TRIBUNE 14/01/2008 à 16h25

Seul Tony Blair peut sauver l'Union européenne

Thomas Lefèbvre | Doctorant en sciences politiques

L’invitation de Tony Blair au conseil national de l’UMP est le premier pas vers l’officialisation de la candidature de Blair à la Présidence du Conseil européen ainsi que de l’adoubement de Blair comme candidat favori de la France. Blair ne pouvant ignorer les Français pour cette nomination étant donné que la France va assurer la présidence du Conseil lors du deuxième semestre de 2008. Le fait que la France approuve cette candidature n’est sans doute pas sans contrepartie. Il est tout à fait probable que la France a demandé à Londres de préserver les aides avantageuses aux agriculteurs français lors des négociations à venir sur la réforme de la PAC.

Un mandat de deux ans et demi

Le poste de Président du Conseil n’existe pourtant pas encore, du moins pas dans les conditions présentes. En effet, actuellement, la présidence du Conseil revient à un État membre et alterne tous les six mois. Le traité de Lisbonne, si ratifié, verrait la création du poste de Président du Conseil, élu à la majorité qualifiée pour deux ans et demie, non seulement pour assurer la direction du Conseil mais aussi assurer la représentation de l’Union sur les « matières relevant de la politique étrangère et de sécurité commune’. Le poste n’est pourtant pas sans danger, mal défini car ses compétences sont en compétitions avec celles du Haut-Représentant de l’Union ainsi qu’avec celles le Président de la Commission sur les questions de représentations.

Les europhiles s’alarment

Toujours est-il que cette candidature inquiète les europhiles, surtout belges, allemands et français qui voient en l’accession de Blair à la tête du Conseil comme la fin de l’espérance d’une Union européenne intégralement fédéralisée. Pour leur donner crédit, il faut remarquer que Blair est perçu comme celui qui a le mieux réussit à tirer son épingle du jeu du “non’ français et néerlandais en refusant de ratifier le TCE. Ce ‘non’ permettant à Gordon Brown de négocier des clauses (opt-in’ et opt-out’) spécifiquement rédigées pour le Royaume-Uni dans le traité de Lisbonne. Par exemple, la Charte des Droits Fondamentaux ne sera pas appliquée au Royaume-Uni. De plus, Blair apparait comme celui qui forcé l’élargissement de l’Union, diluant ainsi l’intégration européenne. L’ancien premier ministre britannique a aussi le grief de ne pas avoir réussit à avoir introduit l’euro, d’être trop atlantiste, d’avoir participé à la guerre en Irak et d’être accusé d’avoir forgé des alliances avec les nouveaux États-membres pour isoler les membres fondateurs. Cela étant dit, Blair reste malgré tout le meilleur atout pour relancer l’intégration européenne.

Le meilleur atout de l’Europe

En premier lieu, Blair représentera les intérêts des États membres et non du seul Royaume-Uni. Blair est un europhile convaincu, il a approuvé le TCE, la Charte des Droits Fondamentaux, il a milité en faveur de l’euro ainsi que pour l’élargissement. Blair ayant été entravé pendant tout son mandat par une presse largement eurosceptique, par un Gordon Brown profondément hostile à la monnaie unique ainsi que par des spin-doctors’ (Alasdair Campell et Philip Gould) indifférents à la cause européenne. Blair, si élu, ne sera plus soumis à la pression de l’opinion publique britannique. Il pourra mettre en œuvre son europhilisme sans obstacles.

Un négociater hors pair

Deuxièmement, Blair est tout à fait qualifié pour un poste qui, s’il l’obtient, redorera le blason de l’Union. Blair est un négociateur hors-pair, on peut noter à son crédit les accords du Vendredi Saint de 1998 qui ont permis le retour à une vie politique presque normale en Irlande du Nord, une Présidence du Conseil en 2005 qui a vu Blair obtenir un accord sur le budget de l’Union que nombreux pensaient impossible ainsi qu’une connaissance approfondie des questions du Moyen Orient ; Blair étant toujours l’envoyé spécial du Quartet dans la région. Blair a une stature internationale qu’aucun de ses potentiels rivaux, Guy Verhofstadt en premier lieu, ne peut concurrencer.

La culture britannique de la transparence

Troisièmement, Blair a le potentiel d’être le catalyseur d’une réforme profonde de l’Union. Tout d’abord en apportant la culture britannique de transparence et d’efficacité qui manque tant à l’Union. Et puis sur les questions de Politique Étrangères et de Sécurité Communes (PESC), il faut noter le discours de la Hague de David Miliband, le très blairiste secrétaire d’État aux affaires étrangères, qui suggère que Blair devrait promouvoir une Union ayant plus de poids sur la scène internationale sans avoir recours à l’OTAN, objectif compatible avec le dernier discours de Strasbourg de Nicolas Sarkozy ainsi qu’avec les fédéralistes.

De l’huile dans les relations euro-britanniques

En dernier lieu, le fait d’avoir un Président du Conseil si proche de Downing Street devrait aussi amener le gouvernement de Brown à plus de mansuétude face aux questions européennes. Il semble en effet incongru que le gouvernement de Brown puisse s’opposer frontalement à Blair. L’arrivée de Blair devrait donc permettre de huiler’ les relations entre l’Union et Londres.

Pour conclure, l’arrivée de Blair à la Présidence permettrait, grâce à sa stature, de clarifier les compétences entre le Président du Conseil, celles du Président de la Commission ainsi que de celles du Haut Représentant de l’Union. Elle réanimerait la dynamique de réforme au sein de l’Union. Elle permettrait aussi à l’Union de jouer un rôle plus efficace sur la scène internationale, en particulier sur les questions du Proche Orient. La candidature de Blair à ce poste devrait être soutenue par les partisans de l’intégration européenne, c’est une opportunité unique.

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  • Jean Bachèlerie
    Jean Bachèlerie
    marié un chat
    • Posté à 22h44 le 14/01/2008
    • Internaute 11540
      marié un chat

    Tony Blair : sauveur ou fossoyeur de l’Europe

    Le médiatique Tony Blair qui instaura en Angleterre le règne de la politique spectacle avec ses spins docteurs « honnêtes“manipulateurs des médias,afin de manipuler les électeurs britanniques, les Européens et de charmer son ami le guerrier Bush président néo réactionnaire de l’hyperpuissance au service du ‘business’..

    Tony Blair a enterré le parti travailliste, 800 000 adhérents en 1995, à peine 200 000 aujourd’hui, il a rompu avec les salariés, trahi son électorat populaire,le Parti Socialiste Européen, l’idéal socialistes, pour faire du parti des travaillistes, un parti pro business. Quelle habileté, quelle intelligence, quelle éthique, comme son maître à penser P Mendelsohn, inculpé trois fois pour corruption !

    Tony Blair sauveur de du Grand marché,celui de la concurrence libre et non faussée,et fossoyeur de l’Europe puissance, cette Europe politique conçu par Adenauer, Schuman de Gasperi. Cette Europe construite pas à pas qui a fait de l’Europe une puissance agro alimentaire, une puissance monétaire, une puissance industrielle, Cette Europe que le général De Gaulle voulait indépendante et a développé avec nos voisins allemands, belges, néerlandais, luxembourgeois, espagnol et italien. Cette Europe indépendante, puissance majeure, , Tony Blair et son ami Sarkozy avec le nouveau traité constitutionnel dit de Lisbonne l’enterre, pour comme en faire l’allié soumis à l’Hyperpuissance. Sarkozy et Blair, c’est le Muenich de la construction Euriopéenne.

    Adieu indépendance,puissance politique, modèle social tellement archaïque pour le néo conservateur Tony Blair et son compère Français.

    Non l’Europe n’intéresse Tony Blair, Comme la France Sarkozy, que pour la présider et en faire son jouet, au service de la mondialisation libérale, le totalitarisme soft distillé par l’hyperpuissance à ses nouvelles colonies, dont les gouverneurs s’appellent : Tony Blair, Gordon Brown, Nicolas Sarkozy, les dirigeants fantoches de Bagdad, d’Afganistan, la liste est longue...

    Triste époque où les mots ont perdu leur sens, réforme veut dire régression, moderne archaïque, démocratie : politique spectacle,seule le mot domination a toujours le même sens : l’Hyperpuissance domine le monde et Blair et Sarkozy collaborent avec les dominants... ...

    Jean Bachèlerie

    • ThomasLefebvre
      ThomasLefebvre répond à Jean Bachèlerie
      Rapatrié
      • Posté à 15h12 le 15/01/2008
      • Internaute 247
        Rapatrié

      C’est l’inverse, Jean. C’est Tony Blair qui a sauvé le parti travailliste alors incapable d’arriver au pouvoir, incapable d’avoir une ligne économique digne de ce nom, incapable de créer une alternative aux Conservateurs. C’est Michael Foot qui a trahi les classes laborieuses en ne leur offrant rien. En ne leur offrant que des défaites. En ne leur offrant aucune perspective d’enrichissement. Elles se sont massivement tournées vers les Conservateurs et il a fallu toute l’intelligence de l’équipe de Blair pour les reconquérir.

      Le parallele est fascinant, le parti socialiste francais est dans la meme situation que le parti travailliste britannique en 1993. Laminé par les défaites, divisé, pas de projet, pas de politique économique. De la meme maniere, le PS doit s’émanciper du gauchisme...ou mourir.

      • machinchose
        • Posté à 15h28 le 15/01/2008
        • Internaute 8651

        s’en émanciper ou le réinventer... si le salut de la gauche est à droite, vous comprendrez que ça se passera sans moi (et pourtant dieu sait que je ne suis pas un « gauchiste »).Le modèle Blair au delà du fait qu’il n’a pas la même histoire derrière n’a aucune légitimté à nous être davantage imposé que l’italien, l’américain (Obama plus à gauche qu’Hilary) ou Inuit. Chauqe pays a ses particularités et vous me permettrez de rester fier d’être d’un pays qui a souvent su être en avance socialement sans pour autant être médiocre ou inefficace.

         
        • ThomasLefebvre
          ThomasLefebvre répond à machinchose
          Rapatrié
          • Posté à 15h55 le 15/01/2008
          • Internaute 247
            Rapatrié

          Je n’ai pas dit que le parti socialiste devait devenir une copie conforme du New Labour. Non, je remarque que le parti socialiste doit se réinventer, trouver un discours économique cohérent,etc... s’il veut survivre de la meme maniere que le parti travailliste a du completement se remettre en cause dans les années 1990. Et je n’ai jamais dit que vous deviez avoir honte d’etre Francais...

          • machinchose
            • Posté à 09h26 le 17/01/2008
            • Internaute 8651

            inutile de s’emballer. Vous n’avez pas dit que je devais avoir honte mais, à la suite de temps de déclinologues et autres atlantistes ou que sais je (je ne dis pas que vous appartenez aux uns ou aux autres), vous nous dites un peu trop vite que le salut de la France c’est de faire comme l’angleterre (ou comme les USA ou comme les inuits).

            Or à ce que je sais il y a pas mal d’anglais qui pourtant auraient bien aimé naitre en France et pas tant de Francais qui auraient adorés l’inverse... Ce que je veux dire c’est qu’aussi à trop avoir de complexe on ne sait plus se réinventer sans aller voir ailleurs. Et ce non pas, ce qui serait sain, pour s’inspirer ou comprendre mieux, mais pour « faire comme »...

            Désolé pour Baverez et désolé pour beaucoup (et là je ne parle pas de vous) la France ne va pas si mal (même si depusi 6 mois elle dégringole très sérieusement) et si sa gauche est consternante, sa droite ne l’est pas moins (enlevez sarkozy et vous avez le PS en pire) et ça c’est un problème qui doit se résoudre aussi par nos propres ressources faute de quoi tout cela restera artificiel.

            De même qu’il faut se méfier des modèles économiques (le danemark n’est pas structurellement la france, la GB dispose de ressources dont la france ne dispose pas et inversement) il faut, sans les ignorer, se méfier des merveilleux exemple de nos voisins.

            Les renoncements, les mensonges, les manipulations qui ont AUSSI fondés le succès de Blair ne me donnent pas envie.

        2 autres commentaires
  • Claude PELLETIER
    Claude PELLETIER
    Retraité dans son jardin
    • Posté à 23h10 le 14/01/2008
    • Internaute 10710
      Retraité dans son jardin

    Tout le monde devrait jeter un œil à cette analyse comparative entre Sarkozy et Blair…… En quoi la comm’ de Sarkozy s’inspire de celle de Blair, et en quoi elle s’en écarte ! Réellement intéressant.

    Lien...

  • sinclair
    • Posté à 08h30 le 15/01/2008
    • Internaute 2580

    Bon j’ai compris Blair a entamé sa campagne pour être élu à la Présidence du Conseil européen. Je comprend maintenant mieux son agitation médiatique.

    Quand même se présenter à la Présidence du Conseil européen c’est gonflé de sa part. Son pays qu’il a dirigé est le seul qui depuis le début de la création de l’UE en 92 et de la CEE en 57 est resté a cote en utilisant seulement ce qui l’intéressait et refusant de payer sa cote part. Cela fait donc 50 ans que la Grande Bretagne tourne autour du pot et y est sans tout a fait y être.

    Et sous Blair rien n’a changé a ce propos. Je comprend mieux mais je suis un peu tordu sa brutale conversion au catholicisme après avoir été un fervent anglican.

    Qu’un membre d’un pays qui a toujours refuse de faire vraiment parti de l’Europe soit Président du Conseil européen voila qui serait du plus grand comique.

  • Sinouhé
    • Posté à 09h25 le 15/01/2008
    • Internaute 22732

    Blair est certainement la pire chose qui puisse nous arrivé ...
    Il semble évident que cet Homme est le digne représentant de ce que le pouvoir Mondial a de plus nocif.
    En quoi cet Homme est t’il utile pour notre avenir ?
    Regardons plutôt ou en est le pays qu’il a dirigé pendant 10 ans.
    Toujours pas d’euro mais une des monnaie les plus forte de la planète...Une aubaine pour ces Maîtres Richissime qui se partage la City. Pourtant on meurt de froid en grande Bretagne, les services public déraille comme leurs train car livré a des société qui n’ont pas d’autre objectif que leurs chiffre d’affaire.
    Plus aucun système social valide.

    Son intervention au congres de L’UMP est édifiante....
    Il nous dit tout simplement qu’il faut tiré un trais sur 200 ans de lutte d’acquit sociaux... comme si c’était la seule alternative a un mieux être ou a plus de performance économique et sociale de l’Europe

    Il y a dans ces paroles une fatalité implacable...

    Tony Blair le dit alors ces vrai.

    L’Angleterre sous Blair n’est plus aujourd’hui que LONDRE capitale mondiale du POGNON le reste du pays est sous perfusion. Les retraités anglais doivent choisir entre se nourrir se chauffé, ou mourir
    Les classes populaires sont exsangue. Le contrôle est partout...La drogue n’a jamais été aussi présente en Angleterre.....les jeunes sont sous anesthésie permanente... Plu aucune réaction plu de révolte...Le No FUTURE des années 70 était bien prémonitoire...
    Seul les enfants issuent de leurs élite ont un projet.
    Le terrorisme est prétexte a toujours plus de contrôle...

    L’amitié afficher entre Sarkosy et Blair confirme la thèse que leurs combat n’a d’autre dessins que celui de servir leurs maîtres les puissants groupe financiers désormais maître du monde.

    La transformation profonde de la pensée humaine est leurs programme.
    Un changement radical dans la répartition des richesses,suppression des acquits Sociaux,de la Libre expression,de la notion de dignité humaine.
    Le changement dans ces domaines est déjà palpable.

    Pouvoir accru des polices....

    L’uniformisation et le contrôle de la pensée humaine sera demain les leviers de leurs pouvoir sans contre pouvoir.

    Fin des clivages politiques (ILs parlent d’ouverture)...Dictât des pouvoirs médiatiques.

    La maîtrise commerciale de tout ce qui s’échange, y compris et surtout les produits de première nécessiter, La main mise sur le médical, le contrôle des Virus, des naissances et du mode de reproduction des hommes.

    Ca Blair ne vous l’a pas encore dit...

    Le contrôle de l’armement, toujours plus sophistiqué leurs assure la suprématie partout dans le monde.
    L’appropriation de toutes les richesses minérale et énergétique de la planète de gré ou de force.

    L’Iran n’a qu’a bien se tenir.

    Pour finir Seul Tony blair peut assuré un bon déroulement de ce programme au sein de l’union Européenne, vous avez raison lui seul avec le soutien de Sarkosy.

    • folamour
      folamour répond à Sinouhé
      • Posté à 10h45 le 15/01/2008
      • Internaute 27480

      Bonne remise à l’heure des pendules : décidément les amoureux de l’Europe libérale perdent un peu le sens des réalités.
      On va soutenir la candidature Blair, nous qui avons voté non au référendum et qui allons nous faire entuber en beauté avec ce faux « mini » traité qui nous sera imposé ? ? ?
      le discours de Blair a l’ump est une provocation et nous sommes dans un déni de démocratie.
      Cette Europe là se fera sans l’adhésion des peuples, mais ça n’est pas grave car ceux qui ne souffrent pas (ou pas encore, ou qui profitent), de l’ultralibéralisme à marche forcée en font une propagande d’enfer...
      Blair, caniche de Bush, à la tête de l’europe, ce serait à mourir de rire si ce n’était pas aussi pitoyable !

      • ThomasLefebvre
        ThomasLefebvre répond à folamour
        Rapatrié
        • Posté à 15h23 le 15/01/2008
        • Internaute 247
          Rapatrié

        « le discours de Blair a l’ump est une provocation et nous sommes dans un déni de démocratie. »

         ? ! ? !

        Ca devrait etre interdit de parler a un congres ? Et puis, ce n’est pas Blair qui a négocié le traité de Lisbonne mais....Brown.

  • J.C.M.
    • Posté à 12h21 le 15/01/2008
    • Internaute 11431

    Bonjour.

    Si l’ EU a besoin de Monsieur Blair - ce politicien méprisable - pour être sauvée...
    ... ça en dit long sur l’EU.

    Cordialement.

    J.C.M.

  • louise2
    • Posté à 11h27 le 18/01/2008
    • Internaute 22723

    Tout d’abord merci, Thomas de vous chroniques européennes. j’ai essayé en votant d’en élever le score mais c’est difficile : 1 positive contre 55 négatives, c’est dur ! !

    Mais vous ne nous convainquez pas. Tony Blair non plus.

    On juge quelqu’un à ses résultats (pragmatique britannique) et du point de vue européen, Tony Blair n’a pas fait avancer l’intégration européenne, ni chez lui, ni en Europe. Le personnage peut être sympathique et a donné des espoirs aux britanniques europhiles mais les décisions qu’il a prises (vous en faites vous-même la liste) les ont bien décus et nous avec.

    Dans les années qui s’ouvrent il me semble que les deux problèmes essentiels pour l’Europe sont la sécurité extérieure (Iran notamment) et la dimension sociale à donner à l’Europe. Sur ces deux points, je ne fais pas confiance à Tony Blair.

    Dans une petite liste que je vous soumettais ailleurs, j’avais oublié Dehaene. (Un de plus). Je ne connais pas tous les candidats potentiels (peut-être les connaissez vous ?)mais j’aurais tendance à souhaiter un président qui ne soit pas issu d’un« grand » pays, qui ait démontré des convictions européenne solides et des pratiques européennes efficientes, qui ait des capacités non seulement de négociations mais de compromis, avérées, qui sache alternativement se mettre en scène avec autorité et accepter d’avoir des concurrents (et vous savez que ce poste a des concurrents,institutionnellement), dont le narcissisme soit minimal et la capacité de travail maximale .

    Il y a des personnalités comme cela en Belgique, au Luxembourg. Et pourquoi pas dans les nouveaux pays. Que pensez vous de Geremek ? (la liste s’allonge)

    C’est de la politique-fiction sans doute : quels sont les candidats, potentiels ou déclarés ?

    Tony Blair ressemble à ce qu’est en train de devenir l’Europe et à ce qui fait qu’elle est « rejetée » : des discours et des engagements ronflants et de maigres résultats, une méfiance grandissante pour sa dimension communautaire et un repli sur le souverainisme et l’arrogance, une perte de confiance dans sa capacité politique internationale et une soumission à la « force » américaine. L’entrée des nouveaux pays accentue cette tendance. Tony Blair ne saura pas, ne voudra pas la corriger. Essayons de faire mieux.

    • thierry reboud
      thierry reboud répond à louise2
      • Posté à 19h00 le 18/01/2008
      • Internaute 20923

      Tatata, Louise, je suis tellement pas d’accord avec Thomas que je vote systmatiquement Top à ses interventions ! Vous voyez, vous n’êtes pas toute seule.

    • ThomasLefebvre
      ThomasLefebvre répond à louise2
      Rapatrié
      • Posté à 22h54 le 18/01/2008
      • Internaute 247
        Rapatrié

      Merci surtout a Rue89 de publier cette tribune qui ne va ni dans le sens de sa ligne éditoriale (voir le papier de Pierre Haski de cette semaine) ni dans le sens de son lectorat...

      Juste sur Dehaene, j’ai un petit probleme avec Jean-Luc : il passe pour quelqu’un qui méprise ceux qui n’adherent pas completement a « in Spaak we trust ». Par exemple, il était contre l’élargissement a l’Irlande, Autriche, Suede et Finlande car...neutres. Il n’était pas vraiment enthousiaste sur le dernier élargissement non plus. Dehaene représente une vision un peu passéiste de la construction européenne.

      Tout a fait d’accord pour regarder a l’Est. Qqun sur le blog de Quatremer a eu l’idée géniale de proposer Havel. Voila une super idée. Mais alors pour le coup, si on prend une personalité de l’Est, faudra pas s’étonner si elle est plus atlantiste que Blair...

      Pour l’instant, on peut difficilement faire sans la « soumission » aux Americains sur la défence. C’est grace au tandem Blair/Clinton que l’intervention au Kosovo a été un succes... Or, en ce moment ce sont les Britanniques qui poussent le plus pour une force européenne indépendante des EUA, relisez le discours de Miliband a Bruges.

      • Valéry-Xavier Lentz
        Valéry-Xavier Lentz répond à ThomasLefebvre
        Employé
        • Posté à 23h11 le 19/01/2008
        • Internaute 25172
          Employé

        C’est bien ce qui le rend sympathique aussi : j’étais également contre ces élargissements, et d’accord avec Bourlanges qui avait voté contre, et contre les suivants aussi.

        Ce n’est pas avoir une vision passéiste de l’Union que de rechercher à la réformer de telle manière qu’elle devienne plus efficace et plus démocratique, c’est avoir uen vision cohérente. Les élargissements improvisés et en ordre dispersés n’ont fait qu’affaiblir le projet européen et ont sévéremetn contribués à son impopularité actuelle.

        Ton article est intéressant et je préfère un socialiste, fut-il New Labour, à un Libéral, même s’il est loin d’être un ultra-. Toutefois il est vrai que dans le flou artistique des traités la fonction de président du Conseil sera ce qu’en fera son titulaire. Du coup je préfère un bon président de la Commission et un bon ministre des affaires étrangères de l’Union, et un président du Conseil médiocre. En effet, l’enjeu principla pour l’Union est de réussir sa démocratisation, or l’orientation politique du président de la Commission dépend essentiellement du vote populaire lors des élections européennes. Ce qui est souhaitable c’est de débattre non pas du président du Conseil - sur lequel nos élus n’ont rien à dire - mais du président de la Commission - afin que son choix éclaire aussi l’élection de 2009. Une telle situation donnerait une meilleure lisibilité des enjeux du vote.

         
        • ThomasLefebvre
          ThomasLefebvre répond à Valéry-Xavier Lentz
          Rapatrié
          • Posté à 01h51 le 21/01/2008
          • Internaute 247
            Rapatrié

          Ok, sur l’élargissement, on n’est pas vraiment d’accord : c’était une necessité et ce sont ces nouveaux Etats qui tirent maintenant la croissance européenne.

          Mais pourquoi veux-tu que le Président soit médiocre ? On pourrait tres bien avoir un Blair comme Président, un Verhofstadt/Dehaene/Juncker a la tete de la Commission et tout a fait a l’aise dans la défense des traités et une troisieme personalité comme Haut Représentant (d’Alema/Guigou ou mieux Havel). Les compétences sont floues entre les trois postes et ce sont celles et ceux qui vont occuper ces postes qui vont définir les limites de ces compétences. Les compétences du Président, aussi floues soient-elles, restent des outils interessants.

        1 autres commentaires
  • louise2
    • Posté à 10h39 le 19/01/2008
    • Internaute 22723

    « Or, en ce moment ce sont les Britanniques qui poussent le plus pour une force européenne indépendante des EUA, relisez le discours de Miliband a Bruges. » me dites vous

    Je ne suis pas convaincue..Miliband déploie intelligemment, une vision (il n’y en pas tant) : L’Europe comme un « club » ouvert potentiellement à tous, modèle de démocratie et de libéralisme économique (quoi d’autre me direz vous ?) et, inscrite dans une hégémonie américaine du point de vue de la sécurité mondiale. Une Europe n°2 après les EU (position classique britannique,depuis Suez me dit-on, sauf que « Europe » remplace « Royaume-Uni » dans les discours des europhiles)

    Il s’agit de renforcer les « capacités » militaires européennes ( ce qui est aussi la position américaine) et de lui donner la possibilité matérielle (troupes, armement) d’intervenir dans certaines situations. Mais jamais Miliband ne s’écarte de la position classique britannique en ce qui concerne le commandement, le développement de capacité de commandement européenne (considéré comme une « duplication » par rapport aux capacitéx américaines de commandement ) : Imaginez vous des troupes américaines dans le cadre de sous commandement européen ? Ni les EU ni le RU ne défendent cette possibilité. Il ne s’agit pas d’« indépendance » vis-à-vis des EU mais d’une place, dans une hiérarchie.

    C’est dans cette perspective que prennent sens la réticence des britanniques vis-à-vis des symboles politiques de L’UE (hymne, drapeau) et leur demande pour qu’ils soient retirés du nouveau Traité. Personne ne s’est battu pour eux, je vous l’accorde.Plus grave, leur peu d’engagement dans le projet Galileo, manifestement en compétition avec le système américain.

    L’Europe de Miliband : « Open markets, subsidiarity, better regulation and enlargement are now far more part of the conventional vocabulary of European debate than a United States of Europe, centralised taxation or a common industrial policy. »

    Peut-être est-ce du pragmatisme : « on peut difficilement faire sans la soumissions aux américains » dites-vous. Peut-être. C’est une tendance lourde en tout cas. Mais, au moins, n’appelons pas cela une volonté d’indépendance !

    • Valéry-Xavier Lentz
      Valéry-Xavier Lentz répond à louise2
      Employé
      • Posté à 23h20 le 19/01/2008
      • Internaute 25172
        Employé

      En réalité le choix pour les Européens est difficile. Soit ils développent une capacité de défense autonome leur permettant de peser en tant que puissance à part entière. Cela implique d’une part une augmentation des investissement militaires considérable, et certains vont crier au militarisme, soit ils ne le font pas et demeureront dépendant pour leur sécurité des Américains, et les mêmes crieront à la soumission.

      Heureusement il n’y a pas que la puissance militaire qui compte en l’Europe sait peser commercialement mais aussi dans le domaine du droit ou de la concurrence. Les décisions de la Commission dans ce domaine s’imposent ainsi aux entreprises américaines par exemple.

      En toute hypothèse l’Europe ne peut exister que si elle est dotée d’institutions communes qui lui permettent de définir et de défendre une politique. C’est aujourd’hui le ca dans un certain nombre de domaine mais je remarque que lorsqu’elle est critiquée, il s’agit généralement de domaines où les gouvernements nationaux sont en réalités seuls détenteurs du pouvoir de décision. Ceux qui veulent d’une Europe forte avec des institutions faibles, ce qui est le cas hélas d’une grande partie des europeistes français, non seulement n’obtiennent pas ce qu’ils veulent mais affaiblissent aussi le projet européen en croyant pouvoir se payer de mots.

      • louise2
        • Posté à 14h59 le 20/01/2008
        • Internaute 22723

        Je vous suis tout à fait.

        Il y a une curieuse « alliance“(ou disons concordance) entre les ‘européens libéraux’ à la britannique et les ‘européens souverainistes’ façon gauche française sur la question des institutions européennes, qui conduit à la situation actuelle : on n’a jamais autant crié ‘vive l’Europe’ qu’au moment où l’on torpillait son renforcement institutionnel et politique.

        Pour une bonne partie de la gauche française c’est jamais la ‘bonne’ Europe qu’il faut renforcer et pour les libéraux européistes il faut le moins d’institutions (pardon de bureaucratie) possible et l’élargir à l’infini qu’elle soit le moins ‘gouvernable’ possible.

        Sur la question de la sécurité et de l’autonomie du commandement militaire, je voudrais être sûre qu’il s’agisse seulement d’une question de financement(c’est le grand argument américain et britannique). Je parlerais plutôt d’investissement : un projet comme Galileo avait un sens pour une Europe autonome du point de vue du commandement militaire mais aussi d’un point de vue industriel, technologique et de recherche.

         
        • thierry reboud
          thierry reboud répond à louise2
          • Posté à 15h20 le 20/01/2008
          • Internaute 20923

          Bonjour Louise.
          Si je ne me trompe, je suis un peu concerné par cette « bonne partie de la gauche française » que vous évoquez.
          J’ai voté oui à Mastricht parce que la construction européenne, à l’époque, me semblait aller dans un sens plus fédéral (l’euro en était assez emblématique) et qu’il me paraissait plus important de poursuivre la route qu’attendre une Europe pleinement conforme à mes voeux. (Sans même parler du fait que la pleine conformité à mes voeux ne serait probablement pas majoritaire.)
          Si j’ai voté non au TCE, c’est que, les temps ayant changé, il me paraissait que la politique européenne à présent va plutôt dans une direction technique dans laquelle je ne souhaite pas que nous nous enfoncions. A tort ou à raison, les avancées politiques qu’on nous présentait ne me paraissaient plus contrebalancer l’orientation... disons britannique pour faire vite.
          C’est du reste la raison qui me fait préférer un Dehaene ou un Michel à un Blair. Dehaene ou Michel, quels que soient leurs choix de famille politique, me semblent demeurer dans une optique européenne plus voisine de celle que j’espérais.

          Au sujet de Galileo (et sous réserve de vérification), il me semble que l’une des conditions à sa mise en route était précisément qu’il ne contrarie pas les aspects militaires du sysème étasunien. L’autonomie en la matière demeure, je crois, encore très virtuelle.

          • louise2
            louise2 répond à thierry reboud
            • Posté à 17h22 le 20/01/2008
            • Internaute 22723

            Bonsoir Thierry,

            C’est tout à fait intéressant : il y a une feuille de papier à cigarette entre votre « non » et mon « oui » au TCE, et, comme vous, je « voterais » pour un Dehaene ou un Michel plutôt que pour un Blair (ce qui met plusieurs paquets de cigarettes entre mon « oui » et celui d’un Thomas...).Curieux, non ?

            Ma tentative d’analyse essayait de dépasser ces singularités, pleines de sens, mais qui, je crois, n’ont pas fait masse lors du vote « non » par les Français, européens, de gauche.

            Il n’y a pas grand sens à revenir sur nos choix personnels lors du référendum, mais, disons que j’ai voté « oui » avec rage, avec détermination, avec amertume : je prenais tout ce que je pouvais prendre pour faire avancer une Europe fédérale et politiquement forte et politiquement responsable, et ce, dans un contexte que je pressentais délétère pour cette Europe politique, sociale et populaire, qui me semble -utopie sans doute-la seule façon de sortir « par le haut » du néolibéralisme, économique et politique.

            « La gauche » à laquelle je faisais allusion n’est pas seulement les évidemment anti-TCE (encore que...) mais aussi cette « shizophrénic attitude » qui peut faire dire à Jospin premier ministre (discours de Malmö) que c’est la nation qui est le seul territoire pertinent d’une politique de protection sociale (ou qqchose d’approchant) et en même temps qu’il est profondément européen.(Je prends Jospin comme emblème pas comme personne)

            Bref, je peux parfaitement comprendre votre choix et qu’il soit intelligemment fondé. Je voulais seulement appeler l’attention sur le marché de dupes qu’est et que sera toujours (je crains) un refus de renforcer les institutions européennes. On travaille pour les autres (le non social français a travaillé pour les libéraux britanniques..en gros)

            Sur Galileo, je me renseigne. Ce que vous dites est troublant : QUI a mis ces « conditions » ?

            A plus tard peut-être

            • thierry reboud
              thierry reboud répond à louise2
              • Posté à 18h28 le 20/01/2008
              • Internaute 20923

              Je reçois vos réponses et vos objections. Je ne suis pas certain que vous ayez raison, mais comme je ne suis pas certain d’avoir raison moi-même... Ce qui signifie tout aussi bien que je ne suis pas certain que vous ayez tort. (Et pourtant ça ne s’appelle pas un consensus !) : -)
              Sur la proximité paradoxale de nos positions respectives, là en revanche, je crois que vous avez parfaitement raison.
              J’attends de vos nouvelles, avec plaisir et intérêt.

              • louise2
                louise2 répond à thierry reboud
                • Posté à 19h43 le 20/01/2008
                • Internaute 22723

                Sur Galileo et ses « conditions », d’après ce que j’ai appris :

                Plusieurs Etats membres de l’Union ont eu, pour des raisons différentes une attitude pour le moins reticente à sa réalisation, S’agissant de l’aspect sécurité et défense, le RU (+PB+DK)reprenaient les arguments des Etats Unis : « C’est idiot de faire un double système nous allons vous donner accès gratuitement (maître mot, même en “politique” désormais)à notre nouveau GPS »

                Certains (un peu « faux culs » peut-être ?)arguaient que Galiléo devait rester un projet civil car « l’Europe c’est la paix »...

                Bref, l’ensemble de ces arguments ont fait que le projet a perdu plusieurs années..et se fait « conditionnellement ».

                (A noter, en ce qui concerne la« gratuité » de l’accès au système GPS américain, que les EU en ont fermé l’accès au dessus de l’Irak, lors de leur invasion de ce pays)

                • thierry reboud
                  thierry reboud répond à louise2
                  • Posté à 19h54 le 20/01/2008
                  • Internaute 20923

                  Merci pour les précisions qui correspondent aux souvenirs passablement trop nébuleux que j’avais gardés.

            • ThomasLefebvre
              ThomasLefebvre répond à louise2
              Rapatrié
              • Posté à 01h41 le 21/01/2008
              • Internaute 247
                Rapatrié

              Vous me trouez tous les deux :

              1) comment savez-vous ce que j’ai voté au TCE (ok, c’est pas dur a deviner en meme temps)

              2) Comment savez-vous pourquoi j’ai voté, ce que j’ai voté, lors du référendum ?

              Ok, j’ai voté oui (le suspens insoutenable devant prendre fin), car renforcer le capacité de l’Union a prendre des décisions aurait du etre bénéfique a ceux qui veulent défendre le droit des travailleurs tout en faisant de l’Union un lieu ou l’on crée des richesses, ce qui essentiel si l’on veut financer des services publics de qualité. J’ai aussi voté pour le TCE pour soutenir l’inclusion de la Charte des Droits Fondamentaux et je regrette, comme le rappelle Louise, que le « non » francais et hollandais soit payé par le travailleur britannique : son gouvernement a négocié un opt-out sur le Charte. Et puis, l’augmentation du nombre de procédures de co-décisions aurait renforcé la légitimité du Parlement européen. En dernier lieu, j’ai voté pour, histoire de soutenir le processus (la Convention) dont l’esprit tranchait singulierement avec les discussions de couloir des précédentes CIG. Il y avait d’autres raisons mais pas le temps. Et puis, je n’étais pas d’accord avec tout mais c’était un compromis. On ne peut qu’avancer qu’en faisant des compromis.

              Du coup, je crois que l’on peut enlever qques paquets de cigarettes entre mon « oui » et celui de Louise (comparaison fumeuse s’il en est...)

              • louise2
                louise2 répond à ThomasLefebvre
                • Posté à 19h58 le 21/01/2008
                • Internaute 22723

                Teuf, teuf ! ! c’est vrai, je suis (une) fumeuse.
                Ma comparaison est venue avec la bouffée (un peu délirante peut-être).Toutes mes excuses, très sincères, Thomas, mais ne le prenez pas personnellement.

                Votre enthousiasme (un peu provocateur ?) sur TB et Milliband m’ont sans doute égarée. Mais sur le fond, je trouvais interessant les rapprochements et les contrastes de nos positions respectives malgré des votes différents ou au contraires semblables.

                Je vais maintenant relire votre profession de foi et ne me laisserai plus aller à des paradoxes fumeux.

                A bientôt

        7 autres commentaires
    • ThomasLefebvre
      ThomasLefebvre répond à louise2
      Rapatrié
      • Posté à 02h11 le 21/01/2008
      • Internaute 247
        Rapatrié

      Les Britanniques ont accepté (avec l’Allemagne et la France), le development d’une cellule de commandement militaire indépendante de l’OTAN lors du sommet de Berlin en novembre 2003 pour des interventions de l’UE. Le document disait clairement que les trois parties soutenaient l’idée que l’UE puisse agire militairement indépendemment de l’OTAN.

      Sur les symboles, vous n’etes pas sans savoir que la France a refusé de signer la déclaration sur les symboles. Du coup, la France n’a pas de lecons a donner aux Britanniques sur le sujet.

      « Peut-être est-ce du pragmatisme : “on peut difficilement faire sans la soumissions aux américains” dites-vous. » J’ai été un peu trop loin. Disons, qu’il est difficile de s’abstenir des Americains vu notre faible capacité a intervenir efficacement.

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