Enquete 27/11/2010 à 11h11

Ces trentenaires qui n'ont plus envie de se lever pour bosser

Nolwenn Le Blevennec | Journaliste Rue89

Ils ont des diplômes, un job, un bon salaire... mais s’ennuient à mourir, découvrant sur le tard les affres de la quête de soi.

Alexandre a un parcours plutôt classe : il est diplômé d’une grande école de commerce parisienne, après avoir effectué un parcours universitaire et scolaire à l’étranger. Son CV a de la gueule et c’est une mince consolation. Sa vie professionnelle l’ennuie terriblement (il n’en voit pas le bout).

Alors qu’il méprise la comptabilité, il a travaillé trois ans à la direction financière d’un groupe de luxe suisse. Il vient de quitter son poste, pour faire « à peu près la même chose » en France.

Alors que fin 2009, le taux de chômage des moins de 30 ans était de 17,3%, de nombreux trentenaires surdiplômés, qui ont décroché un contrat indéterminé, n’arrivent pas à s’en réjouir. Enfants gâtés ? Alexandre, 30 ans, n’a pas l’air d’être difficile. Pourtant, les postes qu’il occupe le lassent. Il a appris à tuer le temps :

« Je suis un forum américain depuis bientôt six ans, où les mecs balancent leurs videos Youtube. La sérendipité guide mes parcours wikipédiesques. »

Des bandes de potes s’envoient au moins cent mails par jour, articles ou vidéos « lol » (cet article fera peut-être l’objet d’un mail). Ils sont des Adrien Deume à l’heure du web, vivent d’eau fraîche et de procrastination, et ne travaillent qu’une fois au pied du mur. Diagnostic ? Ils se sont trompés de métier :

« Pendant mes études, j’ai suivi les modes, audit et banques, et ai mis du temps avant de me défaire de ce comportement panurgien. »

Le poids du diplôme, et les parents qui surinvestissent

Sandra Gaviria, sociologue de la jeunesse, explique que beaucoup de trentenaires, « quand même pas la majorité
 », se sont laissé guider par « la contrainte économique », oubliant « 
l’authenticité de soi ». Ils ont suivi, comme Alexandre, la route du CDI, sans se poser de questions :

« En France, il y a un poids du diplôme très important. Une pression
particulière. Et les parents surinvestissent souvent le parcours de
leur enfant. Il faut du courage pour aller contre eux. »

Lucie Davoie, psychologue du travail, évoque elle aussi « le poids des diplômes » et rappelle que Bourdieu décrivait déjà une noblesse d’Etat française qui puisait « la conviction
de sa légitimité dans le titre scolaire ».

Ici, la jeunesse est vécue comme un « placement », alors qu’elle est, pour les Danois, « une recherche de soi » avec option tâtonnements et faux pas, comme l’établissent notamment les travaux de Cécile Van de Velde.

L’ouverture d’esprit ou l’argent des parents peuvent en sauver certains. Alexandre :

« Mon ami Julien, lui, est prof de français au lycée. Il a eu la chance d’avoir des parents aisés et qui l’encourageaient à poursuivre sa voie. Chez moi, c’était “une vie comme papa, pour avoir le train de vie de papa”. »

Bac S, prépa, grandes écoles : la trilogie infernale

De nombreux jeunes Français soignent donc leurs CV, comme des nouveaux-nés. Il faut enchaîner Bac S, prépa, grandes écoles. Rafaël Vivier, fondateur de Wit-Associés, un cabinet de chasseurs de tête, voit tous les jours défiler des victimes de la trilogie infernale. Ils officient dans le conseil, le droit, l’audit, la gestion, le marketing ou la finance, et sont en quête de sens et de sensations.

« Certains se demandent pourquoi ils travaillent toute la journée, comme des acharnés, pour faire bouger un cours de Bourse de un euro dans la journée », dit Rafaël Vivier. Les futurs « néo-ruraux » veulent tout plaquer pour aller élever les moutons dans l’Eure, d’autres rêvent de devenir barman dans le Sud, confectionneuse de colliers et de sacs dans le Marais ou commissaire de police.

Alexandre, lui, aurait aimé être batteur, « parce que j’aime l’instrument, c’est tout. Et vivre comme artiste c’est quand même autre chose... ».

Ce syndrome « J’aurais voulu être un artiste » qu’on nommera « Plamondo » est très répandu chez ces trentenaires. Céline, directrice de clientèle dans la grande conso, 33 ans, « coincée entre le client et le créatif », « passe-plat inutile dans un secteur insensé », est devenue actrice. Cela lui a permis de « se rassembler », mais elle gagne très peu d’argent.

Enfin, il y a ceux qui veulent être « utiles ». Ils rêvent de bosser dans le paramédical, l’entrepreneuriat social et les ONG. C’est le cas de Marie qui a lâché son poste dans l’immobilier pour reprendre des études de psycho. Sur les bancs de la fac, elle s’est fait deux autres copines trentenaires, en reconversion elles aussi. Le chasseur de tête Rafaël Vivier :

« Depuis la crise, je trouve que les jeunes ont plus d’audace. Ils hésitent moins à se lancer. Mais, plus ils gagnent d’argent plus c’est dur de bouger. Entre la prime de 50 000 euros et l’épanouissement personnel, ils ont du mal à choisir. »

La plupart d’entre eux n’osent pas tout plaquer. Ils essaient de se « construire » en-dehors de leur boulot. Enchaînent les concerts, les livres et les dons aux associations caritatives.

Diplômée à bac+5, Claire emballe les cadeaux du patron

Parmi les trentenaires (ou quasi) qui ne se sont pas trompés de voie, l’insatisfaction prospère aussi. A 26 ans, Claire n’est pas complétement déprimée parce qu’elle a réussi à « mettre les deux pieds dans le cinéma », mais elle souffre de « surqualification » chronique.

Fière détentrice du master 2 en stratégie de la communication, « le cinquième de France », elle vient de démissionner d’un poste d’assistante de production ascendant secrétaire. Un jour, son patron lui a demandé d’aller acheter du papier cadeau et d’emballer un livre pour son frère : « Je l’ai fait. C’est la loi de l’offre et de la demande. Les bac+5 prennent le boulot des bac+3, etc. » (Claire aime le cinéma coréen et elle surpasse la plupart de ses supérieurs en cuture gé).

Aujourd’hui, l’assistante master 2 gagne à peine plus que le smic et la moitié part dans son loyer. Le job bien payé et épanouissant, « ce sera pour quand je serai grande », sourit-elle. Une réaction que connaît bien la sociologue Sandra Gaviria :

« C’est un autre motif d’insatisfaction : un quart des jeunes sont déclassés. Les jeunes sont désenchantés, parce qu’ils se rendent compte qu’ils gagneront moins que leurs parents, alors qu’ils ont fait de longues études. De nombreux jeunes actifs doivent vivre en coloc. »

En plus d’être mal payés, ils sont souvent infantilisés. Entrés tard sur le marché du travail tard, ils aimeraient être vite pris au sérieux. Des salariés comme les autres, or « on » les ramène constamment à leur condition de junior.

Des bêtes sensibles qui veulent des chefs doux et maternants

« Ah, pauvres jeunes, c’est terrible ce qui leur arrive », se dira peut-être le lecteur à ce point... « Je n’arrive pas à savoir si nous subissons beaucoup ou si nous ne supportons rien ? », se demande Claire.

Ces trentenaires sont en effet des petites bêtes très sensibles, qui ont tendance à ne rien supporter. Enfants de la génération Y, la moindre contrariété les mine. Ils ne supportent pas bien les ordres et veulent des chefs doux et maternants.

Sandra Gaviria trouve aussi qu’ils ont tendance à se plaindre avec emphase :

« Ils ont conscience de leurs difficultés et n’arrête pas de l’exprimer. Ils se sentent autorisés à se plaindre, ce qui est bien, mais cela a des limites. Le pessimisme va loin. »

Car ce n’est ni la première génération, ni la dernière à être désabusée par le marché du travail. La solution intemporelle à la déprime professionnelle : tomber amoureux, comme l’exprime le héros d’« Un monde sans pitié », d’Eric Rochant, dans le générique du film.

  • 294510 visites
  • 518 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Malzieux
    Malzieux
    Ex-chomeur
    • Posté à 11h30 le 27/11/2010
    • Internaute 124404
      Ex-chomeur

    tu as gagné ton premier « point bobo » de la journée. Bravo !

    • Numerosix
      Numerosix répond à Malzieux
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 11h34 le 27/11/2010
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      On l’applaudit bien fort ..

      Et maintenant , Caniveau va nous présenter ses propositions de visions d’une société entièrement deboboisée..

       
      • Caniveau89
        Caniveau89 répond à Numerosix
        • Posté à 18h43 le 27/11/2010
        • Internaute 26147

        Que ceux qui ne veulent plus travailler pour des raisons personnelles laissent leur poste à d’autres, car aux dernières nouvelles il y a 4 000 000 de personnes en France qui rêvent d’avoir un job. Et dans la tranche d’âge 20 / 30 ans, nous devons avoir pas loin de 20 % de chômeurs (peu d’entre eux étant indemnisés).

        La complainte des nantis et les états d’âme de ceux qui s’en sortent bien au plan économique, c’est minable, il n’y a pas d’autre mot !

        • Numerosix
          Numerosix répond à Caniveau89
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 18h51 le 27/11/2010
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)

          Oui devenons tous des robots sans états d’âme dans le meilleur de mondes, pourquoi se faire chier..

          Lien

          • Caniveau89
            Caniveau89 répond à Numerosix
            • Posté à 18h55 le 27/11/2010
            • Internaute 26147

            « Robots sans états d’âme » ? ? ?

            Le meilleur des mondes, il doit se construire... C’est dur, mais si on se tâte tous les matins c’est encore plus dur !

            • Diegoka
              Diegoka répond à Caniveau89
              Lanceur de crottes
              • Posté à 15h12 le 23/06/2011
              • Internaute 65927
                Lanceur de crottes

              Tatage le matin, chagrin : (
              Tatage le soir, ESPOIR ! ! :)

      4 autres commentaires
    • A déménagé le 9-8
      • Posté à 11h41 le 27/11/2010
      • Internaute 5710

      Merci de ton aide...
      Parce que moi aussi, je me sens démotivé à force de lui coller son point tous les jours...

    • Caniveau89
      Caniveau89 répond à Malzieux
      • Posté à 18h36 le 27/11/2010
      • Internaute 26147

      Et oui, en lisant cet article, j’ai d’abord pensé à un gag !

      Ces pauvres trentenaires qui ont du boulot du fric et tout et tout sont malheureux ? Un gros chagrin ? Comme on les comprend, la société est si dure (avec d’autres !), il y a de quoi déprimer.

      La réalité dépasse la fiction...

  • framboise92
    framboise92
    je choisis la campagne, la (...)
    • Posté à 11h43 le 27/11/2010
    • Internaute 24519
      je choisis la campagne, la (...)

    Allo caniveau bobo » ?
    Déjà compté au bout du fil, en fait.

  • boboland
    boboland
    ex-o'placard
    • Posté à 08h10 le 28/11/2010
    • Internaute 104841
      ex-o'placard

    tu m’as -largement- pris de vitesse... !
    j’ai LA solution à la situation décrite par cet article :
    PARTIR ailleurs.
    Partir dans un pays où la vie professionnelle a de la signification, c’est à dire où le travail sert à quelque chose : à soi-même et aux gens qui sont autour.
    Le premier point c’est d’avoir un métier utile. La plupart des métiers évoqués dans l’article sont des métiers opportunistes (trader... ! ! ! ? ?) ou font suite à des études qui sont à la limite du loisir (les publicistes etc). Ce sont des métiers pour vivre en France et si possible à Paris, rester pres des parents, des copains d’études, pratiquer un sport, prés de son ou sa chéri(e)
    Celui qui a un métier technique - profession de santé, métiers de bouche, ingénieur,technicien quelconque et d’autres surement- peut partir l’exercer où il veut (sous condition d’ English fluent)
    Personnellement je suis de la génération « volem viuvre al païs », ce que j’ai fait (les parents y étaient pour beaucoup) et bien ...je le regrette, si j’avais su. Moralité la majorité de mes enfants sont partis un jour en lachant des boulots planques parisiens ; pas pour l’argent ni les avantages sociaux mais pour chercher des vies moins ternes. Pour la vie ? jusqu’à la fin de sa mort ? pas forcement.
    Barrez-vous pour votre bien
    papa

  • Molly Hatchet
    Molly Hatchet
    d'an emgann ! d'an emgann !
    • Posté à 11h21 le 27/11/2010
    • Internaute 125979
      d'an emgann ! d'an emgann !

    Si ils n’ont plus envie qu’ils laissent leur place à ceux qui en ont envie et arrêtent de chialer.
    Je leur propose de passer 1 an en usine avec le salaire qui va avec, cela leur passera leur caprice d’enfant gâté.

    • Numerosix
      Numerosix répond à Molly Hatchet
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 11h25 le 27/11/2010
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Tiens, il y a même encore des maoïstes, aussi..

      • Yann Guégan
        Yann Guégan répond à Numerosix
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
        • Posté à 12h23 le 27/11/2010
          éditeur
        • Journaliste 1836
          Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

        Fais ton autocritique, camarade Six !

         
        • Numerosix
          Numerosix répond à Yann Guégan
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 14h22 le 27/11/2010
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)

          Ha non , moi je suis toujours situ : -)

    • A déménagé le 16-01-2012 3
      • Posté à 11h41 le 27/11/2010
      • Internaute 110430
        nc

      Justement il faut lire l’article, les gens diplômés sont de moins en moins bien payé. Faites un tour sur les offres pôle emploi, on recrute des informaticien à bac+2 ou3 exigé pour 1500 euros, des moniteurs auto école (concours assez dur) à 8 euro de l’heure donc guère plus qu’un boulot en usine, etc...
      On ne peut pas demander à quelqu’un de s’investir à fond dans son boulot, de prendre parfois de lourdes responsabilités comme si cela allait de soi. Je pense que très peu de salariés se sentent reconnus et valorisés dans leur emploi aujourd’hui. On y va pour payer les crédits en se languissant de rentrer chez soi retrouver sa famille et ses loisirs... Et si c’était plutôt une question d’évolution des rapports hiérarchiques toutes générations confondues qui était à revoir ?

      • Molly Hatchet
        Molly Hatchet répond à A déménagé le 16-01-2012 3
        d'an emgann ! d'an emgann !
        • Posté à 12h17 le 27/11/2010
        • Internaute 125979
          d'an emgann ! d'an emgann !

        Ce sont les salaires à l’embauche.
        Après il faut faire ses preuves, s’élever dans la hiérarchie, monnayer son expérience auprès des concurrents etc ...
        Pour ce qui est de s’éclater au boulot c’est accessoire, même si c’est bien entendu plus agréable ...

        Ce genre d’article est quand même typique de l’état d’esprit d’occidentaux trop gâtés et est limite indécent au moment ou des ouvriers sont en permanence sur la sellette, subissant le chantage de la délocalisation, contraints d’augmenter sans cesse leur productivité parfois au détriment de leur santé et voyant fondre leurs maigres acquits sociaux. Et je ne parle même pas de l’absence totale d’attrait de leur activité.
        Faites un mois en sur une chaîne d’abattoir, debout, dans le froid à effectuer un travail peu ragoutant et pénible ...

         
        • jeffouletofou
          jeffouletofou répond à Molly Hatchet
          cddiste
          • Posté à 12h24 le 27/11/2010
          • Internaute 43444
            cddiste

          un mois en abatoire, mais vous revez, ce genre de personnes ne tiendraient pas une demi journee sur un boulot de ce type.

          un autre truc plus sympa, sur une ligne de prod de pitch pasquier a foutre des cartes autocollante pour les gamins sur chaque sachet durant 8 heures.

          toutes ces personnes, que l’ont voient de plus en plus à la tele du style j’ai « change de vie » sont toujours les meme, a savoir des gens qui ont gagne plein de ble et qui peuvent se permettre, une fois le compte en banque bien rempli de tout claque avec l’assurance de ne pas crever la dalle.

          • Popy
            Popy répond à jeffouletofou
            • Posté à 19h53 le 29/11/2010
            • Internaute 33544

            He les filles, la revolution culturelle est FINIE

            • GwendalB
              GwendalB répond à Popy
              En recherche d'emploi
              • Posté à 19h49 le 17/04/2011
              • Internaute 123915
                En recherche d'emploi

              ou n’a jamais eu lieu là ou elle aurait été utile...

        • TroisPtitsSinges
          TroisPtitsSinges répond à Molly Hatchet
          ingé ex-précaire
          • Posté à 12h50 le 27/11/2010
          • Internaute 114529
            ingé ex-précaire

          Entièrement d’accord.
          J’ai tenté de monter une entreprise, ce qui m’a valu d’être un cumulard des plus improbables possible : Ingénieur « grande école », entrepreneur fondateur de SARL, au RSI (pas d’autre ressource), et « esclave » de mon projet (de 50 à 70 heures/semaine).
          Aujourd’hui je me retrouve dans la situation décrite ici : colocataire, 2000 euros, CDI, 40% de mes capacités. Et je ne me sens pas du tout a plaindre.
          Quand il s’agit d’améliorer une situation sociale, on s’attaque aux problèmes des 80 % les moins favorisés, pour la consolider. S’intéresser aux autres 20 % est inutile, car cela n’entraîne pas d’amélioration générale, et puisque ces 20 % sont les plus armés pour se battre par eux-même.
          Ils s’ennuient ? qu’ils choisissent des amis dans des classes sociales un peu plus diverses, des caissières, vendeuses, manutentionnaires, et ils auront une motivation supplémentaire pour agir, peut-être aussi en dehors de leur boite et pour leurs proches.
          Ceux qui se sentent vides, seuls, du haut de leurs études, niveau de culture ou QI, l’ont bien cherché.
          Je suis violent, mais trop nombreux sont ceux qui ont porté des T-shirts du Che, quand ils étaient étudiants. Rappel : le Che était médecin, pas ouvrier.

          • Redroom
            Redroom répond à TroisPtitsSinges
            La V2, une grosse merde.
            • Posté à 16h20 le 27/11/2010
            • Internaute 23589
              La V2, une grosse merde.

            « Ils s’ennuient ? qu’ils choisissent des amis dans des classes sociales un peu plus diverses, des caissières, vendeuses, manutentionnaires, et ils auront une motivation supplémentaire pour agir, peut-être aussi en dehors de leur boite et pour leurs proches »

            Bravo !

            Et en plus ils s’éclateront !

            • Ptit Louis
              Ptit Louis répond à Redroom
              Ni dieu, ni maître
              • Posté à 19h29 le 27/11/2010
              • Internaute 123012
                Ni dieu, ni maître

              Ah ! là chapeau, ça cingle !

              La juste réponse qu’il fallait

              • Redroom
                Redroom répond à Ptit Louis
                La V2, une grosse merde.
                • Posté à 19h31 le 27/11/2010
                • Internaute 23589
                  La V2, une grosse merde.

                J’ai repris la phrase de troisptitsinges... : -)

        • adtone
          adtone répond à Molly Hatchet
          étudiant
          • Posté à 12h59 le 27/11/2010
          • Internaute 52307
            étudiant

          Populiste, effectivement vous avez bien choisi votre titre ! Ce n’est pas parce qu’il existe des métiers plus dures et plus pénibles que les autres qu’il ne faut pas considérer la dégradation non seulement d’un point de vu du salaire que d’un point de vu de la sous qualification de métiers lié au bac +3, +5. Avec ce genre de considération on tire les choses vers le bas et pas vers le haut.

          Et après tout pourquoi pas ? Pourquoi s’embêterai t’on de l’éducation de nos chères bambins-pourris-gatés-occidentaux alors que d’autre travail dure au même âge. Tout problème à son intérêt, et toute dégradation à ses conséquences...

          • Molly Hatchet
            Molly Hatchet répond à adtone
            d'an emgann ! d'an emgann !
            • Posté à 13h16 le 27/11/2010
            • Internaute 125979
              d'an emgann ! d'an emgann !

            Le salaire lié au diplôme c’était il y a plus de 20 ans !
            Maintenant c’est au mérite que ça se joue, aux efforts que vous êtres prêt à faire pour améliorer vos revenus ....
            Ainsi on voit des Bac+2 passer devant des Bac+5 parce qu’ils en veulent plus et sont plus compétents.
            Tout cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas étudier, au contraire, mais que ce n’est pas une fin en soi, un diplôme est juste un ticket d’entrée dans le monde du travail et c’est à ce moment là que les choses sérieuses commencent .

            • BobCat
              BobCat répond à Molly Hatchet
              observateur
              • Posté à 23h24 le 27/11/2010
              • Internaute 71310
                observateur

              . . . Maintenant c’est au mérite que ça se joue . . .

              Ou ses propres réseaux, ou alors aux relations de papa / maman . . .

              Cela étant, je suis pour que chacun soit rétribué de façon juste, mais le juste est-il le « légal », ou est-ce « l’égal » ?

              A quand le véritable « à chacun selon ses mérites » ?

              En attendant, si l’on pouvait déjà avoir « à chacun selon son travail »

              Ou mieux « à chacun selon ses besoins »

            • Popy
              Popy répond à Molly Hatchet
              • Posté à 19h58 le 29/11/2010
              • Internaute 33544

              Quel rêve ! Beau spécimen de cerveau lave.
              Malheureusement, toutes les études vous contredisent : plus le pays est libéral et « sors toi les doigts du cul ca ira mieux », plus la carrière est corrélée au niveau social des parents et au réseau personnel.
              Le mythe américain... est un mythe

          • TroisPtitsSinges
            TroisPtitsSinges répond à adtone
            ingé ex-précaire
            • Posté à 11h27 le 28/11/2010
            • Internaute 114529
              ingé ex-précaire

            Vous dites « Tout problème à son intérêt, et toute dégradation à ses conséquences... »

            je vais reprendre mon argumentaire précédent :

            Quand il s’agit d’améliorer une situation sociale, on s’attaque aux problèmes des 80 % les moins favorisés, pour la consolider. S’intéresser aux autres 20 % est inutile, car cela n’entraîne pas d’amélioration générale, et puisque ces 20 % sont les plus armés pour se battre par eux-même.

            Puisque vous êtes étudiant nous avons très probablement moins de 10 ans d’écart (28 pour moi). Nous avons grandi dans la mythologie selon laquelle les classes sociales avaient plus ou moins disparu, ce qui a laissé le champs libre à une dégradation d’ensemble au nom de la mondialisation, de l’Europe, de la stabilité monétaire, etc.
            Plus tard, les néo-tatchéristes sont allés encore plus loin en postulant que le bonheur des riches ferait celui des pauvres. On entend maintenant ce genre de phrases :
             » - il faut faire en sorte que les fuites fiscales n’aient pas de raisons d’être. »
             » - il faut faire des sacrifices pour éviter les délocalisations »

            Ce qui revient exactement au contraire de ce que je viens de dire (les 80 /20 ci-dessus) mais qui justifie pleinement les plaintes de ces cadres jeunes et « désœuvrés ». Toutes ces « bonnes raisons » de se plaindre sont des mensonges. C’est « la base » qu’il faut défendre au nom de son propre bien.
            Si certains cadres et assimilés veulent faire pleurer les classes sociales « en dessous » sur leur sort, ils se fourrent le doigt dans l’œil. Car les « populistes » ont raison. Tentez donc de trouver un endroit dans ce monde où la « base » est heureuse et les « cadres » désœuvrés. Bon courage.

        • A déménagé le 16-01-2012 3
          • Posté à 13h41 le 27/11/2010
          • Internaute 110430
            nc

          « Ce sont les salaires à l’embauche.
          Après il faut faire ses preuves, s’élever dans la hiérarchie, monnayer son expérience auprès des concurrents etc ... »

          Pas d’accord avec ça en tout cas pas en France dans la majorité des entreprises, il y a des gens très consciencieux, qui font très bien leur job et qui ne ramassent rien de la part du gâteau, à qui on confie des tâches pour lesquelles elle sont surqualifiée, à qui on demande de s’adapter à des méthodes décidées par des managers ou responsables ne connaissant pas le terrain, etc... J’ai plein d’exemples comme celui de mon papa, agent edf qui a fini en dépression à cause du boulot, regardez france télécom,...
          Et je vous rassure, les boulots de merde je connais.
          Ce discours « y’a qu’à » on nous en a gavé voilà le résultat, et on est de plus en plus nombreux à se marginaliser comme ça sciemment, par dégoût, par désenchantement, oui à 30/40 ans et c’est dommage hein ? Je regarde autour de moi j’ai des menuisiers, des gens du bâtiment, un kiné, des fonctionnaires, le constat est le même : on va se démerder pour pas avoir à faire ça encore 30 ans parce qu’on en a plein le c** !

        • duanra33
          duanra33 répond à Molly Hatchet
          travailleur
          • Posté à 14h55 le 27/11/2010
          • Internaute 54191
            travailleur

          +1, en effet les mecs qui sortent des école de commerces veulent de suite toucher des salaires de PDG , mais faut faire ses preuves.

          Le problème vient aussi des écoles de commerce, qui vendent leur diplôme entre 20K€ et 40K€ les 3 ans, a ce prix la ils sont obligés de dire au futurs diplômés qu’ils auront des salaires élevés et des responsabilités, mais vu l’état du marché du travail en France, c’est a la fin de leur cursus qu’ils comprennent que cela sera bien plus compliqué d’avoir un boulot intéressant et bien payé...

        • 3880
          3880 répond à Molly Hatchet
          ancien étudiant, nouvel employé (...)
          • Posté à 17h03 le 27/11/2010
          • Internaute 3880
            ancien étudiant, nouvel employé (...)

          Merci pour l’article ! Je me sens pas seul ! ! !
          Après modeste diplôme d’ingénieur sur Marseille, un stage de 6 mois au Japon, j’ai décroché un emplois en prestation de service (SSII) en aout.
          J’étais payé 1750€/mois, pour un job pas intéressant sur Toulouse.
          Résultat des cours, je suis partis à la recherche d’un peux plus de piment dans ma vie. Je viens d’embaucher il y a quelques jours à Shanghai pour un emplois d’ingénieur à 1600€/mois.

          J’ai retrouvé de la curiosité et de la joie de vivre en allant au travail !
          C’est mon choix, plus celui de mon père...

          • BobCat
            BobCat répond à 3880
            observateur
            • Posté à 23h32 le 27/11/2010
            • Internaute 71310
              observateur

            Je viens d’embaucher il y a quelques jours à Shanghai pour un emplois d’ingénieur à 1600€/mois

            1600€ / mois (mille six cents) pour un ingénieur, c’est un salaire épanouissant à Shangaï ?

            • 3880
              3880 répond à BobCat
              ancien étudiant, nouvel employé (...)
              • Posté à 09h09 le 28/11/2010
              • Internaute 3880
                ancien étudiant, nouvel employé (...)

              Ce n’est pas le salaire, le problème. Je suis peux être prétentieux, mais c’est un peux humiliant d’avoir un diplôme d’ingénieur, de faire un job qui ne nous mais pas en valeur, et de ne pas être mieux payer qu’en Chine !

              En Chine, le job est un peux plus intéressant, on a plus vite des responsabilités, on se remet en cause tout les jours, on avance, on apprend, on ne tombe pas dans la routine humiliante du [Ctrl] + C / [Ctrl] + V, ma principale activité d’un ingénieur dans ma SSII.

              Un article au hasard :
              Lien

              • BobCat
                BobCat répond à 3880
                observateur
                • Posté à 14h01 le 28/11/2010
                • Internaute 71310
                  observateur

                . . . le job est un peux plus intéressant, on a plus vite des responsabilités, on se remet en cause tout les jours, on avance, on apprend, on ne tombe pas dans la routine . . .

                Je m’étonnais seulement du montant du salaire, sans avoir bien fait attention à la motivation, mais je vous comprends.

                J’ai connu en effet des expatriés (entre les océans indien et atlantique) qui jouissaient de conditions autrement plus avantageux.

                Je connais quelqu’un de très proche qui a eu la même démarche à ses débuts, ce qui lui avait permis d’évoluer plus sûrement et plus rapidement en fait que beaucoup de ses camarades de promo, lesquels avaient initialement rigolé de son choix.

                . . . on ne tombe pas dans la routine humiliante du [Ctrl] + C / [Ctrl] + V

                Tant mieux pour vous si aussi souvent que vous le souhaitez, cela vous arrive de prendre l’initiative de [Ctrl]+[N],
                Et merci pour le lien vers le « solde des flux migratoires » de la Gaule, très instructif.

            • sophieson
              sophieson répond à BobCat
              étudiante
              • Posté à 13h32 le 05/12/2010
              • Internaute 105633
                étudiante

              Il faut aussi comparer au coût de la vie en Chine... qui est nettement inférieur à celui de la France ! ! ! (genre le bus= 1 ou 2 yuans, soit 20 cts...) Et le salaire moyen pour un ingé chinois tourne autout de 600€ (6000 yuans). Donc 1600€ c’est très honnête, surtout si on ne parle pas le chinois couramment !

              • BobCat
                BobCat répond à sophieson
                observateur
                • Posté à 15h42 le 05/12/2010
                • Internaute 71310
                  observateur

                Donc 1600€ c’est très honnête, surtout si on ne parle pas le chinois couramment !

                Merci, j’ignorais !

                J’ai connu il y a quelque temps, un pays où les expat étaient payés en monaies de leurs pays d’origine, avec le même nveau de salaire que s’ils étaient restés au pays, et avec des avantages en nature imposées à 5% seulement.

                Le voyage forme la jeunesse !

        • ker
          ker répond à Molly Hatchet
          • Posté à 17h50 le 27/11/2010
          • Internaute 12793

          L’article aurait pu decrire mon propre cursus, comme celui de millions de glandeurs surdiplome qui n’en ont plus rien a foutre et enchaine les contrats court ou ils glandent tout autant qu’au chomage, puis vivent sur leurs economies sans rien foutre durant des mois.
          Personnellement je suis un tir au flanc notoire (je ne me souviens plus de la derniere fois ou j’ai travaille huit heures), mais comme j’ai une certaine experience on m’a jusqu’a present systematiquement rappele lorsque j’etais au chomage. Et j’aime le chomage, meme tres mal remunere. J’ai appris a me demerder.

          Les ouvriers dont tu parles n’existent plus : ils ont ete viree, regarde un peu les actualites, aujourd’hui il n’existe plus que des cdd, plus beaucoup de cdi. Personnellement je n’ai jamais vu la couleur d’un contrat au dela d’un an. Ceux qui acceptent les conditions inhumaines de certains CDI sont souvent des soutiens de familles qui n’ont pas le choix... ou des cons qui en sont reste a une moral catho. Mais fort heureusement la natalite en europe s’effondre et de plus en plus de jeunes n’ont plus a se prostituer pour nourrir leurs familles.

          Surtout, le systeme n’a plus besoin de ces ouvriers : les machines ont malheureusment remplace l’homme un peu partout et la masse de travail reelement necessaire est de plus en plus faible. C’est pour cela que les ouvriers ne retrouveront jamais leur emploi a temps plein

          Nous les pommes diplomes, nous n’avons jamais demarre dans la vie : apres de longues etudes ou nous n’avons pas pu socialiser, nous sommes souvent celibataire ou divorces et n’avons pas d’enfants a charge, nous avons de petits besoins et quelques petits contrats nous sufisent, pourquoi devrions nous travailler plus pour soutenir un systeme que nous haissons alors meme que nous n’en avons pas besoin, pour payer la merco du patron ? Bref on ne nous a jamais rien demande, on va pas quand meme se fouler pour de la merde...

          Les occidentaux ne sont pas « gates » : nous sommes souvent sans logement fixe, vivons entasse, sans lieu de socialisation, parfois nous ne pouvons meme pas sortir dans notre propre ville tant tout est chere, sans amis fixes car nous n’avons plus le temps entre le boulot et les transports si nous travaillons (et nous sommes mobiles, forcement mobiles). Ici nous gagnons peut etre plus, mais tout s’achete et rien n’est gratuit. Nous sommes tout autant les esclaves d’un systeme que nous avons nullement choisi. Ici si tu es seul et que tu es dans la merde, personne ne t’aideras si tu ne tend pas un billet, tu finiras par crever dans la rue mort de froid comme les sdf que plus personne ne regarde. Voila le bonheur d’etre occidental : bouffer de la merde quand on peut, bosser dans des environnements froid et inhumain et finir sa journee devant une tele ou un ordinateur : pas de fete, pas de danse, pas de reunions de tribus, pas d’arbre a palabre ou de fete du village, pas de place ensoleille ou l’on se reunit pour discuter, mais une tele ou un journal. Meme pour faire pipi et caca il faut payer.

          Mais la difference avec nos parents et une bonne partie du monde est que nous n’avons pas autant d’enfant. En consequence nous n’avons pas les memes besoins ni les memes craintes et nous ne sommes plus des soutiens de familles dociles cherchant a garder a tous prix leurs emplois. Nous rejetons le modele occidental qui est en train de s’effondrer et decidons de vivre au jour le jour. C’est cela la grosse difference qui donne un sens a notre comportement qui est reflchi et non pas une reaction d’enfant gate : ici travailler n’a plus aucun sens.

          La veritable resistance aujourd’hui c’est de ne pas travailler, de refuser autant que possible de travailler pour un systeme qui ne nous a jamais rien demande en dehors de notre participation en tant que force de travail.

          Pour s’en convaincre lire :

          Krisis, manifeste contre le travail

          Comment les riches detruisent la planete, de kempf

          L’insurrection qui vient

          Toute personne qui s’investit dans son travail, meme a basse echelle ne fait que participer a l’accumulation du capitale et a la destruction de la planete. Il travail pour les riches, contre sa survie, contre les siens.

          Ne travaillons que pour gagner le stricte necessaire et nous aurons du temps libre pour vraiment changer les choses. Le temps et la disponibilite sont les conditions d’un changement, sinon ce sera le desastre et l’effondrement generalise.

          Quand a tous ceux qui confondent tout et pretendent que sans travailler nous ne pourrions survivre, ils confondent travailler pour des patrons et pour conssommer avce le fait de travailler pour satisfaire a ces besoins. Avec un peu d’experience et un bon jardin, on voit tres vite que de se nourrir n’est pas si sorcier : : mes grands parents nourrissaient une famille de cinq enfants sur quelques ha faisaient le pain et tout cela tenait dans une journee de travail normal.
          Alors nourrir une petite personne par son propre travail...

          • Molly Hatchet
            Molly Hatchet répond à ker
            d'an emgann ! d'an emgann !
            • Posté à 18h39 le 27/11/2010
            • Internaute 125979
              d'an emgann ! d'an emgann !

            Bien sûr que si il existe des ouvriers, il n’y a pas que dans l’automobile et la sidérurgie qu’on emploi des ouvriers.
            Il y en a dans beaucoup de PME !
            N’oublions pas ceux qui travaillent dans les abattoirs, dans l’agroalimentaire où il faut remplir des cagettes de fruits et légumes, ou il faut préparer et conditionner viandes et poissons, les manutentionnaires, ceux qui font de la mise en rayon dans les magasins etc ....

            Si, l’occident est gâté, il suffit de voyager un peu pour s’en rendre compte.

            • ker
              ker répond à Molly Hatchet
              • Posté à 19h28 le 27/11/2010
              • Internaute 12793

              Que je sache les abatoires ne representent pas une masse tres eleve d’emploi. Quant au personne qui font cela tout une vie...

              L’occident est gate... cela ne veut strictement rien dire. Tout le monde est loin d’etre gate en occident, ballade toi dans les rues, regarde les types qui dorment sur le trottoir, cest pour le plaisir...
              Tu crois qu’ils n’aimeraient pas se construire un petit abris contre le froid et la pluie, avoir un endroit ou crecher et chauffer de l’eau Ici on ne fais pas vraiment ce que l’on veut ni meme ce que l’on peut, mais ce que la police nous laisse faire ? Tu te ballades ou ? Moi je vis en banlieue en suede a une heure du centre ville (j’ai quitte la france tres jeunes sur un coup de tete). Ce que je vois ce soint des alcoloos, des jeunes immigres deprimee regretant leur pays d’orignies. Je ne vois pas que des occidentaux gates. Pacontre ceux qui soutiennent le plus le systeme salariale et les valeurs du travail se recrutent systematiquement de l’autre cote de la ville, chez ceux qui eux sont gates pourrie et heritent de leur parent.

              Evidemment si tu te ballade en Inde ca craint, mais ce ne sont pas les occidentaux qui sont gates mais les indiens qui sont plonges dans une pauvrete crasse qui n’a rien de naturelle ni d’universelle : l’inde est un pays surpeuple, avce une segregation social bien particuliere ou la masse du lumpen proletariat est exploite et segrege.

              Quand aux comparaisons economique elles valent ce qu’elles valent : peanuts.
              Un paysan du sahel peut survivre durant des decennies avec un dollar (car il ne tire pas sa subsistance des echanges commerciaux). Si il emigre en europe avec le meme revenu il ne survivra que deux ou trois jours le temps de mourir de soif : ici l’eau des rivieres n’est pas potables dans les agglomerations, ne cultive pas la terre qui veut, et en hiver par grand froid, le taux de survie n’est meme que de quelques heures.

              • Molly Hatchet
                Molly Hatchet répond à ker
                d'an emgann ! d'an emgann !
                • Posté à 19h37 le 27/11/2010
                • Internaute 125979
                  d'an emgann ! d'an emgann !

                Arrêtons donc de nous regarder le nombril ...

          • BobCat
            BobCat répond à ker
            observateur
            • Posté à 23h48 le 27/11/2010
            • Internaute 71310
              observateur

            . . .on voit tres vite que de se nourrir n’est pas si sorcier : : mes grands parents nourrissaient une famille de cinq enfants sur quelques ha . . .

            Si vous deviez travailler dans une ville comme Paris, avez-vous essayé d’y acquérir (ou même en banlieue) un petit jardin potager d’un dixième d’hectare ?

            • ker
              ker répond à BobCat
              • Posté à 01h37 le 28/11/2010
              • Internaute 12793

              Aucune chance, mais tu n’as pas bien compris le sens de mon commentaire (pas forcement toujours tres clair...) : je repond d’avance a la critique qui avancerait que cette resistance au travail generalise ne peut etre que du parasitisme irresponsable. Nous ne somme pas necessairement des faineants refusant tout activite mais refusant un travail salarie qui n’a plu rien a voir avec le fait de combler ces besoins mais n’est plus que du travail pour engraisser une elite qui consomme ou payer des emprunts dont nous n’avons pas necessairment besoin au depart.

              Et ceux qui pretendrait que le travail que nous fournissont au sein des entreprises n’est rien par rapport au dure labeur que nous devrions executer si nous devions produire directement notre nourriture affabule. Huit heure par jour aujourd’hui, pour mois c’est huit heure a fond plus deux heures de transports donc dix heures plus preparation de mon casse croute car je n’ai pas bobonne a la maison et que le conditions ne permettent pas toujours de bouffer a l’heure et le reste (voyage tous les mois avec retour le week end). C’est pour cela que je refuse de faire huit heure et que je me met au chomage des que je epeux. C’est pour cela que j’estime que fj’ai assez donne. Surtout qu’ayant pu cotoye des agriculteurs durant mon enfance et participant a des projets de culture je sais que cela n’a strictement rien a voir en terme de stress quand on est pas dans un circuit commercial mais que l’on pratique de la culture vivriere.

              Le fait que tu n’ai pas de terre explique justement le fait que tu sois obige d’etre un urbain quelque soit tes desiderata. Le systeme a tue la petite paysannerie et tout l’artisanat rural en decretant que les engrais, les tracteurs et le plastique c’etait plus moderne et le futur par rapport a la bouse, a la main de l’homme et au bois et a l’artisanat. C’est faux, on voit bien aujourd’hui ou nous mene le tout industriel, mais nous sommes maintenant massivement soumis et ne pouvont pas changer cela individuellement. Comme nous n’avons pas choisi ce systeme nous ne lui devons rien. Puisqu’il a fait partir massivement les gens des campagnes pour industialiser la production de nourriture il est normal qu’il paie des armee de « clients » a rien faire. Ce fut deja la cas sous les romains (lire l’histoire de rome et du remplacement des hommes libre par des esclaves dans les grands domaines et les 200 000 clients nourris par les patriciens). Et en tant que « clients », nous ne devons rien a ceux qui se sont approprie tous les moyens de production et les font tourne sans nous. Si ces patriciens n’existaient pas nous serions mieux lotis, ne leur lechons pas les pieds, faisons en le moins possible.
              Le seul devoir moral qui me semble raisonnable c’est d’essayer de ne pas financer par mes achats et mon travail un systeme qui tourne grace au petrol et au travail des esclaves chinois.

              • BobCat
                BobCat répond à ker
                observateur
                • Posté à 14h39 le 28/11/2010
                • Internaute 71310
                  observateur

                Surtout qu’ayant pu cotoye des agriculteurs durant mon enfance . . . rien a voir en terme de stress . . . dans un circuit commercial . . . on pratique de la culture vivriere.

                Chacun son tour, la vie est un recommencement quasi perpétuel ; à la fin des années 60’s et début des 70’s, il y avait du monde qui a voulu « faire l’amour pas la guerre », vivre en communauté . . . ils sont partis de la ville vers les contrées telles que les Cévènes, c’est une démarche tout-à fait honorable, puisque sincère.

                . . .Comme nous n’avons pas choisi ce systeme nous ne lui devons rien . . .

                C’est pour éviter à leurs rejetons une telle désillusion qu’une famille qui m’est très très proche a choisi d’envoyer leurs cinq enfants dans des filières courtes, deux ans, trois ans . . . (entre BEP, Bac pro, Bac L, STI, STT, SES, BTS, DUT, Licences, Maîtrise, Master2) de façon que les jeunes puissent choisir eux-mêmes au fil de leur évolution, la suite immédiate et à long terme qu’ils entendaient mettre dans leurs projets.

        • lilialbazar
          lilialbazar répond à Molly Hatchet
          travailleure sociale à Toulouse
          • Posté à 18h45 le 27/11/2010
          • Internaute 36758
            travailleure sociale à Toulouse

          je ne trouve pas que s’éclater au boulot soit accessoire, surtout si on doit y passer 50 ans !
          les occidentaux trop gâtés ? boum du stress , des maladies chroniques, de la mal bouffe , de la pollution, de la médecine chimique etc.
          des ouvriers sur la sellette et alors ? chantage de la délocalisation mais c’est pour tout le monde !
          c’est avec des discours comme celui-là que les salaires baissent, que les acquis sociaux fichent le camp. vous nous prenez tous pour des jean sarkozy ?

          • Molly Hatchet
            Molly Hatchet répond à lilialbazar
            d'an emgann ! d'an emgann !
            • Posté à 18h56 le 27/11/2010
            • Internaute 125979
              d'an emgann ! d'an emgann !

            Parlez lui de votre stress, de vos acquits sociaux, de la malbouffe, la pollution etc ...

            Lien

            • lilialbazar
              lilialbazar répond à Molly Hatchet
              travailleure sociale à Toulouse
              • Posté à 19h23 le 27/11/2010
              • Internaute 36758
                travailleure sociale à Toulouse

              c’est pour lui que nous ne devons pas baisser la tête !
              lui et nous c’est pareil !

              • Molly Hatchet
                Molly Hatchet répond à lilialbazar
                d'an emgann ! d'an emgann !
                • Posté à 19h42 le 27/11/2010
                • Internaute 125979
                  d'an emgann ! d'an emgann !

                Ce n’est pas franchement pareil.
                Ce que je veux dire c’est qu’il faut relativiser nos difficultés.
                Bien sûr que nous devons nous battre et ne pas céder à la loi des multinationales et des actionnaires ....

                Cet article traite des jeunes diplômes gagnant bien leur vie et se posant des questions existentielles je voulais surtout mettre en avant le ridicule de leurs émois au regard de la vie que certains mènent sur cette terre ....

                • lilialbazar
                  lilialbazar répond à Molly Hatchet
                  travailleure sociale à Toulouse
                  • Posté à 11h40 le 28/11/2010
                  • Internaute 36758
                    travailleure sociale à Toulouse

                  le questionnement existentiel n’est pas ridicule. c’est peut-être celui-la qui mènera à s’apercevoir de ce qui se passe dans un autre coin du monde.
                  Nous sommes des bêtes pensantes et pour avoir jouer au matérialisme la génération précédente nous a mené à la déprime généralisée. pas très créatif la déprime.

            • ker
              ker répond à Molly Hatchet
              • Posté à 01h38 le 28/11/2010
              • Internaute 12793

              Il travaille pour Bouygue ou pour Lafarges ?

            • bleu horizon
              • Posté à 09h16 le 28/11/2010
              • Internaute 2091

              Ce mode de penser est très spécieux. C’est des gens comme vous qui partant d’un bon sentiment, tire l’humanité vers le bas.
              Même cette jeune fille est une privilégiée par comparaison au sud-soudan ou ils meurent de faim.
              Par ailleurs, vous prenez des cas extrême pour argumenter. Vous êtes le chancre de l’anti-progrés.

              L’article souligne seulement que même avec des gros diplômes c’est difficile (c’est dire la difficulté pour les ouvriers) et cela devrait attirer notre attention car c’est le symptôme de la fin d’une civilisation .

              Il faut être un facteur de progrès , donner à chacun de nous puisse monter, progresser , s’épanouir qu’il soit au chômage ou pas, diplômé ou pas

        34 autres commentaires
  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 11