L'edito 18/01/2008 à 20h00

Avec 140 milliards de dollars, Bush se fait keynésien


Une idée reçue veut que les Américains ne se fieraient qu’au marché, et à sa main invisible, pour résoudre leurs problèmes économiques. Ils auraient depuis longtemps enterré le « keynésiannisme “ , cette idée selon laquelle l’Etat peut faciliter, par des politiques actives, le retour au plein emploi, que ce soit par l’augmentation des dépenses publiques, les allègements d’impôts et/ou l’injection, par la banque centrale, de monnaie dans les circuits.

C’est une idée fausse, comme on peut le constater à chaque fois que la croissance menace de chuter outre-Atlantique. Les Etats-Unis sont bien plus décontractés que les Européens lorsqu’ils s’agit de voler au secours de leur économie. Dès que des signes de récession sont perceptibles, ils appuient, fort, très fort, sur les deux pédales qui sont à la disposition du pouvoir fédéral : budgétaire et monétaire.

Ronald Reagan était ainsi allé jusqu’à pousser à près de 6% du PIB le niveau des déficits publics pour sortir son pays de l’ornière. Un niveau qui ferait s’évanouir n’importe quel banquier central européen.

Ce vendredi, George Bush a annoncé un plan de relance de 145 milliards de dollars, soit 1% du PIB. Quelques jours plus tôt, Hillary Clinton, croyant prendre de court les Républicains, avait promis un plan deux fois moins ambitieux : 70 milliards de dollars. Il est vrai que Bush a un avantage sur la candidate : il peut charger l’ardoise, ce n’est pas lui qui devra l’effacer.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, c’est le refus du chômage qui guide, avec pragmatisme, la politique macroéconomique des Américains. Une telle attitude semble frappée au coin du bon sens.

L’Europe manque de pragmatisme

Elle n’est pourtant pas partagée en Europe. Les dirigeants y sont plus doctrinaires : ils ne jurent que par l’équilibre budgétaire, la concurrence parfaite, l’inflation terrassée. La croissance ? Elle découlera de cette politique vertueuse ! Résultat : on s’est trop longtemps contenté d’une croissance molle, d’un chômage élevé, et de déficits publics qui ne redescendent jamais.

Et on a bardé l’Europe de mécanismes rigides pour assurer cette ‘ vertu’ : la Banque centrale européenne n’a pour seul objet que de lutter contre l’inflation, un pacte de stabilité enserre les politiques budgétaires, etc.

Ainsi, que se passe-t-il aujourd’hui ? La Banque centrale européenne, sous la direction du Français Jean-Claude Trichet, menace de relever les taux, au nom des risques d’inflation. Alors qu’il faudrait, pour éviter une récession, les baisser, comme le fait sans barguigner la Banque centrale américaine...

Le risque de connaître une panne en Europe est donc réel. Pour redémarrer, les Européens risquent une fois de plus d’être condamnés à attendre une locomotive... qui sera probablement américaine.

Pascal Riché

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  • Anonyme

    CA N’EMPECHERA PAS UN KRACH ! malgre son apprt, wall street est tombe en finde seance ! et le petrole est pas encors pris en compte, seul une guerre relancera la machine ! a suivre ..... !

    • Numerosix
      Numerosix
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 20h23 le 18/01/2008
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Oui , une bonne guerre mondiale qui commence par detruire l’ Europe , ca leurs avait bien reussi la derniere fois ..
      Oui ,bon , je sais c’est pas drole ....Et le monde est plus pareil

      C’est une information cet article , ou un billet d’ humeur contre Trichet , Riché ? Pour une fois pas coutume , je vous trouve un tout petit peu peremptoire et raccourci . J’ espere qu’ il va y avoir des debatteurs serieux sur ce sujet . Plus que moi, en tout cas .
      Tres cordialement, bien sur ..

      • Claude PELLETIER
        Claude PELLETIER répond à Numerosix
        Retraité dans son jardin
        • Posté à 18h24 le 19/01/2008
        • Internaute 10710
          Retraité dans son jardin

        M. NUMÉROSIX

        J’adore votre « J’espère qu’ il va y avoir des débateurs sérieux sur ce sujet. Plus que moi, en tout cas. ». C’est précisément ce que j’avais envie d’exprimer car perdu et malheureux devant ce genre d’informations.

        Jusqu’où faut-il avoir poussé ses études en économie

        pour comprendre les notions qui sous-tendent ces considérations ?

        J’aurais bien d’autres questions mais franchement celle-là est la plus importante. Connaîtriez-vous un site de formation pour comprendre ces concepts énocomiques, monétaires. Maintenant que je suis à la retraite, en bûchant je pourrais peut-être rattraper mon retard.

        Bon, j’ose quand même une question, mais elle est secondaire. L’article présente la banque centrale comme une sorte d’entité indépendante, et même follement indépendante, mais les objectifs poursuivis par la banque européenne ont été définis par les États européens … indépendance relaitve. Enfin il me semble ? ? ?

  • jarjar
    • Posté à 20h23 le 18/01/2008
    • Internaute 14950

    et oui, voilà ce qui arrive quand on confie la définition des missions de la banque centrale et des critères du pacte de « stabilité » aux monétaristes... on ne peut tout simplement plus faire de politique de relance budgétaire en europe, on s’est tiré une balle dans le pied en se privant d’un instrument de relance de l’économie.

    • nipivime
      nipivime répond à jarjar
       ; -
      • Posté à 21h11 le 18/01/2008
      • Internaute 503
         ; -

      Euh... les politiques de relances budgétaires sont du ressort des gouvernements et non de la Banque centrale. C’est plutôt le manque de courage ou d’ambition des gouvernements qui est, en l’occurrence, en cause.

      La preuve, quand on veut faire une relance de 15 milliards en France (Loi TEPA), on passe volontiers outre les engagements anciens.

      Et en effet, on a « confié aux monétaristes » bien des choses... mais qui sont ces monétaristes ? Pas des extra terrestres, pas des experts venus de l’étranger, mais bien nos décideurs, résultats de nos propres choix politiques et sociaux.

      N

      • jarjar
        jarjar répond à nipivime
        • Posté à 22h02 le 18/01/2008
        • Internaute 14950

        euh... oui tu m’apprends rien mais même si on avait la possibilité de faire encore de vraies politiques budgétaires de relance, elles seraient contrecarrées par la politique monétaire de la bce et l’extrême intégration des économies européennes. le plan de 15 milliards ne sert à rien s’il n’y a pas de coordinations budgétaire et monétaire à l’échelle européenne.

        Sinon, les monétaristes ne sont pas des extras-terrestres, et alors ? ça empêche de critiquer l’idéologie qui était en vogue à l’époque où les critères de stabilité et le statut de la bce ont été définis ?

    • Ah la la...
      Ah la la... répond à jarjar
      • Posté à 23h17 le 18/01/2008
      • Internaute 29021

      Eh oui,
      Quelle ironie quand le pays où est né l’ultra-libéralime n’hésite pas à faire des entorses au dogme quand il y va de sa survie économique. Certes il n’est pas dit que cela fonctionne à terme, mais les autorités économiques américaines savent mettre une dose de pragmatisme là où les banquiers européens restent figés dans leur absolutisme libéral.

      L’Europe, plus royaliste que le roi, veut appliquer à la lettre le manuel du parfait petit libéral. Engoncée dans son dogme, elle est incapable de se montrer imaginative face aux difficultés. Les seules solutions sont des coup de pouces rikikis à enveloppe constante. Comment créer lorsqu’on se borne, qu’on limite son champ d’action ? On ne crée pas, on gère, on calibre. On éparpille.

      Et pendant ce temps là, les chinois rigolent. Convertis au capitalisme, ils ont eu vite fait de retrouver ces qualités de négociants qui furent les leurs jadis. Leur appareil économique est tout entier au service de leur état, lui. Ils placent leurs billes et attendent. Leur tour viendra bientôt.
      Et pendant ce temps-là, les banquiers européens font joujou avec leur boulier. Allez, c’est au moins ça qu’ils leur laisseront...

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à Ah la la...
        yetiblog.org
        • Posté à 23h56 le 18/01/2008
        • Internaute 6095
          yetiblog.org

        « Et pendant ce temps là, les chinois rigolent. »

        Mouais... les Chinois doivent rigoler, c’est vrai... mais plutôt jaune ! La bourse de Hong Kong vient de dévisser de -14.47% ces trois derniers mois.

        Le problème des pays émergents, comme la Chine ou l’Inde, c’est qu’ils sont archi fragilisés par leur dépendance à l’égard des pays occidentaux.

        1/ Leur croissance est dûe en grande partie aux délocalisations des entreprises occidentales vers une main d’oeuvre moins coûteuse.

        2/ Leur sort à eux aussi dépend de la consommation. Or comme chez eux, la population a encore moins de moyens de consommer que chez nous, il leur est impératif d’exporter. Vers chez nous, occidentaux. Que notre consommation viennent à chuter (ce qui se passe), et ils sont mal.

      • Pimpampoum
        Pimpampoum répond à Ah la la...
        • Posté à 09h11 le 19/01/2008
        • Internaute 14244

        Les chinois vont pleurer en 2008...
        Sinon, d’accord avec vous sur le fait que les europeens sont par trop doctrinaires.

         
        • Le Yéti
          Le Yéti répond à Pimpampoum
          yetiblog.org
          • Posté à 10h52 le 19/01/2008
          • Internaute 6095
            yetiblog.org

          Oui, les Chinois risquent de pleurer en 2008. Voici un petit document tout ce qu’il y a de sérieux :

        • cooper59
          cooper59 répond à Pimpampoum
          nazer c pueril et con
          • Posté à 11h00 le 19/01/2008
          • Internaute 18535
            nazer c pueril et con

          les europeens sont surtout plus sages , ici on fume pas des joints dans le depot de munitions ! quand aux chinois : si les USA plongent ils auront quelques soucis aussi vu le paquet de fric qu’ils pretent regulierement aux US ! de là a pleurer faut pas exagerer , leurs probleme actuels c’est ; comment investir les sommes colossales de cash dont ils disposent !

          • cooper59
            cooper59 répond à cooper59
            nazer c pueril et con
            • Posté à 11h05 le 19/01/2008
            • Internaute 18535
              nazer c pueril et con

            me mefie des predictions d’experts , attendons !

            • Le Yéti
              Le Yéti répond à cooper59
              yetiblog.org
              • Posté à 16h48 le 19/01/2008
              • Internaute 6095
                yetiblog.org

              Moi aussi, je me méfie toujours des prédictions d’experts... surtout quand elles sont diffusées par les médias officiels pour embrouiller le pékin. Mais celle-ci, comme la suivante publiée dans mon commentaire plus bas, émane de sites spécialisés comme Lien ou Lien, là où des spécialistes qui n’ont rien de gauchistes échangent des infos que les médias du cénacle ne divulguent jamais.

              PS : j’invite vivement les rédacteurs de Rue 89 à visiter ces sites ; parce que franchement, sur les sujets économiques ou financiers, je trouve les analyses (comme ici celles de Pascal Riché ou des commentaires sélectionnés) limite superficielles et plutôt déconnectées.

  • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
    • Posté à 20h24 le 18/01/2008
    • Internaute 16256

    Intuitivement, j’en suis arrivé à la même conclusion il y a 3 semaines. La récession s’est installée en France depuis 2000 et je le vois en entreprise, tout le monde a l’air d’attendre le Messie, comprendre tout le monde attend la fin de la crise aux Etats-Unis pour relancer la croissance en France. Pas de chance, les sub-primes ont sur-pris tout le monde et c’est reparti pour un tour.

    Nous avons un gros problème sur lequel personne ne veut regarder sinon en louchant, et notre problème c’est l’Europe qui devient trop lourde à gérer. Ceux qui en tirent bénéfice se frottent les mains, mais nous on rame. Au lieu d’être en tête on reste à la ramasse, ça devient incongru.

    Nous avons un chômage énorme, la pompe à fric de l’U.E. nous reverse la manne avec laquelle on l’alimente, mais je ne vois rien qui change à part des emplois aidés en quantités infinitésimales.

    Il y a un bug. Nos économistes sont des nases et nous courons après une utopie. Les Etats-Unis et le Canada se sont faits en 4 siècles, la France ne peut pas attendre 4 siècles pour refaire surface.

    • jarjar
      • Posté à 20h51 le 18/01/2008
      • Internaute 14950

      aucun rapport entre ta diatribe contre l’europe soit disant pompeuse de fric et cet article. c’est pas l’europe qui est en cause mais ce qu’on en a fait. au contraire, la monnaie unique aurait pu être une chance pour les économies européennes si parallèlement à la banque centrale on avait mis en place un contre pouvoir politique définissant des politiques économiques à l’échelle européenne.

      la banque centrale européenne est la seule banque centrale totalement indépendante avec pour unique mission la stabilité de la monnaie, c’est du grand n’importe quoi. la monnaie doit être au service de l’emploi et les taux d’intérêts fixés en concertation avec les politiques. il faut pouvoir quand c’est nécessaire relancer les économies avec des politiques budgétaires nationales coordonnées et une banque centrale qui par sa politique monétaire suit et non pas freine. aux états unis, le gouverneur de la fed définit en concertation avec le gouvernement la politique monétaire et pas de façon indépendante et dogmatique.

      il n’y a aucune raison pour que la politique monétaire ne soit pas sous le contrôle des citoyens au travers de leurs représentants politiques élus. trichet est l’homme le plus puissant d’europe et il n’est ni élu, ni contrôlé par qui que ce soit. on doit changer ça, c’est anti-démocratique et c’est contre productif pour l’emploi et la croissance dans la zone euro. il faut un contre pouvoir politique à la banque centrale.

      l’europe est notre seule chance de rester en course mais pour ça il faut arrêter avec ce dogmatisme monétariste qui nous met droit dedans.

      • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
        • Posté à 21h23 le 18/01/2008
        • Internaute 16256

        mais mon cher monsieur à la zappette point rouge facile, l’europe que croyez-vous que ce soit ? c’est un dogmatisme monétaire et financier, et uniquement cela

        vous débarquez ? ?

         
        • pablico
          pablico répond à Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 00h34 le 19/01/2008
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          L’économie est une science parait-il.
          La science n’admet aucun dogme du fait que toute théorie scientifique est sujette à la critique, les axiomes de départ pouvant être remis en cause.
          donc se raccrocher à un dogme quand il y a des ratés, peut être idiot non ?
          que ce soit la théorie du capitalisme pure et dure, ou la théorie communiste.
          un peu de pragmatisme que diable. Il n’y a pas de honte à dire qu’on se trompe.

        • Pimpampoum
          • Posté à 09h17 le 19/01/2008
          • Internaute 14244

          L’Europe, c’est ce que l’on décide d’en faire, et depuis quelques années, et le non au TCE, c’est plus ou moins le statu-quo qui a triomphé, ce qui arrange bien nos amis anglais.

          Développer un pouvoir exécutif europeen reel élu, qui déciderait reelemet d’une politique economique (et diplomatique), y sommes nous prêt ? pas encore... mais ça va venir.

          • Claude PELLETIER
            Claude PELLETIER répond à Pimpampoum
            Retraité dans son jardin
            • Posté à 19h14 le 19/01/2008
            • Internaute 10710
              Retraité dans son jardin

            Est-ce que l’adoption du traité de Lisbonne modifierait la donne ?
            C’est possible ?

        3 autres commentaires
  • toots
    toots
    void
    • Posté à 20h51 le 18/01/2008
    • Internaute 15123
      void

    Je trouve moi aussi ce billet péremptoire, d’autant plus que l’on sait bien que c’est un comportement trop dogmatique sur les taux américains qui a rendu la crise de 1929 si grave.

    Ne faisant ni la démonstration de l’efficacité du modèle libéral, la fameuse main invisible, ni la preuve de l’absurdité du modèle keneysien, je trouve ce billet plutôt vide, et trop facilement critique d’un retournement de veste que nous pratiquons nous aussi à chaque fois qu’il faut défendre avec « patriotisme économique » nos interets...

    • nipivime
      nipivime répond à toots
       ; -
      • Posté à 21h22 le 18/01/2008
      • Internaute 503
         ; -

      Moi je le trouve bien, cet article. Il est toujours bon de rappeler le double langage, qui se fait à un double niveau
      - on se rengorge d’orthodoxie et, quand il le faut, ou du moins quand on le veut, on est capable de coups de canifs (Loi TEPA comme exemple récent). Peut-être que c’est justement parce qu’il y a ce discours orthodoxe que c’est quand on le veut, pas pas toujours quand il le faudrait, qu’on déroge. Autrement dit, le double langage permet de réserver les entorses à ceux que l’on veut vraiment soutenir, et d’opposer la fermeté lorsqu’on ne souhaite pas céder. Classique, universel, partagé.
      - les Etats-Unis ont, très souvent, joué le « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Orthodoxie des politiques monétaires, Libre échange et patriotisme économique, Surveillance de la sphère bancaire, Aides publiques déguisées (Boeing ne vivrait pas sans les commandes militaires) ... beaucoup d’exemples, en économie, de l’avantage d’être la première puissance du monde.

      N

      • Claude PELLETIER
        Claude PELLETIER répond à nipivime
        Retraité dans son jardin
        • Posté à 19h18 le 19/01/2008
        • Internaute 10710
          Retraité dans son jardin

        M. TOOTS et M. NIPIVIME

        Vous manifestez une compréhension des concepts et mécanismes des pbs monétaires et économiques.

        Jusqu’où faut-il pousser ses études pour en arriver à ce niveau ?

        Euh !

  • Anonyme

    des que dans l’histoire ona voulu faire l’europe il y a eu des guerres : de tout temps ! REVISEZ !

    • jissé
      jissé
      Ingé retraité
      • Posté à 21h24 le 18/01/2008
      • Internaute 23393
        Ingé retraité

      « Lol », on vous a reconnue, depuis le temps (dix mois ?) où vous polluiez déjà le site du Nouvel-Obs.

      Pas la peine d’en faire de même ici, avec qq autres transfuges ..

      Suffit pas changer de pseudo : le portrait robot est suffisant.

      Le même AD-haine.

  • jmax
    • Posté à 21h17 le 18/01/2008
    • Internaute 3111

    un des problèmes induits par cette politique de relance avec une baisse des taux, c’est que le dollar va encore plonger et l’inflation aux Etats-Unis va flamber et ils vont nous l’exporter. Comme chez nous, on ne sait faire que remonter les taux, on va encore accentuer l’écart de compétitivité !

  • cooper59
    cooper59
    nazer c pueril et con
    • Posté à 21h19 le 18/01/2008
    • Internaute 18535
      nazer c pueril et con

    deux petites remarques : tout d’abord voir l’administration Bush engager un plan de relance a quelques mois de la fin de sa double mandature , si ça n’est pas un constat d’echec je ne sais pas ce que c’est ! de plus je pense que si l’economie americaine part en vrille et que le systeme boursier devisse completement , il semble tres probable que l’Europe resistera bien mieux ! grace a une approche beaucoup moins « risquée » et finalement plus sage que celle des USA , enfin il me semble . De toue façon je ne vois pas ce chateau de cartes rester debout ad vitam eternam !

  • Beeks
    • Posté à 21h20 le 18/01/2008
    • Internaute 24435

    le liberalissme c’est merveilleux les chefs entreprises demandent que l’etat ne se mele de rien dans leurs gestions (contrats de travail, achat, rachat ...) ils font un fric fou en laissant tout le monde sur le carreau mais ces genies de la finance ne reflechissent pas une seconde aux consequences de leurs cupidités et une fois que le mal est fait qui est oblige de regler l’addition ,c’est ces meme personnes qu’ils ont laisses sur le carreau car les millards que donne l’etat (dans ce cas precis l’etat est bon)c’est les notres (augmtation de la TVA , frachises,moins de fonctionnaires...) parce que le probleme n’est pas qu’americain .et ça bien sur en toute impunite.voilà pourquoi des gens se battent contre cet etat de fait,il est bien important de savoir qui c’est gens là derangent et de quel cote on se trouve

  • fouqs-
    fouqs-
    cadre du BTP
    • Posté à 21h32 le 18/01/2008
    • Internaute 28729
      cadre du BTP

    a france renouveau
    quelle revision ? les révisionistes sont bien tes amis , les fachos non ? alors les lecteurs apprécierons

    • Anonyme répond à fouqs-

      REVISEZ VOTRE HISTOIRE JE NY VOYAIT RIEN D4AUTRE TUAS L4ESPRIT TRES MAL PLACE MON GRAND JE NE REVISIONNE RIEN MOI ! ni lhistoire merveilleuse du pcf ! et des 200 millions de morts a cause du coco munisme !

      • janpoleroy
        • Posté à 23h41 le 18/01/2008
        • Internaute 17301

        « France renouveau » a redécouvert l’anticommunisme primaire des années 50. Tu parles d’un renouveau !

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 13h16 le 19/01/2008
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    PÉTAGES DE PLOMB

    Avant de tirer des conclusions sur la différence entre le « keynésianisme » éclairé des USA et la frilosité européenne, il faudrait s’assurer des résultats. Car pour l’heure, ce n’est pas l’Europe qui est à la remorque des USA, mais ces derniers qui entraînent tout le monde dans leur chute fracassante.

    Les mesures que vient d’annoncer Bush sont prises dans l’urgence de la tourmente. Et s’il s’agissait de rétablir la confiance et l’enthousiasme, ça commence mal : Wall Street qui surnageait péniblement depuis le début de la journée, est repassée au rouge sitôt faite l’annonce présidentielle.

    Je crains fort que le mal soit plus profond et que nous arrivions à une de ces sombres Lien dont parlaient en leur temps les honorables Kondratieff et Schumpeter.

    La crise actuelle de l’économie américaine, ce modèle formidable d’efficacité économique dont on nous rebat les oreilles, est bien plus grave que l’on tente de faire avaler au vulgaire pékin. Les précédentes crises (le choc pétrolier ou l’explosion de la bulle internet en 1998, par exemple) étaient dûes à des causes bien ciblées et datées. Des cailloux dans la chaussure. Suffisait juste de changer de godasses (la bulle internet explose ? Pas grave, on passe à la bulle immobilière.) Mais là, plus de bulles ! Toutes crevées ! C’est toute la machine qui est en train d’imploser. Et plus personne n’y peut mais.

    La crise ne date pas d’hier. Voici une petite vidéo d’un splendide pétage de plomb du journaliste TV US Jim Cramer, spécialisé en économie, en direct sur la chaîne CNBC le 8 août dernier. Lui au moins avait déjà compris ce qui est en train de se passer.

  • Don Matito
    • Posté à 21h46 le 18/01/2008
    • Internaute 25853

    Est-ce un article de journaliste, ou un post de blog politique ?

    Non parceque, je comprends que l’on puisse avoir telle ou telle opinion, mais il faudrait le marquer comme « opinion » ou « editorial », et ne pas le confondre avec les autres articles de Rue89.

    De plus, Rue89 se demarque habituellement des autres journaux par le haut niveau d’investigation, ou les problematiques sont expliquees en detail. Ici, beaucoup d’affirmation peremptoire. J’aurais du dire un post de mauvais blog politique.

    Par exemple, il n’est pas fait mention d’une difference importante entre l’Europe et les US, en Europe les depenses de l’Etat sont assez elevees en temps normal, ce qui laisse moins de marge de manoeuvre pour les augmenter brusquement quand le besoin s’en fait sentir. Deuxiemement, il s’agit d’un plan tres ponctuel (sur un an). Cela n’est jamais propose en France, pour des raisons politiques peut-etre, mais en tout cas qui n’ont pas grand chose a voir avec la Grande Mechante Europe.

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à Don Matito
      Redchef Rue89
      • Posté à 22h07 le 18/01/2008
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      L’article est placé sous la tétière « L’édito » sur la page d’accueil.
      Sinon, rien n’empêche un pays comme la France de réduire ses déficits pendant les périodes de croissance, pour retrouver des marges de manoeuvre en cas de vaches maigres.

      • cooper59
        cooper59 répond à Pascal Riché
        nazer c pueril et con
        • Posté à 23h13 le 18/01/2008
        • Internaute 18535
          nazer c pueril et con

        ça va etre facile MR Riché ! de memoire , sur les dix dernieres années on a eu deux ans d’embellie , resultant d’une conjoncture mondiale favorable , mais comme dans ces cas là on importe encore plus la croissance stagne quand meme ! meme en etant tres optimiste je ne vois pas la France afficher un gros taux de croissance ( 4 ou 5 %) , sans compter qu’une partie de plus en plus importante du budget de l’etat part en subventions des entreprises privées sans contrepartie au lieu d’etre reinjectées ailleurs ! franchement je vois pas ce pays reduire ses deficits , a moins d’envahir le koweit mais y’en a qui ont essayé . . . ils ont eu des problemes .

      • Don Matito
        • Posté à 17h43 le 19/01/2008
        • Internaute 25853

        Le mot « edito » est tellement minuscule sur la page d’accueil, j’ai du faire une recherche avec control+F pour trouver le mot. De toute facon j’y suis arrive par flux RSS et rien ne le rappelle sur la page de l’article (pardon, de l’edito). Encore une fois, rien ne vous empeche d’avoir des opinions et de les argumenter dans un edito. mais il faut dire CLAIREMENT que c’est un edito.

    • TARPON
      TARPON répond à Don Matito
      • Posté à 10h46 le 19/01/2008
      • Internaute 27263

      je ne suis pas contre le fait qu’un journaliste ait une opinion tranchée ,surtout quand le debat est ouvert.Il montre le decalage persistant entre les USA et l’UE ,tant culturel qu’economique ,mais que ce decalage vient de nos dirigeants pas des particuliers,que notre UE est deja scelorosée,batie sur des principes d’un autre age ,et qu’une fois de plus c’est nous Europeens qui vont en prendre plein la G...grace à nos banques qui sont allees se faire plomber dans le systeme subprime et qui sont en train de nous faire payer l’addition.

  • cooper59
    cooper59
    nazer c pueril et con
    • Posté à 22h07 le 18/01/2008
    • Internaute 18535
      nazer c pueril et con

    bah oui , comme toi don Matito ,ça m’a fait penser a la meme chose , j’aime pas trop critiquer mais là . . . .

  • TARPON
    • Posté à 22h46 le 18/01/2008
    • Internaute 27263

    Le probleme de la BCE est posé dans l’article .L’Europe risque de mourir en bonne santé ,avec un Trichet content de lui avec une inflation maitrisée et des economies exsangues. N’oublions pas que c’est Trichet, Directeur du Tresor,qui a laissé filer le Lyonnais ,il est en train de nous faire un remake.En nous privant d’un nouveau referendum sur la constitution europeenne,Sarkozy ne fait que s’enfermer et nous enfermer encore plus dans le systeme.

  • Hervé Grasser
    Hervé Grasser
    Etudiant à Strasbourg
    • Posté à 23h31 le 18/01/2008
    • Internaute 10211
      Etudiant à Strasbourg

    Il me semble que la Fed n’est pas à la disposition du gouvernement fédéral, comme indiqué. C’est juste que ses objectifs sont à la fois la stabilité et à la fois l’emploi et la croissance. Mais je crois qu’elle est tout de même indépendante du pouvoir politique.

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à Hervé Grasser
      Redchef Rue89
      • Posté à 09h52 le 19/01/2008
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Je n’ai nullement indiqué cela. J’évoque les leviers à la disposition de l’échelon fédéral (pouvoir budgétaire et pouvoir monétaire), je ne parle pas de contrôle de tel pouvoir sur tel autre. La Fed est effectivement indépendante du pouvoir exécutif, même s’il existe un dialogue entre les deux.

    • razpou
      razpou répond à Hervé Grasser
      • Posté à 14h00 le 19/01/2008
      • Internaute 26505

      @ Hervé
      C’est exact, la FED est organiquement indépendante mais outre ses objectifs de stabilité des prix, de taux d’emploi maximum et de taux d’intérêt à long terme peu élevés (Federal Reserve Act de 1978 ), la FED ne prend jamais de mesures restrictives en matière de cout de l’argent sans concertation du pouvoir politique. Les objectifs assignés à la FED sont tels qu’elle ne peut pas mener une politique monétaire autonome et donc indépendante du pouvoir politique, elle est obligée de tenir compte de la politique économique du gouvernement fédéral si elle veut atteindre ses objectifs. C’est là toute la différence avec une BCE surpuissante et totalement déconnectée de l’objectif d’un taux d’emploi maximum.

  • said sellali
    said sellali
    cadre à nantes
    • Posté à 23h48 le 18/01/2008
    • Internaute 25979
      cadre à nantes

    l’économie américaine est en train de couler. L’ampleur de la crise des subprimes est inconnue (des centaines de milliards probablement), qu’il y’a déjà les prémisses de la crise du crédit (encore des centaines de milliards). La suite logique de ces différentes crises est une baisse de la consommation qui commence déjà. L’ensemble de l’économie américaine sera concerné. C’est le début du déclin du modèle américain comme le disait si bien Emmanuel Todd, car ce peuple est beaucoup trop surendetté et vit au dessus de ses moyens.
    Ironie du sort, les banques telles que Citigroup et Merrill Lynch supplient les fonds souverains des pays arabes du golfe de les sauver. Quel revanche pour les nations et les peuples arabes.

  • ThomasLefebvre
    ThomasLefebvre
    Rapatrié
    • Posté à 00h00 le 19/01/2008
    • Internaute 247
      Rapatrié

    « Elle n’est pourtant pas partagée en Europe. Les dirigeants y sont plus doctrinaires : ils ne jurent que par l’équilibre budgétaire, la concurrence parfaite, l’inflation terrassée. La croissance ? Elle découlera de cette politique vertueuse ! Résultat : on s’est trop longtemps contenté d’une croissance molle, d’un chômage élevé, et de déficits publics qui ne redescendent jamais. »

    Ca c’est la France...pas l’eurozone. L’eurozone connait une bonne croissance et a réduit considérablement son chomage :
    - 2005 : taux de chomage de l’eurozone de 10%
    - 2007 : taux de chomage de l’eurozone de 7.7%

    Le taux de croissance de la zone euro a dépassé celui du Royaume-Uni ainsi que celui des EUA depuis les derniers mois de 2006.

    C’est au contraire grace a la discipline budgetaire que la zone euro ne va pas trop mal.

    Les déficits diminuent aussi (sauf en France) : le déficit budgétaire de l’Allemagne était a plus de 4% il y a dix ans. Il est désormais de 1.3% (2007). L’Allemagne qui était a la traine en matiere de croissance a désormais l’un des taux de croissance les plus fort de la zone euro.

    Et puis, on parle de récession aux Etats-Unis et on ne parle que d’un ralentissement de la croissance dans la zone euro.

    Si on rabaisse les taux, deja tres bas, de la BCE (plus bas que ceux de la FED ou de la BoE) on court vers le risque de relancer la spéculation immobiliere qui destabilise tant les marchés. Il vaut mieux calmer les choses pour le moment.

    • karlM
      karlM répond à ThomasLefebvre
      Précaire
      • Posté à 10h08 le 20/01/2008
      • Internaute 21378
        Précaire

      Tout d’abord, avec une croissance mondiale à 5%, on a battu un record de chomeurs ; 230 millions. La croissance ne crée que peu d’emploi etil faut voir lesquels.
      Une inflation a 5 ou 7%, j’en rêve, les banques se feront un peu moins de blé et nou nos crédits maisons seront plus facilement remboursé. Nos politiciens disent que l’inflation ne peut plus grimper car même si la nourriture (+10%) ou les énergies (plus15%) flambent les salaires sont stables...MERDE, là c’est le salarié qui devient la variable d’ajustement.
      Je ne suis donc pas convaincu du dogme « pas d’inflation ».

      Pour l’Allemagne, ils ont réduit leur dette en diminuant (comme les Irlandais)l’imposition sur les sociétés ce qui a entrainé la réduction du coût du travail d’ou un regain(temporaire) de compétitivité. Mais c’est sur le dos des autres, et sur le dos des salariés allemands qui commencent à avoir les boules.
      Jamais, on ne sera compétitif avec des Chinois sans faire disparaitre le smic, le temps de travail, les vacances,...les ouvriers qui pensent...

      Quand aux déficits publiques, sur 198 pays,120 sont endettés ! ! dont La France Les USA mais pas la pologne, la Chine, l’Algérie , des pays ou les caisses sont pleines et les citoyens pauvres.

      Les libéraux interviennent dans le marché : relance par des baisses d’impot, planche à billets qui tournent à fond, privatisation d’entreprises rentables puis rachat de banques en faillite,lois permettant des monopoles (microsoft) quand ça les arrange, les libéraux, se sont de parfaits communistes

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à ThomasLefebvre
      Redchef Rue89
      • Posté à 10h18 le 20/01/2008
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Thomas, je ne parle pas des derniers mois : GDP growth 1996- 2006 2005- 2006 2004- 2005 United States 3.2  3.3 3.2 Euro area 2.2  2.7 1.5 Source : OECD

      • ThomasLefebvre
        ThomasLefebvre répond à Pascal Riché
        Rapatrié
        • Posté à 13h46 le 20/01/2008
        • Internaute 247
          Rapatrié

        Hmm, on ne peut pas vraiment prendre 1996 comme point de départ (l’euro ayant été introduit en 1999). Vos chiffres : 2004-2005 (1.5) et 2005-2006 (2.7) pour la zone euro montrent bien la progression tres forte de la zone euro. C’est d’ailleurs dans les derniers mois de 2006 que la zone euro est passée devant les EUA et le Royaume-Uni en terme de croissance. Le chomage baisse aussi dans la zone euro, il suffit de se tourner vers l’Espagne par exemple (voir ci-dessous).

        Je trouve toujours facile de taper sur la rigidité du pacte de stabilité ou sur les taux d’interets (toujours trop haut) de la BCE comme l’ont fait Guaino et Sarkozy pendant la campagne présidentielle pour expliquer les difficultés de la France. Comme dirait l’autre, c’est toujours la faute aux poteaux carrés (je ne dis pas ca pour vous mais pour les Guaino/Sarkozy/Jouyet & co).

        Une de mes sources :
        Lien

        Je vous renvoie aussi aux articles de votre ancien camarade Jean Quatremer (section euro) et celui-ci en particulier :
        Lien

        Et il reste quand meme un fait : le chomage a considerablement baissé. Pas autant que l’on le voudrait mais tout de meme dans la zone euro :

        1995, taux de chomage zone euro (12) : 10.4
        2006, taux de chomage zone euro (12) : 8.3
        1995, taux de chomage zone euro (totale) : 10.5%
        2006, taux de chomage zone euro (totale) : 8.3%
        Espagne, taux de chomage 1995 : 18.4%
        Espagne, taux de chomage 2006 : 8.5%
        Irlande, taux de chomage 1995 : 12.3%
        Irlande, taux de chomage 2006 : 4.4%
        Italie, taux de chomage en 1995 : 11.2%
        Italie, taux de chomage en 2006 : 6.8%
        (eurostat)

        ces progressions sont tout de meme significatives, non ?

         
        • Pascal Riché
          Pascal Riché répond à ThomasLefebvre
          Redchef Rue89
          • Posté à 18h08 le 20/01/2008
            éditeur
          • Journaliste 7
            Redchef

          Depuis 1999, ce n’est pas mieux !

          Mais bon... Ce que je constate, c’est : 1) qu’il y a un décalage de croissance entre les Etats-Unis et l’eurozone.
          2) que les sorties de récession aux Etats-Unis sont toujours très spectaculaires, ce qui n’est pas le cas en France ou en Allemagne. Parce que les américains savent mettre le paquet, en terme de politique de relance, quand il le faut. Mais c’est vrai, ils savent aussi rebâtir des marges de manoeuvres budgétaires par la suite.

        1 autres commentaires
  • dulconte
    dulconte
    Mordu par un fachogarou
    • Posté à 00h24 le 19/01/2008
    • Internaute 250
      Mordu par un fachogarou

    Petite question, en 1929 les états unis étaient-ils aussi endettés qu’aujourd’hui.

    C’est bien beau de vouloir relancer l’économie en donnant des tonnes d’argents, mais il se trouve ou cet argent..

    Il y a vraiment un truc qui m’échappe complètement.

    • Pimpampoum
      Pimpampoum répond à dulconte
      • Posté à 09h39 le 19/01/2008
      • Internaute 14244

      Ils fabriquent des dollars. De nul part.
      Mais ils s’en fichent, parce que le dollar est la monnaie de reference... jusqu’ici.
      très bonne analyse ici :

      Lien

      qui montre bien que nous ne pouvons pas nous permettre les folies budgétaires americaines.

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