16/11/2010 à 11h05

Le haut-le-cœur d'un Québécois face à l'anglicisation de la France

Jean-François Lisée | Cerium, Montréal


(De Montréal) L’ami Christian Rioux a connu une expérience malheureuse l’autre jour dans une entrevue où il vilipendait l’usage excessif de mots anglais en France. Il s’en est ouvert dans sa chronique du Devoir :

« Tout allait comme sur des roulettes, jusqu’à ce que l’animatrice dégaine la question qui tue : “Alors, si le français se porte si bien chez vous, expliquez-nous pourquoi tant de jeunes Québécois chantent en anglais et pourquoi, dans le dernier film de Xavier Dolan [‘Les Amours imaginaires’, ndlr], il n’y a pas une phrase sans un mot anglais ?” »

Le constat est aussi brutal qu’exact. Il me semble aussi qu’il y a une montée du nombre de mots anglais dont on saupoudre volontairement nos dialogues -à l’écran comme à la ville. Rioux nous avertit :

« Qu’on se le dise, nous n’abuserons plus très longtemps les Français [car] ils ne sont pas plus sourds que nous quand ils débarquent à Dorval [aéroport qui dessert Montréal, ndrl]. »

Le militant du français correct Gaston Bernier lui a emboîté le pas dans le même journal en ajoutant ceci :

« De méchantes langues ont parfois affirmé que si des artistes faisaient dans le franglais ou dans le joual [parler québecois, ndlr], c’était qu’ils seraient bien en peine d’accorder les participes passés, de mettre une virgule ou un point-virgule à la bonne place, d’identifier un synonyme d’un mot qui vient d’instinct ou le mot français qui correspond à un mot d’origine anglaise implanté en sol québécois. »

Il nous apprend même quelques mots au passage (à moi en tout cas) lorsqu’il décrit notre doxa linguistique :

« Conservatisme ambiant en la matière, inutilité des efforts (lesquels ne rapporteraient rien), psittacisme (répétition mécanique de mots ou d’expressions par un sujet qui ne les comprend pas) ou panurgisme (comportement selon lequel on agit pour faire comme tout le monde). »

Je n’en disconviens pas et j’ai moi-même, il y a quelques années, encouragé la Fédération des journalistes à lancer un programme volontaire par lequel ses membres se faisaient corriger leurs erreurs par des terminologues par le truchement d’un courriel hebdomadaire personnalisé. Je souhaiterais que cette initiative s’étende au-delà de la seule faune journalistique.

Une différence de degré

J’estime cependant que si le français québécois souffre « d’en bas », de la langue telle que pratiquée au quotidien, le français de France, lui, souffre « d’en haut ».

La différence entre le phénomène français et le phénomène québécois, ou du moins une différence, est qu’ici, les institutions ont encore le réflexe de protéger le français alors qu’en France, elles succombent à l’appel et en répercutent le pouvoir d’attraction.

Et par institutions, je pense autant aux tentacules de l’État qu’aux grandes entreprises. Comme je le notais déjà l’an dernier sur Rue89 :

« La chaîne d’alimentation Champion se rebaptise Carrefour Market, son concurrent Auchan affiche Simply Market et le groupe Casino lance Leader Price. [...] On savait qu’Air France avait renommé sa carte de fidélité Fréquence Plus en Flying Blue. On note maintenant que les aéroports de Lyon se sont rebaptisés Lyon Airports [mise à jour : avant que le préfet n’intervienne et n’annule cette opération de rebranding qui aura coûté 200 000 euros en pure perte]. »

Il a fallu l’action d’activistes pour que la région de la vallée de la Loire renonce à s’afficher, même localement, sous le vocable Loire Valley. La Compagnie française des Jeux n’hésite pas à clamer dans ses pubs « J’ai la wiiin ! » et la Banque nationale de Paris propose aux jeunes ses produits Ze Box et Naked Land.

Je ne vous explique pas. Le patronat mène le bal. Son organisation nationale, le Medef, avait réuni ses états généraux l’an dernier sous le thème unilingue « Go for benchmarking ! » et a consenti cette année à un thème bilingue : « Vivement l’avenir/Ready for the future ». C’est pourtant une rencontre ouverte aux seuls patrons français.

Lagarde, la « carpette anglaise »

La ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, a reçu en 2007 le convoité prix de la « Carpette anglaise » pour avoir communiqué en anglais avec ses propres fonctionnaires -ce que font déjà de grandes entreprises de France.

Et la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, l’a obtenu en 2008 en affirmant qu’elle ne militerait pas « pour imposer l’usage déclinant du français dans les institutions européennes », même pendant la présidence française de l’Union.


Le nouveau slogan de la ville de Marseille : « Marseille on the move »

Fin 2010, Marseille a adopté un nouveau slogan : « Marseille on the move ». En Savoie, on signale dans la station de Tignes l’ouverture d’un Bike Park qui offre aux Mountainbikers du downhill, du free style, des jumps et un single track.


Le macaron de la campagne de communication « Jesus is my boss ».

Et la Conférence des évêques de France est venue bénir la dérive en lançant en avril une campagne de pub où on voit le macaron : « Jesus is my boss ».

Les médias ne sont pas en reste. Je me suis amusé à relever l’utilisation de l’anglais dans la seule titraille interne du numéro été du magazine Elle. Avec le make-up on a une « Bonne note fashion », bien sûr.

Des lunettes sont hot couture (je pardonne car il y a jeu de mots), on présente le mannequin Golonovanoff on holiday (autre jeu de mots), qui nous présente son summer best !

La page « Do it yourself » présente le Short Patch, step by step. Il y a la page Beauty Bar, non loin d’une photo équestre de Sophie Marceau présentée comme une pretty amazone. Normal, car l’article est titré : « Dreams are sa réalité ».

Puis vient la section « La plus belle pour aller clubber » qui présente les styles glam rock, chic sixties, rodeo style et disco girl. Non, je n’ai pas fait de cherry picking, c’est la liste complète, 100% angliche.

Une salade plus light ou plus veggie ?

Et sur Rue89 ?

Live blogging, making of, tchat, newsletter... A Rue89, on contribue (un peu) à cette l’anglicisation.

Ainsi, sur vingt et un articles en colonne centrale du site à l’heure où sont écrites ces lignes, trois articles comportent un mot tiré de l’anglais dans leur titre :

Michel Onfray versus Sigmund Freud, deuxième round

Monoprix relooke sans trop de risques sa marque premier prix

Manif d’identitaires niçois contre un squat de demandeurs d’asile

Rue89

L’assaut anglophone est moins complet dans la section salades : 2/8 seulement avec « la plus light » et « la plus veggie ». On se reprend dans la section « Vie privée » avec « Boostez votre créativité », « Addict au régime » et avec Cœur de pirate qui présente ses « cantines healthy » à Paris.

Mon argument est le suivant : on trouve tout plein d’anglicismes au Québec, y compris, çà et là, dans la communication des médias, des publicitaires et entreprises et des institutions. Mais le niveau atteint aujourd’hui en France provoquerait un haut-le-cœur immédiat chez les responsables québécois de ces institutions.

Et si vous croyez que cette mode au tout-à-l’angliche ne concerne que les Parisiens, voyez la photo envoyée cet automne par l’alertinternaute Claude Bédard. Elle vient d’une rue commerçante de... Bordeaux.


La vitrine d’un magasin bordelais (Claude Bédard)

Photos et illustrations : le nouveau slogan de la ville de Marseille : « Marseille on the move » ; le macaron de la campagne de communication « Jesus is my boss » ; la vitrine d’un magasin bordelais (Claude Bédard)

En partenariat avec Ecoles internationales d’été 2011


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  • ourskifouille
    ourskifouille répond à Armand_de_Maupertuis
    Moins placide que par le passé
    • Posté à 23h46 le 16/11/2010
    • Internaute 101459
      Moins placide que par le passé

    Oui mais ce sont les anglais qui ont inventé le commerce moderne, le libéralisme économique d’ ou la propagation de l’anglais dans le négoce.

  • jck
    • Posté à 04h49 le 17/11/2010
    • Internaute 27688

    Élisabeth II est bien reine d’Australie et du Canada. On vous a donc menti !

  • Alcide Nikopol
    Alcide Nikopol répond à ourskifouille
    Passé a l'Est
    • Posté à 12h00 le 16/11/2010
    • Internaute 5725
      Passé a l'Est

    La France n’est pas la francophonie.

    « Forte d’une population de plus de 870 millions d’habitants et de 220 millions de locuteurs de français de par le monde, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a pour mission de donner corps à une solidarité active entre les 75 États et gouvernements qui la composent (56 membres et 19 observateurs) - soit plus du tiers des États membres des Nations unies. »

    Lien

    • WhiteWarrior-
      • Posté à 12h06 le 16/11/2010
      • Internaute 129329

      L’organisation de la francophonie est une vaste blague : en sont membres la Roumanie, la Turquie, la Guinée équatoriale, que des pays francophones, quoi....

       
      • Alcide Nikopol
        Alcide Nikopol répond à WhiteWarrior-
        Passé a l'Est
        • Posté à 12h16 le 16/11/2010
        • Internaute 5725
          Passé a l'Est

        Et bien figurez-vous que je connais des Roumains parlant français bien mieux que de nombreux français de France (à commencer par le premier d’entre eux).
        Dont une collègue chez qui on parlait français à la maison, pour la beauté de la chose.
        La classe hein ?

        L’OIF ne compte pas que les « pays francophones », mais rassemble tous les locuteurs du français.

      1 autres commentaires
  • Taedium vitae
    Taedium vitae répond à ourskifouille
    Citoyen, tant d'Europe que du (...)
    • Posté à 13h32 le 16/11/2010
    • Internaute 52682
      Citoyen, tant d'Europe que du (...)

    ...les français pourrait (NON, pourraient) peut-etre s’interroger sur leur place dans le Monde, bon on est pas aider (NON, aidé, ou à la rigueur aidés) avec des hommes ...

    • ourskifouille
      ourskifouille répond à Taedium vitae
      Moins placide que par le passé
      • Posté à 22h52 le 16/11/2010
      • Internaute 101459
        Moins placide que par le passé

      Merci, je ne m’étais pas relu.

  • général_bol
    général_bol répond à ourskifouille
    Ah, si on envoyait les cons / (...)
    • Posté à 22h36 le 16/11/2010
    • Internaute 94412
      Ah, si on envoyait les cons / (...)

    « c’est qu’un grand nombre de mots anglais sont d’origine française. »

    Bref, c’est un gadget (pour la petite histoire, la sté Gaget après avoir participé à l’érection - bien français çà ! - de la statue de la liberté à eu l’idée de fabriquer... et de vendre... des miniatures - souvenir de ladite statue que les caincains ont baptisé « gadget »... puisque « g » dans un mot se prononce « dj » !)

    • ourskifouille
      ourskifouille répond à général_bol
      Moins placide que par le passé
      • Posté à 22h59 le 16/11/2010
      • Internaute 101459
        Moins placide que par le passé

      Sympa cette histoire.

  • Oreljen
    Oreljen
    ingénieur
    • Posté à 11h30 le 16/11/2010
    • Internaute 75036
      ingénieur

    S’il n’y avait que l’invasion anglophone dans la langue française. Mais il n’est que de voir l’omniprésence de la musique entre nos oreilles ; il faut attendre un mort, comme Lien, pour avoir droit à autre chose.

    Et grosse colère envers les médias, dont Rue89, qui ne parlent pour ainsi dire plus des pays non-anglophones : dès que le sujet est international (non lié à un pays en particulier), on ne parle plus quasiment que des anglophones. C’est le cas par exemple pour le Lien ou l’Lien. Je suis d’ailleurs constamment sidéré de voir, chez d’autres (je n’ai pas la télé), qu’un journal télévisé ne peut plus se concevoir sans la petite apparition de « notre correspondant permanent à Londres/Niou York ». Malheureusement Rue89 n’échappe pas toujours à ce formatage.

    Diversité oui, monomanie non.

    • aymthe
      aymthe répond à Oreljen
      • Posté à 17h02 le 16/11/2010
      • Internaute 32291

      Je suis assez d’accord. Je soupçonne que ça vienne du fait que les journalistes français qui maîtrisent l’anglais suffisamment pour s’abreuver dans les médias anglophones sont infiniment plus nombreux que ceux maîtrisant une autre langue. Pas sûr qu’on y puisse grand chose malheureusement.

      • Oreljen
        Oreljen répond à aymthe
        ingénieur
        • Posté à 08h27 le 17/11/2010
        • Internaute 75036
          ingénieur

        J’ai surtout la forte impression que les journalistes n’osent pas partir s’immerger dans une autre culture. Quand je lis les Cv-minutes des journalistes de Rue89, je vois souvent des passages dans les pays francophones et anglophones, point barre. Et on vois très peu de journalistes « double culturels » (expression mal formulée, j’espère que l’on voit de quoi je parle).

        Ensuite, lesdits journalistes nous vantent un monde de diversité et d’altérité.

  • Contestatairieux
    Contestatairieux
    (un de ces fameux travailleurs (...)
    • Posté à 11h43 le 16/11/2010
    • Internaute 37969
      (un de ces fameux travailleurs (...)

    Lien (un lien que l’article ne pointe pas ? ? ?)

    Pour nous, en France, l’anglais, ça fait « style “, d’jeuns, on parle la langue du dominant (sans sans rendre compte), on appauvrit notre langue (un mot anglais remplace nos multiples nuances de vocabulaire).
    Les Québécois sont en résistance, nous, nous sommes dans une béate admiration, ouais, l’anglais trop bien...
    Je rappelle qu’à l’ONU, il y a deux langues officielle, l’anglais ET le français.
    Merde à la langue du commerce (on voit où cela nous mène !).

    • Fondriest
      Fondriest répond à Contestatairieux
      http://spermufle.wifeo.com/
      • Posté à 11h48 le 16/11/2010
      • Internaute 49865
        http://spermufle.wifeo.com/

      « on appauvrit notre langue (un mot anglais remplace nos multiples nuances de vocabulaire). »

      ==> ex : dispatcher, alors qu’en français on peut employer répartir, affecter, disperser, ventiler, etc.

  • jbdelef
    jbdelef
    Urbaniste
    • Posté à 11h44 le 16/11/2010
    • Internaute 133215
      Urbaniste

    Ah les Québecquois...

    Quand on est chez eux le sentiment est partagé : certes ils ont bannis des mots comme « parking » ou « shopping »... mais pour combien d’autres anglicismes passés dans le vocabulaire commun !
    Je met au défi un Québécois d’arriver à ne pas prononcer l’expression « checker »... Et vas u que je check, mon cellullaire, mon agenda etc.

    La France, tout en étant plus éloignée que le Québec des Etats-Unis, subit surtout les effets de la mondialisation. Il suffit de regarder l’évolution des noms de marques...

    • Naradamuni
      Naradamuni répond à jbdelef
      sans
      • Posté à 12h50 le 16/11/2010
      • Internaute 30050
        sans

      Ne confondez-vous pas mondialisation qui de tous temps à existé et le mondialisme ou globalisme qui est une idéologie, doctrine économique qui prône l’ouverture des marchés et une gouvernance mondiale.
      L’anglais est ainsi imposé par toutes les institutions de ce système totalitaire marchand actuel !

      « Speak white...
      il est si beau de vous entendre
      parler de Paradise Lost
      ou du profil gracieux et anonyme qui tremble
      dans les sonnets de Shakespeare
      nous sommes un peuple inculte et bègue
      mais ne sommes pas sourds au génie d’une langue
      parlez avec l’accent de Milton et Byron et
      Shelley et Keats
      speak white
      et pardonnez-nous de n’avoir pour réponse
      que les chants rauques de nos ancêtres
      et le chagrin de Nelligan

      speak white
      parlez de choses et d’autres
      parlez-nous de la Grande Charte
      ou du monument à Lincoln
      du charme gris de la Tamise
      de l’eau rose du Potomac
      parlez-nous de vos traditions
      nous sommes un peuple peu brillant
      mais fort capable d’apprécier
      toute l’importance des crumpets
      ou du Boston Tea Party

      mais quand vous really speak white
      quand vous get down to brass tacks
      pour parler du gracious living
      et parler du standard de vie
      et de la Grande Société
      un peu plus fort alors speak white
      haussez vos voix de contremaîtres
      nous sommes un peu durs d’oreille
      nous vivons trop près des machines
      et n’entendons que notre souffle au-dessus des outils

      speak white and loud
      qu’on vous entende
      de Saint-Henri à Saint-Domingue
      oui quelle admirable langue
      pour embaucher
      donner des ordres
      fixer l’heure de la mort à l’ouvrage
      et de la pause qui rafraîchit
      et ravigote le dollar

      speak white
      tell us that God is a great big shot
      and that we’re paid to trust him
      speak white
      parlez-nous production profits et pourcentages
      speak white
      c’est une langue riche
      pour acheter
      mais pour se vendre
      mais pour se vendre à perte d’âme
      mais pour se vendre
      ah !

      speak white
      big deal
      mais pour vous dire
      l’éternité d’un jour de grève
      pour raconter
      une vie de peuple-concierge
      mais pour rentrer chez nous le soir
      à l’heure où le soleil s’en vient crever au-dessus des
      ruelles
      mais pour vous dire oui que le soleil se couche oui
      chaque jour de nos vies à l’est de vos empires
      rien ne vaut une langue à jurons
      notre parure pas très propre
      tachée de cambouis et d’huile

      speak white
      soyez à l’aise dans vos mots
      nous sommes un peuple rancunier
      mais ne reprochons à personne
      d’avoir le monopole
      de la correction de langage
      dans la langue douce de Shakespeare
      avec l’accent de Longfellow
      parlez un français pur et atrocement blanc
      comme au Viet-Nam au Congo
      parlez un allemand impeccable
      une étoile jaune entre les dents
      parlez russe parlez rappel à l’ordre parlez répression

      speak white
      c’est une langue universelle
      nous sommes nés pour la comprendre
      avec ses mots lacrymogènes
      avec ses mots matraques
      speak white
      tell us again about Freedom and Democracy
      nous savons que liberté est un mot noir
      comme la misère est nègre
      et comme le sang se mêle à la poussière des rues d’Alger
      ou de Little Rock
      speak white
      de Westminster à Washington relayez-vous
      speak white comme à Wall Street
      white comme à Watts
      be civilized
      et comprenez notre parler de circonstance
      quand vous nous demandez poliment
      how do you do
      et nous entendez vous répondre
      we’re doing all right
      we’re doing fine
      we
      are not alone
      nous savons
      que nous ne sommes pas seuls. »

      « Speak white » c’était ce que les anglais disaient à nos grand-parents ou arrière grand-parents qui s’exprimaient en français... Plusieurs ignorent ce fait... toujours d’actualité...

      • général_bol
        général_bol répond à Naradamuni
        Ah, si on envoyait les cons / (...)
        • Posté à 22h42 le 16/11/2010
        • Internaute 94412
          Ah, si on envoyait les cons / (...)

        ... pertinent, mais chiant ! ! ! ! !

         
        • Naradamuni
          Naradamuni répond à général_bol
          sans
          • Posté à 23h57 le 16/11/2010
          • Internaute 30050
            sans

          Pour faire suite au sujet et rester dans vos spasmes diverticulesques ; Problèmes de colon ?

        1 autres commentaires
      • Lemmy_Nothor
        Lemmy_Nothor répond à Naradamuni
        - Gone fishing !
        • Posté à 08h47 le 18/11/2010
        • Internaute 12434
          - Gone fishing !

        And I call bullshit !

        Je me suis engueulé avec bien des gens sur ce point. Speak white n’a jamais voulu dire Parlez anglais......ça c’est un erécupération d’un fait historique, au profit du RIN dans les années 60.....j’y étais en passant.

        Le véritable sens de Speak White n’a strictement rien avoir avec la langue.....mais avec la race.

        Quand les premiers élus francophones ont été siéger a Ottawa......ils furent traiter comme des batards par les députés anglophones parce que les français avaient tous plus ou moins du sang autochtone dans les veines.Ils étaient donc une coche au dessus des sauvages, mais pas beaucoup mieux à leurs yeux. C’est à ça qu’ils faisaient réference pas à la langue......ça ce sont les premiers séparatistes qui invoquèrent le speak white .
        Meme Bourgault savait tres bien que speak white n’avait rien a voir avec la langue....mais un efois le slogan lancé.....on ne revient pas en arrière.

  • lutra
    lutra
    stigmatisé™, discriminé™ par la (...)
    • Posté à 11h44 le 16/11/2010
    • Internaute 133206
      stigmatisé™, discriminé™ par la (...)

    Entre les textos, l’anglais ou plutôt le globish, le parler racaille...

    Avez-vous remarqué tous les groupes qui chantent en anglais (avec plus ou moins de réussite) ?
    Je connais pas l’inverse...

    • Mme Berthe
      Mme Berthe répond à lutra
      grmbl
      • Posté à 11h52 le 16/11/2010
      • Internaute 113627
        grmbl

      Et les Scarabées, alors ? ?

      « Michelle, ma belle, sont des mots qui vont twès bien ensemble, twès bien ensemble... »

      • lutra
        lutra répond à Mme Berthe
        stigmatisé™, discriminé™ par la (...)
        • Posté à 11h54 le 16/11/2010
        • Internaute 133206
          stigmatisé™, discriminé™ par la (...)

        AHAH...bien vu

    • général_bol
      général_bol répond à lutra
      Ah, si on envoyait les cons / (...)
      • Posté à 17h56 le 18/11/2010
      • Internaute 94412
        Ah, si on envoyait les cons / (...)

      « Avez-vous remarqué tous les groupes qui chantent en anglais »

      Ce qui démontre à l’envi la stupidité de ceux pour qui « çà fait bien » de baragouiner anglais : s’ils étaient capables de traduire ce que ces groupes disent, ils se garderaient bien de faire les malins (c’est bien parce que je veux rester poli !).

  • lutra
    lutra
    stigmatisé™, discriminé™ par la (...)
    • Posté à 11h51 le 16/11/2010
    • Internaute 133206
      stigmatisé™, discriminé™ par la (...)

    ourskifouille C’est vrai que ton pseudo est imaginatif , ah le k à la place du c.

    Parler français correctement aujourd’hui est une marque de résistance au système.

  • dekox
    • Posté à 11h47 le 16/11/2010
    • Internaute 37800

    Peut être qu’en étant un peu moins crispé sur l’usage de l’anglais en France, les français arrêteront de parler l’anglais comme des vaches.
    J’entends par là que si l’anglais est complètement absent de la vie de tous les jours, que personne ne va voir de films en version originale, la qualité de l’anglais de la population s’en ressent, et c’est bien dommage. Si on compare le niveau d’anglais des français avec celui des suisses ou des belges, pourtant francophones eux aussi, on constate une grande différence, qui vient selon moi de la propension des français à transformer en psychodrame national la moindre apparition de l’anglais chez eux, chose qu’on retrouve beaucoup moins en Suisse ou en Belgique. Or, les langues étrangères sont à considérer comme une richesse, pas comme une menace.
    Toutes cette énergie dépensée pour « protéger » le français s’avère néfaste, et serait mieux investie dans des projets pour promouvoir notre chère langue.

    • lutra
      lutra répond à dekox
      stigmatisé™, discriminé™ par la (...)
      • Posté à 11h56 le 16/11/2010
      • Internaute 133206
        stigmatisé™, discriminé™ par la (...)

      oui et non,
      j’adore parler anglais, regarder les films en vo... Mais c’est d’un anglais bas de gamme qui envahit tout et souvent pour rien.

      « Buzz » alors que bruit est bien

      « impacter »...

    • Lictor
      Lictor répond à dekox
      informaticien
      • Posté à 12h02 le 16/11/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      Sachant que de toute façon, une langue se constitue aussi d’empreints aux autres langues. L’une des langue à intégrer le plus de mots étrangers étant ... l’anglais, qui n’est d’ailleurs pas avare de mots français...

      Et le français comporte également plein de mots étrangers, qui sont maintenant d’un usage courant : avocat, café, guerre, heaume, framboise, piano, pyjama, bar, bus, club, déodorant, informel, paletot, caleçon, esplanade, festin, gazette, abricot, savate, talc, vérin...
      La plupart de ces mots ont fini par être tellement intégré dans la langue qu’ils sont maintenant considérés comme « français »...

      • général_bol
        général_bol répond à Lictor
        Ah, si on envoyait les cons / (...)
        • Posté à 22h51 le 16/11/2010
        • Internaute 94412
          Ah, si on envoyait les cons / (...)

        « d’empreints aux autres langues. »

        T’a pas 100 balles, j’emprunte ?

      • Armand_de_Maupertuis
        • Posté à 23h35 le 16/11/2010
        • Internaute 41272

        Vous aurez compris que ce qui inquiète l’auteur de l’article, c’est la vitesse de progression du phénomène, pas le phénomène en lui même.

        Concernant les emprunts de l’anglais, j’ai un doute, auriez vous une source ?

         
        • Lictor
          Lictor répond à Armand_de_Maupertuis
          informaticien
          • Posté à 10h40 le 17/11/2010
          • Internaute 68450
            informaticien

          Source Wikipedia :

          Lien

          Je résume en français :

          L’anglais intègre beaucoup de mots d’origine étrangère. Une étude informatique du Shorter Oxford Dictionary (3e édition) donne les estimations suivantes :

          Français, Normand, Vieux Français... : 28.3%
          Latin : 28.24%
          Allemand, Vieil Anglais : 25%
          Grec : 5.32%
          Issus de noms propres : 3.28%
          Autres langues : moins de 1%

          Liste de mots :

          Lien - pour le français
          Lien - oui, il y a aussi du gaulois
          Lien - comme pour notre franglais, ils ont aussi des cas de cohabitation entre leur mot d’origine et le mot importé, l’ancienneté de ces mots montre d’ailleurs que cette cohabitation n’est pas qu’une affaire de mode. Souvent les sens dérivent pour désigner deux nuances. Par exemple, pork (la viande) et swine (l’animal).

          Ce qui masque beaucoup de ces mots, c’est que ce sont des apports anciens et qui donc ont été intégrés à la langue et déformés. Ou des apports du vieux français, qui ne sont plus reconnaissables pour un français moderne.

          • Armand_de_Maupertuis
            • Posté à 22h59 le 17/11/2010
            • Internaute 41272

            Ah vous avez raison, 1/3 des mots sont d’origine françaises si l’on creuse sur des siècles. C’est tout à fait normal pour une langue vivante. L’inquiétant ici, c’est bien la vitesse d’intégration des mots anglais.
            Mais c’est bien plus difficile à vérifier...
            Le « battle pour les prices » est quand même effrayant, à l’instar des discours de certains informaticiens « branchés » ou commerciaux.

        2 autres commentaires
  • Tassin
    Tassin
    Inquiet
    • Posté à 11h49 le 16/11/2010
    • Internaute 70606
      Inquiet

    Les Québécois emploient des centaines de mots anglais dans leurs phrases pourtant !

  • Lictor
    Lictor
    informaticien
    • Posté à 11h50 le 16/11/2010
    • Internaute 68450
      informaticien

    Dans les domaines techniques, le recul du français s’explique aussi par l’inertie considérable de la langue.

    L’anglais est une langue à néologisme. Vous avez besoin d’un verbe qui n’existe pas, mais vous avez un nom commun qui approche ? Pas de problème, vous transformez votre nom en verbe, et ça ne choquera personne.
    C’est comme ça que le verbe to OJ est apparu, assassiner à coups de couteau, suite au procès O.J. Simpson.
    C’est aussi comme ça qu’un même mot se décline quasi-automatiquement en verbe, adjectif... L’exemple type étant fuck : « Fuck you, you fucking fuck ! » (Blue Velvet).
    De même, l’anglais accepte très bien la construction de néologisme via mot valise (comme smoke + fog = smog), via détournement de nom propres (quixotic par exemple), via le jeu sur les sonorités. La culture populaire permet de faire rentrer rapidement ces mots dans l’usage courant. Ces procédés sont par exemple très utilisés par les dialoguistes sur les séries (comme Buffy par exemple) pour créer une identité sonore.
    Des mots comme to unfriend se sont ainsi propagés en quelques mois dès lors que l’usage a eu besoin d’un nouveau mot...

    Le français, à l’opposé, est incroyablement rigide de ce point de vue. La langue a été sanctuarisé. La création de mots passe par une instance officielle, l’Académie Française, qui est d’une lenteur épouvantable et qui souvent crée des mots laids. Et manque souvent d’imagination, de compacité et d’euphonie. Par exemple, le monstrueux cédérom pour CD-ROM.

    Du coup, dans bien des domaines, il est plus pratique de prendre le mot anglais, qui souvent sonne bien, que d’attendre dix ans la version moche produite par l’Académie.

    • unagi-
      unagi- répond à Lictor
      卑語
      • Posté à 14h32 le 16/11/2010
      • Internaute 24252
        卑語

      c’est vrai que l’allemand par exemple est une langue beaucoup plus perméable et créative.

      « Mais même si les anglicismes sont dérangeants pour bien des gens et posent des problèmes de compréhension, la langue allemande n’est pas pour autant en voie de disparition. Aussi longtemps qu’une langue est capable de soumettre à ses règles des mots étrangers comme les siens propres, elle n’est pas menacée. Au contraire : c’est le signe qu’elle est vivante et capable de se développer. Ainsi, des verbes comme “ mailen ” et “ downloaden ” sont conjugués comme n’importe quel verbe allemand. “ Downloaden ” est même devenu un verbe à particule séparable. Mais la traduction de ce mot d’emprunt, “ (he)runterladen ” est également usuelle.

      Et c’est avec une grande légèreté que l’allemand est capable d’intégrer des expressions et des tournures anglaises, un processus que lui facilite la parenté de ces deux langues germaniques.

      Les Allemands ne se contentent pas de s’approprier des expressions anglaises, ils en inventent de nouvelles. Souvent, ce qui ressemble à une transposition n’existe même pas en anglais, ou alors avec une autre signification. La manière créative dont l’Allemand fait usage à l’oral ou à l’écrit de l’anglais ou de mots prétendus anglais, place le traducteur ou l’interprète face à des défis inhabituels. “ Il nous faut vraiment réfléchir à ce que pense un auteur allemand lorsqu’il utilise un terme anglais, et à ce qu’il veut dire exactement ”, raconte le traducteur anglais Chris Cave. “ Si le concept est inadéquat, il faut trouver une alternative en anglais. ”
      le plus fameux d’un tel pseudo-anglicisme est le terme “ Handy ”, familièrement employé en Allemagne pour désigner le téléphone mobile. Le mot anglais “ handy ” n’est pas un substantif, mais un adjectif qui signifie “ facile à manier, qu’on a bien en main ”. Or “ Handy ” est devenu un mot allemand à part entière. La façon même de le prononcer à l’allemande, comme s’il y avait un “ ä ” ou un “ e ” ne rappelle que de loin le son anglais carrément plus sourd. D’autres expressions anglaises ont été ainsi adaptées au système phonétique allemand. Par exemple, les Allemands prononcent presque de la même manière le mot “ Spray ” et le nom du fleuve Spree qui traverse Berlin. “

    • Sohokino
      Sohokino répond à Lictor
      Célébrité internationale
      • Posté à 15h51 le 16/11/2010
      • Internaute 130255
        Célébrité internationale

      Qu’on le veuille ou non la principale raison pour laquelle l’anglais est de plus en plus utilisé, est que les médias et les publicitaires ont volontairement mis tout leur effort pour imposer l’anglais.

      Quand je lis le nombre de mots anglais qu’il y a sur Rue 89, je me dis que ce type de médias n’est même plus accessible aux personnes agées. Et oui on est prêt à tout pour gagner quelques places dans les moteurs de recherche. Je me dis aussi et surtout qu’ils ne savent pas parler anglais.

      Les publicitaires usent et réutilisent ce procédé de communication (création de mots qui n’existent pas) pour qu’on se souvienne de leur slogan et pour faire plus jeunes.

      Les jeunes qui quant à eux se sentent rebels en employant des mots tout droit sorti de leur série américaines et de publicités faites pour eux.

      Pour ce qui est du néologisme, désolé mais non invente pas des mots comme ça, et personne ne comprendra si vous parlez d’OJ, à moins peut être d’être un américain de moins de 16 ans. tout comme en France ils emploient plein d’expressions tordus que je ne connais pas. Le slang ça existe dans toutes les langues.

      Bref finallement l’anglais est avant tout surutilisé dans les médias plus qu’ailleurs. Les jeunes l’utilisent aussi mais si on compte tous les mots qu’ils créent je ne suis pas sûr que l’anglais ait une si grande importance.

      Bref qu’on surveille un peu mieux les médias bas de gamme et qu’ils soient rappellés à l’ordre quand ils ne parlent pas français (il me semble que la loi impose la langue française pour certains médias) et tout le monde s’en portera mieux.

      Le français est une langue les plus belles du monde. Demandez à un étranger et vous verrez ce qu’il dira. Cédérom n’est d’ailleurs pas plus moche que CD rom. Quand à l’académie française, pourquoi créer des mots s’ils ne sont pas repris par les médias, comme ils devraient l’être.

      • nicolas.boulay
        nicolas.boulay répond à Sohokino
        ingé
        • Posté à 16h08 le 16/11/2010
        • Internaute 94389
          ingé

        Pourquoi être si dédaigneux avec le français de la rue ? Cela me rappelle un tout petit livre qui devait dater de 1700 ou 1800, avec 2 colonnes : ce qu’il ne faut pas dire et la bonne expression à coté. Devinez laquelle des 2 expressions est devenu le français moderne ?

      • Lictor
        Lictor répond à Sohokino
        informaticien
        • Posté à 16h12 le 16/11/2010
        • Internaute 68450
          informaticien

        « Pour ce qui est du néologisme, désolé mais non invente pas des mots comme ça, et personne ne comprendra si vous parlez d’OJ, à moins peut être d’être un américain de moins de 16 ans. »

        Oui, un plus vieux me passera le jus d’orange...

        Reste que les néologismes sont une réalité de l’anglais. Dans les domaines techniques, c’est la langue qui invente quasiment tout le vocabulaire, ça représente des milliers de mots qui n’existaient pas il y a 50 ans.
        Il y a une souplesse qu’à l’anglais. Une souplesse qu’on également les langues agglutinantes comme l’Allemand. Une souplesse que n’a pas vraiment le français, surtout dans son usage en France.

        « Cédérom n’est d’ailleurs pas plus moche que CD rom. »

        Si, c’est considérablement plus moche, parce que ça ne veut plus rien dire ! On a créé un mot sans histoire, sans racines, sans pays.

        CD-ROM, c’est un acronyme : Compact Digital Read Only Memory. Ça à un sens. Ça renvoie à une histoire technologique. Ça explique un usage : un objet destiné à fait du stockage sous forme digitale et qui n’offre pas la possibilité de changer les données stockées. Le tiret indique que c’est une déclinaison d’une famille existante : le CD. On lit le mot, et on sait déjà un tas de choses.
        Cédérom, par contre, ça ne veut plus rien dire du tout. C’est pauvre. C’est juste une transcription phonétique d’un acronyme qui reste en anglais. On fait croire que le mot est devenu français, mais en fait, il reste anglais, il a juste perdu son histoire.

        « Quand à l’académie française, pourquoi créer des mots s’ils ne sont pas repris par les médias, comme ils devraient l’être. »

        Leurs mots seraient utilisés s’ils n’arrivaient pas dix ans après le besoin, s’ils sonnaient français et s’ils étaient beaux... Quand leurs traductions ne forment pas des contresens - je me rappelle qu’à une époque on avait traduit « freeware » par « domaine public », alors que c’est une ânerie juridique...

        « Le français est une langue les plus belles du monde. »

        Comme l’Allemand (écoutez l’Opéra de 4’sous !), comme l’Anglais (allez voir Shakespeare, écouter The Doors), comme le Japonais (les cinéastes japonais), comme l’Italien (la langue des films de Fellini), comme l’Espagnol (les films d’Almodovar)... Même le néerlandais est une très belle langue, avec des sonorités très théâtrales, j’ai eu un choc en voyant la trilogie du pouvoir de Guy Cassier en VO par exemple.

         
        • Armand_de_Maupertuis
          • Posté à 23h02 le 17/11/2010
          • Internaute 41272

          Cdrom n’est peut être pas un bon exemple, puisque c’est un acronyme....Le recours aux acronymes souligne plutôt la pauvreté de la création.

          • Lictor
            Lictor répond à Armand_de_Maupertuis
            informaticien
            • Posté à 10h19 le 18/11/2010
            • Internaute 68450
              informaticien

            Ou pas, ça montre aussi la nécessité d’avoir une langue purement technique, descriptive et langage. Franchement, il ne viendrait à plus personne l’idée de déplier des acronymes comme HTML, CSS, RAD ou IRM dans d’autres domaines.
            Après, la création dans les acronymes existe, sous la forme de recherche d’euphonie, de sonorités faciles à mémoriser ou qui frappent. Je pense par exemple à WYSIWYG, KISS ou YANI, qui sonnent bien sur la langue.

            Transformer un acronyme qui ne se cache pas en mot via une transcription phonémique, ça, c’est le degré zéro de la francisation... Je refuserai donc d’utiliser Achetèmeleu ou céesseésse quand l’Académie décidera que ça sera les mots corrects. Tout comme l’immonde mél d’ailleurs, une horreur qui combine la retranscription direct d’un mot anglais *et* une prononciation incorrecte de ce mot.

            • Armand_de_Maupertuis
              • Posté à 11h14 le 18/11/2010
              • Internaute 41272

              Oui, je suis en partie d’accord avec vous. Je voulais juste dire qu’un acronyme, qu’il soit français ou anglais n’est pas un gage de flexibilité de la langue.
              Concernant la francisation, elle est selon moi importante (sauf pour les acronymes puisqu’ils peuvent se prononcer lettre par lettre) car elle permet de respecter la logique phonétique du français.

              Pour faire bref, l’inclusion de nouveaux graphèmes complique inutilement la langue car elle rend la phonétique chaotique. Elle est donc contreproductive, surtout quand on connait les effets secondaires d’une phonétique chaotique, comme la dyslexie.

              Mèl devrait donc bien remplacer mail selon cette logique (c’est courriel en réalité le obn mot) ;) Vous voyez que cela n’a donc rien de « franchouillard » et n’a rien a voir avec un « repli ringard » comme le disent certains commentaires ici.

        3 autres commentaires
      • général_bol
        général_bol répond à Sohokino
        Ah, si on envoyait les cons / (...)
        • Posté à 22h59 le 16/11/2010
        • Internaute 94412
          Ah, si on envoyait les cons / (...)

        « la principale raison pour laquelle l’anglais est de plus en plus utilisé, est que les médias »

        ... normal quand les journalistes ne sont rien d’autre que des plumitifs journaleux seulement capables de s’acharner à faire dire à leurs interlocuteurs ce qu’ils veulent entendre dire (tant pis si c’est le contraire de la vérité, ce qui compte avant tout, c’est leurs fantasmes ! ! ! ! !)

    • Spook 3421
      Spook 3421 répond à Lictor
      sniper
      • Posté à 16h12 le 16/11/2010
      • Internaute 25586
        sniper

      Vous avez tout à fait raison : l’anglais est une langue très souple, qui s’adapte instantanément à la réalité du moment , d’où ces néologismes incessants . Le français , trop rigide, a de la peine à suivre, d’où cette propension à adopter des mots anglais. Si vous ajoutez à celà un ceratain snobisme , l’envie de « faire moderne » et le fait que l’anglais est la langue du commerce international, il n’est pas étonnant que notre langue soit sur le déclin.

      • Lictor
        Lictor répond à Spook 3421
        informaticien
        • Posté à 16h45 le 16/11/2010
        • Internaute 68450
          informaticien

        C’est aussi une dimension lié au « génie » de la langue...

        Pour un américain, l’orateur désirable, c’est celui qui a du « wits », celui qui va savoir jouer de sa langue avec vivacité. Et du coup, c’est un pays qui a produit des genres musicaux comme le slam, une littérature qui peut être volontairement très déconstruite (dans le genre, je viens de finir Fight Club)...
        En France, nous sommes encore projeté dans Victor Hugo ou Zola. Des orateurs qui forcent le respect par la maîtrise de la langue. Jusqu’à Sarkozy, c’était aussi notre idéal politique. On se rappelle encore du débat sur le abracadabrantesque de Chirac, dont il a fallu démontrer la correction et la légitimité. Un tel débat n’aurait eu aucun sens aux USA : le fait que le mot « touche » ou pas est suffisant.

        Nous sommes dans une vision plus posée, plus académique de notre langue. Face à un nouveau concept, nous allons cherché une légitimité étymologique ou académique. Dans les mêmes circonstance, un américains sera très content d’avoir trouvé le mot qui « frappe » et de le voir se propager de manière virale. Dans un contexte de course lexicale, les américains ont clairement un énorme avantage....

         
        • Sohokino
          Sohokino répond à Lictor
          Célébrité internationale
          • Posté à 02h51 le 17/11/2010
          • Internaute 130255
            Célébrité internationale

          Effectivement si vous comparez Zola à Fight Club, on est mal barré.

          Vous soulevez un point important cependant, l’être humain est beaucoup moins intelligent qu’il ne le prétend. et je précise que je m’inclue dedans.

          Pendant des siècles, la culture française a été créée et menée tambours battants par une une élite à la recherche de la perfection, du meilleur ; Elle n’était d’ailleurs accessible qu’à l’élite.

          Désormais, la culture est accessible à tous, et cette recherche de la perfection en a pris un sérieux coup. C’est la nature humaine qui reprend le dessus, menant vers une régréssion de la culture. Les lois du marché ont pris le dessus et la recherche de la perfection et d’une culture plus intellectuel a été remplacée par une recheche du pognon et d’une culture plus médiocre.

          Il faut être honnête, jamais une émission littéraire ne fera plus d’audience qu’une émission de variétés où on entends à répétition des chansons naises.

          Les américains l’ont compris depuis longtemps avec des films qui se résument à quelques mitraillettes et explosions souvent sans aucun fond ni recherche d’originalité. Fight Club en reste le parfait exemple, même s’il faut avouer qu’il y a bien pire.

          Tout cela se retrouve dans la nourriture (hot dog, fast food), dans la musique (dont le niveau ne cesse de chuter) et dans la langue. C’est un phénomène mondial même si les américains ont encore quelques belles longueurs d’« avance » sur nous.

          Bref pour en revenir au français, c’est tellement plus facile d’inventer quelques mots anglais (d’ailleurs souvent mal traduits et mal employés) que de bien parler français.
          Ce phénomène est compréhensible auprès des jeunes et des adolescents, ça l’est beaucoup moins pour les adultes... quand il s’agit d’un article de pseudo journalistes il y a de quoi s’inquiéter.
          Vaut il mieux parler un français médiocre (la plupart du temps créé par les médias et la publicité) où tout le monde dit tout et n’importe quoi ou parler un français correct et propre qui fait partie de notre culture et que beaucoup d’étrangers admirent. (Je ne compte plus le nombre d’anglais qui m’ont dit regretter l’utilisation de plus en fréquente de mots anglais dans notre langue ?

          On peut opter pour le premier choix mais dans ce cas je demande le retour des lions et des arènes. Enfin pour en revenir à votre texte, tout ça pour dire qu’il ne faut pas confondre génie et médiocrité.

          • lambertine
            lambertine répond à Sohokino
            Nulle part... ou ailleurs
            • Posté à 09h03 le 17/11/2010
            • Internaute 91509
              Nulle part... ou ailleurs

            Il me semble que Lictor parlait du livre de Chuck Palahniuk, pas du film de David Fincher (que je n’aime pas, mais qui est loin de se résumer à des mitraillettes et des explosions).

            • Sohokino
              Sohokino répond à lambertine
              Célébrité internationale
              • Posté à 09h32 le 17/11/2010
              • Internaute 130255
                Célébrité internationale

              livre dont a été tiré le film... j’avais bien compris ;)

              Résumez ça comme vous le voulez le scénario de Fight Club est presque aussi vide que la moyenne. Ce qui est triste avec le cinéma, c’est que maintenant tout le monde s’extasie devant un « presque aussi vide »

          • Lictor
            Lictor répond à Sohokino
            informaticien
            • Posté à 11h14 le 17/11/2010
            • Internaute 68450
              informaticien

            Juste un détail, est-ce que vous avez lu Fight Club, le livre, et en anglais ? Pour moi, au niveau de l’écriture, c’est du même ordre que ce qu’avait fait Diderot pour la modernisation de l’écriture.
            Le fait que vous accusiez Fight Club de se résumer à des explosions sans fonds m’incite à penser que vous ne l’avez pas lu. Le livre porte sur beaucoup plus que ça, notamment sur la construction d’une société sans pères, sur la vie dans une société normalisée et stérile...

            Et c’est pour moi bien supérieur à un Zola, qui n’est, après tout, que du roman à feuilleton populaire. Certes, la langue est belle, la critique sociale est là, mais c’est pas Camus non plus !

            Je sais qu’il est de coutume de mépriser la littérature « de genre » en France, tout en ignorant, d’ailleurs, qu’une bonne partie de la production nationale a été, en fait, une littérature de genre (je pense à Zola, Hugo...). Et une partie des réussites littéraires passent par la littérature de genre, je pense notamment au roman noir, à la science-fiction...

            Quant à la production littéraire, la rentrée américaine est tout de même plus excitante que la française où il ne se passe plus grand chose...

            « Vaut il mieux parler un français médiocre (la plupart du temps créé par les médias et la publicité) où tout le monde dit tout et n’importe quoi ou parler un français correct et propre qui fait partie de notre culture et que beaucoup d’étrangers admirent. »

            Sachant que notre langue est avant tout la création des gens qui avaient une langue médiocre... Le français n’est pas né dans les salons... Il est né chez les moines qui parlaient un mauvais latin, chez les gens du peuples qui parlaient patois, chez les travailleurs qui parlaient argot, chez les immigrés qui ont mélangé leur langue et la notre...

          • Jean_Karl
            Jean_Karl répond à Sohokino
            Rasta-quouère désabusé
            • Posté à 01h46 le 18/11/2010
            • Internaute 130805
              Rasta-quouère désabusé

            Hahahaha très drôle. Dans l’temps on savais faire des choses ! De la vraie musique ! Mozart, Beethoven ! Maintenant, quand on voit des punk comme Stravinski et son Sacre incapables de tenir un rythme on se demande comment la musique a pu tomber si bas.

            Sérieusement, en fait je suis triste pour vous, vous ratez tellement de choses formidables simplement parce que vous êtes obtus.

        5 autres commentaires
    • alaixih
      alaixih répond à Lictor
      • Posté à 20h15 le 17/11/2010
      • Internaute 19775

      Je ne suis pas d’accord avec votre propos.
      La langue anglaise est de par sa construction adaptable, mais le français permet aussi le néologisme.
      Ce n’est pas parce qu’un mot doit être validé par de vieux croutons qu’on appelle généralement académiciens qu’ils sont la langue Française.

      La langue Francaise est adaptable...

      Par exemple je plussoie... C’est un néologisme... Cela signifie bien ce que cela signifie... Par contre c’est probablement un mot qui sera dans le dictionnaire dans 20 ans.

      Par ailleurs actuellement la mode et la communication appuie sur l’aspect branché de l’anglais.... Mais il me semble que cela disparaitra comme toute mode...

  • freakfeatherfall
    freakfeatherfall
    moonchild
    • Posté à 11h50 le 16/11/2010
    • Internaute 21024
      moonchild

    fuckin french...

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