16/11/2010 à 11h05

Le haut-le-cœur d'un Québécois face à l'anglicisation de la France

Jean-François Lisée | Cerium, Montréal


(De Montréal) L’ami Christian Rioux a connu une expérience malheureuse l’autre jour dans une entrevue où il vilipendait l’usage excessif de mots anglais en France. Il s’en est ouvert dans sa chronique du Devoir :

« Tout allait comme sur des roulettes, jusqu’à ce que l’animatrice dégaine la question qui tue : “Alors, si le français se porte si bien chez vous, expliquez-nous pourquoi tant de jeunes Québécois chantent en anglais et pourquoi, dans le dernier film de Xavier Dolan [‘Les Amours imaginaires’, ndlr], il n’y a pas une phrase sans un mot anglais ?” »

Le constat est aussi brutal qu’exact. Il me semble aussi qu’il y a une montée du nombre de mots anglais dont on saupoudre volontairement nos dialogues -à l’écran comme à la ville. Rioux nous avertit :

« Qu’on se le dise, nous n’abuserons plus très longtemps les Français [car] ils ne sont pas plus sourds que nous quand ils débarquent à Dorval [aéroport qui dessert Montréal, ndrl]. »

Le militant du français correct Gaston Bernier lui a emboîté le pas dans le même journal en ajoutant ceci :

« De méchantes langues ont parfois affirmé que si des artistes faisaient dans le franglais ou dans le joual [parler québecois, ndlr], c’était qu’ils seraient bien en peine d’accorder les participes passés, de mettre une virgule ou un point-virgule à la bonne place, d’identifier un synonyme d’un mot qui vient d’instinct ou le mot français qui correspond à un mot d’origine anglaise implanté en sol québécois. »

Il nous apprend même quelques mots au passage (à moi en tout cas) lorsqu’il décrit notre doxa linguistique :

« Conservatisme ambiant en la matière, inutilité des efforts (lesquels ne rapporteraient rien), psittacisme (répétition mécanique de mots ou d’expressions par un sujet qui ne les comprend pas) ou panurgisme (comportement selon lequel on agit pour faire comme tout le monde). »

Je n’en disconviens pas et j’ai moi-même, il y a quelques années, encouragé la Fédération des journalistes à lancer un programme volontaire par lequel ses membres se faisaient corriger leurs erreurs par des terminologues par le truchement d’un courriel hebdomadaire personnalisé. Je souhaiterais que cette initiative s’étende au-delà de la seule faune journalistique.

Une différence de degré

J’estime cependant que si le français québécois souffre « d’en bas », de la langue telle que pratiquée au quotidien, le français de France, lui, souffre « d’en haut ».

La différence entre le phénomène français et le phénomène québécois, ou du moins une différence, est qu’ici, les institutions ont encore le réflexe de protéger le français alors qu’en France, elles succombent à l’appel et en répercutent le pouvoir d’attraction.

Et par institutions, je pense autant aux tentacules de l’État qu’aux grandes entreprises. Comme je le notais déjà l’an dernier sur Rue89 :

« La chaîne d’alimentation Champion se rebaptise Carrefour Market, son concurrent Auchan affiche Simply Market et le groupe Casino lance Leader Price. [...] On savait qu’Air France avait renommé sa carte de fidélité Fréquence Plus en Flying Blue. On note maintenant que les aéroports de Lyon se sont rebaptisés Lyon Airports [mise à jour : avant que le préfet n’intervienne et n’annule cette opération de rebranding qui aura coûté 200 000 euros en pure perte]. »

Il a fallu l’action d’activistes pour que la région de la vallée de la Loire renonce à s’afficher, même localement, sous le vocable Loire Valley. La Compagnie française des Jeux n’hésite pas à clamer dans ses pubs « J’ai la wiiin ! » et la Banque nationale de Paris propose aux jeunes ses produits Ze Box et Naked Land.

Je ne vous explique pas. Le patronat mène le bal. Son organisation nationale, le Medef, avait réuni ses états généraux l’an dernier sous le thème unilingue « Go for benchmarking ! » et a consenti cette année à un thème bilingue : « Vivement l’avenir/Ready for the future ». C’est pourtant une rencontre ouverte aux seuls patrons français.

Lagarde, la « carpette anglaise »

La ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, a reçu en 2007 le convoité prix de la « Carpette anglaise » pour avoir communiqué en anglais avec ses propres fonctionnaires -ce que font déjà de grandes entreprises de France.

Et la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, l’a obtenu en 2008 en affirmant qu’elle ne militerait pas « pour imposer l’usage déclinant du français dans les institutions européennes », même pendant la présidence française de l’Union.


Le nouveau slogan de la ville de Marseille : « Marseille on the move »

Fin 2010, Marseille a adopté un nouveau slogan : « Marseille on the move ». En Savoie, on signale dans la station de Tignes l’ouverture d’un Bike Park qui offre aux Mountainbikers du downhill, du free style, des jumps et un single track.


Le macaron de la campagne de communication « Jesus is my boss ».

Et la Conférence des évêques de France est venue bénir la dérive en lançant en avril une campagne de pub où on voit le macaron : « Jesus is my boss ».

Les médias ne sont pas en reste. Je me suis amusé à relever l’utilisation de l’anglais dans la seule titraille interne du numéro été du magazine Elle. Avec le make-up on a une « Bonne note fashion », bien sûr.

Des lunettes sont hot couture (je pardonne car il y a jeu de mots), on présente le mannequin Golonovanoff on holiday (autre jeu de mots), qui nous présente son summer best !

La page « Do it yourself » présente le Short Patch, step by step. Il y a la page Beauty Bar, non loin d’une photo équestre de Sophie Marceau présentée comme une pretty amazone. Normal, car l’article est titré : « Dreams are sa réalité ».

Puis vient la section « La plus belle pour aller clubber » qui présente les styles glam rock, chic sixties, rodeo style et disco girl. Non, je n’ai pas fait de cherry picking, c’est la liste complète, 100% angliche.

Une salade plus light ou plus veggie ?

Et sur Rue89 ?

Live blogging, making of, tchat, newsletter... A Rue89, on contribue (un peu) à cette l’anglicisation.

Ainsi, sur vingt et un articles en colonne centrale du site à l’heure où sont écrites ces lignes, trois articles comportent un mot tiré de l’anglais dans leur titre :

Michel Onfray versus Sigmund Freud, deuxième round

Monoprix relooke sans trop de risques sa marque premier prix

Manif d’identitaires niçois contre un squat de demandeurs d’asile

Rue89

L’assaut anglophone est moins complet dans la section salades : 2/8 seulement avec « la plus light » et « la plus veggie ». On se reprend dans la section « Vie privée » avec « Boostez votre créativité », « Addict au régime » et avec Cœur de pirate qui présente ses « cantines healthy » à Paris.

Mon argument est le suivant : on trouve tout plein d’anglicismes au Québec, y compris, çà et là, dans la communication des médias, des publicitaires et entreprises et des institutions. Mais le niveau atteint aujourd’hui en France provoquerait un haut-le-cœur immédiat chez les responsables québécois de ces institutions.

Et si vous croyez que cette mode au tout-à-l’angliche ne concerne que les Parisiens, voyez la photo envoyée cet automne par l’alertinternaute Claude Bédard. Elle vient d’une rue commerçante de... Bordeaux.


La vitrine d’un magasin bordelais (Claude Bédard)

Photos et illustrations : le nouveau slogan de la ville de Marseille : « Marseille on the move » ; le macaron de la campagne de communication « Jesus is my boss » ; la vitrine d’un magasin bordelais (Claude Bédard)

En partenariat avec Ecoles internationales d’été 2011


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  • Fenrir
    Fenrir répond à Iv
    Ingénieur en informatique
    • Posté à 17h14 le 16/11/2010
    • Internaute 54922
      Ingénieur en informatique

    Pour « cédérom », tout à fait d’accord avec vous pour des raisons déjà citées dans les commentaires (par Lictor il me semble). J’utilise moi aussi « spyware » plutôt que « pourriciel » (que Wikipedia associe à l’expression « logiciel malveillant », couvrant plus de logiciels que juste les spywares, ce qui au vu de la construction du mot m’apparaît comme plus correct - il me semble que le terme recherché est ici « espiogiciel »).

    Néanmoins, permettez-moi de ne pas être d’accord avec vous pour le l’abréviation (et non le mot) « mél. ». L’Académie précise sur son site web que seul courriel peut être utilisé en tant que stricte équivalent au terme anglais « e-mail ». « mél. » poursuit un autre but : être au courriel ce que « tél. » est au téléphone.

  • Armand_de_Maupertuis
    • Posté à 23h43 le 16/11/2010
    • Internaute 41272

    L’avantage des mots francisés, c’est qu’ils sont phonétiques.
    Sinon, spyware est plutôt laid. mais bon les goûts et les couleurs.

  • général_bol
    général_bol répond à Iv
    Ah, si on envoyait les cons / (...)
    • Posté à 23h56 le 16/11/2010
    • Internaute 94412
      Ah, si on envoyait les cons / (...)

    « je parle de spyware plutôt que de pouriciel »

    100% à coté de la plaque : le spyware étant un logiciel espion !
    Ça démontre bien à quel point le frangliche nous pourrit l’existence ! ... Et accessoirement le niveau de connaissance des français en langues !

  • jck
    jck répond à Iv
    • Posté à 05h34 le 17/11/2010
    • Internaute 27688

    Pouriciel, ils l’ont accepté ? C’est vraiment hideux ce mot, j’y vois grouiller les asticots....

    Certaines adaptations françaises sont supérieures à l’original. à commencer par le mot « informatique » que les américains, bizarrement, n’ont toujours pas...

     
    • Iv
      Iv répond à jck
      Roboticien utopiste
      • Posté à 10h27 le 17/11/2010
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      Il y a également « internaute » qui vole plus haut que « web surfer » et la Toile pour le « Web » qui rajoute les sens de toile de peinture et de toile de ciné...

      Seulement tout ça nous vient des utilisateurs, pas de l’académie. Et bien souvent, c’est du Québec que nous viennent ces beaux mots.

    1 autres commentaires
  • beaulande
    beaulande
    Des nuées de sens
    • Posté à 12h25 le 16/11/2010
    • Internaute 115981
      Des nuées de sens

    Paradoxalement ce phénomène est le miroir de notre société de la communication. Je m’explique : aujourd’hui nous n’avons jamais eu autant de moyens, d’outils de communication ; internet, téléphones, fax. Ces outils ne fonctionnent que dans l’immédiateté. La conséquence est que nous ne nous parlons plus, tout est superficiel et enduit d’un verni composé d« anglicismes. Ces anglicismes sont le symbole de ceux qui voyagent, non pas au sens noble du terme (à la Montaigne) mais en prenant l’avion. L’anglicisme est le signe hautement reconnaissable de ceux qui ce prétendent polyculturels. En fait c’est creux. Car cette culture est réduite à la “malbouffe” intellectuelle que nous fournissent des industries de la culture américaine. Or, les utilisateurs de ces produits industriels ne font pas la différence avec LA culture américaine qui est elles relativement riche mais peu exportée, tout comme la notre d’ailleurs. Pour preuve ces séries amerloques qui nous représentent encore et toujours avec un béret parisien, une bouteille de pinard et un klakos, en 2010 ! ! !
    Tout cela combiné au soit disant manque de temps.... : (
    Qui d’entre vous préfère prendre l’autoroute plutôt qu’un trajet plus court par le chemin des écoliers, même sur une courte distance ?
    Wouaaaaah j’ai écrit tous cela sans anglicisme récent !
    Pardonnez les fôtes d’étourderie.. :)

    • général_bol
      général_bol répond à beaulande
      Ah, si on envoyait les cons / (...)
      • Posté à 00h01 le 17/11/2010
      • Internaute 94412
        Ah, si on envoyait les cons / (...)

      « Qui d’entre vous préfère prendre l’autoroute plutôt qu’un trajet plus court par le chemin des écoliers, même sur une courte distance ? »

      Ce que j’ai la faiblesse de considérer comme « céder à la facilité »...
      Facilité qui, bien sûr, se paie au prix fort... à terme !

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 12h38 le 16/11/2010
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    Le français est attaqué de partout..

    par l’anglais, asseyant sa suprématie internationnale,
    s’impose aussi dans nos entreprises (à Renault France, les Conseils de direction se font en France en langue anglaise

    Dons nos grandes écoles où des cours se font par des français àà des français.. en langue anglaise.

    dans nos banlieues où il est estropié par un dialecte incompréhensible,

    et dans nos régions, par exemple sur Toulouse, les plaques de rues sont moitié écrites en occitan,
    et les annonces au métro en occitan aussi,
    à cause de nervis du Conseil Municipal,
    qui font du militantisme pour imposer une langue que plus personne ne parle ni ne comprend.. même pas eux.

    Et dans les lycées où pour être sur d’avoir une excellente note au Bac, il faut choisir une langue régionale..enseignée par des profs qui ainsi peuvent faire du militantisme indépendantiste payé par l’Education Nationale.

    • slave1802
      slave1802 répond à Pierrrrre
      Technicien telecom
      • Posté à 12h43 le 16/11/2010
      • Internaute 58485
        Technicien telecom

      Ach, l’allemand, quelle gutte langue, si bien rangé, si bien ordonné
      Arbeit
      Arbeit
      ARbeit
      ARBEIT !

      And shut your mouth green monkey !

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à slave1802
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 12h45 le 16/11/2010
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        ► Voilà monsieur ;
        ça vous fera 2 euros 50.

         
        • slave1802
          slave1802 répond à Pierrrrre
          Technicien telecom
          • Posté à 12h50 le 16/11/2010
          • Internaute 58485
            Technicien telecom

          J’aurais pourtant parié que vous préfériez les francs. Mais non monsieur a les poches pleins d’Euro. Espèce d’interlope !

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à slave1802
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 13h09 le 16/11/2010
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            « Espèce d’interlope ! »

            ► C’est l’interlopital qui se fout de la Charité.. ☺

            • slave1802
              slave1802 répond à Pierrrrre
              Technicien telecom
              • Posté à 21h06 le 16/11/2010
              • Internaute 58485
                Technicien telecom

              Vous pensiez pas plutôt à ça : « C’est l’intersyndicale qui se fout de la fiscalité »

        3 autres commentaires
      • Tropicaleyes
        Tropicaleyes répond à slave1802
        Jean-Christophe, En Slim, (...)
        • Posté à 12h45 le 16/11/2010
        • Internaute 95001
          Jean-Christophe, En Slim, (...)

        C’est si dur que ça orange ?

         
        • slave1802
          slave1802 répond à Tropicaleyes
          Technicien telecom
          • Posté à 12h48 le 16/11/2010
          • Internaute 58485
            Technicien telecom

          Y’a pas que des agrumes dans les téléphones...

        1 autres commentaires
    • WhiteWarrior-
      • Posté à 15h21 le 16/11/2010
      • Internaute 129329

      Pas du tout d’accord sur le coup sur les langues régionales, ce sont des langues inscrites dans le terroir que les Jacobins parisiens centralisateurs ont tenté férocement d’éradiquer depuis la révolution . Il est bon que leur renaissance-même siça reste encore symbolique-soit encouragée par les pouvoirs publics, et que leurs locuteurs ne soient plus stigmatisés. On ne peut pas à la fois se plaindre de l« invasion » de l’Anglais et donner la priorité à ce dernier dans l’enseignement aux dépens des langues régionales qui survivent encore (Occitan, Basque, Breton, Catalan, Corse, Alsacien, Créoles d’outre-mer, Polynésien).

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à WhiteWarrior-
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 16h13 le 16/11/2010
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        ► Corse, Basque ou Occitan en langue principale,

        l’anglais en première langue étrangère,

        et le français en matière optionnelle...

        Déja qu’un français a du mal à se faire comprendre à l’étranger,
        il devra apprendre que baguette de pain ne se dit pas pareil à Bastia, à Perpignan, à Bayonne, ou à Quimper.

        La France, les français et le français sont décidément mal barrés....

         
        • A déménagé le 21-12
          • Posté à 16h51 le 16/11/2010
          • Internaute 133067
            nc

          bah justement, quand on voyage dans les pays latins, avec un petit bagage de langues régionales, on arrive au moins à comprendre un peu.... Ca vous pose un problème les langues régionales ? Vous n’ aimez pas l’ histoire, la géographie ? A nice on parle français, italien et nissart, et ces 3 langues y sont enseignées. Aloura, en quoi serait-on mal barrés ?

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à A déménagé le 21-12
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 17h03 le 16/11/2010
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            « en quoi serait-on mal barrés ? »

            ► Dans la necessité d’être obligés d’apprendre l’anglais pour être surs de bien se faire comprendre partout.. même en France.

            Quant à apprendre à son gamin une langue régionale parlée par personne et qui ne lui servira nulle part, c’est de l’irresponsabilité.

            • A déménagé le 21-12
              • Posté à 17h16 le 16/11/2010
              • Internaute 133067
                nc

              Des langues qui ne sont parlées par personne .... je ne suis pas d’ accord. J’ entends fréquemment parler le nissart, et le corse.

              Comme dans beaucoup de régions frontalières, vous aurez plus de débouchés professionnels à parler l’ italien.
              Apprendre l’ anglais c’ est le minimum syndical...mais juste un minimum.... et alors, si je vous dis que les anglais préfèrent embaucher une française qui parle italien et espagnol pour ne pas être paumés dans ces pays latins, plutôt qu’ un anglais,, que répondez-vous ?

              En revanche, si il y a peu tous ces latins communiquaient entre eux en français espagnol ou italien, l’ anglais prend le dessus chez les jeunes. Enfin, c’ est ce qu’ on dit : allez en Espagne ou en Italie, on vous y parlera plus français qu’ anglais. ou allemand.

              Je dirais même que ne maîtriser que le globish, c’ est un peu cheap aujourd’ hui....

            • A déménagé le 21-12
              • Posté à 17h18 le 16/11/2010
              • Internaute 133067
                nc

              C’ est un peu comme ces gens qui disent qu’ apprende le latin c’ est ringard... C’ est une des enseignement qui m’ a le plus enrichie, bizarrement.

              • Pierrrrre
                Pierrrrre répond à A déménagé le 21-12
                → → → → → → → le marché autant (...)
                • Posté à 17h37 le 16/11/2010
                • Internaute 23078
                  → → → → → → → le marché autant (...)

                ► Vous devriez aussi essayer l’arménien ancien et le celtibère.. c’est d’un chic !

                • A déménagé le 21-12
                  • Posté à 20h02 le 16/11/2010
                  • Internaute 133067
                    nc

                  Pt’êt pas, mais je vais sûrement abandonner ce dialogue de sourds.

                  • général_bol
                    général_bol répond à A déménagé le 21-12
                    Ah, si on envoyait les cons / (...)
                    • Posté à 00h13 le 17/11/2010
                    • Internaute 94412
                      Ah, si on envoyait les cons / (...)

                    Sage décision : faut pas discuter avec les brouettes, faut les pousser !

        • général_bol
          général_bol répond à Pierrrrre
          Ah, si on envoyait les cons / (...)
          • Posté à 00h09 le 17/11/2010
          • Internaute 94412
            Ah, si on envoyait les cons / (...)

          « l’anglais en première langue étrangère, »... plûtot étrange !

          « et le français en matière optionnelle... »... matière grise ?

        8 autres commentaires
      • aymthe
        aymthe répond à WhiteWarrior-
        • Posté à 17h19 le 16/11/2010
        • Internaute 32291

        On ne refait pas l’Histoire. L’offensive de l’anglais est actuellement la menace. Rehabiliter des langues régionales que plus personne ne parle, ça fait authentique mais c’est malheureusement un peu artificiel. En Bretagne, de nombreuses communes ont des panneaux de signalétique bilingues français-breton, c’est peut-être intéressant pour le tourisme mais franchement les habitants sont à 99,9% incapables de les déchiffrer.

    • général_bol
      général_bol répond à Pierrrrre
      Ah, si on envoyait les cons / (...)
      • Posté à 00h06 le 17/11/2010
      • Internaute 94412
        Ah, si on envoyait les cons / (...)

      Attention, l’abbé entre en piste, çà va voler bas !

  • Tropicaleyes
    Tropicaleyes
    Jean-Christophe, En Slim, (...)
    • Posté à 12h45 le 16/11/2010
    • Internaute 95001
      Jean-Christophe, En Slim, (...)

    Wsh zyva on prle cfran ! ! ! ! ! !

  • Pi.K
    Pi.K
    Vilain Parisien
    • Posté à 12h51 le 16/11/2010
    • Internaute 105016
      Vilain Parisien

    Petite remarque, tout de même : il faut distinguer entre les mots anglais conservés comme tels et les mots anglais « francisés ». Par exemple, « relooker » cité dans l’encadré n’est plus un mot anglais (les anglophones n’utilisent même pas « relook ») : c’est bien un mot français, avec son infinitif en -er et sa conjugaison française (même si je doute que quiconque emploie l’imparfait du subjonctif de « relooker »... que nous relookassions... ceci dit, mon correcteur orthographique accepte cette forme), qui fait le lien entre le sens anglais de « look » (à la fois l’apparence objective et le regard subjectif, là où notre « regard » se limite à la subjectivité de celui qui regarde) et la forme française du verbe en -er.

    Et puis, au fond, c’est assez normal que les langues se « mélangent ». Les anglais mangent du beef, du pork et du mutton (transposés directement du français à l’époque où la plus grande partie de l’aristocratie européenne discutait dans cette langue), nos voitures traversent des tunnels (« tonnelle », passé à l’anglais, a donné « tunnel », qui nous est revenu). Le français, comme l’anglais, sont le résultat d’une sédimentation très lente, aussi bien sur le plan du vocabulaire (avec des origines grecques, latines, germaniques, etc.) que de la grammaire et de la syntaxe. Il est absurde de prétendre « fixer » une langue dans l’airain : évidemment, que les langues « évoluent » (on n’écrit pas le français aujourd’hui comme on l’escrivoit au XIX° siècle), et tant mieux, c’est pour cela qu’elles sont vivantes.

    • WhiteWarrior-
      WhiteWarrior- répond à Pi.K
      • Posté à 15h03 le 16/11/2010
      • Internaute 129329

      - relooking n’est absolument pas du français, ce n’est pas de l’anglais non plus, c’est un mot métis, càd du franglais, le symbole même de ce qu’il ne faut pas faire ;
      - on peut faire de la sémantique ad vitam aeternam et estimer que 3/4 des mots anglais viennent du français et vice-versa, il n’empéche qu’il s’agit bien -et heureusement- de 2 langues différentes. Vouloir à tout prix que les langues se mélangent, c’est in fine favoriser une sorte de sabir « globish » affreux et sans âme . L’échec de l’espéranto montre du reste à quel point l’utopie d’une langue internationale artificielle demeure justement...une utopie ! en revanche, le retour du latin comme langue d’érudition et même comme langue de célébration catholique romaine démontre le caractére profondément ancré dans nos cultures occidentales de cette langue.

      • Pi.K
        Pi.K répond à WhiteWarrior-
        Vilain Parisien
        • Posté à 15h44 le 16/11/2010
        • Internaute 105016
          Vilain Parisien

        Pas ma faute si vous confondez constat et volonté. Les langues n’ont cessé de se mêler les unes aux autres, ce qui n’a jamais empêché chaque langue d’être « elle-même » — les mots français passés en anglais sont devenus des mots anglais « de plein droit », au même titre que nombre de mots anglais passés en français sont des mots français « de plein droit ».

        Tenez, par exemple, un mot comme « bouquin » est parfaitement français. Du registre familier, mais tout aussi français que « livre ». Remontons un peu : en anglais, « book ». Encore un peu ? On trouve du « Buch » en allemand, et plus loin encore, « boeck » et « boeckin » en néerlandais. « Bouquin » en est-il moins français ? Non. Voulez-vous boire un café ? Le mot nous vient de l’arabe, de même que le sucre que nous y versons pour adoucir son goût amer.

        Quant au bureau d’un mathématicien, la présence d’un manuel d’algèbre nous rappelle que ce mot nous fut, lui aussi, transmis par les Arabes, tandis que si vous êtes tenté de boire une cannette de quelque boisson rafraîchissante, il vous faudra emprunter à l’anglais. Sans compter, évidemment, la masse des mots et des formes qui nous viennent du latin, de la conjugaison du verbe être aux infinitifs en -er ou -ir en passant par l’hôpital (et accessoirement l’hôtel, le même mot passé par le latin tardif avec chute du « -pi- »). Je me répète, mais c’est ce qui fait qu’une langue est vivante.

    • Armand_de_Maupertuis
      • Posté à 23h51 le 16/11/2010
      • Internaute 41272

      Relooker n’est pas phonétique. C’est donc du franglais qui flingue l’orthographe et la prononciation...

      • Pi.K
        Pi.K répond à Armand_de_Maupertuis
        Vilain Parisien
        • Posté à 00h14 le 17/11/2010
        • Internaute 105016
          Vilain Parisien

        En quoi n’est-ce « pas phonétique » ? Le « oo » qui se prononce « ou » ?

        Ou alors, c’est que cul, tronc, clef, succinct, plomb, croc, ne sont pas plus phonétiques que moi évêque. Ce qui devrait les exclure de notre langue.

         
        • Armand_de_Maupertuis
          • Posté à 00h21 le 17/11/2010
          • Internaute 41272

          Si je le donne à ma grand mère, elle ne comprendra pas que ce ne soit pas « relouker ». En imposant le « oo » vous augmentez le nombre de graphèmes associés à un phonème, donc vous compliquez l’orthographe et la phonétique.
          A partir de combien de graphème cela devient « non phonétique » ? Là vous marquez un point, mais autant les limiter !
          Quant à vos mots, ils sont phonétiques si on sait que 95% des finales sont muettes (c’est ce que je dis à mes collègues étrangers).
          le « u » se dit « u », le « o » se dit o etc. Contrairement à l’anglais ou un seul u correspond à plusieurs sons (ex pupils/put,/puppet..) tout comme le « o » (ex : « phonology »).

          • Pi.K
            Pi.K répond à Armand_de_Maupertuis
            Vilain Parisien
            • Posté à 01h12 le 17/11/2010
            • Internaute 105016
              Vilain Parisien

            Si on va dans ce sens, le t ne fait que compliquer inutilement les choses, à se prononcer « t » ou « s » dans des mots qui ne diffèrent parfois que très peu. Nous portions des portions de gâteau à Donatien et à Bastien ; bien que nous ayons de la mayonnaise ; ce psychologue, qui est un charlatan, aime manger du chou avec ce chiropracteur. La prononciation n’est pas « évidente » dans chaque cas. J’inverse un peu le problème, en rappelant que des graphèmes fort courants correspondent à plusieurs phonèmes différents, mais c’est au fond le même principe.

            • Armand_de_Maupertuis
              • Posté à 23h15 le 17/11/2010
              • Internaute 41272

              Vous avez raison. Il y a quelques graphèmes problématiques en français et le « ti » en fait partie. « est », « ien » également ou encore « er ».
              Il y a des exceptions célèbres comme « femme » ou « monsieur ».
              Il faut noter que les mot franglais détruisent pas mal la structure logique de la phonétique en français par multiplication des graphèmes.
              Cela pose des problèmes pour la apprentissage de la lecture (dyslexie), c’est pourquoi je suis pour les réformes orthographiques du français qui vont dans ce sens et aussi pour la « francisation » des anglicismes.

              Cependant le français reste relativement sage (voire carrément facile !) comparé à l’anglais et un étranger peut s’en servir assez vite : 190 graphèmes en français contre 1120 en anglais (1120 ! !). Bref, quasi impossible de savoir prononcer un mot en anglais...
              Un natif doit prendre son dico s’il découvre un nouveau mot...

        3 autres commentaires
  • Chotella
    Chotella
    jardinière
    • Posté à 12h55 le 16/11/2010
    • Internaute 83685
      jardinière

    Les Français sont nuls en langues étrangères. Parsemer de mots d’anglais leurs conversations, leurs articles, leurs courriels, leurs pubs et j’en passe leur donne peut-être le sentiment d’être meilleurs qu’ils ne le sont.
    Mais il faut bien reconnaître que le français correct souffre de désaffection dans notre pays. Il est mal enseigné. Pour un large public (et j’ai même entendu cette phrase prononcée par une directrice d’établissement scolaire !), « le français est la science des ânes » ! Les médias sont souvent bourrés de fautes, car pour des raisons économiques, les correcteurs ont été supprimés. J’ai entendu un directeur des rédactions déclarer « Un correcteur pour les sites Internet ? Bah, tout le monde fait des fautes de français, personne ne verra rien... ». Effectivement, pourquoi corriger les textes publiés sur Internet, puisqu’on n’a plus de correcteurs pour les supports papier ?
    Quant à nos « élites » politiques, martyriser le français dans leurs discours est dans leur esprit un moyen de « faire populaire », de se faire mieux » entendre »... A moins que nos hommes politiques ne se laissent tout simplement aller à parler au peuple comme ils parlent naturellement ?
    « Le français est une langue compliquée » dit-on souvent. Pourtant j’ai un jour rencontré de jeunes mormons venus des Etats-Unis en France pour essayer de convertir nos compatriotes. Ce qui impliquait pour eux, je suppose, de pouvoir parler de sujets un peu complexes et de pouvoir répondre aux questions de leurs interlocuteurs. Ils parlaient un français très correct... et l’écrivaient avec très peu de fautes ! L’un des jeunes gens m’a dit avoir appris notre langue de façon accélérée, en un an seulement (et il n’avait aucune notion de français avant de commencer cet apprentissage)... Il existe donc bien de bonnes méthodes !
    Cela dit, l’interaction entre les langues est normale : il y a de l’anglais mais aussi de l’espagnol, de l’arabe, etc. dans notre langue. Comme il y a du français en anglais. Mais en général le processus est plus lent, plus naturel. Dans le sujet qui nous occupe, il s’agit d’une utilisation anarchique de l’anglais, qui résulte non pas d’une nécessité mais d’une forme de snobisme, bien commode pour masquer nos lacunes.
    En résumé, il serait utile de revenir à un enseignement correct du français, de façon que les élèves terminent tous leurs études avec de bonnes bases. Mais il est également souhaitable que les langues étrangères,soient enseignées de façon à être réellement utilisées. Pour le moment, combien de jeunes niveau bac parlent couramment l’anglais - après 7 ans de cours ?

    • WhiteWarrior-
      WhiteWarrior- répond à Chotella
      • Posté à 15h09 le 16/11/2010
      • Internaute 129329

      Excellent post, bravo.
      Je me souviens qu’en primaire j’étais mauvais en calcul, mais bon en français, un jour une institutrice qui ne m’aimait pas m’avait dit « normal que tu sois bon en français, c’est la science des ânes » !
      d’autre part, ayant l’occasion d’entendre de temps en temps des mères de familles parlant de leur garçon dans le primaire (surtout quant il s’agir de garçons, hein, comme par hasard..) : « le mien il n’est pas bon en français, mais c’est pas grave, il est trés bon en maths »)...le nombre de fois que j’ai entendu cette réflexion !

    • général_bol
      général_bol répond à Chotella
      Ah, si on envoyait les cons / (...)
      • Posté à 00h19 le 17/11/2010
      • Internaute 94412
        Ah, si on envoyait les cons / (...)

      « A moins que nos hommes politiques ne se laissent tout simplement aller à parler au peuple comme ils parlent naturellement ? »

      ... exact, et çà donne des « casse toi pôv con » et autres fines allusions aux nettoyeurs haute-pression... Quand l’exemple vient d’en haut, y’a plus qu’à tirer le rideau !

  • guyome
    • Posté à 12h59 le 16/11/2010
    • Internaute 11884

    Étant obligé de parler plusieurs langue tout les jours, je crois qu’il faut retenir plusieurs choses.

    D’abords, les français ne sont généralement pas bons en anglais. Il en résulte que les mots « frangliser » sont très connotés :

    « Michel Onfray versus Sigmund Freud, deuxième round » rappelle les jeux vidéo type « Mortal Combat » et donne une teinte ludique (futile ?) et « movida » (une traduction ?) que n’aurai pas « match retour », par exemple.

    Et généralement calqués sur le Français : un « la battle des prices » mais pas de « the prices battle »...

    De même les sens, les mots ont évolués le « computer » anglais se traduit littéralement par « calculateur », ce qui est vieillot pour nous, mais quand on parle d’un « ordinateur », c’est à dire un « calculateur personnel », ont a traduit le Lien.

    Donc, j’ai pas franchement l’impression de le Français s’anglicise (je ne vois aucune tournure de phrase anglaise par exemple) mais qu’il s’enrichie.

    • A déménagé le 21-12
      • Posté à 13h49 le 16/11/2010
      • Internaute 133067
        nc

      Je suis d’ accord, et d’ un autre côté : c’ est la « battle des prices » qui est correcte en l’ occurence. La question n’ étant pas de savoir si c’ est une traduction juste : ça fait référence à une culture djeune et musicale, c’ est la cible publicitaire qui compte, tout comme le « trop pas cher » qu’ on devine sur la photo.

      Mais il en est de même dans toutes les langues.

    • arnaud.tlse
      arnaud.tlse répond à guyome
      sceptique par nature
      • Posté à 13h57 le 16/11/2010
      • Internaute 109844
        sceptique par nature

      Pas d’accord.
      J’ai suivi des études de traducteur jusqu’en bac+4, et ce que l’on apprenait, c’est qu’au delà de la traduction pure du vocabulaire (pour ça il y a le dico), c’était d’interpréter les concepts, et faire ressortir le contexte dans une phrase. Ce que font les interprètes de films par ex (dont les traduction varient des sous-titres : faîtes le test VF + sous titres VF)

      Et on se rendaient compte que le français pouvait être tout aussi créatif, voire plus que l’anglais. Mais, certes, il fallait réfléchir et chercher (chose que n’a pas du faire le créateur de « la battle des prices »).

      • Lictor
        Lictor répond à arnaud.tlse
        informaticien
        • Posté à 14h54 le 16/11/2010
        • Internaute 68450
          informaticien

        Au passage, je trouve extrêmement perturbante la nouvelle mode qui est en France de traduire un titre de film anglais par un autre titre anglais.

        Par exemple, le film « Youth in revolt », traduit en français par « Be bad ! ». Ou encore, « The Hangover » traduit par « Very bad trip ». Ou encore « Get Him to the Greek » traduit par « American Trip ».

        C’est vraiment très étrange comme mécanisme, et je ne m’explique pas du tout son apparition...

         
        • WhiteWarrior-
          WhiteWarrior- répond à Lictor
          • Posté à 15h26 le 16/11/2010
          • Internaute 129329

          C’est en effet le summum de la débilité.
          Je me prends désormais à regretter la loi Toubon (complétement
          tombée en désuétude), alors qu’au départ cette obligation de tout traduire en Français m’exaspérait. Mais mieux vaut encore une mauvaise traduction en Français que...çà !

          • Lictor
            Lictor répond à WhiteWarrior-
            informaticien
            • Posté à 15h55 le 16/11/2010
            • Internaute 68450
              informaticien

            On remarque d’ailleurs que la traduction anglais vers anglais se fait en appauvrissant le sens et en rendant la perception du film plus « débile ».
            Par exemple, « Youth in revolt » donne envie de voir le film (qui est plutôt sympa d’ailleurs, dans la veine de Juno). Alors que « Be Bad ! » fait film pour ado bas du font et évoque plutôt American Pie que Juno.
            Même chose pour « Bad Trip » ou pour « American Trip » d’ailleurs, la traduction fait changer le film de registre.

            • tequilla
              tequilla répond à Lictor
              cherche un avenir
              • Posté à 18h43 le 16/11/2010
              • Internaute 62107
                cherche un avenir

              J’avais remarqué ça avec le blockbuster knight and day (un film avec le petit scientologue que j’ai pas vu) qui s’intitule en français night and day, ce qui ne veut plus rien dire (bon même si le jeu de mot du titre était juste « gentille »).
              Pour moi, ça montre bien que les mots anglais qui vont être utilisés par les pubeux pour avoir un coté cool ou modernene doivent pas être trop compliqués pour pouvoir toucher la partie disponible du cerveau de n’importe quel pékin de base : very bad trip tout le monde comprend, surtout que le mot tripper existe dans l’argot français alors que je ne suis pas persuader que tout le monde connaisse la signification de hangover

          • blackbear-
            • Posté à 12h02 le 17/11/2010
            • Internaute 117716

            Oh la je me souviens de cette mode de traduire en Français des titres de films dont le titre se suffisait à lui même.
            des absurdités et des monstruosités pompeuses et pseudo intellos comme pour.
            « The Killing Fields », .... La Déchirure... vois pas le rapport
            « King Of Comedy ».....La Valse des Pantins....ridicule
            et j’en oublie....

        • général_bol
          général_bol répond à Lictor
          Ah, si on envoyait les cons / (...)
          • Posté à 00h25 le 17/11/2010
          • Internaute 94412
            Ah, si on envoyait les cons / (...)

          Il y a mieux dans le genre : j’ai vu des documentations informatiques françaises traduites en anglais-us et retraduites en français sous pretexte qu’elles venaient des US justement !

          Bonjour le résultat !

          • Lictor
            Lictor répond à général_bol
            informaticien
            • Posté à 10h45 le 17/11/2010
            • Internaute 68450
              informaticien

            C’est encore plus rigolo en passant par le chinois...

            C’est d’ailleurs un des effets pervers de la loi Toubon. Au lieu d’avoir un manuel anglais compréhensible, on se retrouve avec un bidule en français, généralement un fragment de la doc d’origine, écrit dans un sabir incompréhensible (généralement via une traduction automatique chinois->français) qui est juste destiné à remplir l’obligation légale.

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