28/11/2010 à 13h17

Emmanuel Todd : « Notre classe dirigeante n'est pas au niveau »


Le démographe revient sur les manifestations de l’automne et décrit une gauche trop « molle » pour contrer une droite qui se radicalise.


Emmanuel Todd dans l’ascenseur de Rue89 (Audrey Cerdan/Rue89)

Le mouvement contre les retraites a réjoui l’historien Emmanuel Todd : selon lui, c’est le signe que « la France est toujours là » , un peuple capable de dire à sa classe dirigeante qu’elle se trompe en entretenant une machine à broyer les couches populaires, mais aussi, désormais, les classes moyennes. Le pays a besoin d’une gauche plus dure, estime ce « modéré qui parle brutalement ».

Emmanuel Todd est un historien qui étudie l’avenir : il a écrit sur la décomposition de l’Union soviétique (« La Chute finale », 1976), sur le déclin des Etats-Unis (« Après l’empire », 2002).

A 59 ans, il se projette dans les trente prochaines années en démographe déprimé par une société vieillissante, cédant aux sirènes du sarkozysme (« Après la démocratie », 2008).

Au terme de cet octobre fiévreux, il dénonce l’« oppression économique » des jeunes générations et fustige la « gauche molle », incapable de s’opposer à la « droite dure » au pouvoir.

A-t-on vécu en octobre une « jacquerie », comme l’a titré Le Point, avec ce mouvement social ?

Ce titre, c’est l’habillage classique plaqué par la « presse d’en haut » sur ce qu’on ne peut même plus appeler la « France d’en bas ». Chaque fois qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans le pays, la presse abreuve d’insultes le peuple de France, qui ne se comporte pas comme il faut, qui n’accepte pas la réforme, etc.

Le truc le plus extraordinaire dans le genre, c’est quand Jean Michel Apathie affirme sur Canal + que les Français sont insupportables, qu’ils n’ont pas la discipline des Anglais pour accepter une réduction du niveau de vie, des compressions de personnel, etc. Le tout assis sur une ignorance crasse de la société anglaise.

Non, ce n’est pas une jacquerie. Le mot est totalement déplacé.

C’est une image révolutionnaire...

Non, « jacquerie », ce n’est pas une image révolutionnaire, ça évoque le soulèvement de paysans ignares. La jacquerie, c’est le XIVe siècle, une phase d’immaturité populaire, longtemps avant la Révolution, qui, elle, avait un programme. Le mot véhicule l’idée d’un peuple pas au niveau.

Peut-on dire qu’avec ce conflit social la France est de retour ?

C’est mon sentiment. En fait, la question que l’on se pose avec Sarkozy est : la France existe t-elle toujours ? Parce que Sarkozy a un comportement non-français, un rapport aux riches qui est non-français, une façon d’être non-française...

Or, malgré des indices de popularité épouvantables, malgré le résultat des élections intermédiaires, on pouvait se demander si la France existait toujours. Ce mouvement, je l’ai donc pris comme un message d’espoir : le sarkozysme n’a pas tout détruit.

Cela tient au côté râleur des Français ?

Non. Pourquoi le côté râleur ? Moi, j’appelle cela le tempérament égalitaire et la capacité à dire que les classes dirigeantes ne se comportent pas bien, ne font pas ce qu’il faut.

En France, comme ailleurs dans le monde occidental, la classe dirigeante s’abandonne à des concepts économiques complétement archaïques, comme le libre-échange. Elle est incapable de mettre en place un dispositif européen de protection économique qui permettrait la relance et la fin du processus de régression sociale.

On a une classe dirigeante qui n’est pas au niveau, qui est en faillite. La spécificité de la France, c’est que la population est capable de le voir. On entend que les Français sont râleurs, qu’ils refusent l’inéluctable mondialisation.

Si vous recodez, cela donne : « Oui, les Français ne sont pas contents d’envisager pour les trente ans à venir une baisse régulière de leur ni veau de vie alors qu’on pourrait faire autrement. »

Mais la classe dirigeante française n’est pas très différente de celle des autres pays ?

Oui, elle est alignée. Mais les Français ne sont pas un peuple facile à gouverner. C’est mal heureux d’avoir à rappeler que ce sont les Français qui ont fait la Révolution française. Les Anglais ont fait une révolution, mais sans participation populaire : c’était un règlement de comptes entre des classes supérieures.

Dans les pays anglo-saxons, quand on constate une montée des inégalités et une baisse du niveau de vie pour les jeunes, c’est accepté beaucoup plus paisiblement et ça ne pose pas de problème de stabilité au système politique.

Les élites politiques françaises ont aussi été choisies par le suffrage universel...

Le mot « élite » m’arrache la gueule. Je suis le contraire d’un populiste. Le peuple français a une capacité à voir quand les dirigeants ne sont pas au niveau. A aucun moment je n’ai dit que le peuple vaut mieux que ses dirigeants ou qu’il peut se passer d’eux.

Ce populisme n’a aucun sens... mais on entend Jean-Luc Mélenchon dire : « Qu’ils s’en aillent tous »...

Une démocratie qui fonctionne bien a un peuple conscient, actif et qui comprend. Mais c’est aussi un système où il y a des élites actives et conscientes. Quand ce n’est pas le cas, comme aujourd’hui, il y a une situation de divorce.

Dans mon esprit, il n’a jamais été question de dire « Tous dehors ! », comme Mélenchon. Je suggère que le protectionnisme européen est une voie pour s’en sortir, pas que c’est la population défilant dans les rues qui va le mettre en place. Le problème de la France, c’est la conversion des élites à des stratégies économiques et sociales raisonnables.


Emmanuel Todd sur la terrasse de Rue89 (Audrey Cerdan/Rue89)

N’y a-t-il pas un problème d’institutions derrière ce « divorce » ?

Non. Les systèmes institutionnels sont très différents dans tous les pays occidentaux, mais on constate le même écrasement des salariés, du monde ouvrier, des revenus des classes moyennes. L’un des indicateurs de l’inaction, c’est quand la classe politique justement s’intéresse aux institutions. Le débat sur les institutions, c’est une façon de ne pas parler des sujets économiques.

La gauche est-elle mieux placée que le gouvernement pour renouveler le rôle des classes dirigeantes ?

Sur la question fondamentale, c’est-à-dire l’organisation économique des sociétés, la gauche et la droite sont totalement alignées. Elles se distinguent sur la gestion des conséquences. Or, on atteint aujourd’hui le point d’inflexion où le niveau de vie va commencer à baisser. C’est le contexte du sarkozysme.

Au-delà de ce que le personnage de Sarkozy peut avoir de cafouilleux, d’erratique, d’imprévisible, la droite a une ligne cohérente pour affronter cette perspective, dans un pays où la population est rebelle et a un tempérament égalitaire.

Cette ligne, c’est l’autoritarisme. Ce n’est pas le coup d’Etat à la Napoléon III. C’est plus subtil : un mélange de provocations, d’agitation, d’activation de peurs, de discours sécuritaire, de thématiques ethniques. A travers tout ce que fait la droite, il y a une ligne, un projet.

La vraie force de Sarkozy, à sa manière brouillonne, c’est qu’il incarne cela : le passage d’une droite « propre » à une droite beaucoup plus autoritaire. Les socialistes sont très gentils : propres sur eux. Et je vais voter pour eux sans états d’âme. Le problème est qu’ils n’ont pas d’alternative économique. La seule attitude possible, ce serait d’incarner la mutation des concepts économiques -ce qu’ils commencent à faire avec la notion de « juste échange ».

En tant que démographe, voyez-vous cette situation comme le symptôme d’un pays vieillissant ?

Cela devient l’axe majeur. J’en parle dans « Après la démocratie » (éd. Gallimard). Deux phénomènes se combinent :

  • l’émergence d’une structure oligarchique concentrant la richesse et le pouvoir -1 % de la population, en haut, s’empiffre d’une manière qui n’a plus de sens.
  • le vieillissement, qui est lié car le capital appartient plutôt aux vieux.

Bien sûr, la plupart des vieux ne sont pas de grands capitalistes. Il suffit de se promener dans la rue... Le vieillissement est au cœur du processus démocratique car les plus de 65 ans représentent plus de 20 % du corps électoral.

Le discours du sarkozysme est celui de la réforme, du changement, le « Ça va bouger ! ». Et, effectivement, Sarkozy bouge, il s’agite. Son élection a été habillée ainsi.

Mais l’analyse démographique du vote de 2007 montre autre chose : Sarkozy a eu 44 % des votes des plus de 65 ans au premier tour. Plus qu’aucun président de droite, Sarkozy a été l’élu des vieux.

Pourquoi ? Parce que la France a été terrorisée par les émeutes de 2005, qui étaient un soulèvement de la jeunesse. Cette peur a été réactivée par les incidents de la gare du Nord, en mars 2007, juste avant l’élection présidentielle. La question des retraites, c’est l’émergence de la démographie au cœur du problème politique français.

L’idée d’ajuster le temps de travail sur la durée de vie n’est pas scandaleuse. Ce qui a été étrange dans cette réforme, c’est l’annonce, dès le départ, que les retraités (l’électorat sarkozyste) ne seraient pas touchés, et donc que le coût de l’ajustement serait supporté par les jeunes. Cette réforme censée dynamiser le pays reflète, en vérité, le fait que le pouvoir sarkozyste est un pouvoir des vieux. Tous les arbitrages se font contre les jeunes.

Les partisans de la réforme disent qu’elle va sauver le système pour les jeunes, confrontés à la dette des soixante-huitards.

La réalité, c’est que le gouvernement n’affronte pas la réalité économique. Cela n’a aucun sens de mettre en place des plans dans un futur indéfini, dans un contexte d’inaction et de laisser faire, alors que le système économique français se désintègre. La priorité, c’est de le remettre sur des bons rails, et les retraites suivront.

Vous êtes favorable au retour de l’Etat dans la sphère économique ?

Pas du tout. Les protectionnistes sont des libéraux, qui croient au marché, à la libre activité de l’entreprise. Il faut juste fixer la taille du terrain de jeux. C’est le contraire de l’Etat bureaucratique. C’est l’Etat libéral qui organise l’existence d’un marché. Moi, je crois au marché.

Que pensez-vous de la motivation des jeunes qui sont descendus dans la rue ?

Je n’aime pas faire parler des catégories sociales. Mais j’ai un peu de mal à imaginer que des jeunes de 15 ans puissent se soucier vraiment de leur retraite. Par contre, l’oppression économique des jeunes est réelle...

La proportion des jeunes qui font des études supérieures est à peu près égale depuis 1995, jamais les jeunes générations n’ont été aussi bien formées. Les générations d’analphabètes sont à la retraite.

On est dans une société loufoque, qui dépense pas mal d’énergie pour l’éducation de sa jeunesse et qui, ensuite, adhère à un système économique qui assure l’écrasement de la jeunesse et de la baisse de son niveau de vie.

C’est un gaspillage d’énergie énorme. Les jeunes sont assez conscients de ce qui les attend sur le marché du travail. Et donc j’imagine qu’ils ne sont pas très contents. La nouveauté de la période, c’est qu’à part les 1 % d’en haut de la structure sociale plus personne ne profite du système.

En 1995, dans les standards occidentaux, on estimait que les 20 % des classes moyennes supé rieures ayant fait des études ramassaient 50 % de la richesse.

Aujourd’hui, ces mêmes 20 % stagnent ou ont des revenus en baisse. On est dans un processus de réunification de la société par le bas : une mécanique inexorable qui écrase les différentes catégories, en commençant par les plus faibles : jeunes issus de l’immigration, monde populaire, classes moyennes... Il y avait aussi des voitures qui flambaient à Saint-Brieuc !

La démographie nous condamne à des gouvernements de droite pour vingt ans ?

Il y a une forte probabilité. En Europe, le virage à droite a été massif. Mais on n’est pas dans la pire situation : l’âge médian des Français est d’un peu moins de 40 ans ; en Allemagne, c’est 44 ans. La démocratie sénile la plus avancée, c’est l’Allemagne. Les choses sont plus compliquées.

Il faut penser, comme le fait Louis Chauvel, en termes de générations. Les plus de 70 ans ont une histoire très favorisée en termes économiques. Mais nous allons voir arriver de « nouveaux vieux », ayant eu des existences très dures comme actifs, et dont les revenus vont baisser une fois à la retraite.

L’âge d’or des Trente Glorieuses n’était qu’une parenthèse. Comment vont tourner les « nouveaux vieux », comme moi ? On ne sait pas. Je ne suis pas très optimiste.

Vous avez dénoncé la montée de la violence dans le discours politique...

Une des vérités du sarkozysme, c’est l’irruption de la violence. Dès l’origine, la montée en puissance du personnage est associée à ce processus. Il est l’homme politique qui, par ses provocations verbales, a réussi à foutre le feu à une partie des banlieues françaises et qui, ensuite, a été élu sur un discours d’ordre -un jeu extraordinaire de pompier pyromane. Il a fait entrer dans le discours politique une brutalité et une vulgarité sans pareilles.

Sarkozy est violent. Est-ce simplement verbal ? Je ne sais pas. Cela pourrait préfigurer pire. Il y a une asymétrie dangereuse dans le système.

Les socialistes ne sont pas violents. Ils restent porteurs de la bonne éducation de la période précédente. Ils sont dans une posture de communiant. Sans doute n’ont-ils pas bien compris à quoi et à qui ils avaient affaire. Le langage de droite de Sarkozy est dans son époque, les socialistes n’y sont pas.

Mélenchon, avec tout son côté brouillon, est dans son époque. Pour la première fois, on voit des gens de gauche se mettre au niveau de violence, réel ou virtuel, de la société. C’est pour cela que moi, consciemment, je m’astreins à parler brutalement, pour être en phase avec l’époque et l’adversaire.

La gauche n’est pas assez dure ?

Elle n’est pas assez dure sur le plan économique. Et puis il y a un phénomène historique quand on regarde la façon dont la gauche et la droite se sont réunifiées. Il y avait une droite dure (les gaullistes) et une droite molle (les centristes-républicains indépendants). De l’autre côté, il y avait la gauche molle (les socialistes) et la gauche dure (le Parti communiste).

En 1968, entre cocos et gaullistes, on s’estimait parce qu’on était des durs. La droite a été réunifiée autour de la droite dure -dont le cœur est le RPR des Hauts-de-Seine, héritier de la tradition barbouzarde du gaullisme- et la gauche a été réunifiée autour de la gauche molle, avec le déclin du PCF.

D’un point de vue sociologique, les socialistes entretiennent un rapport fort à l’éducation, à la culture : ce sont des premiers de la classe, des bons élèves. La gauche était autrefois le reflet du monde enseignant et du monde ouvrier, mais, en ne prenant pas la mesure de la mutation économique, elle a perdu le second.

Pascal Riché et David Servenay

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  • framboise92
    framboise92 répond à A déménage le 7-6
    je choisis la campagne, la (...)
    • Posté à 08h19 le 30/11/2010
    • Internaute 24519
      je choisis la campagne, la (...)

    le Top !

  • Redroom
    Redroom
    La V2, une grosse merde.
    • Posté à 19h51 le 28/11/2010
    • Internaute 23589
      La V2, une grosse merde.

    « , la presse abreuve d’insultes le peuple de France, qui ne se comporte pas comme il faut, qui n’accepte pas la réforme »

    Merci beaucoup monsieur Todd, je crois que vous êtes la seule personne que j’ai entendu dire ça.

    La vérité effraie toujours les faibles.

    Encore merci et pour toute votre analyse qui fait du bien, du pur bonheur !

  • WhiteWarrior-
    • Posté à 20h08 le 28/11/2010
    • Internaute 129329

    « Autant les systèmes institutionnels sont différents dans les pays occidentaux, autant on y constate le même écrasement des classes moyennes, populaires », etc.
    Donc :
    - pour M Todd (ou « Tod » ?), le modèle occidental démocratique est mauvais : peut -être faut-il prendre alors modèle sur les dictatures du Tiers Monde alors ? la Corée du nord, çà vous dit, M Todd ? pourquoi ne critiquez vous jamais ces régimes ?
    - implicitement herr todd (ou son vrai nom ne serait il pas M Prudhomme tant il enfonce de portes ouvertes et sort de lapalissades ?) en appelle donc à une révolution globale contre tous les systèmes institutionnels occidentaux, donc on en revient à la vieille lune du grand soir et de la « révolution prolétarienne mondiale » : avec herr todt, c’est le « Philadelphia Experiment » : on est catapulté quasi 100 ans en arrière, à la révolution d’octobre 1917.
    Allez donc en parlez aux russes, monsieur l’idéologue lyssenkiste, vous verrez leur réaction ...

    • 101.7
      101.7 répond à WhiteWarrior-
      Promeneur
      • Posté à 20h28 le 28/11/2010
      • Internaute 59121
        Promeneur

      Je crois que quelqu’un vous a parlé plus haut, il a dit :

      « Ça suffit,couché ! ! ! ,
      (ou à la niche, comme tu veux, petit “guerrier blanc”). »

      Et il a raison !

      • WhiteWarrior-
        WhiteWarrior- répond à 101.7
        • Posté à 20h32 le 28/11/2010
        • Internaute 129329

        « A la niche » : voilà le niveau d’argumentation des gauchos. Vous êtes démasqués : c’est vous les faschos , et bêtes comme leurs pieds en plus.

  • WhiteWarrior-
    • Posté à 20h08 le 28/11/2010
    • Internaute 129329

    « Autant les systèmes institutionnels sont différents dans les pays occidentaux, autant on y constate le même écrasement des classes moyennes, populaires », etc.
    Donc :
    - pour M Todd (ou « Tod » ?), le modèle occidental démocratique est mauvais : peut -être faut-il prendre modèle sur les dictatures du Tiers Monde alors ? la Corée du nord, çà vous dit, M Todd ? pourquoi ne critiquez vous jamais ces régimes ?
    - implicitement herr todd (ou son vrai nom ne serait il pas M Prudhomme tant il enfonce de portes ouvertes et sort de lapalissades ?) en appelle donc à une révolution globale contre tous les systèmes institutionnels occidentaux, donc on en revient à la vieille lune du grand soir et de la « révolution prolétarienne mondiale » : avec herr todt, c’est le « Philadelphia Experiment » : on est catapulté quasi 100 ans en arrière, à la révolution d’octobre 1917.
    Allez donc en parlez aux russes, monsieur l’idéologue lyssenkiste, vous verrez leur réaction ...

  • Caniveau89
    • Posté à 20h08 le 28/11/2010
    • Internaute 26147

    On est bien d’accord : la gauche française est d’une médiocrité sans précédent et son ambition fait sourire...

  • WhiteWarrior-
    • Posté à 20h08 le 28/11/2010
    • Internaute 129329

    « Autant les systèmes institutionnels sont différents dans les pays occidentaux, autant on y constate le même écrasement des classes moyennes, populaires », etc.
    Donc :
    - pour M Todd (ou « Tod » ?), le modèle occidental démocratique est mauvais : peut -être faut-il prendre alors modèle sur les dictatures du Tiers Monde alors ? la Corée du nord, çà vous dit, M Todd ? pourquoi ne critiquez vous jamais ces régimes ?
    - implicitement herr todd (ou son vrai nom ne serait il pas M Prudhomme tant il enfonce de portes ouvertes et sort de lapalissades ?) en appelle donc à une révolution globale contre tous les systèmes institutionnels occidentaux, donc on en revient à la vieille lune du grand soir et de la « révolution prolétarienne mondiale » : avec herr todt, c’est le « Philadelphia Experiment » : on est catapulté quasi 100 ans en arrière, à la révolution d’octobre 1917.
    Allez donc en parlez aux russes, monsieur l’idéologue lyssenkiste, vous verrez leur réaction ...

  • andoe
    andoe
    célibataire
    • Posté à 20h34 le 28/11/2010
    • Internaute 102961
      célibataire

    En effet, il est difficile de trouver une différence droite gauche aujourd’hui.
    Par contre, il est possible de dire ce que l’on ressent : en valeur, je touche autant que mon père il y a 15 ans, alors que j’ai 2 bac +5 et lui n’avait pas de diplôme. Ensuite, j’ai la certitude de vivre moins bien qu’à l’époque alors que nous êtions 5 à profiter de son salaire.
    Enfin, après 15 ans d’expériences professionnelles, j’ai la conviction que le noeud du problème est le patronat français : je suis tombé sur des présidents, des directeurs opérationnels d’une cruauté sans merci à l’égard du petit personnel.
    Et, c’est là que le politique montre toute sa défaillance à l’égard du peuple et son allégeance à l’égard du patronat, notamment par la mis en place de la rupture conventionnelle du contrat de travail ... en pleine crise, qui est devenu un instrument d’une grande commodité pour licencier à tours de bras à pas cher. Je l’ai vu pratiquer dans mon entreprise que j’ai quittée depuis qui est une multinationale.
    J’ai également pu assister à une mise au placard, à un véritable harcèlement moral vis-à-vis du délégué du personnel. Marrant comme les patrons les détestent et tiennent des discours peu courtois, qui sont malheureusement relayés par les salariés qui ne veulent pas être étiquetés.
    J’ai pu être témoin de la machine de guerre que représente une entreprise qui va jusqu’à pousser à la porte un salarié et faire jouer de ses contacts pour que ce même salarié ne trouve pas de boulot ailleurs. Et, ce jusqu’à un niveau élevé de la hiérarchie. Ou alors, qui va user de tous ses moyens de représailles ou de rétorsions - dont contentieux - à l’égard d’un salarié licencié (mais la sanction était trop légère), jusqu’à lui envoyer des huissiers et l’attaquer aux prud’hommes, sachant pertinemment que leurs arguments étaient fragiles. Entre-temps, cet ex-salarié au chômage a dû s’échiner comme un malade pour se payer les services d’un avocat fiable, car la société lui réclamait des montants inimaginables ... parce qu’il n’avait pas respecté sa clause d’exclusivité. Rendez-vous compte qu’aujourd’hui, vous ne pouvez plus avoir un boulot la semaine pour vous acheter votre baguette et un autre le w-e, pour y mettre du beurre ! Alors que les salaires même des cadres sont minables.
    Voyez-vous, je ne suis pas trotskyste, ni naturellement de gauche ou de droite. Mais, il est clair à mes yeux que le monde du travail est pourri, profondément inégalitaire et à la limite d’une forme de dictature déguisée, organisée. Je ne suis pourtant pas des moins bien loti étant cadre ... Mais, sincèrement, je me passerai bien de travailler pour des arrogants qui vont se mettre des millions ou plus dans la poche, ce qui confortera leurs sentiments d’utilité et d’infaillibilité.
    Alors, quand je subis tout ça au quotidien, que j’écoute les politiques raconter leurs conneries et contre-vérités, se faire les VIP de la mondialisation, dont nous n’avons rien à cirer, sauf eux (pourquoi, si ce n’est qu’ils doivent avoir des intérêts dans les entreprises qui cherchent à faire baisser les frontières ?), je deviens fatalistes et écoeurés. J’ai jeté ma tv à la poubelle, ça m’a permis d’économiser sur le lexomil. De temps en temps, je lis Rue89 et y pose un commentaire pour la première fois, car j’apprécie beaucoup Emmanuel Todd, dont j’ai lu « Le destin des immigrés », il y a plusieurs années, que j’avais particulièrement adoré.

    Marc

    • WhiteWarrior-
      WhiteWarrior- répond à andoe
      • Posté à 21h51 le 28/11/2010
      • Internaute 129329

      « adoré », pas moins ! on dirait que tu parles d’un gourou. Ridicule.
      Et au fait, le bouquin, il t’en a fait cadeau ? ben non, tu as dû l’ACHETER, et une partie du fric est partie dans les poches de ton gourou. MDR !

    • Macbeth
      Macbeth répond à andoe
      Employé
      • Posté à 08h20 le 29/11/2010
      • Internaute 42646
        Employé

      Complètement d’accord avec votre vision de l’entreprise privée en France, secteur où j’ai déjà passé plus de 20 ans de ma vie professionnelle et dans différentes boite, grosses ou petites.
      Le MEDEF est l’un des syndicats patronaux les plus rétrograde et réactionnaire d’Europe (au moins de l’Ouest) me semble-t-il ; en tout cas, le MEDEF l’est ! Et nombre de patrons avec.
      Ils ont tellement embouteillé les prudhommes à force de licenciements injustifiés et scandaleux (environ 80% des décisions rendues étaient en faveur des salariés et non de l’employeur, alors que des employeurs sont aussi juges aux prudhommes), que j’ai fini par considérer que la rupture conventionnelle devenait presque un atout, du moins une porte de sortie moins ingérable pour les salariés persécutés. Attendre un an et demi, voir 3 si l’employeur fait appel d’une décision, c’est difficilement tenable ! Si tous les salariés utilisaient davantage le turn over (qui à la longue destabilise vraiment une entreprise) via la rupture conventionnelle, je me demande si ce ne serait pas là une réponse efficace et une façon d’obliger cet univers glauque de nombre d’entreprises privées de revoir leur rapport aux salariés...
      Mais Todd dit qu’il votera sans état d’âme pour la gauche en 2012, j’espère au moins que vous en ferez autant même si vous êtes destabilisé ou écoeuré ; ce n’est pas pour rien si les Bettancourt (le mari décédé comme la veuve) soutiennent des partis de droite...

      • Gilles31
        Gilles31 répond à Macbeth
        Gaucho
        • Posté à 09h44 le 29/11/2010
        • Internaute 57081
          Gaucho

        Le turnover comme moyen d’action ?

        Pffff..j’ai bossé dans de grandes boites avec 20% de turnover.
        annuel. ça ne leur pose pas de problèmes existentiels, les salariés étant presque tous interchangeables de nos jours et disponibles sur le marché.

        J’ai souvent entendu « si t’es pas heureux tu peux partir » vis à vis de salariés compétents demandant des augmentations et qui étaient dans la boite depuis pas mal d’années.

        Les rares secteurs où la main d’œuvre doit être fiable et pérenne se repère aux avantages déjà existants (aérien...)

    • Barbeuz
      Barbeuz répond à andoe
      jeune diplômé
      • Posté à 09h52 le 29/11/2010
      • Internaute 52779
        jeune diplômé

      « en valeur, je touche autant que mon père il y a 15 ans, alors que j’ai 2 bac +5 et lui n’avait pas de diplôme »

      Quelques remarques :
      - avec ma toute petite expérience, il me semble que « 2 bac+5 » ne veut malheureusement plus dire grand chose, les entreprises raisonnent en terme Grande Ecole/pas grande école et surtout regardent l’expérience professionnelle. Les doctorats ne servent à rien, par contre les MBA peuvent être utiles dans certaines entreprises, etc... Bref, les diplômes entrebâillent à peine les portes.
      - Si votre père n’avait pas de diplôme, il a du commencer à travailler assez jeune (16 ou 18 ans). Avec 2 bac+5, vous avez du commencer plus tard (disons 23 ans si vous avez fait les 2 maîtrises en parallèle). Je ne sais pas combien d’années d’écart il y a entre vous et votre père, mais si l’on compte ce nombre d’années + l’écart en terme d’années d’expérience, il a probablement de quoi contrebalancer l’absence de diplôme
      - D’ailleurs, l’absence de diplôme était moins critique la génération précédente. puisqu’un plus faible pourcentage d’une classe d’âge en avait un...

    • Nysos
      Nysos répond à andoe
      informaticien
      • Posté à 11h04 le 29/11/2010
      • Internaute 61865
        informaticien

      « Voyez-vous, je ne suis pas trotskyste, ni naturellement de gauche ou de droite. Mais, il est clair à mes yeux que le monde du travail est pourri, profondément inégalitaire et à la limite d’une forme de dictature déguisée, organisée. »

      Alexis de Tocqueville non plus, ce qui ne l’a pas empêcher de prédire en 1868 la formation d’aristocraties industrielles en démocratie...

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    • scalpa93
      scalpa93 répond à andoe
      • Posté à 13h55 le 29/11/2010
      • Internaute 116759
    • martinjo
      martinjo répond à andoe
      SARKOPHOBE
      • Posté à 16h12 le 29/11/2010
      • Internaute 38872
        SARKOPHOBE

      Voilà ce qui arrive quand on est inculte de la vie.
      Je comprends ce que vous ressentez.
      Nous n’avons pas le même âge, je suis de la génération qui se battait, avant les congés payés, vous êtes de la génération qui n’a pas su conserver ce pour quoi vos anciens se sont battus !
      Vous n’avez pas de passé, vous vous en foutez des communards, vous ne connaissez pas Olympe de Gouge, Louise Michel, Jules Vallès et ne savez même pas à qui vous devez l’existence des premières caisses de chômage !
      Habituée que vous avez été, comme vos parents que je soupçonne d’être encore jeunes et bientôt retraités, à ce que tout vous tombe dans le nid sans aller le chercher, vous ne savez même plus que le peu de confort que les ouvriers ont pu obtenir, c’est à eux seuls et à leurs luttes qu’ils le devaient !

      Comment pouvez-vous imaginer que les patrons, les actionnaires sont là pour faire notre bien ?
      Où étiez-vous avec votre bac+ 5 quand les ouvriers se battaient pour leur dignité ? Comme tous les bacs+ on vous proposerait n’importe quel boulot pourri, tiens cadre nettoyeur chez Orange, vous le feriez !

      Moi, je n’ai que mon certificat d’étude mais je n’ai pas attendu Sarkozy pour savoir qui était Jaurès et Guy Moquet ! ! !

      Quand on n’a pas de passé, on n’a pas d’avenir et surtout, on se condamne à le revivre !

      PS/ Demandez doncà votre père ce qu’est une grève, d’où vient ce mot et surtout s’il la faisait, quand d’autres comme moi sacrifiait leur salaire.

    • majorsenta
      majorsenta répond à andoe
      Assis en colère.
      • Posté à 11h41 le 30/11/2010
      • Internaute 135000
        Assis en colère.

      Me suis juste inscrit pour remercier Marc pour son commentaire.
      Voila, c’est fait.
      M’a bien plus...vraiment.

  • c.d.g.
    c.d.g.
    ami d un pingouin nommé Tux
    • Posté à 21h03 le 28/11/2010
    • Internaute 83383
      ami d un pingouin nommé Tux

    Il y a du bon et du moins bon dans l interview. Une jacquerie c est une revolte qui n a aucune ligne directrice. c est pour ca qu elle echoue forcement a terme. la revolution de 1789 avait elle un corpus ideologique et meme le soutien d une partie de la noublesse au debut (cf la fayette)

    L allemagne est certes un pays qui a plus de vieux que la France mais qui n a pas mis un systeme anti jeune pour autant. Par exemple les retraites sont indexes sur la progression (ou non) des salaires.
    Quand au fait de dire que notre classe dirigeant n est pas a la hautur, a qui la faute ? qui elit et reelit des crapules ou des imbeciles ?

    Pour les jeunes francais, l auteur oublie ce qui est pour eux la meilleure solution : voter avec ses pieds. Comme ca le systeme francais s effondrera de lui meme sous son poids.

    Car si les jeunes sont une partie minoritaire du corps electoral, ce sont eux qui font tourner la machine économique en travaillant, payant des impots voire en achetant a prix d or des appartements surévalués

    Donc les gars, n hesitez pas, utilisez le libre echange a votre profit et quittez le radeau de la meduse !

    • WhiteWarrior-
      WhiteWarrior- répond à c.d.g.
      • Posté à 21h54 le 28/11/2010
      • Internaute 129329

      Au sujet du « vote avec les pieds » : mais le gourou de la gauche doit être furieux que des Français puissent s’expatrier. Son rêve, ce serait-par le biais du contrôle des changes, voire de la non -convertibilité de la monnaie-, de les enchaîner à la « patrie ».
      Et puis en fin de compte si çà ne suffit pas in installerait un rideau de fer , des miradors, et une police politique comme en ex RDA (conséquence inéluctable du système prôné par le gourou).

    • Gilles31
      Gilles31 répond à c.d.g.
      Gaucho
      • Posté à 09h51 le 29/11/2010
      • Internaute 57081
        Gaucho

      Seuls 40% des jeunes de la tranche 20-29 votent et le pourcentage chutent après 24 ans (une fois qu’ils ont compris l’arnaque)
      Plus les jeunes les plus précarisés qui penchent vers l’extrême droite..... (ben ouais, conte les salauds de privilégiés qui ont des CDI et un CE)

      Les JEUNES sont DEJA en train de voter avec leur pied, voir d’envoyer leur pied au cul du système. Et ils sont déjà indifférent, en moyenne, au système politique et très individualistes. Aucun risque de révolution comme en 68.

      Comme dit Todd, le système est déjà entré en décadence, en mort lente

    • martinjo
      martinjo répond à c.d.g.
      SARKOPHOBE
      • Posté à 17h27 le 29/11/2010
      • Internaute 38872
        SARKOPHOBE

      HITLER ! Sort de ce corps !

      Quand un con fait semblant d’être intelligent, ça reste un con.

      T’es con de faire croire que t’es intelligent, ça se retourne contre toi !
      Tu sais, le fait d’être jeune ne m’oblige pas à être échangiste ! J’aime ma femme, elle est catholique pratiquante, cest peut- être assez non !

      putain ! rue 89 n’est pas un site échangiste, d’abord ! ! !

      Et pis tu sais, moi lejeune, être la partie minoritaire du corps, fusse électoral...

      j’aime bien parler avec des cons...

  • Autruchette
    Autruchette
    Dieu est mort !
    • Posté à 21h26 le 28/11/2010
    • Internaute 134171
      Dieu est mort !

    Gauche, Droite, Droite, Gauche... Nous verrons bien le résultat lors du prochain simulacre de Démocratie en mai 2012.
    J’ai certes une sympathie particulière pour le Rouge, mais je préfère encore de loin le Noir..

    • martinjo
      martinjo répond à Autruchette
      SARKOPHOBE
      • Posté à 16h31 le 29/11/2010
      • Internaute 38872
        SARKOPHOBE

      Le noir, certe, qui n’est que la couleur du désespoir...

  • manech42
    manech42
    retraité de la DGA
    • Posté à 21h40 le 28/11/2010
    • Internaute 104397
      retraité de la DGA

    Que l’on cesse de nous parler de gauche quand on parle du parti socialiste, c’est un parti de centre droit qui se revendique de gauche pour acceder aux affaires et ne pas rester sur la touche comme Bayrou, la preuve lorsque l’on voit tous ces éléphants socialistes accepter des postes et des missions proposés par l’affameur du petit peuple. Je n’ai pas, comme beaucoup de Français, la mémoire courte Mr Fabius, et le blocage des salaires m’est resté en travers de la gorge, le patronnat Français n’a jamais été aussi heureux que pendant la gestion socialiste, ce qui n’est pas le cas des tarvailleurs de l’époque. Non, messieurs les Menchéviks, je ne voterai plus jamais pour vous, et dailleurs messieurs les dirigeants socialistes, si Mélenchon est qualifié pour le 2ème tour face à un candidat de droite, applelerez vous à voter pour lui, je ne dis pas à voter blanc, mais bien à voter pour lui, alors ?

    • WhiteWarrior-
      WhiteWarrior- répond à manech42
      • Posté à 22h00 le 28/11/2010
      • Internaute 129329

      Ah ! Mélenchon face au candidat de droite en 2012 !
      mon rêve !
      Les gauchards définitivement cuits !

      • manech42
        manech42 répond à WhiteWarrior-
        retraité de la DGA
        • Posté à 22h08 le 28/11/2010
        • Internaute 104397
          retraité de la DGA

        Tu n’as pas encore compris que c’était ton petit poulain hongrois qui était cramé ?

      • martinjo
        martinjo répond à WhiteWarrior-
        SARKOPHOBE
        • Posté à 17h29 le 29/11/2010
        • Internaute 38872
          SARKOPHOBE

        Une vrai question :

        C’est quoi un gauchard ?

        Un néologisme ?

  • Caniveau89
    • Posté à 21h41 le 28/11/2010
    • Internaute 26147

    Il fait une grosse déprime Monsieur Todd ?

    Et oui, ses amis sont des minus inaccomplis, pas au niveau... on le voit bien, il n’y a pas de quoi faire un livre.

    Avant, c’était le bon temps, le temps des cocos et des gaullistes, des hommes, des vrais... rien à voir avec les pâles baratineurs et les caciques autoritaires d’aujourd’hui...

    Adieu la démocratie, il n’y a qu’a supprimer les élections pour confirmer les fantastiques contes de Todd.

    Mais avec une petite grève générale de 1 à 2 mois, il est possible que l’esprit français revienne !

    • martinjo
      martinjo répond à Caniveau89
      SARKOPHOBE
      • Posté à 16h42 le 29/11/2010
      • Internaute 38872
        SARKOPHOBE

      C’est con d’avoir dit cela comme ça, parceque le fond est bon.
      As- tu lu toutes les participations à cet article ?
      Ce n’est pas Todd qui me fait peur, ce sont les réactions qu’il succite !
      Ca pue l’individualisme, ça pue l’individualisme, moi, moi et moi ! ! !

      Je préfère Todd à tous ces vautrés, ces laxistes qui attendent, qui attendent...
      Je suis de plus en plus convaincus qu’il vaut mieux être de droite que rien du tout !

      j’en ai marre de tous ces vautrés devant La Poste à attendre le RMI, j’en ai marre de toute ces assistés qui ne se révoltent pas !

      A bas le lumpen-prolétariat ! ! !

  • cortomalto
    cortomalto
    montaigneux
    • Posté à 22h38 le 28/11/2010
    • Internaute 39811
      montaigneux

    il ne vous aura pas échappé qu’une des mesures annoncées par le président concernait la dépendance des personnes âgées.
    Il prend soin de son électorat de 2012

    • martinjo
      martinjo répond à cortomalto
      SARKOPHOBE
      • Posté à 17h39 le 29/11/2010
      • Internaute 38872
        SARKOPHOBE

      Casse toi pauvre con, en 2012, je serai mort !
      Je ne pourrais pas voter Sarko, et t’auras plus jamais personne pour faire la grève à ta place.
      Vous êtes tous des drogués !

  • titi31
    titi31
    citoyen
    • Posté à 22h52 le 28/11/2010
    • Internaute 111548
      citoyen

    Eh oui on a une droite dure et une gauche molle. Comme en Angleterre, comme aux Etats-Unis, comme en Allemagne, comme en Italie.
    Et encore, en France et en Italie on peut encore parler d’une vraie gauche.
    En Allemagne aussi, malgré les dégats du libéralisme de Shroeder, et grâce à la force des écolos.
    En Angleterre Blair a fini de la dérouter vers la droite (pour son seul profit personnel certainement).
    StraussKahn ne fera t il pas pareil s’il passe en 2012 ?

    La chute du mur et des dictatures de l’Est ne peuvent être jugée négatives
    Mais le modèle anglo saxon n’ayant plus d’opposition en Europe, l’ultralibéralisme économique a laminé les salariés en augmentant le chomage partout, à un seuil idéal pour affaiblir les salariés (et par là même les syndicats) au profit des actionnaires.
    Dans tous les cas on a un libéralisme économique associé à un discours xénophobe, sécuritaire, et des médias dominants aux ordres, qui dans chaque pays font la leçon aux auditeurs ou lecteurs en leur disant qu’ils ne sont pas raisonnables et qu’ils sont les seuls à râler.

    Pour un Emmanuel Todd, combien d’Apathie, Duhamel, Pujadas, Calvi (et ses invités de C dans l’air)...etc...

    Peut-être faut-il donner du poids à Mélenchon malgré ses excès, comme dans les années 70 à Marchais ?

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 23h08 le 28/11/2010
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Le problème des socialistes c’est qu’au niveau national ou européen ils ont formé une chorale, « le cœur des vierges » et qu’ils n’ont aucun programme économique ou financier alternatif a celui des libéraux. Leur réponse c’est l’accompagnement des salariés en fin de droits, la formation des exclus vers la précarité, le traitement social des dégâts collatéraux du capital. Ils n’aboient plus, ils jappent, apeurés de n’avoir aucune audace.
    La sociale démocratie proposée par la majorité des socialistes en Europe, c’est la préparation à la déroute, le repli honteux vers des positions de défense, l’accompagnement thérapeutique vers la mort sociale, alors que l’alternative est à portée de main avec les crises financières et monétaires successives et la prise de conscience des citoyens européens de la férocité du libéralisme débridé.
    Alors un peu de courage des louveteaux, sortez vous les doigts du cul.

    • Homere elmero
      Homere elmero répond à padiran
      communiste primitif
      • Posté à 23h36 le 28/11/2010
      • Internaute 87706
        communiste primitif

      arrete un peu cette violence langagiere : tu vas traumatiser notre troupeau de moutons PS, le lait va tourner dans le pis des brebis, les agneaux vont beler d’effroi.

      • padiran
        padiran répond à Homere elmero
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 23h42 le 28/11/2010
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        C’est vrai que c’est pas évident de parler avec des bêtes prêtes pour l’Aïd, enfin j’aurais fait ce que j’ai pu. Ma conscience est tranquille, même si j’ai l’impression de prêcher dans le désert

         
        • Errance
          Errance répond à padiran
          écouteur d'histoires
          • Posté à 01h57 le 29/11/2010
          • Internaute 114729
            écouteur d'histoires

          non tu prêches à des sourds volontaires qui sont aussi des aveugles volontaires.

          rhinocéros de ionesco et l’aveuglement de saramago n’ont jamais été autant d’actualité, espérons juste que ce ne soit pas le chemin vers le cauchemar d’orwell....

          Lien

          • padiran
            padiran répond à Errance
            Chroniqueur Grolandais
            • Posté à 16h39 le 29/11/2010
            • Internaute 5159
              Chroniqueur Grolandais

            Hé bien ils finiront comme les rats du joueur de flûte de Hamelin,...dans la rivière.

            • Errance
              Errance répond à padiran
              écouteur d'histoires
              • Posté à 16h42 le 29/11/2010
              • Internaute 114729
                écouteur d'histoires

              il parait qu’il y a surpopulation ça tombe bien :)

              Lien

              • padiran
                padiran répond à Errance
                Chroniqueur Grolandais
                • Posté à 16h51 le 29/11/2010
                • Internaute 5159
                  Chroniqueur Grolandais

                et en plus au PS il y a beaucoup de courants, ils n’arriveront pas à regagner la berge. :)

                • Errance
                  Errance répond à padiran
                  écouteur d'histoires
                  • Posté à 17h12 le 29/11/2010
                  • Internaute 114729
                    écouteur d'histoires

                  et comme en plus les requins ne maquent pas ...
                  Lien

                  • padiran
                    padiran répond à Errance
                    Chroniqueur Grolandais
                    • Posté à 17h35 le 29/11/2010
                    • Internaute 5159
                      Chroniqueur Grolandais

                    Au PS il y beaucoup plus de

                    que de

                    et c’est d’ailleurs leur problème, ils veulent tous être chef, mais il y a pas un seul killer. Un vrai banc de Némo

                    • Errance
                      Errance répond à padiran
                      écouteur d'histoires
                      • Posté à 23h41 le 29/11/2010
                      • Internaute 114729
                        écouteur d'histoires

                      L’avantage c’est qu’ils ne risquent pas d’oublier ils peuvent développer tout plein de moyens Némotechniques......

                      ok ok je sais où est la sortie !

                      Lien

                      • padiran
                        padiran répond à Errance
                        Chroniqueur Grolandais
                        • Posté à 09h35 le 30/11/2010
                        • Internaute 5159
                          Chroniqueur Grolandais

                        - ;))))

        8 autres commentaires
  • knafou
    knafou
    Professeur
    • Posté à 23h25 le 28/11/2010
    • Expert 123878
      Professeur

    Une analyse intéressante qui recoupe celle d’un essai de géographie politique ...
    la geographie n’est plus ce que vous croyez
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  • hagalma
    • Posté à 23h29 le 28/11/2010
    • Internaute 8451

    Le passage d’une droite propre à autre chose, c’est le passage à une droite sale. Vous me direz que l’autoritarisme a ses plus sûrs soubassement dans l’analité...

  • de passage
    • Posté à 23h38 le 28/11/2010
    • Internaute 30356

    La bêtise n’est pas l’apanage de la droite ! Beaucoup d’âneries dans cette interview.
    Je ne m’attarderai pas sur le mépris affiché vis-à-vis des jacqueries, émeutes paysannes qui n’avaient pas pensé à se mettre au service d’élites (comme la bourgeoisie, voire quelques aristocrates éclairés, en 1789) en capacité, elles, de proposer un « programme » ! C’est sûr, halte aux inégalités et à manger pour tous, c’est juste de l’émotionnel ; le droit à la propriété, ça c’est un programme durable !
    Non je relèverai juste cette affirmation d’une débilité insondable : « L’idée d’ajuster le temps de travail sur la durée de vie n’est pas scandaleuse » ! ? Donc, pour Todd, prétendant intellectuel de gauche (dure, la gauche !), le travail est une nécessité en soi, une mission sur terre, une obligation morale à laquelle on doit se soumettre au prorata du temps passé sur terre ? C’est bien entendu une idée totalement aberrante. Tout le sens des combats « de gauche » a toujours été d’améliorer les conditions d’existence du peuple, avec pour conséquence logique d’augmenter l’espérance de vie, et de réduire la servitude, donc de réduire le temps consacré au travail. Ces deux mouvements suivent évidemment des courbes inverses, et de plus elles influent l’une sur l’autre (moins on s’épuise au travail, plus on vit longtemps, et vice-versa).
    Il faut n’avoir jamais travaillé (je ne parle pas de gagner un salaire à réfléchir à ce qui nous passionne, je parle de « travailler ») et vivre dans le monde des idées pour concevoir des aberrations comme « ajuster le temps de travail sur la durée de vie » ! ! !

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 01h24 le 29/11/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    La crise historique de l’humanité se réduit à la crise de la direction révolutionnaire...

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 05h01 le 29/11/2010
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    De bons constats mais on reste un peu déçu par des réponses qui sont autant de poncifs : « Les Français sont plus ceci que les Anglais... » etc...
    Pas une seule allusion à la crise économique qui touche le monde entier et qui par conséquent entraine de ci de là des mouvements sociaux, des révoltes et pas seulement en Europe.
    Emmanuel Todd évite de mettre en évidence un impondérable : la lutte des classes existe.
    Je partage son constat d’une gauche trop molle. Mais il faudrait aller plus loin dans l’analyse et montrer que ladite gauche sociale-démocrate ne pouvait exister, avoir une raison d’être seulement dans un contexte « fordiste » alors que les masses étaient considérées comme des ensembles de consommateurs qu’on se devaient de ménager...

  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 06h24 le 29/11/2010
    • 49273
      Petit agité

    Emmanuel Todd : « Notre classe dirigeante n’est pas au niveau »

    On a dit qu’on attaquait pas sur le physique !

    • Autruchette
      Autruchette répond à Deamon7
      Dieu est mort !
      • Posté à 09h38 le 29/11/2010
      • Internaute 134171
        Dieu est mort !

      Oh putain, toi tu vas avoir des problèmes ; o)))))))))

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