a debattre 10/01/2008 à 20h42

Deux enfants, deux mères : un juge peut-il fonder une famille ?


Est-ce à un juge de définir ce qu’est une famille ? C’est l’enjeu d’une affaire jugée par le tribunal de grande instance de Lille fin décembre. Deux lesbiennes réclamaient d’avoir chacune l’autorité parentale sur l’enfant de l’autre.

Les deux enfants, âgés de 9 et 4 ans, ont chacun été conçus par procréation médicale assistée en Belgique. A l’époque, les deux femmes étaient déjà en couple, puisqu’elles sont ensemble depuis une quinzaine d’années. C’est l’une après l’autre qu’elles ont eu recours à la procréation assistée.

Voir le document

(Fichier PDF)

Les deux enfants ont toujours vécu dans cette famille de quatre personnes. Sauf au regard de la loi puisqu’en droit, seule la mère biologique peut reconnaître son enfant à la naissance. Mais la jurisprudence évolue depuis quelques années. Au coup par coup, des juges ont déjà concédé au partenaire du parent biologique d’un enfant l’autorité parentale sur ce dernier au nom de « l’intérêt supérieur de l’enfant ».

Le jugement, qui fait suite à l’audience du mois de novembre, indique cette fois explicitement :

« Les aléas de la vie et les risques potentiels au cours de ces déplacements ne rendent pas du tout inutile de prendre des mesures pour éviter toute difficulté en cas d’accident, d’indisponibilité du parent biologique de chaque enfant. »

Mais, la nouveauté du cas de cette famille de Tourcoing, dans le Nord, tient à ce qu’il s’agit cette fois d’une délégation croisée.

Le tribunal crée une famille de deux enfants

Avec cette décision croisée, le tribunal nordiste a, pour la première fois, créé en droit une famille de deux enfants :

« Même si en l’espèce elle est importante pour chacune des demanderesses qui ont la volonté affirmée depuis longtemps de constituer une famille, il faut bien constater que la loi n’exige pas de démonstration de l’existence du lien du sang pour autoriser la délégation d’autorité parentale. »

C’est d’ailleurs ce que plaidait leur avocat, qui argue qu’« il était temps que la justice prenne acte d’une situation de fait et reconnaisse la vie familliale qui existait ». Pour Me Pascal Cobert, la décision du juge accroît les droits des deux enfants :

L’avocat des deux mères dénonce « des consignes de la Chancellerie » et la position « rétrograde » du parquet :

« Malgré l’évolution de la société sur ces questions, malgré l’évolution de la jurisprudence, le ministère public a voulu empêcher cette reconnaissance croisée. »

Le ministère public fait appel

A l’audience en première instance, la substitut du procureur avait par exemple souligné que les deux femmes « ont détourné la loi en obtenant la procréation médicalement assistée en Belgique », alors que cette pratique est interdite en France pour les couples du même sexe.

Joint par Rue89, le procureur de la république Philippe Lemaire assume les consignes de la chancellerie et parle ouvertement d’un « choix travaillé par les différentes strates hiérarchiques ».

Le représentant du parquet, qui confirme faire appel de la décision de première instance, balaye les critiques qui le décrivent « réactionnaire » :

« Cette décision implique une nouvelle représentation de la famille qui n’est pas prévue dans les textes à l’heure actuelle. Le fond du problème n’est pas tant la délégation d’autorité parentale en soi, mais plutôt ce qu’on décide de consacrer sous le terme de “famille”. Or un juge est-il légitime pour décider ce que doit être une famille, un couple ? “

Pour Philippe Lemaire, ‘c’est au législateur de trancher dans la mesure où c’est un débat de société’ :

‘Ici, le juge a reconnu derrière ça l’existence d’une famille homosexuelle. Ce couple a vraiment décidé de fonder une famille, par deux fois ! C’est hors du tribunal qu’il faut porter ce débat.’

Le ministère public fait savoir qu’il ira jusqu’en cassation s’il le faut. En 2006, la haute autorité judiciaire avait tranché en faveur d’une délégation d’autorité à condition que l’union du couple soit ‘stable et continue’. A l’époque, un seul enfant était concerné. L’an dernier, toutefois, la Cour de Cassation avait censuré l’adoption simple d’un enfant par la partenaire de la mère.

  • 10664 visites
  • 86 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Bobby-no
    • Posté à 21h22 le 10/01/2008
    • Internaute 26194

    Le débat public sur la question du mariage gay dans un premier temps, et sur les questions d’homoparentalité par la suite, semblent en hibernation en France depuis quelques temps.
    Comme le souligne l’article, il n’est pas du ressort du juge de décider de la notion de famille. Et c’est donc à nous, membres du corps citoyen d’en débattre.

    Le mariage gay est une avancée que la France ne peut refuser aujourd’hui, si elle ne veut pas garder une image rétrograde alors que ses voisins européens adoptent des mesures semblables en nombre.

    La question de la famille est quant à elle autrement épineuse. Pensez-vous qu’une famille soit nécessairement constituée d’un père ou d’une mère ? Ou simplement de deux individus ayant la volonté de fonder une famille...Le droit suprême de l’enfant n’est-il pas de bénéficier d’une éducation et d’affection de la part de parents, qui voient en lui la matérialisation de leur amour ?

    • berco
      berco répond à Bobby-no
      père au foyer
      • Posté à 09h19 le 11/01/2008
      • Internaute 24530
        père au foyer

      par définition ( du dictionnaire ) une famille, se
      compose d’un père, d’une mère, et des enfants.
      Je ne pense pas etre, ni rétrograde,ni homophobe,mais
      une cellule familiale, ne se limite pas à deux personnes du meme sexe.Que l’on parle d’ alliance, là je d’accord ! Ce qui me chagrine le plus, c’est que les
      enfants ne soient pas mis au centre du débat, alors que ce sont eux les premiers concernés. Vous imaginez
      cet enfant se faire railler à la récré, le regard des autres parents. Non meme par « branchitude » je ne trouve
      pas ca tellement cool pour les enfants, et je me fous
      de ce que font les autres pays europeens. Vous vous rappelez sans doute du mariage de deux hommes par Mr le
      maire de bègle ( Noel Mamere), ca c’est terminé par une
      escroquerie.Non nous ne sommes pas dans une politique
      de civilisation, mais plutot dans une dérive de la
      civilisation.

      • Kara
        Kara répond à berco
        Itinérante
        • Posté à 11h56 le 11/01/2008
        • Internaute 22837
          Itinérante

        Je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi Berco. En quoi celà peut-il être gênant pour un enfant, d’avoir un camarade de classe avec 2 mamans ou 2 papas ? Gênant parce que ses parents lui auront répondu (à la question pourquoi chez lui c’est comme ça et pas chez moi ?), ils sont pas normaux. Si on explique à un enfant que deux personnes du meme sexe sont ensemble parcequ’ils s’aiment, il comprend et n’ira pas railler son camarade parcqu’il a deux mamans. Quand aux parents, si ils sont intelligents, ouverts, ils n’ont pas à avoir un regard différent.
        Quand à parler d’une dérive de la civilisation, je dis non. Si aujourd’hui l’homosexualité est mal vue ou perçue, c’est parce qu’à un sombre moment du Moyen âge, l’Eglise catholique s’est appropriée certains sacrements (comme le mariage), et s’est imposée comme notre juge. Longtemps dans nos consciences on nous a dit que l’homosexualité était du vice, que la nature n’avait jamais voulu ça (désolée, mais je l’entends assez souvent), qu’un homme doit être avec une femme etc...L’homosexualité existe depuis plus longtemps que vous ne le croyez, et si aujourd’hui nous en sommes arrivés à la raillerie ou aux regards mauvais des parents, c’est à cause de l’Eglise catholique (et d’autres religions) qui le rejete et l’exclu de notre société.

      • pablico
        pablico répond à berco
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 12h25 le 11/01/2008
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        pas d’accord. On ne choisi pas nos parents. Et on prend les parents que la vie nous donne.
        Quid des orphelins, des abandonnés ?
        Quid des parents indignes ? Des parents non aimants ? Des parents qui ne rentrent pas dans nos critères biens pensants ?
        Les parents se doivent d’élever convenablement, et au mieux les enfants, et de leur donner de l’amour, des valeurs, et, de l’éducation, pour qu’ils puissent être construits et autonomes. Qu’ils soit parents biologiques ou non.
        Le reste n’a pas beaucoup d’importance.

         
        • Brunol
          Brunol répond à pablico
          • Posté à 17h12 le 11/01/2008
          • Internaute 27423

          C’est pour cette raison que les enfants recherchent toujours à savoir qui est leur vrai père/mère.
          C’est un besoin fondamental.
          Alors dire j’ai deux mamans, j’ai deux papa, c’est déjà mentir au petit chérubin.
          Avec ça, il est pas forcément bien parti.

          • pablico
            pablico répond à Brunol
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
            • Posté à 18h16 le 11/01/2008
            • Internaute 14278
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

            c’est très complexe je sais, mais il vaut mieux avoir deux mamans ou deux papas, que pas de papa ni maman.
            une famille n’est jamais toujours idéale. Entre les accidents de la vie, des parents au comportement plus que douteux, le pauvre chérubin doit survivre. Et c’est mieux que la DASS ? Non

            • Brunol
              Brunol répond à pablico
              • Posté à 11h08 le 12/01/2008
              • Internaute 27423

              Oui, comme je le souligne, dans notre société artificielle, technique tous est possible.
              Dans le cas des 2 enfants, une seule est la VRAIE mère.
              Pourquoi ne pas appeler l’autre personne par un autre terme (qui précisera sa place dans cette « famille » par un autre nom que mère.)
              L’enfant devra-t-il subir les sarcasmes de ses copains au nom du confort des 2 mères.
              C’est l’enfant qui va trinquer, pas les deux femmes.

        3 autres commentaires
      • Sexus Empiricus
        Sexus Empiricus répond à berco
        • Posté à 12h23 le 11/01/2008
        • Internaute 6004

        À la question : « Est-ce à un juge de définir ce qu’est une famille ? », il est malin de répondre : « mais non ! c’est au dictionnaire de nous le dire ! », car le réflexe du dictionnaire est un bon réflexe.

        Le dictionnaire est un père protecteur pour chacun de nous, il nous empêche de dire n’importe quoi ; il nous aime bien, il nous châtie de même, nous et notre langue ; il nous apprend à la tourner 7 fois, etc. En somme, le dictionnaire est un bon père de famille, qui sait nous gendarmer au besoin.
        À moins que ce soit une mère. Pas une marâtre, - une bonne mère. Notre langue maternelle et maternante coule du dictionnaire comme le lait du sein.

        Le malheur avec le dictionnaire, - ce surmoi de la langue -, c’est d’abord qu’il est établi : il ne tombe pas du Ciel des Idées Eternelles. Vrai pour l’article « Famille », qui est un terme abstrait, bon à recevoir toutes sortes de déterminations variables d’un pays à l’autre (ouvrir un dictionnaire d’anthropologie peut décoiffer), ou d’une époque à l’autre (ouvrir un dictionnaire français de France du XVIIe s. peut nous rendre incompréhensibles les termes que nous croyons les plus... familiers).

        Autrement dit, un dictionnaire traite des mots, non des choses. Il photographie le sens de ces étiquettes (les mots) dont nous nous servons tous les jours, - mais cette photographie est toujours datée. Même lorsqu’il s’agit de termes généraux comme « famille ». Il n’y a pas si longtemps de cela, les Chrétiens parlaient de la grande « famille des hommes » : était-ce au sens propre ou par métaphore ?
        Il n’y a pas de sens propre ni de sens premier du mot « famille ». Par contre il y a un sens fonctionnel ou relationnel (on aurait dit « structural » dans les années 1960). Et puis il y a un sens juridique, dont le droit se mêle.

        Or, le système du droit, en république, c’est nous en définitive, car c’est nous qu’il concerne. Chacun d’entre nous.
        « Par définition », la cellule familiale n’est pas plus une cellule biologique qu’elle n’est une cellule carcérale : elle peut l’être (la famille balzacienne), elle peut ne pas l’être (les familles des années 1940 n’étaient pas toutes des prisons).

        Quant à « mettre les enfants au centre du débat », c’est justement ce que font les deux femmes en se souciant de leur autorité parentale - notamment en cas de malheur. (Malheur en face duquel la crainte du qu’en-dira-t-on fait pitié ou mesquin.)

        Enfin, un dernier détail : combien de mariages bien sous tous rapports se terminent en escroquerie ? Il faudrait se replonger dans la Comédie humaine pour y voir clair...

        Quoi qu’il en soit, paix et prospérité dans votre foyer !

         
        • pablico
          pablico répond à Sexus Empiricus
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 12h30 le 11/01/2008
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          Le dictionnaire, , n’est que le reflet d’une société à un moment donné. Pourquoi ne prends tu pas le dictionnaire du XVII ème siècle aussi ?

        1 autres commentaires
      • ART MONIKA
        ART MONIKA répond à berco
        • Posté à 13h45 le 11/01/2008
        • Internaute 10855

        Barco, les définitions du dictionnaire sont souvent obsolètes.

        Le cadre de la « famille » a aujourd’hui beaucoup évolué, avec l’accroissement des divorces, des familles monoparentales, des couples non hétérosexuels... sans compter tout ce que l’on apprend sur les enfants dits « illégitimes », nés dans des familles « bien sous tous rapports », et qui découvrent tardivement qu’ils ne sont pas les enfants « biologiques » de celui qu’ils pensaient être leur père.

        Ce qui me gêne dans l’article, c’est que l’on appelle ces femmes des « lesbiennes », terme qui est connoté et réducteur. Ce sont des êtres humains qui ont choisi d’avoir des enfants (ce que toute femme peut faire avec un homme ou les cellules qu’il lui confie), et de les élever avec des personnes qu’elles aiment, et qui sont - dans ce cas d’espèce- du même sexe. Ces femmes pourraient s’aimer sans avoir de sexualité ensemble. Comme des couples « hétérosexuels » vivent sans avoir de « rapports sexuels ».

        Les enfants de cette famille ont toujours vécu ensemble. C’est un fait. La Justice peut leur mettre des bâtons dans les roues, mais cela sera au détriment des enfants si par malheur, par exemple, l’une des deux femmes disparaissait.

        On a beaucoup glosé avec la psychanalyse sur la structuration symbolique apportée par le Père. Sans tenir compte du fait que beaucoup de pères ne se sont guère occupés de leurs enfants. Cela ne fait rien, disait-on, ce qui compte c’est la présence du père dans le discours de la mère... Ces justifications « théoriques » de la normativité sociale ont fait long feu.

        Barco, rassurez-vous, ces enfants ont des oncles, des grands-pères et ils se trouveront un « père » s’ils en ont besoin d’un... Et probablement leurs mères leur expliqueront-elles qu’ils ont un « père » au sens d’un « géniteur ». L’important est qu’il n’y ait pas de mensonge sur la filiation.

      • Axior
        Axior répond à berco
        Citoyen
        • Posté à 14h22 le 11/01/2008
        • Internaute 26085
          Citoyen

        « par définition ( du dictionnaire ) une famille, se
        compose d’un père, d’une mère, et des enfants. »

        Le débat porte sur le fait qu’un tribunal soit qualifié ou non pour décider des affaires relevant de la famille. Pour toi, non, c’est le dictionnaire qui doit légiférer...

        Rassure-toi, ce n’est ni rétrograde ni obsolète, c’est stupide.

    • fleurt
      fleurt répond à Bobby-no
      • Posté à 11h38 le 11/01/2008
      • Internaute 28146

      Oui, mais moi ce que je ne comprends toujours pas, ce sont les bornes où « ça va s’arrêter ». Qu’est-ce qui empêcherait 2 frères ou 2 soeurs de se pacser et d’élever des enfants adoptés ? Et dans ce cas, qu’est-ce qui empêcherait un père et une fille de se pacser pour faire pareil, et même des enfants biologiques ? Après tout, il y a déjà des livres qui existent, manifestant clairement l’amour d’une fille pour son père, alors pourquoi pas ?
      Pour ma part, je pense que le mariage (avec droit à l’adoption en cas de stérilité) entre un homme et une femme libres de tout lien familial, avec des règles très rigides notamment sur le divorce, doit rester à part et offrir des droits particuliers sur le patrimoine et l’héritage. La difficulté à divorcer revalorise l’institution du mariage, donc elle est logique (personne n’est forcé de se marier). Cela étant basé sur la ressemblance avec la nature et la difficulté particulière du mariage qui unit des êtres particulièrement différents et étrangers l’un à l’autre : fondation de la société par la diversité, et difficulté du choix et de l’engagement.
      Tout le reste devrait être un contrat civil, union à 2 et pourquoi pas à 3 ou 5 personnes (communautés, sectes), ne donnant pas de droit particulier aux contractants sauf ceux qu’ils ont définis dans leur contrat et presque aucun sur la transmission du patrimoine (trop coûteux à définir pour des familles multiformes).
      Par ailleurs, je refuse l’idée que les gens soient forcés de se marier civilement pour pouvoir se marier à l’église. Le mariage civil Français ne vaut rien et n’ouvre aucune droit, c’est juste une fiche pour l’Etat.
      Le droit d’accès aux méthodes de fécondation et à l’adoption devrait être autorisé ou pas, par ailleurs, indépendamment du statut (mariage ou pas). Pour un tiers, obtenir l’autorité familiale sur un enfant devrait être interdit sans l’accord des deux parents si ceux-ci sont mariés ou l’ont été.
      Je ne vois pas en quoi la société prétendrait que nous sommes des particules élémentaires asexuées bénéficiant d’un même contrat d’union pour tous, puisque nous ne sommes pas comme ça : on n’est pas des purs esprits !
      Tout ça c’est pour permettre aux Etats d’affaiblir la notion de famille aux fins de spolier les revenus et les patrimoines. Pas de passé, pas de futur, zéro famille, et à la fin, tout appartient aux banques et aux assurances.
      Pour le cas des deux femmes qui ont eu l’autorité parentale, pourquoi pas ? Mais quelle différence avec des mères célibataires ? Comme je l’ai dit, je pense qu’on devrait interdire l’autorité familiale pour des enfants issus du « vrai » mariage, mais pour les autres, je ne vois pas pourquoi on devrait la refuser, sauf risques pour l’enfant, ou bien surcoûts pour la société.

    • Alice77
      Alice77 répond à Bobby-no
      • Posté à 11h30 le 12/01/2008
      • Internaute 11594

      les homosexuels doivent avoir les mêmes droits à la famille que les hétéros. Point barre. Cela doit s’inscrire dans la loi française.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 21h27 le 10/01/2008
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Puisque le PACS existe pour 2 personnes du même sexe, c’est que la loi reconnaît bien un couple. Pourquoi, alors, ne pas accorder l’autorité parentale au membre du couple (mère, dans ce cas) non biologique ? D’autant qu’il n’y a pas de père biologique connu. Si une des mères biologiques est victime d’un accident, faudrait-il que son enfant se retrouve à la DDASS ?

    Il faut être logique jusqu’au bout du raisonnement, mais la bienpensance religieuse semble vouloir reprendre la vie des Français en mains.

    Dormez, dormez, braves gens, NOUS veillons.

  • Compte supprimé le 23 janvier 10
    Compte supprimé le 23 janvier 10
    en territoire apache
    • Posté à 21h44 le 10/01/2008
    • Internaute 2863
      en territoire apache

    « faudrait-il que son enfant se retrouve à la DDASS »

    il y a des endroit pires

    certaines cellules familiales par exemple

    • Bobby-no
      • Posté à 21h55 le 10/01/2008
      • Internaute 26194

      « certaines cellules familiales par exemple » tout est dans le « certaines » bien entendu.

      Il y a toujours pire : l’absence d’affection.
      Qu’est-ce qui est le mieux pour un enfant, vivre en foyer ou trouver deux individus prêts à refonder leur vie autour de lui ?

      Il y a des enfants battus, des enfants de divorcés, des enfants dont un seul parent se soucie ou des enfants dont personne ne se soucie. Ces structures familiales déchiquetées ont-elles un bon impact sur les enfants ? On en parle peu, car ils sont issus d’une famille « normale ».
      Qui osera dire qu’il serait pire pour un tel enfant d’être élevé avec affection par un couple homosexuel ?

      • Manue
        Manue répond à Bobby-no
        • Posté à 23h07 le 10/01/2008
        • Internaute 28108

        Attention, il ne faut pas se méprendre. Ici, tu pars du principe que la situation d’un enfant élevé par un couple homoparental est « moins pire » que toutes celles que tu cites. Je crois que la question n’est pas là et le raisonnement biaisé. C’est ni moins pire ni mieux d’etre élévé au sein d’une famille de parents de meme sexe que de sexe opposé.

         
        • Bobby-no
          Bobby-no répond à Manue
          • Posté à 23h15 le 10/01/2008
          • Internaute 26194

          Voilà, tu l’as dit, ni moins pire, ni mieux. On s’accorde, et c’est exactement ce que je voulais faire ressortir, ca n’est pas pire que ce qui existe déjà.

          • Avril
            Avril répond à Bobby-no
            • Posté à 16h25 le 11/01/2008
            • Internaute 24503

             : D
            casse tête rhétorique

            Si c’est ni moins pire, ni mieux, tu ne peux prendre l’exemple ou la famille hétéro est à la ramasse pour démontrer que l’homoparentalité, c’est pareil ! aargh !

        2 autres commentaires
  • blemaire
    blemaire
    Journaliste
    • Posté à 21h58 le 10/01/2008
    • Journaliste 28106
      Journaliste

    La question de l’homoparentalité est en elle-même biaisée. Tant que l’espèce humaine aura un mode de reproduction sexué hétérosexuel, l’homoparentalité n’aura aucun sens. La question soulevée régulièrement par des militants homosexuels sur le devenir des enfants qui ont toujours vécu dans une famille homosexuelle en cas de décès de l’un ou de l’autre « parent » est tout à fait similaire à ce qui se passe dans une famille recomposée : chaque « parent » amène ses propres enfants. Si le couple se sépare au bout de 10 ou 15 ans ou si l’un des deux décède, la loi prévoit le cas. Et, dans une famille recomposée, il n’est nul besoin de tout ce cirque !

    • Bobby-no
      Bobby-no répond à blemaire
      • Posté à 22h16 le 10/01/2008
      • Internaute 26194

      « La question de l’homoparentalité est en elle-même biaisée. Tant que l’espèce humaine aura un mode de reproduction sexué hétérosexuel, l’homoparentalité n’aura aucun sens. »

      Ca c’est un petit peu grotesque tout de même. Voir l’enfant comme denrée biologique issue d’une relation sexuelle...

      Dans ce cas là tu nies aussi l’adoption tout court, car l’enfant n’est pas issu de la « reproduction sexuée hétérosexuelle » de ses nouveaux parents adoptifs ? Ils ne sont donc pas parents si je je continues ton raisonnement ?

      La famille n’est pas que biologique rappelons le, c’est même ce pourquoi bon nombre de citoyens français étaient opposés à l’utilisation de tests ADN dans le cas de l’immigration, car la famille n’est pas une construction biologique, mais un groupe unis par des liens sociaux et vivant ensemble.

    • Sexus Empiricus
      • Posté à 22h47 le 10/01/2008
      • Internaute 6004

      Bonsoir,

      Je ne suis pas sûr de bien saisir votre propos. À partir du moment où vous affirmez d’un air bien entendu : « Tant que l’espèce humaine aura un mode de reproduction sexué hétérosexuel, l’homoparentalité n’aura aucun sens », je décroche.
      Vous croyez que votre sentiment du non-sens est partagé ? Regardez un peu la vie autour de vous, je ne dis pas dans votre famille, ni chez vos proches ; mais peut-être chez des ami(e)s, ou chez d’autres inconnu(e)s : ça existe ; qu’y trouvez-vous à redire ?

      Quelqu’un qui n’appartient pas aux « militants homosexuels », comme vous dites, peut très bien défendre (je n’ai pas dit épouser) la cause de la famille homosexuelle, et plaider en faveur de l’homoparentalité.
      Par exemple, on trouve chez François Dagognet, cette petite réflexion qui va dans le sens des différents avis exprimés ici.

      *

      « L’époque actuelle n’a pas cessé de limiter la portée de ce qu’on nomme le poids du sang :

      1. L’adoption rend possible l’intégration à ce groupe privilégié d’un enfant sans lien organique avec ceux qui l’accueillent ; on a pu croire que cette mesure suppléait à un manque de postérité (l’infécondité de certaines unions), mais la faculté d’adopter a été accordée à une célibataire (et il n’a pas été exigé qu’elle ait été mariée).

      2. Situation plus lourde de conséquences, au cas où l’un des deux conjoints serait frappé de stérilité, la bio-médecine remédie à cet état, grâce à l’insémination avec le sperme d’un donneur anonyme (l’IAD ou l’adultère officialisé et permis par la loi, si le couple le demande). Notons que la législation interdit la fécondation d’un ovocyte étranger par un sperme également étranger ; est donc conservé, pour la naissance acceptée et autorisée, un lien biologique (la semence de l’un des deux parents).

      Les bénéfices de tous ordres qu’engendre la communauté familiale nous obligent à approuver le PACS ou l’union entre homosexuels : nous ne voyons pas en cette union le modèle de la famille idéale, mais une institution qui tend à s’inspirer de celle que nous avons analysée et qui la copie même. Sans entrer dans cette discussion, nous ne saurions lui refuser le droit à la parenté et donc à l’éducation des enfants. »

      [Source : F. Dagognet, 100 mots pour commencer à philosopher, « Famille » ; Les empêcheurs de penser en rond – Seuil, 2001, p. 93.]

      *

      Reste la question : « Est-ce à un juge de définir ce qu’est une famille ? »
      La réponse peut être oui. Après tout, un magistrat est sans cesse occupé à qualifier les faits. Mais oui provisoire, comme la liberté du même nom.
      Tant que le législateur n’aura pas mis à jour ses lois vieillottes ou éculées, la réalité la plus civile et la plus innocente jurera toujours avec le Code et le Bon Sens.

      • blemaire
        blemaire répond à Sexus Empiricus
        Journaliste
        • Posté à 22h57 le 10/01/2008
        • Journaliste 28106
          Journaliste

        Le non-sens est en effet biologique. Je ne nie nullement que la parentalité n’est pas que biologique mais, dans ce cas, on se retrouve dans le principe général des familles recomposées ou avec enfant adopté sans que l’homosexualité ne soit un facteur qu’il faille prendre en considération. Or, dans les familles recomposées, on n’a jamais vu le besoin d’adoptions croisées !

         
        • Sexus Empiricus
          • Posté à 23h31 le 10/01/2008
          • Internaute 6004

          Admettons, j’accepte en gros ce que vous dites à condition d’ajouter deux remarques.

          1. Un « non-sens » « biologique » ? Il me semble que ça porte un nom : s’il y a un non-sens biologique, c’est la mort (la vie est l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort) ou les monstres (les anomalies ou les ratés de la nature). En dehors de ces deux cas de figure, le non-sens prétendument biologique est un simple défaut d’imagination (il y a plus de choses sur la terre que tout ce que le sacro-saint bon sens peut imaginer).

          2. Lorsque vous dites « ...sans que l’homosexualité ne soit un facteur qu’il faille prendre en considération », nous sommes d’accord. L’homosexualité, dans le cas en cause, est anecdotique : lesbienne ou pas, ce n’est pas le point de la question. La question porte sur la délégation de l’autorité parentale. Que la famille soit recomposée, homoparentale ou autre encore, un « besoin » ou plutôt une volonté est ici exprimée. Qu’est-ce qui empêche ? Qui ça gêne (l’accent a, en l’occurrence, son importance) ? Est-ce une atteinte aux droits du citoyen, ou je ne sais pas : une atteinte à « la famille » ?

        • Steelskin
          Steelskin répond à blemaire
          Dangereux gauchiste gay
          • Posté à 01h57 le 11/01/2008
          • Internaute 25107
            Dangereux gauchiste gay

          « Or, dans les familles recomposées, on n’a jamais vu le besoin d’adoptions croisées ! »
          C’est normal, ils peuvent se marier, eux, et bénéficier de l’autorité parentale du coup, ce qui n’est pas le cas dans un couple homosexuel.

        • FO le dire
          FO le dire répond à blemaire
          Nantes
          • Posté à 07h47 le 11/01/2008
          • Internaute 24404
            Nantes

          @blemaire
          Il y a peut-être une différence entre une famille recomposée et une famille composée, que les parents soient d’origine homo ou hétérosexuelle. A l’évidence ici les enfants ont été élevés ensemble et il s’agit d’une fratrie. J’ai tendance à penser qu’il y a une différence de sentiment.

          Le juge a pensé d’abord à l’intérêt de l’enfant et en l’occurrence qu’il ne faille pas séparer les enfants d’une même fratrie. Cela semble tellement évident que je me demande pourquoi cela pose problème.

          Votre raisonnement me gêne beaucoup car il ne prend pas en considération cet élément qui pourtant est le coeur de la question et non pas comme le font le procureur général, les esprits empreints de sentiments homophobes refoulés, de savoir si la famille est déterminée par un juge parce que la loi française ne permet pas l’homoparentalité.

          La loi doit évoluer pour reconnaitre l’évolution des moeurs et la France a du retard, la jurisprudence le lui rappelle.

          • Brunol
            Brunol répond à FO le dire
            • Posté à 16h22 le 11/01/2008
            • Internaute 27423

            ...., les esprits empreints de sentiments homophobes refoulés,....

            J’adore ce genre de phrase démago et culpabilisante.
            Si tu n’es pas avec les Juifs, vous êtes contre eux.
            Si vous n’êtes pas avec l’Amérique, vous êtes contre elle.
            Si vous n’êtes pas pro-homo, vous êtes un homosexuel refoulé.
            C’est tout à fait le langage qu’utilise le lobby gay dans sa campagne de marketing et de promotion de l’Homo- conduite.
            C’est quand même curieux que dans ce monde ou l’on tend à effacer, à gommer les différences, certains en revanche font tout pour afficher les leurs.
            Je ne comprends plus rien ! ! ! !

            • Chaussette ventriloque
              • Posté à 04h14 le 12/01/2008
              • Internaute 24758

              « le lobby gay » qu’est ce qu’il faut pas entendre : -D
              les assoc’ gay ne demandent pas à tout le monde de devenir homo, ils veulent simplement les mêmes droits pour tous, homos et hétéros, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui,
              alors que la Constitution que nous sommes tous égaux en Droit.
              Donc la France est anticonstitutionnelle (sur ce point)
              et toi aussi.

              Après tu as le droit d’être contre la Déclaration des Droits de l’Homme hein ^^

              Enfin, « ce monde où l’on tend à effacer [...] les différences »,
              je sais pas de quel monde tu parles.
              Dans le mien, personne ne veut effacer ses différence, mais seulement pouvoir les vivre sans être mal jugé.

              • Brunol
                • Posté à 10h58 le 12/01/2008
                • Internaute 27423

                C’est vrai qu’il n’y a pas plus de lobby gay qu’il n’y a de lobby Juif, ou de lobby en tout genre,( : lol :) petit groupuscule minoritaire très puissant qui revendique fortement pour faire accepter ses idées ( pas toujours très bonnes et surtout pour une minorité faisant fi de la majorité)
                Oui, tout le monde veut des droits.
                Les homos, les nécrophiles, les pédophiles, les zoophiles, etc.... tous.
                Bienvenue dans un monde qui n’existe pas encore.

                ***Enfin, « ce monde où l’on tend à effacer [...] les différences »,
                je sais pas de quel monde tu parles.
                Dans le mien, personne ne veut effacer ses différence, mais seulement pouvoir les vivre sans être mal jugé.**

                Je crois que cela ne vaut même pas la peine d’argumenter, cela se voit tous les jours,se contaste tous les jours. Tout est fait pour lisser de plus en plus les différences en tous genres.
                Sauf quelques irréductibles qui eux veulent leur différences.

  • Jonathan Balsamo
    Jonathan Balsamo
    Bloggeur http://jojo13.over- (...)
    • Posté à 22h04 le 10/01/2008
    • Internaute 1561
      Bloggeur http://jojo13.over- (...)

    La France doit se moderniser !

    Une famille doit être défini par le fait que 2 personnes de n’importe quel sexe peuvent fonder une famille .

    La procréation d’enfant en Belgique devrait l’être aussi en France .

    Un enfant vivant avec un couple gay ou lesbienne est le même qu’un enfant vivant davec un couple hétérosexuel .

    Faut aussi que les mentalités changent en France

    • eben
      eben répond à Jonathan Balsamo
      • Posté à 11h53 le 11/01/2008
      • Internaute 17102

      Je pense que dans l’interet de l’enfant il serait mieux que soit d’abord reglé le probleme du mariage entre meme sexe (droit, héritage etc) avant celui de l’adoption ou procréation de l’enfant. Parce qu’un couple homo qui adopte un enfant n’a aucune assurance que celui ci ne finisse pas a l’orphelinat en cas de décés d’un des parent (celui qui l’a officiellement reconnu à la mairie).
      Le probleme c’est que sous Sarko, je pense pas que ca bougera vraiment, ou alors pas forcément dans le sens voulu par les couples gays. Ou alors sa visite et son discours au Vatican n’aura vraiment eu aucun sens.
      La seule chance qu’il reste aux homo pour se faire entendre, le vote massif, la peopolisation de leur cause ou le lobbyisme.
      Dur, dur de ne pas étre dans la masse en ce moment..

  • petrus
    petrus
    marseillais libre
    • Posté à 22h04 le 10/01/2008
    • Internaute 7849
      marseillais libre

    Bonsoir, pour moi il y a deux sujets distincts : les relations entre deux personnes adultes, quelles soient hétérosexuelles ou homosexuelles et le droit à la parentalité. Le premier semble entrer dans les moeurs et le PACS, qui ne concerne pas que les homosexuel, semble être un acquis irréversible. Mais le second sujet est bien plus épineux. Il provient d’un simple fait, le droit à la parentalité, droit absolu, des couples hétérosexuels non stériles. N’importe quel couple a le droit d’avoir des enfants, et c’est le droit à la parentalité qui prime, non le droit de l’enfant à avoir des parents aimant, attentionné, affectueux, et tant pis si ces parents sont ignobles, violents, violeurs, incapables, des mesures seront prises pour protéger les enfants et les parents pourront s’ils le souhaitent en avoir d’autres. Je ne jette pas la pierre à ces parents qui sont souvent de conditions sociales ou psychologiques fragiles. Mais alors, puisque ce droit existe pour eux, pour quelles raisons met-on en avant pour les couples hétérosexuels stériles et pour les couples homosexuels le droit de l’enfant au dessus du droit à la parentalité ? Y-aurait-il inégalité de traitement ? Pour ma part, je pense que l’intérêt de l’enfant doit être supérieur à tous les autres droits et la recherche de cet intérêt ne doit discréminer à priori aucun parent, qu’il soit hétéro, homo ou mono. Le sujet est bien vaste, mais comme nous ne pouvons plus nous cacher les yeux, nous serons bien obligés, après quelques combats tout de même, de faire admettre que valider une réalité est souvent la meilleure façon de faire avancer une société.

    • A déménagé le 13-01-2012
      • Posté à 22h20 le 10/01/2008
      • Internaute 18368

      Je pense que ce jugement est un premier pas vers la validation de cette réalité.
      Mais pour ce couple exemplaire combien d’autres (homos ou hétéros) n’ont un désir d’enfant que par désir de « conformité » avec le schéma familial traditionnel ?
      La Justice se hâte lentement dans les « affaires de société »... Mais n’est-ce pas son rôle ?

      • Bobby-no
        • Posté à 22h28 le 10/01/2008
        • Internaute 26194

        Je ne pense pas qu’on puisse parler de désir de conformité avec le schéma familial traditionnel. C’est une question encore plus large et existentielle qui anime tous les individus sur terre : que restera-t-il de nous quand nous serons mort ? Et pour les couples, que restera-t-il de notre amour ?
        L’enfant symbolise la pérénisation de l’amour des deux parents à travers le temps, c’est une sorte d’accomplissement pour tout individu. C’est donc au delà de la « tradition », je pense que c’est dans l’essence même de l’Homme.

         
        • A déménagé le 13-01-2012
          • Posté à 23h27 le 10/01/2008
          • Internaute 18368

          Bobby-no, tu trouvais grotesque les argument de Blemaire sur la parentalité un peu plus haut. Pourquoi retourner cet argument pour défendre un « état naturel » du désir d’enfant ?
          Je défends mordicus que le concept d’enfant à l’intérieur d’un couple (qu’il soit homo ou hétéro) est foncièrement de l’ordre de du schéma familial traditionnel notamment dans nos sociétés occidentales.
          Il y a des ailleurs où cela fonctionne différemment.

        1 autres commentaires
      • Manue
        • Posté à 22h41 le 10/01/2008
        • Internaute 28108

        Avoir un enfant pour un couple homosexuel relève du parcours du combattant. Je doute que ces parents fassent toutes ces démarches par simple « désir de conformité ».

         
        • meryem
          meryem répond à Manue
          Paris 19é
          • Posté à 11h03 le 11/01/2008
          • Internaute 27755
            Paris 19é

          à Manue : le « parcours du combattant » pour avoir un enfant n’est pas réservé aux couples homosexuels (adoptions, traitements très lourds pour des couples hétérosexuels ayant des difficultés pour procréer). Tout le monde veut bien croire que ce n’est pas par « désir de conformité ». Et pourtant il s’agit bien là du désir « conforme à la nature humaine » qui veut, « conformément », avoir un enfant « né de ses gènes » ou « par adoption », rejoindre la « norme ».
          Alors, bien sûr,rien n’est simple : les législateurs ne doivent pas être constamment attaqués car ils essaient, de leur côté et avec leurs outils (du moins, je l’espère !), résoudre des situations nouvelles et compliquées.
          J’aimerais avoir des avis dans tous les sens !

        1 autres commentaires
  • Brunol
    • Posté à 22h10 le 10/01/2008
    • Internaute 27423

    Le mariage gay est un fait, mais en aucun cas une avancée pour les citoyens ayant une vision universel de l’Homme à l’exception d’une partie de la population ( occidentale notamment soumis au capitalisme libéral et ravageur) qui soutienne et approuve cette avancée pour un type de société articielle et hypocrite que l’on cherche à créer.
    Cette avancée ne peut que s’adosser aux multiples revendications culturelles des groupes ethniques, sexuelles, etc qui posent la tension entre l’universel et le particulier. On va donc chercher dans cette régression des formes d’identification primaires, plus petites.
    Ce qui nous conduit à penser que cela n’est pas souhaitable dans un monde vraiement libre.
    Or, et de plus en plus des tensions se créer, et la mondialisation avec ses succès est en passe de trouver ses limites.

    • Bobby-no
      Bobby-no répond à Brunol
      • Posté à 22h24 le 10/01/2008
      • Internaute 26194

      Tu parles de droits et de vision universelle de l’Homme sans que l’on comprenne réellement pourquoi mais si tu le fais, pourquoi ne mentionnes-tu pas le droit universel et inaliénable de l’Homme qui est le droit au bonheur ?

      Quant aux histoire de « revendications culturelles, groupes ethniques, sexuelles » : Dieu, quel amalgame.

      « Cela n’est pas souhaitable dans un monde vraiment libre » : en quoi l’homoparentalité ou le mariage gay réduisent-ils la liberté de quiconque ? La liberté d’avoir peur de ce qui est autre, sans doute ?

      Quant à la mondialisation, lol, il vaut mieux la laisser où elle est quant à cette thématique, parce que le lien n’est que peu explicite vis à vis de la problématique qui nous occupe ici.

      • Brunol
        Brunol répond à Bobby-no
        • Posté à 22h55 le 10/01/2008
        • Internaute 27423

        Je parle de vision universelle, celle qui rassemble les Hommes et non l’inverse, celle qui divise.
        Je n’ai pas mentionné « les droits ».

        Les revendications en tout genre existent bien. Elles sont multiples.Les revendications sexuelles en font partie, désolé. Ce n’est pas la peine d’en faire une liste. Il suffit de regarder autour de soi. Et le nier, c’est se nier.
        Pourquoi, parce que c’est une régression, un pas vers une sorte de communautarisme qui permet de combler le vide de ce monde sans attache. (Pourquoi seul les sociétés capitalistes sont-elles pro-homo.)
        Maintenant, si votre environnement n’a pas d’impact sur votre façon de vivre, c’est votre opinion.
        Dire que la globalisation n’a pas d’effets sur l’être humain, sa façon de penser, d’être, de ressentir et de revendiquer, ce n’est plus mon problème.
        Bonne nuit.

         
        • Bobby-no
          Bobby-no répond à Brunol
          • Posté à 23h22 le 10/01/2008
          • Internaute 26194

          Mais quelle régression bon sang ? C’est ça ma question.

          • Brunol
            Brunol répond à Bobby-no
            • Posté à 07h53 le 11/01/2008
            • Internaute 27423

            Comme je l’ai dit, c’est parce que dans nos types de sociétés pré-fabriqués, artificiels, qui ne produisent que de l’individualisme, du repli sur soi, un retrait par rapport à une vision universelle que l’on compense cette régression en allant chercher des formes d’identification primaires, plus petites, communautaires : ethniques, religieuses, sexuelles.
            C’est d’ailleurs une forme de réaction ( négative) contre cet anonymat universel du système dans lequel nous vivons et de l’homogénéisation du monde qu’il provoque..

        • Vincent.Guillot
          Vincent.Guillot répond à Brunol
          • Posté à 10h01 le 11/01/2008
          • Internaute 26182

          « (Pourquoi seul les sociétés capitalistes sont-elles pro-homo.) »

          Où avez-vous vu cela ? Pourriez-vous nous expliquer étayer cette position.

          Allez faire un tour auprès de l’ethnologie et vous constaterez le contraire, il n’y a pas que le capitalisme et le communisme et de nombreuses sociétés acceptent toutes sorts d’unions de genre (homo, trans’ intersexes, variants...)

          • Brunol
            Brunol répond à Vincent.Guillot
            • Posté à 11h18 le 11/01/2008
            • Internaute 27423

            Enfin pour être un peu plus précis, ce sont pratiquement les seules sociétés qui revendiquent l’homosexualité comme étant un caractère bien distinct.
            Sinon, merci d’éclairer ma lanterne et dites moi dans quel type de civilisation, de société il y a une foison de revendications, de différenciation comme dans nos sociétés capitalistes concernant les homosexuels et leur droits.
            Je n’ai jamais dit que cela n’existait nulle part ailleurs. L’exeption confirmant la règle.
            Mais c’est leur mode d’affirmation, de perpétuelles revendications qui me gêne.

            • Vincent.Guillot
              Vincent.Guillot répond à Brunol
              • Posté à 13h30 le 11/01/2008
              • Internaute 26182

              « merci d’éclairer ma lanterne et dites moi dans quel type de civilisation, de société il y a une foison de revendications, de différenciation comme dans nos sociétés capitalistes concernant les homosexuels et leur droits »

              Il ne s’agit pas de revendication mais d’inclusion dans le fonctionnement même de la société. Pour faire court, l’océanie, le chamanisme américain et d’asie centrale... Incluent les différences de genre et le choix de la façon de se vivre et non l’assignation de force.

              • Brunol
                Brunol répond à Vincent.Guillot
                • Posté à 16h11 le 11/01/2008
                • Internaute 27423

                Vous voyez, on est loin des perpétuelles revendications de nos sociétés à nous, du besoin de reconnaissance de certaines minorités.

                • Chaussette ventriloque
                  • Posté à 04h21 le 12/01/2008
                  • Internaute 24758

                  Demander les mêmes droits c’est un besoin de reconnaissance ? Quel gag !

                  • Brunol
                    • Posté à 11h14 le 12/01/2008
                    • Internaute 27423

                    Et au Nom de quoi,(quel entité, quel divinité, etc) devraient-ils avoir les mêmes droits qu’un couple du genre Adam et Eve.
                    Si Eve n’avait pas été là, ben y aurait pas de Chaussette Ventriloque. :))

                    Et si les homos étaient si bien dans leur peau, ils ne seraient pas en train de revendiquer à tout va.
                    CQFD
                    C’est parce qu’ils vont mal qu’ils revendiquent.

        8 autres commentaires
    • Manue
      Manue répond à Brunol
      • Posté à 22h51 le 10/01/2008
      • Internaute 28108

      Je serais curieuse de connaître ta vision d’un « monde vraiment libre »...

      • Brunol
        Brunol répond à Manue
        • Posté à 23h02 le 10/01/2008
        • Internaute 27423

        Un monde vraiment libre...c’est tout sauf celui-ci.

  • Aller à la page
  • 1
  • 2