Decryptage 22/01/2008 à 13h06

Bourses : le krach, est-ce vraiment grave docteur ?

Pascal Riché | Redchef Rue89

Rien ne prouve que la chute des bourses aura des conséquences durables sur l’économie réelle. Explications.


A la Bourse de New York vendredi (Brendan McDermid/Reuters)

Après le « lundi noir » des bourses du monde entier, celle de Paris a ouvert mardi en baisse de 5%, avant de remonter dans la matinée, dopée par les rumeurs d’une baisse des taux d’intérêt américains. (le CAC 40 avait reculé de 7% la veille, un record depuis septembre 2001). De fait, la banque centrale américaine a abaissé ses taux d’intérêt de 0,75 point (ils passent de 4,25% à 3,5%), ce qui confirme que la Banque Centrale a désormais la conviction que l’économie américaine entre en récession. Le milliardaire George Soros a de son côté estimé que le monde était confronté à la pire crise financière depuis la Deuxième guerre mondiale. Mais la chute récente des bourses est plus un symptôme qu’une cause de la crise actuelle. Explications.


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Quelles sont les conséquences concrètes de la chute des bourses ? Dire que des centaines de milliards de dollars se sont “ envolés en fumée” qu’ils ont été “ carbonisés” ou toute autre métaphore fumigène est absurde. Lorsque le prix d’une action baisse, il ne s’agit pas de “ destruction d’argent” . Pour l’actionnaire, qui espère toujours une plus-value importante, c’est simplement un rêve qui s’écorne.

Pour autant, un krach boursier n’est jamais sans conséquence sur l’économie réelle.

Au niveau des particuliers, il peut retarder des projets d’investissement. Exemple : si une famille comptait vendre son portefeuille d’actions pour acheter un logement, son projet peut être remis à plus tard. Si des dizaines de milliers de ménages retardent ainsi leurs décisions d’investissement immobilier, cela peut finir par peser sur l’activité du bâtiment.

Certains particuliers, parce qu’ils ont peur de ce qui se passe, peuvent également réagir en réduisant leur consommation et en augmentant leur épargne dite “ de précaution” . Là encore, ce n’est pas très bon pour la croissance. En France, pourtant, le lien entre la perception de sa propre richesse et le taux d’épargne n’est pas très fort, selon les mesures des économistes.

Pour une entreprise cotée qui avait des gros projets devant être financés par augmentation de capital, des soubresauts boursiers ne sont pas non plus une bonne nouvelle. Très souvent, ces projets sont reportés à des jours meilleurs. Ce qui peut aussi peser sur l’activité.

Mais le mécanisme que redoutent le plus les économistes est le “ crédit crunch” , la contraction du crédit bancaire. Si les banques voient leurs actifs fondre, elles doivent prendre des mesures, pour préserver leur solidité financière. Elles doivent faire des “ provisions” dans leurs comptes. Elles sont donc amenées à être plus prudentes dans leurs crédits. Or, c’est le crédit (immobilier, à la consommation, aux entreprises) qui finance l’activité économique : le réduire, l’assortir de conditions, c’est brider la croissance.


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Existe-t-il un antidote ? L’antidote le plus simple, c’est la baisse des taux d’intérêt. La baisse des taux a de multiples effets positifs :

- Elle facilite le refinancement immobilier.

- Elle soulage le coût du refinancement des banques (et donc leurs comptes) et encourage le crédit bancaire.

- Elle encourage aussi le redémarrage du prix des actifs boursiers.

C’est simple à comprendre : prenez une obligation (ou une action, ou un appartement que vous louez...) qui sert un rendement (ou un dividende, ou un loyer...) de 5%. Si les taux baissent et passent à 2%, votre actif va devenir, par comparaison, assez juteux. Il va prendre de la valeur. Lorsque les taux baissent, la bourse monte donc mécaniquement, car elle devient plus attrayante que les livrets ou les Sicav monétaires.

Ce sont les banques centrales qui détiennent ce remède dans leur boîte à pharmacie. Mais l’usage de ce dernier n’est pas sans effets pervers, qui font hésiter les banquiers centraux.

Principal effet pervers, la crainte de l’inflation. Baisser les taux d’intérêt, c’est-à-dire encourager la création monétaire, peut avoir un effet inflationniste. C’est la hantise de la Banque centrale européenne, dont l’objectif officiel est de maintenir la hausse des prix sous la barre de 2%. La Fed américaine, dont l’objectif est plus large (favoriser le plein emploi sans inflation) est bien plus décontractée que son homologue européenne : elle est prête à s’accomoder d’une inflation de 4 ou 5%, si c’est le prix à payer pour éviter une récession. Ce qui ne manquerait pas de peser un peu plus sur le dollar.

C’est pourquoi Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, rechigne à recourir à la baisse des taux d’intérêt. Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), est quant à lui bien plus allant sur le sujet, comme il l’a prouvé mardi.

Autre effet pervers : si les banques prennent l’habitude de voir les pompiers intervenir, elles joueront plus facilement avec les allumettes (cf le joli dessin de Serge Bloch).


joli dessin : Serge Bloch

Elles s’’habitueront à prendre des risques inconsidérés, à faire gonfler d’autres ‘ bulles’ spéculatives. Il faut donc que celles qui ont été trop imprudentes soient sanctionnées d’une façon ou d’une autre. ‘ Sans un peu de sang sacrificiel aux murs, Wall Street restera incorrigible’ , jugeait en août dernier l’économiste Daniel Cohne dans les colonnes du Monde.

Enfin, refinancer les banques ne résoudra pas forcément leurs problèmes. Si leurs bilans sont constitués d’actifs dégradés, la baisse des taux d’intérêt peut n’agir que comme une cautère sur une jambe de bois. Ainsi, le mal qui frappe les banques américaines, les ‘ subprimes’ (crédits hypothécaires), semble sérieux. On parle de plus de 300 milliards de dollars de pertes qui seront ‘ provisionnées’ peu à peu, trimestre après trimeste, sur des années...

Autrefois, les banquiers imprudents se contentaient de faire gonfler des bulles en finançant à court terme des opérations qui méritent des financements à long terme. Aujourd’hui, le système est un peu plus sophistiqué : ces créances sont ‘ titrisées’ (transformées en titres négociables) et le mistigri est refilé au marché. Ces créances sont donc logées ici et là, dans les bilan de diverses banques et autres investisseurs institutionnels.

Résultat : il y a des cadavres dans les placards. Chaque banque se méfie de la solidité financière réelle de sa voisine ; et à chaque découverte d’un ‘ cadavre’ , le marché interbancaire menace de se gripper.


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Quelles leçons à tirer des krachs précédents ? Il y a souvent eu, il faut bien le dire, plus de peur que de mal. Qui se souvient de ce jeudi noir, ce jour le plus bas’ , du 19 octobre 1987, lorsque la bourse de New York avait connu la plus forte baisse de son histoire (-22,6%), entraînant tous les autres marchés financiers. A l’époque, chacun pronostique une crise économique mondiale. La référence est évidemment celle de 1929, qui a été marquée par une crise boursière, le 24 octobre, de moindre ampleur.


La valorisation boursière de Wall Street en 1987 (Edward/Wikipedia)

Cette crise n’a pas eu lieu. L’année 1988 est marquée par une croissance positive dans les pays industralisés. En 1929, les banques centrales avaient mal réagi, et des grandes banques avaient été rapidement asphyxiées ; en 1987, au contraire, elles ont très vite joué les pompiers, déversant des liquidités dans les rouages économiques. Dès le 20 octobre, la Fed avait massivement injecté des liquidités et évité ainsi la catastrophe.

La crise de 1929 n’aura donc pas lieu. Mais il existe d’autres type de krachs, qui ont laissé impuissants les dirigeants politiques, les banquiers ou les économistes. Ce fut ainsi le cas de la crise immobilière japonaise des années 1990. Le système bancaire japonais a été profondément atteint par cette crise et le Japon a mis des années à retrouver le chemin de la croissance. Le pays, qui était considéré comme le nouveau roi du monde à la fin des années 80, ne s’en est jamais vraiment remis. La grande crainte actuelle, c’est que la crise des subprimes entre dans cette catégorie, et que les banques américaines mettent bien plus de temps que prévu pour en sortir.

Mise à jour 15h30 : prise en compte de la baisse des taux américains.

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  • chriss
    • Posté à 14h45 le 22/01/2008
    • Internaute 25959

    Bonjour,

    La bourse ou la vie ?

    je ne sais pas vous, mais moi j’ai choisi...

    Je vais au ciné voir « Garage » avec ma brune...

    je penserai à vous les boursicoteurs...

    • Les Chats
      Les Chats répond à chriss
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 17h57 le 22/01/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Il doit être très bien ce film !
      C’est aussi le moment d’aller voir celui de Ken Loach
      « It’s a Free World »
      Lien

    • karlM
      karlM répond à chriss
      Précaire
      • Posté à 18h48 le 22/01/2008
      • Internaute 21378
        Précaire

      L’humain est mené par le bout du nez par l’économie, pendant ce temps là un enfant meurt de faim toutes les 5 secondes, et j’vous parle pas de l’état de la planète. Alors, un pti ciné pour soi, pour garder la pêche et continuer à dénoncer les guignols qui nous gouvernent.

      • FanFan2722
        FanFan2722 répond à karlM
        http://reactionashow.blogspot. (...)
        • Posté à 20h00 le 22/01/2008
        • Internaute 12992
          http://reactionashow.blogspot. (...)

        rue 89 ne nous avait pas habitué a de tels discours
        L’article est écrit avec pédagogie et il faut lui reconnaitre qu’il aide le lecteur a comprendre ce milieux obscur mais quand on note des expression tels que « bon pour la croissance » « effet positif », « antidote » on a plus l’impression de lire le figaro, les echos, la tribune et autre torche cul capitaliste à la botte de NS
        Il n’est venu à l’idée de personne dans cette rédaction que la croissance économique n’était pas la seule solution pour que le monde avance. Les termes décroissance, développement humain... sont de rélles théorie économique qui ont prouvé leur efficience au niveau micro local et qui ne demande pas mieux qu’a se répandre à des échellons supérieurs
        N’hésitez pas à donner la parole à ses acteurs, ils ont beaucoup de chose à dire

  • Beeks
    • Posté à 14h59 le 22/01/2008
    • Internaute 24435

    corrigez moi si je me trompe (c’est possible j’y comprends rien) les personnes qui perdent de l’argents sont celles qui ont triches ou mis d’autres gens dans la mouise et la BCE veut les punir (en ne baissant pas les taux d’interets ) la baisse de ces taux ferait supporter les consequences aux pauvres (inflation) et non aux riches qui ont voulus se remplir les poches . je n’aurais jamais cru dire ça (si j’ai bien compris)la BCE defend les pauvres ! ! ! ! ! !
    les gros riches ont dejà le super bouclier (fiscal) de Saint Nicolas de Neuilly autour du cou pour les proteger.
    PS : d’apres un reportage le CAC 40 aurait gagné 25% dans les 5 dernieres annees alors pas de drame.

    • Tophee
      Tophee répond à Beeks
      en haut a gauche
      • Posté à 15h23 le 22/01/2008
      • Internaute 2159
        en haut a gauche

      Malheuresement, ce n’est pas aussi simple.

      Ceux qui ont tricher, ce sont des organisme de credit qui on pousser des menage americain a s’endetter en sachant tres bien que ceux-ci ne aurrait beaucoup de mal a rembourser.

      Ils on ensuite revendu ces creance a des banque d’affaire, qui les ont regrouper en un autre type d’instruments et y ont apposer une garantie. XCes intrument on ensuite ete revendu a des banques, ou a dautre investiseur attirer peur leur bon rendement apparent.

      Malheuresement, beaucpoup de famille americaine sont dans l’incapaciter de remboursser, les banque on commentcer a faire jouer les garantie et tout le monde s’est appercus que ces instruments etait bien moins sur qu’il ne le pensaient, d’ou la crise.

      Les vrais malhonetes, ceux qui ont pousser les famille s’endette se sont en fait debarrasser du bebe, ne sont pas impacter par la crise. Et je ne serait pas surpris d’aprendre que nombre d’entre eu se font maintenant du pognons en administrant les reposessions !

      • Avril
        Avril répond à Tophee
        • Posté à 17h39 le 22/01/2008
        • Internaute 24503

        et les retraités étatsuniens, ils vont enfin pouvoir retourner bosser ?

    • sinclair
      sinclair répond à Beeks
      • Posté à 15h28 le 22/01/2008
      • Internaute 2580

      Euh oui et non la bourse joue au gros yoyo ces dernieres annees voir l evolution du CAC40 sur boursorama par exemple la courbe ne manque pas d interet en regard des dates. Par contre la BCE et la FED sont la pour defendre les riches pas les pauvres ou alors c est un pur hasard.

  • survivant
    • Posté à 15h20 le 22/01/2008
    • Internaute 25864

    Il faut juste avaler la pilule qu’a dit le docteur et c’est repartit comme en 40. C’est l’effet pervers de la mondialisation il y en a un qui se pète la gueule et tout le monde suit. Il n’ y a plus qu’à remettre le marché noir en route.

    • JP_JP
      JP_JP répond à survivant
      • Posté à 15h58 le 22/01/2008
      • Internaute 18274

      Ouais je crois que tu as raison, usons du marché noir et du troc. Instinct de survie.
      Donc, échange longe de porc contre lot de brosses à dents presque neuves. (utilisées 1 semaine dans un camp de scouts mars 2004).
      Pis pour info, peut bien se casser la gueule la bourse, je n’ai pas d’actions, ni d’obligations, ni d’argent de côté d’ailleurs.
      Aux boursicoteurs, achetez pendant que ce sera bas, et n’oubliez pas :
      Une action achetée, un emploi supprimé * !
      (* forcément, ça donne envie !)

  • chirouble
    chirouble
    bordelique notoire
    • Posté à 15h24 le 22/01/2008
    • Internaute 24807
      bordelique notoire

    A propos des économistes , des conseilleurs, des spécialistes en tous genres.....

    « un grand économiste c’est quelqu’un qui saura très bien expliquer demain pourquoi ce qu’il a prévu hier ne s’est pas produit aujourd’hui »

    (en tout petit petit caractère si je pouvais : c’est de J.Attali)

    • sinclair
      sinclair répond à chirouble
      • Posté à 15h54 le 22/01/2008
      • Internaute 2580

      Je confirme après quelques années d études supérieures en sciences économique en regard des faits ce la m a toujours fait penser a l ésotérisme. Ou peut etre je manque d intelligence.

      On explique pourquoi après. En prévision et en remèdes cela a toujours cafouille et aujourd hui plus qu hier. Il semble que l économie actuelle repose sur d immense liquidités qui n ont qu un lointain rapport avec la production de bien ou la santé du marché.

      Les explications du Yeti et de Riché si elles sont logique et censées restent traditionnelles. Si l on regarde l evolution des choses on est perplexe. Voyons les faits je n explique rien je m interroge.

      Gros dérapage lundi de toutes les bourses jour de fermeture exceptionnelles de la bourse américaine aujourd hui curieusement sa se calme.

      Le pétrole quant a lui plonge aussi il est passe de 100$ a 86.7$ alors que l on nous rebat les oreilles de son augmentation des qu un terroriste ou un potentat local éternue.

      Hypothèse la masse d argent sans destination précise est devenue colossale et elle est regroupée dans un petit nombre de personne (physique ou morale). But du jeu de monopoly faire de l argent vite sur des « coups“sans tenir compte des ‘lois du marche’ de l offre et la demande.

      C est un immense jeu de dupe on revit en permanence le film ‘ le sucre’ de Rouffio avec Carmet Depardieu Piccoli. Et tant pis pour les perdants. Le cours du pétrole la bulle internet et les subprime en sont l illustration. Le retentissement sur le citoyen moyen est un dommage collatéral les employeur ayant beaucoup perdu débauchent pour améliorer leurs positions financieres

      • sinclair
        sinclair répond à sinclair
        • Posté à 19h25 le 23/01/2008
        • Internaute 2580

        Désolé pour le replieur fou je copie colle

        Je confirme après quelques années d études supérieures en sciences économique en regard des faits ce la m a toujours fait penser a l ésotérisme. Ou peut etre je manque d intelligence.

        On explique pourquoi après. En prévision et en remèdes cela a toujours cafouille et aujourd hui plus qu hier. Il semble que l économie actuelle repose sur d immense liquidités qui n ont qu un lointain rapport avec la production de bien ou la santé du marché.

        Les explications du Yeti et de Riché si elles sont logique et censées restent traditionnelles. Si l on regarde l evolution des choses on est perplexe. Voyons les faits je n explique rien je m interroge.

        Gros dérapage lundi de toutes les bourses jour de fermeture exceptionnelles de la bourse américaine aujourd hui curieusement sa se calme.

        Le pétrole quant a lui plonge aussi il est passe de 100$ a 86.7$ alors que l on nous rebat les oreilles de son augmentation des qu un terroriste ou un potentat local éternue.

        Hypothèse la masse d argent sans destination précise est devenue colossale et elle est regroupée dans un petit nombre de personne (physique ou morale). But du jeu de monopoly faire de l argent vite sur des « coups“sans tenir compte des ‘lois du marche’ de l offre et la demande.

        C est un immense jeu de dupe on revit en permanence le film ‘ le sucre’ de Rouffio avec Carmet Depardieu Piccoli. Et tant pis pour les perdants. Le cours du pétrole la bulle internet et les subprime en sont l illustration. Le retentissement sur le citoyen moyen est un dommage collatéral les employeur ayant beaucoup perdu débauchent pour améliorer leurs positions financieres

  • yapadebug
    • Posté à 15h28 le 22/01/2008
    • Internaute 840

    La Fed baisse son taux directeur. Autrement dit, alors que les USA sont malades de trop de crédit, la Fed incite à encore plus de crédit.
    On a trop d’accidents de la route avec la limitation à 130, limitons donc à 160 ! C’est idiot, et pourtant c’est ce que fait la Fed. Ce n’est que reculer pour mieux sauter, et tomber de plus haut.
    En attendant la sacro-sainte croissance, celle que Sarko devait aller chercher avec les dents, et bien il peut se la mettre dans le fion (ou le Fillon) ! Et tout ça malgré les dénégations de Mme Lagarde, qui meurt mais ne se rend pas ! Vous voulez savoir pourquoi ? Le paquet fiscal, le truc miraculeux qui devait relancer la croissance, il est parti en fumée hier. Hop envolé, perdu dans le caca40 ! Alors le budget 2008 avec 2% de croissance, qui devait relancer le pouvoir d’achat, ils peuvent faire une croix dessus. En 2008 ce sera travailler plus pour gagner moins ! Alors à un moment ça va casser, c’est fatal. Faut pas prendre les français pour des cons trop longtemps. C’est pas la love story à Disneyland qui va sauver sa majesté Bling-bling du désastre.

    • Tophee
      Tophee répond à yapadebug
      en haut a gauche
      • Posté à 15h47 le 22/01/2008
      • Internaute 2159
        en haut a gauche

      Yapadebug : tout bon sur toute la ligne !

      Bon, on peut pas nous changer le president, bon, parce-que vraiement, les francais, y s’ont tromper. comme pour le referendum, pareil. y savent pas voter les francais..

      Donc faut faire pareil, on vire le president, et puis on en prend un autre, pas un mini-president, sa on as deja, non, juste un avec un cerveau et un coeur, plutot que juste de la rencoeur.

      Aller, on met delanoe president, direct, sans voter, comme pour le referundum, et pis on en parle plus pendant 5 ans...

    • jide
      jide répond à yapadebug
      http://jide.romandie.com
      • Posté à 20h10 le 22/01/2008
      • Internaute 22641
        http://jide.romandie.com

      Oui, je suis entièrement d’accord ! ! ! baisser les taux , ça revient a accélérer plus vite vers le mur.
      Le crédit est une drogue, les américains sont des junkies (et nous aussi). Allez, le taux a 3.5 %, vous reprendrez bien une petite dose de consommation ?

      Lien

  • Nostrum
    • Posté à 15h45 le 22/01/2008
    • Internaute 6436

    A l’évidence l’auteur de cet article ne connaît pas grand-chose à l’économie, pas plus qu’au fonctionnement du système financier en général ou celui très particulier des USA. Lorsque l’on n’y connaît rien, mieux vaut se taire que de raconter le tissu d’âneries que constitue cet article — Un exemple d’âneries assenées entre cent autres possibles : « Lorsque le prix d’une action baisse, il ne s’agit pas de “destruction d’argent” ». On se demande alors pourquoi les plus grandes banques du monde (plombé par la titrisation [action] des crédits) se trouvent dans la nécessité, pour ne pas mettre la clé sous la porte, de tenter de survivre en lançant des SOS en direction des fonds souverains.
    Avis aux lecteurs de Rue89 : si vous souhaitez une information sensée sur la situation actuelle, allez donc lire, sur Contre Info, les articles de Paul Jorion, Steven Pearlstein, William Pfaff, Paul Krugman, Gwynne Dyer et, une fois n’est pas coutume, celui de Michel Rocard ; plus les analyses quotidiennes de Marc Fiorentino sur Euroland-Finance (voir aussi deux vidéos de lui sur Dailymotion). Enfin, pour celles et ceux qui ont la flemme de chercher à s’informer auprès de personnes compétentes (ça peut se comprendre si ont n’est pas très branché économie), pensez simplement que Mme Christine Lagarde « ne vois pas de krach boursier venir… » : une analyse qui, venant d’elle, renseigne mieux que tout sur la gravité exceptionnelle de la présente conjoncture.

    • ClaireChar
      ClaireChar répond à Nostrum
      • Posté à 16h44 le 22/01/2008
      • Internaute 16497

      Vous avez tort c’est absolumment juste de dire que ce n’est pas parce que le prix d’une action baisse que il y a destruction d’argent
      Les plus grandes banques du monde se trouvent dans la necessite de pleurer pour des liquidités car comme d’habitude elles ont besoin de liquidité mais que la crise et la défiance sur les marchés ne leur permet pas d’emprunter ce cash puisque personne ne veut leur prêter.
      Ensuite ces besoins en liquidité sont également pas des pertes nettes mais juste en raison des ratios à respecter et de la baisse de la valorisation de leurs actifs , et bien elles doivent restreindre certaines opérations.

      Quant au fait que les banques soient plombés par des blocs de crédit défaillants dans leur bilan (ces fameux crédit subprimes titrisés) cela n’a aucun rapport avec le marché d’actions enfin si mais c’est excatement le mécanisme qu’a expliqué rue 89

      Donc ce que dit rue89 est absolumment juste
      forcément un peu réducteur mais juste ce n’est absolumment des âneries comme vous dites

      • Nostrum
        Nostrum répond à ClaireChar
        • Posté à 11h47 le 23/01/2008
        • Internaute 6436

        Oser écrire « Donc ce que dit rue89 est absolument juste… », me laisse quasiment coi ! L’avenir, en la circonstance l’année 2008, décidera de qui devra aller au coin coiffé du traditionnel bonnet d’âne.

    • Network 23
      Network 23 répond à Nostrum
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 16h48 le 22/01/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Quand Gainsbourg cramait un billet de 500 Francs, certains l’ont traité d’irresponsables qui faisaient flamber du fric (alors que tant de Somaliens meurent de faim) tandis que d’autres y ont vu soit une blague, soit de l’art, soit les deux à la fois, soit ni l’un ni l’autre, mais en tout cas ne se sont jamais dit avoir perdu 500 francs qu’ils n’avaient jamais eu.

      Comment perdre ce qu’on a pas ? C’est là la richesse et la sécurité des pauvres...

      • Tophee
        Tophee répond à Network 23
        en haut a gauche
        • Posté à 17h24 le 22/01/2008
        • Internaute 2159
          en haut a gauche

        Enfin Gainsbourg a bien perdu 500 balles dans l’affaire, ou je me trompe ?

         
        • jide
          jide répond à Tophee
          http://jide.romandie.com
          • Posté à 20h17 le 22/01/2008
          • Internaute 22641
            http://jide.romandie.com

          Non, Gainsbourg a gagné son immortalité (entre autre) par ce geste. Un bon investissement en sorte...

          Lien

        1 autres commentaires
    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à Nostrum
      Auteur(e) de l'article Redchef Rue89
      • Posté à 18h03 le 22/01/2008
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      « A l’évidence... », écrivez vous, Nostrum. Première règle pour comprendre l’économie : se méfier des évidences !

      • Grégory
        Grégory répond à Pascal Riché
        • Posté à 03h10 le 23/01/2008
        • Internaute 12569

        Première règle du débas : éviter les pirouettes ? Le post auquel vous répondez, pour cassant, flou, et peu débattable qu’il soit contient quand même un point précis sur lequel il restait possible de répondre.

        Ou alors, quitte à considérer qu’il n’y a pas de réponse pertinente à une critique aussi aigre, autant ne pas en mettre du tout, non ?

    • jissé
      jissé répond à Nostrum
      Ingé retraité
      • Posté à 21h05 le 22/01/2008
      • Internaute 23393
        Ingé retraité

      Nostrum (conseilleur n’est pas payeur)

      « A l’évidence » quand nous aurons étudié tous ces doctes spécialistes ... , suivi vos conseils, nous serons tout aussi avancés qu’après avoir consulté la boule de crystal de Mme Irma.

      Et les cours remonteront illico !

      CQFD

      • bathurst
        bathurst répond à jissé
        • Posté à 21h51 le 22/01/2008
        • Internaute 28795

        Mon cher Jissé,
        Pour une meilleure compréhension des phénomènes qui affectent actuellement les marchés financiers, je vous recommanderais l’intégralité de l’oeuvre de John Kenneth Galbraith, notamment son « Économie hétérodoxe » publiée au Seuil. Vous serez plus à même de contribuer judicieusement au débat au terme de cette lecture.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 15h56 le 22/01/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Quelles leçons à tirer des krachs précédents ? Il y a souvent eu, il faut bien le dire, plus de peur que de mal. Qui se souvient de ce jeudi noir, ce « jour le plus bas », du 19 octobre 1987, lorsque la bourse de New York avait connu la plus forte baisse de son histoire (-22,6%), entraînant tous les autres marchés financiers.

    Il me semble avoir lu à l’ epoque ( je suis pas un fana de la finance ) qu’ une des raisons de l’ importance du Karch de 1987 avait été que les ordinateurs boursiers s’ etaient affolés et avaient amplifié le phenomene .
    Et que depuis , ils ont prévus des sécurités dans les programmes .
    Sécurités operantes aujourd’ hui et inoperantes à l’ epoque , donc .
    Quelqu’ un sait il quelque chose a ce sujet ?

    • Tophee
      Tophee répond à Numerosix
      en haut a gauche
      • Posté à 16h08 le 22/01/2008
      • Internaute 2159
        en haut a gauche

      Ce ne sont pas tant les ordinateurs qui etaient en cause que le fait que les modele modele mathematique qui sont utiliser pour calculer la valeur des instruments derives tels que les option cheres a Pierrrre. Ceux se base sur le fait que les variation de cour correspondent a des mouvement brownien, et que a valorisation de l’instrument derive n’influe pas sur le cours du soujacent. Ce qui est faut pendant un crash.

      Pour eviter que la mesaventure de 1987 ne se reoproduise, les marche on mis des mesure en places, telles que la suspension de la cotation d’une action qui perd plus de X pourcent.

      • Network 23
        Network 23 répond à Tophee
        identité perdue dans mes papiers (...)
        • Posté à 16h56 le 22/01/2008
        • Internaute 23367
          identité perdue dans mes papiers (...)

        Les modèles mathématiques étaient défaillant, soit. Que voulez-vous dire lorsque vous écrivez que ceux-ci (les modèles) se basent sur le fait que les variations de cours correspondent à des mouvements browniens ?

        (Je ne comprend pas ce qui semble être une métaphore - êtes-vous en train de dire qu’ils sont erratiques, irréguliers ? ou plutôt qu’on calcule une probabilité de valeur de ces options financières ? Donc ces instruments financiers n’ont pas de valeur précise et exacte, mais ont tant de chance d’avoir telle ou telle valeur ?)

        « La valorisation de l’instrument dérivé n’influe pas sur le cours du sousjacent ». C’est-à-dire que les produits financiers échangés par les banques et élaborés à partir des subprimes ont des valeurs sans correspondance aucune avec celle des subprimes (qui est, si j’ai bien compris, en rapport avec le risque de non-remboursement et les taux de la Fed, pour aller vite) ? Leur valeur dépendrait simplement de la quantité de demande pour de tels produits ?

        « Ce qui est faux pendant un crash ». Pourquoi ?

        Le marché a mis des nouvelles mesures en place depuis 1987, dont le fait de suspendre une cotation d’une action qui descend trop ? On ferme les yeux et ça marche ?

        Décidément la finance est mystérieuse. Merci de vos explications utiles & décomplexées : -)

         
        • Tophee
          Tophee répond à Network 23
          en haut a gauche
          • Posté à 17h22 le 22/01/2008
          • Internaute 2159
            en haut a gauche

          Mouvement browniens : alleatoire ou pas, mais qui peuvent etre oriente a la hausse ou a la baisse. Le sens du mouvement a l’instant T n’est pas dependant au sens du mouvement a l’instant T-1. Dans le cas d’un crash, on est a la baisse, et la baisse cause la baise.

          « La valorisation de l’instrument dérivé n’influe pas sur le cours du sousjacent » : Aujourd’hui le volume des options est loin d’etre negligeable. Une banque qui a emise des option fait souvent ofice de market maker sur ces meme options. Quand les cours baisse, elle rachetent les calls et revende le soujacent quelle ont en garanti. La vente de l’option conduit donc a la vente du sous-jacent et influe donc sur le cours de celui-ci, a condition que des volumes impotant d’option soit vendue, ce qui n’est pas le cas en configuration normale, mais peut se produire lors d’un crash.

          La suspension de la cotation est sense permetre de casser la boucle infernale ou le titre baisse parce qu’il vient de baisser. Je n’ai pas dis que cela etait efficace, mais c’est a ma connaissance la seule mesure prise a la lumiere de 1987. J’en oublie peut etre.

          • Network 23
            Network 23 répond à Tophee
            identité perdue dans mes papiers (...)
            • Posté à 18h13 le 22/01/2008
            • Internaute 23367
              identité perdue dans mes papiers (...)

            Merci de vos précisions !

          • Numerosix
            Numerosix répond à Tophee
            Prisonnier dans le village (...)
            • Posté à 19h01 le 22/01/2008
            • Internaute 14499
              Prisonnier dans le village (...)

            Oui , merci , messieurs .

            Autre question : Quand ca baisse , il y en a toujours qui s’enrichissent . Qui engrange du pognon en ce moment en jouant a shorter gagnant a la descente en vrille dans des Hedge fun pas possible ?
            ( comme vous voyez je n’ y connait vraiment rien mais je soupçonne ..)

        3 autres commentaires
  • Eric citoyen
    Eric citoyen
    « Casse ta tv » c'est ta seule (...)
    • Posté à 15h58 le 22/01/2008
    • Internaute 5352
      « Casse ta tv » c'est ta seule (...)

    Bonjour à toutes et tous,

    le krach, est-ce vraiment grave docteur ?

    Non... pas du tout !

    Les golden boys vont sortir leurs golden-parachutes !

    Les autres... vont payer !

    Bésitos du CAC - A - 40

    Eric Bloggeur un peu énervé.

    Lien

  • said sellali
    said sellali
    cadre à nantes
    • Posté à 15h59 le 22/01/2008
    • Internaute 25979
      cadre à nantes

    Les etats-unies connaissent ce que les japonais ont connues en 1990 avec leur crise immobilière,dont il faut bien le dire,ils ne se sont jamais remis.Il faut s’habituer à ce que la croissance des etats-unies soit anémiée pour les 15 prochaines années(de 0 à 1% de croissance). En effet, ils ont trop joués avec le feu, sont surendettés à hauteur de 230% de leur pib (rien à voir heureusement avec nous).De plus, en plus de la crise des subprimes, leur crise du crédit aujourd’hui va faire des dégâts effrayants qui vont coûter des milliards aux usa.Emmanuel Todd avait raison.Nous vivons le déclin des usa en direct.Nous devons maintenant nous tourner économiquement vers les bric(Brésil,Russie,Inde,Chine), la Turquie les pays arabes du golfe, qui sont eux les furtures géants de demain.
    La baisse des taux de l’incompétent Bernake n’a eu aucun effet sur la bourse à Wall Street. En ce moment même, elle est en chute de -3%

    • sinclair
      sinclair répond à said sellali
      • Posté à 21h13 le 22/01/2008
      • Internaute 2580

      Pour Said sellali

      ce que vous dites est cense d’accord ou pas pourquoi ce raid imbécile de Gros nazes ? pardon question stupide réponse stupide donc copie colle

      Les etats-unies connaissent ce que les japonais ont connues en 1990 avec leur crise immobilière,dont il faut bien le dire,ils ne se sont jamais remis.Il faut s’habituer à ce que la croissance des etats-unies soit anémiée pour les 15 prochaines années(de 0 à 1% de croissance). En effet, ils ont trop joués avec le feu, sont surendettés à hauteur de 230% de leur pib (rien à voir heureusement avec nous).De plus, en plus de la crise des subprimes, leur crise du crédit aujourd’hui va faire des dégâts effrayants qui vont coûter des milliards aux usa.Emmanuel Todd avait raison.Nous vivons le déclin des usa en direct.Nous devons maintenant nous tourner économiquement vers les bric(Brésil,Russie,Inde,Chine), la Turquie les pays arabes du golfe, qui sont eux les furtures géants de demain.
      La baisse des taux de l’incompétent Bernake n’a eu aucun effet sur la bourse à Wall Street. En ce moment même, elle est en chute de -3%

      • said sellali
        said sellali répond à sinclair
        cadre à nantes
        • Posté à 21h31 le 22/01/2008
        • Internaute 25979
          cadre à nantes

        Cher Sinclair,je n’ai rien compris à vos propos (peut-ê^tre que c’était le but ?). Expliquez-vous.

         
        • sinclair
          sinclair répond à said sellali
          • Posté à 19h34 le 23/01/2008
          • Internaute 2580

          Je combats juste le ou les replieurs imbécile, votre post n’avait aucune raison d’être replié donc je l’ai rouvert en le copiant et en le disant. Pour moi tout avis « non délirant ou haineux » mérite un intérêt, avec ce système de repli ne restera plus visible qu’une pensée unique. Donc je provoque un peu les crétins qui votent naze pour n’importe quoi en croyant détenir la verité. Ai je été clair ?

        1 autres commentaires
  • survivant
    • Posté à 16h08 le 22/01/2008
    • Internaute 25864

    C’est comme ça les capitalos et les boursicoteurs de tous poils. C’est ce que l’on appel dans le jargon populaire. Vouloir le beurre, l’argent du beurre, la crèmerie et la crèmière avec.

    • Tophee
      Tophee répond à survivant
      en haut a gauche
      • Posté à 16h19 le 22/01/2008
      • Internaute 2159
        en haut a gauche

      ET oui, les benefice, c’est pour ma gueulle, mais vous serez gentil d’eponger mes dette si je me plante...

  • Jacques Bergé
    Jacques Bergé
    Français de l'étranger
    • Posté à 16h43 le 22/01/2008
    • Internaute 29391
      Français de l'étranger

    Le ballant monétaire

    Concernant cette crise il est toujours étonnant de voir le mouvement d’ensemble baissier (ou haussier) des principales Bourses de valeurs dans le Monde. Evidemment les courtiers suivent en temps réel les tendances sur les autres places boursières et communiquent leurs ordres en conséquence. Mais ceux qui initient les tendances sont plutôt les fonds de
    placement qui détiennent des portefeuilles considérables répartis sur plusieurs places
    boursières. Ces gestionnaires sont bien placés pour « sauver les meubles » avant tout le monde. Dès que les indicateurs leur paraissent inquiétants ils placent leurs actifs dans d’autres valeurs dites « refuge » tels que l’or, les bons du Trésor, les marchandises (le pétrole), etc. Ce qui compte pour ces fonds et leurs opérateurs c’est la rapidité et le faible coût de la conversion des actifs boursiers vers les valeurs refuge. Cela n’aurait pas trop d’importance si ces fonds étaient minoritaires sur les marchés. Le problème c’est qu’ils sont en train de devenir majoritaires et, on le voit bien, l’amplitude entre les points les plus bas des indices boursiers et ceux les plus hauts ne cesse de croître. Parallèlement, l’amplitude des cotisations sur les bourses des marchandises a, elle aussi, tendance à croître. Les marins connaissent et redoutent ce phénomène physique qui fait chavirer les navires les mieux construits, ils l’appellent le ballant : par temps de tempête
    l’eau tombée dans la cale accentue le roulis, on embarque davantage et très rapidement on se retourne… c’est exactement ce qui est en train de se produire sur les marchés financiers.
    Peut être que le chavirage n’aura pas lieu au cours de la tempête actuelle dite des « subprimes », mais qu’arrivera-t-il à la prochaine alors que le navire de l’économie mondiale aura embarqué une cargaison supplémentaire de capitaux circulants ? Il serait donc temps que nos dirigeants internationaux se mettent d’accord entre eux : au-delà de certains seuils de
    transaction, il faudrait renchérir les coûts d’entrée et de sortie sur la totalité des marchés mondiaux (un Kyoto anti-spéculation en quelque sorte) afin de rendre plus compétitifs les investissements alternatifs à moyen et long terme.
    Par ailleurs, comme l’indiquait très justement Daniel Cohen dans un récent article du Monde, il faudrait mettre un frein à l’accroissement indéfini de la masse monétaire exprimée en dollars. Elle ne fait
    qu’appauvrir les pays à monnaie faible au profit des Etats-Unis et compromettre par excès de liquidités les équilibres financiers entre grandes places boursières.

  • expat
    • Posté à 16h45 le 22/01/2008
    • Internaute 25627

    Il faut reconnaitre qu’en dehors du fait qu’on nous a propose depuis le milieu des annees 80 de faire fortune sans risques en achetant des actions d’entreprises privatisees, peu d’entre nous comprennent le jeu de monopoly complique qu’est devenu il faut bien le dire « gagner de l’argent sans travailler (sans rien produire et sans fournir un travail) ». Il nous est donc impossible de juger si une crise est grave ou non, elle est grave si

    - nous perdons notre emploi

    - nous perdons notre logement

    et nous le percevons plus rapidement si nous voyons soudain plus de misereux dans la rue, etc....

    De ce point il faut reconnaitre que pour beaucoup d’entre nous la crise n’a pas commence ce week-end, elle dure depuis 25 ans !

    Je reve de voir tout le monde se rendre compte que la bourse ne met pas de pain sur notre table et acheter actions et obligations d’entreprises sur lesquels nous n’auront aucun controle n’est qu’un moyen supplementaire pour les riches et puissants d’aquerir plus a moindre frais (notre numero 1 est un bon exemple d’appetit insatiable).

    Notre probleme principal si nous voulons un monde dans lequel nos enfants pourront continuer a vivre est de changer cet ordre des choses sans cataclysme car il est de plus en plus evident que le status quo n’est plus une option.

  • breakfast
    • Posté à 16h56 le 22/01/2008
    • Internaute 24025

    Personnellement j’en ai rien à foutre du crash boursier car je suis quelqu’un de pauvre et personnellement le cac40,le dowjones,la bourse ce n’est pas ma tasse quotidienne.

    Ma cuisine à moi c’est les pates,le riz,les patates...Bref du basique pour survivre––––––––––––––––––––––-

    CHASSONS CE CAPITALISME A OUTRANCE
    Crash
    Argent
    Prêt
    Taux
    Arrhes
    Loyer
    Insolvable
    Sommes
    Monétaire
    Euro

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à breakfast
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 20h46 le 22/01/2008
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « ......Personnellement j’en ai rien à foutre du crash boursier car je suis quelqu’un de pauvre ..... »

      ==> il faut effectivement un minimum de valeur intellectuelle pour saisir les principes de l’offre et de la demande.

      Mais, ce n’est pas pour vous inquiéter, seulement, sachez que lorsqu’un océan fait des vagues, ça n’annonce jamais la mort de l’océan.
      Aussi, je vous conseille de vous mettre au principe d’Archimède : c’est une loi qui s’impose à tous.. comme celle de l’équilibre des eaux, celle qui gère les ordres d’achat et de vente.
      Ca vous permettra de mieux comprendre la météo économique, de flotter sur la vague libérale,
      au lieu de vous noyer dans des embruns de contre vérités.

      • breakfast
        breakfast répond à Pierrrrre
        • Posté à 11h10 le 23/01/2008
        • Internaute 24025

        Visiblement il n’ya pas que moi pierrre qui en ait rien à cirer de cette crise boursière

        Lire ci dessous les propos de révolté06 (les femmes au pouvoir dans le monde enti...)
        23H52 22/01/2008 

        « comme rien + rien = rien et que j’ai rien
        pauvre comme job : je m’en tape de la crise boursiere, je ne tomberai pas plus bas. »

        Lien

  • Humain
    • Posté à 17h03 le 22/01/2008
    • Internaute 21387

    -

    Discours officiel : Nous n’avons rien à craindre ! !

    Tu parles ! !

    Les banques plongent pour avoir voulu faire du pognon avec le peu d’argent des pauvres....
    En France cela n’est pas possible !

    Ha ? Bon, et pourquoi donc ?

    Faut-il plaindre les banques qui ont toutes croqué dans la pomme ?

    Et demain en plus les actionnaires nous piqueront les emplois en rachetant nos industries ! !

    Super !

    -

    • Tophee
      Tophee répond à Humain
      en haut a gauche
      • Posté à 17h29 le 22/01/2008
      • Internaute 2159
        en haut a gauche

      Oui, depuis le debut de la crise des subprimes, on nous dis « rendormez-vous, tout vas bien, c’est au pire passager.... »

      En fait, c’est de pire en pire...

      Et je ne serais pas etoner si ce n’etait que le debut...

  • daviid
    • Posté à 17h07 le 22/01/2008
    • Internaute 29239

    Je suis en train de créer une petite association pour régler ces problèmes boursiers et je cherche des membres.
    Et voici quelques rêgles à suivre :
    rêgle n°1, on ne parle pas du fight club...
     :)

  • charlotte cordier
    • Posté à 18h28 le 22/01/2008
    • Internaute 14287

    seulement 1% de la population française , est investie en bourse pour une somme supérieure à 10000€
    sur le plan boursier , cette chute impacte peu de monde , et c’ est de l’ argent qui n’ est meme pas utilisé dans la majorité des cas

    le seul problème c’ est l’ image qu cela donne et cela rend frileux donc on aura tendance à faire un peu plus d’ économies d’ou un ralentissement des affaires avec tout ce que cela entraine au niveau du travail ,

    • Grégory
      • Posté à 03h17 le 23/01/2008
      • Internaute 12569

      C’est au fond la thèse de cet article : il s’agit d’une crise purement boursière, et il n’est pas sur qu’il y ait des répercussions dans l’économie physique.

      Sauf que :

      1- les causes de cette crise viennent de l’économie physique : prix du pétrole et subprimes. Ces causes physiques ont déjà des conséquences pour beaucoup de gens.

      2- l’effondrement de la bourse contient potentiellement la chute de l’investissement, et l’investissement c’est une large part de l’économie, des salaires à la consommation. Il me semble donc se bercer d’illusion que de croire que ceci n’aura pas d’impact sur la vie de tous. Je me rappeller bien dans ma famille l’impact de la première guerre du golf sur la situation de mon père, qui était dans l’immobilier...

      • Pascal Riché
        Pascal Riché répond à Grégory
        Auteur(e) de l'article Redchef Rue89
        • Posté à 11h56 le 23/01/2008
          éditeur
        • Journaliste 7
          Redchef

        La thèse de cet article, si « thèse » il y a, c’est de constater que la chute boursière de lundi n’est pas forcément grave en soi.
        Ce qui est grave, c’est ce qui l’a provoquée : la crise des subprimes et ses conséquences sur le marché interbancaire.

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