entretien 16/01/2008 à 19h32

Le syndicalisme prend-il un virage réformiste ?

Pascal Riché | Redchef Rue89


Manifestation dans le secteur des transports à Paris le 8 février (Philippe Wojazer/Reuters)

Il y a d’abord eu la décision, prise par Bernard Thibault (CGT), d’accepter de négocier la fin des régimes spéciaux des cheminots ; puis, ces derniers jours, la signature, par quatre syndicats, d’un accord sur la « modernisation du contrat de travail » . Est-on en train de vivre un virage du syndicalisme français, vers une approche moins contestataire, plus « négociatrice » ? L’historien du syndicalisme René Mouriaux ne le croit pas.

Selon lui, l’accord trouvé avec quatre syndicats sur la réforme du Code du travail n’est pas aussi « révolutionnaire » qu’il n’y paraît. Les grandes normes du code du travail ont déjà été assouplies par le passé : « C’est un pas supplémentaire, pas une nouveauté radicale » , dit-il. L’idée d’avoir un contrat de travail unique a été abandonné... Pour l’historien, l’approche sociale de Nicolas Sarkozy s’inscrit, elle aussi dans la continuité d’un mouvement engagé depuis des années :


Mouriaux conteste également l’idée selon laquelle les syndicats auraient tous radicalement changé pour courir tous après un positionnement réformiste. La CFDT s’est réformée en 1978, et il n’y a aucun changement. Il existe chez FO une tradition négociatrice et même l’ancien secrétaire général Marc Blondel aurait, selon lui, signé l’accord. Simplement, Blondel aurait probablement d’abord affiché sa « vigueur contestatrice » :


Enfin, selon René Mouriaux, le recentrage de la CGT ne doit pas être exagéré. Après la rupture du programme commun jusqu’en 1992, la CGT ne signait plus d’accords. Elle a alors acquis une image de syndicat contestataire, mais dès l’arrivée de Louis Viannet, elle a renoué avec sa tradition, celle qui consiste à « engranger » des progrès sociaux : « La CGT a toujours considéré que pour être attirant, un syndicat doit obtenir des résultats. »


Peut-être Bernard Thibault ira-il plus loin dans le recentrage ? René Mouriaux ne l’exclut pas. Mais selon lui, il serait hâtif de le déduire du fait qu’il ait accepté de négocier la fin des régimes spéciaux de retraites pour les cheminots. Simplement, juge-t-il, le rapport de force n’était pas favorable.

Alors, ce qui a changé ? La vrai nouveauté, c’est la conjoncture politique, affirme René Mouriaux. « Il n’y a plus d’opposition politique » , « le Parti socialiste est aphone » et cela a un impact sur le comportement des syndicats : les jeunes ne se pressent pas aux portes des organisations. La mobilisation du CPE (Contrat première embauche) n’a pas été accompagnée d’une progression de la syndicalisation, ni chez les étudiants, ni chez les jeunes salariés. Et le problème n’est pas propre à la France :


Autre explication, plus prosaïque, avancée par René Mouriaux pour expliquer la signature de l’accord sur le contrat de travail : les petites organisations ont voulu montrer patte blanche pour être mieux traitées, à l’occasion de la réforme à venir de la représentativité des syndicats :


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  • Veum
    Veum
    doctorant
    • Posté à 20h18 le 16/01/2008
    • Internaute 23064
      doctorant

    Bon ça va être gratuit, pas argumenté, mais ce genre de réformisme, c’est surtout baisser son froc.

    • Avril
      Avril répond à Veum
      • Posté à 16h18 le 17/01/2008
      • Internaute 24503

      Reformiste ? LIBERAL ! merci d’appeler un chat un chat !

      • jide
        jide répond à Avril
        http://jide.romandie.com
        • Posté à 12h53 le 19/01/2008
        • Internaute 22641
          http://jide.romandie.com

        Bref, néolibéral, réformiste, les mots jouent entre eux. L’important, c’est la situation : des syndicats que l’ont croyaient issus de luttes se couchent devant le gouvernement sans combattre...
        Lien

    • survivant
      survivant répond à Veum
      • Posté à 20h49 le 17/01/2008
      • Internaute 25864

      Message à rue89, je n’en demandais pas tant de me retrouver en tête de wagon. Mes commentaires ne font pas dans la dentelle quelque soit l’entité politique, syndicale ou journalistique. Toutes les vérités ne sont pas toujours bonnes à dire mais les injustices ne sont pas bonnes non plus à digérer. Longue vie à rue89 tant que les internautes pourront débattre librement.

  • Bridget
    • Posté à 20h28 le 16/01/2008
    • Internaute 19121

    je fais passer un texte vu sur Indymedia Toulouse

    Lien

    Sauvons la Grève
    Adresse aux directions syndicales

    Ce texte-pétition adressé aux directions des organisations syndicales est une initiative de salariés de la fonction publique de divers syndicats et non-syndiqués. Notre démarche commune part du constat de l’inefficacité des appels à des grèves ponctuelles de 24 heures sur des mots d’ordre, certes justes, mais si généraux qu’ils tendent à brouiller les objectifs d’une grève, à l’élaboration desquels nous, salariés, sommes de moins associés par nos directions syndicales. Ce ras-le-bol des grèves inefficaces et donc inutiles, nous l’avons exprimé depuis plusieurs années sans être entendus, d’où cette initiative ouverte et publique. Nous ne voulons pas désigner les directions syndicales comme seules responsables de l’échec des luttes et des reculs sociaux, mais leur dire qu’elles peuvent, avec l’ensemble des salariés, infléchir le cours des mobilisations. Il leur suffirait, dans l’unité, de clarifier et d’annoncer les objectifs et les modalités des grèves pour favoriser une réappropriation collective des luttes par les salariés, condition nécessaire pour des grèves victorieuses. Notre démarche n’est pas anti-syndicale, elle vise au contraire à revivifier et à redonner sens au collectif. Notre démarche n’est pas corporatiste, nous souhaitons qu’elle puisse avoir un écho auprès de tous les salariés de ce pays, actifs ou retraités, du public comme du privé, privés d’emploi ou précaires et dont les droits et les acquis s’amenuisent jour après jour au fil des luttes perdues par une « stratégie du raisonnable » qui ne fait qu’avaliser les reculs sociaux. Il est grand temps de redonner espoir à tous, il est grand temps de réhabiliter le collectif et ceci passe, entre autres, par des grèves victorieuses. 8 janvier 2007

    ENSEMBLE, SAUVONS LA GREVE
    Adresse aux directions syndicales
    M. et Mmes les secrétaires nationaux ou fédéraux de la CGT, de FO, de la FSU, de l’UNSA, de la CFTC et de Solidaires.
    Copie à MM. les secrétaires généraux de la CFDT et de la CGC.
    Dans votre communiqué du 18 décembre 2007, vous nous appelez « à l’action le 24 janvier 2008 par la grève et les manifestations pour exiger l’ouverture de réelles négociations sur la valeur du point d’indice et la refonte globale des grilles indiciaires, afin de permettre le rattrapage des pertes du pouvoir d’achat. » Nous signataires de cette adresse, fonctionnaires, non-syndiqués et syndiqués, avons été de toutes les grèves, de toutes les luttes sociales, depuis des décennies pour les plus âgés, nous avons fait la dernière grève du 20 novembre et sommes bien d’accord avec vous pour constater que nous n’avons obtenu pour cela que l’ouverture de pseudo-négociations, c’est-à-dire RIEN. Vous nous proposez aujourd’hui une autre grève de 24 heures. Force est de constater qu’aucune grève de 24 heures n’a permis au mouvement social de progresser ces dernières années. La dernière grande victoire des salariés, certes mise en brèche ensuite, fut celle de 1995 si l’on excepte le recul sur le CPE pour lequel la jeunesse s’est mobilisée. Dans les deux cas, les victoires arrachées ne l’ont pas été par des actions de 24 heures. Pourtant vous persistez dans ce mode d’action qui de surcroît ne permet aucun contrôle des salariés sur les négociations que vous allez éventuellement entreprendre. Si nous vous demandons des comptes, c’est parce que la situation sociale fait que l’on ne peut accepter davantage de reculs sociaux ; c’est parce qu’il y a urgence à redonner sens aux luttes et aux grèves. A force de faire semblant de faire grève, c’est-à-dire sans rien obtenir, on finit par discréditer celle-ci et donner raison à ceux qui n’y voient que le moyen « d’emmerder le monde ». Sans remonter jusqu’à la grève de 2003, le dernier des conflits des cheminots a fini par nous décider de ne plus vous donner un chèque en blanc : s’il a fallu une Thatcher pour en finir avec la détermination des mineurs anglais, celle des cheminots français a elle été d’abord mise en pièce par les divisions syndicales au sommet. Cela, nous, salariés, ne pouvons plus l’accepter. Toutes ces raisons nous amènent aujourd’hui à vous déclarer que nous ferons désormais grève soit parce que nous l’aurons décidé nous mêmes à la base sur nos revendications dans les assemblées générales des salariés soit parce que les objectifs et les moyens pour lesquels vous nous appelez à l’action sont précisément et clairement énoncés à l’avance. Ces principes valent pour la grève pour laquelle vous avez décidé de nous appeler le 24 janvier. Nous nous mettrons en grève ce jour là dès lors que l’intersyndicale au niveau national se sera prononcée, dans l’unité, sur ces deux questions :
    Que voulons nous obtenir concernant la valeur du point d’indice et la refonte globale des grilles indiciaires ? Quel est l’horizon que vous vous fixez pour estimer que nous aurons obtenu satisfaction ?
    Quels sont les moyens d’action que vous nous proposez si nous n’obtenons pas satisfaction ?
    A défaut de réponse, nous estimerons que les conditions d’une grève victorieuse ne sont pas malheureusement encore réunies et chacun d’entre nous fera alors son choix d’entrer ou non dans l’action, en connaissance de cause. Nous appelons l’ensemble des salariés du secteur public et les sections syndicales, unions départementales… à signer cette adresse aux directions syndicales.
    Liste des 50 premiers signataires sur le lien

    • Numerosix
      Numerosix répond à Bridget
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 21h29 le 16/01/2008
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Sur le fond , d’ accord avec vous , mais sur la forme :
      A l’ epoque des blogs internet et des SMS , n’ y aurait t-il pas moyen de moderniser dans vos tracts ce langage verbeux et stereotypé ? on sentirait presque en le lisant l’ odeur de l’encre à roneo ..

      Cordialement

    • quetzal2012
      quetzal2012 répond à Bridget
      enseignant précaire
      • Posté à 15h27 le 17/01/2008
      • Expert 26736
        enseignant précaire

      Tout à fait d’accord on vide le mot « grève » de son sens même, une grève de 24 h est en soit du foutage de gueule, ça ne sert strictement qu’à donner du grain à moudre à ceux qui pensent la lutte des classes n’existe plus, ça donnerait à rire si ce n’était pas si triste...
      la destruction du code du travail qui se fait à l’insu du plus grand nombre est innacceptable et les gros syndicats qui signent pour plus de flexibilité dans le travail ne fait que les discréditer encore un peu plus...Il faut absolument que les portes-paroles expliquent clairement pourquoi ils ont l’impression d’avoir « ganer du terrain » sur cette réforme...
      Enfin, je tiens à signaler qu’il y a une énorme différence entre les « grosses têtes » des syndicats et leurs bases...les révoltes ont toujours été mené à bien lorsque les syndicats étaient dépassés par leurs bases
      Lien

  • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
    • Posté à 20h35 le 16/01/2008
    • Internaute 16256

    Il ne faudrait pas oublier qu’après avoir leur lit des grands mouvements contestataires ouvriers, les syndicats se sont recentrés sur la fonction publique. Bien sûr, ils restent présents dans les entreprises mais ne représentent plus qu’eux-mêmes car les délégués n’ont aucune véritable connaissance du Code ni du juridique, ils doivent en permanence s’appuyer sur la centrale ce qui les discrédite durablement. De plus, il ne faut pas rêver, nous voyons sur le terrain que le syndicalisme est une course à l’échalote pour se mettre à l’abri des coups durs plus que pour assister le personnel. Et ne pas me dire qu’il s’agit de moutons noirs, au plus haut de la pyramide, les planqués reviennent à la niche de la fonction publique dès qu’ils le peuvent.

    Si bien que lorsque les syndicats appellent le privé à la fusion des intérêts de la fonction publique, ça fait un peu rigoler en entreprises. Certaines dates sont encore bien inscrites dans les mémoires. En même temps, qui pourra dire que le privé n’a pas 10 ans d’avance sur le public, rien qu’avec les réformes des régimes de retraites ....

    Ces rigolos vont organiser une manifestation sur le pouvoir d’achat, mais de qui ?

    nous dans le privé ce qui nous intéresse c’est l’emploi d’abord, c’est lui qui préserve notre pouvoir d’achat ! avons-nous les mêmes valeurs ?

    • Salaves
      • Posté à 00h09 le 17/01/2008
      • Internaute 5988
        Métallo

      Les mêmes valeurs ? Mais quelles valeurs ?

      Faut arrêter d’opposer systématiquement public et privé. Vous oubliez les années où la fonction publique avait du mal à recruter à cause des basses rémunérations qu’elle donne. Encore aujourd’hui il y a toute une liste de fonctions qui ne trouvent pas preneur, car pas assez attractives financièrement.

      Cette haine du fonctionnaire que vous avez, dirigerez là vers votre patron si vous estimez qu’il en donne plus à ses actionnaires qu’à ses employés
      Vous êtes victime consciente ou inconsciente d’une manipulation qui oppose les salariés entre eux, pour le plus grand bonheur des bourgeois. Rien que pour cela leur intérêt est de maintenir un corps de fonctionnaires en activité, pour pouvoir l’exposer à toutes vos frustrations.

      Les salariés du public ont droit à un pouvoir d’achat le plus confortable possible, comme ceux du privé. Ce n’est pas parce qu’il y a un statut protecteur vis à vis du licenciement qu’on doit être mal payé lorsque l’on fait son boulot normalement.
      Tout le monde sait que l’emploi dans le privé n’est pas le même si on est dans un grand groupe industriel ou dans une PME. Vous avez déjà vu des ouvriers de chez Dassault, Renault ou autres se mettre en grève pour soutenir des ouvriers d’une PME à l’autre bout du pays ?
      Et si un jour les fonctionnaires voyaient leur statut détruit et être mis dans la crainte du chômage comme ceux du secteur privé depuis des années. Quelles satisfactions en tirez-vous ? Cela vous consolerait de savoir les autres dans la même m.... que vous ?
      Oui c’est cela, comme tout les autres, on est heureux de voir souffrir son prochain, de sentir qu’on est pas seul à être un lâche devant son incapacité à agir sur les évènements, sur son destin, on aurait tant voulu que les choses soient simples, métro, boulot, télé, dodo. Et non ! Il y a le chômage et ces fonctionnaires planqués

      Ne préfèreriez_vous pas le contraire, que chacun n’ait plus cette épée de Damoclès, qu’est le chômage, au-dessus de la tête en permanence ?

      Quand Balladur à fait la réforme du système de retraite du secteur privé, il ne me semble pas qu’il y ait eu de grandes manifestations populaires pour s’y opposer, et ne me dites pas que c’est la faute des syndicats, trop facile. Tout le monde sait qu’ils sont très faibles et inexistants dans la plupart des PME qui comprennent la majorité des salariés. Pourquoi ?
      Posez-vous les bonnes questions ?

      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à Salaves
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 03h44 le 17/01/2008
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        Dans une societe ou les travaileurs NE SONT PAS interchangeables, le greve comme moyen de pression estune aberration. Bravo, si les syndicats comprennent enfin qu’il faut jouer le jeu autrement.

        Lien

        Pierre JC Allard

         
        • pierrejcallard
          pierrejcallard répond à pierrejcallard
          http://www.nouvellesociete.org
          • Posté à 02h07 le 19/01/2008
          • Internaute 3366
            http://www.nouvellesociete.org

          Dans une societe ou les travailleurs NE SONT PAS interchangeables, le greve comme moyen de pression est une aberration. Bravo, si les syndicats comprennent enfin qu’il faut jouer le jeu autrement.

          Lien

          Pierre JC Allard

          • pierrejcallard
            pierrejcallard répond à pierrejcallard
            http://www.nouvellesociete.org
            • Posté à 02h35 le 19/01/2008
            • Internaute 3366
              http://www.nouvellesociete.org

            Certains ferment les commentaires qu’ils ne comprennent pas. Ils évolueraient mieux s’il posaient des questions. Pourquoi ne peut-on pas faire la greve quand les travailleurs ne sont pas interchangeables ? Parce que leurs intérêts sont différents et que la solidarité n’est alors maintenue que par le contrainte, ce qui rend les contestataires vulnérables à la corruption. Si vous ne voyez pas le phénomène à l’oeuvre, je ne peux pas vous aider, seulement vous inviter à regarder. La solidarité peut être rebâtie, mais sur le plan politique : c’est une autre démarche. L’action syndicale traditionnelle est un leurre.

            Pierre JC Allard Lien

        2 autres commentaires
  • Beeks
    • Posté à 20h35 le 16/01/2008
    • Internaute 24435

    Le syndicalisme ne se reforme pas . le MEDEF a juste racheté FO, la CFDT et CFTC... c’est tout.

    • Don Matito
      Don Matito répond à Beeks
      • Posté à 20h51 le 16/01/2008
      • Internaute 25853

      ca va, vous n’etes pas trop simpliste, vous. Le monde en bicolore c’est plus facile a comprendre. Vous etes syndique, j’espere, pour vous permettre cette critique.

      • Beeks
        Beeks répond à Don Matito
        • Posté à 23h13 le 16/01/2008
        • Internaute 24435

        il est sur que de nos jours il faut vraiment avoir beaucoup de facilités intellectuelles pour voir le monde en arc-en ciel vous les avez tant mieux .pour le reste pas chez les vendus

    • Zomenof
      Zomenof répond à Beeks
      • Posté à 21h19 le 16/01/2008
      • Internaute 20243

      ...avec l’aide de la Caisse noir de L’UIMM, dont on n’entend plus parler. DGS peut dormir avec Parisot sur leur 2 oreilles et sur leur fric

    • skalpa
      skalpa répond à Beeks
      actif et militant ?
      • Posté à 00h25 le 17/01/2008
      • Internaute 7181
        actif et militant ?

      Et la CGT, cela viendra si ce n’est déjà fait ! ! !

      Lien

      Lien

    • Terence
      Terence répond à Beeks
      • Posté à 00h49 le 17/01/2008
      • Internaute 15208

      Non, on dit qu’il s’est fait « fluidifier » !

    • PLBINO
      PLBINO répond à Beeks
      • Posté à 13h17 le 17/01/2008
      • Internaute 27835

      Que fallait-il faire ?
      voir le sondage ici :
      Lien

  • Taozen
    Taozen
    Citoyen
    • Posté à 20h41 le 16/01/2008
    • Internaute 381
      Citoyen

    Je partage l’avis du commentaire de Beeks

    Déjà il y avait un problème de représentativité des syndicats, maintenant même les directions se coupent de leurs bases, quant aux délégués syndicaux nombreux sont ceux qui se font corrompre aux seins de leurs entreprises. (Et non je n’ai pas de chiffres sûrs au niveau national, par contre j’ai de nombreux témoignages et affaires en justice comme indicateurs).

    Qqun tient les syndicats par les couilles. Qui ? Mais surtout, comment ?

    L’hypothèse est facile à trouver, difficile à prouver, cependant...

    • Terence
      Terence répond à Taozen
      • Posté à 01h01 le 17/01/2008
      • Internaute 15208

      Ou un syndicat est financé par les salariés, et à ce moment là il défend leurs intérêts,

      ou il est financé par autre chose et alors il défend autre chose...

  • survivant
    • Posté à 20h55 le 16/01/2008
    • Internaute 25864

    Que la cgt cesse de se voiler la face. certes, le virage réformiste de la cgt a été ponctué par viannet mais surtout accentué par thibault lors de la réforme des retraites de 2003 alors que des bataillons entiers de militants permanents de la cfdt en désaccord avec leur conf se sont tournés vers la cgt Thibault les a acceulli à bras grands ouverts et qui plus est, leur a refilé des permanences syndicales. L’influence cédétiste est bien là. Maintenant, que mouriaux viennent écouter les bases et il se rendra compte que ces dernières sont quasiment toutes contre les directives de thibault qui a failli tourner au vinaigre lorsque thibault, le duigou et dumas ont voulu faire faux bonds sur la constitution européenne sur le référendum du 29 mai 2005 en clamant leur approbation. Le tout n’est pas de vendre des cartes et d’être le premier syndicat salarié représentatif mais de donner la parole à ceux qui ont des choses à dire et à faire sans se prendre des bâtons dans les roues. Seule possibilité aujourd’hui se tourner vers des syndicats ultra-minoritaires comme la cnt.

    • Network 23
      Network 23 répond à survivant
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 00h20 le 17/01/2008
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      La CNT-Vignolles, celle qui est devenue « réformiste » aux yeux de l’AIT ? ... ou les radicaux, les « vrais » ?

      Blagues à part, l’analyse de Mouriaux n’est probablement pas loin de la vérité : c’est le rapport de forces qui a changé, et tout particulièrement depuis le mois de mai.

      Bien sûr, la politique syndicale, et notamment l’attitude de certains gros bras de la CGT face à d’autres formes de mouvement (pour ne rien dire de la collaboration avec les services de police, pour des raisons dont on ignore tout, mis à part la « nécessité » du « maintien de l’ordre ») ne fait rien pour arranger la crédibilité de la CGT comme syndicat de lutte.

      Mis à part ça, la dichotomie réformisme/révolutionnaire est en train de vivre ses dernières heures...

  • Fredhsl
    Fredhsl
    Nord
    • Posté à 21h38 le 16/01/2008
    • Internaute 27609
      Nord

    La faiblesse de la représentativité des syndicats en France, et donc de leur position de faiblesse, trouve son origine dans une absurdité législative, une autre fiscale, la dernière enfin comportementale.

    1) La loi de 1966 reconnait comme représentatifs les syndicats ’résistants pendant la guerre de 1939-1945’. Tout syndicat créé ultérieurement est exclu d’une partie du jeu social (dommage pour SUD entre autres)
    Absurde, car que je sache le MEDEF n’existait pas en 1945, et pourtant il est accepté comme représentatif. Il y a donc 2 poids deux mesures selon qu’on est syndicat de salariés ou de patrons. D’autant que l’ancêtre du MEDEF n’était pas si ’résistant’ que ça.
    On n’avancera pas en France sans révision complète de cette loi.

    2) Les syndicats n’ont pas l’obligation de tenir une comptabilité. C’est ainsi que DGS a pu prélever à l’UIMM des sommes phénoménales et les détourner. Pas de comptabilité, pas de transparence. Et donc pas de confiance possible.

    3) Les syndicats sont restés des défenseurs des salariés de leurs entreprises. Ils ont ainsi loupé vers 1970/1975 un tournant de l’histoire. Ils auraient dû accompagner les citoyens licenciés dans leurs parcours, de l’inscription à l’ANPE jusqu’aux radiations abusives des ASSEDIC, au soutien lors des dossiers de RMI, mutualiser les façons de retrouver un emploi, accompagner même après la retraite (sur des sujets comme la dépendance).

    Ils n’ont pas vu à temps que le citoyen avait besoin d’une protection syndicale persistante.

    En ne défendant que les salariés, ils ont cessé de défendre les droits des plus fragiles. Oubliant aussi que quand ceux-ci finissent par retrouver un emploi, ils risquent de répondre : ’Et quand j’avais besoin de votre soutien, où étiez-vous ? Vous siégez bien aux Assedic : donc vous me « gériez » pendant que je crevais de faim... Et vous pensez vraiment que je vais adhérer maintenant ! ’

    C’est dans les mairies, les antennes ANPE, etc qu’il leur fallait convaincre. Cette stratégie à long terme aurait empêché qu’ils apparaissent comme défenseurs des ’relativement privilégiés’ au détriment des plus précaires.

    Maintenant que les français sont effectivement montés les uns contre les autres, il ne reste plus qu’à boire l’humiliation jusqu’à la lie, celle d’être trahi par ses représentants syndicaux sous le prétexte du moindre mal. En sachant que, quelque part, ils touchent leur part du gateau sous une forme ou sous une autre.

    Qu’est-ce que ça pourrait être... ?

    Je parie sur une redéfinition des codes APE, suivie d’une remise à plat de toutes les conventions collectives, avec application seulement aux salariés affiliés personnellement à un syndicat signataire(comme dans certains pays nordiques)

    • Terence
      Terence répond à Fredhsl
      • Posté à 01h07 le 17/01/2008
      • Internaute 15208

      Un syndicat c’est quoi ? C’est l’association des salariés entre eux pour se défendre face au capital. Point barre.

      Un salarié qui perd son emploi reste du même côté de la barrière, et ce sont les syndicats qui négocient l’assurance chômage.

      La question est celle-ci : le syndicat a-t-il ou non des membres.

      La question institutionnelle est posée de cette façon :
      - soit le syndicat est affilié à l’une des 5 centrales et il bénéficie d’une présomption irréfragable de représentativité : qu’il ait ou non des membres, il a le pouvoir de légiférer pour les autres salariés et notamment signer des salaires, des conditions de travail etc...
      - soit il n’est pas affilié à l’une des 5 centrales et alors il doit prouver sa représentativité, notamment par son attitude patriotique pendant l’occupation. Donc être né avant la guerre.

    • domino78
      domino78 répond à Fredhsl
      • Posté à 08h32 le 17/01/2008
      • Internaute 14379

      Excellente analyse, Fredhsl, je vous rejoins à 100%.

      Il faudrait effectivement réformer la représentativité, imposer une comptabilité et faire en sorte que les syndicats s’occupent des chomeurs.

      Mais ce n’est pas demain la veille que cela changera car les cinq centrales « représentatives » s’accrocheront toujours à leurs priviléges, ceci à la plus grande satisfaction du patronat qui peut ainsi les contrôler.

  • jissé
    jissé
    Ingé retraité
    • Posté à 21h42 le 16/01/2008
    • Internaute 23393
      Ingé retraité

    Rien de neuf sous le soleil.
    Coluche était-il un visionnaire ?

    Non, il avait simplement des yeux.
    Ce qui semblerait devenir rare.

    _ : « F.O, un syndicat qu’est beau, F.O., le syndicat qu’il vous faut. »

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 21h50 le 16/01/2008
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Il y a bien longtemps, pour moi, que les syndicats sont des réformistes, en fait depuis 68 et les accords de Grenelle, quand ils ont refusé une véritable révolution sociétale. Depuis, ils signent ou ne signent pas (CGT), mégotant sur les « moins de perte », le nez dans l’entreprise et ne s’élevant pas à une analyse critique politique et ne prenant pas les moyens d’influer cette politique. Enfin, ne généralisons pas, il y a des syndicats encore « révolutionnaires », mais pas représentatifs et donc pas dans les commissions paritaires, et dans chaque syndicat, des encore encartés se battent pour élargir le débat.

    Ca fait des années qu’on est mal barré, et la situation empire rapidement sous sarkomedef 1er.

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 22h07 le 16/01/2008
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    Pour certains syndicats le réformisme est une « révolution » à moindre frais... tous leurs virages donnent la nausée.
    Pour les salariés,il est plus que temps désormais de prendre la route... de l’anarcho-syndicalisme !
    Lien

    • Terence
      Terence répond à Infovite
      • Posté à 00h51 le 17/01/2008
      • Internaute 15208

      Peut-être avant tout de prendre la route de syndicats financés uniquement par leurs membres et qui ont pour objectif :
      - les salaires
      - les salaires
      - et encore les salaires

  • thierry reboud
    • Posté à 22h35 le 16/01/2008
    • Internaute 20923

    Le syndicalisme fait ce qu’il peut avec ce qu’il a. Et ce qu’il a, c’est tout d’abord une écrasante majorité de salariés qui, pour diverses raisons, refusent de s’y engager.
    Cela va de ceux qui, bien dans l’air du temps, privilégient une approche indivuelle des relations sociales. Et puis il y a ceux, très nombreux et surtout salariés des PME ou des très petites entreprises, qui savent pertinemment que l’engagement syndical n’est pas forcément bien considéré. Entre ces deux extrêmes, il y a toute la gamme.
    Je le déplore d’autant plus que je suis moi-même délégué syndical (CGT) dans une PME : je constate que le nombre d’adhésions est ridiculement faible, alors même qu’une adhésion est sans risque et constitue l’engagement minimal.

    Dans le cas précis de la négociation qui vient de s’achever, il ne faut pas sous-estimer le fait que, si aucun accord n’avait été trouvé, les réformes seraient passées par le canal d’une loi. Pas besoin de rappeler quel gouvernement terriblement social nous avons. J’insiste sur le « terriblement ».

    Quant à savoir si le syndicalisme prend un tour plus réformiste, là encore, on fait avec ce qu’on a. Il ne faudrait tout de même pas rêver.
    Quelles que soient nos aspirations, les temps ne sont pas très favorables à un syndicalisme révolutionnaire. La mode est à nous faire croire que la lutte des classes n’existe plus, et cette mode marche très bien, hélas. Je peux espérer que cela change, mais enfin, j’ai l’impression que nous n’y sommes pas encore...

    • elponeju
      • Posté à 00h18 le 17/01/2008
      • Internaute 15136

      tout à fait d’accord !
      Moi je suis délégué délégué syndical dans une boite de 140 personnes. PAS UN SEUL SYNDIQUE ! (a part moi)
      Et je viens de gérer un pse là les salariés sont contents de me trouver pour que je négocie leurs conditions de départ (je m’en suis tres bien sorti pour la petite histoire avec mes copains du CE). L’individualisme forcené et une certaine forme de défaitisme font que les salariés ne croient plus dans le syndicalisme. Quand je lis les commentaires de certains sur la corruption des délégués je m’agace. Je ne nie pas le fait que cela existe mais de tous les délégués que j’ai pu rencontrer tous se battaient pour les intérêts des salariés au détriment de leurs intérêts personnels (absence de promotion, harcèlement, absence d’augmentation, etre mal vu par la direction, voir des gens vous éviter pour ne pas etre vu avec vous...)
      Alors au lieu de cracher sur les « Che Guevarra » ou les « rouges » (entendu dans mon dos lors d’AG avec les salariés et je suis meme pas a la CGT) avec tout le mépris possible (notamenent chez les jeunes cadres dynamiques aux dents longues persuadés de s’en tirer tout seul) venez nous aider choisissez le syndicat que vous voulez je m’en fous mais agissez ! Marre d’etre seul ! ! ! ! !
      Et dire que je paye pour etre délégué syndical ! ! :)

      • Terence
        Terence répond à elponeju
        • Posté à 00h54 le 17/01/2008
        • Internaute 15208

        On prend ses collègues entre quatre yeux et on leur dit : si tu n’es même pas capable de comprendre qu’il n’y a qu’en étant rassemblé dans une ORGANISATION syndicale qui n’est que notre propre rassemblement pour défendre nos intérêts et qu’il n’y a que de cette façon que tu pourras obtenir la juste répartie de ton travail, ben mon vieux si ça te plait de te faire avoir par les propriétaires du capital, continue comme ça.

      • Avril
        Avril répond à elponeju
        • Posté à 02h08 le 17/01/2008
        • Internaute 24503

        Certains syndicats veulent devenir LE gros syndicat libéral qui se fait inviter à la table par le MEDEF (qui a - de tete - 8% des patrons inscrits ? c’est pas beaucoup non plus), l’IG Metall français, et au passage plombe le front syndical dans son ensemble. Alors oui c’est dommage que le nombre d’inscrits soit faible, mais les malheurs syndicaux ne sont pas que quantitatif loin s’en faut. L’unité syndicale n’existe pas, sommes nous d’accord ?

        « Syndicat réformiste », c’est le nouveau mot pour dire « libéral », çà.

        Oui, les actions de la direction de certaines boites pour pourrir la situation au sein de l’entreprise du gréviste syndiqué après un conflit non médiatisé, même victorieux, sont réels. Négocier ? quand les caméras sont là, sinon on matraque.

      • le syndicaliste
        • Posté à 23h43 le 18/01/2008
        • Internaute 2510

        Bonsoir à tous,

        Je m’en veux de participer à ce dialogue 48h trop tard.
        Je réitère : je suis à la CGT dans une entreprise du CAC 40.
        Faiblesse des syndicats : certainement.
        Mais franchement,faut arrêter de pleurer sur leurs prétendus faiblesse, corruptions ou je ne sais quel désistement idéologique.
        La seule vraie force d’un syndicat c’est son efficacité

        Comment se juge t’elle ? Difficile à évaluer selon moi mais toutes ces critiques, je veux bien les prendre et les analyser mais entre les « révolutionnaires “qui attendent le grand soir comme d’autres attendent le messie, et ceux qui donnent des leçons sur le comment faire, je reste dubitatif.

        En attendant, l’éclosion géniale d’autre chose que le syndicalisme pour défendre les salariés actifs ou inactifs, on fait quoi ?
        On regarde les mouettes et on s’astique les neurones dans le vide ?

        je suis ok pour balayer devant ma porte, et prendre compte des avis, mais je reste convaincu qu’en attendant, je n’ai rien vu de mieux que de s’engager dans un syndicat pour essayer de gagner plus en travaillant mieux dans un cadre sécurisé et décent.

        Après, les grandes transformations sociétales que soi disant les syndicats auraient loupé, pourquoi pas, mais n’oubliez que c’est plus le rôle des partis politiques....et de ceux qui se font élirent.

        Enfin, entre un syndicaliste qui apprend sur le tas (20h00 par mois pour un délégué syndical dans le privé )et avec les années de manière bénévole et un RH dont la formation initiale l’aide et de surcroît payé à temps plein pour ça, forcément sur la ligne du départ, il y a un déséquilibre.
        On n’a pas des spécialistes du code du travail sous la main tous les jours, et ça ne courre pas non plus les rues.
        La grève obsolète ? Pourquoi pas...surtout en période de précarité ambiante, mais quoi d’autres ?
        La négociation ? pourquoi pas...mais qui a le pouvoir de décider dans l’entreprise ?
        Je crois juste que la loi du nombre dans l’entreprise peut influer sur ces déséquilibres en défaveur du salarié.

        Alors les gémisseurs professionnels, on vous attend dans les sections pour faire passer votre message, vous aurez plus de chance de vous faire entendre.

        Enfin, des dizaines de syndicats de salarié sous diverses appellations, croyez vous que ça facilite l’unité des salariés, ils se marrent oui devant tant de ridicule.

        Je crois donc humblement que les syndicats sont le reflet de notre époque actuelle. Ca se saurait si on était dans un pays progressiste, on représente aussi ce qui nous entoure.

        Et puis n’oublions pas qu’un syndicaliste, avant tout, c’est un homme ou une femme qui travaille pour gagner son pain, donc par définition, rien ne l’oppose aux autres salariés.

        Pour autant, il n’y a qu’en faisant que l’on participe aux changements...

        Fraternellement

    • domino78
      • Posté à 08h44 le 17/01/2008
      • Internaute 14379

      vous dites :
      « Dans le cas précis de la négociation qui vient de s’achever, il ne faut pas sous-estimer le fait que, si aucun accord n’avait été trouvé, les réformes seraient passées par le canal d’une loi. “

      et alors ? une loi se fait mais aussi se défait quand d’autres arrivent au pouvoir (et tôt ou tard cela arrivera). Que se passera-t-il alors ? ils diront simplement : il y a eu un accord, on ne touche à rien.

      Et c’est comme cela que l’on assiste, petit à petit à des régressions sociales avec l’assentiment implicite des organisations syndicales, avec en prime, leur rejet par la base qui se sent trahie.

    • bathurst
      • Posté à 08h59 le 17/01/2008
      • Internaute 28795

      Au camarade Thierry :
      Je me disais bien que pour avoir autant de loisirs pour nous copier / coller sans interruption les articles de l’argumentaire du Parti sur tous les sujets, tu devais etre un aparatchik. Bravo pour la promotion de la lutte des classes : ils se font rares de nos jours les marxistes qui ne sont pas de la tendance Groucho.

      • thierry reboud
        • Posté à 22h03 le 17/01/2008
        • Internaute 20923

        Ma foi, ça fait toujours plaisir de s’entendre appeler camarade... Je ne suis pas du genre à refuser le compliment. Pour ce qui est de l’apparatchik, puisque tu m’as l’air un peu bloqué avant la chute du Mur de Berlin, laisse-moi te dire qu’il y a beau temps que le Parti n’a plus les moyens d’avoir des apparatchiks. Je croyais que n’importe qui était capable de s’en rendre compte par ses propres moyens. Manifestement, toi pas.

        Apparemment, camarade Bathurst, tu es au courant de la ligne du Parti. (Moi pas.) Je me demande bien où tu l’as trouvée, mais sans doute leur rendrais-tu service en les en informant. Pour ce que j’en sais, la ligne du Parti est aussi évanescente que celle du Parti Socialiste.

        Tu juges, camarade Bathurst, que je promeus la lutte des classes. Quelle fatale erreur, camarade Bathurst ! C’est en outre me faire beaucoup trop d’honneur. Je ne connais pas pour l’heure de meilleur promoteur de la lutte des classes que Sarkozy.

         
        • bathurst
          • Posté à 09h44 le 18/01/2008
          • Internaute 28795

          Oui, c’est vrai, j’oubliais. T’es un « cosmopolite » et le Parti t’a viré (la CGT pas encore, mais ça prend du temps avant qu’ils mettent à jour leur propre liste des social-traîtres). Il te reste le dogme. Pour l’avenir, je te sens hésiter dans ta nouvelle voie : les mao spontex et les trotskistes (là où y’a une place à prendre), c’est ringard. Pour le FN, là où la majorité de tes anciens camarades de cellule ont viré, je te sens pas trop enthousiaste (ils ont bien adopté le dogme du chef mais les « cosmopolites » ne sont pas vraiment les bienvenus chez eux non plus). Alors, camarade, correcte mon analyse ?

          • thierry reboud
            • Posté à 19h12 le 18/01/2008
            • Internaute 20923

            Oups, pardon. J’ignorais quand je vous ai répondu que vous étiez un peu benêt.
            Toutes mes excuses, je ne ferai pas deux fois la même erreur.

        2 autres commentaires
    • robindesfoix
      robindesfoix répond à thierry reboud
      cherche une issue
      • Posté à 15h07 le 17/01/2008
      • Internaute 26023
        cherche une issue

      le fait est de savoir pourquoi les syndicats n’ont ils pas plus d’adhérents ?
      quand il obtenaient des améliorations des conditions de travail c’est qu’ils étaient nombreux a être syndiqués s’ils n’ont plus aujourd’hui d’adhérents c’est que dans les années qui ont suiviS ils ont petit a petit bradés les acquis sociaux au patronat et de ce fait détournés les cotisants .
      les leaders ce sont embourgeoiser et rejoint petit à petit ceux qu’ils combattaient comment s’étonner alors
      la défection aujourd’hui des employés desorganisations syndicales.
      qui a commencer a faire des trous dans le bateau du syndicalisme les leader qui ont bradés les acquis ou la base qui c’est détournés suite a la grande braderie.
      QUI A ENVIE DE PAYER LA MASSUE QUI VA L’ASSOMMER.
      QUI IRAIT MORDRE LA MAIN QUI LE NOURRIT

  • Jean Bachèlerie
    Jean Bachèlerie
    marié un chat
    • Posté à 22h55 le 16/01/2008
    • Internaute 11540
      marié un chat

    Réformisme de soumission ou syndicalisme de résistance ?

    Beaucoup de commentateurs posent les problèmes de manière simple : la réforme êtes vous pour ou contre ? ,

    Ils oublient le contexte. Lisez LQR d’Eric Hazan , ou LTR du professeur Klemperer, pour comprendre comment un système dominant, totalitaire fut il habile change le sens des mots, ou vide les mots de leur sens authentique.

    Réforme : « Amélioration apportée dans le domaine moral ou social. » Le Robert

    La politique de réforme exigée par la mondialisation libérale, a donné au mot réforme le contenu réel de régression social, en quoi la réforme des retraites est elle un progrés pour les milllions de retraités ? en quoi la réforme du contrat de travail est elle un progrés pour l’ensemble des salariés ? ...

    Il n’y a réforme, amélioration que lorsque chacun fait un effort pour le bien commun, en l’occurence : quel effort font les entreprises qui croulent sous les profits ? l’état qui baisse l’impot des contribualbles riches, et augmentent la TVA, le prix des médicaments, les médias pour garder l’esprit critique...

    Il n’ y plus de progrés social, car il est nié par la mondialisation libérale, la pensée zéro comme l’écrit si clairement E. Todd.

    Non la régression n’est pas un pas vers le réformisme social, mais une accélération de la régression sociale, jusqu’où ? jusqu’à la révolte, la violence de ceux qui subissent depuis trop longtemps la mondialisation libérale soit 95% des salariés.

    La CGT a choisi le dialogue et la résistance, c’est plus responsable et porteur d’avenir que la soumission bouffone de Chérèque et de la CFDT, dont les instances n’ont même pas été consultées, même chose pour la CFE CGC et FO et CFTC.

    Etre responsable c’est aussi refuser l’inadmissible, l’inacceptable comme l’homme du 18 juin, même si l’on est seul.

    Jean Bachèlerie

  • sitoihien
    • Posté à 22h57 le 16/01/2008
    • Internaute 21237

    Les syndicats ont été créés pour résoudre les problèmes du monde du travail a l’ére industrielle, pas pour résoudre les problèmes du monde du chômage a l’ére post-industrielle.

    A l’ère industielle lorsqu’ils faisaient gréve, c’était pour conquérir des nouveaux droits, de nos jours ils font grève pour conserver les droits de certaines catégories de travailleur-ses qui ne sont pas les plus défavorisé-es. Ils font du corporatisme. Les précaires , les chômeur-ses les RMistes n’ont qu’a se débrouiller comme ils peuvent.

    • Terence
      Terence répond à sitoihien
      • Posté à 00h57 le 17/01/2008
      • Internaute 15208

      Les syndicats ont été créés pour que ceux qui n’avaient que leur force de travail pour obtenir de quoi vivre puissent se défendre contre ceux qui avaient la propriété et l’argent et qui pouvaient acheter leur force de travail.

      Le syndicat c’est le rassemblement des salariés pour défendre son salaire, son niveau de vie.

      Aujourd’hui comme hier.

      D’un côté il y a la classe de l’argent et de l’autre la classe du travail et c’est l’une contre l’autre parce que la société est faite comme cela et pas autrement. Aujourd’hui comme hier.

      • Avril
        Avril répond à Terence
        • Posté à 02h11 le 17/01/2008
        • Internaute 24503

        et bien la classe de l’argent, qu’est ce qu’elle nous met !

         
        • Terence
          Terence répond à Avril
          • Posté à 08h52 le 17/01/2008
          • Internaute 15208

          Ah ben, de ce côté, on a compris depuis longtemps l’intérêt d’être membre d’un syndicat.

          • Avril
            Avril répond à Terence
            • Posté à 11h32 le 17/01/2008
            • Internaute 24503

            pourquoi y a t-il des travailleurs pauvres alors qu’il existe des syndicats ? pourquoi y a t-il des stagiaires non rémunérés (ou très peu) ? pourquoi les plus de 45 ans retrouvent difficilement du travail ?

            Es tu pour la « flexsecuritée », Terence ? es tu pour les CDD de 36 mois ? pourquoi les mesures de « fléxibilité“- de licenciement- vont être mise en place immédiatement alors que celles concernant la ‘sécurité’ -les indemnités de licenciement- attendrons un vote ? au passage combien de mesures ‘sécuritaires’ vont elle être déformées ou sucrées sur ce qui est annoncé ?
            pourquoi ton syndicat a signé tout ça ? et pourquoi utilise-il le langage mis en place par le libéralisme ?

            • FO le dire
              FO le dire répond à Avril
              Nantes
              • Posté à 12h55 le 17/01/2008
              • Internaute 24404
                Nantes

              Le syndicat, cette entité qui va tout faire pour vous. Ce que certains ont du mal à comprendre, c’est que le syndicat existe d’abord par ses adhérents, sa base, ses cotisations.

              Ne te demande pas ce que ton syndicat peut faire pour toi, demande toi ce que tu peux faire pour toi et pour ton syndicat.

              Les travailleurs doivent lutter aussi, ne pas attendre que le syndicat fasse et assiste tout le temps. Si la mobilisation n’est pas là derrière, ils ne peuvent pas vraiment la ramener.

              Ceci étant dit, on se sent trahi avec cette signature. Ceci étant dit il y a des pourris, comme partout, mais aussi des gens corrects, honnêtes et qui s’engagent.
              Ceci étant dit, il faudrait réformer les structures et les règles de fonctionnement syndicales, il y a certainement des choses à changer.

              Un préavis de GREVE GENERALE a été lancé pour le
              24 JANVIER, salariés du PRIVE, du PUBLIC, CHOMEURS, RMISTES, RETRAITES, tous dans la rue pour faire entendre vos revendications ! !
              Solidaires, tous ensemble, et pas les uns contre les autres.

            • Terence
              Terence répond à Avril
              • Posté à 01h41 le 18/01/2008
              • Internaute 15208

              Mon syndicat n’a rien signé de tout cela pour une raison particulière mais de toute façon, il y a le syndicat professionnel, c’est une chose, et la centrale interprofessionnelle - la confédération : qui rassemble des fédérations -, qui est une autre chose. Comme tout syndicat représentatif, il vit des cotisations de ses membres et il n’a de compte à rendre qu’à eux.

              Comme la loi accorde aux syndicats affiliés à une centrale une « présomption irréfragable de représentativité », il peut arriver que des syndicats se retrouvent sans membres et conservent tout de même leur représentativité, dans ce cas c’est simple l’argent ne remonte plus jusqu’à la centrale interprofessionnelle qui pourrait se retrouver démunie.

              Donc les centrales syndicales signent en fonction aussi de ce qu’elles représentent réellement. On dit que dans le privé, c’est aujourd’hui moins de 5 % de cotisants, les 5 centrales réunies.
              Il n’y a pas de miracle. À un tel niveau, on ne voit pas très bien comment elles pourraient résister à la marée patronale. D’un côté, il y a le fétu de paille et de l’autre l’armée romaine en rangs serrés.

              Ah évidemment quand on trimballe derrière soi des millions de cotisants qui garantissent l’indépendance des syndicats qui composent les fédérations qui composent la confédération on peut parler carré : la flexi-sécurité, c’est la possibilité pour le capital de te virer comme il veut, de ne pas respecter ce que tu es, de ne pas payer les six mois de salaire qu’il te doit lorsqu’il te vire abusivement. Ah bien sûr, le capital ne veut pas payer et il trouve, parce que les salariés ont oublié ce qu’était réellement un syndicat (le rassemblement des salariés pour défendre ses intérêts collectifs) quelqu’un en face pour signer... et qui a une « présomption irréfragable de représentativité ».

        4 autres commentaires
      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à Terence
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 02h23 le 19/01/2008
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        J’ai bien peur que vous ayez raté un virage. Evidemment il y a toujours un clivage entre ceux qui ont l’argent et ceux qui ne l’ont pas, mais le rapport des force est devenu bien différent, car le vrai capital est devenu la compétence (rare) et non l’argent (surabondant). Le capitalisme n’est plus une exploitation du travail, mais une escroquerie qui enlève au travailleur le produit de son travail. Reflechissez une minute à l’illogisme du paiement d’un intérêt et à l’infamie de confier aux banques la création de monnaie ! Parler de grève est juste faire le jeu du Système en détournant l’attention.

        Pierre JC Allard Lien

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