16/11/2010 à 11h05

Le haut-le-cœur d'un Québécois face à l'anglicisation de la France

Jean-François Lisée | Cerium, Montréal


(De Montréal) L’ami Christian Rioux a connu une expérience malheureuse l’autre jour dans une entrevue où il vilipendait l’usage excessif de mots anglais en France. Il s’en est ouvert dans sa chronique du Devoir :

« Tout allait comme sur des roulettes, jusqu’à ce que l’animatrice dégaine la question qui tue : “Alors, si le français se porte si bien chez vous, expliquez-nous pourquoi tant de jeunes Québécois chantent en anglais et pourquoi, dans le dernier film de Xavier Dolan [‘Les Amours imaginaires’, ndlr], il n’y a pas une phrase sans un mot anglais ?” »

Le constat est aussi brutal qu’exact. Il me semble aussi qu’il y a une montée du nombre de mots anglais dont on saupoudre volontairement nos dialogues -à l’écran comme à la ville. Rioux nous avertit :

« Qu’on se le dise, nous n’abuserons plus très longtemps les Français [car] ils ne sont pas plus sourds que nous quand ils débarquent à Dorval [aéroport qui dessert Montréal, ndrl]. »

Le militant du français correct Gaston Bernier lui a emboîté le pas dans le même journal en ajoutant ceci :

« De méchantes langues ont parfois affirmé que si des artistes faisaient dans le franglais ou dans le joual [parler québecois, ndlr], c’était qu’ils seraient bien en peine d’accorder les participes passés, de mettre une virgule ou un point-virgule à la bonne place, d’identifier un synonyme d’un mot qui vient d’instinct ou le mot français qui correspond à un mot d’origine anglaise implanté en sol québécois. »

Il nous apprend même quelques mots au passage (à moi en tout cas) lorsqu’il décrit notre doxa linguistique :

« Conservatisme ambiant en la matière, inutilité des efforts (lesquels ne rapporteraient rien), psittacisme (répétition mécanique de mots ou d’expressions par un sujet qui ne les comprend pas) ou panurgisme (comportement selon lequel on agit pour faire comme tout le monde). »

Je n’en disconviens pas et j’ai moi-même, il y a quelques années, encouragé la Fédération des journalistes à lancer un programme volontaire par lequel ses membres se faisaient corriger leurs erreurs par des terminologues par le truchement d’un courriel hebdomadaire personnalisé. Je souhaiterais que cette initiative s’étende au-delà de la seule faune journalistique.

Une différence de degré

J’estime cependant que si le français québécois souffre « d’en bas », de la langue telle que pratiquée au quotidien, le français de France, lui, souffre « d’en haut ».

La différence entre le phénomène français et le phénomène québécois, ou du moins une différence, est qu’ici, les institutions ont encore le réflexe de protéger le français alors qu’en France, elles succombent à l’appel et en répercutent le pouvoir d’attraction.

Et par institutions, je pense autant aux tentacules de l’État qu’aux grandes entreprises. Comme je le notais déjà l’an dernier sur Rue89 :

« La chaîne d’alimentation Champion se rebaptise Carrefour Market, son concurrent Auchan affiche Simply Market et le groupe Casino lance Leader Price. [...] On savait qu’Air France avait renommé sa carte de fidélité Fréquence Plus en Flying Blue. On note maintenant que les aéroports de Lyon se sont rebaptisés Lyon Airports [mise à jour : avant que le préfet n’intervienne et n’annule cette opération de rebranding qui aura coûté 200 000 euros en pure perte]. »

Il a fallu l’action d’activistes pour que la région de la vallée de la Loire renonce à s’afficher, même localement, sous le vocable Loire Valley. La Compagnie française des Jeux n’hésite pas à clamer dans ses pubs « J’ai la wiiin ! » et la Banque nationale de Paris propose aux jeunes ses produits Ze Box et Naked Land.

Je ne vous explique pas. Le patronat mène le bal. Son organisation nationale, le Medef, avait réuni ses états généraux l’an dernier sous le thème unilingue « Go for benchmarking ! » et a consenti cette année à un thème bilingue : « Vivement l’avenir/Ready for the future ». C’est pourtant une rencontre ouverte aux seuls patrons français.

Lagarde, la « carpette anglaise »

La ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, a reçu en 2007 le convoité prix de la « Carpette anglaise » pour avoir communiqué en anglais avec ses propres fonctionnaires -ce que font déjà de grandes entreprises de France.

Et la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, l’a obtenu en 2008 en affirmant qu’elle ne militerait pas « pour imposer l’usage déclinant du français dans les institutions européennes », même pendant la présidence française de l’Union.


Le nouveau slogan de la ville de Marseille : « Marseille on the move »

Fin 2010, Marseille a adopté un nouveau slogan : « Marseille on the move ». En Savoie, on signale dans la station de Tignes l’ouverture d’un Bike Park qui offre aux Mountainbikers du downhill, du free style, des jumps et un single track.


Le macaron de la campagne de communication « Jesus is my boss ».

Et la Conférence des évêques de France est venue bénir la dérive en lançant en avril une campagne de pub où on voit le macaron : « Jesus is my boss ».

Les médias ne sont pas en reste. Je me suis amusé à relever l’utilisation de l’anglais dans la seule titraille interne du numéro été du magazine Elle. Avec le make-up on a une « Bonne note fashion », bien sûr.

Des lunettes sont hot couture (je pardonne car il y a jeu de mots), on présente le mannequin Golonovanoff on holiday (autre jeu de mots), qui nous présente son summer best !

La page « Do it yourself » présente le Short Patch, step by step. Il y a la page Beauty Bar, non loin d’une photo équestre de Sophie Marceau présentée comme une pretty amazone. Normal, car l’article est titré : « Dreams are sa réalité ».

Puis vient la section « La plus belle pour aller clubber » qui présente les styles glam rock, chic sixties, rodeo style et disco girl. Non, je n’ai pas fait de cherry picking, c’est la liste complète, 100% angliche.

Une salade plus light ou plus veggie ?

Et sur Rue89 ?

Live blogging, making of, tchat, newsletter... A Rue89, on contribue (un peu) à cette l’anglicisation.

Ainsi, sur vingt et un articles en colonne centrale du site à l’heure où sont écrites ces lignes, trois articles comportent un mot tiré de l’anglais dans leur titre :

Michel Onfray versus Sigmund Freud, deuxième round

Monoprix relooke sans trop de risques sa marque premier prix

Manif d’identitaires niçois contre un squat de demandeurs d’asile

Rue89

L’assaut anglophone est moins complet dans la section salades : 2/8 seulement avec « la plus light » et « la plus veggie ». On se reprend dans la section « Vie privée » avec « Boostez votre créativité », « Addict au régime » et avec Cœur de pirate qui présente ses « cantines healthy » à Paris.

Mon argument est le suivant : on trouve tout plein d’anglicismes au Québec, y compris, çà et là, dans la communication des médias, des publicitaires et entreprises et des institutions. Mais le niveau atteint aujourd’hui en France provoquerait un haut-le-cœur immédiat chez les responsables québécois de ces institutions.

Et si vous croyez que cette mode au tout-à-l’angliche ne concerne que les Parisiens, voyez la photo envoyée cet automne par l’alertinternaute Claude Bédard. Elle vient d’une rue commerçante de... Bordeaux.


La vitrine d’un magasin bordelais (Claude Bédard)

Photos et illustrations : le nouveau slogan de la ville de Marseille : « Marseille on the move » ; le macaron de la campagne de communication « Jesus is my boss » ; la vitrine d’un magasin bordelais (Claude Bédard)

En partenariat avec Ecoles internationales d’été 2011


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  • Sylvestrel
    Sylvestrel
    citoyen
    • Posté à 11h53 le 16/11/2010
    • Internaute 133216
      citoyen

    « çà et là » s’écrit avec un accent grave.
    Le Petit Robert dit : Çà - adverbe de lieu - Ici, en cet endroit-ci. « Viens çà, que je te voie » (Molière)

    • Lucile Sourdès
      Lucile Sourdès répond à Sylvestrel
      Editrice Rue89
      • Posté à 13h23 le 16/11/2010
        éditeur
      • Journaliste 67769
        Editrice

      Bien vu. Merci pour la remarque, c’est corrigé.

  • Albufera
    Albufera
    Observateur.
    • Posté à 11h53 le 16/11/2010
    • Internaute 29241
      Observateur.

    Vu le niveau en langue anglaise des français, on se demande où est le risque d’ anglicisation de notre langue. Voilà -quelque temps après le débat sur l’ identité nationale- un débat débile au point qu’ on se demande pourquoi personne n’ a encore songé à se plaindre du nombre de mots français avec des radicaux latins ou grecs. On ferait mieux de se demander pourquoi les journalistes s’ acharnent depuis quelque temps à écrire qu’ ils « décryptent » l’ actualité (alors qu’ ils pourraient se contenter de l’ expliquer) alors qu’ on entend depuis quelques jours dans toutes les bouches le nouveau mot « séquence » inventé par les communicants de l’ Elysée qui ne sont pas anglo-saxons : c’ est« la fin d’ une séquence », « le début de l’ autre séquence ». Bref, du cinéma.

    • général_bol
      général_bol répond à Albufera
      Ah, si on envoyait les cons / (...)
      • Posté à 23h12 le 16/11/2010
      • Internaute 94412
        Ah, si on envoyait les cons / (...)

      « Vu le niveau en langue anglaise des français »

      J’irai même jusqu’à dire « de 80% des habitants de la planète »...
      Car je ne sais pas si vous avez remarqué, mais en aucun cas cette langue n’est « maternelle » chez ceux qui prétendent « parler anglais »...
      Déjà que chez les « natifs » on compte une proportion non négligeable (au moins autant que chez nous) d’analphabètes totalement incapables de lire correctement Shakespeare...
      Çà laisse rêveur sur les capacités réelles d’un français (fût-il d’élite !)

  • Karveelt
    Karveelt
    Prof de FLE
    • Posté à 11h54 le 16/11/2010
    • Internaute 55167
      Prof de FLE

    Je m’étonne de voir un tel article sur Rue89...

    Le québécois est désormais considéré dans les facs de Lettres françaises comme une quasi langue à part entière, mélange de lexiques poitevins du XVIIe siècle, de français standard et de néologismes, le tout enrichi (et oui, enrichi) d’anglicismes...

    Le lexique anglophone est lui même composé à 70% de mots d’origine française (des XIIe et XIIIe siècles principalement) et d’au moins 80% de mots issus des langues romanes, seule la syntaxe et la grammaire sont elles proprement germaniques... La langue est flexible et mouvante et répond aux besoins lexicaux d’une époque, le français le plus « pur » est celui inventé/purgé au XVIIe siècle, français standard qui est aussi le plus pauvre lexicalement de toute l’histoire de cette langue...

    Le français n’a pas a subir les assauts des moralisateurs et c’est aussi l’une des langues qui connaîtra au XXIe siècle la plus grande progression en terme de locuteurs, au détriment des langues africaines et créoles dont tout le monde se fout ...

    L’usage massif de l’anglais est à voir comme un jeu, c’est une langue flexible et ludique qui décoince un français scolaire de vieux cons et bien trop normatif pour durer...

    Et Xavier Dolan nous prouve aussi que le québécois est en train de continuer sa mutation pour devenir à terme une langue véritable !

    • Alcide Nikopol
      Alcide Nikopol répond à Karveelt
      Passé a l'Est
      • Posté à 12h11 le 16/11/2010
      • Internaute 5725
        Passé a l'Est

      Certes, mais avouez que le frangliche utilisé par nos merveilleux créatifs publicitaires overbookés de la life n’enrichit pas vraiment le français de France.

      L’anglais commercial qui sert très bien dans les aéroports et dans les bars a l’étranger n’est pas celui d’Edgar Poe.

      Quand au joual, en effet ce n’est pas vraiment un « français parlé avec l’accent québécois » mais bien un français à part entière, différent du notre. Comme pour les Belges.
      Et le joual a d’ailleurs failli disparaitre dans les années 60/70 (je ne sais plus très bien) au profit de l’anglais.
      Ce ne sont pas les politiques mais les écrivains qui l’ont sauvé.

      Et à vrai dire, je n’attendrais pas de nos politiques/décideurs actuels le moindre signe de salut. Dans leur tête, français = culture = truc chiant, anglais = fric = truc bien.
      Bon, évidemment, ils ne parlent pas anglais non plus m’enfin...

      • Karveelt
        Karveelt répond à Alcide Nikopol
        Prof de FLE
        • Posté à 12h22 le 16/11/2010
        • Internaute 55167
          Prof de FLE

        Evidemment qu’il ne s’agit pas d’anglais, mais de quelques mots devenus universels car simples et qui sonnent bien à l’oreille... Prenez SPAM, un mot qui pourrait venir de n’importe quelle langue, qui a été adopté globalement... sa version .fr est littéralement immonde POURRIEL... Il ne faut pas oublier non plus l’afflux massif de termes italien au XVIe siècle qui n’ont en rien dénaturé la langue et qui eux aussi étaient l’effet d’une mode...

         
        • Fenrir
          Fenrir répond à Karveelt
          Ingénieur en informatique
          • Posté à 17h00 le 16/11/2010
          • Internaute 54922
            Ingénieur en informatique

          J’aime bien aussi le terme SPAM, mais j’ai énormément de mal à voir en quoi POURRIEL est un mot immonde. La parenté avec POURRI et COURRIEL est assez évidente. Par conséquent le sens du mot se retrouve sans grand mal, ce qui est plutôt une qualité à mes yeux.

          Tant qu’à être dans le vocabulaire lié à Internet, clairement l’un des plus dynamique à l’heure actuelle, combien de temps avant que l’on définisse un équivalent francophone à E-BOOK ? Je propose le terme LIVREL, qu’en disent les résidents ?

        1 autres commentaires
    • puresonic
      puresonic répond à Karveelt
      Contempteur irascible
      • Posté à 17h20 le 16/11/2010
      • Internaute 55211
        Contempteur irascible

      « ....un français scolaire de vieux cons et bien trop normatif pour durer... »

      Oui c’est clair qu’on va vers une constante imbécilisation des populations. A coup de boulettes de shit, de cocaine ,de sextoys fluos dans le cul et autre High-fone radioactif qui crame les pauvres neurones encore vivants.
      Sans parler des écrans en 3d.
      Les pauvres gens ne se rendent même plus compte que leur âge mental est celui d’un gosse de 6 ans.
      Alors.....hein....

      • Karveelt
        Karveelt répond à puresonic
        Prof de FLE
        • Posté à 18h10 le 16/11/2010
        • Internaute 55167
          Prof de FLE

        N’importe quoi...

        J’enseigne le français à des jeunes égyptiens trilingues (anglais, français, arabe) de dix ans et je puis vous dire que le résultats sont plus qu’encourageants... Je ne vois pas en quoi maîtriser ou essayer de maîtriser plusieurs langues vivantes est une « imbécilisation des populations » (étrange néologisme alors qu’il existe déjà un mot : abrutissement)... Laissez donc les gens faire ce qu’ils veulent et arrêter de juger des univers dont vous ne comprenez visiblement rien... Restez chez vous à contempler les restes d’une idéologie passéiste et discriminatoire...

         
        • général_bol
          général_bol répond à Karveelt
          Ah, si on envoyait les cons / (...)
          • Posté à 23h21 le 16/11/2010
          • Internaute 94412
            Ah, si on envoyait les cons / (...)

          « Laissez donc les gens faire ce qu’ils veulent et arrêter de juger des univers dont vous ne comprenez visiblement rien... Restez chez vous à contempler les restes d’une idéologie passéiste et discriminatoire... »

          L’intégrisme a toujours eu une dimension fascinante (j’allais dire fascisante)... Et là, on est clairement « en plein dedans » !

          • Karveelt
            Karveelt répond à général_bol
            Prof de FLE
            • Posté à 07h23 le 17/11/2010
            • Internaute 55167
              Prof de FLE

            Si par intégrisme vous entendez : ouverture d’esprit, analyse et curiosité... Alors oui, je suis un intégriste... mais pour qui, pour quoi, à vous de me le dire !

        • puresonic
          puresonic répond à Karveelt
          Contempteur irascible
          • Posté à 03h32 le 17/11/2010
          • Internaute 55211
            Contempteur irascible

          . »....maîtriser plusieurs langues vivantes..... »

          Allez donc faire un tour sur les « skyblogs » et vous verrez où en
          est la maîtrise de la langue.
          Allez...hop...je suis généreux aujourd’hui et je vous fait partager « ...des univers dont vous ne comprenez visiblement rien.. »

          Lien ! ! ! ! lol

          ehhh....en plus il se prénomme Kevin.......

          • Karveelt
            Karveelt répond à puresonic
            Prof de FLE
            • Posté à 07h29 le 17/11/2010
            • Internaute 55167
              Prof de FLE

            Roulez vous donc un bon pétard, prenez un verre de bourgogne et faites bon usage d’un sex-toy approprié et croyez-moi que vous finirez par relativiser, oublier les analphabètes et voir les bons côtés de la vie... Suis sûr que vous en êtes capable...

            • puresonic
              puresonic répond à Karveelt
              Contempteur irascible
              • Posté à 08h04 le 17/11/2010
              • Internaute 55211
                Contempteur irascible

              La relativité peut se pratiquer à tous les niveaux.
              Evidemment, le niveau « Einstein » n’est pas accessible à tout
              le monde.

        5 autres commentaires
    • Armand_de_Maupertuis
      • Posté à 23h25 le 17/11/2010
      • Internaute 41272

      un français scolaire de vieux cons et bien trop normatif
      Respirez un bon coup et relisez Céline :)

      • Karveelt
        Karveelt répond à Armand_de_Maupertuis
        Prof de FLE
        • Posté à 07h32 le 18/11/2010
        • Internaute 55167
          Prof de FLE

        Jamais été un grand fan de LFC... La création contemporaine me va très bien, je fais confiance aux auteurs de mon temps... Et certains ont un réel et grand talent ! => Maylis de Kérangal, Virginie Despentes, Chloé Delaume, Olivia Rosenthal... Je tiens un petit blog sans prétention, si cela vous intéresse...

        Lien

  • WhiteWarrior-
    • Posté à 12h02 le 16/11/2010
    • Internaute 129329

    Il a 100% raison . Je crois ne rient n’excéde la laideur et le snobisme du franglais, sauf la laideur et la vulgarité du « rebeu ».
    Le pire, c’est qu’à force de truffer leur langue de barbarismes dits « anglais », on ne parle plus correctement , non seulement le Français , mais aussi l’Anglais : exemple emblématique : le terme « vol à bas coût », traduit « low coast », alors que le terme correct est « low cost »...

    • Lictor
      Lictor répond à WhiteWarrior-
      informaticien
      • Posté à 12h09 le 16/11/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      L’exemple emblématique étant pourtant le processus naturel d’assimilation des mots étrangers dans toutes les langues du monde...

      Vous croyez vraiment qu’une arabe reconnaîtrait sa langue dans notre abricot ou pyjama ? Qu’un anglais reconnaîtrait la filiation avec notre station-service ou notre socquettes ? Qu’un néerlandais reconnaîtrait notre drôle ou pamplemousse ?

      Toutes les langues déforment les mots étrangers pour les digérer et les intégrer dans leur lexique. Ce qui est préoccupant avec l’intégration de l’anglais actuel, d’ailleurs, c’est que ce processus de distorsion des mots et sens ne se fasse pas vraiment.

      • WhiteWarrior-
        WhiteWarrior- répond à Lictor
        • Posté à 12h16 le 16/11/2010
        • Internaute 129329

        Il y a le processus naturel (et lent, forcément lent) d’assimilation d’un côté, et le sabir ou le baragouin de l’autre.
        Donc il faut dire soit « vol à bat coût » soit « low cost flight ».
        Il faut bannir les barbarismes hybrides si à la mode : « vol low coast ». C’est celà qui appauvrit la langue française aujourd’hui : le locuteur de franglais croit etre bon dans les 2 langues alors qu’il massacre allégrement les 2 !

         
        • Lictor
          Lictor répond à WhiteWarrior-
          informaticien
          • Posté à 14h15 le 16/11/2010
          • Internaute 68450
            informaticien

          L’un n’empêche pas l’autre... Beaucoup de mots étrangers se sont assimilés via une langue de cuisine, via l’argot ou via le parler populaire...

          D’ici 50 ans, si l’avion existe toujours, on dira peut-être un vol locauste en français sans que ça ne choque plus personne...

          En fait, le principal danger est que nous avons maintenant une mémoire absolue des mots : ils sont immédiatement retranscrits, catalogués, inscrits au dictionnaire, commentés... L’assimilation se faisait par la langue orale. Aujourd’hui, nous sommes dans une culture quasi-exclusive de l’écrit : nous communiquons plus par courrier, emails, SMS, forums que par la parole.
          Du coup, le processus d’assimilation, qui passait par les déformations successives lors des reproductions de bouche à oreille, est maintenant en partie cassé.

        1 autres commentaires
  • Chansommairus
    Chansommairus
    bipède
    • Posté à 12h03 le 16/11/2010
    • Internaute 63541
      bipède

    bafouiller de l’anglais ça fait « moderne » ça fait riche, ça fait sérieux, ça fait grande école, ça fait intelligent, ça fait efficace.
    Tous les gens cités sont très fière de parler la langue du maître en toute indépendance, naturellement.

    • WhiteWarrior-
      • Posté à 12h09 le 16/11/2010
      • Internaute 129329

      Non.Le dernier chic branché est de dire qu’on apprend le Chinois, l’Anglais est considéré comme trop facile donc réservé aux nuls, et puis quant il est baragouiné avec l’accent de paname, personne ne trouve çà intelligent.

    • groucho2613
      groucho2613 répond à Chansommairus
      Expert es Qualité
      • Posté à 17h26 le 16/11/2010
      • Internaute 65920
        Expert es Qualité

      Ben non, de nos jours bafouiller l’anglais ça fait pequenot, la vraie élite a étudié en Angleterre / US et travaillé dans 2-3 pays étrangers, et pour se la péter il faut parler 3 ou 4 langues (minimum), une langue europèene difficile (l’allemand, le néerlandais, le suèdois, une langue slave), une langue du sud (l’espagnol) et baraguouner une langue exotique (si vous arrivez à parler chinois c’est le top !).

      English is a prerequisite, it won’t take you very far nowadays, je kunt beter een andere taal daarbij gaan leren, per ejemplo el espanol, muy interesante para viajar in america del sur, y tambien un poco de chino, xie xie !

      • Chansommairus
        Chansommairus répond à groucho2613
        bipède
        • Posté à 10h51 le 17/11/2010
        • Internaute 63541
          bipède

        Vous avez raison de parler de vraie élite, c’est à dire un nombre restreint de personne, mais pour moi la véritable question n’est pas là car être polyglotte ne peut faire de mal à personne, la question c’est ce faux cosmopolitisme de « l’anglais global » d’une part et en France cet état d’esprit qui voudrait que les français en France parlent entre eux l’anglais, d’autre part. Cette prétention n’est pas anodine et montre bien que le monde de l’entreprise n’est pas là pour défendre la culture dont elle est issue et qu’il n’hésite pas à servir les intérêts de la puissance dominante, c’est pour cette raison que j’ai parlé, au sujet de l’anglais, de langue du maître. Enfin j’ai suffisamment voyagé pour savoir qu’il est parfaitement possible de se passer de l’anglais.
        我会说普通话 comme plusieurs centaine de millions de personnes, je peux parler mandarin.

  • Zoltic
    • Posté à 12h35 le 16/11/2010
    • Internaute 15456

    Rajoutons à cette litanie le slogan de Lyon : « ONLY LYON », astucieux anagramme.

    N’oublions pas non plus la kyrielles d’anglicismes (mots, tournures, expressions) dissimulés par une traduction littérale, qui font la spécificité du « québécois » :
    - shopping => magasinage
    - welcome => bienvenue (pour dire bonjour)
    - good day => bonjour (pour dire au revoir)
    - blueberry => bleuet (myrtille)
    - cranberry => cranberge (airelle)
    - in hot waters => dans l’eau chaude
    - ...

    • awsim
      awsim répond à Zoltic
      • Posté à 13h16 le 16/11/2010
      • Internaute 19853

      Cannerberge n’est pas une invention québécoise !

      Dictionnaire de l’Académie française :

      (1)CANNEBERGE n. f. XVIIe siècle, cannebirge. Origine inconnue.
      BOT. Sorte d’airelle de la famille des Vacciniacées, poussant dans les marais et les tourbières, et qui porte de petites baies au goût agréable ; cette petite baie. La canneberge est aussi appelée « myrtille des marais ».

      ==> La canneberge et l’airelle sont soeurs... mais ce n’est pas la même chose.

      cranberry : [from Low German kraanbere, from kraan crane + bere berry]

      Le bleuet et la myrtille sont aussi des plantes soeurs mais ce n’est pas exactement la même chose. Le bleuet est plus gros (enfin, je pense !) Je doute que bleuet soit une traduction de bleuberry ; je ne parie même que ce terme bleuet existe aussi dans des régions françaises

  • watashi_baka
    • Posté à 12h09 le 16/11/2010
    • Internaute 47330
      ...

    Well, Sadly (or not) we’re living in a globalized world, consequently we’re needing a global language.
    We tried to export french in the XIX century, it Failed.
    Some people created Esperanto, a really nice idea but nobody speaks it !
    German try to export german but they auto-pwned themselve with 2 wars.
    In Europe we had then the choice between russian and english, the fall of the soviet forced the full world to switch to english.
    Since nobody was able to learn english we switched to globish, In fact if people were using Globais (a World-wide french dialect). we would read the same paper on the way the our common langage is destroyed by foreigners.

    • balala
      balala répond à watashi_baka
      • Posté à 15h25 le 16/11/2010
      • Internaute 3552

      Bel exemple de globish !
      Pauvre langue anglaise, quelles mutilations ne t’impose-t-on pas ?

      • général_bol
        général_bol répond à balala
        Ah, si on envoyait les cons / (...)
        • Posté à 23h36 le 16/11/2010
        • Internaute 94412
          Ah, si on envoyait les cons / (...)

        « quelles mutilations ne t’impose-t-on pas ? »

        ... bien la raison pour laquelle un nombre non négligeable de députés européens anglophiles (phones aussi !) voient d’un TRÈS mauvais œil l’anglais servir de langue-pont en Europe !

         
        • balala
          balala répond à général_bol
          • Posté à 00h07 le 17/11/2010
          • Internaute 3552

          bien que non députée, mais anglophone (et phile) je me désole tous les jours en constatant que ce sabir angloïforme pollue notre langue, y compris chez les érudits, autant que le langage SMS et le parler « djeunes » pollue le Français.
          Nos langues s’appauvrissent et notre pensée ne peut pas y survivre... les concepts disparaissent en même temps que les mots qui peuvent les expliquer.

          • général_bol
            général_bol répond à balala
            Ah, si on envoyait les cons / (...)
            • Posté à 00h57 le 17/11/2010
            • Internaute 94412
              Ah, si on envoyait les cons / (...)

            Tout çà est parfaitement bien vu...

            Ce qui l’est beaucoup moins chez les promoteurs du frangliche, c’est la portée que cela va avoir à terme (disons une génération) déjà qu’en France on a une nette propension à utiliser les mots à tort et à travers (« excessivement » au lieu d’« extrêmement », « trop » à tout bout de champ, « coupes sombres » pour désigner un ravage tel qu’un forestier le qualifierait de « coupe claire » alias « clairière »... je m’arrête là, la liste est trop longue !).

            Il est très rare qu’une cause (en l’occurrence le massacre des langues - car je suppose que le français n’est pas seul dans son cas !) soit immédiatement suivie de son effet... mais quand il apparaît, c’est trop tard pour rebrousser chemin !

        2 autres commentaires
  • temudjin1155-
    temudjin1155-
    Horror humanum est
    • Posté à 12h12 le 16/11/2010
    • Internaute 127128
      Horror humanum est

    « sait vraie sa ! sa fée male devoir sait meau onglets par tous »

    • général_bol
      général_bol répond à temudjin1155-
      Ah, si on envoyait les cons / (...)
      • Posté à 23h38 le 16/11/2010
      • Internaute 94412
        Ah, si on envoyait les cons / (...)

      QI ? quel QI ?

  • jjhb
    jjhb
    cosmonaute
    • Posté à 12h17 le 16/11/2010
    • Internaute 44957
      cosmonaute

    Dans les années quatre-vingt une publicité pour une voiture (la deux-cent-cinq) avait été supprimée de diffusion parce que le slogan était un anglicisme.

    ça disait : quel look !

    remplacée sur le champ par : sacré numéro !

    Depuis, les publicités sont en version originale sous-titrées en français.
    Même les publicités pour les produits français sont en anglais. La marque de la deux-cent-cinq en tête.

    Des choix mercantiles imposés par les multinationales qui rognent ainsi les différences culturelles, les langues, au profit de l’anglais, George Clooney en tête, pour mieux conquérir le monde, l’ultime objectif.

    Les anglicismes

    Des choix suivis, repris par celles et ceux qui pensent que c’est le seul moyen de « rester dans le coup » ?
    Conditionnement ?

    Toujours est-il qu’y a des coups d’pied au cul qui s’perdent ! ! !

    • général_bol
      général_bol répond à jjhb
      Ah, si on envoyait les cons / (...)
      • Posté à 23h43 le 16/11/2010
      • Internaute 94412
        Ah, si on envoyait les cons / (...)

      « Des choix mercantiles imposés par les multinationales qui rognent ainsi les différences culturelles »

      ... et leurs budgets pub !
      Le rêve : une pub tournée au Maghreb (moins cher) en frangliche vaporisée dans le monde entier ! ! ! ! ! : -/

  • Arvern
    Arvern
    fonctionnaire
    • Posté à 12h16 le 16/11/2010
    • Internaute 133221
      fonctionnaire

    Ceci est du pur snobisme, lorsque les mots existent en français.
    il y a eu aussi les kiosques « relay », cela fait mieux que « relais » sans doute.
    L’anglais étant une langue très difficile à maitriser au point de vue phonétique ( et même la lecture courante doit être assez rare),
    les français restent de mauvais anglophones.
    L’anglais est facile en apparence, mais ce n’est qu’une apparence.
    Le danger est un relatif abâtardissement du français, cela donne du mauvais français et du mauvais anglais.

    • slave1802
      slave1802 répond à Arvern
      Technicien telecom
      • Posté à 12h46 le 16/11/2010
      • Internaute 58485
        Technicien telecom

      C’est juste le sens des affaires.

      Pourquoi s’emmerder la vie à inventer un slogan d’entreprise pour chaque pays alors que celui d’origine, éventuellement sous-titré fait très bien l’affaire.

      Amusez-vous à compter les annonces publicitaires télévisés qui se terminent par le slogan en anglais de la marque communicante.

      • arnaud.tlse
        arnaud.tlse répond à slave1802
        sceptique par nature
        • Posté à 13h04 le 16/11/2010
        • Internaute 109844
          sceptique par nature

        D’ailleurs je ne comprend pas comment les marques acceptent cet appauvrissement. Elles y perdent tellement en visibilité :

        Dans les années 90, des publicitaires ont inventé pour Sony : « Vous en avez rêvé, Sony l’a fait. » Un slogan formidable, à tel point que l’expression est entrée dans le langage courant.

        Aujourd’hui Sony a un slogan globish. Et personne ne serait capable de le citer...

      • général_bol
        général_bol répond à slave1802
        Ah, si on envoyait les cons / (...)
        • Posté à 23h50 le 16/11/2010
        • Internaute 94412
          Ah, si on envoyait les cons / (...)

        « Amusez-vous à compter les annonces publicitaires télévisés qui se terminent par le slogan en anglais de la marque communicante. »

        ... exact, et çà donne lieu à de francs délires : « feel the difference » traduit par « vivez la différence » (sic !) par exemple : -)

    • Karveelt
      Karveelt répond à Arvern
      Prof de FLE
      • Posté à 12h52 le 16/11/2010
      • Internaute 55167
        Prof de FLE

      Le français est lui-même une langue bâtarde, issu d’un latin discutable de militaires assimilé rapidement par des Celtes (dont il ne reste que 150 mots de leur langue)... Puis hybridé à des dialectes germaniques au début du Moyen-âge (30% du lexique actuel quand même !)... donc question pureté on est loin du compte... Sans oublier que le lexique anglais est à 70% issu d’un français du XIIe siècle... simple retour d’ascenseur ne croyez-vous pas ? Lisez un ou deux bouquins de linguistiques historique ça vous évitera de dire n’importe quoi et d’employer des mots fâcheux et maladroits !

      • WhiteWarrior-
        WhiteWarrior- répond à Karveelt
        • Posté à 15h28 le 16/11/2010
        • Internaute 129329

        ha ! ha ! ha ! défendre le franglais en faisant référence au Celte et à la linguistique historique ! ou quand l’érudition mal comprise se perd dans les fanges... de la bêtise !

         
        • Karveelt
          Karveelt répond à WhiteWarrior-
          Prof de FLE
          • Posté à 16h45 le 16/11/2010
          • Internaute 55167
            Prof de FLE

          Je ne fais justement référence aux Celtes que pour signifier que la langue que nous parlons n’est pas issue de la langue des premiers habitants de ce territoire mais justement de celle de ses envahisseurs successifs... Le français n’est que le résultat d’un abâtardissement justement... Je ne défends en rien le franglais je constate juste que la linguistique historique permet de comprendre beaucoup de choses en notre continent européen, elle permet notamment d’évacuer tout argument ethniciste, nationaliste ou raciste quand à la pureté de tel peuple, de tel langue qui effectivement confine à la bêtise... Apprenez à lire... sans rancune... That’s all dude !

        1 autres commentaires
      • Armand_de_Maupertuis
        • Posté à 23h41 le 16/11/2010
        • Internaute 41272

        Là ou vous commetez une erreur, c’est que le français a été plusieurs « nettoyé » (orthographe, phonétique, prononciation).
        Mais vous aurez compris que ce qui inquiète l’auteur, c’est la vitesse du phénomène, pas l’inclusion de mots étrangers en elle même.

         
        • Karveelt
          Karveelt répond à Armand_de_Maupertuis
          Prof de FLE
          • Posté à 07h33 le 17/11/2010
          • Internaute 55167
            Prof de FLE

          Et oui, tout à fait d’accord avec vous ! J’ai fait mention de ces épurations... Je crois qu’aujourd’hui c’est surtout un phénomène de mode qui finira par vite être ringard... Qu’en restera-t-il dans 10 ou 20 ans... Pas grand chose je pense...

        1 autres commentaires
      • Arvern
        Arvern répond à Karveelt
        fonctionnaire
        • Posté à 08h35 le 19/11/2010
        • Internaute 133221
          fonctionnaire

        Tout à fait d’accord, je sais très bien ce que vous mentionnez.
        Mais quels mots facheux SVP ?

         
        • Karveelt
          Karveelt répond à Arvern
          Prof de FLE
          • Posté à 09h52 le 19/11/2010
          • Internaute 55167
            Prof de FLE

          Excusez, j’ai dû relire tout le fil de discussion pour répondre... Alors oui, je pense que je faisais référence à « abâtardissement » qui m’avait semblé avoir une connotation franchement négative en contexte. Associé au « français », je trouvai que cela ressortait du discours identitaire d’extrême droite habituel qui aime associer nationalisme et condamnation de la décadence de l’occident chrétien etc... « abâtardissement du français » sentait, à mon sens, le lyrisme brun... pour moi, fâcheux dans ce contexte de débat... déjà que je suis étonné par certains propos tenus ici... on se croirait parfois sur un forum de Minute...

        1 autres commentaires
    • Iv
      Iv répond à Arvern
      Roboticien utopiste
      • Posté à 14h07 le 16/11/2010
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      Cela donne l’évolution d’une langue.

      Je suis désolé, je parle de spyware plutôt que de pouriciel, et les mél et cédéroms pondus par l’académie me font doucement rigoler. Laissez les Québecquois intégrer des mots anglais à leur langue, laissez la évoluer. Le Français est une langue vivante, c’est normal qu’elle ne soit pas figée. Qu’elle importe des mots Anglais, Arabes, Japonais, Chinois et qu’elle s’enrichisse comme elle l’a fait depuis des siècles.

      Il faut avoir une bien faible confiance en sa culture pour penser qu’elle est menacée par des bulldozer ou des losers.

      • WhiteWarrior-
        WhiteWarrior- répond à Iv
        • Posté à 15h34 le 16/11/2010
        • Internaute 129329

        « JE parle de spyware plutôt que de pourriciel » : c’est VOTRE usage perso de la langue, vous n’avez pas à l’imposer aux autres. Les 2 usages peuvent cohabiter, non ? moi aussi p ex j’utiliserai plutôt le mot spyware, mais je me ferai un point d’honneur de le prononcer à l’anglaise -puisqu’il se trouve que je connais cette langue-pour bien marquer le caractére étranger de cette expression. J’essaie de faire de même avec les termes allemands ou même arabes, pe ex .

      • Karveelt
        Karveelt répond à Iv
        Prof de FLE
        • Posté à 16h52 le 16/11/2010
        • Internaute 55167
          Prof de FLE

        Vous avez tout à fait raison... Que les gens et les différentes communautés s’approprient les mots qu’ils veulent d’où qu’ils viennent... Les argots sont les preuves que le français n’est pas une langue morte... Bien au contraire !

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