30/11/2010 à 11h31

Après-pétrole : et si les habitants initiaient la transition des villes ?

Cécile Cailliez | Reporters d'espoirs


Une femme près d’une pompe à essence (mtarlock/Flickr).

Les « villes en transition » imaginent la cité de l’après-pétrole, moins dépendante de l’or noir. Une initiative citoyenne d’origine anglo-saxonne qui essaime désormais en France.

L’idée

Un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) l’a prouvé récemment : les ressources de pétrole s’épuisent indéniablement.

Pire, selon l’AIE, le pic pétrolier, cette phase où la production de pétrole conventionnel sera en déclin par rapport à la demande, serait désormais atteint.

Si l’Agence rassure en tablant sur la découverte et la mise en production de nouveaux champs, le constat est là : il faut dès à présent penser la ville de demain, moins dépendante de l’or noir.

Mais comment envisager l’après-pétrole sans tomber dans le catastrophisme ? Les partis politiques écologiques ont du mal à mobiliser et tous les citoyens ne se reconnaissent pas dans les mouvements associatifs ou décroissants.

La solution : susciter au sein de la communauté un mouvement de réflexion et d’action, s’appuyer sur les ressources et les compétences locales, afin de mettre en place et de diffuser au niveau local les bonnes pratiques.

Comment la mettre en pratique ?

En 2006, à Totnes, une bourgade de 8 000 habitants, Rob Hopkins enseigne la permaculture, une philosophie du développement durable par l’aménagement du territoire et le renforcement de la communauté.

Convaincu de la réalité du pic pétrolier, il tente alors un pari fou : miser sur la participation des habitants pour favoriser la « transition » en douceur de sa ville à l’horizon 2030.

Ainsi naît le mouvement des « villes en transition », qui se fonde avant tout sur la notion de résilience, c’est-à-dire notre capacité, malgré les difficultés, à nous adapter aux changements à venir.

Pour mettre en œuvre le processus, ses initiateurs à Totnes ont rédigé un processus en douze points.

Première étape : constituer un groupe de pilotage. « Militants associatifs, citoyens, élus, représentants de l’agenda 21, tout le monde est bienvenu », insiste Leigh Barret, du groupe Saint-Quentin en transition.

Un aspect inclusif et participatif qui séduit bien au-delà des cercles écologiques habituels.

Autre étape primordiale, l’élaboration de groupes de travail thématiques : transports, énergie, alimentation. L’idée étant, si possible, de s’appuyer sur les initiatives existantes, de mieux les coordonner et de les développer.

« Ce questionnement concret, pragmatique, est l’un des principaux intérêts de la transition », constate Pierre Bertrand, fondateur de Trièves en transition en 2007.

« Si on veut développer les énergies renouvelables, le premier réflexe est de savoir où on va pouvoir installer des panneaux solaires dans le village et si cela est réellement faisable. »

Exemples :

  • à Saint-Quentin en Yvelines, l’association Regain Nature organise des ateliers de jardinage bio pour la transition ;
  • à Totnes, le groupe alimentation plante des vergers de noyers un peu partout dans la ville. L’intérêt : les fruits se conservent longtemps et permettent de faire de l’huile ou de la teinture ;
  • à Grenoble, un projet de monnaie locale est à l’œuvre.

Ce que je peux faire

En France, une quinzaine de groupes de transition ont vu le jour. « Mais nous n’en sommes réellement qu’à la phase de sensibilisation des habitants à la réalité du pic pétrolier », tempère Pierre Bertrand.

Les résultats de la transition sont beaucoup plus visibles hors de l’Hexagone. Totnes compte aujourd’hui une quarantaine de projets :

  • dont la création d’une monnaie locale, le Totnes Pound, permettant de faire ses emplettes chez les commerçants de la ville ;
  • ou l’édition d’un guide de la consommation locale.

Plus d’un tiers des 8 000 habitants participe de manière plus ou moins active au mouvement. « Mais attention, la transition est jeune et Totnes n’est toujours pas une ville totalement écolo, sans voiture ni pétrole », temporise Luc Semal, chercheur et spécialiste de la transition.

« La vraie réussite d’Hopkins est en fait d’avoir développé un niveau intermédiaire de l’action citoyenne, plus élaborée que les éco-gestes individuels. »

Dans le monde, on recense près de 650 initiatives. Envie de rejoindre la transition ? La liste des groupes locaux est disponible sur le site français. Vous pouvez également constituer votre propre groupe.

La première chose à faire est alors de consulter le « Guide des initiatives de transition » ou de vous procurer le « Manuel de transition » de Rob Hopkins, récemment traduit en français et co-édité par Silence et Ecosociété.

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  • Rebel Yell
    Rebel Yell
    Je pose une question.
    • Posté à 11h58 le 30/11/2010
    • Internaute 127333
      Je pose une question.

    C’est bien comme idée.

    Encore une fois devant l’inertie des gouvernants et leur incapacité à anticiper c’est une initiative citoyenne qui s’impose comme solution.

    Il faut quand même avoir conscience que dans une ville comme Saint-Quentin-en-Yvelines (147000 hab.) la tâche est énorme en comparaison de Totnes (8000 hab.).

    En revanche je ne vois pas bien ce que le concept de monnaie locale vient faire dans un développement post-pétrole.

    • trotter
      trotter répond à Rebel Yell
      • Posté à 12h03 le 30/11/2010
      • Internaute 10738

      C’est pas interdit, d’ailleurs, de créer sa monnaie ?
      Il me semble que ça a été tenté (et interdit) après guerre dans une commune en France mais je trouve plus la source...

      • Rebel Yell
        Rebel Yell répond à trotter
        Je pose une question.
        • Posté à 12h23 le 30/11/2010
        • Internaute 127333
          Je pose une question.

        @ trotter :

        Je ne dis pas que c’est interdit et encore moins que c’est inutile.
        Je ne vois simplement pas le rapport entre des initiatives pour anticiper un monde sans pétrole et une monnaie locale.

        Autrement, je pense que vous faites allusion à l’expérience de Lignières-en-Berry mais il ne semble pas qu’elle ait été interdite.

         
        • Emmanuel1
          Emmanuel1 répond à Rebel Yell
          • Posté à 17h58 le 30/11/2010
          • Internaute 32309

          Bien sur c’est interdit.
          D’une part l’Etat (maintenant la BCE) a le monopole de la creation de la monnaie, d’autre part les trucs style SEL sont du travail au noir (illegal car non declare, echappant a la TVA et aux impots)

        1 autres commentaires
      • pablico
        pablico répond à trotter
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 13h02 le 30/11/2010
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        système d’échange local (sel)

        Lienème_d’échange_local

      • lombricavenir
        lombricavenir répond à trotter
        soucieux de l'avenir écologique
        • Posté à 18h03 le 30/11/2010
        • Internaute 115790
          soucieux de l'avenir écologique

        ça n’a pas été interdit et ça avait un but bien précis comme précisé ici via ce lien –>> Lien

         
        • trotter
          trotter répond à lombricavenir
          • Posté à 21h22 le 30/11/2010
          • Internaute 10738

          Ah oui, merci à vous trois.
          Lien

          C’était ça qui m’a embrouillé :
          « Pourquoi l’expérience s’est-elle arrêtée ? G. Lardeau donne la réponse éloquente : “parce que cela marchait trop bien et que le gouvernement français avait peur que l’expérience ne fasse des émules”. »

          • lombricavenir
            lombricavenir répond à trotter
            soucieux de l'avenir écologique
            • Posté à 21h27 le 30/11/2010
            • Internaute 115790
              soucieux de l'avenir écologique

            de rien.... je pense qu’il est possible de réitérer l’expérience mais il faut le mettre en place sur plusieurs communes, pour éviter justement cet état de fait précédent....chiche...

        2 autres commentaires
    • Thomas Kilakato
      Thomas Kilakato répond à Rebel Yell
      en thèse
      • Posté à 12h04 le 30/11/2010
      • Internaute 133334
        en thèse

      Une monnaie locale n’a de valeur qu’entre ses utilisateurs a priori, si l’état en est exclut ils seraient les seuls décideurs de cette valeur ?
      C’est peut être un moyen de contourner les pressions de toutes sortes...
      (Pure supposition de ma part.)

      • pablico
        pablico répond à Thomas Kilakato
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 13h18 le 30/11/2010
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        quand arrivera cette époque, sera riche... celui qui fournira de l’électricité.. qui deviendra monnaie..
        ––––––––

        si l’on recouvrait de panneaux tous les toits plats des villes qui ne servent à rien.. même pas à récupérer de l’eau de pluie propre..

        et les autres toits pentus face sud..

        on brulerait du pétrole pour les créer.. mais pas à perte... on brulerait du pétrole pour créer une valeur ajoutée... qui ajoutera de l’énergie...pour créer d’autres valeurs ajoutées...

        –––

        dans les villages, il y a pléthores terrains communaux, qui ne servent à rien..

        on monterait une coopérative communale, on y planterait du colza, et on ferait une huile, pour continuer à se chauffer au pétrole colza..(il suffit de changer les gicleurs de sa chaudière).

        Lien
        Lien

        ––-

         
        • Vert de gris
          Vert de gris répond à pablico
          jeune retraité
          • Posté à 17h09 le 30/11/2010
          • Internaute 90690
            jeune retraité

          Coucou,

          L’eau de pluie est polluée. Si ce n’est pas le pétrole elle l’est par des tas de produits et le sera par le bois qui ne manuera pas de venir nous enfumer dans les villes.

          Et le pétrole on l’utilise déjà pour son énergie...

          Et le Colza, faut de l’eau et des terrains acceptables, vite on embraierait sur la culture à outrance pour l’énergie. Plus intelligent serait d’utiliser des algues ou des bactéries...

          Ceci dit mon toit photovoltaïque produira toujours de l’électricité.

          • pablico
            pablico répond à Vert de gris
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
            • Posté à 17h31 le 30/11/2010
            • Internaute 14278
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

            le colza n’a pas besoin être traité, il faut juste assez pour un village... c’est toujours 400 ou 500 maisons, pas pour en faire un commerce... autosuffisance d’un ou deux villages.. sur des terres communales qui appartiennent à la communauté..

            • Vert de gris
              Vert de gris répond à pablico
              jeune retraité
              • Posté à 19h17 le 30/11/2010
              • Internaute 90690
                jeune retraité

              Le colza ne pousse pas n’importe où et c’est une c... il vaut mieux la solution qui consiste à cultiver des algues ou utiliser des bactéries.

              Ces filières sont de plus en plus compétitives et ne bouffent pas d’espace cultivable.

              • pablico
                pablico répond à Vert de gris
                À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
                • Posté à 19h24 le 30/11/2010
                • Internaute 14278
                  À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

                ce n’est pas une connerie...cela se produit localement sur une commune, en coopérative, sans usine, producteurs, demi gros, distributeurs...et le tracteur peut marcher à l’huile de colza. le pressoir peut-etre aussi...

                autarcie.. presque parfaite....

                entre villageois.. dans les régions qui peuvent et veulent le faire..

                • Vert de gris
                  Vert de gris répond à pablico
                  jeune retraité
                  • Posté à 19h33 le 30/11/2010
                  • Internaute 90690
                    jeune retraité

                  Si, je peux acheter de l’huile au patelin d’^côté mais je préfère celle de friture.

                  Il n’est pas bon de réserver des terres à de l’agro carburant les nouvelles techniques sont beaucoup plus efficaces.

                  • pablico
                    pablico répond à Vert de gris
                    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
                    • Posté à 20h19 le 30/11/2010
                    • Internaute 14278
                      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

                    terres communales..(les communaux) peut-etre n’en avez-vous pas dans votre patelin..

                    terres qui appartiennent à la commune .. l’usufruit est quelques fois redistribué aux ayants droit. sous forme de bois par exemple .. suivant les statuts prévus..

                    • Vert de gris
                      Vert de gris répond à pablico
                      jeune retraité
                      • Posté à 09h03 le 01/12/2010
                      • Internaute 90690
                        jeune retraité

                      Oui, mais il vaudrait mieux y planter des légumes plutôt que du colza pour faire chauffer un poêle ou rouler une bagnole.

        • lombricavenir
          lombricavenir répond à pablico
          soucieux de l'avenir écologique
          • Posté à 18h17 le 30/11/2010
          • Internaute 115790
            soucieux de l'avenir écologique

          exactement je n’aurais pas dit mieux...merci pour les liens...en fait, il faut agir en appliquant des solutions locales ! !

        8 autres commentaires
      • Rebel Yell
        Rebel Yell répond à Thomas Kilakato
        Je pose une question.
        • Posté à 13h15 le 30/11/2010
        • Internaute 127333
          Je pose une question.

        @ Thomas Kilakato :

        La réponse, extraite du Lien :

        « Indicateurs de résilience :
        Cette partie introduit la notion “d’indicateurs de résilience”, qui mérite d’être définie. La résilience est la capacité d’un système ou d’une commune à résister aux impacts de son environnement extérieur. Des indicateurs permettent de la mesurer.
        En général, la façon la plus simple de mesurer la réduction d’un bilan carbone se fait par celle des émissions de CO2. Toutefois, nous croyons fermement que réduire le bilan carbone tout en omettant de renforcer la résilience est une réponse insuffisante lorsqu’on essaie de traiter à la fois le pic pétrolier et le changement climatique.
        Alors, comment faire pour déterminer si la résistance de l’organisme en question augmente ?
        Les indicateurs de résilience pourraient ressembler à ce qui suit :
        • le pourcentage de nourriture produite localement ;
        • le pourcentage de monnaie locale en circulation sur le total de la monnaie en circulation ;
        [...] »

        La monnaie locale a donc un rôle d’indicateur. Subtil !
        =]

         
        • Oda Lob
          Oda Lob répond à Rebel Yell
          Citoyen
          • Posté à 07h25 le 01/12/2010
          • Internaute 80274
            Citoyen

          Plus de précision sur le film en VOSTFR coproduit par Totnes et les villes en transition dans le monde :

          Lien from Lien on Lien.

        1 autres commentaires
    • cactusun
      cactusun répond à Rebel Yell
      retraité
      • Posté à 13h05 le 30/11/2010
      • Internaute 50486
        retraité

      La monnaie locale permet d’éviter un trop grand stockage de monnaie, c’est à dire que cela s’oppose à la puissance financière d’une minorité. Cette monnaie limite donc les intrusions financières extérieures. Sans cela, les systèmes locaux n’auraient aucune marge de manoeuvre et se feraient dissoudre.

      • Rebel Yell
        Rebel Yell répond à cactusun
        Je pose une question.
        • Posté à 17h04 le 30/11/2010
        • Internaute 127333
          Je pose une question.

        @ cactusun :

        Oui, et aussi j’ai trouvé Lien.

         
        • lombricavenir
          lombricavenir répond à Rebel Yell
          soucieux de l'avenir écologique
          • Posté à 18h23 le 30/11/2010
          • Internaute 115790
            soucieux de l'avenir écologique

          votre lien ne fonctionne pas....

          • Rebel Yell
            Rebel Yell répond à lombricavenir
            Je pose une question.
            • Posté à 18h37 le 30/11/2010
            • Internaute 127333
              Je pose une question.

            @ lombricavenir :

            Il a l’air de fonctionner : je viens de le vérifier.
            Il renvoie un peu au-dessus, à une réponse que j’ai faite à Thomas Kilakato.

            • lombricavenir
              lombricavenir répond à Rebel Yell
              soucieux de l'avenir écologique
              • Posté à 20h55 le 30/11/2010
              • Internaute 115790
                soucieux de l'avenir écologique

              ahh ok ...je comprends mieux...

          • Rebel Yell
            Rebel Yell répond à lombricavenir
            Je pose une question.
            • Posté à 18h39 le 30/11/2010
            • Internaute 127333
              Je pose une question.

            Oops... doublon.
             ; o)

        4 autres commentaires
    • eunix
      eunix répond à Rebel Yell
      Etudiant
      • Posté à 13h07 le 30/11/2010
      • Internaute 95404
        Etudiant

      Une monnaie locale n’est utilisable que sur une aire restreinte : elle oblige donc à consommer « local » et a donc toute sa place dans un développement post-pétrole :
      - soutien à la production locale (moins de camions pour acheminer les marchandises)
      - soutien au commerce local (moins de voitures pour se rendre dans les grandes aires de consommation)

      Et dans ce genre de pensée, il y a aussi une réflexion sur la « taille limite » qu’une ville peut atteindre pour être capable d’atteindre la résilience (exemple de l’agglomération parisienne qui a repoussé très très loin les zones de production agricole)

      Lien

      De là à dire qu’il faut opérer un report massif de populations des grandes aires urbaines vers de petites villes très denses en campagne...

      • Rebel Yell
        Rebel Yell répond à eunix
        Je pose une question.
        • Posté à 17h06 le 30/11/2010
        • Internaute 127333
          Je pose une question.

        @ eunix :

        Oui, et concernant la monnaie locale j’ai trouvé Lien.
        (C’est bien une question de « résilience ».)

    • A déménagé le 05-02-2012
      A déménagé le 05-02-2012 répond à Rebel Yell
      non connue
      • Posté à 15h33 le 30/11/2010
      • Internaute 84960
        non connue

      En revanche je ne vois pas bien ce que le concept de monnaie locale vient faire dans un développement post-pétrole.

      Une monnaie locale c’est une monnaie redevenue ce qu’était la monnaie à l’origine, à savoir un étalon d’échange et uniquement cela.

      Certaines monnaies locales, même, se dévaluent d’un % fixe chaque mois ou chaque semaine.

      La spéculation est impossible avec une monnaie périssable.

      Et pour répondre à votre interrogation, le fait que ces monnaies soient locales encourage la consommation locale.

      Une économie doit être locale avant tout, sinon elle meurt.
      Seuls les profiteurs et les spéculateurs osent prétendre le contraire devant ce fait avéré.

      Si vous voulez en savoir réellement plus :

      « la double face de la monaie »

      Lien

      • Rebel Yell
        Rebel Yell répond à A déménagé le 05-02-2012
        Je pose une question.
        • Posté à 17h07 le 30/11/2010
        • Internaute 127333
          Je pose une question.

        @ osis :

        Merci. Votre démonstration est lumineuse.
        ^^

        En cherchant des informations sur l’expérience de Lignières-en-Berry (année 1950) j’avais découvert le système de la dépréciation périodique : c’est excellent.

        Et en cherchant dans le Guide des Initiatives de Transition j’ai trouvé Lien, qui permet de voir qu’en plus de doper la consommation locale la monnaie permet d’évaluer les progrès de la transition.

    • Oda Lob
      Oda Lob répond à Rebel Yell
      Citoyen
      • Posté à 07h28 le 01/12/2010
      • Internaute 80274
        Citoyen

      Plus de précision sur le film en VOSTFR coproduit par Totnes et les villes en transition dans le monde. Il me semble qu’il y a des expériences à plus grande échelle :

      Lien from Lien on Lien.

  • Thomas Kilakato
    Thomas Kilakato
    en thèse
    • Posté à 11h59 le 30/11/2010
    • Internaute 133334
      en thèse

    L’initiative est très intéressante, mais on se dirige plus vers un monde où le pétrole sera extrêmement cher et non pas introuvable (l’article rappel à juste titre les déclarations de l’AIE sur ce sujet).

    De grandes réserves inexploitées existent dans ce qui s’appelle des sables bitumeux (en Alberta (Canada) notamment) mais la technique pour les extraire est coûteuse (nécessite de l’eau ou du CO2 à très haute pression et très haute température) ce qui rend ces réserves peu intéressantes du point de vue pétrolier pour l’instant, elles sont déjà exploitées mais ce n’est rien en comparaison du stock qui est enfermé dans ces sous-sols.

    Il est probable (souhaitable même) que nous changions nos comportement avant d’arriver à la consommation total du pétrole présent sur Terre.

    Au passage l’exploitation du pétrole en Alberta est une énorme catastrophe écologique et je ne dis pas que c’est souhaitable ou nécessaire.

    • jyeden
      jyeden répond à Thomas Kilakato
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 17h37 le 30/11/2010
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      justement il y a une dépèche de l’afp aujourd’hui ou c’est le groupe BP qui communique (au grand déplaisir des ecolos) sur les possibilités des sables de l’alberta
      sur qu’avec BP comme exploitant on a du souci a se fair

  • Moorice
    Moorice
    assis
    • Posté à 11h59 le 30/11/2010
    • Internaute 112628
      assis

    certaines phrases des docs en annexes utilisent furieusement la dialectique sectaire :

    « Certaines personnes ont cette peur que n’importe quelle initiative qui réussit à changer les choses va être contrecarrée, supprimée, attaquée par des bureaucrates ou des sociétés sans visage. Si cette peur est assez forte pour vous retenir de faire quoi que ce soit, si la seule action que vous voulez avoir est d’abandonner vos forces à de vagues “ ils ”, alors vous ne lisez sans doute pas le bon document. D’un autre côté, les Villes en Transition opèrent “ en douce ”, sans faire de victimes ou se faire d’ennemis. En tout
    cas, elles ne semblent pas attirer l’ire d’une quelconque institution. »

  • Redroom
    Redroom
    La V2, une grosse merde.
    • Posté à 12h03 le 30/11/2010
    • Internaute 23589
      La V2, une grosse merde.

    « tous les citoyens ne se reconnaissent pas dans les mouvements associatifs ou décroissants. “

    Je suis citoyen habitant à la campagne je travaille à 35 kilomètres à l’est de chez moi et ma femme à 33 kilomètres à l’ouest, on fait comment nous ?

    Sinon il est temps en effet que ceux qui peuvent se passer de pétrole s’en passent mais je doute que le gros connard parisien dans son 4x4 hummer, ça lui plaise à lui et comme c’est pour ces débiles que travaille la droite, je vois difficilement une capacité à évoluer de ces gens-là...

    • Nimch
      Nimch répond à Redroom
      écololibriste
      • Posté à 12h23 le 30/11/2010
      • Internaute 84917
        écololibriste

      On change de boulot ou de maison.

      Gros 4x4 ou petite Twingo ne change pas grand chose à l’affaire à mon avis mais c’est vrai qu’il y a quand même plein de gros connards qui roulent en 4x4 (et en Twingo) ! : -)

      • Redroom
        Redroom répond à Nimch
        La V2, une grosse merde.
        • Posté à 15h35 le 30/11/2010
        • Internaute 23589
          La V2, une grosse merde.

        Il y a énormément de gens qui roulent en twingo, statistiquement il est normal qu’il y ait de nombreux connards maintenant sur le petit nombre de gros 4x4 qui roulent en région parisienne, la densité de connards doit être bien plus importante tout de même.

        Pas forcément parce qu’ils décident d’acheter du 4x4 mais surtout parce qu’ils ont plein de blés et comme ils ne savent pas quoi faire pour valoriser leur vie, lui donner un sens, ils se montrent à bord de grosses bagnoles qui consomment pensant que leur voiture leur donnera de la valeur à eux.

        C’est ça le gros connard en 4x4 dont je parle hein... Plutôt que de dépenser son pognon intelligemment, il le dépense connement, c’est ce type de comportement qui coute le plus cher à la planète...

        J’ai un pote anarchiste qui fait ça du coup, il baise les femmes des gros connards en grosses bagnoles, lui en est très content ! : D

    • bjone
      bjone répond à Redroom
      dev 3D
      • Posté à 12h47 le 30/11/2010
      • Internaute 62791
        dev 3D

      « Je suis citoyen habitant à la campagne je travaille à 35 kilomètres à l’est de chez moi et ma femme à 33 kilomètres à l’ouest, on fait comment nous ? »

      Il y a aura redéploiement de l’activité et de la population.

      Mais ceci dit, ayant vécu en Essonne, ta situation est la même que pour les banlieusards qui doivent se taper le périph.

      Ceci dit ton commentaire m’intrigue : l’idée de taper 35km aller/retour te parait plus logique que redéployer l’activité afin de bosser pas loin de chez toi ?

      Je sais pas, mais quand je me tapais du périph, la première chose qui me venait à l’idée c’était comment on pouvait accepter de vivre comme ça...

      Bon ceci dit, c’est vrai 35km de route départementale ou de voie rapide ça tape moins sur le système que le périph ou les bouchons sur l’A10 au niveau de massy.

      • jyeden
        jyeden répond à bjone
        khmer vert ( age des caverne, (...)
        • Posté à 13h24 le 30/11/2010
        • Internaute 20631
          khmer vert ( age des caverne, (...)

        evidement avant de songer à des villes de transition il faut arreter l’absurde étalement urbain
        c’est cette étalement qui pièges les etats unis dans leur dependance au petrole
        jeter un oeil par google earth sur les banlieux americains et vous aures compris

         
        • bjone
          bjone répond à jyeden
          dev 3D
          • Posté à 13h49 le 30/11/2010
          • Internaute 62791
            dev 3D

          Oui & non : l’étalement est un problème surtout s’il bouffe des terres arables, ou pose d’autres problèmes environnementaux.

          Mais le problème c’est la trop haute centralisation de l’emploi, qui repousse les petites/moyennes payes au loin, compensant le manque d’efficacité de la société par la consommation énergétique.

          Après c’est comme tout : il y a des sweets-spots pour chaque problématique.

          Donc étalement, oui si ça ne bouffe pas de terre arables, et qu’on a des belles matrices d’ensembles emploi/habitation/production d’énergie et de bouffe.

          Et non un gros centre d’emploi dégueulasse, les habitations des pauvres au loin, l’énergie et la bouffe qui vient de « pétaouchnok ».

          Donc en fait un système de villes toutes aussi grosses les unes que les autres, avec le minimum de mobilité croisée entre ces villes.

          Bon OK, l’idéal ce serait une topologie de GPU en fait : D

          • Jean_Karl
            Jean_Karl répond à bjone
            Rasta-quouère désabusé
            • Posté à 15h04 le 30/11/2010
            • Internaute 130805
              Rasta-quouère désabusé

            C’est l’étalement de la population qui permettra la décentralisation des entreprises. Et les loyers a paris qui permettent l’étalement de la population. Il suffit d’attendre que les gens comprennent qu’il ne faut plus vivre a paris quand on en a pas les moyens.

          • jyeden
            jyeden répond à bjone
            khmer vert ( age des caverne, (...)
            • Posté à 17h42 le 30/11/2010
            • Internaute 20631
              khmer vert ( age des caverne, (...)

            j’ai pas compris tout les mots que tu emploient

            mais il n’y a pas que la question du boulot

            certaines villes sont décomposés ; un lieu pour travailler, un pour habiter, un pour l’ecole, un pour acheter, un pour s’amuser
            de zone commerciale en zone de loisirs c’est ça l’etalement
            (et pourquoi ne serait il un problème que lorsqu’il bouffe des terres arables, ? les landes et les garrigues ont aussi leurs importances)
            il faut densifier les villes existantes et geler tout risque d’etalement.
            Car cet étalemen engendre des infrastructures routières qui suscite l’etalement
            et on en finit plus

            • bjone
              bjone répond à jyeden
              dev 3D
              • Posté à 18h46 le 30/11/2010
              • Internaute 62791
                dev 3D

              Ok pour les landes, garrigues...
              La densification pose aussi d’autres problèmes.
              Il faut trouver le bon point d’équilibre.

              • jyeden
                jyeden répond à bjone
                khmer vert ( age des caverne, (...)
                • Posté à 20h29 le 30/11/2010
                • Internaute 20631
                  khmer vert ( age des caverne, (...)

                quels problèmes de densification
                la goutte d’or et la couneuve quelle difference ?
                c’est que la courneuve il y a une tres faible densité de population
                et une delinquance multiple de celle de la goutte d’or
                plus l’ennui

        • Humain
          Humain répond à jyeden
          • Posté à 16h24 le 30/11/2010
          • Internaute 21387

          Comment arreter l’absurde étalement urbain alors que le peu de services public qui existe que dans les zones urbaines ! !

          N’impote où, il y a de moins en moins de postes, d’hopitaux ou d’écoles...Alors essayez-donc de ne pas faire de Km en ville !

          Si vous habltez à la campagne, donc hors de connurbations vous serez baisés...
          Et si en plus vous avez autre chose qu’une Twingo on dira que vous êtes en gros connard !

          Merci !

          Venez dans ma campagne et dans nos collines à vélo, après on reparlera !

        • lombricavenir
          lombricavenir répond à jyeden
          soucieux de l'avenir écologique
          • Posté à 18h46 le 30/11/2010
          • Internaute 115790
            soucieux de l'avenir écologique

          Eviter l’étalement urbain ainsi que commercial ! ! Lorsqu’on constate que certaines grandes chaînes de super ou hyper marchés préfèrent (grâce aux communes qui leur donnent la possibilité ! !) construire un nouveau bâtiment juste à côté de l’ancien... pour des raisons de défiscalisation et d’obscures raisons de coûts de rénovation...et donc utiliser des terrains qui ne serviront pas aux logement....Ou est la logique du respect de l’être humain dans tout cela ? !

        7 autres commentaires
      • Redroom
        Redroom répond à bjone
        La V2, une grosse merde.
        • Posté à 13h30 le 30/11/2010
        • Internaute 23589
          La V2, une grosse merde.

        « Ceci dit ton commentaire m’intrigue : l’idée de taper 35km aller/retour te parait plus logique que redéployer l’activité afin de bosser pas loin de chez toi ? »

        Relisez moi, moi je travaille dans un sens, ma femme de l’autre côté, on habite en plein milieu de nos deux trajets...

        « Bon ceci dit, c’est vrai 35km de route départementale ou de voie rapide ça tape moins sur le système que le périph ou les bouchons sur l’A10 au niveau de massy. »

        Oui clairement, 35 kilomètres= 30 minutes à peu près en prenant la nationale, je déteste les autoroutes qui en plus finissent par revenir très cher...

  • Ukkel
    • Posté à 12h11 le 30/11/2010
    • Internaute 13161

    En effet, même si la crise nous a fait oublier le pétrole à 145 dollars, il serait temps de se préparer un peu...

    Lienenvoyé par Lien

  • Tropicaleyes
    Tropicaleyes
    Jean-Christophe, En Slim, (...)
    • Posté à 12h45 le 30/11/2010
    • Internaute 95001
      Jean-Christophe, En Slim, (...)

    Ca nous promet des lendemains chantant : population qui augmente, ressources qui baisse, hummmm que de belles choses

  • Philippe Leclercq
    Philippe Leclercq
    dilettante
    • Posté à 13h22 le 30/11/2010
    • Internaute 64790
      dilettante

    Les Hydropathes l’avaient déjà dit : il faut construire les villes à la campagne...
    Votez Cap’tain Cap !

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