Ecrits d'outre-etang 07/01/2008 à 12h10

Rien n'est écrit : la preuve par Barack Obama

Bernard Cohen | Ecrivain et traducteur


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Quoiqu’il arrive sur la longue route qui conduit à novembre 2008 et à la fin des années sombres de l’ère Bush, l’irruption de Barack Obama sur la scène politique américaine constitue déjà un moment historique à part entière.

Brusquement, un outsider qui n’est pas pour autant un dangereux mégalomane vient bouleverser les règles du jeu politicien. “ C’est l’espoir qui compte” , dit-il au soir de sa victoire lors des primaires de l’Etat de l’Iowa, le vrai lancement de la plus longue, plus coûteuse et peut-être plus intéressante campagne présidentielle américaine.

Et dans le contexte cela ne sonne pas creux, parce que Barack Obama vient de remporter sa première victoire sur Hillary Clinton, dont toute la stratégie était basée sur l’évidence : bien sûr que l’on va voter pour moi ! Eh bien non. “ Nothing’s written” , semble proclamer Barack dans un clin d’oeil à Lawrence d’Arabie : il n’y a pas de fatalité, il y a un avenir, et regardons le.

Un avenir plein de promesse, et de danger. Je ne connais pas un seul Américain ou une seule Américaine qui, en privé, ne m’a pas parlé de sa crainte que Barack Obama soit assassiné avant de pouvoir accomplir sa vision de l’ » American Dream » . Cela en dit long sur l’état de la plus grande démocratie au monde, toujours à la merci de quelque taré raciste qui va acheter leur semi-automatique au magasin du coin.

Mais au delà des risques la bouffée d’air frais qu’il a apporté à la scène politique américaine parait lui être très favorable, face aux tentatives « restaurationnistes » de la maison Clinton ou à un John Edwards qui, outre le fait d’avoir fait équipe avec le lamentable John Kerry, a du mal à convaincre que ses tirades contre « l’Amérique des riches et des puissants » ont quelque sens, lorsqu’on le voit déambuler avec ses coupes de douilles à mille dollars.

Une trajectoire unique

En lisant le livre d’Obama, « L’audace de l’espoir » , on comprend que sa trajectoire est réellement unique dans l’histoire politique américaine : voilà un petit gars enfant d’un couple divorcé, et qui plus est de père kenyan et de mère américaine, suivant une lente ascension depuis l’anonymat du travail social dans les quartiers les plus paumés -et les plus ghettoïsés- de Chicago jusqu’au Sénat, et maintenant à la présidence, et tout cela en étant marié à une -très belle- Black qui n’a jamais caché son dégoût pour la politique politicienne... Faut le faire, vraiment.

Le lecteur ne peut qu’être frappé par la cohérence de ce jeune sénateur qui, contre vents et marées, a revendiqué son opposition à l’intervention militaire en Irak, a été le seul candidat américain à prononcer deux paroles sensées après l’assassinat de Benazir Bhutto -Hillary Clinton s’étant contentée d’évoquer ses discussions « entre mères » avec la défunte, sans parler des républicains figés dans l’idéologie de la trouille permanente, à commencer par l’inénnarable Mike Huckabee appelant à geler l’immigration des Pakistanais aux USA...-, et qui, sur le plan de la politique intérieure, ne cesse de grandir en tant qu’opposant à la logique stérile de l’affrontement bipartiste, démocrates-républicains, lequel s’est révélé particulièrement destructeur au cours de la dernière année.

De nombreuses contradictions

Il y a de nombreuses contradictions à l’oeuvre, chez Barack. A commencer par le fait qu’il a été essentiellement élevé par des femmes, son père kenyan ayant divorcé de sa mère quand il avait deux ans. Des blessures à peine cicatrisées, par exemple quand il relate dans son livre la remarque cinglante d’un activiste « afro-américain » lui refusant le statut de Noir parce qu’il n’est pas issu d’esclaves africains emmenés de force sur le continent américain.

Mais avec sa dégaine et son élocution de John Coltrane de la politique, et sa capacité à capter le dégoût grandissant des Américains pour les luttes intestines du Capitole, il est incontestablement une figure qui va compter dans l’Amérique de demain.

Une victoire de Barack Obama, ce serait pour l’Amérique un triple acte salvateur : montrer que les vieux démons de la ségrégation sont définitivement morts, projeter une image multiculturelle et moderne sur une scène internationale où les USA en sont venus à ressembler beaucoup plus à la caricature impitoyable projetée par le « journaliste kazakh » Borat qu’à un archétype de démocratie et d’inventivité, et en finir avec le bipartisme destructeur qui paralyse les corps législatifs du pays. Et il y a encore tellement plus, derrière : une sorte de révolution culturelle.

Pour comprendre « l’audace de l’espoir » portée par Barack, il faut aller voir le site Internet de John McCain, qui repasse en boucle avec la plus grande fierté ce moment où un étudiant du New Hampshire demande au candidat républicain de 72 ans : « Vous ne trouvez pas que vous êtes trop âgé pour être président ? “ , et l’autre de répliquer avec son sourire de mutant : ‘ Pas du tout, petit con !

Sa foi ne regarde que lui’

Si l’Amérique se montre prête à avoir un Noir pour président, après les terribles années George Bush et son amour du VTT et de la cour saoudienne, alors elle sera peut-être prête à reprendre sa place dans le concert des nations, non comme gendarme, ce que dans son coeur elle n’a jamais voulu être, mais comme un exemple de démocratie multiculturelle, non prisonnière des extrêmistes chrétiens.

‘ Ma foi ne regarde que moi’ , écrit Barack Obama dans son livre, et c’est peut-être la prise de position la plus significative qu’il puisse avoir, désormais qu’il est en position d’affronter un candidat républicain, Huckabee, qui pense racheter son ignorance crasse par son aptitude à gratouiller la guitare et à invoquer Jésus comme si ce dernier avait été l’un des co-signataires de la Constitution américaine.

► ‘ Barack Obama, the Audacity of Hope’ , Three Rivers Press, New York, 368 pages.

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  • eben
    • Posté à 12h38 le 07/01/2008
    • Internaute 17102

    C’est quoi « coupe de douille » ?

    Sinon j’ai une vision bizarre sur Obama. Certes il est afro-américain (noir quoi), ne parle pas de sa religion en public et surtout trés jeune en politique. Mais je ne suis pas certain que c’est ce mélange qui fait qu’il gagne en popularité. Il me donne l’impression d’un François Bayrou plus que d’un JFK. Plus une envie de voir ailleurs (democrate/républicain)de la part des américains que d’une ouverture vers un politicien différent ethniquement, socialement ou meme politiquement. Un peu par curiosité.
    J’avouerais que c’est surtout par pessimisme que j’ai cette vision, je n’arrive tout simplement pas à croire que l’Américain (là je globalise, désolé) soit convaincu qu’il est temps de faire élire un noir ou un laïc. Il faut dire que vu de France on a surtout tendance à nous montrer l’américain complétement con, insolent, narcissique à grosse tete. Ce qui évidemment est surement faux. Mais sans avoir la chance de connaitre personnellement de vrais américains, je dois me restreindre à la vue médiatique.
    J’aimerais vraiment avoir la vision de français vivant aux E-U hors de N-Y ou de San Francisco, qui sont réputés pour étre plus ouvert que le restant du pays, pour savoir si l’américain moyen du fin fond du Texas est vraiment aussi stéréotypé qu’on nous le présente.

    Personnellement si il devait gagné je pense que cela serait un grand pas pour la démocratie americaine dans tous les cas. Ca voudra dire qu’a force de travail on peut y arriver, et pas simplement en lachant des milliards en com’. Et surtout ca redorera le blason d’une amerique devenu detestable aux yeux de beaucoup de monde.

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à eben
      Redchef Rue89
      • Posté à 12h54 le 07/01/2008
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Coupe de douille :
      C’est de l’argot. Origine inconnue. (Coupe d’andouille ? coupe qui douille à mort ? contrepétrie ?) Je vous laisse chercher :
      Lien

      • thierry reboud
        • Posté à 13h08 le 07/01/2008
        • Internaute 20923

        En fait, il s’agit d’un pluriel « douilles », les cheveux, dont le GRLF donne pour origine (incertaine) l’ancien français « douil », sensible, puis « douillet ».
        Il me semblait que l’expression « aller se faire couper les douilles » était tout de même assez répandue. Non ?

         
        • eben
          eben répond à thierry reboud
          • Posté à 13h29 le 07/01/2008
          • Internaute 17102

          Merci à vous deux. Et non je ne connaissais pas cette expression. Tif, veuch, chveux oué mais pas douilles.

        • Lairderien
          • Posté à 18h03 le 07/01/2008
          • Internaute 22751

          OUI il y 40 ans, ca ne me rajeuni pas ! ! !

        4 autres commentaires
      • sinclair
        sinclair répond à Pascal Riché
        • Posté à 20h57 le 07/01/2008
        • Internaute 2580

        Je reve ou rue89 vient de se faire replier sur son propre site les boules vous dis je les boules

        NB je n’ai pas donne de boule j’aurai pu

  • jfdonati
    jfdonati
    chercheur
    • Posté à 12h53 le 07/01/2008
    • Expert 2189
      chercheur

    j’imagine que le titre devrait être « rien n’est écrit » plutôt que « rien est écrit », qui veut dire exactement le contraire ? ?

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à jfdonati
      Redchef Rue89
      • Posté à 12h59 le 07/01/2008
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Le n a été retrouvé, il avait glissé sous un bureau.

  • riverain désinscrit
    • Posté à 13h08 le 07/01/2008
    • Internaute 24295

    ce n’est plus un article, c’est un conte de fées ! Quelle soumission, quel « genou en terre » !
    N’ai-je pas entendu Obama déclarer : « nous allons changer l’Amérique et changer le monde » ? Sûrement pas mégalo.
    Mais pour l’auteur il semble bien qu’aucun défaut ne puisse venir entacher ce sauveur, cette figure messianique qui redonnera à l’Amérique... quoi au fait ? Car quel est le programme exact ? Sur le sujet, le mutisme est total.

    • Avril
      • Posté à 14h29 le 07/01/2008
      • Internaute 24503

      pour avoir son programme, il suffit de se renseigner un minimum, sur son site par exemple :

      Lien

      • riverain désinscrit
        • Posté à 18h15 le 07/01/2008
        • Internaute 24295

        je parlais des différents articles qui étaient publiés ici.
        merci de votre sollicitude, mais j’avais déjà bien compris que je devais m’informer ailleurs si je voulais comprendre.

  • thierry reboud
    • Posté à 13h24 le 07/01/2008
    • Internaute 20923

    Une remarque à propos de votre observation liminaire sur l’outsider.
    Assez près de nous, William J. Clinton a débuté comme un parfait outsider. Je me rappelle que, aux Etats-Unis, on avait pas mal daubé sur le gouverneur de l’Arkansas. Si ma mémoire est bonne (mais ça remonte à trente piges), c’était aussi le cas de James Carter en 1976.
    Il semblerait donc que, au Parti Démocrate du moins, il ne soit pas inhabituel que rien ne soit écrit. Je n’ai d’ailleurs pas l’impression qu’Hillary Clinton ait jamais considéré les primaires comme une formalité.

  • cooper59
    cooper59
    nazer c pueril et con
    • Posté à 13h39 le 07/01/2008
    • Internaute 18535
      nazer c pueril et con

    Obama est un bounty ( noir dehors blanc dedans ) qui a voté toutes les resolutions en faveur de la guerre en Irak , comme Candy Rice ou Powell !

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à cooper59
      Redchef Rue89
      • Posté à 14h21 le 07/01/2008
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Ce n’est pas exact pour une raison simple : il n’était pas sénateur au moment de la guerre. A titre personnel, il était contre celle-ci.
      Par ailleurs, je trouve votre remarque bizarre. En quoi le fait d’être noir impliquerait-il telle ou telle position sur la guerre ?

      • thierry reboud
        • Posté à 14h27 le 07/01/2008
        • Internaute 20923

        Bonjour Pascal.
        D’après l’article de G. Faure sur la paire de Clinton en campagne, Obama aurait déclaré qu’il ne savait pas ce qu’il aurait voté s’il avait alors été en situation de le faire. Pouvez-vous nous en dire plus sur sa position personnelle ? A-t-il fait une quelconque déclaration à l’époque ?

         
        • Pascal Riché
          Pascal Riché répond à thierry reboud
          Redchef Rue89
          • Posté à 14h38 le 07/01/2008
            éditeur
          • Journaliste 7
            Redchef

          OCT 2002 : « I don’t oppose all wars. What I am opposed
          to is a dumb war. What I am opposed to is a rash war. What I am opposed to is the cynical attempt by Richard
          Perle and Paul Wolfowitz and other armchair, weekend warriors in this administration to shove their own
          ideological agendas down our throats, irrespective of the costs in lives lost and in hardships borne. »
          « I know that even a successful war against Iraq will require a U.S. occupation of undetermined length, at undetermined cost, with undetermined consequences. I know that an invasion of Iraq without a clear rationale and without strong international support will only fan the flames of the Middle East, and encourage the worst, rather than best, impulses of the Arab world, and strengthen the recruitment arm of al-Qaeda. » [Remarks of Illinois State Sen.
          Barack Obama Against Going to War with Iraq, 10/26/2002]

          DEC 2003 : « On the Iraq war, Obama is strongly critical of President Bush, saying, ’We have an administration whose arrogance internationally seems to have no bounds.’
          The Iraq war ’is distracting us from what should be our number-one priority, the war on terrorism. There is no
          connection between Saddam Hussein and al-Qaeda.’ Obama wants to bring other nations into the terrorism
          fight. » [Rockford Register Star, 12/2/03]

          • thierry reboud
            • Posté à 14h42 le 07/01/2008
            • Internaute 20923

            Suffisait de demander ! Merci.

          • Lairderien
            • Posté à 18h09 le 07/01/2008
            • Internaute 22751

            C’est bien d’utiliser la langue des US, mais c’est mieux de nous parler en Français, vous savez bien qu’on ne connait pas les langues étrangères nous autres franchouillards.

            Donc merci de nous traduire l’esprit de cette note SVP

            Laurderien

        3 autres commentaires
      • cooper59
        cooper59 répond à Pascal Riché
        nazer c pueril et con
        • Posté à 14h33 le 07/01/2008
        • Internaute 18535
          nazer c pueril et con

        justement le fait d’etre noir n’implique aucunes positions sur le probleme irakien par exemple , les democrates controlent le senat et le congres depuis plus d’un an et les depenses pour la guerre en Irak n’ont fait que s’intensifier ; sans reelle contrepartie ! cordialement .

         
        • cooper59
          cooper59 répond à cooper59
          nazer c pueril et con
          • Posté à 14h38 le 07/01/2008
          • Internaute 18535
            nazer c pueril et con

          le senat et la chambre des representants ( pas le congres ) merci .

        • Pascal Riché
          Pascal Riché répond à cooper59
          Redchef Rue89
          • Posté à 14h40 le 07/01/2008
            éditeur
          • Journaliste 7
            Redchef

          Justement, parler de « bounty » comme vous le faites, mettre dans le mec sac Obama, Powell et Rice est assez déplacé.

        2 autres commentaires
      • Avril
        Avril répond à Pascal Riché
        • Posté à 15h33 le 07/01/2008
        • Internaute 24503

        Je crois qu’on doit quand même lui reconnaitre cela et ne pas le juger par défaut sur l’Irak, sur ce qu’il n’était pas.
        Rappelons nous l’époque : pression énorme des médias républicains, accusation d’anti-patriotisme, xénophobie etc.
        Même s’il n’était pas sénateur, il souhaitait être élu, et il s’est engagé publiquement contre la guerre en Irak en octobre 2002, soit six mois avant son déclenchement. Combien étaient-ils ?

        Les Clinton doivent relativiser ce point pour l’éliminer. Le reste, c’est de la com. Qu’en pensez-vous ?

      • Di
        Di répond à Pascal Riché
        • Posté à 19h52 le 07/01/2008
        • Internaute 8231

        Je ne répond pas pour cooper59, mais concernant sa remarque que vous avez trouvée « bizarre », je pense qu’elle n’est pas si bizarre que cela : il ne faut pas oublier que beaucoup d’entre eux (noirs américains) sont en première ligne et sont les victimes de cette guerre. Faut pas oublier non plus que les parents de ses soldats, en Louisianne, ont été abandonnés par le gouvernement lors de l’ouragan. Cela a dû les mettre en colère. Bien sûr, il y a Condelisa Rice, mais est-elle vraiment représentative ? Je doute que les noirs américains ne la croient plus que nous, ici, on pourrait croire que Rama Yade défendra nos opprimés... D’ailleurs, n’a-t-elle pas dit elle même dans sa vidéo qu’elle ne s’occupait que de « l’Etranger » ? ... Je prends Yade en exemple parce que c’est Sarkozy lui même qui a dit à Bush que Rama Yade était sa « Condelisa française ».
         : -D

        Oups ! Je me suis trompée, au fait, je répondais ci-dessus à votre remarque, Pascal Riché,« En quoi le fait d’être noir impliquerait... »

        Mille excuses !

    • cooper59
      cooper59 répond à cooper59
      nazer c pueril et con
      • Posté à 14h43 le 07/01/2008
      • Internaute 18535
        nazer c pueril et con

      petit rappel : Obama est senateur de l’Illinois depuis 2005 . a ce titre il a voté toutes les rallonges financieres demandées par l’administration Bush pour controler l’Irak .

      • dulconte
        dulconte répond à cooper59
        Mordu par un fachogarou
        • Posté à 14h46 le 07/01/2008
        • Internaute 250
          Mordu par un fachogarou

        il a quand même voté voté contre la guerre ! Ce qui reste un sacré courage pour l’époque.

         
        • eben
          eben répond à dulconte
          • Posté à 14h50 le 07/01/2008
          • Internaute 17102

          Voter pour la guerre et voter pour le financement de l’armée c’est pas pareil. Une fois les soldats sur place il faut bien les aider, la guerre est déja lancée, ils vont pas laisser leur soldat en galere. Ou pire faire rentrer les soldats en laissant l’Irak dans un tel état.
          P.S. : Il n’a pas voté contre la guerre, il n’était pas encore sénateur, il a seulement voté les rallonges

        1 autres commentaires
    • lioe
      lioe répond à cooper59
      berlin
      • Posté à 19h35 le 07/01/2008
      • Internaute 6423
        berlin

      Je trouve votre remarque totalement meprisente :
      noir dehors blanc dedans » comment devrait il etre selon vous ? noir dedant et dehors ? comme si ,oh et puis zut j ai pas envie de m etale sur ce genre de betise :

  • said sellali
    said sellali
    cadre à nantes
    • Posté à 13h54 le 07/01/2008
    • Internaute 25979
      cadre à nantes

    Excellent billet de bernard Cohen.Espérons que Obama sera corriger le créationniste,anti-avortement et homophobe Huckabee,qui sera son probable rival.

  • Di
    Di
    • Posté à 14h44 le 07/01/2008
    • Internaute 8231

    Même le vote des noirs américains n’est pas acquis pour Obama, puisqu’il n’a pas la même histoire qu’eux - son côté noir lui vient de son père Kenyan, il n’est donc pas descendant de noir américain, ce qui aurait effectivement eu plus d’impact vis-à-vis de la population noire américaine. Ce n’est pas qu’une question de couleur, c’est une question de vécu. Sa mère est indienne, (native american) par contre, c’est très intéressant. Ca serait une bonne revanche pour eux...

    pour eben : je suis originaire d’outre atlantique et je crains que le texan moyen ressemble quand même pas mal au stéréotype... : -D

    • Avril
      Avril répond à Di
      • Posté à 15h23 le 07/01/2008
      • Internaute 24503

      Tout l’intérêt de la primaire en Caroline du sud, à 30% noire, le 26 janvier. Et c’est un bastion républicain depuis 1975.

      C’est les Clinton qui doivent s’en faire, à mon humble avis, quand on va attaquer les états du sud. Au sud, ça à l’air d’être soit des blancs qui les détestent, soit des noirs qui ne perdront pas l’occasion d’élire le 1er président noir (ou métis plutôt, non ?).

      Au vu des élections passées, les etats sudistes ne sont ils pas un facteur limitant à l’élection du prez ?
      Quelqu’un ?

  • A déménagé le 13-01-2012
    • Posté à 15h58 le 07/01/2008
    • Internaute 18368

    Si on gardait un peu de superlatifs et de carburants pour les semaines et les mois qui viennent ? :)
    Rien n’est écrit pas plus que quiconque n’est encore élu... patience !

  • Hououji_Fuu
    Hououji_Fuu
    Racaille Syndicale (oh yeah ! )
    • Posté à 18h10 le 07/01/2008
    • Internaute 27115
      Racaille Syndicale (oh yeah ! )

    Voici un article dithyrambique de plus sur Barack Obama. Décidément, depuis sa victoire aux primaires de l’Iowa, ce sympathique jeune homme est devenu le messie de pas mal de gens.

    Il a beaucoup de choses pour lui (dont des moyens financiers considérables–n’en déplaise à son enfance modeste et à son parcours de film hollywoodien), certes, mais pas ce qui me semble le plus important : à savoir le bagage politique, l’expérience et la carapace nécessaires pour résister aux républicains une fois l’heure de la vraie campagne sonnée.

    Parce que c’est bien gentil les sourires enjôleurs et les belles déclarations vides du style « je mettrai fin aux clivages et aux querelles politiciennes partisanes ou “je suis le changement” qui font recette auprès des électeurs démocrates, qui ne savent plus vers qui se tourner afin d’être sûrs de battre le candidat républicain, mais c’est vraiment trop court.

    Au-delà de ce genre de messages creux, il faudrait peut-être analyser plus en profondeur ce qu’a dans le ventre notre nouveau candidat prodige, d’un seul coup devenu la coqueluche des média (et à ce propos, il y a de quoi en dégoûter plus d’un travailleur de fond en politique, d’ailleurs...). J’ai lu des positions sur le système desoins de santé qui ne me plaisent pas. On dit qu’il n’étale pas sa foi, mais il a quand même dû faire patte blanche comme tout le monde et démontrer qu’il avait la bonne étiquette tatouée sur le bras gauche...

    Bref, toute cette hystérie autour de Barack Obama me semble assez déplacée, et surtout rabâcher les mêmes clichés du “il incarne le changement”, “il incarne le rêve américain” et autres considérations certes sympathiques, mais sans profondeur ou sens réel, et certainement pas suffisantes comme raisons pour choisir de voter pour lui. C’est un effet de mode très clair. La question, c’est de savoir s’il faut faire comme tout le monde et ne plus jurer que par lui, et aussi de savoir combien de temps durera cet effet de mode.

    Une chose est sûre, si j’étais dans l’establishment républicain, je m’arrangerais pour qu’Obama pose le plus de problèmes à Hillary, et si je pouvais l’avoir comme candidat Démocrate face à Rudy Giuliani ou Mitt Romney, j’estimerais sans doute avoir la partie quasi gagnée.

    PS : extrait d’un article du Times datant de Juillet 2007 :

    Barack Obama announced yesterday that he had smashed fundraising records for a Democrat presidential candidate after receiving $32.5 million (£16 million) between April and June.

    The total, of which all but $1.5 million is for the primary elections in which Democrats will choose the presidential nominee, eclipses the estimated $27 million raised by Hillary Clinton – the front-runner.

    Comme quoi, il n’y a aucun miracle, aucun rêve américain. Juste de l’argent. Beaucoup, beaucoup d’argent, pour avoir des milliers de volontaires qui vont sonner aux portes, qui amènent les électeurs aux bureaux de vote, qui organisent des crèches et des gardes d’enfants, etc.

    • Di
      Di répond à Hououji_Fuu
      • Posté à 19h39 le 07/01/2008
      • Internaute 8231

      Il y a effectivement beaucoup de vrai dans ce que vous dites - résister aux républicains aux USA ne sera pas chose facile pour lui - il a l’air un peu trop gentil et pas assez aguerri pour faire face aux requins qui l’attaqueront(Ils sont probablement en train de fouiller dans sa vie pour trouver quelque chose qu’ils sortiront en temps opportun). Time will tell ! Pour avoir une chance de se faire élire, heureusement pour lui, il a l’appui de Oprah Winfrey, très important personnage là-bas - ça lui emmènera certainement beaucoup de votes.

  • Lidenbrock
    • Posté à 22h35 le 07/01/2008
    • Internaute 24667

    Concernant l’avenir de la candidature de Barack Obama, je ne sais pas lire dans les astres.
    Mais ce qui est surtout intéressant, c’est de voir que ce peuple américain qui semblait complètement dépolitisé et destiné à passer son temps vautré devant la télé ou à faire des barbecues se réveille. Depuis l’invraisemblable histoire de l’élection de GWB en Floride, l’envoi des troupes en Irak, le passage de Katrina et l’impréparation des administrations diverses,... et j’en oublie, ils semblent avoir beaucoup mûri -certes à leur corps défendant- et résolus à prendre leur destin en main au lieu de se le laisser dicter par les média et les prédicateurs de tous poils.
    Que sous les deux mandats de GWB le dollar ait perdu son place de monnaie de référence, que les industries ferment pour cause de délocalisation tout autant que chez nous, que leur agriculture soit en butte aux mêmes difficultés que la nôtre les a sans nul doute réveillés. Que leur puissance militaire soit battue en brèche crée un mouvement ne laissant de rappeler l’époque de la guerre au Vietnam.
    Je me réjouis de constater que les électeurs démocrates soient devenus assez matures pour que la couleur de la peau ne constitue -du moins jusqu’à présent- plus un obstacle absolu à briguer la fonction présidentielle. Quant à ce que décideront certains Etats particulièrement rétrogrades du centre du pays, c’est peut-être une autre histoire.
    Oui, certaines régions des USA sont attachées à la NRA (National Rifle Association), à la Bible, au KKK qui compte de nombreux partisans, à des organisations puisant leur idéologie dans une Amérique pionnière et fascisante (cf. les Freemen du Montana il y a une douzaine d’années refusant l’Etat fédéral),... oui, tout cela existe.
    Oui, ils nous agacent à toujours vouloir donner des leçons au reste du monde, mais s’ils pouvaient continuer de nous faire rêver encore quelques mois au moins qu’une autre politique est possible après le passage d’un président aussi hallucinant que leur New Christian Reborn GWB, j’aimerais bien pouvoir espérer que chez nous aussi, nous pouvons garder espoir pour envisager la suite de NS.

  • jld_64
    • Posté à 22h53 le 07/01/2008
    • Internaute 27718

    Obama Royale même combat ?
    Choix des medias conservateurs afin de faciliter une victoire de leur camp ?
    Promotion du candidat le plus médiatiquement embèmatique pour rassurer son camp et le plus faible pour la lutte finale contre le candidat républicain.

  • Humain
    • Posté à 10h12 le 08/01/2008
    • Internaute 21387

    _
    En Amérique si j’étais Républicain, je tirerais d’abord sur Madame Hillary Diane Rodham Clinton...

    Ensuite ll leur sera ensuite plus simple de se battre contre Barak Hussein Obama...

    (Nous savons tous qu’en politique un programme se sert que les électeurs, peu nombreux, qui osent y croire)

    Madame Clinton est maintenant en perte de vitesse... En France, l’UMP avait sorti Bayrou du chapeau ! Et les dés étaient lancés !

    On connait le résultat.

    _

  • cooper59
    cooper59
    nazer c pueril et con
    • Posté à 12h10 le 08/01/2008
    • Internaute 18535
      nazer c pueril et con

    aux USA Bayrou passerai pour un communiste , il n’aurai pas pu participer aux primaires et aurais deux types du FBI sur son palier et sa ligne sous ecoute ! Quand a Kucinich , le seul veritable « homme de gauche “ de ces primaires il serait peut etre a l’UMP ! ce pays est d’un exotisme !

  • robindesfoix
    robindesfoix
    cherche une issue
    • Posté à 18h31 le 08/01/2008
    • Internaute 26023
      cherche une issue

    il est difficile d’etre sincere quand on est intelligent
    c’est comme etre honnete lorsque l’on est ambitieux
    « fernando pessoa “ poète

  • Quirinus-K
    • Posté à 19h41 le 09/01/2008
    • Internaute 27973

    J’avais envie de reprendre votre article mot pour mot tellement j’y voyais de mépris et de méprises.
    Barack Obama était inconnu en Europe jusqu’à récemment… Mais sa notoriété va croissante aux Etats Unis depuis 1996 « En juillet 2004, il se fait remarquer en prononçant un discours de la Convention démocrate désignant John Kerry comme candidat. Il y fait l’apologie du rêve américain, de l’Amérique généreuse en les reliant à ses origines familiales. Il en appelle à l’unité de tous les Américains. “ Il est candidat pour l’espoir la nation et l’unité américaine. Je comprends très mal l’anglais mais je n’ai relevé de sa part aucun mépris ni pour Kerry… ni pour Edwards, ni pour H. Clinton.
    Je ne crois pas que le succés d’Obama puisse se confirmer dans une opposition destructrice à l ‘ establishment démocrate… et réciproquement.