A débattre 21/11/2010 à 18h38

Ne dites pas de moi que je suis prostitué, je suis escort gay

David Perrotin | Etudiant en journalisme


Un homme attache sa ceinture (bark/Flickr).

Escort gay. L’intitulé est moins trivial que pute ou gigolo. Et pourtant la profession, ou plutôt l’activité, relève de la prostitution. Que sait-on de ces jeunes qui mêlent études et escorting, massages ou actes sexuels rémunérés ? Je suis donc parti à la rencontre de quelques étudiants dont les journées sont partagées entre les cours le matin, les clients le soir. Souvent gays, mais pas toujours.

Jérémy, Alexandre, Medhi et Yoann -les prénoms ont été modifiés- sont beaux, souriants, soignés. Les raisons, qui les ont poussés à s’inscrire sur un site de rencontres et contacter des clients, sont multiples.

Pour Alexandre, bisexuel de 19 ans qui vit dans la banlieue parisienne, on est d’abord venu à lui.

« C’est un homme d’une trentaine d’années qui a trouvé mon adresse MSN sur un site de rencontres gay et qui m’a proposé de me payer contre quelques petites gâteries. En acceptant, j’ai découvert ce milieu. »

Au fur et à mesure de ces « plans », Alexandre a pris goût à l’argent et a voulu en gagner plus.

« Il y a deux ans, quand j’ai voulu me payer ma première voiture, je me suis dit que je pouvais augmenter le nombre de mes clients. Je me suis en effet aperçu que je réussirais à gagner en trois ou quatre heures ce qu’un travailleur “normal” gagne en un mois. »

Les tarifs sont en effet attractifs et cet étudiant semble déjà bien aguerri en matière de négociation.

« J’ai une technique qui permet d’aller le plus haut possible dans le prix : je demande à la personne combien elle est prête à payer, et je rajoute 50%. Cela varie donc de 120 euros l’heure à 500 euros la nuit, car je ne fais que des plans soft. »

Des scrupules, de la honte ? Alexandre dit ne pas en ressentir aujourd’hui.

« Je continue uniquement pour l’argent car au fur et à mesure que je vois des clients, c’est de plus en plus simple, voire même “normal”.

La première fois s’est bien passée. Je ne regrette pas cette activité, et ne me suis encore jamais senti sale.

Mais j’avoue avoir quelques inquiètudes par rapports à mon entourage. Je me dis : “ Pourvu qu’ils ne sachent jamais.” »

« Il n’y a pas plus facile que de faire escort »

Medhi, lui, aujourd’hui âgé de 18 ans et étudiant en comptabilité, a commencé beaucoup plus jeune, au collège.

« A l’époque, lorsque j’avais environ 14 ans, je sortais souvent dans les boîtes gays, car je faisais plus que mon âge. Mais ça exige que l’on puisse assumer les dépenses.

Même si ce n’est pas exclusivement le milieu de la nuit qui a fait de moi un escort, le prix que cela me coûtait m’a incité à me tourner vers l’argent facile. Et il n’y a pas plus facile que de faire escort. »

Il a tout de même hésité au début. Mais par naïveté et insouciance, me dit-il, il s’est lancé.

« Tout à commencé lorsque je suis tombé sur un site d’escort gay. J’ai beaucoup réfléchi avant de m’inscrire. Puis, j’ai créé mon profil, mis mes coordonnées, mes intérêts et mes tarifs.

J’ai attendu que des clients sérieux (beaucoup ne sont là que pour fantasmer) me contactent. Puis j’ai enchaîné les rendez-vous chaque semaine jusqu’à aujourd’hui. »

A l’inverse d’Alexandre, Medhi semble vivre cette « double vie » moins sereinement.

« Ma famille ne le sait pas et ne le saura jamais. Ce n’est pas une honte que j’éprouve, plutôt un dégoût.

Mais il faut savoir que les clients ont en général plus de mal à faire le premier pas qu’un escort, et eux parfois montrent qu’ils le vivent très mal. »

« Par amour, il fallait que je me lance »

L’histoire de Jérémy, 22 ans et ancien étudiant à l’Académie internationale de danse à Paris est plus... romantique.

Sans problème financier, homosexuel assumé, il a passé une enfance paisible sans soucis particulier. En septembre 2009, il rencontre un jeune Africain dont il tombe amoureux. Les choses se compliquent vite. Le visa de son amant arrive à expiration et l’administration refuse de lui octroyer le statut de réfugié politique en tant qu’homosexuel :

« Nous avons trouvé un avocat avec une excellente réputation dans son domaine, mais il fallait débourser au minimum 7 000 euros pour la procédure. »

Jérémy jongle entre ses cours à l’Académie et son travail à temps partiel dans une parfumerie :

« Comment trouver de l’argent en trois mois et 1 000 euros immédiatement ? La seule solution était que je devienne escort. Je connaissais déjà les sites dédiés à ça. Dans le milieu gay, c’est très connu. »

Deux semaines après s’être inscrit en janvier 2009, Jérémy surfe sur le site Gay Roméo sans répondre aux demandes.

« Je n’osais pas me lancer là-dedans. Mais j’ai repensé à mon copain et aux raisons qui me poussaient à faire ça. »

Il travaille la danse le matin, vend des parfums l’après midi, et couche (ou discute) avec des clients le soir. Il enchaîne parfois deux ou trois clients. Ses tarifs : 250 euros l’heure, chez le client ou à l’hôtel ; 800 euros la nuit, ce qui lui permet de réunir 15 000 euros en trois mois.

Le début a été très dur. Hanté par des questions et des angoisses la plupart du temps, il parvient à faire le vide pendant ses rendez-vous.

« Pendant mes plans, je ne regarde jamais l’heure, pour faire croire au client que je passe un bon moment. Au début, je me concentrais encore plus pour montrer que j’étais un professionnel. »

Même si pour lui ses raisons sont nobles, il y a « un avant et un après » la vie d’escort.

« Durant les deux premiers mois, je rentrais tous les soirs chez moi en pleurant. J’avais l’impression de perdre un peu mon honneur à chaque rendez-vous. Puis au fil du temps, on s’habitue et on se sent plus à l’aise. »

« Peu de garçons font cette activité par nécessité »

Ne pas penser à ce qu’il fait, telle est sa devise. Les exigences des clients sont parfois difficiles à satisfaire. Mais il accepte parce qu’il sait qu’un client qui assouvit un fantasme est un « meilleur payeur ». D’autres lui donnent toutefois un peu de répit tout en payant très cher.

« L’avantage de ce métier c’est que, parfois, j’ai juste à discuter avec mon client pour être payé. Je suis invité au restaurant, le client me présente comme un ami et il me donne 200 euros à la fin de la soirée.

Un autre, alors que je lui avais expliqué pourquoi j’avais besoin d’argent, m’a viré à plusieurs reprises 2 000 euros sur mon compte. »

Lors de notre rencontre, je m’étonne de ses phrases sans concession. Jérémy ne se soucie pas de ses clients, et va jusqu’à admettre qu’il « manipule » les hommes qui payent parce qu’il plaît. Une façon peut-être de se protéger.

« Certains clients pensent pouvoir acheter une amitié. Sauf que je refuse de les revoir dès qu’ils ne payent plus et ça, ils ne le supportent pas. »

Qui sont ses clients ? Il dresse un portrait plutôt simple après ses dix mois d’expérience et ses 150 rencontres.

« Il faut savoir que la plupart des gens sont humains et attentifs, mais il veulent principalement combler leur solitude. Avec l’expérience que j’ai, je dirais qu’il y a trois profils différents :

  • l’homme marié qui a appris tardivement son homosexualité, ou le vieux qui n’est plus très beau et qui a besoin de parler ;
  • l’homme actif et overbooké qui, quand il est de passage à Paris, veut tirer un coup rapidement avec un beau mec ;
  • le petit jeune de 25 ans qui a un coup de foudre et qui est prêt à payer pour passer du temps avec moi. »

La vie d’escort pour lui, c’est tous les jours et toutes les heures. Dans le milieu, dans certaines boîtes ou bars gays, les gens se mélangent, les fêtards dansent avec les escorts, les clients ne sont pas loin et les regardent.

« Je vais souvent dans un bar gay et le patron qui me connaît très bien, m’envoie des clients. Il a un appartement exprès à disposition. La seule compensation, c’est que je fasse boire un peu le client avant de m’isoler avec lui dans la chambre.

Mais il y a aussi des inconvénients : quand je viens juste boire un verre avec des amis, des clients m’abordent. »

Pourquoi se nomme-t-il escort et pas gigolo, prostitué, ou « call boy » ? Jérémy :

« Parce qu’on n’est pas des putes. Le tarif est beaucoup plus élevé, on a donc le luxe de choisir nos clients. Et le point commun avec tous les escorts est qu’ils sont tous plus ou moins beaux.

Il faut aussi savoir que peu de garçons font cette activité par nécessité. Soit ils aiment se faire payer, soit ils choisissent la facilité pour vivre dans le luxe. »

« L’hétérosexuel a des principes qu’il pourra moins transgresser »

Pour lui, cette façon de concevoir les choses, cette « facilité » qu’auraient les garçons à coucher contre rémunération s’explique par leur homosexualité.

« Je pense vraiment que c’est propre au milieu gay. Déjà parce que le sexe tient une place fondamental chez les homosexuels.

Ensuite parce que la communauté homosexuelle se rencontre principalement grâce à Internet, on ne peut donc éviter les propositions de clients sur les sites de rencontres.

Enfin, je pense que l’hétérosexuel a des principes qu’il pourra moins transgresser que le gay. Pourquoi ? Parce que le gay vit déjà un interdit moral à cause de son homosexualité, il peut donc plus facilement en transgresser un autre et devenir escort. »

Yoann, étudiant en droit de 22 ans et hétérosexuel ne partage pas cet avis.

« Je ne connaissais pas du tout le milieu gay et d’ailleurs je le connais assez peu. J’ai une copine et je mène une totale double vie.

Mais, quand on a besoin d’argent, on ne réfléchit plus trop. Et c’est beaucoup plus facile et rentable d’être escort pour les hommes plutôt que pour les femmes. »

Il admet cependant qu’il pourrait se passer de cet argent qui lui « permet de moins regarder la dépense et d’améliorer un quotidien difficile sans cet appoint ».

Chaque garçon a une histoire particulière, mais tous les quatre ont une certitude : c’est qu’ils arrêteront. D’ailleurs, Medhi « n’est plus de ce milieu », depuis qu’il a rencontré quelqu’un. Yoann lui, veut augmenter la cadence avant de tirer un trait définitif.

« Je suis à quatre clients par mois, j’aimerais bien enchaîner plus. Je pense que j’arrêterai quand je ne serai plus étudiant, dans deux ou trois ans. J’espère en avoir moins besoin, et puis, je serai moins attractif. »

Alexandre aussi est sûr d’y mettre fin.

« Evidemment, dès que j’ai un travail stable, j’arrête. C’est juste un passage que j’effacerai de ma tête plus tard, en me disant : “J’ai été con quand même.”

Enfin, Jérémy diminue les rendez-vous avant de tourner la page, dès qu’il pourra vivre de la danse.

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  • Léa Lejeune
    Léa Lejeune
    Journaliste
    • Posté à 20h08 le 21/11/2010
    • Journaliste 104000
      Journaliste

    Choquée, perturbée, interloquée à la lecture de l’article ! C’est que le sujet est assez peu traité dans les médias sous cet angle mec. Sans compter que les témoignages sont hyper forts, humanisés, détaillés ! Sur un sujet qui suscite bien des inventions, on se sent bien renseignés, on voit plus clair dans les idées reçues/clichés/réalités à la fin du papier...

    • David Perrotin
      David Perrotin répond à Léa Lejeune
      Auteur(e) de l'article Etudiant en journalisme
      • Posté à 20h19 le 21/11/2010
      • Internaute 73707
        Etudiant en journalisme

      Bonjour, d’un actuel stagiaire ;). J’ai eu la même impression lors de mes rencontres...

    • pastisglacon-
      pastisglacon- répond à Léa Lejeune
      instit
      • Posté à 21h11 le 21/11/2010
      • Internaute 130677
        instit

      Eh oui les médias préfèrent relayer les revendications du droit au mariage homosexuel, le droit à l’adoption, les kissing à la sortie de la messe célébrée à Notre-Dame,.. ou d’autres choses qui font « moderne et sympa » plutôt que de traiter des aspects glauques (pratiques à risques, prostitution,..)

      • Weatherboy
        Weatherboy répond à pastisglacon-
        v2=notes articles en moins...
        • Posté à 21h40 le 21/11/2010
        • Internaute 38063
          v2=notes articles en moins...

        Sauf qu’il n’y a pas à dénigrer ces revendications là, car elles sont intimement liées au sujet présent.
        Je m’explique : il y a une petite phrase qui est au coeur de cet article, c’est celle-ci (expliquant la « facilité » de ce genre de pratiques)

        « Parce que le gay vit déjà un interdit moral à cause de son homosexualité »

        L’interdiction du mariage, de l’adoption, de s’embrasser dans la rue pour un homo (le dernier c’est implicite), ça constitue tout l’environnement actuel où les homos ne SONT PAS des êtres humains à égalité des autres, c’est une inégalité assumée, institutionnalisée.

        C’est cette inégalité là qui est la première responsable de la foule de « clients » potentiels qui « découvrent tardivement leur homosexualité » (comprendre des gens qui n’ont jamais assumé et ont choisis de se fondre dans le seul moule qui leur imposait cette société), des rencontres via le net, devant le peu d’endroits où l’homosexualité peut être affichée et pleinement vécue.

        Bref, ce ne sont pas les homos qui ont cette tendance en soi, comme s’il y avait des individus qui pourraient naitre comme ça, c’est le résultat direct d’une société et d’un environnement répressif à leur égard.

        Et les belles âmes au coeur pur qui se disent « choquées », je pense au premier lieu à toute la droite et également aux intégristes cathos et religieux en tout genre sont les premiers responsables de cet état de fait.
        Qu’ils regardent maintenant en face, la vie à laquelle ils ont réduit certains êtres humains.

         
        • VIRAT
          VIRAT répond à Weatherboy
          observateur critique, parfois (...)
          • Posté à 22h42 le 21/11/2010
          • Internaute 33029
            observateur critique, parfois (...)

          Weatherboy, je ne suis pas d’accord avec toi. Je penserais même plutôt le contraire.
          Quinca, j’ai été militant en pointillé de la cause gay des premières heures, pour finalement m’en détacher dans les années 90, ne me retrouvant plus du tout dans les revendications telles qu’elles évoluaient.
          Le milieu gay, jusqu’aux années 70, voire début 80, était un milieu de marginaux, qui se retrouvait avec les autres marginaux. Dans la ville de Clermont-Ferrand, où je vivais à l’époque, les « pédés », comme on disait, étaient souvent copains avec les « putes » qui officiaient dans des rues du centre ville. Du coup, mon engagement pour la cause gay s’inscrivait dans un engagement plus global pour une société qui avait place et respect pour les marginaux : « on peut être différent et être respecté ». En un mot : une société ouverte.
          Or, les revendications gay actuelles sont dans le registre du gommage des différences. En un mot, le message est : « on vit comme tout le monde, comme les hétéros, c’est pour cela qu’on a droit au même respect ».
          D’abord, cette revendication, je n’y crois pas (mais c’est un autre débat). Un gay ne sera jamais indifférencié, et aussi bienvenu qu’un hétéro. Mais, en plus je revendiquerais cette différence qui me permet d’être tellement plus riche (au sens spirituel du terme, bien entendu). Parce que je suis homo, j’ai découvert des univers que je n’aurais jamais découverts si je ne l’étais pas. Contrairement à certains « commentateurs » de cet article, ce dernier m’en a peu appris parce que cela fait bien longtemps que j’ai souvent eu l’occasion de rencontrer des hommes qui ont tapiné à un moment donné de leur vie, et m’en ont parlé sans complexe (et ce certainement parce que je n’ai aucun jugement moral sur cette activité)...
          J’en ai tout simplement appris qu’on est tous très différents, et que ce qui me paraît impossible à moi (par ex. coucher avec un homme qui ne me plaît pas), peut ne pas être compliqué pour celui qui est en face de moi.

          • Weatherboy
            Weatherboy répond à VIRAT
            v2=notes articles en moins...
            • Posté à 23h41 le 21/11/2010
            • Internaute 38063
              v2=notes articles en moins...

            Merci pour ton message VIRAT. Je ne sais pas si on est vraiment en désaccord, je partage beaucoup de choses dans ce que tu dis, seulement quand on réclame un droit comme l’adoption par exemple ce n’est pas à mon sens « pour faire comme » ou simplement « gommer les différences ».

            Pour le mariage à la limite je veux bien (sur ce sujet j’ai même plus tendance à croire que ce sont les hétéros qui devraient faire comme les homos...) encore que c’est aussi un moyen de mettre à jour que l’amour que peut porte un homme pour un homme n’est pas inférieur à celui qu’il peut porter à une femme.
            L’adoption ca entraine beaucoup de choses, le lien à la filiation. C’est ce que disait cet article lu récemment que je trouve excellent Lien qui explique que dans notre société actuelle l’homosexuel se pense comme un être « pour la mort ». Ce non-droit là il entraine une foule de choses, chez beaucoup le refus d’assumer une direction qui mène actuellement à l’impasse, le sur-place dans des plans à n’en plus finir. Ce sont comme ces messages qui disent « oh mais vous affolez pas, les homos pratiquent boq le net », oui mais pourquoi se réfugient-ils là dessus ? Personne ne nait avec l’envie de se trouver qq’un sur le net, c’est tout cet environnement d’interdit qui oriente, détourne le vie de beaucoup d’aujourd’hui, souvent même sans en être conscient soi-même. On appelle ça l’aliénation, l’individu changé en ennemi de lui-même.

            Alors la question au fond c’est la même que pour toute les minorités, comment mettre fin à l’aliénation ? Changer de l’intérieur le modèle d’origine ou bien s’en passer ? C’est l’éternelle question à ce sujet, et je n’aurais pas la prétention de trancher là dessus. Ta phrase « Parce que je suis homo, j’ai découvert des univers que je n’aurais jamais découverts si je ne l’étais pas. » que je partage complètement, elle fait chez moi écho à celle de Frantz Fanon dans « Peaux noires, masque blanc » : » Oh corps, fais de moi celui qui interroge »

            • Raphael 124
              Raphael 124 répond à Weatherboy
              Esclave de la connerie
              • Posté à 00h20 le 22/11/2010
              • Internaute 35442
                Esclave de la connerie

              D’accord avec toi mais aussi avec Virat dans les grandes lignes....

              J’ai aussi été à un moment membre pour bien de leurs causes...
              Mais ce à quoi j’aspirais c’était de porter un soutien et de l’aide à ceux qui en avaient vraiment besoin, y compris les malades.
              Malheureusement, je me suis aperçu que de plus en plus ces assoc, sont devenues non seulement corporatistes mais aussi coiffées d’une arrogance naturelle, du simple fait que « cela » est devenu à la mode... et du coup se souciant de moins en moins de ces gens qui attendent « encore... » leurs soutien !
              L’industrie accablante (et nulle !) du marais à Paris en est leurs vitrine !

        • pastisglacon-
          pastisglacon- répond à Weatherboy
          instit
          • Posté à 06h44 le 22/11/2010
          • Internaute 130677
            instit

          Un homo a les mêmes droits au mariage qu’un autre homme, à savoir se marier avec une femme. Un homme hétéro n’a pas le droit non plus de se marier avec un homme. Du point de vue juridique, les droits sont les mêmes sur ce sujet. On a remarqué qu’après l’engouement des premières années, le PACS n’a aujourd’hui plus aucun succès auprès de la population homo. Tout ça pour ça...

          Les kissing organisés à la sortie de la messe de Notre-Dame (où on trouve des enfants) est une provocation inutile. Il n’est pas normal d’attenter à la pudeur des enfants sous prétexte de subir des discriminations diverses de la part de personnes croyantes. Il est normal de dénoncer cet outrage, qui démontre un grave manque de maturité alors que si intégrisme religieux il y a il faudrait alors un peu mieux faire la part des choses quant aux religions plus tolérantes, et celles qui le sont moins. Mais non, toujours cet acharnement envers les catholiques.

          Pourquoi les homos insistent-ils autant à vouloir corriger le mode de vie des autres ? Ne pourraient-ils pas s’occuper de leurs propres affaires plutôt que de prétendre connaître comment les autres doivent éduquer leur progéniture ?

          • Weatherboy
            Weatherboy répond à pastisglacon-
            v2=notes articles en moins...
            • Posté à 12h33 le 22/11/2010
            • Internaute 38063
              v2=notes articles en moins...

            J’en ai à peu près rien à faire des kiss-in à Notre-Dame, c’est dans la rue, dans ta boulangerie, dans ta mairie, dans la vie de tous les jours qu’il en faudrait.

            Et j’espère que dans 10 ans quand on relira ton message, on sera parcouru des mêmes frissons qu’en relisant les dicours de l’époque coliniale d’il y a à peine un siècle.

            « Instit » j’espère que c’est une blague !

            • pastisglacon-
              pastisglacon- répond à Weatherboy
              instit
              • Posté à 17h33 le 22/11/2010
              • Internaute 130677
                instit

              Vous n’en avez rien à faire, merci pour votre honnêteté. Si les provocateurs en pensaient tout autant, nous pourrions vivre notre culte sans subir les insultes.

              Vous pensez que la société va avancer dans un sens « d’ouverture » sur ce sujet, mais il se peut que ce soit tout le contraire. Je ne le souhaite pas, mais l’évolution dans beaucoup de quartiers qui s’accompagne de religions/mentalités largement moins tolérantes me font croire qu’il s’agit pour certains d’une époque bénie qu’ils regretteront. Il se pourrait de même qu’ils regrettent la cohabitation avec ces catholiques qu’ils semblent tant haïr aujourd’hui.

              Vous pensez que certaines choses doivent être publiques, je pense au contraire que la sexualité relève du domaine privé et intime. La relation amoureuse lie 2 personnes (en général), qu’est-ce-que l’on peut apporter de plus que de rendre officielle cette relation et de lier ces personnes par un contrat ? Faut-il revoir tout le code de la famille sous prétexte qu’il déplait à une minorité ?

              L’époque coloniale, tout comme la décolonisation ont été des horreurs et parfois pour ceux qui l’ont vécue sans distinction de nationalité. Les pieds-noirs par exemple étaient accueillis par des jets de pierre à leur arrivée à Marseille, et sous les pires insultes (donc conflit purement entre français pour cet épisode).
              Ne m’associez pas à ce type de sujet, s’il vous plait.

              « Instit » j’espère que c’est une blague !
              => oui, je travaille dans le secteur privé

              • Weatherboy
                Weatherboy répond à pastisglacon-
                v2=notes articles en moins...
                • Posté à 21h46 le 22/11/2010
                • Internaute 38063
                  v2=notes articles en moins...

                Ah non mais ce n’est pas du tout par « respect » pour l’Église que je m’en fous, c’est simplement que je considère, que ça prendra le temps que ça prendra, mais toutes ces bêtises mourront de leur belle mort, on va quand même pas continuer à prendre les gens pour des idiots encore longtemps.
                Du reste ce ne sont pas les encore quelques rares naïfs du genre qui pose problème mais l’immense troupeau du reste qui croyant ou non est encore conditionné par les réflexes archaïques imposés par des siècle de régression de cette idéologie abrutissante.

                « Faut-il revoir tout le code de la famille sous prétexte qu’il déplait à une minorité ? »
                Faut-il accorder les mêmes droits aux Noirs et aux roms sous prétexte qu’ils sont une minorité ? Y’a un principe qui s’appelle : l’égalité.

                oui, je travaille dans le secteur privé
                merci !

                • pastisglacon-
                  pastisglacon- répond à Weatherboy
                  instit
                  • Posté à 22h23 le 22/11/2010
                  • Internaute 130677
                    instit

                  Votre point de vue sur l’avenir des religions ou des croyances telles que le catholicisme n’est pas forcément le destin certain de l’humanité, personne ne sait.

                  Ceci dit vous allez un peu vite si vous associez la médiocrité de la longue période moyen-âgeuse à une explication purement religieuse. Il y a certes eu des religieux obstinés sur le culte et criminels, et d’autres beaucoup plus rayonnants d’intelligence. Vous devriez consulter une liste des « génies » du moyen-âge qui étaient soit prêtres eux-mêmes, soit éduqués par des prêtres. Je pourrais vous citer que les premiers hôpitaux et premières universités ont été fondées par des religieux. Je pourrais vous citer l’ordre des Trinitaires qui s’échangeaient volontairement comme monnaie d’échange pour la libération des européens victimes de rapts par la barbaresque musulmane. Quant à la Croix-Rouge, héritière directe de l’ordre de Malte.
                  Que cette religion vous insupporte, soit, mais ayez l’honnêteté intellectuelle de vous renseigner pour en parler.

                  Et enfin puisque vous aimez à vous projeter dans l’avenir, comment seront perçues les 2 guerres mondiales, la colonisation et la décolonisation, qui sont le fait d’Etats dits laïcs ? Catholicisme, Protestantisme, et Orthodoxie ont vu des royaumes se faire et se défaire, des empires se constituer et se désintégrer, des totalitarismes athées comme le nazisme et le communisme envoyer des millions d’innocents à la mort, et ils ont surmonté ces épreuves.

          • Grunt_
            Grunt_ répond à pastisglacon-
            Technicien informatique
            • Posté à 19h57 le 22/11/2010
            • Internaute 119275
              Technicien informatique

            « Il n’est pas normal d’attenter à la pudeur des enfants sous prétexte de subir des discriminations diverses de la part de personnes croyantes. »

            Quand ils arrêterons de coller sur leurs bâtiments, au sommet des collines et jusqu’en pendentif, l’image d’un corps supplicié, déchiré par les clous et les épines, mort dans une agonie affreuse, ils donneront des leçons de pudeur.

            En attendant..

            • pastisglacon-
              pastisglacon- répond à Grunt_
              instit
              • Posté à 22h00 le 22/11/2010
              • Internaute 130677
                instit

              Je suis curieux de connaître quel argument vous utilisez lors de discussions avec des musulmans, sachant que dans l’islam aucune représentation du prophète ni de Dieu n’est autorisée, ni réalisée d’ailleurs.
              A titre expérimental, il serait intéressant que ces mêmes qui organisent des kiss-in à la sortie de Notre-Dame aillent en organiser à la fin des prières rue Myrrha par exemple. Cela permettrait d’avoir un baromètre de l’intolérance et de confirmer que l’église catholique mérite cet acharnement médiatique. Ou pas.

              Il y a peu de représentations du corps supplicié à l’extérieur des églises, et quand il y en a il s’agit souvent d’oeuvres artistiques qui n’ont pas toujours (voire rarement) un but religieux. Si effectivement cela vous insupporte, il faudrait débattre de ce sujet plutôt que de surenchérir dans la provocation. Je suis certain que beaucoup de catholiques accepteraient le dialogue sur ce sujet car en règle générale ils n’aiment pas offenser leur concitoyens.

              • Grunt_
                Grunt_ répond à pastisglacon-
                Technicien informatique
                • Posté à 23h07 le 22/11/2010
                • Internaute 119275
                  Technicien informatique

                « A titre expérimental, il serait intéressant que ces mêmes qui organisent des kiss-in à la sortie de Notre-Dame aillent en organiser à la fin des prières rue Myrrha par exemple. Cela permettrait d’avoir un baromètre de l’intolérance et de confirmer que l’église catholique mérite cet acharnement médiatique. Ou pas. »

                Il n’y a pas besoin d’aller si loin : il suffit de critiquer un peu trop la politique d’Israël ou la religion juive pour être taxé d’antisémite.

                Et, apparemment, on peut appeler à tuer les chrétiens ou les livrer aux lions, comme le font beaucoup de groupes de Metal, sans susciter l’indignation.

                Vous avez raison, on a une liberté d’expression à géométrie variable dans ce pays. On baisse vite son froc devant les nerveux du coran ou de la torah.

        11 autres commentaires
  • janvierrouge
    janvierrouge
    vivante
    • Posté à 20h11 le 21/11/2010
    • Internaute 132962
      vivante

    c’est vraiment étonnant que le sida ne soit pas abordé, ni par le journalistes, ni par ces messieurs ! (bon c’est sûr on ne parle pas forcément des diabétiques en faisant un articles sur les patissiers, mais bon..)

    • Camille
      Camille répond à janvierrouge
      Mauvais genre
      • Posté à 20h18 le 21/11/2010
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Systématiser homosexualité/SIDA c’est aussi dangereux que de ne jamais parler du SIDA...

      • david528
        david528 répond à Camille
        Etudiant en finance de marché
        • Posté à 20h27 le 21/11/2010
        • Internaute 64984
          Etudiant en finance de marché

        Ce n’est pas le systématiser que de l’évoquer plus fréquemment auprès des homosexuels, étant donné que le problème est tout simplement plus important chez eux malheureusement.
        Et cet article ne traite même pas d’homosexualité, mais de personnes ayant des centaines de rapports, donc je pense que le risque n’est vraiment pas négligeable.

      • Blandine Grosjean
        Blandine Grosjean répond à Camille
        Redchef adj Rue89
        • Posté à 21h33 le 21/11/2010
          éditeur
        • Journaliste 89094
          Redchef adj

        Bien dit Camille.

      • lambertine
        lambertine répond à Camille
        Nulle part... ou ailleurs
        • Posté à 11h10 le 22/11/2010
        • Internaute 91509
          Nulle part... ou ailleurs

        Il ne s’agit pas de systématiser homosexualité/SIDA. Cet article ne parle pas avant tout d’homosexualité, mais de prostitution.

      • lambertine
        lambertine répond à Camille
        Nulle part... ou ailleurs
        • Posté à 20h10 le 22/11/2010
        • Internaute 91509
          Nulle part... ou ailleurs

        Doublon

    • David Perrotin
      David Perrotin répond à janvierrouge
      Auteur(e) de l'article Etudiant en journalisme
      • Posté à 20h20 le 21/11/2010
      • Internaute 73707
        Etudiant en journalisme

      Ce sont des témoignages, ils n’ont pas parlé de SIDA. Bien sûr c’est un angle qu’il ne faut pas oublier, mais le sujet de l’article était surtout de laisser s’exprimer des gens de ce milieu. A l’évidence, ils ne vont pas parler immédiatement de cela, alors que cela doit être une peur assez fréquente chez eux...

      • Raphael 124
        Raphael 124 répond à David Perrotin
        Esclave de la connerie
        • Posté à 00h23 le 22/11/2010
        • Internaute 35442
          Esclave de la connerie

        Bonsoir,
        vous dites :
         » A l’évidence, ils ne vont pas parler immédiatement de cela, alors que cela doit être une peur assez fréquente chez eux... »

        Alors pourquoi n’avoir pas mis cette simple phrase dans votre « article » ?

         
        • David Perrotin
          David Perrotin répond à Raphael 124
          Auteur(e) de l'article Etudiant en journalisme
          • Posté à 02h04 le 22/11/2010
          • Internaute 73707
            Etudiant en journalisme

          Parce que c’est une hypothèse. Je ne vais pas forcer ou suggérer à quelqu’un de dire ce qu’elle ne dit pas, même si certains veulent l’entendre. Et je ne fais pas supposer ce qui n’est pas certain. Peut-être que ces personnes se protègent à chaque fois, et le SIDA n’est pas un sujet important pour eux. Peut-être est-ce l’inverse. Mais j’ai préféré laisser ces personnes s’exprimer librement, sans trop intervenir. Et j’assume.

        1 autres commentaires
    • Samuel_A
      Samuel_A répond à janvierrouge
      Expat'
      • Posté à 20h39 le 21/11/2010
      • Internaute 112135
        Expat'

      Peut-être qu’ils se protègent, tout simplement... je pense que c’est aussi ça, la différence entre un escort boy et la prostituée qui enchaine les passes dans la rue : l’escort boy a sans doute le « luxe » de pouvoir se protéger.
      Encore que dans le milieu gay, la protection en cas de fellation soit souvent jugée accessoire - mais le principal risque dans ce cas n’est pas tellement le sida (le risque étant relativement faible), bien d’autres MST ayant plus de chances de se transmettre par ce biais.

  • david528
    david528
    Etudiant en finance de marché
    • Posté à 20h25 le 21/11/2010
    • Internaute 64984
      Etudiant en finance de marché

    Je trouve ca assez ridicule de dire « on n’est pas des putes » car ils se tapent des bobo-gay-frustrés qui les invitent dans une chambre à 500e.
    Ce sont des « putes » (je repète le terme tel qu’il est employé), des prostitués, et à la limite, une prostituée qui n’a pas le choix et qui fait ca pour ses gosses qui habitent dans une roulotte (et encore) m’inspire plus de respect que ce genre de type.
    J’en connais un qui fait ca pour paraître plus friqué dans son école de mode, c’est dire...

    C’est et ca reste un choix personnel, mais dans ces conditions, je pense qu’on a le droit de trouver ca minable.

    • un punk
      un punk répond à david528
      travailleur indépendant
      • Posté à 21h34 le 21/11/2010
      • Internaute 84513
        travailleur indépendant

      boaf… en même temps, « Etudiant en finance de marché » c’est aussi un futur boulot où on sera la « pute » du système néolibéral. De là à vous traiter de « minable »…
      À ce propos il est très amusant de voir des gens qui sont libéraux (finance de marché) ne pas tolérer la libéralisation des mœurs. C’est bien la droite française ça : les « esclaves » du tiers monde pour travailler : oui, mais profession libérale dans le sexe : non.

      • Weatherboy
        Weatherboy répond à un punk
        v2=notes articles en moins...
        • Posté à 22h10 le 21/11/2010
        • Internaute 38063
          v2=notes articles en moins...

        Sauf que réduire la vie de quelqu’un à être obligé de vendre son cul, c’est pas tout ce que j’appelle la « libéralisation des moeurs » ou la « liberté » de quoi que ce soit.
        Et c’est pour qui qu’ils la veulent cette jolie « liberté » nos gentils défenseurs « punk » de la prostitution ? Leurs amis proches, leurs parents et frères ou leurs gosses ? Ou bien les objets qu’ils ne connaissent pas ?

        Y’en a marre de cette tendance à faire passer pour novateur, des pratiques archaiques, tout en ne connaissant rien manifestement des véritables idées d’émancipation ou des anarchistes.

        « Le gouverné, le trompé, l’exploité, la prostituée et ainsi de suite, blessent avant tout nos sentiments d’égalité. C’est au nom de l’Égalité que nous ne voulons plus ni prostituées, ni exploités, ni trompés, ni gouvernés. “
        - Kropotkine, ‘La morale anarchiste’

        Ca avait quand même une autre gueule.

         
        • un punk
          un punk répond à Weatherboy
          travailleur indépendant
          • Posté à 17h09 le 22/11/2010
          • Internaute 84513
            travailleur indépendant

          houla…
          Je ne porte aucun jugement de valeur sur la pratique de vendre son corps décrit dans cet article, où apparemment, ils ont bien choisi de le faire histoire de gagner un max de blé en un minimum de temps, ce qui représente le beau leitmotiv de notre société actuelle : le fric facile. Libre à eux d’être les nouveaux aliénés de luxe du système, prêts à accepter d’écarter les fesses au sens propre histoire de se retrouver rapidement au dessus du panier ; tout comme, par ailleurs, libre à eux ceux qui acceptent d’écarter les fesses au sens figuré devant leurs négriers de chefs ou patrons, courbent l’échine et ferment leur gueule histoire de garder les moyens de se payer les colifichets agités par le marketing pour mieux les aliéner. Moi ce qui m’emmerde, ce sont ceux qui acceptent ces règles du jeu et qui vont se plaindre après. On n’entend que ça : un concert de pleureuses.
          Personnellement, j’ai toujours su dire non, et on me l’a toujours fait payer cher : la majorité de la population n’aime pas la liberté car elle leur fait peur. Et les gens libres, donc insoumis, elle les écrase autant que se peut : elle les traite de minables, elle les insulte, elle les vilipende, elle les exclut, quand elle ne les lynche pas, en d’autres époques.
          Et du coup, ça fait un moment que j’ai compris qu’on ne sauve pas les gens contre leur gré (l’émancipation, super… on a vu ce que ça a donné à l’est et d’une autre manière à l’ouest après 1968). Qu’une majorité de gens vivent des injustices, certes, et cela me révolte, tous les jours, mais il en est de chacun d’oser se lever et de dire NON et personne n’a à intervenir sur ça AVANT : no prosélytisme. Selon moi, la pensée anarchiste n’a pas à se mêler de ce que vivent les gens : c’est un sentiment personnel, et tous ceux que je rencontre ne la vivent pas comme moi, mais pourtant nous nous tolérons et ne donnons de leçons de « pensée correcte » à personne, car de là arrivent les diktats. Et j’emmerde les diktats : je ne fais partie d’aucune église de pensée, pas même celle « des véritables idées anarchistes » (encore un diktat).
          Donc libre à ces jeunes éphèbes de jouer les « escort boys », tant mieux pour eux si ça leur convient (c’est le cas, apparemment) ; je ne vis pas ainsi mais je ne me permet pas de les traiter de minables car ceux là n’abusent pas de la liberté des autres pour avoir une vie meilleure, contrairement à tout un tas de collabos prêts à humilier collègues et subalternes pour gravir les marches du système.

        1 autres commentaires
      • david528
        david528 répond à un punk
        Etudiant en finance de marché
        • Posté à 22h43 le 21/11/2010
        • Internaute 64984
          Etudiant en finance de marché

        Mais dis moi qu’est-ce que tu connais de mon futur boulot ?
        Tu es qui pour savoir ce que je veux faire ?
        Je fais juste partie des gens qui, avant de critiquer quelque chose, cherchent à réellement le connaître, ces gens dont tu ne sembles manifestement ne pas faire partie.

        « La pute du système néo libéral », dans ce cas, tout commercant, tout artisan est la pute de ses clients, bon alors il y a le communisme, mais c’est une autre histoire (qu’on connaît déjà malheureusement).

        Dernière chose : je sais que ca t’embête beaucoup, car la binarité de ton cerveau va en prendre un coup, mais je ne suis pas de droite, ni « neolibéral ».

    • Nils Wilcke
      Nils Wilcke répond à david528
      Etudiant
      • Posté à 22h41 le 21/11/2010
      • Internaute 49020
        Etudiant

      Vous avez bien craché votre mépris, ça va mieux, maintenant ?

    • A déménagé le 6-2
      • Posté à 16h21 le 22/11/2010
      • Internaute 24833

      allez dites-le : vous êtes choqué ! « libéral » sur le plan économique mais pas sur le plan des moeurs ? ; -)

    • phil53
      phil53 répond à david528
      sans emploi
      • Posté à 07h06 le 24/11/2010
      • Internaute 124677
        sans emploi

      Etudiant en « Finance de Marché », « libéral de droite » ou pas, sur ce sujet je suis tout à fait d’accord avec votre remarque.

  • JSC
    JSC
    PACA
    • Posté à 20h38 le 21/11/2010
    • Internaute 98125
      PACA

    Medhi, collégien donc mineur, propose ses services aux mecs. Et ce sont ces derniers qui s’ouvrent à l’accusation de détournement de mineur ?

    X, jeune homme a baisé avec 507 mecs majeurs dont un lui a laissé un billet de 200€ dans le tiroir de la table de chevet. Est-il prostitué ?

    Escort = accompagner (à l’opéra, au dîner PAS au lit !)

  • plusoumoins-
    plusoumoins-
    indécis
    • Posté à 20h58 le 21/11/2010
    • Internaute 125618
      indécis

    La sexualité des autres tout le monde s’en fout, on s’enfonce à RUE89, c’est la DST après le cambriolage qui va s’emmerder avec le contenu !

  • pastisglacon-
    pastisglacon-
    instit
    • Posté à 21h06 le 21/11/2010
    • Internaute 130677
      instit

    « Mais, quand on a besoin d’argent, on ne réfléchit plus trop. “

    Et bein justement, normalement c’est à ce moment là qu’il faut se poser des questions et y apporter des réponses valables.

  • pastisglacon-
    pastisglacon-
    instit
    • Posté à 21h14 le 21/11/2010
    • Internaute 130677
      instit

    « La seule solution était que je devienne escort »

    N’importe quoi, si vraiment il a fait ça « par amour » il aurait très bien pu rentrer avec son petit copain dans le pays d’origine de celui-ci.

  • mooed
    mooed
    Marea Britanie
    • Posté à 21h22 le 21/11/2010
    • Internaute 53602
      Marea Britanie

    Le film Exotica d’Atom Egoyan ouvre sur et traite de ce sujet à travers l’un de ces personnages.

  • A340AMIRI
    A340AMIRI
    funcionario viaçao aerea
    • Posté à 21h48 le 21/11/2010
    • Internaute 132679
      funcionario viaçao aerea

    Je vais choquer, mais pour être un habitué du site mentionné (dans la version NON-escort, pour gays classiques), et pour avoir comme potes certains « escort », ne dramatisez en rien et ne commencez pas a dire « tout ça c’est de la faute a la crise ! » ou « les pauvres jeunes en perte de repères socio culturels blablabla »
    La plupart de ceux qui sont escorts et que je connais, font du sexe a longueur de journée de toute façon....donc de la a faire payer, je vois pas trop la différence !
    pour illustrer mon propos, j’ ai couché avec pas mal de gars rencontré dans la version NON-escort du site, pour m’ apercevoir qu’ ils avaient ensuite un profil ESCORT....d’ aprés mes calculs j’ ai même virtuellement gagné des milliers d’ Euros en beneficiant de sexe gratuit avec ces petits malins qui exploitent les ex-beaux et les frustrados qui bavent devant leurs pecs et cuisses protéinés !

    • lilite
      lilite répond à A340AMIRI
      travaille
      • Posté à 22h20 le 21/11/2010
      • Internaute 130498
        travaille

      ah mon avis tu confonds les deux, être payé ou pas quand on fait l’amour ça fait une grande différence.
      Quand tu te fais pas payé, tu es dans une relation d’échange de plaisir : tu couches avec quelqu’un tu donnes mais tu prends tu plaisir.
      Quand tu es escort ou prostitué, tu échanges ton plaisir contre de l’argent : le client n’attends pas à ce que tu prennes ton pied mais veut juste tirer son coup, et pour ça il paye !
      D’ailleurs un des témoignages le dit bien : il ne regardait pas l’heure pour faire croire qu’il passait un bon moment. et oui, on est dans le « faire croire » et pas dans un bon moment véridique !

      • A340AMIRI
        A340AMIRI répond à lilite
        funcionario viaçao aerea
        • Posté à 22h31 le 21/11/2010
        • Internaute 132679
          funcionario viaçao aerea

        Je comprends ce que tu veux dire mais tu parles de « faire l’ amour »...or bien souvent, les gars qui se connectent sur internet pour faire des plans a longueur de temps ne font pas « l’amour » ils font du sexe mécaniquement !
        Je te passe les détails mais bien souvent lorsque tu pars sur un « plan » (=donc sans amour) c’est tout juste si tu dis « bonjour »....bien souvent il n’ y a aucun mot d’ échangé.
        c’est de la sex-addiction trés commune et trés assumée chez les gays, maintenant certains ont compris qu’ ils pourraient en tirer profit, soit....
        en connaissant certains, j’ ai de gros doute sur la capacité a se poser des questions existentielles...pourvu qu’ ils aient la tune pour aller flamber en boite ou dans les magasins

         
        • lilite
          lilite répond à A340AMIRI
          travaille
          • Posté à 23h01 le 21/11/2010
          • Internaute 130498
            travaille

          Euhh là mon p’tit tu interprètes mon discours...
          Je sais ce que c’est un plan cul et je ne pense pas qu’il faille être amoureux pour ’faire l’amour ».
          que l’on appelle ça « faire l’amour » « baise“ou ‘ plan cul’ ça m’est complétement égal...

          Mais dans une relation comme celle que tu décris, soit un ‘plan cul’, les deux personnes le font dans un même but et attendent la même chose de l’autre : avoir du plaisir !

          Si tu te prostitues : tu échanges ton plaisir contre du fric, et pour moi, donc c’est loin d’être identique !

          • A340AMIRI
            A340AMIRI répond à lilite
            funcionario viaçao aerea
            • Posté à 23h23 le 21/11/2010
            • Internaute 132679
              funcionario viaçao aerea

            Ben j’ interprete pas mais bon « faire l’ amour »....les mots ont encore un sens, maintenant si tu voulais dire baiser....
            de toutes façons arretons de preter des états d’ ames la ou il n’ y a pas lieu d’ être : perso, on m’ a proposé de la tune et des plans chelou, de rencontrer des gens avec des apparts de ouf et des « parties », ai toujours dit non....s’ils ont dit « oui » et que l’ argent facile les mènent par le bout du nez, tant mieux... mais je ne vois pas pourquoi on devrait être catastrophé
            Moi je suis catastrophé par les mamans maliennes que je croise a 5H et qui laissent leurs enfants seuls dormir pour aller nettoyer les bureaux de gens qui ne leurs dirons même pas bonjour, mais pas par des putes volontaires qui manipulent des vieux pour leur prendre 1 max de tune et se gargariser rue des archives avec le dernier sac vuitton de connasse et iphone 4 implanté a l’ oreille

            • lilite
              lilite répond à A340AMIRI
              travaille
              • Posté à 23h37 le 21/11/2010
              • Internaute 130498
                travaille

              Je comprends ce que tu veux dire.
              D’un autre côté, ce c’est pas parce que le monde du travail, en ces périodes de crise et de capitalisme à tout va, a oublié le mot respect envers les travailleurs que cela justifie tout les comportements !

            • Weatherboy
              Weatherboy répond à A340AMIRI
              v2=notes articles en moins...
              • Posté à 23h52 le 21/11/2010
              • Internaute 38063
                v2=notes articles en moins...

              Elle ont bon dos les « mamans maliennes » grâce à elles on pourraient justifier n’importe quoi, Karachi, les baisses de salaires, le financement de l’UMP, et même les gosses qui se prostituent.
              Jolie sophisme.
              Le sexe c’est une relation à deux avec un minimum de séduction même pour un plan. Le reste suivant le consentement c’est un viol ou un rapport marchand, point barre.

              • A340AMIRI
                A340AMIRI répond à Weatherboy
                funcionario viaçao aerea
                • Posté à 08h37 le 22/11/2010
                • Internaute 132679
                  funcionario viaçao aerea

                Parfait ! donc si c’est juste un rapport marchand innocent, pourquoi certains disent ici que ça les touchent et qu’ ils sont catastrophés ?
                Perso, ça ne me fait ni chaud ni froid, si ça leur va tant mieux.
                Maintenant s’il faut trouver que c’est un travail tout aussi respectable que les autres, allons de l’ avant, mais appelons une pute une pute et ne dévalorisons pas le petit peuple qui en bave pendant que les « escorts » se vantent de gagner un smic en 2 nuits

                • Weatherboy
                  Weatherboy répond à A340AMIRI
                  v2=notes articles en moins...
                  • Posté à 12h50 le 22/11/2010
                  • Internaute 38063
                    v2=notes articles en moins...

                  Que ça « te convienne » ça c’est ton problème, que tu estimes qu’il s’agisse d’un choix libre ça me rapelle un type qui revenait d’Asie du Sud en m’expliquait « tu comprends ils sont comme ça là-bas ».
                  Y’a pas à dire laissez tombre Kropotkine, les idées d’émancipation c’est Pascal Sevran et Frédéric Mitterand.

                  Non ce n’est pas un rapport marchand « innocent », curieux se besoin de rajouter le mot d’ailleurs. C’est un rapport qui ne s’effectue que dans des situations bien particulières.
                  Le « pauvre exploité » aussi pauvre et exploité qu’il soit, il lui reste comme tout salarié, un espace de liberté, au-delà de ses heures passées à produire de la plus-value, qui aussi réduit soit-il lui appartient encore, puisque c’est ce qui constitue réellement sa vie. Ce sont ses heures là qui donnent un sens, et c’est même au nom de celles là qu’apparaît l’idée de revendiquer le reste.

                  Quand on en vient à accepter que le capitalisme entre dans celle là, vient investir par exemple son lit, son sexe, ses rencontres, ses désirs et son cul, je me demande ce qu’il peut bien rester encore à eux à ces gens là.

                  Alors ça m’est pas égal, ce qui donne une orientation à mes idées, ce n’est pas un monde où l’on demande à une grande partie des gamins, mais aussi de majeurs, du tiers-monde qui remplissent les capitales d’Afrique et d’Asie de vendre jusqu’à leur lit à des porcs, et où un néo-« libertaire » vient m’expliquer du haut de ses jolis commentaires postés sur internet, ben tu comprends m’ame Michu, c’est pas plus grave que la pauvre boulangère exploitée du coin de ta rue.

                  • A340AMIRI
                    A340AMIRI répond à Weatherboy
                    funcionario viaçao aerea
                    • Posté à 19h01 le 22/11/2010
                    • Internaute 132679
                      funcionario viaçao aerea

                    Vous analysez et idealisez tout jusqu’ a un point extême.
                    Beaucoup de gars parmi ceux qui font ça se plaisent la dedans : n’ importe qui qui a fréquenté le plus grand sauna gay d’ Europe sur le bd sebastopol a Paris a croisé a un moment ou un autre une bande de 3-4 branleurs de 18 ans chassant et harcelant le vieux pour faire du sexe contre rançon.
                    idem dans le plus grand bordel gay d’ europe rue aux ours a paris : il y a même placardé des avertissements partout sur les murs actuellment
                    Aprés, si ça vous excite de traduire ça en « le capitalisme va jusqu’ a coloniser le sexe et le cul des pauvres victimes d’ une société brutale et déshumanisante » tant mieux pour vous.
                    Cet aprem ai revu un pote qui fait des trucs sex contre rançon : on en a parlé, il est trés clair la dessus et voit ça comme un rapport marchand parce que son « vrai » travail ne lui rappporte pas assez.
                    A aucun moment il ne s’estime victime du système capitaliste qui maitrise jusqu’ a sa vie intime...il veut juste de l’argent en plus pour faire des choses qu’ il ne ferait pas sinon...et pour le coup il n’est pas du tout air-head contrairement a beaucoup qui en sont la parce que l’ école était trop prise de tête et qu’ « a 25 ans il faut que je trouve de l’ argent »

                    • Weatherboy
                      Weatherboy répond à A340AMIRI
                      v2=notes articles en moins...
                      • Posté à 21h35 le 22/11/2010
                      • Internaute 38063
                        v2=notes articles en moins...

                      Et comme je viens de le dire à l’autre, si c’était tes parents ou tes gosses qui vendaient leur cul, tu en penserais quoi ?
                      Alors excuse-moi mais ton « pote » en question qui ne vaut certainement pas plus qu’unee simple rencontre tu t’en fous quand même un peu en fait.

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