A débattre 21/11/2010 à 18h38

Ne dites pas de moi que je suis prostitué, je suis escort gay

David Perrotin | Etudiant en journalisme


Un homme attache sa ceinture (bark/Flickr).

Escort gay. L’intitulé est moins trivial que pute ou gigolo. Et pourtant la profession, ou plutôt l’activité, relève de la prostitution. Que sait-on de ces jeunes qui mêlent études et escorting, massages ou actes sexuels rémunérés ? Je suis donc parti à la rencontre de quelques étudiants dont les journées sont partagées entre les cours le matin, les clients le soir. Souvent gays, mais pas toujours.

Jérémy, Alexandre, Medhi et Yoann -les prénoms ont été modifiés- sont beaux, souriants, soignés. Les raisons, qui les ont poussés à s’inscrire sur un site de rencontres et contacter des clients, sont multiples.

Pour Alexandre, bisexuel de 19 ans qui vit dans la banlieue parisienne, on est d’abord venu à lui.

« C’est un homme d’une trentaine d’années qui a trouvé mon adresse MSN sur un site de rencontres gay et qui m’a proposé de me payer contre quelques petites gâteries. En acceptant, j’ai découvert ce milieu. »

Au fur et à mesure de ces « plans », Alexandre a pris goût à l’argent et a voulu en gagner plus.

« Il y a deux ans, quand j’ai voulu me payer ma première voiture, je me suis dit que je pouvais augmenter le nombre de mes clients. Je me suis en effet aperçu que je réussirais à gagner en trois ou quatre heures ce qu’un travailleur “normal” gagne en un mois. »

Les tarifs sont en effet attractifs et cet étudiant semble déjà bien aguerri en matière de négociation.

« J’ai une technique qui permet d’aller le plus haut possible dans le prix : je demande à la personne combien elle est prête à payer, et je rajoute 50%. Cela varie donc de 120 euros l’heure à 500 euros la nuit, car je ne fais que des plans soft. »

Des scrupules, de la honte ? Alexandre dit ne pas en ressentir aujourd’hui.

« Je continue uniquement pour l’argent car au fur et à mesure que je vois des clients, c’est de plus en plus simple, voire même “normal”.

La première fois s’est bien passée. Je ne regrette pas cette activité, et ne me suis encore jamais senti sale.

Mais j’avoue avoir quelques inquiètudes par rapports à mon entourage. Je me dis : “ Pourvu qu’ils ne sachent jamais.” »

« Il n’y a pas plus facile que de faire escort »

Medhi, lui, aujourd’hui âgé de 18 ans et étudiant en comptabilité, a commencé beaucoup plus jeune, au collège.

« A l’époque, lorsque j’avais environ 14 ans, je sortais souvent dans les boîtes gays, car je faisais plus que mon âge. Mais ça exige que l’on puisse assumer les dépenses.

Même si ce n’est pas exclusivement le milieu de la nuit qui a fait de moi un escort, le prix que cela me coûtait m’a incité à me tourner vers l’argent facile. Et il n’y a pas plus facile que de faire escort. »

Il a tout de même hésité au début. Mais par naïveté et insouciance, me dit-il, il s’est lancé.

« Tout à commencé lorsque je suis tombé sur un site d’escort gay. J’ai beaucoup réfléchi avant de m’inscrire. Puis, j’ai créé mon profil, mis mes coordonnées, mes intérêts et mes tarifs.

J’ai attendu que des clients sérieux (beaucoup ne sont là que pour fantasmer) me contactent. Puis j’ai enchaîné les rendez-vous chaque semaine jusqu’à aujourd’hui. »

A l’inverse d’Alexandre, Medhi semble vivre cette « double vie » moins sereinement.

« Ma famille ne le sait pas et ne le saura jamais. Ce n’est pas une honte que j’éprouve, plutôt un dégoût.

Mais il faut savoir que les clients ont en général plus de mal à faire le premier pas qu’un escort, et eux parfois montrent qu’ils le vivent très mal. »

« Par amour, il fallait que je me lance »

L’histoire de Jérémy, 22 ans et ancien étudiant à l’Académie internationale de danse à Paris est plus... romantique.

Sans problème financier, homosexuel assumé, il a passé une enfance paisible sans soucis particulier. En septembre 2009, il rencontre un jeune Africain dont il tombe amoureux. Les choses se compliquent vite. Le visa de son amant arrive à expiration et l’administration refuse de lui octroyer le statut de réfugié politique en tant qu’homosexuel :

« Nous avons trouvé un avocat avec une excellente réputation dans son domaine, mais il fallait débourser au minimum 7 000 euros pour la procédure. »

Jérémy jongle entre ses cours à l’Académie et son travail à temps partiel dans une parfumerie :

« Comment trouver de l’argent en trois mois et 1 000 euros immédiatement ? La seule solution était que je devienne escort. Je connaissais déjà les sites dédiés à ça. Dans le milieu gay, c’est très connu. »

Deux semaines après s’être inscrit en janvier 2009, Jérémy surfe sur le site Gay Roméo sans répondre aux demandes.

« Je n’osais pas me lancer là-dedans. Mais j’ai repensé à mon copain et aux raisons qui me poussaient à faire ça. »

Il travaille la danse le matin, vend des parfums l’après midi, et couche (ou discute) avec des clients le soir. Il enchaîne parfois deux ou trois clients. Ses tarifs : 250 euros l’heure, chez le client ou à l’hôtel ; 800 euros la nuit, ce qui lui permet de réunir 15 000 euros en trois mois.

Le début a été très dur. Hanté par des questions et des angoisses la plupart du temps, il parvient à faire le vide pendant ses rendez-vous.

« Pendant mes plans, je ne regarde jamais l’heure, pour faire croire au client que je passe un bon moment. Au début, je me concentrais encore plus pour montrer que j’étais un professionnel. »

Même si pour lui ses raisons sont nobles, il y a « un avant et un après » la vie d’escort.

« Durant les deux premiers mois, je rentrais tous les soirs chez moi en pleurant. J’avais l’impression de perdre un peu mon honneur à chaque rendez-vous. Puis au fil du temps, on s’habitue et on se sent plus à l’aise. »

« Peu de garçons font cette activité par nécessité »

Ne pas penser à ce qu’il fait, telle est sa devise. Les exigences des clients sont parfois difficiles à satisfaire. Mais il accepte parce qu’il sait qu’un client qui assouvit un fantasme est un « meilleur payeur ». D’autres lui donnent toutefois un peu de répit tout en payant très cher.

« L’avantage de ce métier c’est que, parfois, j’ai juste à discuter avec mon client pour être payé. Je suis invité au restaurant, le client me présente comme un ami et il me donne 200 euros à la fin de la soirée.

Un autre, alors que je lui avais expliqué pourquoi j’avais besoin d’argent, m’a viré à plusieurs reprises 2 000 euros sur mon compte. »

Lors de notre rencontre, je m’étonne de ses phrases sans concession. Jérémy ne se soucie pas de ses clients, et va jusqu’à admettre qu’il « manipule » les hommes qui payent parce qu’il plaît. Une façon peut-être de se protéger.

« Certains clients pensent pouvoir acheter une amitié. Sauf que je refuse de les revoir dès qu’ils ne payent plus et ça, ils ne le supportent pas. »

Qui sont ses clients ? Il dresse un portrait plutôt simple après ses dix mois d’expérience et ses 150 rencontres.

« Il faut savoir que la plupart des gens sont humains et attentifs, mais il veulent principalement combler leur solitude. Avec l’expérience que j’ai, je dirais qu’il y a trois profils différents :

  • l’homme marié qui a appris tardivement son homosexualité, ou le vieux qui n’est plus très beau et qui a besoin de parler ;
  • l’homme actif et overbooké qui, quand il est de passage à Paris, veut tirer un coup rapidement avec un beau mec ;
  • le petit jeune de 25 ans qui a un coup de foudre et qui est prêt à payer pour passer du temps avec moi. »

La vie d’escort pour lui, c’est tous les jours et toutes les heures. Dans le milieu, dans certaines boîtes ou bars gays, les gens se mélangent, les fêtards dansent avec les escorts, les clients ne sont pas loin et les regardent.

« Je vais souvent dans un bar gay et le patron qui me connaît très bien, m’envoie des clients. Il a un appartement exprès à disposition. La seule compensation, c’est que je fasse boire un peu le client avant de m’isoler avec lui dans la chambre.

Mais il y a aussi des inconvénients : quand je viens juste boire un verre avec des amis, des clients m’abordent. »

Pourquoi se nomme-t-il escort et pas gigolo, prostitué, ou « call boy » ? Jérémy :

« Parce qu’on n’est pas des putes. Le tarif est beaucoup plus élevé, on a donc le luxe de choisir nos clients. Et le point commun avec tous les escorts est qu’ils sont tous plus ou moins beaux.

Il faut aussi savoir que peu de garçons font cette activité par nécessité. Soit ils aiment se faire payer, soit ils choisissent la facilité pour vivre dans le luxe. »

« L’hétérosexuel a des principes qu’il pourra moins transgresser »

Pour lui, cette façon de concevoir les choses, cette « facilité » qu’auraient les garçons à coucher contre rémunération s’explique par leur homosexualité.

« Je pense vraiment que c’est propre au milieu gay. Déjà parce que le sexe tient une place fondamental chez les homosexuels.

Ensuite parce que la communauté homosexuelle se rencontre principalement grâce à Internet, on ne peut donc éviter les propositions de clients sur les sites de rencontres.

Enfin, je pense que l’hétérosexuel a des principes qu’il pourra moins transgresser que le gay. Pourquoi ? Parce que le gay vit déjà un interdit moral à cause de son homosexualité, il peut donc plus facilement en transgresser un autre et devenir escort. »

Yoann, étudiant en droit de 22 ans et hétérosexuel ne partage pas cet avis.

« Je ne connaissais pas du tout le milieu gay et d’ailleurs je le connais assez peu. J’ai une copine et je mène une totale double vie.

Mais, quand on a besoin d’argent, on ne réfléchit plus trop. Et c’est beaucoup plus facile et rentable d’être escort pour les hommes plutôt que pour les femmes. »

Il admet cependant qu’il pourrait se passer de cet argent qui lui « permet de moins regarder la dépense et d’améliorer un quotidien difficile sans cet appoint ».

Chaque garçon a une histoire particulière, mais tous les quatre ont une certitude : c’est qu’ils arrêteront. D’ailleurs, Medhi « n’est plus de ce milieu », depuis qu’il a rencontré quelqu’un. Yoann lui, veut augmenter la cadence avant de tirer un trait définitif.

« Je suis à quatre clients par mois, j’aimerais bien enchaîner plus. Je pense que j’arrêterai quand je ne serai plus étudiant, dans deux ou trois ans. J’espère en avoir moins besoin, et puis, je serai moins attractif. »

Alexandre aussi est sûr d’y mettre fin.

« Evidemment, dès que j’ai un travail stable, j’arrête. C’est juste un passage que j’effacerai de ma tête plus tard, en me disant : “J’ai été con quand même.”

Enfin, Jérémy diminue les rendez-vous avant de tourner la page, dès qu’il pourra vivre de la danse.

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  • speedy38-
    speedy38-
    Ingénieur des travaux finis
    • Posté à 19h01 le 21/11/2010
    • Internaute 124689
      Ingénieur des travaux finis

    Ne dites pas de moi que je suis ingénieur, je suis escort tech...

    • MamaPacha
      MamaPacha répond à speedy38-
      • Posté à 19h39 le 21/11/2010
      • Internaute 109998

      ok, alors montre une photo ou mets un lien vers ton site ... qu’on voit la came
      *< ; o)

      • speedy38-
        speedy38- répond à MamaPacha
        Ingénieur des travaux finis
        • Posté à 19h58 le 21/11/2010
        • Internaute 124689
          Ingénieur des travaux finis

        Voici ma photo... C’est sexy n’est-ce pas ?

         
        • MamaPacha
          MamaPacha répond à speedy38-
          • Posté à 20h04 le 21/11/2010
          • Internaute 109998

          lol
          le drapeau , c’est ton mouchoir ? je dis ça parce que tu as la goutte au nez ...
           : -)

          • speedy38-
            speedy38- répond à MamaPacha
            Ingénieur des travaux finis
            • Posté à 21h38 le 21/11/2010
            • Internaute 124689
              Ingénieur des travaux finis

            Non, c’est un morceau de sopalin que j’ai piqué à mes gosses...

            Il faut dire que depuis qu’ils ont 13 ans, ils en font une consommation interpellante...

            Il faudrait que je me renseigne pour savoir ce qu’ils en font car ça commence à devenir ruineux.

        2 autres commentaires
  • claire_
    claire_
    Obscure
    • Posté à 19h17 le 21/11/2010
    • Internaute 76292
      Obscure

    A mon avis ça ne sera pas si facile que ça d’arrêter... Quel boulot « normal » peut permettre de réunir 15000€ en trois mois en bossant quelques heures ?

    • mystigris
      mystigris répond à claire_
      ...
      • Posté à 19h47 le 21/11/2010
      • Internaute 94417
        ...

      Ouai enfin y’a de sacrés risquent quand même.
      Entre les maladies, j’suis pas sûr qu’ils se protègent pour toutes les pratiques sexuelles (fellation par exemple), les risques de violence (tomber sur un dingue)...

    • tanguy87
      tanguy87 répond à claire_
      Indigné permanent...mais espoir (...)
      • Posté à 20h55 le 21/11/2010
      • Internaute 102312
        Indigné permanent...mais espoir (...)

      il faut sortir un peu et voir à Ibiza ST trop où dans les boites branchée les mecs couchent non pour le plaisir mais le fric et ils ne sont pas tous étudiants
      cela dit ils font ce qu’ils veulent de leur corps , bien des acteurs ont réussi après avoir fait les beaux gosses
      mais combien sont tombés sur des os et y laisser leur dignité mais aussi leur santé
      je vais faire l’escort boy avec ma femme ce soir après tout elle profite assez de moi comme ça et demain j’irai pas au boulot

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 19h22 le 21/11/2010
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Jérémy, Alexandre, Medhi et Yoann -les prénoms ont été modifiés

    Outing :
    Jérémy s’appelle en réalité Yoann, Alexandre : Jérémy, Médhi : Alexandre et Yoann : Medhi .

  • b10
    b10
    • Posté à 19h26 le 21/11/2010
    • Internaute 41441

    Grande consolation, depuis ce WE : maintenant, ils savent que le pape leur autorise le préservatif !

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à b10
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 19h32 le 21/11/2010
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Sur mon dessin inséré ci-dessous, ils ne sont pas encore au courant !

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 19h31 le 21/11/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Enchaînez, enchaînez... il en restera toujours, au moins un bon souvenir !

  • A déménagé le 2 mai 2011
    A déménagé le 2 mai 2011
    Délinquante au coin de la rue
    • Posté à 19h32 le 21/11/2010
    • Internaute 26137
      Délinquante au coin de la rue

    Ils se prennent au sérieux les petits mecs non ? ?

    « Parce qu’on n’est pas des putes. Le tarif est beaucoup plus élevé, on a donc le luxe de choisir nos clients. Et le point commun avec tous les escorts est qu’ils sont tous plus ou moins beaux.

    Donc, les “putes” sont moches, ne choisissent pas leurs clients, et bradent leurs services. Je pense qu’elles vont apprécier.

    Elles risquent parfois leur vie,
    Lien
    mais c’est pas grave, elles ne sont pas escort-truc ! !

    Je ne suis pas contre leur boulot, ils font ce qu’ils veulent, et tant mieux s’ils aiment gagner leur vie comme ça, mais un peu de décence quand même ! ! !

    • Samuel_A
      • Posté à 20h00 le 21/11/2010
      • Internaute 112135
        Expat'

      « elles risquent parfois leur vie », dites-vous.
      Ben, c’est un peu ce que ces messieurs essayent de dire : ils ne sont pas dans la configuration de la prostituée de rue, qui doit enchainer les passes pour vivre, parfois dangereusement, avec des clients pas souvent choisis et parfois malsains.
      Ils ont conscience d’avoir une vie beaucoup plus « pépère ». Ce n’est pas un jugement de valeur, c’est un constat.

      C’est ce que les anti-prostitutions primaire tendent à oublier d’ailleurs. La prostitution, ça va de la quasi-esclave-sexuelle roumaine dans la rue, à l’escort boy gay qui se choisit 3 mecs dans le mois pour gagner de l’argent de poche facile. Le dernier n’est pas forcément une « victime » qu’il faut « sauver » malgré lui.

      • A déménagé le 2 mai 2011
        A déménagé le 2 mai 2011 répond à Samuel_A
        Délinquante au coin de la rue
        • Posté à 20h06 le 21/11/2010
        • Internaute 26137
          Délinquante au coin de la rue

        Mais je n’ai aucunement l’intention de sauver qui que ce soit. C’est leur choix, je le respecte.

        Le truc, c’est l’espèce d’arrogance de dire « nous ne sommes pas des putes » qui me met hors de moi.

        Appelons un chat, un chat. Faire des passes, c’est de la prostitution. Que ce soit pour 1000 euros ou pour 50. Escort gay ou pas, s’ils tombent sur un barjot, ils risquent autant que la prostituée d’Europe de l’Est, ou la pauvre prostituée de 50 berges, marseillaise et mal payée.

         
        • Samuel_A
          • Posté à 20h41 le 21/11/2010
          • Internaute 112135
            Expat'

          Je suis d’accord avec vous : il s’agit de prostitution. Et le reste de ma remarque n’était pas contre vous, mais parce que j’ai déjà eu ce débat sur Rue89, avec des intervenant(e)s qui refusaient d’entendre que la prostitution ça n’était pas que la version « fille tenue par un réseau qui enchaine les passes dans la rue », mai que ça recouvrait plein de réalités, dont celle-là.

        • blackbear-
          • Posté à 21h04 le 21/11/2010
          • Internaute 117716

          « Le truc, c’est l’espèce d’arrogance de dire “nous ne sommes pas des putes” qui me met hors de moi. “
          Ayant fréquenté beaucoup de gays dans mon milieu professionnel, je peux vous affirmer que l’arrogance et surtout le mépris des non gays est chose commune.
          Ils se croient tout simplement hors norme, plus intéressants et au dessus du lot des hétéros d’une banalité et d’une vulgarité affligeante pour certains, je ne dis pas tous, mais certains d’entre eux. C’est un moyen de se prémunir des moqueries, de l’exclusion, de l’homophobie, et qu’ils l’avouent ou pas, beaucoup de gays vivent mal leur différence. La faute à certains primaires homophobes certainement.
          Et puis quand on fait ce métier, contre lequel je n’ai aucun préjugé, on essaye toujours de se justifier, de se dédouaner en refusant la vérité et en instaurant des codes, des expressions plus correctes, pour se donner une illusion de respectabilité.
          Escort ça sonne plus classe que Pute, C’est comme Ressources Humaines pour personnel, non voyants pour aveugles, c’est du politically correct...thats all.

        2 autres commentaires
    • sot6son
      sot6son répond à A déménagé le 2 mai 2011
      Pâtre apatride
      • Posté à 20h58 le 21/11/2010
      • Internaute 120134
        Pâtre apatride

      Dans le monde des bobos, on est escort en complet Armani.

      Chez Lulu, on est pute en complet Tati.

      Deux mondes différents, deux niveaux de langage, simplement.

  • MamaPacha
    • Posté à 19h37 le 21/11/2010
    • Internaute 109998

    Cette recrudescence de témoignages de femmes, et aujourd’hui d’hommes, qui pratiquent la sexualité tarifée en banalisant l’acte et en montrant les avantages me laisse perplexe ...

    Le coté « on n’est pas des putes » parce que le prix est élevé, on choisit son client : ok , c’est moins glauque de se faire mettre dans un 5 étoiles pour 2000 euros, que sur un parking pour 50.

    Mais bon, si on enlève le décor, que reste t il ?

    PS : je ne juge pas, j’aimerais comprendre ... c’est tout.

    • cocacolla
      cocacolla répond à MamaPacha
      • Posté à 19h53 le 21/11/2010
      • Internaute 121768

      Mais bon, si on enlève le décor, que reste t il ?

      des sous produits de la societe marchande ? ..

      • Marmeladov
        Marmeladov répond à cocacolla
        ivan le terrible
        • Posté à 19h58 le 21/11/2010
        • Internaute 115991
          ivan le terrible

        Très juste, quand je lis quelqu’un qui dit comme le nommé « Yoann » qu’il n’en a pas vraiment besoin, qu’il aurait la vie un peu difficile mais sans plus s’il ne faisait pas ça, je me dis que franchement, les gens vont bientôt vendre leurs parents pour avoir du confort...

        Je ne me permettrais jamais de juger quelqu’un qui est dans une situation si terrible qu’il ne voit a priori pas d’autres solutions, mais quand quelqu’un laisse imaginer qu’il se prostitue histoire de se payer ses consos en boîte comme Medhi ou pour mettre un peu de beurre dans les épinards, je pense quand même qu’on a le droit de s’interroger sur ce en quoi nous a transformé la société de consommation : une bande d’esclave prêt à tout pour s’amuser un peu et avoir un iPhone

        Ca fait pleurer

         
        • Samuel_A
          Samuel_A répond à Marmeladov
          Expat'
          • Posté à 20h15 le 21/11/2010
          • Internaute 112135
            Expat'

          Je ne vois pas pourquoi vous vous arrogez le droit de juger les gens dès lors qu’ils ne sont pas « dans une situation si terrible qu’ils n’ont pas d’autre solution ».
          Les gens font encore ce qu’ils veulent de leur propre corps. Je ne vois pas au nom de quoi les principes moraux devraient primer sur le libre arbitre.

          Votre comparaison avec le fait de « vendre ses parents » montre bien dans quel état d’esprit vous êtes : « c’est mal ». Pourquoi c’est mal ? « On n’en sait rien, on s’en fout, c’est mal c’est tout. » Oui mais pourquoi ? « Parce que je le pense ».

          Pourquoi c’est mal de vendre ses parents ? Il est facile de répondre : c’est parce que les parents n’ont pas demandé à être vendus, c’est une agression contre eux.

          Pourquoi c’est mal de vendre son propre corps ? Là, l’argument ne tient plus. Vous osez pourtant la comparaison.

          Parce que vous établissez un jugement de valeur dont le fond est « le sexe, c’est mal ». Vous m’affirmerez le contraire, vous n’êtes pourtant pas contre la vente de services et de prestations... à condition qu’elle ne soit pas sexuelle. Qu’est-ce qui différencie celui qui vends sa force comme déménageur de celui qui vends du sexe ? Réponse : le sexe.

          Il s’agit pourtant de sexe entre adultes consentants : comme moralité, je ne sais pas ce qu’il vous faut de plus...

          Cette réaction épidermique, purement émotionnelle (« ça fait pleurer » dites vous), ne reposant sur aucune justification intellectuelle (vous seriez bien en peine de dire en quoi le fait d’être escort boy c’est pire qu’autre chose sans recourir à des arguments émotionnels), montre le chemin qui reste à parcourir pour dédiaboliser le sexe...

          • lilite
            lilite répond à Samuel_A
            travaille
            • Posté à 22h42 le 21/11/2010
            • Internaute 130498
              travaille

            si ce genre de témoignages encourage à légitimer la prostitution... moi ça me fait l’effet inverse !
            en tout cas, ces jeunes garçons ne font pas envie...
            ils disent peut être qu’ils assument, ils se justifient en disant que c’est une profession comme une autre, qu’ils ne sont pas salis ... mais pour autant aucun se voie continuer cette profession !
            Alors je ne pensent pas qu’ils le vivent bien et qu’ils se sentent très à l’aise, et il y a une part d’hypocrisie à faire croire au client qu’ils passent un bon moment quand même.

            Oui il faut dé-diaboliser le sexe, mais ce n’est pas faire du sexe un service marchand qui va le dé-diaboliser !

            Il est clair que je préfère les rapports sexuels basés sur l’échange de plaisir mutuel plutôt que sur l’échange monétaire. Et j’espère pourvoir vivre dans une société qui pense majoritairement pareil, parce que sinon il y aura d’un côté les riches qui auront du plaisir et de l’autre les personnes dans le besoin qui vendront leur corps.

            j’espère que la société se gardera des secteurs non basés sur les échanges de fric et que tout ne sera pas considéré comme un service nécessitant rémunération. Mais là, c’est mon côté anti-capitaliste qui parle.

            • David Perrotin
              David Perrotin répond à lilite
              Auteur(e) de l'article Etudiant en journalisme
              • Posté à 01h23 le 22/11/2010
              • Internaute 73707
                Etudiant en journalisme

              il me semble que le message dominant est plutôt qu’ils le vivent pas très bien...

              • lilite
                lilite répond à David Perrotin
                travaille
                • Posté à 13h28 le 22/11/2010
                • Internaute 130498
                  travaille

                oui c’est ce que j’avais compris !

              • A déménagé le 6-2
                • Posté à 16h17 le 22/11/2010
                • Internaute 24833

                ce n’est pas ce que j’ai ressenti à la lecture de cet article ; s’ils ne le vivent pas bien c’est surtout à cause du regard social négatif qui pèse sur eux ; enfin c’est comme ça que j’ai compris leurs interventions

          • Marmeladov
            Marmeladov répond à Samuel_A
            ivan le terrible
            • Posté à 23h44 le 21/11/2010
            • Internaute 115991
              ivan le terrible

            L’homme est une fin et pas un moyen. A la différence d’un travail classique comme mettons vendre des pizzas, ici l’homme se vend. Il nie son humanité et devient un objet, l’objet d’une transaction. Un peu comme un esclave.

            Et tout ça pourquoi ? Pour consommer.

            Devenir un object pour acheter des objets, voilà ici ce que je trouve répugnant.

            • Samuel_A
              Samuel_A répond à Marmeladov
              Expat'
              • Posté à 05h00 le 22/11/2010
              • Internaute 112135
                Expat'

              L’homme ne se vends pas, à moins de devenir propriété de quelqu’un, esclave. Ce n’est pas de cela dont il s’agit. L’homme vends une prestation sexuelle. Dire qu’il se vends lui perso et que ce n’est pas le cas dans les autres métier, c’est une contre-vérité absolue. Il ne se vends pas plus ou moins que le chauffeur de taxi.

              Cet argument est l’archétype de l’argument de « bon sens » qui est en réalité un argument purement émotionnel. On prétend que la prostitution c’est « se vendre », ou « vendre son corps » : c’est faux. On vends une prestation qui, effectivement, nécessite qu’on ne fasse pas ce qu’on veut de son corps. Il en va exactement de même pour le danseur ou le chauffeur de bus. Lui aussi, il est obligé d’être en un lieu qui lui est imposé, pour faire des gestes avec son corps qui lui sont imposés. C’est certes moins tactile (et encore, ça dépend des métiers), mais ce n’est absolument pas moins contraignant.

              • Amazone
                Amazone répond à Samuel_A
                • Posté à 13h33 le 22/11/2010
                • Internaute 29473

                mais justement, là est la question.
                Les prestations sexuelles sont-elles comparables à d’autres prestations ? (telles que les massages kiné, ou les soins du corps effectués par les aides-soignants)
                Je pose juste la question.

              • Marmeladov
                Marmeladov répond à Samuel_A
                ivan le terrible
                • Posté à 23h13 le 22/11/2010
                • Internaute 115991
                  ivan le terrible

                Vous êtes un pro du sophisme :
                Un chauffeur ne vends pas son corps. Il n’est pas sa production, il produit un service : faire rouler un bus.
                Un danseur de ballet « produit » une émotion artistique. Il produit une oeuvre.

                Si vous parliez d’un gogo danseur, alors oui sa chair est son produit qu’il vend et c’est idem pour la prostitution.
                Vos analogies ne fonctionnent pas.

                • Samuel_A
                  Samuel_A répond à Marmeladov
                  Expat'
                  • Posté à 00h05 le 23/11/2010
                  • Internaute 112135
                    Expat'

                  C’est marrant, avant même d’avoir lu la fin de votre phrase, en ayant juste lu « Vous êtes un pro du », je savais que vous me ressortiriez votre couplet sur le sophisme. Le problème, c’est que vous ne le démontrez jamais.

                  Non, un prostitué ne vends pas son corps. Son corps reste sa propriété absolue, son corps continue à n’appartenir qu’à lui. Ce n’est pas parce qu’il autorise quelqu’un à y toucher dans certaines formes convenues à l’avance qu’il « vends son corps ».

                  Parler de « Vendre son corps » comme expression fourre-tout (et surtout vide de sens et de réalisme) du méfait de la prostitution, il est là, le sophisme.

                  Le prostitué ne vends pas son corps, il vends une prestation qu’il doit exercer en se servant de son corps. Comme tout le monde.

          • turlututu42
            turlututu42 répond à Samuel_A
            pouet
            • Posté à 23h58 le 21/11/2010
            • Internaute 121358
              pouet

            Ces discours sur la « dédiabolisation » du sexe me semblent simplement une sorte d’idéologie maladroite qui tend à enterrer le respect de soi-même et le bonheur. Nous ne sommes jamais autant heureux et fiers de nous que quand nous exerçons librement nos facultés. C’est pourquoi la sexualité, qui vise le plaisir et/ou la procréation, est misérable quand elle se vend ; elle devient une activité subie pour acheter une voiture. Ce qui est sans doute la plus belle source de plaisir, du fait notamment que l’on en prend et que l’on en donne dans un même acte intime, devient un travail. Et quand une activité se voit conférer un autre but que celui qu’elle a quand elle est libre, quand elle est sa propre fin (qu’il s’agisse d’activités intellectuelles ou physiques), elle devient une source de déplaisirs : stress, obligation d’accomplir l’acte quand on en a pas envie, pratiques que l’on fait parce que c’est bien payé ou fait partie du travail, etc. C’est valable pour bien des activités, et pas seulement pour la sexualité, donc aucune diabolisation là-dedans, aucun moralisme.

            • Samuel_A
              Samuel_A répond à turlututu42
              Expat'
              • Posté à 05h13 le 22/11/2010
              • Internaute 112135
                Expat'

              C’est un argument en partie recevable. L’idée, si je vous comprends bien, est que le sexe serait trop important, trop beau, pour être gâché en devenant un truc qu’on ne fait pas pour le plaisir mais pour autre chose. Transformer la fin en moyen, en fait.

              Je trouve que ça se tient. Il faut toutefois nuancer par le fait que ces garçons sont dans une situation où, sans obligation et avec la possibilité de choisir leurs clients, ils peuvent sans doute parler de « joindre l’utile à l’agréable ».

              Dans la communauté homo, les plans culs sans l’ombre d’un sentiment sont légions. Avec internet c’est encore plus énorme. Deux inconnus se donnent rendez-vous, l’un fait une fellation à l’autre, celui qui s’est déplacé repart, ils ont à peine échangé un bonjour/au revoir... c’est vu comme une façon simple et « sans prise de tête » de, au choix, réaliser un fantasme, combler sa frustration, baiser discrètement (la discrétion est un problème spécifique pour les homos et les bisexuels, rapport à la difficulté d’assumer, à la peur du qu’en dira-t-on etc.)... bref ça semble barbare, ça l’est sans doute un peu, mais c’est un fait social majeur du milieu homo.

              Qu’au milieu de tout ça, certains aient eu l’idée de profiter de leur jeune âge et de leur beau corps pour rajouter quelques billets à un acte sexuel qu’ils auraient de toute façon pratiqué, ça n’en fait pas automatiquement une corvée.

              Ce n’est sans doute pas très poétique de se faire payer pour ça, mais de toute façon, croyez-moi, pour nombre d’habitués des sites de rencontre homo, la poésie est de toute façon une notion absente de leur vocabulaire. Et c’est même un doux euphémisme...

              • odin77
                odin77 répond à Samuel_A
                papa poule
                • Posté à 12h00 le 22/11/2010
                • Internaute 120425
                  papa poule

                Présenté comme ça, cela me rends encore plus triste que l’article en question.
                On a l’impression que les homosexuels vivent dans un désert affectif et émotionnel.

            • lambertine
              lambertine répond à turlututu42
              Nulle part... ou ailleurs
              • Posté à 10h51 le 22/11/2010
              • Internaute 91509
                Nulle part... ou ailleurs

              Qu’est-ce que le « bonheur » a à voir là dedans ?

          • 360modena
            360modena répond à Samuel_A
            0
            • Posté à 10h41 le 22/11/2010
            • Internaute 98026

            Entièrement d’accord avec cet avis ! je ne trouvais pas les mots pour exprimer mon opinion, mais tu l’as fait !
            Beaucoup de gens ont un probleme morale, émotionnels avec le sexe et la sexualité en règle général !

            Le parallèle que tu fais avec les services et prestations que l’on achete tous les jours est intéréssant.
            En effet on paye pour se faire couper les cheveux, on paye pour se faire nettoyer son costume....pourquoi dès lors payer pour avoir une relation sexuelle voulue et consentante serait « mal » ?
            Attention ici on parle bien de gens ayant fait LE CHOIX d’être « escort » et non pas dirigé par des réseaux de proxénètes mafieux (auquel là oui il n’y a pas à cautionner ce genre d’acte rémunéré)
            Je pense qu’il est important de faire la différence.

          • DIOPZO
            DIOPZO répond à Samuel_A
            • Posté à 11h14 le 22/11/2010
            • Internaute 24613

            Le grand argument : « vendre son corps en tant que déménageur et vendre son corps pour le sexe » seraient donc deux comportements également acceptables ? Ne confondez- vous pas tolérance et laisser-faire ?
            C’est peut-être le verbe vendre qui procède à ce « nivellement » et qui interdirait de juger . Dès qu’un billet de banque apparaît, le jugement moral s’effacerait ? Ne serait-pas que vous avez une vision tellement « sale » de l’argent que tout le resre en serait occulté ?

          • A déménagé le 6-2
            • Posté à 16h18 le 22/11/2010
            • Internaute 24833

            je trouve votre texte d’une pertinence totale ! vous avez parfaitement exprimé ce que je pense moi-même sur ce sujet...

          • Revolver Ocelot
            Revolver Ocelot répond à Samuel_A
            Un mec qui lit W.Faulkner
            • Posté à 16h48 le 22/11/2010
            • Internaute 126141
              Un mec qui lit W.Faulkner

            Si vous ne voyez pas la différence entre vendre son corps et faire un boulot de déménageur je vous plains.
            Là ou je suis daccord avec vous c’est qu’il n’ya pas lieux de les juger (meme si chacun se forge sa propre opinion) pour le reste votre démonstration est simplement l’illustration de la dérive ultramatérailiste du capitalisme néolibérale. Un système d’ou le mot dignité car c’est de cela qu’il s’agit a semble t-il disparu.

            • Samuel_A
              Samuel_A répond à Revolver Ocelot
              Expat'
              • Posté à 19h59 le 22/11/2010
              • Internaute 112135
                Expat'

              Sauf qu’un prostitué ne « vends » pas plus « son corps » qu’un déménageur. Il vends une prestation qui impose d’utiliser son corps, nuance. Le déménageur en fait de même : il vends une prestation qui impose d’utiliser son corps.

              Évidemment que ce n’est pas le même métier. Deux métiers différents, hébien ils sont différents... vous parlez d’une lapalissade.

              Mais il n’y en a pas un qui consiste à plus se vendre soi perso, ou son corps, que l’autre.

          • Salaves
            Salaves répond à Samuel_A
            Métallo
            • Posté à 23h15 le 22/11/2010
            • Internaute 5988
              Métallo

            citation : « Pourquoi c’est mal de vendre son propre corps ? Là, l’argument ne tient plus. Vous osez pourtant la comparaison. »

            Cela dépend des raisons pour lesquelles on le vend son corps.
            Par exemple en Amérique du Sud où ailleurs, des gens en arrivent à vendre leurs organes. On se doute bien pourquoi ils le font.
            En fait c’est le fric et la misère qui polluent les rapports humains.
            Retirons d’abord ces deux éléments du débat et après on pourra parler de la liberté de ceci ou de la liberté de cela...

            • Samuel_A
              Samuel_A répond à Salaves
              Expat'
              • Posté à 00h10 le 23/11/2010
              • Internaute 112135
                Expat'

              Mais justement, le propre de cet article, c’est de montrer une prostitution qui n’existe pas sous l’effet de la misère et par obligation, mais par des gens qui font un choix - un vrai choix, au sens où faire le choix contraire n’aurait aucune conséquence dramatique pour eux (encore une fois j’exclue celui qui le fait pour payer l’avocat, là on retourne dans une situation de non-choix proche de celle des « miséreux »).

              Qu’on me dise que pour un certain nombre de gens, la prostitution est un non-choix, que ces personnes auraient aimé faire autre chose mais que c’était ça ou crever la dalle, et que c’est dramatique, je suis totalement d’accord avec ça.

              Ce que montre cet article, c’est qu’il existe une autre forme de prostitution qui ne repose pas sur la nécessité, mais sur le fait que c’est un boulot qu’ils jugent facile, pas désagréable (pas plus qu’un autre en tout cas), et qui leur permet d’améliorer un quotidien qui, néanmoins, sans ça, demeurerait vivable.

          • le_vrai_olaf
            le_vrai_olaf répond à Samuel_A
            Gambler
            • Posté à 01h34 le 23/11/2010
            • Internaute 34765
              Gambler

            Les gens font ce qu’ils veulent de leur corps, certes, mais dans certaines limites que pose la société. Sans cela, vous justifiez tout, le lancer de nains, la burqa, l’auto-immolation sur place publique par overdose de fromage au lait thermisé, et j’en passe ... Et au final, adieu la société, la civilité, la France et même la civilisation ...

            Notre jeune catin fait ce qu’il veut tant qu’il reste dans le cadre légal. Il s’agirait plutôt de savoir s’il déclare ses gains au fisc, et s’il n’enfreint pas la loi en portant « assistance » à cet ingrat de clandestin.

            • Samuel_A
              Samuel_A répond à le_vrai_olaf
              Expat'
              • Posté à 02h05 le 23/11/2010
              • Internaute 112135
                Expat'

              Pour le lancer de nain, a priori comme ça, sans avoir vraiment réfléchi à la question, je n’y vois pas d’inconvéniant majeur.

              Pour la burqa, j’y vois un problème pour les autres et non-pas pour celle qui la porte (si toutefois elle la porte de son plein gré ce qui est sans doute l’exception) : la burqa pose un problème parce qu’il est, ce me semble, du droit de chacun de pouvoir regarder l’autre, histoire de voir s’il le reconnait, quelles sont ses émotions apparentes (si une personne marche en direction de vous d’un pas décidé avec un visage hyper crispé et hargneux, c’est différent de si elle le fait tout sourire), etc.

              L’auto-immolation sur place publique, que ce soit par overdose de fromage ou d’une autre façon, c’est difficile d’être pour ou contre... faire du suicide un délit pose des problèmes de logiques évident. A-t-on le droit moral de se suicider ? Vaste débat... J’aurais tendance à dire « oui, si on ne s’est pas rendu responsable d’autrui », c’est à dire, notamment, si on n’a pas d’enfants (quand on en fait, on doit assumer : ils ont besoin de soi, on doit rester), et si on n’a pas « apprivoisé » quelqu’un au point de lui être indispensable.

              Bref... je suis prêt à justifier beaucoup de choses, effectivement, tant qu’elles n’emmerdent pas autrui. Pour moi c’est un principe de base : les êtres humains sont libres de faire ce qui ne nuit pas à autrui.

              Enfin, sur le cadre légal, vous avez raison : il est possible qu’il ne soit pas respecté, tout comme il est possible qu’il le soit. Le fait est que nous n’en savons rien et qu’il sera donc difficile d’en débattre plus longuement.

        • Raphael 124
          Raphael 124 répond à Marmeladov
          Esclave de la connerie
          • Posté à 23h27 le 21/11/2010
          • Internaute 35442
            Esclave de la connerie

          @ Marmeladov
          Si vous saviez ce que bcp de gens (hétéros compris !) font au delà de toutes apparences........mais là, bien sur, culture judéo-chrétienne oblige, c’est vite masqué par une catégorie en marge ! cela vous soulage tellement la conscience !

          • Marmeladov
            Marmeladov répond à Raphael 124
            ivan le terrible
            • Posté à 23h53 le 21/11/2010
            • Internaute 115991
              ivan le terrible

            Votre argument consiste à dire que l’immoralité de la masse est masquée par de tels faits sur lesquels la masse, convaincue de sa bonne conscience, ou plutôt qui veut s’en convaincre, se rabat hypocritement pour mieux se protéger.

            Certes. Et en quoi cela invalide-t-il ma critique ?

            • Raphael 124
              Raphael 124 répond à Marmeladov
              Esclave de la connerie
              • Posté à 01h08 le 22/11/2010
              • Internaute 35442
                Esclave de la connerie

              C’est votre façon de présenter les choses estampillée du sceau moralisateur...

              Vous dites :
               » L’homme est une fin et pas un moyen.....ici l’homme se vend. Il nie son humanité et devient un objet, l’objet d’une transaction. Un peu comme un esclave.............devenir un objet pour acheter des objets, voilà ici ce que je trouve répugnant... »

              C’est votre position et avis, que je respecte mais que je ne partage pas !

              Voilà tout ! et..., bien sur, nous tous, nous faisons un beau verbiage ici !

      • Alain Pacifique
        Alain Pacifique répond à cocacolla
        enfin!! ça marche !
        • Posté à 21h28 le 21/11/2010
        • Internaute 24637
          enfin!! ça marche !

        à la limte,n’importe quel salarié est « la pute » de son patron.

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