15/01/2008 à 21h00

Romney renaît dans les primaires du Michigan

Guillemette Faure | Journaliste

Le régional de l’étape empoche là sa première grande victoire sur ses rivaux républicains. McCain finit deuxième.


Romney arrive à Detroit, dimanche (John Gress/Reuters)

Avec la victoire de Mitt Romney hier soir dans le Michigan avec 39% des voix, l’élection du candidat du parti républicain aux présidentielles américaines est de retour au point de départ. Trois grandes primaires, trois gagnants différents, les électeurs conservateurs n’arrivent pas à se rallier autour d’un candidat.
Comme vous le lirez dans notre récit de la soirée (attention chronologie inversée), cette victoire c’est celle du candidat local, celle de celui qui a prêté la plus grande attention aux soucis écominique des électeurs. Deuxième avec 31% des scrutins, John McCain, le sénateur d’Arizona, se retrouve confronté, comme en 2000, à la difficulté de réussir à plaire pour son style iconoclaste tout en obtenant le soutien de la base du parti. Giuliani, qui promet d’émerger en Floride, se réjouit à l’idée que les résultats du Michigan aient remis les compteurs à zéro entre les grands candidats.


03h35.Ce n’est pas parce qu’on a 3% des voix qu’on n’a pas de raison d’être content. Notre ami Dick Howard m’envoie un e-mail : « Celui qui se réjouit, c’est Rudy (Giuliani)-sa stratégie floridienne pourrait se révéler payante. » Trois grandes primaires, trois gagnants. Aucun candidat républicain n’a pris l’avantage dans la course à la nomination.

03h30. « Après le New Hampshire, un moment j’ai cru que ce serait plus facile », a blagué John McCain à propos de sa défaite. Malgré ce qui semble parti pour être une bonne seconde place, le sénateur d’Arizona se retrouve dans une situation similaire à celle de 2000. Les indépendants dont les votes avaient assuré sa victoire dans le Michigan en 2000 ont à nouveau voté pour lui, mais cette année ils n’étaient pas suffisamment nombreux pour le porter en tête.

L’électorat conservateur, en revanche, a voté pour Romney à deux contre un. Autrement dit : les positions iconoclastes de McCain pour un conservateur (il a voté contre les baisses d’impôts de Bush à deux reprises, il soutient la régularisation des sans-papiers) le rendent populaire auprès de l’électorat national, mais pas dans les rangs de son parti... Celui qui vote aux primaires.

Ses adversaires le savent. Cultivant cette image déloyale de McCain, la campagne de Romney avait fait circuler une « liste top 10 » de critiques émises par McCain contre son parti et certains de ses élus.

(La chasse à la déloyauté n’a pas empêché Romney de déclarer, dans son discours de victoire, tirer son inspiration de Ronald Reagan et George Bush père. On a oublié personne ?)

3h15. C’est la fête au QG de Mitt Romney. Enfin une vraie victoire ! L’ex-gouverneur commençait à passer pour un loser avec ses deuxièmes places dans le New Hampshire et l’Iowa malgré l’argent qu’il y avait dépensé. Après le retour d’Hillary Clinton et celui de John McCain, qui semblait fini en mars, le concept de comeback kid (le retour) se galvaude un peu dans cette élection.

03h02. Mitt Romney est donné vainqueur par CNN. Exultation à son QG.

02h45. On arriverait à se retenir de prêter attention à des résultats portant sur 4% des circonscriptions si on avait autre chose à se mettre sous la dent. On note quand même que Romney est en tête et que Giuliani n’arrive maintenant qu’en sixième position... Il a pour le moment moins de voix que les « uncommited » (ne se prononcent pas).

2h30. Des zakouskis pour patienter : avec 0,09% des circonscriptions dont les bulletins ont été dépouillés, Mitt Romney est en tête avec 39% des votes. Les 99,91% restant ne devraient plus tarder.


George Romney, père de Mitt (umich.edu/Wikipedia)

02h20. Une défaite de Mitt Romney dans le Michigan serait d’autant plus cuisante qu’il a un lien personnel à cet Etat. Il y né, il y a grandi. Son père George Romney a été président de General Motors, puis gouverneur du Michigan.

S’appeler Romney sera-t-il pour autant suffisant ? Pas sûr, sa mère, son frère et sa belle-sœur ont aussi perdu des élections dans cet Etat. Son père s’est aussi présenté aux primaires en 1968... pour se faire battre par Richard Nixon.

01h45. Et pendant qu’Huckabee fait des boules de neige dans le Michigan, Rudolph Giuliani est en Floride. C’est son nouveau message : les premières primaires ne comptent pas, la campagne commence véritablement le 29 janvier, avec les primaires de Floride.

Il s’est excusé de ses médiocres résultats en Iowa et dans le New Hampshire en disant qu’il n’y avait pas fait campagne (ce qui est vrai de l’Iowa, mais faux du New Hampshire, qu’il a quadrillé cet été et cet automne). Il saute la Caroline-du-Sud, disputée entre deux candidats du Sud (Huckabee et Thompson).

Le pari est très risqué. L’ancien maire de New York, en tête des sondages nationaux l’été dernier, n’est plus le candidat préféré que de 13% des électeurs républicains selon USA Today. Sa campagne commence à manquer d’argent. « Plusieurs de ses employés ont renoncé à leur salaire de janvier », raconte Maria-Pia sur son blog.

01h10. Jeter des boules de neige, ça fait toujours bon enfant. Le problème, avec ces candidats du Sud, c’est qu’ils oublient de mettre des gants. Regardez Mike Huckabee, le gouverneur d’Arkansas, ici à Warren,dans le Michigan, il y a quelques heures :



Mike Huckabee ce mardi à Warren dans le Michigan (Rebecca Cook/Reuters)

Fin décembre, Barack Obama jouait également au base-ball avec des boules de neige en bras de chemise. Pas mal pour quelqu’un qui a grandi à Hawaï, comme le rappelle le caucus blog du New York Times. Le blog Campagnes d’Amérique se demande si on peut sérieusement confier la politique étrangère de la plus grande puissance mondiale à quelqu’un qui fait des boules de neige sans gants.


Le professeur de philosophie Dick Howard (DR)

00h40. Je viens d’avoir Dick Howard au téléphone, le professeur de philosophie politique qui nous avait fait un point sur la campagne. « Ou Romney passe (dans le Michigan) ou il est cuit », me dit-il à propos du candidat qui, malgré les dollars qu’il a dépensés, n’a gagné qu’au Wyoming (lire ci-dessous).

Dick attire mon attention sur une manoeuvre du Daily Kos : le blog démocrate appelle ses partisans du Michigan à voter pour Mitt Romney. L’objectif : que le champ républicain reste encombré le plus longtemps possible sans réussir à se rallier autour d’un candidat : « On va remettre de l’essence dans leur guerre civile. »

23h50. Autre raison pour laquelle les résultats du Michigan ne seront pas représentatifs : on s’attend à ce que beaucoup d’électeurs démocrates participent à ces primaires républicaines.

D’abord parce le Michigan tient des primaires « ouvertes » : les démocrates et les indépendants peuvent aussi voter pour des candidats républicains. Cette année, ils devraient être encore plus nombreux à le faire. Le Parti démocrate, chiffonné lui aussi par cette date avancée, a sanctionné l’Etat en lui supprimant ses délégués. Les candidats démocrates n’y ont donc pas fait campagne et seule Hillary Clinton apparaît sur le bulletin pour un scrutin sans valeur côté démocrate.

Si des démocrates et indépendants participent en nombre à ces primaires des républicains, cela pourrait profiter à John McCain, le plus populaire hors de son parti (justement parce qu’il a l’habitude de taper dessus). C’est sans doute ce qu’il avait en tête ces derniers jours en s’affichant avec Joe Lieberman, ex-colistier démocrate d’Al Gore, réélu sénateur du Connecticut sous une étiquette « indépendant ».

23h30. Geranon observe sur Rue89 que le Michigan, contrairement au New Hampshire et à l’Iowa, n’est jamais considéré comme un pouls de l’élection. Cette année, en revanche, on entend dire que les primaires du Michigan vont tester l’impact du discours économique des candidats.

Le Michigan est l’Etat américain dont le taux de chômage est le plus élevé (7,4% en novembre contre 4,7 % dans le pays), il est aussi très frappé par la crise des subprimes. Pour 65% des électeurs du Michigan, l’économie est le premier sujet de préoccupation.

En campagne dans le Michigan, l’ex gouverneur Mitt Romney a mis en avant ses talents de patron (du cabinet de consultants Bain, à la tête du comité d’organisation des JO de Salt Lake City), tandis que Mike Huckabee continue à s’identifier, lui, aux employés (« Les Américains ne veulent pas d’un Président qui ressemble à celui qui pourrait les virer », dit un de ses slogans). John McCain confirme sa réputation de franc parleur, déclarant dans la capitale de l’automobile :

« Tous ceux qui qui disent que ces anciens boulots vont revenir sont soient naïfs soit malhonnêtes. »

Il prêche un revirement industriel de la région. Mitt Romney, dont le père a été président d’American Motors, promet lui « des milliards de dollars d’aide fédérale pour défendre l’industrie automobile en difficulté ».


23h00. En entendant parler de trois primaires déjà passées, « Venezuela » se demande dans les commentaires s’il a raté un épisode des primaires... Oui, les caucus du Wyoming ont bien eu lieu : le 5 janvier. Les républicains du Wyoming ont voulu en avancer la date pour, en se plaçant en premier dans le calendrier, que les candidats fassent plus attention à eux. La manœuvre n’a pas eu l’effet escompté. Pour punir les Etats qui fixaient la date de leur primaire avant le « super mardi » du 5 février (New Hampshire, Floride, Caroline-du-sud et Michigan), le parti républicain leur sucre la moitié de leurs délégués à la convention du parti.

Preuve du faible gain de visibilité du Wyoming, les média parlent souvent des deux premières primaires ou de « Romney qui doit encore montrer qu’il peut gagner », oubliant sa victoire du Wyoming (cliquer sur l’image pour voir les résultats complets sur le site de USA Today). Les caucus démocrates du Wyoming, eux, auront lieu le 8 mars.... probablement dans une très grande discrétion.


Mitt Romney en campagne dans le Michigan ce mardi (John Gress/Reuters)

21h00. Ce soir, ce sont les primaires du Parti républicain dans le Michigan. J’entends des baillements. Pourtant, la bataille qui se joue dans ce camp-là est tout aussi passionnante que la rivalité entre les candidats démocrates.

« Je me fiche un peu du côté républicain, (…) l’élection se jouera sur le changement, et aucun candidat ne peut l’incarner tout en rassemblant son camp. »

Voilà ce qu’écrivait récemment l’ami Versac, blogueur de talent (qui devait être en voyage le 6 mai 2007). A sa décharge, il n’est pas le seul. Selon un sondage du New York Times, 58% des démocrates se disent plus enthousiastes que d’habitude à l’idée de voter cette année… contre 32% des républicains.

Après huit ans de Bush, qu’est-ce que le parti républicain ? Contrairement aux démocrates, qui s’accordent sur les grandes directions, les candidats républicains offrent toutes sortes d’orientation : il y a ceux qui veulent fermer les frontières (Romney) ou légaliser les sans-papiers (McCain) ; ceux qui promettent d’en finir avec Guantanamo (Huckabee) ou de doubler sa taille (Romney) ; ceux qui s’ opposent au droit à l’avortement (Huckabee) et ceux qui y sont favorables (Giuliani)…

Depuis un an, presque tous les candidats ont eu l’occasion d’être favoris des sondages puis d’être en disgrâce. Le gouverneur d’Arkansas, Mike Huckabee, a été le gagnant inattendu des caucus d’Iowa. Le sénateur John McCain, abandonné par ses troupes en mars, a emporté les primaires du New Hampshire. Le mormon Mitt Romney a été le vainqueur dans le Wyoming. Et l’ex-maire de New York, Rudolph Giuliani, était en tête des sondages nationaux cet automne et court maintenant loin derrière en quatrième position.

Ce soir, deux candidats sont donnés favoris dans le Michigan : l’ex gouverneur du Massachusetts, Mitt Romney, né dans le Michigan, un Etat dont son père a été gouverneur, et John McCain, qui a gagné les primaires de l’Etat en 2000 contre George Bush.

Derrière eux, Mike Huckabee, le pasteur gouverneur d’Arkansas, qui table sur le soutien des évangélistes et qui, grâce à un discours économique populiste, a réussi, fait rare pour un républicain, à avoir le soutien d’un syndicat.

  • 10646 visites
  • 30 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • jide
    jide
    http://jide.romandie.com
    • Posté à 21h28 le 15/01/2008
    • Internaute 22641
      http://jide.romandie.com

    Je conçois que les élections américaines sont de première importance pour l’avenir de nos chères têtes blondes (ou brunes, peu importe). Mais le détail de la désignation d’un candidats républicains d’un état, fut-il le Michigan a du mal a me faire bondir. Pas comme si la démocratie se faisait sciemment écraser par le gouvernement, avec la complicité de vieux rancis « socialistes ».
    Lien

    • missmoon
      missmoon répond à jide
      • Posté à 13h48 le 16/01/2008
      • Internaute 19849

      La mascarade de la présidentielles de 2008 aux États-Unis annonce le développement de la criminalité
      gouvernementale et l’extension de la guerre

      ​​​​Dans l’histoire moderne des États-Unis, chaque élection est une magouille délictueuse, mise en scène et manipulée par des politiques élitistes, et interprétée par des marionnettes triées sur le volet, soutenues toutes par une équipe de criminels de guerre corrompus, de « consultants » en renseignement et en sécurité, et par des groupes de réflexion actifs. L’affaire de 2008 ne sera pas différente.

      ​​​​Alors que se présente une autre nouvelle élection démentielle, il est temps de dissiper encore une fois la folie et les espoirs sans fondement des masses. Il n’y aura pas de sauveur, pas de fin à la crise mondiale, et absolument aucun « changement. »

      ​​​​

      Les monstres derrière chaque candidat

      ​​​​Pendant que le public étasunien est entraîné une fois de plus dans un nouvel égarement, la ridicule fête foraine décidant quelle « personnalité présidentielle » est la plus « sympathique, » quelle marionnette présélectionnée fait le meilleur discours, etc..., peu ou pas d’attention n’est portée sur les individus derrière chaque candidat ; sur les forces qui tirent les ficelles, et établissent réellement l’ordre du jour géopolitique.

      ​​​​Le Washington Post a fourni une liste complète des « maître » respectifs de chacune des marionnettes, à étudier ligne par ligne :

      ​​​​La guerre des bourreaux de travail : Liste de conseillers à la sécurité nationale et à la politique étrangère dirigeant les candidats à la présidence des deux partis.

      ​​​​Cette liste contient la clef du problème central : la guerre.

      ​​​​Comme le révèlent les noms, tout candidat important (marionnette choisie ayant quelques chances réelles d’être sélectionnée) représente l’ordre du jour fixé par les anciens et actuels néo-conservateurs, par les fonctionnaires de la « sécurité » et les politicards néo-libéraux, par les membres du Groupe des Bilderberg, de la Commission Trilatérale, du Conseil On Foreign Relations et des appareils tels que la Heritage Foundation, le Center for Strategic and International Studies, la Brookings Institution, l’AIPAC, la Hoover Institution, l’American Enterprise Institute, et par d’autres.

      ​​​​Comme on le voit ci-dessous, certains des individus les plus cauchemardesques qui arpentent aujourd’hui la Terre se trouvent derrière les candidats :

      John McCain

      - Henry Kissinger.

      - Richard Armitage, ancien Vice-Ministre des Affaires Étrangères, agent secret et allié de longue date de Bush.

      - Robert « Bud » McFarlane, conseiller à la sécurité nationale de Reagan-Bush, Iran Contra.

      - William Kristol, directeur de The Weekly Standard (néo-conservateur).

      - Alexander Haig, Ministre des Affaires Étrangères de Reagan-Bush.

      - George Shultz, Ministre des Affaires Étrangères de Reagan-Bush, Hoover Institution, Bechtel.

      - Brent Scowcroft, Ford, conseiller à la sécurité nationale de George HW Bush.

      - James Woolsey, ancien directeur de la CIA.

      - Lawrence Eagleburger, Ministre des Affaires Étrangères de George HW Bush.

      - William Ball, Ministre de la Marine de l’administration Reagan

      - Colin Powell.

      Barack Obama

      - Zbigniew Brzezinski

      - Anthony Lake, conseiller à la sécurité nationale de l’administration Clinton.

      - Sarah Sewall, Vice-Ministre de la Défense de l’administration Clinton, un tsar de la contre-insurrection.

      - Richard Clarke, tsar du contre-terrorisme des administrations Clinton et Bush.

      - Susan Rice, spécialiste de l’Afrique sous l’administration Clinton, membre du National Security Council, Brookings.

      - Bruce Riedel, ancien agent de la CIA, National Security Council pour les affaires du Proche-Orient et d’Asie, Brookings

      Hillary Clinton

      - Bill Clinton.

      - Madeline Albright, Ministre des Affaires Étrangères de l’administration Clinton .

      - Sandy Berger, conseiller à sécurité nationale de Bill Clinton

      - Richard Holbrooke, ambassadeur aux Nations Unies de l’administration Clinton.

      - Général Wesley Clark, commandant au Kosovo à l’ère Clinton.

      - Leslie Gelb, Council on Foreign Relations, ancien Ministre des Affaires Étrangères et fonctionnaire du Ministère de la Défense.

      - Martin Indyk, ambassadeur en Israël de l’administration Clinton, Brookings.

      - Strobe Talbott, Vice-Ministre des Affaires Étrangères de l’administration Clinton, créateur du groupe Caspien Pétrolier « 6+2, » Brookings.

      - Jeffrey Smith, ancien avocat général de la CIA.

      Rudy Giuliani

      - Kim Holmes, ancien Vice-Ministre des Affaires Étrangères de George W. Bush, Heritage Foundation.

      - Louis Freeh, ancien directeur du FBI.

      - Stephen Yates, ex-adjoint de Dick Cheney.

      - Norman Podhoretz, Hudson Institute (néo-conservateur).

      - Kenneth Weinstein, Hudson Institute.

      - De nombreux autres individus reliés aux organismes néo-conservateurs Hoover Institution et Heritage Foundation.

      Mike Huckabee

      ​​​​Huckabee a été cachottier à propos de son équipe. Parmi les noms remontés à la surface jusqu’à présent :

      - Ed Rollins, agent Républicain.

      - Frank Gaffney, néo-conservateur.

      - John Bolton, ambassadeur aux Nations Unis de George W. Bush (au moment où sont écrites ces lignes, la participation de Bolton est une forte rumeur).

      John Edwards

      ​​​​Edwards se vante d’une grande équipe d’officiers de carrière, militaires et du renseignement, dont la plupart sont des « militants de base, » au milieu de noms plus remarquables :

      - Barry Blechman, directeur adjoint de la US Arms Control and Disarmament Agency sous Jimmy Carter, fondateur et président du Henry L. Stimson Center

      - Irving Blickstein, ancien assistant de l’adjoint du chef des opérations navales, RAND Corporation

      Mitt Romney Mitt-Romney-MBA Sep-07

      - Cofer Black, former CIA and George W. Bush state department counter, terrorism officer, vice president of Blackwater USA Cofer Black, ancien CIA et George W. Bush, le Ministère des Affaires étrangères de contre, le terrorisme officier, vice-président de Blackwater USA

      - Alberto Cárdenas, lobbyiste et ancien président du Parti Républicain de Floride.

      - Roger Noriega, Vice-Ministre des affaires de l’hémisphère occidental de George W. Bush.

      - Pete Hoekstra, député républicain du Michigan, haut fonctionnaire, Comité du Renseignement de la Chambre.

      Le choix de la marionnette des maîtres

      ​​​​Comme l’a noté Daniel Estulin dans The True Story of the Bilderberg Group (véritable histoire du groupe Bilderberg), les maîtres du « gouvernement mondial unifié, » dont les membres manipulent toutes les élections, recherchent les principaux objectifs suivants :

      1) l’identité internationale, ou l’« internationalisme, »

      2) le contrôle centralisé des populations,

      3) la société post-industrielle à croissance zéro,

      4) un état mondial en perpétuel déséquilibre,

      5) le contrôle centralisé de toutes les politiques étrangères et intérieures,

      6) la prise de pouvoir de l’ONU et de l’OTAN, et

      7) le commerce dominé par le bloc Anglo-US.

      ​​​​S’il est encore trop tôt pour déterminer le choix final des principaux groupes de meneurs du façonnage mondial (Bilderberg, Commission Trilatérale, Council on Foreign Relations, etc), il est évident, d’après la liste ci-dessus, que les marionnettes agrées pour la Maison Blanche sont déjà dans le « peloton de tête. »

      ​​​​Alors que les vrais représentants du « changement, » comme Dennis Kucinich, Cynthia McKinney et Ron Paul, n’ont aucune chance (leurs « voix » seront dans tous les cas systématiquement supprimées), les seules marionnettes restantes, et leur équipe respective, s’avèrent être des suppliants de la guerre actuelle et des élitistes de l’industrie.

      ​​​​Il va sans dire qu’en particulier John McCain, le candidat républicain, est profondément lié aux pires éléments, à Henry Kissinger, le plus éminent. Le lien élitiste de Barack Obama parle de lui-même : Zbigniew Brzezinski.

      ​​​​Dans les années 80, la participation de McCain au scandale de l’épargne et du crédit, comme membre de l’infâme Keating Five, est un fait historique.

      ​​​​Les vues brutales de McCain, sur la guerre et la mise à mort, sont aussi une affaire enregistrée, illustrée au mieux par sa page éditoriale de 2001, La Guerre, c’est l’Enfer. Entendons-nous bien là-dessus maintenant.

      ​​​​Il n’y a pas meilleure cristallisation de McCain que ses propres mots trempés de sang.

      ​​​​Il est bien connu que les deux Clinton sont membres de longue date des Bilderberg. Comme l’a noté Daniel Estulin, John Edwards, qui se donne maintenant des airs « populistes, » a été trié sur le volet par Henry Kissinger (qui travaille à présent derrière John McCain) pour être candidat à la vice-présidence de John Kerry en 2004. Aujourd’hui, quatre ans plus tard, ses liens ont dû certainement se renforcer.

      ​​​​

      Voici venir une « guerre contre le terrorisme » encore plus agressive

      ​​​​Il est clair, qu’avec les « candidats » choisis, il n’y aura pas de fin à la guerre, ni à la poursuite du déclin de l’empire étasunien.

      ​​​​La « guerre contre le terrorisme » va non seulement se poursuivre mais aussi probablement s’intensifier et s’élargir sous la « nouvelle gestion. » La seule question est de savoir si ce penchant sera sous une marque néo-libérale, un Nouvel Ordre Mondial multinational« plus nuancé », un « consensus bipartite » à Washington, plus d’ordre économique et moins de politique, etc.... ou continuera la brutalité non dissimulée et la criminalité des Bush-Cheney.

      ​​​​Les événements violents, dont l’assassinat du Bhutto au Pakistan, et d’autres du genre « 9-11, » s’accordent avec les derniers... McCain et Giuliani.

      ​​​​De façon uniforme, les candidats républicains se font constamment l’écho de l’ordre du jour de guerre néo-conservateur des Bush-Cheney, et des mensonges du « terrorisme » et du 9-11. Huckabee, le bizarre cheval sombre du Parti Républicain, a exprimé des critiques contre certaines politiques des Bush-Cheney, mais pas contre la « guerre au terrorisme » en général.

      ​​​​Les candidats démocrates se sont tous eux-mêmes déclarés champions « anti-terroristes, » les « vrais » anti-terroristes que George W. Bush n’est pas.

      ​​​​Les vues meurtrière d’Obama sur la guerre, similaires à celles des Bush-Cheney, sont bien documentées. En plus de la guerre contre l’Iran, Obama a déclaré qu’il attaquerait le Pakistan si son administration possédait « des renseignement passibles de poursuite » sur le fait qu’Oussama Ben Laden se cache au Pakistan, et que le gouvernement n’agit pas.

      ​​​​En 2004, Edwards qui couinait lors de son débat de vice-présidence avec Dick Cheney qu’il allait « tuer les terroristes, » a réitéré récemment : « Si, en tant que président, je savais où est Oussama Ben Laden, j’irais le chercher. »

      ​​​​Clinton est allé encore plus loin dans les détails sur sa vision bizarre de la guerre : « À un moment, probablement quand les missiles seront lancés, le gouvernement pakistanais devra savoir qu’il est sur leur trajectoire. »

      ​​​​En fin de compte, La Guerre, c’est l’Enfer. Entendons-nous bien là-dessus maintenant de McCain est la voix du consensus. . . Le 9-11 a servi d’exemple au mensonge.

      ​​​​

      Le décompte des voix et les autres illusions

      ​​​​Comme on l’a noté à maintes reprises dans cette publication, chaque aspect du vote étasunien a été, et continue d’être manipulé.

      ​​​​Avec la montée de la sophistication technique, il est pourtant factuel que les sociétés Diebold, ESS, Sequoia, et SAIC (principalement liées à l’appareil politique républicain) contrôlent le vote étasunien. En fait, de nouvelles générations de leurs machines seront utilisées en 2008.

      ​​​​Hors de portée de la courageuse dénonciation et de l’activisme d’organismes comme Black Box Voting et d’autres, le même raz-de-marée de destruction criminelle de la démocratie, mis en place pendant des générations, demeure au contrôle.

      ​​​​

      Le vainqueur des élections de 2008 : la criminalité

      ​​​​Comme l’a écrit Mike Ruppert dans Crossing the Rubicon : « Ce qui profite de la criminalité et de la guerre, ce qui est destructeur de la vie humaine, du travail, du bonheur, de la santé dans le voisinage (que ce soit aux États-Unis ou en Afghanistan, en Afrique ou en Irak), qui est en réalité la clef de voûte de l’économie mondiale et le facteur déterminant de la réussite dans la concurrence impitoyable, est une boussole pour la civilisation humaine. On ne peut pas s’attendre à produire une crème brûlée en suivant la recette du ragoût de bestiole écrasée sur le bord de la route. »

      ​​​​Les criminels ne respectent pas les lois. Les criminels ne croient pas à la « démocratie. »

      ​​​​Les criminels ne « permettent » pas les élections.

      ​​​​Ils n’autoriseront pas les élections de 2008. Ils imposeront quelqu’un d’autre.

      Original : Lien
      Traduit au mieux par Pétrus Lombard pour Alter Info

      Samedi 12 Janvier 2008
      Larry Chin

  • netchou
    netchou
    A l'écoute.
    • Posté à 21h46 le 15/01/2008
    • Internaute 22292
      A l'écoute.

    Ou comment se préparer aux éléctions présidentielles de la fin de mandat de sarkosy.Car comment ne pas faire le rapprochement entre georges et nicolas ,entre le faux vétéran et le vrai frimeur.Deux présidents au service des intérêts de leurs potes aux commandes des grandes entreprises.Sinon suivre les élections étasuniènes,avec le show que nous avons déjà en france...Et puis pour certains dont je fais partie,il faudrait consacrer du temps pour comprendre les réactions de ce peuple d’extèmes patriotes.Aprés une journée de boulot je préfère m’interesser aux subtilités grossières dont fait preuve notre propre gouvernement pour la gestion de notre pays et qui ont un impact direct sur mes prochaines années de salarié.Et de citoyen.

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à netchou
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 22h28 le 15/01/2008
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « ....Deux présidents au service des intérêts de leurs potes .... »

      ==> Vous parliez de Mitterrand et Chirac ?

  • Venezuela
    Venezuela
    vit aux Pays-Bas
    • Posté à 21h55 le 15/01/2008
    • Internaute 114
      vit aux Pays-Bas

    Il me semble que j’ai loupe quelque chose ces derniers jours : le Wyoming (du cote democrate) ? caucus d’Iowa : Obama ; primaires du New Hampshire : Clinton. J’ai bien compris que le Michigan ne comptait pas pour les democrates, car ils n’y ont pas de representants. Mais donnez-moi s’il vous plait les resultats du Wyoming ! ! !
    Je suis desolee, mais moi les elections americaines m’interessent.

    • geranon
      geranon répond à Venezuela
      • Posté à 22h20 le 15/01/2008
      • Internaute 2340

      Pour les démocrates, le caucus du Wyoming c’est le 8 mars. Il vous faut donc patienter encore un peu.

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à Venezuela
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 00h07 le 16/01/2008
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Pour les républicains, c’est donc Romney, comme l’explique Guillemette.

  • netchou
    netchou
    A l'écoute.
    • Posté à 21h55 le 15/01/2008
    • Internaute 22292
      A l'écoute.

    C’est du foot ?

    • soungourouba
      soungourouba répond à netchou
      flatié
      • Posté à 22h42 le 15/01/2008
      • Internaute 22118
        flatié

      Ben oui, comme les présidentielles en France

  • clive
    • Posté à 22h17 le 15/01/2008
    • Internaute 27908

    Petite info qui n’interesse personne :
    Au vu des « surprises », des « anomalies » et autres « bizzareries » constatées dans les résultats du vote au New Hampshire, 2 candidats payent de leur poche un recompte manuel général dans l’état...sans garantie d’ailleurs, la stockage des bulletins papier n’étant pas sécurisé.
    Pour mémoire 80% des votes ont été comptés par les célébres machine DIEBOLD (optical-scan) si facilement hackées dans le docu « hacking democracy » (HBO), gérées par une société privée douteuse (et opaque) LHS dirigée par un repris de justice (2 ans pour traffic de stupéfiants). Donc 80% des votes n’ont à aucun moment pu faire l’objet d’un quelconque controle par un être humain autre qu’un employé des sociétés privée déjà citées.
    No problem.
    C’est pas ça qui va nous empêcher de décortiquer les résultats...

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à clive
      journaleux - blogueur
      • Posté à 22h45 le 15/01/2008
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      @clive,

      on va bous refaire le coup du dobeuliou premier ? en France, il y a bien eu des communes qui ont refusé les machines !

      @arnaud,
      passe une bonne nuit. il te faut du café ?

      Fabien
      Lien

      • Arnaud Aubron
        Arnaud Aubron répond à FabiendeMénilmontant
        Les Inrocks (et ex-Rue89)
        • Posté à 23h57 le 15/01/2008
        • Internaute 77
          Les Inrocks (et ex-Rue89)

        Non pas de café ; J’avoue : je carbure au coca light... (euh c’est pas de la publicité ça, si ?)

    • cooper59
      cooper59 répond à clive
      nazer c pueril et con
      • Posté à 22h59 le 15/01/2008
      • Internaute 18535
        nazer c pueril et con

      cest tres interessant cette histoire de machines a voter , vous en aviez deja parlé il y a quelques temps et j’avais eté assez surpris de constater que personne n’avait relevé ; et bien moi ça m’interesse , d’autant plus que plus rien ne pourrait m’etonner apres la trite affaire du flagrant delit de vol de democratie dans l’etat de floride , celui du frangin Jed Bush ! a suivre peut etre ?

      • clive
        clive répond à cooper59
        • Posté à 23h46 le 15/01/2008
        • Internaute 27908

        @cooper59
        Imaginez qu’à la fin de la journée électorale dans votre bureau de vote, au lieu d’ouvrir les urnes transparentes et d’effectuer le compte entre citoyens avec controle mutuel et méticuleux, vous soyez prié de rentrer chez vous alors qu’un camion d’une société privée (une filiale de Bouygues par exemple...) passe ramasser les urnes pour les emmener dans un lieu tenu secret, et les bulletins comptés par les employés de cette société exclusivement...

        C’est exactement ce qui se passe avec les ordinateurs de vote. Mais à l’évidence ce « petit » problème continue d’être ignoré, et les commentaires posant la question ne sont pas les bienvenus...

        Pour finir je dirais que les ordinateurs de vote concentrent bien des questions sur notre société : technologie, controle de celle-ci, privatisation, traitement ou silence mediatique, recul du pouvoir des citoyens, de la démocratie...etc

         
        • lifeinpittsburgh
          lifeinpittsburgh répond à clive
          Bloggeur à Pittsburgh, USA
          • Posté à 03h45 le 16/01/2008
          • Internaute 25980
            Bloggeur à Pittsburgh, USA

          heureusement pour le pouvoir des citoyens, la technologie apporte aussi les blogs, les wikis et Google. Non, big brother n’a pas encore gagné ; -)

        1 autres commentaires
      • FabiendeMénilmontant
        FabiendeMénilmontant répond à cooper59
        journaleux - blogueur
        • Posté à 23h59 le 15/01/2008
        • Internaute 14145
          journaleux - blogueur

        @cooper,

        il faut faire travailler ses méninges parfois… tu te souviens le bigleux qui passait en boucle sur CNN ? pendant trois semaines on y a eu droit.

        en 2007, on nous a gonflés avec un slogan « vous avez aimé Kennedy, vous adorerez Sarkozy ». j’attends la fin de l’éπisode avec grand intérêt !

        si ce n’est pas une seule balle qui fait trois trous, je prends.

        Fabien
        Lien

         
        • cooper59
          cooper59 répond à FabiendeMénilmontant
          nazer c pueril et con
          • Posté à 10h48 le 16/01/2008
          • Internaute 18535
            nazer c pueril et con

          lol , j’ai mes convictions sur la democratie aux USA , sur la cour supreme , maintenant sur ces machines a voter, moi ce qui m’etonnerait c’est que tout soit fait dans le respect du citoyen ,je ne demande pas mieux mais j’y crois pas trop helas , suis d’accord aussi pour dire qu’on ( ?) est en train de construire un « axe du bien » , suis pas specialement pour la « theorie du complot » mais je ne suis pas naif non plus ! la suite va etre passionnante et instructive !

        1 autres commentaires
  • geranon
    • Posté à 22h56 le 15/01/2008
    • Internaute 2340

    une petite question :
    Tout le monde s’accorde à dire que l’engouement pour le caucus de l’Iowa ou pour la primaire du New Hampshire n’était pas dû aux (faibles) nombres de délégués en jeu, mais plus à une sorte de sondage grandeur nature. Pourquoi les candidats n’ont-ils pas considérés que ce raisonnement tenait encore pour la primaire démocrate du Michigan ? Merci de votre (vos) réponse.

    • Erka
      Erka répond à geranon
      • Posté à 01h50 le 16/01/2008
      • Internaute 5196

      Y a plein de raisons toutes plus irrationnelles les unes que les autres. La première étant la « tradition » et le fait que (soit-disant) les peu nombreux habitants de ces petits états prennent leur rôle très au sérieux et du coup sont super bien informes et donne le poul de la primaire parce qu’ils sont super malins. Quand on voit les malades qui habitent au NH (dont la devise est Vivre libre ou mourir, pas a cause de la chanson des Berus mais plutôt l’hymne libertarien du no state no taxes)... on a de quoi se poser des questions.
      M’enfin. Vivement le super tuesday histoire qu’on arrête ce cirque ridicule. Le pire c’est que les programmes sont complètement occultés et noyés dans la langue de bois. Mis a part les platitudes bien pensante, quasiment rien de concret sur des sujets de type genre healthcare ou éducation. Rien sur la triste dernière position pour la couverture et la qualité des soins parmi tous les pays développés obtenue il y a 2 semaines. C’est pathétique, et je suis bien remonté en plus, ma copine et moi on vient de réaliser que son assurance santé ne considère pas les soins prénataux, genre ultrasons, comme des soins normaux et du coup, pas de couverture pendant la grossesse. On crois rêver. Elle regarde de plus en plus vers l’Europe avec des yeux de Chimene...
      Heureusement que mon boulot me permet de la prendre sous mon assurance, mais quelle galère ! Et en plus sa boite vient d’annoncer qu’ils vont virer 20% des effectifs d’ici a 10 jours. L’état de stress et l’insécurité permanent comme solution pour contrôler les salaries, ça ne conduit pas vers une société équilibrée. J’attend un candidat qui osera enfin décrire les vrais problèmes. Mais personne, sauf peut être Edwards et encore, question crédibilité il est limite, ne le fera (et certainement pas Obama ou Clinton, avec leurs « records » bien conservateurs).

  • Luca
    Luca
    • Posté à 00h17 le 16/01/2008
    • Internaute 13612

    Je ne peux pas tenir malgré toute ma bonne volonté, je lirai demain tout ce qui aura bien pu se dire, je vous souhaite un bon direct ! En tous cas et je n’en démords pas,c’est une trés bonne idée que de suivre ces événements, d’abord pour l’enjeu politique que représente l’élection américaine, ensuite parce qu’en tant que français(et habitué à la solennité du bureau de vote d’une petite commune) j’ai été impressioné par le spectacle des premiers caucuses dans l’Iowa. Ces gens qui criaient pour rameter les indécis à rejoindre le coin représentant leur « petit » protégé.

    Have fun !

  • chepa
    • Posté à 00h27 le 16/01/2008
    • Internaute 28665

    Des nouvelles du débat démocrate de ce soir ? Qui participe ? Quelqu’un parmi vous va le suivre ?

    • Guillemette Faure
      Guillemette Faure répond à chepa
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 00h45 le 16/01/2008
      • Internaute 34
        Journaliste

      Chepa, je crains qu’on ait épuisé nos réserves de coca et de café avant la fin du débat. (Le pire c’est qu’il est en cours d’enregistrement en ce moment... quel sadisme de nous faire patienter comme ça).

  • Servais-Jean
    • Posté à 02h30 le 16/01/2008
    • Internaute 4591
      43

    Les primaires du Michigan, vu d’ici, ne valent pas,à mon avis,la peine que vous vous donnez pour les suivre jusqu’à l’aube.
    Vous avez joué ce pensum à la courte-paille ?

  • Guillemette Faure
    Guillemette Faure
    Auteur(e) de l'article Journaliste
    • Posté à 02h50 le 16/01/2008
    • Internaute 34
      Journaliste

    On a eu un gage. C’était ça ou passer la serpillère.

  • ThomasLefebvre
    ThomasLefebvre
    Rapatrié
    • Posté à 05h34 le 16/01/2008
    • Internaute 247
      Rapatrié

    Je me demande si McCain va pouvoir réussir a contrecarrer la « dirty campaign » contre lui re-vote sur l’immigration. C’est incroyable comment une argumentation si simple soit si efficace. Je me demande ce que les activistes pro-McCain peuvent trouver ?

    Peut-etre ce genre de videos a l’époque ou Romney voulait se faire passer pour un partisant de l’avortement, pour la promotion des femmes, contre la discrimination des homosexuels et refusant l’héritage de Reagan ?
    Lien

    Toujours sur Romney, ce type a quand meme réussit a devenir gouverneur du Massachussets, sanctuaire démocrate (Ted Kennedy). Du coup, en faisant une campagne sur sa gestion du Massachussets, en particulier sur l’introduction de la loi sur la réforme du systeme de santé (assurance obligatoire mais qui peut etre gratuite) + discours qui rassure les business-people (il en est un), il pourrait presque etre un choix acceptable pour les voteurs du centre gauche, peu convaincu par un Obama (sympa mais vague) ou de Clinton (trop severe.) Hmmm, on n’a pas fini de s’amuser.

  • yeehah
    • Posté à 11h13 le 16/01/2008
    • Internaute 25472

    A Guillemette Faure :

    J’avoue être un peu lent à la détente, et donc je ne comprends toujours pas pourquoi il n’y a pas eu de primaires démocrates dans l’Etat du Michigan.
    La raison que vous invoquez est la suivante :
    - « Le Parti démocrate, chiffonné lui aussi par cette date avancée, a sanctionné l’Etat en lui supprimant ses délégués. »

    1. Un parti peut-il prendre le risque de se mettre à dos le 8e Etat américain en population (cf wikipedia) parce que ses instances sont chiffonnées par une date avancée ?
    2. Qui décide de cette date trop avancée ?
    3. Quelles conséquences sur les primaires démocrates en terme de scrutin final ?
    4. Le parti démocrate ne prend-il pas le risque que les médias nationaux fassent l’impasse sur sa campagne pendant une semaine au profit des républicains ? (cf commentaires de 01h45 sur R. Giuliani qui préfère se préparer pour la Floride)

    Par avance merci pour vos éclaircissements.

    • Guillemette Faure
      Guillemette Faure répond à yeehah
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 11h44 le 16/01/2008
      • Internaute 34
        Journaliste

      Voilà, en 2007, au moment de prévoir le calendrier électoral, beaucoup de partis d’Etats ont cherché à avancer les dates de leurs primaires pour attirer l’attention sur leur Etat. Pour arrêter la surenchêre, les partis républicains et démocrates nationaux ont décrété qu’il ne fallait pas qu’il y ait de primaires avant le 5 février (d’où la vingtaine d’Etats qui vont voter pour ce « super mardi »).
      Les démocrates ont autorisé quatre exceptions : le New Hampshire et l’Iowa parce que c’est la tradition, la Floride et la Caroline du sud pour donner plus d’influence au vote des minorités (hispanniques dans le Nevada, Noires en Caroline du sud) dans la sélection d’un candidat qui ensuite sera confronté à un scrution national.
      Les républicains ont autorisé l’Iowa et le Nevada.
      Pour sanctionner ceux qui n’ont pas respecté la règle, le parti démocrate a décidé de ne pas laisser voter les délégués du Michigan et de Floride pour la nomination du candidat et le parti républicain de diminuer par deux le nombre de délégués des Etats qui n’ont pas respecté ses règles (Michigan, New Hampshire, Caroline du sud, Wyoming). Ces partis là espèrent que le parti national reviendra sur sa décision d’ici la Convention nationale où se tient le vote officiel des délégués.
      Vous trouverez un tableau récapitulatif du nombre de délégués ici.
      Lien
      Quant à votre quatrième question, rien de cela n’a eu lieu puisque pendant la dernière semaine, on a essentiellement entendu parler de la campagne des démocrates (qui se préparent au caucus du nevada samedi) et de la dispute sur l’impact de Martin Luther King et les questions raciales entre Hillary Clinton et Barack Obama.

      • Squarepusher
        Squarepusher répond à Guillemette Faure
        looking for freedom...
        • Posté à 13h34 le 16/01/2008
        • Internaute 19115
          looking for freedom...

        Ce qui m’étonne c’est que Giuliani fasse aussi peu. Certes il n’a pas fait campagne (quoi que dans le NH c’est différent) mais pour quelqu’un de réputé présidentiable comme lui, faire de si faibles scores, ca m’inquieterait un peu plus quand même, non ?

        Sinon pour revenir sur les questions raciales entre Obama et Clinton, quand je vois les soutiens civils annoncés pour Obama (Jesse Jackson, Will Smith, Oprah) je ne peux m’empêcher de penser que oui, il joue un peu la carte raciale...bon en même temps ce sont les soutiens dont on nous parle ici, il en a surement beaucoup d’autres mais quand même, qui après ? Farrakhan ? ah mince ça vient d’être fait (même si visiblement Obama est gêné par ce pseudo soutien)

        Lien

      • yeehah
        • Posté à 16h58 le 16/01/2008
        • Internaute 25472

        Merci beaucoup pour votre réponse qui m’amène à partager 2 réflexions :
        1. entre le principe des grands électeurs, celui des délégués de parti des différents états, la démocratie américaine ne repose finalement que sur un suffrage universel indirect ! et en plus je doute que ses règles de fonctionnement ne soient accessibles au premier venu (moi, par exemple)...
        2. néanmoins, chapeau bas aux partis fédéraux qui n’hésitent pas à sanctionner fermement des partis locaux s’ils ne respectent pas ces mêmes règles de fonctionnement (à comparer au PS qui tremble à l’idée d’exclure un Georges Freche parce que sa fédération PS pèse lourd).
        PS : je relève une imprécision dans votre réponse : la Floride fait-elle partie des 4 exceptions démocrates ou bien est-elle suspendue du vote pour la nomination finale du candidat ? Merci.

  • chtivelo
    • Posté à 14h30 le 16/01/2008
    • Internaute 10392

    Curieux
    à 2H30 sur 0,1% des bulletins depouillés Romney est à 39% chiffre final
    J’avais deja remarqué ceci dans le camp démocrate (N Hamp je crois) Les scores Clinton 39 Obama 36 étaient obtenus apres une petite partie du depouillement