L'edito 18/01/2008 à 20h00

Avec 140 milliards de dollars, Bush se fait keynésien


Une idée reçue veut que les Américains ne se fieraient qu’au marché, et à sa main invisible, pour résoudre leurs problèmes économiques. Ils auraient depuis longtemps enterré le « keynésiannisme “ , cette idée selon laquelle l’Etat peut faciliter, par des politiques actives, le retour au plein emploi, que ce soit par l’augmentation des dépenses publiques, les allègements d’impôts et/ou l’injection, par la banque centrale, de monnaie dans les circuits.

C’est une idée fausse, comme on peut le constater à chaque fois que la croissance menace de chuter outre-Atlantique. Les Etats-Unis sont bien plus décontractés que les Européens lorsqu’ils s’agit de voler au secours de leur économie. Dès que des signes de récession sont perceptibles, ils appuient, fort, très fort, sur les deux pédales qui sont à la disposition du pouvoir fédéral : budgétaire et monétaire.

Ronald Reagan était ainsi allé jusqu’à pousser à près de 6% du PIB le niveau des déficits publics pour sortir son pays de l’ornière. Un niveau qui ferait s’évanouir n’importe quel banquier central européen.

Ce vendredi, George Bush a annoncé un plan de relance de 145 milliards de dollars, soit 1% du PIB. Quelques jours plus tôt, Hillary Clinton, croyant prendre de court les Républicains, avait promis un plan deux fois moins ambitieux : 70 milliards de dollars. Il est vrai que Bush a un avantage sur la candidate : il peut charger l’ardoise, ce n’est pas lui qui devra l’effacer.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, c’est le refus du chômage qui guide, avec pragmatisme, la politique macroéconomique des Américains. Une telle attitude semble frappée au coin du bon sens.

L’Europe manque de pragmatisme

Elle n’est pourtant pas partagée en Europe. Les dirigeants y sont plus doctrinaires : ils ne jurent que par l’équilibre budgétaire, la concurrence parfaite, l’inflation terrassée. La croissance ? Elle découlera de cette politique vertueuse ! Résultat : on s’est trop longtemps contenté d’une croissance molle, d’un chômage élevé, et de déficits publics qui ne redescendent jamais.

Et on a bardé l’Europe de mécanismes rigides pour assurer cette ‘ vertu’ : la Banque centrale européenne n’a pour seul objet que de lutter contre l’inflation, un pacte de stabilité enserre les politiques budgétaires, etc.

Ainsi, que se passe-t-il aujourd’hui ? La Banque centrale européenne, sous la direction du Français Jean-Claude Trichet, menace de relever les taux, au nom des risques d’inflation. Alors qu’il faudrait, pour éviter une récession, les baisser, comme le fait sans barguigner la Banque centrale américaine...

Le risque de connaître une panne en Europe est donc réel. Pour redémarrer, les Européens risquent une fois de plus d’être condamnés à attendre une locomotive... qui sera probablement américaine.

Pascal Riché

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  • sery
    sery répond à dulconte
    • Posté à 08h39 le 20/01/2008
    • Internaute 25622

    SUR LE PAPIER, les baisses d’impots stimulent l’offre, d’ou croissance et rentrée de nouveaux impots
    Si GOD les help bien sur

  • Sancho_P
    • Posté à 00h37 le 19/01/2008
    • Internaute 29029

    Le keynesianisme redevient souvent populaire avant des élections...

    Avant d’encenser l’annonce de Bush et d’en profiter pour enfoncer la politique monétaire européenne, il faudrait peut être attendre de voir si ce plan marche.

    Vu le niveau de dette des États-Unis et la situation du $, ils ne serait pas surprenant que celui-ci plonge encore plus. Le coût des importations augmenterais, portant un coup dur a l’économie américaine.

  • alfred le distrait
    • Posté à 01h37 le 19/01/2008
    • Internaute 28909

    L’économie c’est très simple c’est comme dans la vie : le plus costaud rançonne les autres...
    Les states c’étaient les plus forts, on a payé toutes leurs conneries, l’Irak c’est le pétrole à 100$ et le $ à près de 1.50 euro ...
    Mais là avec les subprimes tout à basculé
    Bush et les militaro-financiers derrière lui ont perdu
    le pouvoir : interdiction de nouvelle guerre et une relance à la démocrate ( relance sociale ).
    le vrai pouvoir ce sont les fonds souverains (Chine, Moyen Orient...) qui tiennent l’économie américaine comme la corde tient le pendu ...
    tout va se passer très calmement, vous verrez ...

  • Asse42-
    Asse42-
    Royaliste engagé contre le N.O.M (...)
    • Posté à 03h03 le 19/01/2008
    • Internaute 25124
      Royaliste engagé contre le N.O.M (...)

    A quand la fin de Bretton-Woods ?
    Voilà un pays surendetté qui peut se permettre d’injecter dans son économie 150 Milliards supplémentaires sans moufter. Inimaginable pour les autres pays.
    Peut-être sommes-nous aussi en train d’assister à la fin de la domination du dollar dans le monde. Et cela sous le poids de l’euro. Petit à petit les transactions commencent à se faire en euro car le dollar est voué à être bas tellement les USA sont rentrés dans un cercle vicieux. Leur économie est financée par le crédit et l’emprunt et celle-ci profite aux importations qui creusent le déficit commercial et donc oblige le dollar a resté bas si les américains veulent continuer à exporter.

    La crise des subprimes est annociateur du début du dégonflement de cette bulle de crédit qui reste d’entrainer l’économie mondiale dans le chaos. Heureusement pour nous le crédit américain est garanti par les chinois qui ont besoin de vendre leurs produits dans ce continent américain.
    Tout le monde se tient et c’est ce qui fait que pour le moment l’équilibre n’est pas rompu. Jusqu’à quand ?

    • said sellali
      said sellali répond à Asse42-
      cadre à nantes
      • Posté à 11h40 le 19/01/2008
      • Internaute 25979
        cadre à nantes

      L’économie mondiale est de plus en plus indépendante des états-unies. On le doit à l’avénement progressif d’autres nations : la Chine, les bric, la Turquie, les pays du golfe (qui regorgent de réserves). Si les américains coulent du fait de leur impéritie, ils n’auront qu’à s’en prendre à eux- même. D’ailleurs, la révolution copernicienne concernant l’abandon du dollar comme monnaie de référence mondiale ne serait tarder. Même les pays du golfe comme le Koweit remplacent leurs réserves en dollars par des réserves en euro.

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 08h31 le 19/01/2008
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    pas d’accord : il ne s’agit certainement pas d’une relance keynesienne mais d’un simple sparadrap électoral.

    au lieu de relancer la machine avec des grands travaux et un soutien aux plus faibles, Bush se contente d’offrir des cadeaux à la base conservatrice aisée.

    facile de clamer « no more tax » sur ce coup là : son papa avait pris le risque d’ajouter « read my lips », Dubya invite simplement ses concitoyens à lire l’addition à régler par son successeur.

    • ClaireChar
      • Posté à 18h47 le 21/01/2008
      • Internaute 16497

      Absolumment d’accord.
      ce plan de relance est une blague, et pour preuve le S&P se prend une énorme vautre en partie parce que personne n’y croit à ce plan

      Et puis si GW Bush était un ultralibéral ça se saurait !
      C’est un conservateur américain populiste et protectionniste absolumment pas un ultra libéral

  • jacky1
    • Posté à 09h30 le 19/01/2008
    • Internaute 12196

    145 millards de dollards pour relancer l’économie US.
    Le coût de la guerre en Irak est estimer de sources US entre 1000 et 2000 milliards de dollards. La paix a parait’il un prix ! le prix est là mais pas la paix

    • Pimpampoum
      Pimpampoum répond à jacky1
      • Posté à 09h40 le 19/01/2008
      • Internaute 14244

      Le prix de l’ideologie bornée de la Maison Blanche...

    • said sellali
      said sellali répond à jacky1
      cadre à nantes
      • Posté à 11h49 le 19/01/2008
      • Internaute 25979
        cadre à nantes

      La guerre en Irak et son corollaire, le gaspillage extraordinaire de l’argent américain (500 milliards pour le moment selon les experts), participe et accélère le déclin américain. Cette guerre dans les décennies qui viennent sera considérée comme le tournant de la fin de la suprématie américaine dans le monde.Tout le monde le voit, mais chuuuuuut il ne faut pas le dire.C’est comme le prix du baril de pétrole passé de 20 dollars avant cette guerre infecte à 100 dollars maintenant, principalement en raison de ce conflit.

  • jan_t
    jan_t
    Sud
    • Posté à 11h00 le 19/01/2008
    • Internaute 24043
      Sud

    millards ? une petite correction du titre s’impose peut-être ? ; -)

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à jan_t
      Redchef Rue89
      • Posté à 13h49 le 19/01/2008
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      j’ai mis le point sur le i (et le i dessous). merc

  • Fredhsl
    Fredhsl
    Nord
    • Posté à 12h58 le 19/01/2008
    • Internaute 27609
      Nord

    « Il est vrai que Bush a un avantage sur la candidate : il peut charger l’ardoise, ce n’est pas lui qui devra l’effacer. »

    Erreur. Il suffit d’un peu d’encre verte et de papier. Et encore, seulement si ces dollars doivent être matérialisés.

    Les détenteurs de billets verts, de par le monde, n’exigent pas des Etats-Unis qu’ils disposent d’une richesse équivalente en « Reserves de la Banque Centrale ». Aussi longtemps que la duperie tiendra, dépenser ne sera pas un problème pour ce pays. Payer en dollars, c’est payer en « billets de monopoly » que le monde entier feint de prendre pour de la monnaie.

  • mongarsrikou
    • Posté à 14h31 le 19/01/2008
    • Internaute 27719

    La guerre a un coût, mais aussi une raison, celle de continuer à faire tourner l’industrie de l’armement US : les produits de haute technologie qu’ils exportent le mieux ! Les USA ont de tout temps subordonné leur politique intérieure et extérieure au bon fonctionnement du système capitaliste par eux érigé en dogme, et le fait d’utiliser l’état pour soutenir la croissance participe du même pragmatisme. Emberlificotés que nous sommes dans nos oui mais et nos mais si, le temps de terminer l’analyse et nous aurons encore plus de problèmes ; tout à fait d’accord avec Tarpon, l’Europe va mourir en bonne santé, merci Trichet !

  • parousnik
    • Posté à 16h00 le 19/01/2008
    • Internaute 18991

    Je croyais sans y croire que l’extrême-capitalisme ne devait pas être secouru par l’argent des contribuables...car quand il est écrit « soutenir » l’économie il s’agit en fait d’éviter aux riches actionnaires de perdre de leur cher argent... c’est délit d’initié,c’est une arnaque, c’est du vol. Cela prouve que l’ultra-libéralisme n’est pas viable sans ses perfusions artificielles et couteuses... et cela ne sert à rien car les Parasites finissent toujours par détruire ceux qui les ont nourris... Voyez la Révolution Française, l’aristocratie coutait trés cher elle ruinait le pays en faste et autres délires...des bourgeois alors ont décidé de s’en débarassé et se sont allié au peuple...Les mondes humains comme tout les autres mondes du vivant ne peuvent pas vivre quand il n’y a plus d’équilibre en eux...et il n’y a plus d’équilibre entre les revenus boursiers immobiliers etc et les autres revenus...

  • zelectron
    • Posté à 17h06 le 19/01/2008
    • Internaute 12718

    Les banquiers mouillés dans la crise des subprimes ne seront pas punis, quelques comparses sont et seront virés, des employés « innocents » licenciés sans indemnités, les « clients “gogos” (ceux qui ne savent pas lire) ruinés. Ce sont les etats qui sont au fond coupables de n’avoir pas prévu, sanctionné, pris les disposition necessaires pour interdire ces pratiques même pas douteuses, en fait immorales, ce sont des vols légaux, certaines lois sont iniques. Je rejoint l’opinion générale : Bush fabrique de la monnaie de singe, qui sera remboursée par les populations pauvres...

  • Nasky
    Nasky
    Etudiant
    • Posté à 19h04 le 19/01/2008
    • Internaute 29101
      Etudiant

    Je suis désolé mais l’article est beaucoup trop simpliste. Il y a quelques années, il y a eu une baisse des taux qui n’a pas entrainé de croissance. Il ne suffit pas de dire qu’il faut baisser les taux et tout ira bien après.
    Par ailleurs, la situation aux USA n’est pas comparable à celle de la zone euro où l’inflation est plus préoccupante que la croissance molle. La zone euro n’est pas proche de la récession...
    Si l’inflation est importante, une baisse des taux n’est pas envisageable pour le moment. La plupart des analystes ne prévoit pas de changement des taux directeurs de la BCE pour 2008 d’ailleurs.

    Bref, aujourd’hui, il faut savoir si on privilégie la croissance ou la maitrise de l’inflation. Mais ne faisons pas de comparaison avec la situation aux USA, y’a aucun rapport.

  • Claude PELLETIER
    Claude PELLETIER
    Retraité dans son jardin
    • Posté à 19h41 le 19/01/2008
    • Internaute 10710
      Retraité dans son jardin

    Je suis bon client de ce genre d’article qui doit être apprécié par ceux qui ont étudié l’économie à l’école. Malheureusement ces études ne sont pas au programme de pas mal de cursus…

    Jusqu’où faut-il avoir poussé ses études en économie

    pour comprendre les notions, les mécanismes qui sous-tendent ces considérations ?

    Esce que Rue89 pourrait lancer une formation ?

    Ou connaîtriez-vous un manuel de formation ou un site pédagogique ?

    • sery
      sery répond à Claude PELLETIER
      • Posté à 08h47 le 20/01/2008
      • Internaute 25622

      Avec l’independance des banques centrales et la prohibition des deficits, l’economie politique macro. tend a devenir une science-croupion.Plutot qu’a etudier elle serait a reinventer

  • Nasky
    Nasky
    Etudiant
    • Posté à 20h02 le 19/01/2008
    • Internaute 29101
      Etudiant

    Sans aucune prétention, je parle pas mal de la crise actuelle, des taux, etc sur mon blog (cf mon profil Rue89) et allez sur la section « finance » (menu de droite).

    Sinon il y a Wikipedia qui explique pas mal en allant sur les mots tels que « taux d’intéret », « inflation », « croissance », « subprime », etc.

    Mais en tout cas, pour revenir à l’article, il n’y a pas de solutions miracles pour redresser une situation. Mais ce qui est sûr, et je ne pense pas me tromper, c’est que la situation américaine n’est pas celle de l’eurozone : ils sont au bord d’une récession, pas nous, ils ont une monnaie en chute libre, pas nous, le prix de l’immobilier chute, pas nous, etc. Que serait la situation des banques américaines si la Fed n’avait pas baissé ses taux à 3 reprises ? La BCE ne l’a pas fait une seule fois (mais elle a injecté comme jamais !) et pourtant, il n’y a rien de dramatique dans la zone euro aujourd’hui.

    Enfin, rappelons que JC Trichet a été élue personnalité de l’année par le magazine britannique Financial Times pour, entre autre, son « impressionnante réaction face à la crise ». Mais les intérêts des britanniques suivent-ils ceux de la zone euro ? Hum...

  • florentis
    • Posté à 07h56 le 20/01/2008
    • Internaute 29142

    USA : La vie à crédit.
    Je souhaite, en préambule, vous soumettre un texte du prix Nobel d’économie Français Maurice Allais (voir Lien ). Il s’agit de son analyse suite à la crise asiatique.
    A la lecture, on s’apperçoit que rien n’a changé en terme de gestion économique et que la crise d’aujourd’hui est récurrente depuis plusieurs siècles.
    Allais incrimine le mécanisme du crédit, qui aboutit à une création monnétaire, contre intérêt. De même les états, dépossédés de la création monnétaire, doivent désormais payer des intérêts (depuis 1974 en France, 1913 aux Etats-Unis).

    Il est de bon ton de fustiger le double-discours libéral américain, et de voir un retour de Keynes, cependant il est important de constater que les choix de Bush sont exactement selon les conceptions contemporaines, donc par conséquent, néo-libérales.

    En effet, les 174 milliards de $ d’aide seront apportées sous la forme de
    - Diminution d’impôts
    - Crédits à l’investissement.

    En ces temps de pessimisme, je doute de l’efficacité. Quelle entreprise, devant l’incertitude à court terme voudra encore s’endetter ? Déjà, elles peinent à recouvrer leurs créances et à payer leurs dette.

    Il n’y a pas ici l’idée de grands travaux, d’investissement à long terme pour améliorer l’efficacité économique. On donne de l’argent à tord et à travers sur n’importe quelle entreprise quelle que soit la qualité de son projet, au motif qu’elle investit.

    Pour passer la crise, l’état US s’endette encore plus, dette dont il aura à payer les intérêts, qu’il devra rembourser, ce qui alourdira d’autant plus les prélèvements obligatoires payés par le petit peuple américain.En revanche, les généreux détenteurs de bons du trésor américain peuvent espérer de bons retours sur intérêts.

    Il s’agit donc simplement d’un nouveau transfert d’argent des pauvres vers les riches, assisté par l’état, politique complètement néo-libérale, ô combien dans l’air du temps.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 14h39 le 20/01/2008
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    L’article semble vouloir opposer méthode keynésiennes et libéralisme :
    en fait, le keynésiannisme s’inscrit complètement dans le cadre d’un choix libéral.

    Il rappelle ce que tout le monde sait :
    le libéralisme, derrière son efficacité,
    ses effets vertueux et auto correcteurs des inégalités (lorsqu’une profession, un investissemnt, un emplacement sont avantagés, ils attirent les candidats, ce qui dillue et corrige les avantages),
    le libéralisme peut ne pas corriger par la simple loi de l’offre et de la demande certaines anomalies ponctuelles :

    D’où les coups de pouce ponctuels qui doivent être appliqués afin de protéger une profession, une activité, une région, ponctuellement en péril,
    afin d’atténuer les effets d’un retour de vague.
    Ces interventions ne sont que paramétrage d’une logique libérale,
    pas une remise en cause.

    Il est d’ailleur assez surprenant de voir des socialites essayer de s’accaparer d’un keynésiannisme, qui n’est en fait qu’un aménagement de ce libéralisme qu’ils combattent.

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