16/11/2010 à 11h05

Le haut-le-cœur d'un Québécois face à l'anglicisation de la France

Jean-François Lisée | Cerium, Montréal


(De Montréal) L’ami Christian Rioux a connu une expérience malheureuse l’autre jour dans une entrevue où il vilipendait l’usage excessif de mots anglais en France. Il s’en est ouvert dans sa chronique du Devoir :

« Tout allait comme sur des roulettes, jusqu’à ce que l’animatrice dégaine la question qui tue : “Alors, si le français se porte si bien chez vous, expliquez-nous pourquoi tant de jeunes Québécois chantent en anglais et pourquoi, dans le dernier film de Xavier Dolan [‘Les Amours imaginaires’, ndlr], il n’y a pas une phrase sans un mot anglais ?” »

Le constat est aussi brutal qu’exact. Il me semble aussi qu’il y a une montée du nombre de mots anglais dont on saupoudre volontairement nos dialogues -à l’écran comme à la ville. Rioux nous avertit :

« Qu’on se le dise, nous n’abuserons plus très longtemps les Français [car] ils ne sont pas plus sourds que nous quand ils débarquent à Dorval [aéroport qui dessert Montréal, ndrl]. »

Le militant du français correct Gaston Bernier lui a emboîté le pas dans le même journal en ajoutant ceci :

« De méchantes langues ont parfois affirmé que si des artistes faisaient dans le franglais ou dans le joual [parler québecois, ndlr], c’était qu’ils seraient bien en peine d’accorder les participes passés, de mettre une virgule ou un point-virgule à la bonne place, d’identifier un synonyme d’un mot qui vient d’instinct ou le mot français qui correspond à un mot d’origine anglaise implanté en sol québécois. »

Il nous apprend même quelques mots au passage (à moi en tout cas) lorsqu’il décrit notre doxa linguistique :

« Conservatisme ambiant en la matière, inutilité des efforts (lesquels ne rapporteraient rien), psittacisme (répétition mécanique de mots ou d’expressions par un sujet qui ne les comprend pas) ou panurgisme (comportement selon lequel on agit pour faire comme tout le monde). »

Je n’en disconviens pas et j’ai moi-même, il y a quelques années, encouragé la Fédération des journalistes à lancer un programme volontaire par lequel ses membres se faisaient corriger leurs erreurs par des terminologues par le truchement d’un courriel hebdomadaire personnalisé. Je souhaiterais que cette initiative s’étende au-delà de la seule faune journalistique.

Une différence de degré

J’estime cependant que si le français québécois souffre « d’en bas », de la langue telle que pratiquée au quotidien, le français de France, lui, souffre « d’en haut ».

La différence entre le phénomène français et le phénomène québécois, ou du moins une différence, est qu’ici, les institutions ont encore le réflexe de protéger le français alors qu’en France, elles succombent à l’appel et en répercutent le pouvoir d’attraction.

Et par institutions, je pense autant aux tentacules de l’État qu’aux grandes entreprises. Comme je le notais déjà l’an dernier sur Rue89 :

« La chaîne d’alimentation Champion se rebaptise Carrefour Market, son concurrent Auchan affiche Simply Market et le groupe Casino lance Leader Price. [...] On savait qu’Air France avait renommé sa carte de fidélité Fréquence Plus en Flying Blue. On note maintenant que les aéroports de Lyon se sont rebaptisés Lyon Airports [mise à jour : avant que le préfet n’intervienne et n’annule cette opération de rebranding qui aura coûté 200 000 euros en pure perte]. »

Il a fallu l’action d’activistes pour que la région de la vallée de la Loire renonce à s’afficher, même localement, sous le vocable Loire Valley. La Compagnie française des Jeux n’hésite pas à clamer dans ses pubs « J’ai la wiiin ! » et la Banque nationale de Paris propose aux jeunes ses produits Ze Box et Naked Land.

Je ne vous explique pas. Le patronat mène le bal. Son organisation nationale, le Medef, avait réuni ses états généraux l’an dernier sous le thème unilingue « Go for benchmarking ! » et a consenti cette année à un thème bilingue : « Vivement l’avenir/Ready for the future ». C’est pourtant une rencontre ouverte aux seuls patrons français.

Lagarde, la « carpette anglaise »

La ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, a reçu en 2007 le convoité prix de la « Carpette anglaise » pour avoir communiqué en anglais avec ses propres fonctionnaires -ce que font déjà de grandes entreprises de France.

Et la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, l’a obtenu en 2008 en affirmant qu’elle ne militerait pas « pour imposer l’usage déclinant du français dans les institutions européennes », même pendant la présidence française de l’Union.


Le nouveau slogan de la ville de Marseille : « Marseille on the move »

Fin 2010, Marseille a adopté un nouveau slogan : « Marseille on the move ». En Savoie, on signale dans la station de Tignes l’ouverture d’un Bike Park qui offre aux Mountainbikers du downhill, du free style, des jumps et un single track.


Le macaron de la campagne de communication « Jesus is my boss ».

Et la Conférence des évêques de France est venue bénir la dérive en lançant en avril une campagne de pub où on voit le macaron : « Jesus is my boss ».

Les médias ne sont pas en reste. Je me suis amusé à relever l’utilisation de l’anglais dans la seule titraille interne du numéro été du magazine Elle. Avec le make-up on a une « Bonne note fashion », bien sûr.

Des lunettes sont hot couture (je pardonne car il y a jeu de mots), on présente le mannequin Golonovanoff on holiday (autre jeu de mots), qui nous présente son summer best !

La page « Do it yourself » présente le Short Patch, step by step. Il y a la page Beauty Bar, non loin d’une photo équestre de Sophie Marceau présentée comme une pretty amazone. Normal, car l’article est titré : « Dreams are sa réalité ».

Puis vient la section « La plus belle pour aller clubber » qui présente les styles glam rock, chic sixties, rodeo style et disco girl. Non, je n’ai pas fait de cherry picking, c’est la liste complète, 100% angliche.

Une salade plus light ou plus veggie ?

Et sur Rue89 ?

Live blogging, making of, tchat, newsletter... A Rue89, on contribue (un peu) à cette l’anglicisation.

Ainsi, sur vingt et un articles en colonne centrale du site à l’heure où sont écrites ces lignes, trois articles comportent un mot tiré de l’anglais dans leur titre :

Michel Onfray versus Sigmund Freud, deuxième round

Monoprix relooke sans trop de risques sa marque premier prix

Manif d’identitaires niçois contre un squat de demandeurs d’asile

Rue89

L’assaut anglophone est moins complet dans la section salades : 2/8 seulement avec « la plus light » et « la plus veggie ». On se reprend dans la section « Vie privée » avec « Boostez votre créativité », « Addict au régime » et avec Cœur de pirate qui présente ses « cantines healthy » à Paris.

Mon argument est le suivant : on trouve tout plein d’anglicismes au Québec, y compris, çà et là, dans la communication des médias, des publicitaires et entreprises et des institutions. Mais le niveau atteint aujourd’hui en France provoquerait un haut-le-cœur immédiat chez les responsables québécois de ces institutions.

Et si vous croyez que cette mode au tout-à-l’angliche ne concerne que les Parisiens, voyez la photo envoyée cet automne par l’alertinternaute Claude Bédard. Elle vient d’une rue commerçante de... Bordeaux.


La vitrine d’un magasin bordelais (Claude Bédard)

Photos et illustrations : le nouveau slogan de la ville de Marseille : « Marseille on the move » ; le macaron de la campagne de communication « Jesus is my boss » ; la vitrine d’un magasin bordelais (Claude Bédard)

En partenariat avec Ecoles internationales d’été 2011


  • 45504 visites
  • 462 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • PLAF
    PLAF
    E-citoyen
    • Posté à 11h12 le 16/11/2010
    • Internaute 31112
      E-citoyen

    Mais que fait Jacques Toubon ?

    • temudjin1155-
      temudjin1155- répond à PLAF
      Horror humanum est
      • Posté à 11h18 le 16/11/2010
      • Internaute 127128
        Horror humanum est

      Il apprend l’anglais :)

      • Azza
        Azza répond à temudjin1155-
        Ingénieur en informatique (...)
        • Posté à 13h23 le 16/11/2010
        • Internaute 25467
          Ingénieur en informatique (...)

        Pendant ses vacances dans l’Himalaya ?

         
        • temudjin1155-
          temudjin1155- répond à Azza
          Horror humanum est
          • Posté à 14h07 le 16/11/2010
          • Internaute 127128
            Horror humanum est

          Ah parce qu’en plus il est bouddhiste ?
          Purée, même pas chrétien, reniant sa langue maternelle, il devient très mauvais Toubon. Je suis déçu...

        1 autres commentaires
    • Frantz de L Echelle
      Frantz de L Echelle répond à PLAF
      Cherche le champ de fraises...
      • Posté à 12h09 le 16/11/2010
      • Internaute 89822
        Cherche le champ de fraises...

      Il ne fait plus chier ; c’est déjà une grande avancée, non ?

      Les langues sont vivantes et puisent dans leurs voisines, de manière plus ou moins cyclique et en rapport avec leur rayonnement ... Ça a toujours été le cas...

      Réfléchir à comment empêcher l’utilisation de mots anglais c’est déjà prendre le problème dans le mauvais sens... Il faudrait plutôt se demander comment donner envie aux étrangers d’utiliser du français... Et vu l’image actuelle de la France, la façon dont elle est gouvernée, ce qu’inventent et distribuent les entreprises françaises, c’est très loin d’être gagné...

      • AntiNOM-
        AntiNOM- répond à Frantz de L Echelle
        www.lesouffledivin.wordpress. (...)
        • Posté à 14h31 le 16/11/2010
        • Internaute 131849
          www.lesouffledivin.wordpress. (...)

        La France est sous le contrôle de l’empire anglo-saxon notamment depuis 2007 alors le français...

      • Armand_de_Maupertuis
        • Posté à 21h52 le 16/11/2010
        • Internaute 41272

        N’importequoi, puiser dans une langue voisine ne veut pas dire anéantir la sienne. Sincèrement, vous avez vu les exemples ?

        J’imagine que vous aussi, vous lovez la battle des prices !

         
        • Frantz de L Echelle
          Frantz de L Echelle répond à Armand_de_Maupertuis
          Cherche le champ de fraises...
          • Posté à 13h45 le 20/11/2010
          • Internaute 89822
            Cherche le champ de fraises...

          n’importe > de l’italien importare, francisé par Rabelais en 1536
          quoi > du latin quid
          puiser > de puits dérivé du latin puteus
          langue > du latin lingua, francisé fin Xe siècle
          voisine > du latin populaire vecinus, francisé en 1180
          dire > du latin dicere, francisé Xe siècle
          anéantir > dérivé de néant, provenant du latin negentis
          sienne > a remplacé l’ancienne forme soue, du latin sua.
          sincèrement > dérivé de sincère du latin sincerus.
          exemples > dérivé du latin exemplum

          Les apports de l’anglais ne me choquent pas plus que ceux du latin... Mais vous imaginez mal quand vous m’imaginez lover la battle des prices. Par contre jamais je n’utiliserai ASFI (Accès sans fil à Internet), clavardage ou un autre de ces termes forgés non par l’usage mais par des crétins réactionnaires qui voudraient bannir l’anglais au mépris du concept de langue vivante et en oubliant un peu vite que plus de 5% du vocabulaire français dérive déjà de l’anglais...

          Par contre

        1 autres commentaires
    • pipolino
      pipolino répond à PLAF
      .
      • Posté à 15h51 le 16/11/2010
      • Internaute 89242
        .

      Mais que fait rue 89 ?
      Combien de fois rue 89 a utilisé des mots anglais même très simples, alors que le mot existe en français ?
      Pas plus tard qu’il y a deux jours, Julien Martin dit à Laurent 34 :
      comme vous pouvez le voir sur « la home page » de Rue89 »

      RIDICULE !
      Lien

      Alors que les médias français balayent devant leur porte, à commencer par les journaux, radios, télé, les sites officiels et radio-France.
      Ce sera déjà pas si mal

    • Abdelkrim
      Abdelkrim répond à PLAF
      Homme libre
      • Posté à 17h27 le 16/11/2010
      • Internaute 97820
        Homme libre

      Qu’il prenne un cachet de nautamine le garçon. Le français est une langue vivante, qui s’enrichit de mots de vocabulaire venus d’ailleurs, dont l’anglais. Je ne sais pas quelle langue ils parlent au Québec, en tout cas ce n’est pas du français.......

      • miclaire24
        miclaire24 répond à Abdelkrim
        ici ou là-bas
        • Posté à 20h09 le 16/11/2010
        • Internaute 58401
          ici ou là-bas

        Effectivement, les Québécois ne parlent pas le français de France, ils parlent le français du... Québec ! Avec, entre autres, ses mots et expressions d’autrefois, ses anglicismes, mais aussi ses créations.

        Petit rappel historique : la France n’a pas vraiment encouragé en continu le peuplement venu de France au cours de ses 250 ans de colonisation -avant de lâcher définitivement le territoire- donc le français du Canada n’a pas suivi l’évolution du français de France ; les Anglo-Américains ont toujours été une sacrée masse compacte autour des francophones du fait d’un peuplement massif du territoire américain par les Anglais et d’une conquête continue du territoire canadien, par terre depuis les territoires américains, et par mer. L’histoire du Québec explique donc le français québécois.
        A la différence de nos cousins Québécois, les Français sont nombreux en France et entourés de langues diverses : à mon avis, cette sensation de nombre est aussi une sacrée faiblesse pour notre langue.

        Je trouve, que comme nous, les Québécois mettent de plus en plus de mots anglais dans la langue parlée. Mais ils défendent la langue française, à leur manière : s’ils ne l’avaient pas fait, s’ils ne le faisaient pas encore, notamment à travers l’enseignement et les institutions publiques, la langue française aurait disparu du Québec depuis belle lurette. C’est quand même parce que certains se sont sacrément battus que le Canada (et pas seulement le Québec) a deux langues officielles : l’anglais et le français. D’accord, le quotidien canadien est beaucoup plus anglophone, mais il n’empêche que les textes officiels canadiens doivent être accessibles dans les 2 langues, ce qui est bigrement important pour les francophones dans cette masse anglophone nord-américaine.

        Nous, nous faisons comme si notre langue était indétrônable dans notre pays. Des mots qui existent en français, même simples et tout à fait compréhensibles, sont remplacés par des mots anglais ou pseudo anglais. On entend de plus en plus des groupes de mots « adjectif+nom » à l’anglaise (tiens, j’adore : « creative technology »). Après 4 mois au Québec (dans une région où vivent beaucoup d’anglophones), je me suis étranglée de rage à mon retour devant une publicité à la télé française entièrement en anglais… et sous-titrée en français : un sous-titrage dans mon propre pays, et pas pour du cinéma ou un entretien avec un étranger, non, pour une publicité diffusée pour des Français ! Il y avait déjà eu des entreprises françaises devant communiquer intérieurement en anglais, je croyais que c’était un comble, mais non… voilà encore un pas en avant dans la dévalorisation de notre langue (pour des considérations de gros sous uniquement).

        Alors, oui, une langue ne doit pas être figée ; oui, elle se doit d’absorber des mots d’autres langues pour évoluer, être vivante ; oui, nous avons au lendemain de la 2nde guerre mondiale adopté de nombreux mots anglais (parking, stop, week end et -pour les Québécois- l’inénarrable pressing…) désormais intégrés dans notre vocabulaire comme bien d’autres mots de langues diverses au fil des siècles ; oui, l’anglais est extrêmement pratique pour le commerce et la communication internationale ; oui, l’anglais est la langue des nouvelles technologies ; oui, je trouve absolument idiot de ne pas donner aux enseignants les moyens de l’enseigner correctement en seconde langue et de faire ainsi de nos jeunes des handicapés de cette langue essentielle dans notre monde actuel (et handicapés de bien d’autres langues étrangères aussi).
        Il n’empêche, je ne veux pas que, dans mon pays, des mots anglais soient plus employés que leur équivalent dans ma propre langue ; je ne veux pas que la langue anglaise (que j’aime bien par ailleurs), ou un pseudo jargon anglais, nous colonise, car c’est ce qui est en train de se passer, n’en déplaise à certains, et c’est encore plus évident lorsqu’on s’absente longtemps de France. J’entends que dans le pays où elle est née, où elle est la langue officielle, la langue normalement parlée, elle soit réellement défendue ; j’entends que par effet de mode, ou pour faire bien en groupe, en société, on ne la remplace pas par de l’anglais, massivement ; j’entends que nos représentants, nos élus, nos journalistes de médias français, nos artistes, c’est à dire les personnages publics, regardés, écoutés, arrêtent de la fragiliser en l’anglicisant à tout va.

         
        • Abdelkrim
          Abdelkrim répond à miclaire24
          Homme libre
          • Posté à 21h56 le 16/11/2010
          • Internaute 97820
            Homme libre

          Si je me suis permis ce commentaire abrupte, c’est simplement parce que le titre est idiot. Et que je n’attends pas des Québécois qu’ils nous fassent la leçon sur la défense de la pratique du français. Et s’ils sont à ce point arqueboutés (arc-boutés ?) sur la question de la défense de la pratique du français, ce n’est que pour des questions politiques d’un autre temps, à savoir leur indépendance. De la même manière que l’idée de la francophonie n’est qu’une survivance du passé colonial de la France, en Afrique ou en Asie.

          • xoxo-
            xoxo- répond à Abdelkrim
            libre penseur
            • Posté à 00h15 le 17/11/2010
            • Internaute 119008
              libre penseur

            oui c’est la charité qui joke le dispensaire...

        2 autres commentaires
      • contrelapenseeunique
        • Posté à 02h12 le 19/11/2010
        • Internaute 97410

        les québécois ont ce côté intégriste des juifs français qui débarquent en Israel et qui s’offusquent qu’on n’y mange pas cacher...
        comme m’a dit une copine sur place : tu vois, ici, on s’en fout parce qu’on a rien à prouver. CQFD

        il faudrait signaler à ce monsieur que jamais, dans l’histoire de l’anglais nord américain, on a utilisé autant de mots à racine latine anglicisés.
        Il suffit d’écouter CNN pour s’en convaincre.
        et chaque jour, ou presque, on note une nouvelle entrée.
        on se demande d’ailleurs comment il est encore possible de faire un dictionnaire anglais tant les entrées nouvelles sont légions
        Pour info, les Anglais, d’Angleterre, s’offusquent comme lui de la perte de leur langue.
        une langue, ça vit. et le français a intégré tant de mots latins, gracs, arabes, celtes etc qu’on ne va pas en faire un fromage (bien français, comme le camembert, par exemple, et celui là, d’accord, pas question de le pasteuriser ! ! ! ! ! !)

    • Glupson
      Glupson répond à PLAF
      profession libérale
      • Posté à 19h24 le 16/11/2010
      • Internaute 115133
        profession libérale

      Jack Allgood serait mort de rire en apprennant que les dossiers envoyés aux participants du sommet de la francophonie sont - en ANGLAIS !
       : -)

      • général_bol
        général_bol répond à Glupson
        Ah, si on envoyait les cons / (...)
        • Posté à 19h41 le 16/11/2010
        • Internaute 94412
          Ah, si on envoyait les cons / (...)

        « Jack Allgood serait mort de rire en apprennant que les dossiers envoyés aux participants du sommet de la francophonie sont - en ANGLAIS »

        Surtout que ce qu’on considère comme de l’anglais n’est que de la bouillie pour chats qui flanquerait une attaque à Chat qui crève (euh, pardon : Shakespeare) ! ! ! ! !

  • vacarme le rouge
    vacarme le rouge
    Francais emigré en allemagne et (...)
    • Posté à 11h15 le 16/11/2010
    • Internaute 121757
      Francais emigré en allemagne et (...)

    Je pause la question autrement, Pourqoi la langue francaise s’anglissise ? Ne cerait ce pas (aussi) a cause de sa complexité. Un artisan vous dira qu’un bon outil est simple a utilisé, La langue francaise ne l’est pas.

    • I.P
      I.P répond à vacarme le rouge
      Flat4
      • Posté à 11h16 le 16/11/2010
      • Internaute 25391
        Flat4

      On voit ça...

      • temudjin1155-
        temudjin1155- répond à I.P
        Horror humanum est
        • Posté à 11h19 le 16/11/2010
        • Internaute 127128
          Horror humanum est

        Hé hé

    • I.P
      I.P répond à vacarme le rouge
      Flat4
      • Posté à 11h28 le 16/11/2010
      • Internaute 25391
        Flat4

      Je vais quand même en rajouter une couche pour répondre sur le fond et compenser mon commentaire trop lapidaire ci-dessus.

      L’argument comme quoi la langue est trop difficile est totalement irrecevable. On ne demande à personne de faire zéro fautes, d’ailleurs je sais très bien que j’en fais même en faisant très attention. Par contre mélanger les mots, ne pas différencier le verbe avoir de « à » et confondre les infinitifs avec les participes c’est juste de la fainéantise. On parle là de règles de base de la langue, pas de subtilités d’accords de participes suivant la position du COD.

      De plus je ne crois pas qu’on soit subitement devenus idiots en 50 ans, donc si nos parents et grands-parents ont su apprendre et maîtriser les bases de la langue, dans des conditions d’enseigment bien moins favorables que les notres, il n’y a pas de raison pour que tout à coup cet apprentissage devienne insurmontable.

      Et puis d’ailleurs, les jeunes anglophones sont infoutus de différencier « then » de « than », vous allez aussi dire que l’anglais est trop difficile du coup ?

      • bjone
        bjone répond à I.P
        dev 3D
        • Posté à 13h12 le 16/11/2010
        • Internaute 62791
          dev 3D

        Par contre l’anglais est plus compact.

        Disons que dans le domaine technique/scientifique, où tu peux être amené à travailler avec des gens d’origines diverses, l’anglais prévaux grâce à sa compacité et sa simplicité d’apprentissage.

        La génération actuelle n’est pas plus idiote, mais elle travaille bien plus à l’international.

        Après c’est pas une raison pour faire des débilités comme Loire Valley ou le mél (qui me choque plus que d’utiliser le terme mail), ou des slogans de pub à la con (même si y’a pas de miracles le markett.. l’étude de marché fait que si tu veux cibler des jeunes plus exposés à l’anglais....)

        Que des jeunes anglophones (français apprenant l’anglais on est d’accord ?) aient des problèmes avec then/than, je veut bien, il faudrait comparer le nombre de pièges du français qui se retrouvent exposés lors de l’apprentissage de notre langue à des étrangers.

        Les anglais ont la gestion d’entreprise et la technique, nous on disséminé dans l’anglais des termes de cul et de bouffe et de diplomatie...

        Bon ok, on parle plus anglais que les anglais ne parlent de cul ou de bouffe en français, et encore moins de diplomatie quelque soit la langue....

         
        • Azza
          Azza répond à bjone
          Ingénieur en informatique (...)
          • Posté à 13h30 le 16/11/2010
          • Internaute 25467
            Ingénieur en informatique (...)

          La suprematie de l’anglais dans le domaine scientifique n’a rien a voir du tout avec sa supposee simplicite (j’ai mes enfants en l’ecole anglaise et je peux vous dire que c’est pas plus facile qu’ailleurs, bien au contraire, tant l’anglais est archaique en terme d’orthographe. En clair, les momes doivent apprendre l’orthographe de chaque mot par coeur. Ni plus ni moins).

          La suprematie de l’anglais vient du fait que les etats unis dominent le monde technologique depuis presque plus de 100 ans et que le monde anglo-saxon est suffisement gros et developpe pour constituer un univers technologique propre. Un exemple simple : je travaille sur un logiciel commercialise partout dans le monde, mais dont aucun des elements textuels n’est traduit dans une langue autre que l’anglais. En clair, il est impossible de l’utiliser sans une connaissance de l’anglais technique.

          • bjone
            bjone répond à Azza
            dev 3D
            • Posté à 14h26 le 16/11/2010
            • Internaute 62791
              dev 3D

            L’anglais a l’avantage du défaut d’avoir beaucoup moins de variantes et beaucoup moins de cas particuliers.

            Après forcément l’apprentissage d’une nouvelle langue avec ses propres concepts non transposables est toujours difficile.

            Quand c’est pas ta langue maternelle, forcément dans l’immédiat, le cerveau est pas câblé pour (c’est neurologique).

            C’est comme moi quand j’ai vu du Cobol pour la première fois, j’ai cru que j’allais choper une tumeur.

            Maintenant « les mômes doivent apprendre l’orthographe de chaque mot par cœur », c’est pareil pour toutes les langues, je vois pas l’argument.

            Après on peut faire de l’ethnocentrisme pour placer un langue comme archaïque : une langue qui continue de promouvoir des erreurs issues de recopies de textes pendant l’époque du moyen age comme caractéristiques positives, quitte à taper sur les doigts des enfants quand leur cerveau fait une extrapolation cohérente, c’est pas archaïque non plus ?

            Et si ton logiciel ne supporte rien d’autres que l’anglais c’est que soit c’est un vieux soft, soit qu’il vise exclusivement des techniciens, soit que c’est un mauvais éditeur.

            MS, Apple, et la communauté OpenSource font des variantes internationalisées à la fois de leurs softs grand-public et de leurs outils de développement qu’ils commercialisent et qu’ils utilisent en interne.

            Bon on est d’accord que les langages informatiques sont fixés en anglais. (donc un outil de dev peut avoir l’interface en arabe ou chinois mais le langage de programmation restera en anglais)
            (je vois mal internationaliser un compilo/interpréteur : D)

            Après j’en reviens à mes arguments de base :
            1 - L’anglais est plus compact que le français
            2 - En environnement de travail internationalisé, on converge vers l’anglais

            Ce qui fait que, dans mon cas, même avec un outil de développement en français, je programme en anglais (compacité & facilité de compréhension pour n’importe qui qui sait programmer).

            Maintenant, hein, je suis d’accord qu’il faut pas abuser non plus, et c’est vrai que l’utilisation abusive de l’anglais par des français peut faire rire ;)

            (je nie toutes mes responsabilités envers mes erreurs d’autographe et de grand-mère : D)

            • I.P
              I.P répond à bjone
              Flat4
              • Posté à 14h28 le 16/11/2010
              • Internaute 25391
                Flat4

              Il y en a qui ont essayé les langages de programmation en français, c’était assez comique les structures de contrôle si{}finsi.

            • Azza
              Azza répond à bjone
              Ingénieur en informatique (...)
              • Posté à 16h34 le 16/11/2010
              • Internaute 25467
                Ingénieur en informatique (...)

              « Maintenant “les mômes doivent apprendre l’orthographe de chaque mot par cœur”, c’est pareil pour toutes les langues, je vois pas l’argument. »

              L’ecriture de l’Espagnol est parfaitement phonetique. N’importe qui a qui on explique la prononciation est capable de faire une dictee zero fautes un quart d’heure plus tard.

              Pour l’anglais, meme un natif est incapable d’ecrire un mot s’il ne la pas vu ecrit avant (enfin, pas tous les mots, mais une part importante). D’ou l’apprentissage par coeur de listes entieres de mots.

              Sinon, oui, mon logiciel est vieux, comme de nombreux logiciels industriels. Toujours est-il que l’absence de traduction est un phenomene tres rependu, en raison du cout des traductions. En particulier pour des langues peu « considerees ». Il est donc evident qu’un ingenieur Roumain ou Moldave ne peut pas travailler sans connaitre l’anglais.

              Il est vrai que sur ce point (comme sur beaucoup d’autres d’ailleurs), l’open source est largement en avance.

              Et oui, l’orthographe de l’anglais est absolument archaique (je parle pas de la langue. juste de sa transposition ecrite). Contrairement a l’espagnol, la reforme de l’orthographe de l’anglais reste a faire (pour le francais partiellement aussi d’ailleurs. Sans doute un probleme specifique des langues parlees dans des pays qui ont la nostalgie de leur grandeur passee).

              L’argument de la compacite est bidon. Il y a plein d’autre langues compactes (le japonais ?) et ca ne joue absolument pas. C’est simplement une histoire de suprematie culturelle/economique.

        • Armand_de_Maupertuis
          • Posté à 22h23 le 16/11/2010
          • Internaute 41272

          @Bjone,
          Votre commentaire est une série d’inepties. M’est avis que votre niveau en anglais est justement très faible pour dire des bêtises pareilles !

          Le seul point vrai, c’est que l’anglais est très monosyllabique, ce qui d’ailleurs ne va pas sans poser de problèmes à l’oral.

          L’anglais est une vraie catastrophe dans le domaine scientifique. Il est très idiomatique et contextuel, c’est à dire qu’on ne peut lever l’ambigüité sur certaines phrases, à l’inverse du français.
          Des tournures aussi simples que « World trade center » ne sont pas traduisibles sans ambigüité à cause du mélange nom/adjectif de l’anglais. La fusion verbe et nom (to cut, a cut) est aussi une vraie fausse simplicité (aucun lien sémantique fixe entre le verbe et le nom). De plus, L’anglais élargit le champ sémantique, ce qui pose beaucoup de problèmes quand vous n’êtes pas un natif (traductions multiples) !
          Alors imaginez dans un texte scientifique qui doit être exact !
          Remarquez que ces points sont présentés comme une « simplicité de l’anglais » aux débutants... Une arnaque publicitaire, mais qui prend par panurgisme !
          En réalité, le peu de règles devient très vite un lourd handicap pour qui veut faire quelquechose de sérieux de l’anglais : sans règles, il n’y a que des exceptions !

          Votre exemple « then » et « than » est risible et montre encore que vous n’avez pas saisi les vraies difficultés en anglais. Le premier problème d’un francophone (ou hispanohpone ou..) pour parler l’anglais, c’est la phonétique chaotique de l’anglais. Impossible de lire un mot sans l’avoir entendu. Ajoutez l’accent tonique imprévisible (qui fait que vous n’êtes pas compris), l’amuïssement des voyelles ; Allez expliquer que les 3 « a » d’un malheureux mot comme « banana » ne se prononcent pas pareils ou que « live » et « live » sont écrits pareils, mais ne se prononcent pas pareils selon le contexte. Une ptite série de « ough » pour le hors d’oeuvre.

          Hé bien bon courage pour expliquer ça aux débutants ! Bon appétit et qu’ils n’oublient pas leur 10 000 « phrasals verbs » au dessert !

          • bjone
            bjone répond à Armand_de_Maupertuis
            dev 3D
            • Posté à 12h17 le 18/11/2010
            • Internaute 62791
              dev 3D

            Ok, c’est pas faux non plus.

            Disons que je suis plus dans le technique que dans le scientifique pur, donc j’imagine que pour une publication scientifique, il y a plus de risques de taper dans les travers de l’anglais.

        6 autres commentaires
      • Jacques Bolo
        Jacques Bolo répond à I.P
        Auteur-Editeur-Libraire
        • Posté à 13h16 le 16/11/2010
        • Internaute 37329
          Auteur-Editeur-Libraire

        L’anglais n’est pas plus facile que le français. Mais cela signifie bien que le français l’est aussi !
        Et oui, faire des fautes, de la part de locuteurs instruits, démontre bien qu’une langue est difficile. Il s’agit ici d’une compétence méthodologique que n’ont apparemment pas ceux qui disent qu’il suffit de faire des efforts. Il faudrait faire un effort sur ce point aussi avant d’en demander aux autres.

         
        • I.P
          I.P répond à Jacques Bolo
          Flat4
          • Posté à 14h08 le 16/11/2010
          • Internaute 25391
            Flat4

          Cela démontre surtout que les langues parlées ne sont pas des constructions logiques basées sur des règles strictes. Elles ont toutes une histoire qui rend presque impossible de les maîtriser parfaitement.

          Si on devait construire à partir de rien une lingua franca du XXIe siècle on éviterait d’avoir des articulations logiques qui ont presque la même prononciation (then/than) ou d’avoir des mots indécelables à l’oreille sauf à être un natif du pays (sheep, ship, to ship), etc. Ou encore on ne laisserait pas l’usage décider de l’orthographe mais on la fixerait pas des règles strictes. Si par exemple on décidait que des « s » sont superflus on ne les remplacerait pas par un accent circonflexe dans certains mots pour les garder dans d’autres de la même racine (hôpital, hospitalisation, etc). Pour finir on éviterait toutes les ambiguïtés de grammaire afin d’éviter tout malentendu sur la manière d’interpreter une phrase.

          En fait on parlerait quelque chose qui ressemblerait très fortement à un langage informatique, ce serait assez triste je trouve.

          Mais la question n’est pas d’écrire un français avec zéro fautes ou de parler le british english le plus pur. Il s’agit simplement de maîtriser l’orthographe de quelques centaines de mots et de savoir utiliser correctement le présent, passé simple et futur de l’indicatif (ou les temps équivalents en anglais).

          Seulement le problème est que l’apprentissage de ce petit bagage qu’il est demandé à tout le monde de maîtriser ne se fait plus. Que la faute soit à imputer aux instituteurs, aux parents, aux méthodes d’apprentissage ou à la lune m’importe peu, à un moment c’est aussi à l’individu qui prétend étudier et vivre en société de se prendre en main. Et franchement on ne me fera pas avaler que, en dehors d’une situation d’échec scolaire ou de dyslexie, l’effort à fournir pour avoir un niveau d’expression écrite et orale acceptable est insurmontable, surtout quand on voit les avantages qu’on peut en tirer (encore une fois je n’ai pas dit qu’on doit faire zéro fautes).

          • Jacques Bolo
            Jacques Bolo répond à I.P
            Auteur-Editeur-Libraire
            • Posté à 15h18 le 16/11/2010
            • Internaute 37329
              Auteur-Editeur-Libraire

            Notez au passage qu’à l’époque où l’on faisait ces efforts (que j’ai connue), la majorité de la population s’arrêtait au niveau du certif (ceux qui l’avaient étaient privilégiés), et la dyslexie était considérée comme de l’idiotie (ou un manque d’effort, justement). Ce qui confirme ce que je disais.

            En outre, une réforme de l’orthographe n’équivaut évidemment pas à un langage informatique (i.e. procédural et non déclaratif). Par contre, oui, le niveau de fautes pour un investissement donné équivaut bien à définir la difficulté d’un système. Et la polarisation sur la langue, par le passé, avait aussi l’effet pervers de produire des gens étroits d’esprit (il ne faut pas idéaliser cette période).

            • balala
              balala répond à Jacques Bolo
              • Posté à 19h09 le 16/11/2010
              • Internaute 3552

              En quoi le fait d’avoir appris correctement sa propre langue, ce qui facilite grandement l’apprentissage de celle des autres, favoriserait-il l’étroitesse d’esprit ?
              Il me semble au contraire que la capacité de lire et comprendre de grands auteurs ou de sauteurs plus confidentiels et difficiles, d’acquérir et de maîtriser des langues diverses, ouvre au monde et à l’esprit.
              Vous m’obligeriez en m’expliquant ce paradoxe « l’étude rend sot »

              • Jacques Bolo
                Jacques Bolo répond à balala
                Auteur-Editeur-Libraire
                • Posté à 10h31 le 17/11/2010
                • Internaute 37329
                  Auteur-Editeur-Libraire

                Outre le fait que ceux qui apprenaient correctement la langue étaient plus rares qu’on le dit, ce genre de raisonnement revient un peu à dire, « si on enlève les cons, tout le monde est intelligent ». C’était ça le modèle à l’époque : les champions intellectuels semblaient généraliser leurs qualités (un peu comme pour le sport aujourd’hui). Mais il s’agissait d’exception, pas de règles. Pour le niveau dont vous parlez, cela concernait environ 1% de bacheliers en 1900 ; 4% en 1930, 10% en 1950, 30% en 1970, 66% en 2000 (sur la classe d’âge, pas le taux de réussite à l’exam, qui est +/- constant).

                Au début du XXe siècle, l’Allemagne était réputée en avance, il en a résulté une idéologie élitiste qui a donné le nazisme, et pour la France, le colonialisme, et plus généralement, dans les lettres, une certaine incompréhension du monde, et tout particulièrement de la langue pour le sujet en question.

                • balala
                  balala répond à Jacques Bolo
                  • Posté à 10h56 le 17/11/2010
                  • Internaute 3552

                  Il n’est pas question d’élitisme, et si le Français n’est pas « ma » langue, mais « une de mes langues » j’ai toujours été frappée par la qualité du Français que parlaient à la campagne que je fréquentais enfant les personnes qui n’avaient « que » le certificat d’études. J’ai conservé certaines lettres de ces gens ayant fait des études très courtes mais dont la qualité de l’écriture, tant sur le plan graphique que de l’expression est très largement supérieure à celle de nombreux de nos étudiants.
                  Par ailleurs, vous ne ferez croire à personne que Goethe et Schiller sont à l’origine du nazisme, ni que la démocratie trouve sa source dans l’abêtissement et l’inculture des peuples.

                  • Jacques Bolo
                    Jacques Bolo répond à balala
                    Auteur-Editeur-Libraire
                    • Posté à 12h26 le 17/11/2010
                    • Internaute 37329
                      Auteur-Editeur-Libraire

                    Vous ne parlez pas de la langue, mais de l’orthographe. Erreur que corrige des études supérieures.

                    Je n’essaie de faire croire rien à personne. Je vous permet au contraire de constater que vous utilisez Goethe et Schiller comme « héros culturels » (en oubliant au passage ceux qui auraient une part de responsabilité plus directe) ! ! ! ! Ce dont je parlais. Et il est absolument certain que les Allemands avaient lu Goethe et Schiller (et ces autres) et que ça n’a rien empêché.

                    CQFD.

                    • balala
                      balala répond à Jacques Bolo
                      • Posté à 17h54 le 17/11/2010
                      • Internaute 3552

                      A aucun moment je n’ai parlé d’orthographe, je me demande bien ce qui dans ce que j’ai écrit peut vous donner une telle idée ?
                      Quoiqu’il en soit, si la culture ne protège pas contre les déviations de la pensée, je ne crois pas non plus qu’elles y mènent indéfectiblement non plus !

                      • Jacques Bolo
                        Jacques Bolo répond à balala
                        Auteur-Editeur-Libraire
                        • Posté à 11h17 le 18/11/2010
                        • Internaute 37329
                          Auteur-Editeur-Libraire

                        Vous ne parlez pas de l’orthographe, mais moi oui. C’est surtout ça que l’école travaillait à l’époque (quant à l’aspect « graphique », évidemment, on apprenait à faire « les pleins et les déliés » à la plume - en interdisant le bic ! j’ai connu ça). Éventuellement, on peut aussi mentionner que les maths étaient plus concrètes et que cela enseignait la logique.

                        Aujourd’hui, on enseigne plein d’autres choses, dont les langues étrangères, qui prennent sur le temps d’enseignement de sa propre langue, d’où les manques. C’est bien une réfutation de votre précédente affirmation à ce sujet. Ne me faites pas rire sur le niveau en langue à l’époque ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

                        Enregistrerez vous cette autre réfutation au lieu de détourner l’attention, ou de minimiser les conséquences de votre affirmation erronée sur la culture (sorte de négationnisme culturel - assez logique donc) comme précédemment.

                        C’est ça un raisonnement correct.

                        • balala
                          balala répond à Jacques Bolo
                          • Posté à 14h33 le 18/11/2010
                          • Internaute 3552

                          J’ai décidément du mal à vous suivre : vous me dîtes : « vous ne parlez pas de langue mais d’orthographe » , je vous répond : « à aucun moment » ce à quoi vous répondez encore » ce n’est pas vous, c’est moi ! »...
                          Tout ca pour dire qu’on apprend plus de choses aujourd’hui qu’autrefois, ce que je n’ai jamais contesté... Encore que... Mais je n’ai pas envie de commencer à vous démontrer le contraire, à partir du moment où la seule chose que vous essayez péniblement de prouver que la culture ferme l’esprit.... Autant vous laisser à vos certitudes !

                          • Jacques Bolo
                            Jacques Bolo répond à balala
                            Auteur-Editeur-Libraire
                            • Posté à 15h13 le 18/11/2010
                            • Internaute 37329
                              Auteur-Editeur-Libraire

                            « Autant vous laisser à vos certitudes ». Encore un cliché (et méprisant en plus - mais c’est le fond de l’affaire) !

                            Je n’ai pas « péniblement » démontré que les allemands avaient lu Goethe, je vous demande de prendre en compte un fait. Ce que vous ne savez pas faire pour aucun des faits que j’ai mentionné (ou que j’ai vécu à l’époque). Le négationnisme (de la réalité ou du témoignage d’autrui) est un tour d’esprit.

      • Iv
        Iv répond à I.P
        Roboticien utopiste
        • Posté à 14h16 le 16/11/2010
        • Internaute 39192
          Roboticien utopiste

        L’orthographe française est ridicule. Laissez moi le dire autrement :
        l’ortograf franssaize est ridikule. Sa grammaire, sa conjugaison, sont porteuses de sens. Enseignons cela en priorité, mais, pour paraphraser Desproges, savoir s’il y a un ou deux « n » à « zigounette », ce n’est pas ce qui fait la richesse de la langue.

        Le danger est qu’aujourd’hui, contrairement à il y a 50 ans, un enfant écrit et communique par écrit dés qu’il sait écrire en phonétique, et se rend compte que ça marche très bien. Ça hérisse juste les vieux. Dés lors, il a tendance à jeter toutes les subtilités inutiles de l’orthographe et avec elles ce qui fait à mon sens la richesse de la langue écrite : grammaire et conjugaison.

        Ne laissons pas d’autres lettres muettes dans la langue que celle codant une véritable information. Et ne me parlez pas de richesse étymologique. Ouvrez un dictionnaire étymologique avant de me dire que l’histoire d’un mot se résume à un « h » bizarrement placé.

        Mais bon j’ai pas grand espoir, chaque fois que je sors cette suggestion iconoclaste pour sauver la langue, je me fais aligner...

         
        • I.P
          I.P répond à Iv
          Flat4
          • Posté à 14h24 le 16/11/2010
          • Internaute 25391
            Flat4

          Je ne suis pas d’accord avec vous sur le fond car je suis persuadé que l’orthographe est un miroir de l’histoire de notre langue, mais en fait le débat n’est pas là à mon avis.

          J’ai déjà dit à de nombreuses reprises ici que je ne suis pas un ayatollah du zéro fautes, je me faisais régulièrement aligner en dictée si ça peut vous rassurer. Mal écrire « zigounette » ne me choque pas, j’ai d’ailleurs dû en vérifier l’orthographe en écrivant ce message.

          Par contre je suis convaincu que tout locuteur devrait savoir orthographier correctement les 200 ou 300 mots les plus basiques et maîtriser présent, passé composé et futur de l’indicatif. Et encore pour le passé composé je ne vais pas grimper aux rideux s’il y a une faute d’accord avec « avoir ».

          Ce n’est pas la mer à boire non ? Surtout qu’il y a dans tous les appareils électroniques des dictionnaires. D’ailleurs j’en use et j’en abuse quand j’ai un doute sur l’orthographe d’un mot, il suffit de faire l’effort de cliquer sur le mot souligné en rouge...

          • Iv
            Iv répond à I.P
            Roboticien utopiste
            • Posté à 15h05 le 16/11/2010
            • Internaute 39192
              Roboticien utopiste

            J’écris pour ma part plutôt bien quand on je fais un effort, j’étais assez bon en dictée. Je suis fier de cela et je me rends compte que cela rend imperméable beaucoup de gens à l’idée d’une réforme de l’orthographe. « Quoi ? Je me suis fait c**er à apprendre ces mots alambiqués et maintenant on déclare que l’orthographe est inutile ? Peu importe que ce soit vrai, j’ai le droit au respect pour mes efforts à apprendre une chose inutile. »

            Je ne me fais pas d’illusion. L’orthographe ne sera pas réformé jusqu’en 2050 on finira devant la pression de l’usage à accepter des phrases SMS non conjuguées et non accordées dans la plupart des publications. Ce jour là, je me permettrai un lol.

            • I.P
              I.P répond à Iv
              Flat4
              • Posté à 15h09 le 16/11/2010
              • Internaute 25391
                Flat4

              Quel rapport entre la réforme de l’orthographe et la non maîtrise des conjugaisons et des accords ? Ce sont deux domaines qui n’ont rien à voir à mon avis.

              • Iv
                Iv répond à I.P
                Roboticien utopiste
                • Posté à 16h04 le 16/11/2010
                • Internaute 39192
                  Roboticien utopiste

                Ce sont deux difficultés perçues dans l’apprentissage de la langue et deux domaines dans lesquels les erreurs et négligences sont courantes. Seulement pour moi, là où conjugaisons et accords enrichissent la langue écrite en posant sur le papier des nuances qui n’existent pas à l’oral, l’orthographe ne fait rien de tel et pourrait passer à la trappe (qui pourrait n’avoir qu’un ’p’ sans que la phrase s’en porte plus mal).

        • Armand_de_Maupertuis
          • Posté à 22h28 le 16/11/2010
          • Internaute 41272

          l’orthographe française est moins chaotique que l’anglaise, mais uniquement à cause des réformes orthographiques.
          En outre, l’orthographique anglaise est ridicule dans les deux sens(écoute->écriture, écriture->parler) alors qu’en français c’est surtout l’écriture d’un mot entendu qui pose problème.
          Une réforme orthographique (du français) devrait essayer d’améliorer cela.

        5 autres commentaires
      • général_bol
        général_bol répond à I.P
        Ah, si on envoyait les cons / (...)
        • Posté à 19h55 le 16/11/2010
        • Internaute 94412
          Ah, si on envoyait les cons / (...)

        « Par contre mélanger les mots, ne pas différencier le verbe avoir de “à” et confondre les infinitifs avec les participes c’est juste de la fainéantise. »

        ... comme quoi « quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage. ».
        Parce que jamais, au grand jamais on ne malmène une langue que l’on aime seulement pour se donner l’illusion d’être dans l’air du temps (quelle inconséquence ! ) !

    • Gauvain de Lantenac
      Gauvain de Lantenac répond à vacarme le rouge
      Situationniste
      • Posté à 11h44 le 16/11/2010
      • Internaute 105086
        Situationniste

      Je pense que ce n’est pas la complexité intrinseque du français qui est en cause, mais bien le fait que l’anglais est une langue dont le « genie“(pas le temps de developper) est le commerce. Comme l’allemand est la meilleur langue pour philosopher(impossibilité de créer en français des mots concepts comme Dasein par exemple), comme l’italien est une langue qui se colle parfaitement à l’opera.

      • sot6son
        sot6son répond à Gauvain de Lantenac
        Pâtre apatride
        • Posté à 12h03 le 16/11/2010
        • Internaute 120134
          Pâtre apatride

        Si on suit votre logique, le français devrait être la langue pratiquée dans toutes les discussions diplomatiques et supraétatiques (ONU, OTAN, OMC, FMI et autres) pour le motif un peu léger que c’était le cas il y a 200 ans, et que c’était très apprécié des souverains qui voyaient dans les subtilités de la langue française la possibilité infinie d’interprétations, et donc un prétexte à toute entorse sur ledit traité.
        Ce qu’on constate pourtant, c’est que l’anglais prend le pas sur les autres langues, comme le chinois et/ou l’hindi le feront dans 50 à 100 ans.

        Ce n’est que le reflet d’une puissance étatsunienne qui n’a pas eu d’égal depuis 1989 et a donc, par acculturation (ou plutôt cannibalisation), répandu sa langue à travers le monde. De la même manière, l’Europe a parlé successivement grec, latin, arabe, italien, français, allemand.
        La seule conclusion que l’on peut en tirer, c’est l’ultime faiblesse de la France dans le système international. Et vu l’inculture crasse du nabot, aucune chance que les Alliance Française, les corps diplomatiques, les programmes scolaires ou les dirigeants du MEDEF défendent réellement la pratique du français.
        Honteux.

         
        • Gauvain de Lantenac
          Gauvain de Lantenac répond à sot6son
          Situationniste
          • Posté à 12h18 le 16/11/2010
          • Internaute 105086
            Situationniste

          Ma logique serait qu’on reconnaisse le merite de chaque langue. L’anglais est une langue plus simple pour les échanges commerciaux, tres bien. Mais à mon sens, effectivement, le français est plus adapté à la construction litteraire(comme le russe) et donc à des choses comme la poesie, mais aussi à la diplomatie. Mais je ne reflechit pas par rapport à l’histoire mais bien par rapport au genie de chaque langue(un philosophe qui ne parle pas allemand n’en ai pas un pour moi). Enfin, la notre est soumise aujourd’hui à rude epreuve, et nous ne re-deviendrons pas le language des diplomates( et je suis persuadé que tout le monde y gagnerait en subtilité).
          De toute façon il nous reste l’escrime. En garde, allez.

          • sot6son
            sot6son répond à Gauvain de Lantenac
            Pâtre apatride
            • Posté à 12h28 le 16/11/2010
            • Internaute 120134
              Pâtre apatride

            Aristote, Machiavel, Voltaire ou Averroès n’ont jamais publié en allemand, je vous suggère néanmoins fortement leur lecture. :)
            (réponse plus approfondie à mon retour de déjeuner)

            • Gauvain de Lantenac
              Gauvain de Lantenac répond à sot6son
              Situationniste
              • Posté à 18h43 le 17/11/2010
              • Internaute 105086
                Situationniste

              Je ne vois pas comment on peut comparer en philosophie Voltaire et Machiavel.
              Voltaire est un penseur, un causeur tout ce que vous voulez, il ne peut etre comparer aux autres que vous citez. La langue allemande permet de fabriquer des concepts plus difficile à exprimer dans d’autres langues : Dasein, volonté de puissance....
              Un philosphe qui aujourd’hui se passerait de l’allemand renonce à lire dans le texte Marx, Kant, Hegel, Nietzsche,Scopenhauer, Heidegger(dans la philosphie Francaise, seul Rousseau et Descartes sont comparables en importance)...
              Et il faut savoir qu’ils sont tous plus simples en Allemand( Kant en Francais, bah la construction est juste insupportable) C’est tout, rien à voir avec une superiorité philosphique du peuple, mais bien de la langue. Comme le grec( l’arabe j’en parle pas je ne le connais pas). Si vous aviez beaucoup praitqué ces deux langues.

        3 autres commentaires
  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 10