe, peuvent également réagir en réduisant leur consommation et en augmentant leur épargne dite “ de précaution” . Là encore, ce n’est pas très bon pour la croissance. En France, pourtant, le lien entre la perception de sa propre richesse et le taux d’épargne n’est pas très fort, selon les mesures des économistes.

Pour une entreprise cotée qui avait des gros projets devant être financés par augmentation de capital, des soubresauts boursiers ne sont pas non plus une bonne nouvelle. Très souvent, ces projets sont reportés à des jours meilleurs. Ce qui peut aussi peser sur l’activité.

Mais le mécanisme que redoutent le plus les économistes est le “ crédit crunch” , la contraction du crédit bancaire. Si les banques voient leurs actifs fondre, elles doivent prendre des mesures, pour préserver leur solidité financière. Elles doivent faire des “ provisions” dans leurs comptes. Elles sont donc amenées à être plus prudentes dans leurs crédits. Or, c’est le crédit (immobilier, à la consommation, aux entreprises) qui finance l’activité économique : le réduire, l’assortir de conditions, c’est brider la croissance.


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Existe-t-il un antidote ? L’antidote le plus simple, c’est la baisse des taux d’intérêt. La baisse des taux a de multiples effets positifs :

- Elle facilite le refinancement immobilier.

- Elle soulage le coût du refinancement des banques (et donc leurs comptes) et encourage le crédit bancaire.

- Elle encourage aussi le redémarrage du prix des actifs boursiers.

C’est simple à comprendre : prenez une obligation (ou une action, ou un appartement que vous louez...) qui sert un rendement (ou un dividende, ou un loyer...) de 5%. Si les taux baissent et passent à 2%, votre actif va devenir, par comparaison, assez juteux. Il va prendre de la valeur. Lorsque les taux baissent, la bourse monte donc mécaniquement, car elle devient plus attrayante que les livrets ou les Sicav monétaires.

Ce sont les banques centrales qui détiennent ce remède dans leur boîte à pharmacie. Mais l’usage de ce dernier n’est pas sans effets pervers, qui font hésiter les banquiers centraux.

Principal effet pervers, la crainte de l’inflation. Baisser les taux d’intérêt, c’est-à-dire encourager la création monétaire, peut avoir un effet inflationniste. C’est la hantise de la Banque centrale européenne, dont l’objectif officiel est de maintenir la hausse des prix sous la barre de 2%. La Fed américaine, dont l’objectif est plus large (favoriser le plein emploi sans inflation) est bien plus décontractée que son homologue européenne : elle est prête à s’accomoder d’une inflation de 4 ou 5%, si c’est le prix à payer pour éviter une récession. Ce qui ne manquerait pas de peser un peu plus sur le dollar.

C’est pourquoi Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, rechigne à recourir à la baisse des taux d’intérêt. Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), est quant à lui bien plus allant sur le sujet, comme il l’a prouvé mardi.

Autre effet pervers : si les banques prennent l’habitude de voir les pompiers intervenir, elles joueront plus facilement avec les allumettes (cf le joli dessin de Serge Bloch).


joli dessin : Serge Bloch

Elles s’’habitueront à prendre des risques inconsidérés, à faire gonfler d’autres ‘ bulles’ spéculatives. Il faut donc que celles qui ont été trop imprudentes soient sanctionnées d’une façon ou d’une autre. ‘ Sans un peu de sang sacrificiel aux murs, Wall Street restera incorrigible’ , jugeait en août dernier l’économiste Daniel Cohne dans les colonnes du Monde.

Enfin, refinancer les banques ne résoudra pas forcément leurs problèmes. Si leurs bilans sont constitués d’actifs dégradés, la baisse des taux d’intérêt peut n’agir que comme une cautère sur une jambe de bois. Ainsi, le mal qui frappe les banques américaines, les ‘ subprimes’ (crédits hypothécaires), semble sérieux. On parle de plus de 300 milliards de dollars de pertes qui seront ‘ provisionnées’ peu à peu, trimestre après trimeste, sur des années...

Autrefois, les banquiers imprudents se contentaient de faire gonfler des bulles en finançant à court terme des opérations qui méritent des financements à long terme. Aujourd’hui, le système est un peu plus sophistiqué : ces créances sont ‘ titrisées’ (transformées en titres négociables) et le mistigri est refilé au marché. Ces créances sont donc logées ici et là, dans les bilan de diverses banques et autres investisseurs institutionnels.

Résultat : il y a des cadavres dans les placards. Chaque banque se méfie de la solidité financière réelle de sa voisine ; et à chaque découverte d’un ‘ cadavre’ , le marché interbancaire menace de se gripper.


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Quelles leçons à tirer des krachs précédents ? Il y a souvent eu, il faut bien le dire, plus de peur que de mal. Qui se souvient de ce jeudi noir, ce jour le plus bas’ , du 19 octobre 1987, lorsque la bourse de New York avait connu la plus forte baisse de son histoire (-22,6%), entraînant tous les autres marchés financiers. A l’époque, chacun pronostique une crise économique mondiale. La référence est évidemment celle de 1929, qui a été marquée par une crise boursière, le 24 octobre, de moindre ampleur.


La valorisation boursière de Wall Street en 1987 (Edward/Wikipedia)

Cette crise n’a pas eu lieu. L’année 1988 est marquée par une croissance positive dans les pays industralisés. En 1929, les banques centrales avaient mal réagi, et des grandes banques avaient été rapidement asphyxiées ; en 1987, au contraire, elles ont très vite joué les pompiers, déversant des liquidités dans les rouages économiques. Dès le 20 octobre, la Fed avait massivement injecté des liquidités et évité ainsi la catastrophe.

La crise de 1929 n’aura donc pas lieu. Mais il existe d’autres type de krachs, qui ont laissé impuissants les dirigeants politiques, les banquiers ou les économistes. Ce fut ainsi le cas de la crise immobilière japonaise des années 1990. Le système bancaire japonais a été profondément atteint par cette crise et le Japon a mis des années à retrouver le chemin de la croissance. Le pays, qui était considéré comme le nouveau roi du monde à la fin des années 80, ne s’en est jamais vraiment remis. La grande crainte actuelle, c’est que la crise des subprimes entre dans cette catégorie, et que les banques américaines mettent bien plus de temps que prévu pour en sortir.

Mise à jour 15h30 : prise en compte de la baisse des taux américains.

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  • ClaireChar
    • Posté à 13h22 le 22/01/2008
    • Internaute 16497

    Merci beaucoup de cet article passionnant et très pédagogique.
    L’exemple du Japon est intéressant car cet enlisement dans la déflation que le Japon a connu à la suite de son krach immobilier au début des années 1990 est pleinement dû à la mauvaise gestion de la part de la BoJ qui n’a pas osé agir en temps et dans les proportion requise et qui quasiment 20 ans après a du mal à sortir de la crise.
    Espérons donc que les banques centrales vont agir dans les jours prochains.
    Le manque de crédibilité encore de Ben Bernanke qui a encore peu d’expérience à la tête de la Fed rajoute également au mal être des marchés qui n’ont pas le sentiment que le ’boss » est aux commandes.

    • pautreb
      pautreb répond à ClaireChar
      • Posté à 14h18 le 22/01/2008
      • Internaute 5656

      Objection « votre honneur »
      Tout le monde se réfère à ce qu’il s’est passé depuis 30 ans pour conclure que ce ne sera pas autrement !
      Qu’en savez vous ?
      Vous oubliez qu’il y a aussi les tremblements de terre du sciècle, ! Qui se rappelle de 1929 ?
      Ah oui , mais les goldilocks sont passés par là pour corriger ce risque ! Vous ne connaissez pas les CDS . Ils assurent tout
      Croyez vous ? alors pourquoi Ambag branle t il dans le manche ?
      Cette crise touche le crédit c’est à dire le circuit cardiaque de l’économie parce que les américains , les anglais ; les irlandais , les espagnols se sont trop endettés, énormément trop .
      Expliquez donc comment le remède miracle de la baisse des taux par les banques centrales peut résoudre le problème ! Qu’estce que cela changera au problème des surendettés : pourront ils réemprunter ? Et quand bien mème , ce serait reculer pou mieux sauter
      Les argentins ont connu cela . C’est vrai ils s’en sont sortis, Mais en laissant 50 % de leur richesse.
      Si les responsables US ne réagissent pas comme il faut , cela pend au nez de l’américain moyen, avec toutes les conséquences pour le reste du monde ! Cela s’appelle une crise systémique et n’a rien à voir avec les kracks habituels

    • Bon Scott
      Bon Scott répond à ClaireChar
      • Posté à 17h34 le 22/01/2008
      • Internaute 24531

      Si je peux me permettre, écoutez les analyses d’Elie Cohen un sérieux économiste, je les trouve pour ma part très intéressantes. Il était l’invité ce midi sur CANAL+ dans l’excellente émission « édition spéciale »

      Lien

      PS : Cliquez sur le portrait du journaliste Samuel Etienne et ensuite sur édition spéciale partie 1 et partie 2

      • Vieux_Révolté
        • Posté à 21h52 le 22/01/2008
        • Internaute 24855

        Depuis quand Elie cohen, bénéficiaire de juteux jetons de présence dans des conseils d’administration de sociétés du CAC40, est-il un sérieux économiste.
        Ses analyses ont :
        1. Toujours été dans l’interprétation bien vue pas les couches dominantes ( ne jamais déplaire au maître !).
        2. Toujours inventé l’eau chaude. ( 9a monte parce que cela doit monter, cela descend parce qu’il est évident que cela doit descendre !).

        Ce monsieur est un libéral très bon teint qui a compris que dans le libéralisme on s’en fout des autres. Et qui l’applique à lui-même.

  • robindesfoix
    robindesfoix
    cherche une issue
    • Posté à 13h36 le 22/01/2008
    • Internaute 26023
      cherche une issue

    KRACK BOUM HUE... ! ! ! ! ! ! !

    • citoyensly
      • Posté à 14h19 le 22/01/2008
      • Internaute 24690

      c tout a fait ca ! lol
      bcps d analystes comparent cette crise a celle de 29 ! les grands patrons bancaires ont jouer avec le feu , ils s y sont brulés et vu que ce sont les crédits bancaires qui font tourner l’ économie , la machine s emballe et se gripe !
      je pense que celle ci est la résultante des exces de l economie de marché ultra libéral qui n a qu un but la rentabilité rapide a tous prix, les surprimes en sont le meilleur exemple !

      retrouvez des infos censures sur la politique menée en france sur Lien

    • pautreb
      pautreb répond à robindesfoix
      • Posté à 14h27 le 22/01/2008
      • Internaute 5656

      ** L’hiver est là. Les petits écureuils se tournent vers leurs réserves de noisettes pour survivre au froid. Mais que se passe-t-il ? Les malheureux écureuils d’Amérique du Nord regardent partout... où sont les noisettes ? Oh oh... ils ont oublié d’en stocker !

      * Les consommateurs américains entrent dans une récession, et ils n’ont jamais été si mal. Le monde est plus riche que dans les années 30. Il n’y a pas de danger de mourir de faim. Nous n’imaginons pas que les gens doivent faire la queue pour avoir un bol de soupe. Mais en matière d’argent... jamais on n’a vu autant de gens devoir autant d’argent à autant de créditeurs. Mais lorsque ces derniers voudront récupérer leur argent – ce sera l’enfer.

      • pautreb
        pautreb répond à pautreb
        • Posté à 14h34 le 22/01/2008
        • Internaute 5656

        s maisons grimpait.

        * Mais rien de tel qu’une pendaison pour forcer un homme à se concentrer. L’an dernier, les prix des maisons US ont baissé d’environ 10%. Soudain, le propriétaire moyen s’est retrouvé pendu au bout d’une corde... et les cinq dernières années ont défilé devant ses yeux avec une clarté écrasante : il a vu qu’il avait dépensé trop d’argent. Il a vu que ses revenus ont en fait baissé, en termes réels... tandis que le coût de la vie a grimpé. En bref, il s’est aperçu qu’il s’est fait avoir.

        ** Même les éditorialistes commencent à comprendre. Les Américains doivent « revenir à l’épargne plutôt que de faire jouer l’effet de levier dans un boom de la consommation bidon », écrit Roger Cohen dans l’International Herald Tribune.

         
        • pablico
          pablico répond à pautreb
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 18h35 le 22/01/2008
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          si quelqu’un perd de l’argent, c’est que quelqu’un en gagne ou espère en gagner. Sinon les valeurs auraient une côte zéro.(offre et demande)
          Quand la bourse va mal, qui va réinjecter de l’argent dans le circuit ? les banques centrales qui sont affiliées à un pays (nous en quelque sorte à la fin du circuit, argent, chômage, baisse du pouvoir d’achat etc)
          je n’ai rien d’un économiste, mais l’argent ne s’évapore jamais. Il finit toujours dans la poche de quelqu’un. Et les ’banquiers’ ne finissent jamais en prison.
          Sinon personne ne jouerait en bourse.

        1 autres commentaires
      • Axior
        Axior répond à pautreb
        Citoyen
        • Posté à 14h55 le 22/01/2008
        • Internaute 26085
          Citoyen

        « Nous n’imaginons pas que les gens doivent faire la queue pour avoir un bol de soupe »

        Tu es allé voir du côté des restos du cœur comment ça se passe ?

         
        • citoyensly
          citoyensly répond à Axior
          • Posté à 16h00 le 22/01/2008
          • Internaute 24690

          tu as raison aixor ms tu sais en france en 2008 c chacun sa vie , l individualisme coule des jours heureux !
          ce qui au passage eest tres utile au pouvoir qui ne craint aucun mouvement du peuple , ce qui lui permet de transformer ce pays en fricland ! !
          qd au mec qui souffre qui tombe flagole , perd tout c pour lui le desert...il marche ss le reagrd egoiste meprisable de celui qui a tout !
          l abee pierre avait raison !
          sly de Lien

        1 autres commentaires
  • Radadalamechantesorciere
    Radadalamechantesorciere
    Cocker anglais
    • Posté à 13h46 le 22/01/2008
    • Internaute 25251
      Cocker anglais

    Mon côté anar me dit qu’il faudrait une chute de 99% rien que pour voir !
    Oh le méchant !

    • chirouble
      chirouble répond à Radadalamechantesorciere
      bordelique notoire
      • Posté à 14h05 le 22/01/2008
      • Internaute 24807
        bordelique notoire

      radadalamechantesorcière,

      C’est idiot mais une petite jouissance m’envahit ces derniers jours à l’écoute de la dégringolade.....

      Plus la crise sera grave, plus il faudra (et c’est déjà un peu dans les tuyaux)revisiter et rectifier un chouille le système économique. Ce fameux système capitaliste agrémenté d’ultra libéralisme arrive petit à petit au bout...et commence à nous démontrer par A+B que ce n’est pas forcement la forme la plus sérieuse....oui, une petite leçon de savoir vivre pour tous les spéculateurs enragés, sans responsabilité aucune donc non coupable ferait du bien. Mais qui osera en tirer une leçon....puisque personne n’est responsable.... c’est de plus en plus du grand n’importe quoi.

      Au fait, Sarko ne parle plus d’une France jonchée de propriétaires ? Warum ?

      • pautreb
        pautreb répond à chirouble
        • Posté à 14h22 le 22/01/2008
        • Internaute 5656

        Parce que heureusement, il n’a pas eu le temps de le mettre en route et lorsqu’il a fait pression dans ce sens sur les banques : celles ci, sans le dire paniquaient déja au sujet de leurs spéculations sur les titres liés aux subprimes
        Alors cause toujours , mon petit bonhomme !

         
        • chirouble
          chirouble répond à pautreb
          bordelique notoire
          • Posté à 15h33 le 22/01/2008
          • Internaute 24807
            bordelique notoire

          je voulais juste faire remarquer que de faire une france de propriétaires, c’était suivre les us en faisant croire aux plus démunis qu’ils pouvaient également en bénéficier.........d’où la crise...donc sarko avait encore une fois tout faux dés le départ ! la crise américaine est arrivée avant son projet débile ! Heureusement ! ! ! !

          • désinscrit-
            désinscrit- répond à chirouble
            • Posté à 15h41 le 22/01/2008
            • Internaute 736

            « Ah ! Sarko l’américain, Sarko l’américain... »
             : -D

          • patrice06
            patrice06 répond à chirouble
            • Posté à 17h36 le 22/01/2008
            • Internaute 22297

            Entièrement d’accord, si l’on veut aboutir au même résultat (il est d’ailleurs possible que l’on soit en marche aussi...) il n’y a qu’à faire ce que préconise Sarkozy. On court à la catastrophe de manière identique.
            Je connais quelqu’un de mon entourage qui est endetté à hauteur de 30 000,00 €uros (à la consommation.),un banquier veut bien lui prêter 180 000,00 €uros pour acheter un logement, cette personne gagne 1000.00 €uros par mois, le mari est au chômage en fin de droits : ne cherchons plus, on y court aussi...
            Si cette personne obtient son prêt comme il est prévu, c’est bien nous tous qui allons rembourser l’argent, au bout de quelques mois la famille ne sera plus solvable, le bien sera revendu à perte, la commission de surendettement sera saisie, la famille ne sera pas expulsable parce que 2 enfants, ce couple sera endetté à vie et peut-être même ses enfants etc........

        3 autres commentaires
      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à chirouble
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 14h26 le 22/01/2008
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « .....une petite jouissance m’envahit ces derniers jours à l’écoute de la dégringolade..... »

        ==> la même que celle que j’éprouva à la dégringolade du mur de Berlin ?

        Pour ce qui est des cours de la bourse, je suis ravi de ce qu’il arrive.. en achetant des calls sur des actions fondamentales décotées, m’en vais pouvoir me faire un jackpot.

        Si le mur jamais ne repoussera, pour ce qui est du CAC 40, rassurez vous pour lui, ce n’est qu’un indice, il résistera à toutes les tempetes.

        Des calls je vous dit, pour profitez du retour de vague, et des puts si la vague est trop haute.

         
        • Tophee
          Tophee répond à Pierrrrre
          en haut a gauche
          • Posté à 14h44 le 22/01/2008
          • Internaute 2159
            en haut a gauche

          Si tu voulais te faire des sous, fallait acheter des put la semaine derniere. Si les bourse on decrocher, C’est que les analyse on perdu confiance dans la facon dont sont valorisees les creances. Tant que l’on aura pas separer le bon grain de l’ivraie, le situation resteras cahotique. Et bien malin qui peut dire aujourd’hui quels titres sont en effet decotes.

          Et avant que cela remonte dans la monaie, tes calls risque d’expirer...

        • Tophee
          Tophee répond à Pierrrrre
          en haut a gauche
          • Posté à 17h39 le 23/01/2008
          • Internaute 2159
            en haut a gauche

          Alors, ils valent combien des call aujourd’hui ?

          Je me marre....

        2 autres commentaires
      • Avril
        Avril répond à chirouble
        • Posté à 14h50 le 22/01/2008
        • Internaute 24503

        ...pourquoi ce serait idiot ?

      • Axior
        Axior répond à chirouble
        Citoyen
        • Posté à 15h00 le 22/01/2008
        • Internaute 26085
          Citoyen

        Personnellement cette dégringolade ne me fait pas rire. Ça ne va avoir, comme d’habitude, aucune conséquence sur le système économique en place et bien assis. Ceux qui en ont les moyens, toujours les mêmes, sauront tirer les marrons du feu, il y a juste la misère qui va augmenter, et la misère n’a rien de réjouissant.

    • La Framboise Congelée
      • Posté à 15h47 le 22/01/2008
      • Internaute 29097

      Oui, un petit régime.... le capitalisme est devenu obèse !

  • FabiendeMénilmontant
    FabiendeMénilmontant
    journaleux - blogueur
    • Posté à 13h52 le 22/01/2008
    • Internaute 14145
      journaleux - blogueur

    Il y a ceci :
    Lien
    qui n’est pas inintéressant en prenant le temps de lire.

    Dans le même genre (ou plutôt le sens inverse) de ce que décrit Pascal dans son sujet, il y a eu l’annonce par Sarko de la suppression de la réclame sur les chaînes publiques.

    En une heure, Martin Bouygues a gagné 150 M€, mais virtuellement !

    Fabien
    Lien

    • Axior
      Axior répond à FabiendeMénilmontant
      Citoyen
      • Posté à 15h03 le 22/01/2008
      • Internaute 26085
        Citoyen

      La suppression de la pub sur les chaînes publiques n’est pas en soi une mesure négative, mais avant de parler de la mettre en place, Mr sarkozy devrait déja commencer par ne pas en faire lui-même (à outrance)...

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 14h21 le 22/01/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    Contrairement à ce qui est écrit dans l’article de Pascal Riché, la crise de 1988, si elle n’a pas affecté la croissance libérale, a eu des conséquences sociales catastrophiques non réparées à ce jour. C’est le début du démantèlement des protections sociales, l’agravation du chômage de masse et de la précarisation endémique du travail.

    Toutes les crises précédentes, celle pétrolière de 1974, celle de 1988, celle de la chute du mur de Berlin en 1989 (qui aboutit aux douteuses années Poutine), celle du 11 novembre 2001 (qui a précipité les déséquilibres géopolitiques mondiaux), celle d’aujourd’hui (qui pulvérise la machine financière), oui, toutes ces crises sont autant d’étapes marquant le long déclin d’un système bâti au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale.

    Chaque crise précédente laissaient aux « survivants » quelques bulles de refuge. Qu’on me cite les portes de sorties qui s’offrent aujourd’hui. Les mesures de relance de la croissance par la commission Attali ? Allons voyons...

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à Le Yéti
      Auteur(e) de l'article Redchef Rue89
      • Posté à 15h53 le 22/01/2008
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Non, les remises en cause du modèle social, dont vous parlez, avaient commencé avant la crise de 1987 ! Les années 80, les « années fric », n’ont pas commencé en 1987 !

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à Pascal Riché
        yetiblog.org
        • Posté à 21h48 le 22/01/2008
        • Internaute 6095
          yetiblog.org

        Oui, les remises en cause du modèle ont bien commencé avant 1987, au moment des « années-fric ». Mais c’est après 1988 qu’elles se sont précipitées et aggravées. Syndiqué dans un « grand groupe » de CAC 40, j’en parle en douloureuse connaissance de cause.

        Autre exemple, c’est à partir de 1990 que le taux de chômage en France s’est envolé pour atteindre son sommet historique (de mémoire aux environs de 11,80 %) en 1994 (courbe similaire, bien qu’à un taux moindre, pour l’ensemble des pays du G7).

         
        • Le Yéti
          Le Yéti répond à Le Yéti
          yetiblog.org
          • Posté à 22h47 le 22/01/2008
          • Internaute 6095
            yetiblog.org

          (22h31. Tiens, revoilà les petits cons sabreurs à ronds rouges qui rappliquent. Cinq ou six votes négatifs en un rien de temps. Quel honneur ! Ça va les p’tits cons ? Pas la peine de vous excitez comme ça. Un commentaire fermé, c’est deux, trois, quatre, x autres exemplaires qui surgiront. Au lieu de me faire taire, vous contribuez à renforcer mon influence. Vous êtes vraiment trop cons, mes pauvres petits !)

          • bathurst
            bathurst répond à Le Yéti
            • Posté à 11h27 le 23/01/2008
            • Internaute 28795

            Ben quoi, le Yéti, on perd son sang-froid proverbial, on n’admet plus la contestation ? Ce doit être le réchauffement climatique qui influe sur le comportement de l’abominable homme des neiges...

        • Le Yéti
          Le Yéti répond à Le Yéti
          yetiblog.org
          • Posté à 22h48 le 22/01/2008
          • Internaute 6095
            yetiblog.org

          (Bis repetita)

          @ Pascal Riché

          Oui, les remises en cause du modèle ont bien commencé avant 1987, au moment des « années-fric ». Mais c’est après 1988 qu’elles se sont précipitées et aggravées. Syndiqué dans un « grand groupe » de CAC 40, j’en parle en douloureuse connaissance de cause.

          Autre exemple, c’est à partir de 1990 que le taux de chômage en France s’est envolé pour atteindre son sommet historique (de mémoire aux environs de 11,80 %) en 1994 (courbe similaire, bien qu’à un taux moindre, pour l’ensemble des pays du G7).

          • Pascal Riché
            Pascal Riché répond à Le Yéti
            Auteur(e) de l'article Redchef Rue89
            • Posté à 01h37 le 23/01/2008
              éditeur
            • Journaliste 7
              Redchef

            Je ne suis pas sûr que tout cela ait eu quelque chose à voir avec le krach de 1987... La crise du Golfe (1990) a plus affecté l’économie que la dégringolade des actions de 1987.

            taux de croissance :

        4 autres commentaires
    • Network 23
      Network 23 répond à Le Yéti
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 16h34 le 22/01/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Il est clair que faire commencer le démantèlement des protections sociales et les politiques de « choc » néolibérales à 1989 est pour le moins étrange.

      Paul Krugman s’interrogeait hier, dans le New York Times (Lien),
      sur le mythe Reagan (suite à quelques déclarations pour le moins étonnantes de la part d’Obama) :

      « The Reagan economy was a one-hit wonder. Yes, there was a boom in the mid-1980s, as the economy recovered from a severe recession. But while the rich got much richer, there was little sustained economic improvement for most Americans. By the late 1980s, middle-class incomes were barely higher than they had been a decade before — and the poverty rate had actually risen.

      (...) I’m not sure what “dynamism” means, but if it means productivity growth, there wasn’t any resurgence in the Reagan years. Eventually productivity did take off — but even the Bush administration’s own Council of Economic Advisers dates the beginning of that takeoff to 1995.

      (...) And like Reaganomics — but more quickly — Bushonomics has ended in grief. The public mood today is as grim as it was in 1992. Wages are lagging behind inflation. Employment growth in the Bush years has been pathetic compared with job creation in the Clinton era. Even if we don’t have a formal recession — and the odds now are that we will — the optimism of the 1990s has evaporated. »

      (en résumé, les années Reagan, puis Bush, ont conduit à un appauvrissement des plus pauvres - à la Nouvelle-Orléans on a pu voir une explosion du nombre de gens allant à la soupe populaire -, tandis que les revenus des classes moyennes stagnaient, la croissance ne décollant qu’en 1995, et les salaires stagnant loin derrière l’inflation - toute similarité avec une situation réelle ou européenne est, bien sûr, pure coïncidence).

      Donc, le programme de remodelage social établi par l’Ecole monétariste de Chicago est un échec, dûment diagnostiqué par Joseph Stiglitz dans « La grande désillusion ». Non seulement il n’est pas plus performant économiquement, mais il se révèle désastreux au niveau social. Du coup, la tension sociale s’élevant, on construit des prisons pour « résoudre le problème ». Ainsi s’enchaînent néolibéralisme et politiques autoritaires.

      La crise ne vient qu’après. Crise ou pas, la majeure partie de la population est dans la merde bien avant ! Certes, la crise aggrave la situation des classes moyennes (les plus pauvres étant déjà en difficulté, les plus riches s’en sortant aisément, comme l’a montré le cas de l’Argentine).

      Un détail intéressant : malgré la réinjection de quelques milliards de dollars dans l’économie états-unienne par Bush, malgré le protectionnisme états-unien (et européen), les économistes orthodoxes continuent à affirmer l’échec du keynésianisme.

      Pourtant, quel est l’intérêt des subprimes mis à part de pouvoir gonfler la demande des foyers les moins aisés et ainsi de relancer la consommation ?

      Alors, plutôt que de prêter de l’argent aux pauvres afin qu’ils consomment, et de créer ainsi des obligations pourries, pourquoi ne pas tout simplement leur donner du pouvoir d’achat, du vrai ? ! ! !

      Mais quand 53% des électeurs décident de voter pour quelqu’un qui ne s’occupe que de « bouclier fiscal » et d’allègements fiscaux pour les plus riches...

  • tezuorc
    tezuorc
    Informaticien
    • Posté à 13h55 le 22/01/2008
    • Internaute 12745
      Informaticien

    C’est vrai que la BCE peut baisser les taux d’interet pour éviter le pire.
    Mais si on laisser les milieux financiers se débrouiller un peu avec leur bulles spéculatives qu’ils créent, quand elles leur explosent à la gueule, ça les forcerait à avoir un peu plus les pieds sur terre.

    Soit dit en passant, tout cette argent est aussi un peu l’argent de chacun... (épargnes, crédits, frais bancaires...)

  • ici la campagne a vous paris
    • Posté à 14h04 le 22/01/2008
    • Internaute 16743

    Pas de pot pour notre cher Président qui comptait sur le déblocage des participations et autres interessements pour le pouvoir d’achat vu la baisse de certaines actions c’est pas le moment d’y toucher
    Ah ce n’est pas facile d’être riche vous voyez le souci heureusement les pauvres n’ont pas ce problème.....
    Mais notre Saint-Nicolas ira chercher la croissance avec les dents (sic) changer de dentier c’est pas gagné ! ! !
    Déjà que le MEDEF l’a pris pour un pantin (révision du code du travail) et les premiers à sortir un sondage mauvais pour lui c’est L’IFOP et qui est à la tête Mme Parisot quelle ingratitude.
    Le retour à la réalité risque d’être pénible et nous notre porte feuille bien plat....

  • Peureux anonyme
    • Posté à 14h06 le 22/01/2008
    • Internaute 24415

    La relation entre la Bourse et l’économie réelle reste des plus minces.

    Les boursicoteurs espèrent s’enrichir par la plus value sur leurs actions et non du fait des dividendes qui seraient versés. En clair, ce ne sont pas les richesses produites par les entreprises qui alimentent les boursiers, mais l’épargne des nouveaux acheteurs qui est captée par les anciens (les détenteurs d’actions).
    Le CAC40 peut baisser de X%, ça ne veut rien dire sur l’activité des entreprises en question.

    Parmi les effets secondaires (différer les investissements, devoir proposer plus de capital en cas d’augmentation de capital,...) il faut surtout citer la ruine des retraites par capitalisation et des fonds de pension associés.

    • ClaireChar
      • Posté à 14h13 le 22/01/2008
      • Internaute 16497

      Pas tout à fait vrai, comme le souligne pascal riché le vrai risque c’est le risque systémique pour le secteur bancaire. Le manque de liquidité pourrait restreindre fortement le crédit et donc l’économie réelle.
      Car les fonds de pensions ont une vision long terme donc s’ils perdent un peu aujourd’hui ils gagneront plus demain
      Les drames à la enron c’est pas tous les jours.
      le problème c’ets pas le chute des bourses le problème c’est véritablement l’incertitude sur « qui a quoi en portefeuille ? » et donc qui va se prendre une paume monumentale ?
      donc même les banques qui vont bien ne pretent plus à personne en se disant ’oula celui si ca se trouve il va mal »
      donc on est vraiment dans l’économie réelle là

      • Peureux anonyme
        • Posté à 16h07 le 22/01/2008
        • Internaute 24415

        Et l’on réinjecte de l’argent dans les banques, par création monétaire via les banques centrales. Cela fait encore plus de « liquidités » qui vont en Bourse d’où une reprise du cours des actions, entre autres, qui ne correspond en rien à une augmentation des richesses produites. On a surtout une dépréciation de la monnaie, qui se traduit par une hausse des matières premières, puis à terme de l’inflation. (voir les USA)

        Tout cela est de l’intendance.

        In fine, les détenteurs des moyens de produire les richesses, les asiatiques de plus en plus, vont prendre le commandement de la planète. Je crains que les boursicoteurs occidentaux n’aient plus que leurs yeux pour pleurer. Ce qui ne sera que justice.

        Il est intéressant de noter que le CAC40, comme des autres indices boursiers, mesure la valeur des actions et non la valeur des richesses produites par les entreprises concernées.

         
        • ClaireChar
          • Posté à 17h14 le 22/01/2008
          • Internaute 16497

          et pourquoi est ce que le fait que les asiatiques prennent le contrôle se la planète cela devrait poser problème aux boursicoteurs ?
          ils en ont rien à secouer que leurs patrons indirects soient américains ,russes chinois ou argentins ! !

          • Peureux anonyme
            • Posté à 23h13 le 22/01/2008
            • Internaute 24415

            Ils devraient tout simplement se faire tondre. Ne croyez pas que les japonais roulent pour les autres.

    • Grégory
      • Posté à 14h39 le 22/01/2008
      • Internaute 12569

      C’est quand même étonnant cette capacité à se rassurer.
      Aux US, le nerf de la crise c’est un certain nombre de maisons vendues à des gens qui en fait ne peuvent pas les acheter. Ca nous fait :

      - des familles surendettées et foutues dehors
      - des propriétaires ou des banques avec des gros trous dans les poches, parfois assez gros pour qu’ils tombent dedans
      - et un parc immobilier dont la valeur va prendre un sacré coup, apauvrissant au passage beaucoup, beaucoup de gens et d’entités.

      Rien que la première ligne concerne apparament 20 millions de personnes aux US. C’est bien assez pour affecter tout les indices interieurs du pays, notament la consommation, donc la bourse. Bref le lien économie réelle ==> bourse il n’est pas mince, et ça se voit dés maintenant.

      Maintenant le lien bourse ==> réelle, je pense que vous allez bien le voir si des banques s’effondrent. De même, le risque cité par PR sur la possibilité d’emprunter est massif sur l’économie mondiale, qui vit largement sur l’argent à venir en terme de trésorerie. S’il devait y avoir réajustement, ça sera un peu plus qu’une sensation diffuse au niveau de l’emploi et des salaires...

      • Peureux anonyme
        • Posté à 16h24 le 22/01/2008
        • Internaute 24415

        Ce que vous voyez là est bien un triomphe de l’économie réelle productrice de richesse sur l’économie boursière qui vit de fantasmes d’enrichissement sans cause.

        Que cela fasse mal à ceux qui se feront rappeler à la réalité, c’est bien certain. On l’a vu après la crise de 29.

        Mais le divorce est bien entre la réalité de la production et le rêve spéculatif.

  • Grégory
    • Posté à 14h28 le 22/01/2008
    • Internaute 12569

    Intéressant de mettre cet article en regard de celui de Michel Rocard dans le nouvel obs (voir Lien pour une version avec des graphiques complémentaires). Car si les éléments structurels sont bien présentés par Pascal, ce sont les questions d’ampleurs qui sont exprimées par Rocard et qui donnent au final la justification de l’alerte.

    Par exemple, je suis perplexe sur l’effort manifeste fait ici pour présenter une crise ayant eu (soit disant, cf post du Yeti) peu d’impact réel. Comme dit Rocard :

    Il faut rappeler que de 1945 à 1980 le monde n’a connu que des faillites nationales, pas de crises mondiales. C’était un des grands succès du capitalisme régulé. Le problème - et revoilà mes inquiétudes -, c’est que depuis 1980 la sphère financière a pris une importance colossale. Du coup, nous sommes confrontés à des crises financières de grande ampleur récurrentes : crises latino-américaines dans les années 1980 qui ont affecté tout le continent américain ; crise asiatique dans les années 1990 qui a fait des dégâts énormes même si elle est restée circonscrite à une douzaine de pays, crise du système monétaire européen en 1992, éclatement de la bulle de l’e-économie en 2000.

    Autre point étonnant, PR semble faire complètement abstraction des facteurs qui justement sont hors de controle. A commencer par le prix du baril et l’état de l’endettement US. Le premier tend à créer de l’inflation, ce qui effectivement incite à relever les taux d’intéret. Sauf que seul des taux d’interet bas sont viables pour que la cavalcade de l’endettement payant les dettes puisse se faire (ce qui déjà est une solution qui semble désespérée, non ?).

    Evidement, les conclusions de Rocard vont dans un sens bien précis, ciblant fond de pension et vampirisation de l’économie physique par les spéculateurs parmi les sources du mal.

    • Avril
      Avril répond à Grégory
      • Posté à 17h22 le 22/01/2008
      • Internaute 24503

      Fine analyse de Michel Rocard...avec 20 ans de retard, non ?

      C’est comme l’écologie : tous les gens à qui on répondait qu’ils voulaient nous ramener en arrière, ou qu’ils feraient mieux de la boucler parce qu’ils n’y connaissent rien, doivent bien rigoler maintenant de tous ces retours de vestes.

      • paradoxe
        paradoxe répond à Avril
        • Posté à 19h34 le 22/01/2008
        • Internaute 14804

        effectivement je rigole.....jaune ; -)

      • Grégory
        Grégory répond à Avril
        • Posté à 02h17 le 23/01/2008
        • Internaute 12569

        Ceci dit certains point de l’analyse de Rocard font références à des directions qui ont moins de 20 ans. Mais je suis d’accord avec vous, certains le disent depuis longtemps, par exemple LaRouche aux US...

  • Tophee
    Tophee
    en haut a gauche
    • Posté à 14h26 le 22/01/2008
    • Internaute 2159
      en haut a gauche

    Article interessant, mais votre analyse ne tiens pas compte de certains parametres propre a la crise que nous traverson. Votre point 2 semble notament ignorer le « credit crunch », or celui-ci change completement la donne. Les baques centrale sont impuissante aujourd’hui que le taux interbancaire a court terme, le taux auquelle les banques se pretent de l’Argent entre elle s’est totalement deconnecte du taux de base. Les banques n’ont pas confiance dans leur concurents, elle augmentent donc leur spread de facon importante, ce qui masque totalement l’effet du baisse de taux de base. Dans ces conditions, esperer une relance de la bourse par un baise des taux de base est illusoire.

    Une autre difference notoire est que l’on est pas en face d’une correction : une brusque baisse des cours apres une periode de hausse soutenue. La chute des bourse est causse par les problemes sur les marche de capitaux.

    Derniere inconnue : La fiabilite des organismes qui ont garanti des creances douteuses. La baisse de ces dernier jour a commencer lorsque un de ces organisme a perdu sa note AAA (Fitch les a descendu a AA). Le risque de migration sur ces titre est important, et peu faire encore enpirer la descente. Si un tel organisme venait a faire faillite, ce serait un vrai scenario catastrophe.

    Pour ce qui est de l’impact de la crise boursiere sur les francais, je ne suis pas trop inquiet. On as vu ces derniere annee que la bourse s’est deconnectee des marche europeen. La bourse se portait tres bien avec une croissance tres fauible en europe. La crise boursiere, sans etre benefique, ne devrais pas avoir un impact important. Bien moindre que le credit crunch de toute facon. Ce qui est sur, c’est qu’en 2008, pour une fois, ce ne seront opas que les pauvres qui vont trinquer !

  • ClaireChar
    • Posté à 14h30 le 22/01/2008
    • Internaute 16497

    La Fed vient de baisser ses taux de 75pbs !
    ça devrait un peu rassurer les marchés

    • jide
      jide répond à ClaireChar
      http://jide.romandie.com
      • Posté à 14h39 le 22/01/2008
      • Internaute 22641
        http://jide.romandie.com

      Ha ben si « Les Marchés » sont rassurés , tout va mieux alors...
      j’ai bon ?
      Lien

      • Eric citoyen
        Eric citoyen répond à jide
        « Casse ta tv » c'est ta seule (...)
        • Posté à 16h04 le 22/01/2008
        • Internaute 5352
          « Casse ta tv » c'est ta seule (...)

        Salut Jide,

        Oui, tu as bon !

        Je viens de te mettre 5 points rouges afin de rassurer les marchés...

        Voilà,

        Bésitos.

        Eric Bloggeur Mulhouse

        Lien

        PS : Comme d’hab, j’ai mis une profusion de 5 points rouges, cela rassure !

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