Revue de commentaires 06/01/2008 à 21h48

« Guerre des psys » : l'analyse des internautes de Rue89

Zineb Dryef | Journaliste Rue89





La campagne de lutte contre la dépression récemment lancée par le gouvernement a fait grincer des dents les psychanalystes. La polémique entre ces derniers (freudiens, lacaniens) et les comportementalistes a suscité des réactions passionnées et passionnantes chez les internautes de Rue89. Revue de ces témoignages, réactions et conseils de lecture.

« La dépression, moi aussi, j’ai connu »

Beaucoup d’entre vous témoignent de leur parcours personnel et expliquent pourquoi psys ou médicaments ont été bénéfiques ou au contraire inutiles : « Décidemment, nous n’arrivons pas à sortir du dualisme corps/esprit ! “ Agacé par la querelle de chapelle entre médicaments et psychanalyse, Guen raconte sa dépression et sa guérison :

‘Pour ma part, j’ai bénéficié des trois : médicaments, psychanalyse, et thérapie cognitive. (...) Les médicaments m’ont permis de remonter la pente et de me mettre en position de commencer une réflexion sur soi. La psychanalyse m’a permis d’analyser un peu profondément un certain nombre de questions que je trimballais. Ça m’a permis de comprendre. Mais cela ne m’a pas guéri... Ce n’est pas parce que vous ’savez’ (dans une certaine mesure, on peut toujours aller plus loin, c’est sans fin), que vous parvenez à changer un certain nombre de comportements.’

FOledire, internaute nantais, témoigne également de ses dix années de dépression et de thérapies. Liée au décès de sa mère, sa dépression s’est accompagnée de comportements à risque et de tentatives de suicide. Il s’en est sorti grâce au Prozac et à la thérapie :

‘Chez moi, le traitement a été bien suivi par le praticien, une fois enclenché le processus de guérison, il n’ a eu de cesse de contrôler tout cela au plus près. Je n’ai pas eu de phénomène de manque, jamais, et à ce moment-là, j’avais arrêté anxiolytiques et autres neuroleptiques.’

A l’inverse, les médicaments n’ont rien réglé pour Axe_du_mâle, étudiante, qui a vu quatre psychiatres pour rien :

‘Il semble très important de ne pas s’arrêter à la prescription de médicaments qui ne règle rien. Je ne suis vraiment pas certaine que cette campagne règle le problème de savoir comment s’orienter : les généralistes ne sont pas en mesure de dépister les dépressions ! ! ! (le mien n’a rien vu).’

Pourquoi la dépression ?

Islande, psy en vadrouille, s’inquiète des origines de la dépression :

‘Tandis que le médical et le psy tentent tant bien que mal de colmater des brèches ; notre société continue à générer de plus en plus de maux dont la dépression est l’une des résultantes les plus marquantes. Les discours médicaux et psy viennent prendre une place de plus en plus importante pour expliquer, analyser… Or, ce sont deux discours axés sur l’individu principalement. Les explications données sont la plupart du temps liées à l’individu, au sujet, à la personne, à sa constitution. Mais et les causes sociales ? Et les questionnements sur ce qui dans nos sociétés génère ces dépressions ?

Une analyse partagée par Breakfast, qui s’interroge :

Une societé qui presse de plus en plus les citoyens pauvres à bosser dur comme des esclaves,à payer les nombreuses factures comme des vaches à lait. (...) Qui est (sont) le(s) fautif(s) dans tout ça ? Nous sommes tous responsables. Les politiques,les citoyens ordinaires, les médias, les nouvelles technologies, les gros patrons, les grosses entreprises à production...’

D’autres, comme Le concombre masqué, pensent que les origines de la dépression sont physiques, liées à une déficience physiologique du cerveau :

‘Grâce à l’IRM et aux recherches d’Antonio Damasio, on sait que nos émotions dépendent de certaines aires du cerveau ; cortex, amygdale, lobe temporal... Je ne pense pas qu’il suffise de chercher dans notre prime enfance d’éventuels méandres d’ordre sexuel pour guérir des pathologies décrites ci-dessus. Si l’on est myope, on le reste toute sa vie. (...) Il faut avoir vécu une dépression pour apprécier sa guérison et qu’importe s’il faut réguler chimiquement ad vitam tels les déficients thyroidiens.’

Angelica s’agace d’une réaction de Taiseux affirmant que la dépression trouvait ses origines dans la génétique :

‘Il s’agit là d’une théorie (contestée) tirée d’une méthode statistique d’investigation : il existe x personnes dépressives ayant un parent dépressif dans leur famille, donc cela pourrait être génétique. Mais personne n’a mis le doigt sur le gêne de la dépression !

Le procès de la psychanalyse

Pong, rationaliste fondamentaliste à Paris, veut en finir avec la question de la psychanalyse : Il se trouve que cette dure réalité, les psychanalystes eux-même ont été obligé de la reconnaître.’ Pong fait référence à un rapport de l’Association internationale de psychanalyse datant de 2002 :

‘Il n’y a pas d’étude qui permette de conclure sans équivoque que la psychanalyse soit efficace, par rapport à un placebo actif ou une autre forme de traitement. Il n’y a pas de méthode disponible qui pourrait de manière incontestable indiquer l’existence d’un processus psychanalytique.’

Et Pong d’en conclure que la psychanalyse est une croyance :

‘Comme toute croyance, chacun est libre de la faire sienne. Mais il ne revient pas à l’Etat de les cautionner, et encore moins de les financer. Pas plus celle-là qu’une autre.’

Gossipor va plus loin et recommande la lecture du ‘Livre noir de la psychanalyse’ ‘à toute personne sensée qui serait tentée d’approcher un gourou freudien ou de cette espèce dans l’espoir de mieux se connaître ou de se mieux porter.’

Sdr répond à Pong et lui reproche d’aller un peu vite :

‘Poser cette simple question ’soigne’ ou ’soigne pas’ c’est présupposer qu’il s’agit d’une maladie, pathologie, dont les symptômes, les composantes, sont clairement identifiés et classifiés. Cela ne me parait pas si évident pour la dépression, qui est protéiforme, multicausale.
La psychanalyse ne se résume pas à une ’croyance’, elle a des effets reconnus, notamment par les patients !

Se soigner ?

Médecin, Tiburs privilégie la médicalisation aux excès d’introspection et de verbalisation :

Tout simplement parce qu’on est plus à l’aise dans une démarche très médicale et moins psychologisante (comme tout acte de soins, une psychothérapie peut être néfaste, donc le tout est d’en bien mesurer l’utilité).’

Egalement chercheur, Tiburs alerte sur l’absence de moyens accordés à la recherche en psychiatrie en France :

‘La pénurie de psychiatres en province fait que 80% des déprimés vont voir leur généraliste, qui ne les oriente pas vers un psychiatre et donc traite cette dépression. Donc on peut dire que le premier et souvent unique traitement est médicamenteux.’

Pour Thevet, infirmier des secteurs psychiatriques, cette unique prescription de médicaments ne permet pas la ‘guérison’ :

‘Bien sûr, le mieux serait de se passer de médicament, malheureusement ce n’est pas toujours possible. En tout cas, il faut associer psychothérapie et médication, pour saisir ’la chance de la dépression’’.

‘J’aimerais qu’on me foute la paix.’ Par ce cri, NouNouiLL rejette médicaments, psys et autres ‘choses qui vous lobotomisent’ :

‘Bref, avec tous les symptômes de la dépression que j’ai (désocialisation depuis cinq ans, anorexie chronique, idée suicidaire, nihilisme patent...), j’aimerais qu’on me foute la paix, je n’ai pas besoin d’être ’malade’. Ouste les processus de groupes... Je sais porter ma douleur qu’elle soit grande ou petite.’

Pour NouNouiLL, point de guérison, car nulle maladie :

‘C’est plus marxiste que les théories marxistes. Tu es ou tu n’est pas dans la classe des ’dépressifs’. Classe en soi et pour soi car il y a une conscience faite par autrui mais aussi intériorisée d’appartenir à ce groupe. Combien de fois j’ai vu des associations de dépressif, de bipolaires et de tous ces ’troubles’. C’est donc plus qu’une observation faite par les psy, mais bien un état, un fait social qui nous permet de nous différencier...’

Lectures conseillées

Brunol : ‘Dans le ’Meilleur des mondes’, Aldous Huxley, le psychanalyste, était le dernier rempart contre cette société façonnée.’

Islande, psy en vadrouille : ‘’Le pouvoir psy’, de Phillips A., dit cette phrase qui doit au moins nous questionner nous les psy sur notre implication dans la société : ’Décrire les gens comme les seuls auteurs de leur vie est une autre manière de les accabler.’’

ClaireChar : ‘La lecture du livre de Philippe Labro est passionnante à ce sujet ’Tomber sept fois se relever huit.’’

Christophec, psychosociologue : ‘Je conseille aux internautes la lecture du livre ’Comment la dépression est devenue une épidémie’, de Philippe Pignard. Ce livre explique comment nous en sommes arrivé à 3 millions de dépressifs diagnostiqués en France.’

Soffi, livreuse d’algues : ‘A 60 ans, l’écrivain américain William Styron sombre dans une profonde dépression. Plus tard, lorsque se seront dissipées les ténèbres et qu’il aura recouvré les bonnes sensations nécessaires à tout être humain pour avoir envie de continuer à vivre, il se lancera dans la rédaction de sa chronique d’une folie avec pour but avoué de mieux appréhender la morbide expérience qu’il a dû subir tel un pantin à la merci d’un sadique marionnettiste. Son livre : ’Face aux ténèbres’.’

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  • phibus
    • Posté à 22h16 le 06/01/2008
    • Internaute 27569

    Je recommande à tous la lecture du « Noonday Demon“de Andrew Salomon. Je ne sais pas si il a été traduis en Français. En gros, l’idée maitresse est qu’il n’y a pas d’effet ‘placebo’ pour la depression : si vous vous ‘sentez mieux’, alors le remede est efficace puisque la depression, c’est se ‘sentir mal’ (très mal).
    De ce point de vue, la psychanalyse freudienne et la sorcellerie africaine se vallent. Si tu es Juif New-Yorkais, ton psy te soigne de tes ‘traumatismes inconscients’. Si tu es Bantou, ton sorcier va te guerir des ‘esprits mauvais’. Personnellement, je suis rationnaliste athé (salut Pong !) donc mes mediaments et ma therapie cognitive et comportementale marchent très bien (après 3 ans de tentatives de combinaisons medicamenteuses + ou - heureuses). Mais lisez le bouquin, c’est drole et intelligent, plus que moi.

    • Iris2
      Iris2 répond à phibus
      • Posté à 07h59 le 07/01/2008
      • Internaute 16898

      A phibus.Je suppose qu’il s’agit du« Diable intérieur.Anatomie de la dépression“publié chez Albin Michel.Je l’avais signalé moi aussi dans ma contribution sur ce site.C’est un excellent travail à l’anglo-saxon,pragmatique et très documenté.Notamment il y a tout ce qu’on peut savoir sur la pharmacopée.A un moment de ma dépression,je l’ai lu avec profit.Pour moi l’idée phare,c’est que les médicaments(que n’ont pas les Bantous !)sont essentiels pour vivre correctement.J’en ai aussi tiré que finalement on doit vivre toute sa vie avec sa dépression(comme avec de l’hyper-tension,le diabète etc)mais que c’est un état enrichissant quand on a été mis en mesure par des médicaments de le regarder en face.Voici la dernière phrase du dernier chapitre( intitulé : Espoir) : ‘Il m’est
      impossible de regretter complètement le cours qu’a pris ma vie.Chaque jour,parfois vaillamment et parfois à l’encontre de la raison,je choisis de vivre.N’est-ce pas là un bonheur rare ?’.
      Dans Decouvertes Gallimard,il y a aussi un livre sur la ‘mélancoliequi nous emmène dans le monde des déprimés célèbres,à partir d’Aristote...

      • survivant
        survivant répond à Iris2
        • Posté à 19h36 le 07/01/2008
        • Internaute 25864

        La psy et autres camisoles chimiques ont encore de beaux jours devant eux. Mais l’angoisse de l’humain ne vient-elle pas que nous sommes les seuls êtres vivants à savoir que nous mourront ? La dépression n’est-elle pas la peur de la mort ? La psy servirait à trouver un but existentiel tout comme le font les religions. Rassurez-vous braves déprimés, vous n’ètes pas plus fou que votre voisin et quoi qu’il en soit nous atterissons tous au même endroit. Gardez votre argent et soyez fier d’avoir compris que vous aller crever un jour ou l’autre.

         
        • Jo.Caste
          Jo.Caste répond à survivant
          • Posté à 20h53 le 07/01/2008
          • Internaute 14304

          Ah cette fameuse supériorité de l’être humain sur les autres espèces vivantes !

          Nous sommes les seuls à savoir que nous mourront...c’est pour cette raison que, comme pas les éléphants (entre autres), nous ne rejoignons jamais le cimetière ou le crématorium le plus proche lorsque notre fin est inéluctable !

          Un dépressif n’est pas un être-éclairé-qui-sait-qu’il-va-mourrrrir-de-toutes-façons...une personne dépressive a (parfois-souvent) envie de mourrrrir (15 personnes dépressives sur 100 parviennent à « actualiser leur désir“-actualiser le désir...c’est du langage psychanalytique ! ! -),sans pour autant se poser de questions aussi existentielles .

          La problématique de la dépression, c’est le ‘tout de suite maintenant invivable’ et l’impossibilité d’imaginer plus loin que la seconde qui vient, d’imaginer les autres (ses enfants, sa famille, ses amis, ses collègues...) dans la seconde qui vient.

          Etre dépressif n’a rien d’existentialiste, être dépressif ce n’est pas une position philosophique. La dépression est une maladie qui ne se soigne pas par le discours.

          • survivant
            survivant répond à Jo.Caste
            • Posté à 21h38 le 07/01/2008
            • Internaute 25864

            Par la camisole chimique si ce n’est pas par le discours docteur ?

        • Thomas GREDAT
          • Posté à 10h53 le 08/01/2008
          • Internaute 23794

          Cher Survivant,
          Pour tenir un discours comme le vôtre, et dont je veux croire qu’il a dépassé votre pensée, il faut méconnaître la dépression. Ou, pourquoi pas, en avoir peur.
          La dépression n’est pas la peur de la mort, pour la simple raison qu’elle est déjà une forme de mort : on souffre, on pleure, on ne croit plus en rien, on n’a plus la force de vivre et on se persuade que tout est déjà fini.
          Comme l’a déjà fait observer un post au-dessus du mien, un dépressif a envie de mourir.
          En revanche, c’est depuis ma guérison que je sais que la mort n’existe pas.
          Bonne journée.

          • survivant
            • Posté à 15h01 le 08/01/2008
            • Internaute 25864

            Fuiiiiii ! Je ne savais pas que les fantômes écrivaient. Car si pour vous la mort n’existe pas c’est que vous n’êtes pas né mon cher thomas GRETAT. Ou bien alors vous n’ètes pas tout à fait guéri. Bon vent.

            • Thomas GREDAT
              • Posté à 15h56 le 08/01/2008
              • Internaute 23794

              Peut-être, en effet, ne suis-je pas encore tout à fait né. En tout cas, votre réaction me fait douter de votre propre guérison. Et me confirme votre peur. Dommage.

              • survivant
                • Posté à 20h02 le 08/01/2008
                • Internaute 25864

                Si vous doutez de votre naissance en effet vous n’ètes pas guéri.

              • survivant
                • Posté à 20h22 le 08/01/2008
                • Internaute 25864

                J’en terminerai avec vous par cette conclusion. Il y a un moment dans la vie ou il faut prendre sur soi. Je crois sincèrement que ressasser son passé sur un divan ou bouffer des médocs n’a jamais rien résolu. Voyez des amis est la meilleure des thérapies mais vu vos raisonnements. Cela me confirme à mon tour votre peur de l’autre.

                • Thomas GREDAT
                  • Posté à 15h28 le 09/01/2008
                  • Internaute 23794

                  Si votre unique recours est d’invalider ma parole en m’attribuant arbitrairement une peur de l’autre, il y a de quoi douter de vos propres certitudes. Prendre sur moi, je l’ai fait pendant des années, c’est ce qui m’a rendu malade. Libre à vous de le faire si vous pensez que c’est le mieux pour vous, mais vous n’êtes pas moi et réciproquement.
                  Ce qui compte, c’est que chacun trouve sa voie et accepte que l’autre ait la sienne propre. Sinon, c’est de l’intolérance, et c’est cela la vraie peur de l’Autre.
                  C’est à mon tour d’en avoir fini avec vous.

                  • survivant
                    • Posté à 18h35 le 09/01/2008
                    • Internaute 25864

                    Vous êtes d’un ennuyeux mon pauvre thomas GREDAT votre solitude est maintenant très perceptible. Un bon conseil de psy. Coupez le cordon ombilicale arrêtez la branlette et devenez enfin un adulte. Prenez la peine de regarder autour de vous et vous vous rendrez compte que des gens se contenteraient d’un bout de pain et eux ne vont pas voir un psy qui d’ailleurs est une démarche tellement égoïte pour son bien être personnel. Et revenez discuter avec moi.

                  • survivant
                    • Posté à 21h38 le 09/01/2008
                    • Internaute 25864

                    L’exemple type de l’imbécile qui n’a plus rien à dire « censurer les messages ».

                    • Thomas GREDAT
                      • Posté à 22h36 le 09/01/2008
                      • Internaute 23794

                      Cher Survivant, je vous pardonne de me traiter d’imbécile. Il faut, pour en arriver là, que vous soyez dans une souffrance à laquelle je ne peux que compatir.

                      • survivant
                        • Posté à 22h45 le 09/01/2008
                        • Internaute 25864

                        vadé rétro satanas

                      • survivant
                        • Posté à 23h09 le 09/01/2008
                        • Internaute 25864

                        Je crois que je viens de vous mettre un peu en porte à faux cher confrère. C’est vrai que la profession de psy est tellement lucrative et en étroite collaboration avec les firmes pharmaceutiques une manne d’argent effectivement pas négligeable. Désolé d’avoir cassé la baraque.

        • Lechat
          Lechat répond à survivant
          esprit critique
          • Posté à 10h11 le 09/01/2008
          • Internaute 23925
            esprit critique

          Bonjour
          Les animaux n’ont pas peur de la mort mais ils font également des dépressions
          Lien

          Lien

          J’ai eu un chat qui a fait une dépression à la mort de son compagnon
          Il ne mangeait plus.......je pensais que cela allait passer mais non j’ai donc du reprendre un autre chat
          Cela a réglé le problème

        • Barbarella
          Barbarella répond à survivant
          • Posté à 15h18 le 10/01/2008
          • Internaute 27741

          Survivant, la dépression, quelle que soit sont origine, se manifeste par un déséquilibre chimique réel et durable dans le cerveau. Des études en neurosciences ont prouvé par exemple qu’une personne dépressive est marquée beaucoup plus longtemps par des images (ou des posts ?) désagréables que des personnes non dépressives.

          Ceci pour vous dire qu’il n’y a pas de solution simple pour s’en sortir. Et le fameux coup de pied aux fesses souvent préconisé par des personnes bien intentionnées est tout à fait contre-productif.

          Mais pour être positif, notons que pour beaucoup la dépression est souvent comparable à une crise existentielle profonde, et qu’elle ouvre la voie à de grands changements de direction dans la vie d’une personne, des changements jamais imaginés avant.

          • survivant
            survivant répond à Barbarella
            • Posté à 20h28 le 10/01/2008
            • Internaute 25864

            Bonsoir,
            restons dans le domaine à proprement parlé de la dépression pour ne pas évoquer la folie qui relève d’un tout autre domaine. Chaque étapes dans la vie de l’humain est jonchées de dépressions. Le passage de l’enfance a la pré-adolescence est une dépression puis vient ensuite l’adolescence et le passage à la maturité. Selon l’accompagnement parental que vous aurez reçu vous serez par la suite armé pour vivre pleinement votre vie d’adulte. Le problème de nos sociétés modernes c’est que les gens ont oubliés de se parler de s’aimer et de s’identifier sur la valeur des choses. Nous revenons à mon commentaire du début « la peur de l’autre ». Maintenant j’ai le regret de ne pas partager vos idées concernant les psys et autres neuroleptiques. La psy ne réparera jamais une blessure latente qui dure depuis l’enfance. elle pourra, certes vous aider à comprendre mais pas à reboucher. et là je reviens encore sur un de mes commentaires. Vous devez coûte que coûte prendre sur vous. Quant aux neuroleptiques je préfère ne pas en parler lobotomiser chimiquement les gens n’a jamais rien résolu au contraire devenir un légume et un infirme assisté. Bonne soirée.

  • m a i a
    m a i a
    aquoiboniste
    • Posté à 22h22 le 06/01/2008
    • Internaute 9081
      aquoiboniste

    Cette analyse éclaire bien les débats sucités par le premier article.

    Ayant déja un témoignage publié sur le site (merci Rue89 !), je ne voudrais pas overdoser les lecteurs, mais juste ajouter à ce nouvel éclairage, une ou deux pensées...

    Je considère les médicaments comme indispensables, même si parfois encore, je les rejette avec force, ou en tout cas je rejette l’idée d’avoir à en prendre.
    J’ai cependant une vision très « médicale » de la depression. J’ai consulté essentiellement des psychiatres, et été hospitalisée dans le secteur public.
    Je crois aussi en la psychothérapie, mais jusqu’à présent j’ai pu me passer d’elle, ce qui n’est pas le cas pour les petites pilules...
    La psychanalyse, j’aimerais essayer, pour voir, mais difficile de se repérer...

    Sur les origines de la depression, je suis en partie d’accord avec la théorie de nos conditions de vies actuelles, également sur le fait que l’on s’écoute davantage (est-ce un bien ou un mal ?).

    Quand je relis mon blog, mes journées de cpe de banlieue, je me dis que mon boulot me rend folle même si j’y suis plus qu’attachée, mais ma dépression me ramène sur terre, paradoxal non ?

    Mais je crois aussi de plus en plus au caractère endogène de la depression, à son caractère non-évenementiel et donc intouchable...
    Je n’oublie pas, en disant cela, l’extraordinaire complaisance (involontaire) que je peux nourrir vis à vis de MA dépression.

    Brèfle !
    Je laisse de la place aux autres, je prends goût à la thérapie Rue89 on dirait !

    maia

  • Gastlag
    Gastlag
    flâneur | identi.ca/gastlag
    • Posté à 22h50 le 06/01/2008
    • Internaute 8274
      flâneur | identi.ca/gastlag

    Un livre intéressant sur les raisons autres qu’individuelles du suicide est l’ouvrage fondateur de la sociologie : Le Suicide, d’Emile Durkheim.
    Il y explique notamment qu’un des différents types de suicide (le suicide anomique) est plus fréquent lors de forte activité sociale. Car comme l’individu est plus livré à lui même dans les sociétés modernes, ses désires sont moins bien définis et alors l’individu est plus insatisfait.

    N’hésitez pas à me corriger ou à approfondir si j’ai dit des âneries.

  • contactani
    • Posté à 22h52 le 06/01/2008
    • Internaute 22948

    Il parait quand temps de guerre il y a moins de dépressifs idem dans les campagnes ou les liens de communication par troc ainsi que la vie « plus à la dure » favorise moins la dépression.
    Peut être sommes nous trop gâté et la perte des cérémonies des passages vers la mort favorise la dépression c’est tout bénef pour ceux qui disent que pour guérir il faut payer sinon cela ne marche pas.
    Mais pour le moment on ne paye pas encore sur rue 89 alors pas question de guérir.

  • BerserK11
    BerserK11
    pandoreweb.blogspot.com
    • Posté à 23h22 le 06/01/2008
    • Internaute 12095
      pandoreweb.blogspot.com

    Bonjour, je suis étudiant en psychologie, et je voudrais vous faire part de quelques réflexions.

    Premièrement, je ne nie pas que les médicaments puissent soulager et aider à guérir, mais je les récuse, car ils tentent de résoudre le symptome et non la cause de la maladie.
    Si on guérit le symptome sans guerir la cause, le symptome a toutes les chances de se déplacer à un autre endroit du corps, et des rechutes peuvent également être constatées.
    Donc les médicaments soulagent, oui, mais ne guerissent pas.

    Seul le patient peut se guérir lui-même.
    Lorsqu’un médicament fonctionne vraiment, il ne faut à mon avis pas voir autre chose que la manifestation de l’effet placebo.
    L’individu se met en situation de guérison en prenant le médicament, et c’est cette situation, faite de volonté et de réflexion sur soi, de don d’amour à soi même qui effectue la guérison.

    Par ailleurs, cet effet placebo me semble beaucoup trop négligé par les médecins et les psys.
    En effet, si la sensibilité d’un individu l’amène à croire qu’une certaine technique fontionne pour lui, et que celà fonctionne vraiment, je ne vois pas pourquoi il faudrait l’en dissuader par des arguments scientistes.

    Le tout est que le patient prenne conscience de ses problèmes et qu’il commence à vouloir vraiment au fond de lui guérir.

    Si la psychanalyse et les thérapies psychanalytiques présentent un danger, c’est leur durée, et la dépendance envers le thérapeute qu’elles peuvent induire. Il est donc bon de réfléchir à deux fois avant de s’engager pour 10 ans. Mais il est incontestable que l’écoute d’un thérapeute est toujours réconfortante et aide à la guérison, tout comme l’écoute de ceux que vous aimez.

    Par ailleurs, il existe des thérapies courtes voire brèves, fondées sur des principes semblables à la psychanalyse, très mal connues du public.

    Ainsi, l’hypnose ericksonienne a prouvé à l’occasion d’une expérience sur 5000 sujets, étalée sur 10 ans, qu’elle guérissait 60% des cas d’allergie, sans rechute ni substitution du symptome, à l’issue de la première séance.

    De même, la technique de « respiration holotropique », que j’ai essayée moi-même est très efficace. Cette technique a été pratiquée par nos ancêtres depuis des temps immémoriaux, puisqu’on la retrouve dans le chamanisme, qui est la première religion humaine a être apparue, puis chez les druides, les sorcières, ...
    On retrouve cette technique sur tous les continents, et plus particulièrement depuis des milliers d’années en Inde, en Amérique du Sud, ...
    On parlera également de « rebirth », de psychologie transpersonnelle ou plus généralement de guérison par la transe.

    Il faut toujours se méfier des gourous et ne pas accepter d’autre vérité que la sienne propre.
    Mais les ancêtres ont réalisé des miracles de guérison depuis l’origine des temps que la science occidentale n’a pu envisager que très frileusement, car elle ne pouvait pas comprendre rationellement ces phénomènes.

    Or pour comprendre, il faut croire (qu’est ce qu’une théorie scientifique, sinon un modèle qui différe avec les époques et les civilisations auquel on croit ?), pour croire il faut voir, pour voir il faut regarder.

    Pour regarder il faut le vouloir. Pour le vouloir il faut être prêt.

    Pour les sceptiques, je leur conseille de se renseigner sur la chaire de parapsychologie de l’Université d’Edimbourg, qui se base sur des principes expérimentaux stricts et a obtenu des résultats surprenants qui sont applicables à tout un chacun, car ils n’étudient pas les cas extrèmes.

    Je précise que je n’y croyais pas il y a 5 ans, et que j’étais athée et rationnaliste.

    • pablico
      pablico répond à BerserK11
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 00h01 le 07/01/2008
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Si je comprend bien, la dépression, est une agression et un en fermement que l’on se fait à soi-même ? Au point de ne plus réagir, et de ne plus voir la vie sous son meilleur angle.
      Je ne pense pas de des médicaments puissent venir à bout de cela.
      Tout le monde a des moments de déprime, mais l’instinct de conservation quand il existe toujours, nous remet assez vite en selle. Pour ma part c’est un bon jogging, une bonne réflexion positive et tout repart.
      Bien sur les problèmes sont toujours là.. mais
      je m’en moque. Je ne vais pas me détruire, parce que j ai des problèmes. Je n’ai qu’une vie.
      C’est très primaire je sais.

      • Barbarella
        Barbarella répond à pablico
        • Posté à 10h35 le 08/01/2008
        • Internaute 27741

        La déprime et la dépression n’ont rien à voir. Vous n’êtes pas primaire, vous avez simplement la chance de ne pas avoir connu la dépression - je vous souhaite qu’il en soit toujours ainsi.

        En tout cas, les ballades au grand air ont un effet positif prouvé sur déprime ET dépression.

    • Sacha25
      Sacha25 répond à BerserK11
      • Posté à 11h10 le 07/01/2008
      • Internaute 24877

      typique réaction bureaucratique qui oublie : il faut pouvoir, il faut savoir, il faut comprendre etc...

      D’autre part, on ne peut pas faire d’un cas particulier une généralité, de même qu’une multitude de cas individuels ne font pas un cas général.

      Un individu est complexe, multiple, changeant, et c’est son droit le plus absolu (comment l’en empêcher sauf à l’enfermer)

      Force est donc de constater que devant une affection (j’allais dire maladie, mais ...) si multiforme, tous les traitements indiqués fonctionnent plus ou moins bien, donc qu’aucun n’est le bon (à lui tout seul ?). Faut-il pour autant lui jeter l’anathème ? Bien présomptueux.
      Mais aussi, la médecine est un métier bien difficile, tant qu’on ne considére pas l’individu comme un individu

    • Barbarella
      Barbarella répond à BerserK11
      • Posté à 10h27 le 08/01/2008
      • Internaute 27741

      Tout à fait d’accord avec Beserk11.

      Ma dépression a été soignée sans médicaments, mais par la psychothérapie analytique, la participation à un groupe de soutien sur internet, et la respiration holotropique - qui m’a permis de renouer avec... la créativité. Ruminer sur la beauté et la liberté plutôt que sur le désespoir doit changer quelque chose de fondamental dans le cerveau, je suppose.

      J’ajoute que certains pensent que le système médical occidental, médicaments compris, est un gigantesque effet placébo - même si pour ma part je reconnais qu’on ne peut pas s’en passer pafois. Et même les médecins occidentaux reconnaissent que c’est le patient qui est l’acteur de sa guérison ; thérapies ou médicaments restent inefficaces si le patient ne sait pas réveiller son médecin interne (qui ne se sent pas mieux dans la salle d’attente de son généraliste ?)

      A l’inverse une thérapie incluant des rites « shamaniques » (ni purement psychanalytiques, ni purement comportementalistes), comme le pratique le psychiatre Mehl-Madrona aux USA, peut guérir de graves affections en quelques mois.

      En ce qui concerne les origines familiales de la dépression et des troubles bipolaires, je note que les commentateurs ont relevé uniquement l’hypothèse génétique et non l’hypothèse environnementaliste (il y a effectivement des familles où ça arrive plus, mais on ne sait pas si c’est par génétique ou à cause des relations inter-personnelles : vivre avec un grand déprimé ou un schizophrène a un effet sur le moral de l’entourage).

      Je m’interroge aussi sur l’instrumentalisation des découvertes scientifiques. Les neurosciences ont prouvé ces dernières années la réelle efficacité sur le cerveau de techniques comme la méditation et l’acuponcture, qui avaient jusque là souvent été qualifiées de placébo ou de fumisteries. Mais qui en parle ? Je crois que les neurosciences peuvent nous aider à comprendre notre fonctionnement et devraient être étudiées aussi par les psychanalystes.

      Je m’interroge aussi sur la charmante petite phrase du spot tv : « un déprimé sur deux guérit ». Sympa quand on lutte pour s’en sortir ! Surtout quand ça vient entre des spots pour les dentiers, les fuites urinaires et les pompes funèbres :)

      Comme le dit Beserk, pour s’en sortir il faut se prendre en main, et faire confiance à soi-même principalement, essayer différentes choses - et laisser les spécialistes de la spécialité s’engueuler, on sera guéris avant qu’ils ne trouvent la solution. Prendre sa guérison en main, même si ça implique de changer de thérapeute, c’est renouer avec la liberté, l’expérimentation, la vie !

      Bonne route à tous !

    • sery
      sery répond à BerserK11
      • Posté à 19h20 le 08/01/2008
      • Internaute 25622

      « Une proposition qui ne peut etre demontree comme fausse, ne peut pas etre vraie » G. BACHELARD

      Les theories scientifiques ne se veulent pas immuables et integralement demontrees.Elles se demontrent comme elles se demontent.Elles pretent volontiers a critique que leurs auteurs sinceres demandent et redemandent.

      Contrairement a la croyance etablie qui ne tolere ni critique, ni remise en cause et refuse parfois jusqu’a sa consultation et son etude.De plus elles font souvent dans leur enonce meme un mechant sort a leur contradicteur porentiel.

      Duquel de ces 2 cotes sont les psys de tous ordres ?

  • Karmus
    • Posté à 00h04 le 07/01/2008
    • Internaute 23764

    La question ne sera jamais réellement tranchée entre maladie ou mal-être.
    Il y à autant de différence de cas qu’il y à d’individu, donc autant de réponses.
    Pour ma part, je devrai me considérer comme dépressif depuis mon plus jeune age car, jamais satisfait, toujours à lutter pour une meilleur relation avec les autres, je n’ai jamais trouvé la quiétude ni quelqu’une inscription effective dans cette société à laquelle je ne peux me soustraire.
    Devrai-je me soigner, suis-je réellement malade ou bien dois-je continuer à investir cette place qui est la mienne ?
    Qui est à même de me répondre(à qui dois-je m’adresser).
    Le psychiatre, le neurologue, le psychothérapeute, le sage ou le sorcier ?

    • micke
      micke répond à Karmus
      utopiste
      • Posté à 00h16 le 07/01/2008
      • Internaute 13094
        utopiste

      c’est à toi que tu dois t’adresser.

      • Karmus
        Karmus répond à micke
        • Posté à 00h34 le 07/01/2008
        • Internaute 23764

        Hey ! l’utopiste, je t’ai pas attendu, j’ai déjà pas mal fait ; bien des drogues, bien des discutions et autres monologues, le travail, les culs et autres avatars et ce avec la plus extrême application, toujours à chercher et tu me parles d’adresse en sept mots.
        Tu es vraiment trop fort !

         
        • micke
          micke répond à Karmus
          utopiste
          • Posté à 01h07 le 07/01/2008
          • Internaute 13094
            utopiste

          eho ! ?
          et faudrait que ca vienne comme ça tout cuit ?

          m’enfin bon l’idée c’etait surtout de pas s’adresser à ces pretres des temps modernes susnommés par tes soins

          tu veux vraiment leur filer ton esprit ?

          ce serait con t’as l’air d’en avoir en plus.

          • Karmus
            Karmus répond à micke
            • Posté à 01h23 le 07/01/2008
            • Internaute 23764

            Je regrette de mettre exclamé, l’interrogation ne m’était pas propre, juste une réflection (pour éventuellement d’autre).

        2 autres commentaires
  • micke
    micke
    utopiste
    • Posté à 00h11 le 07/01/2008
    • Internaute 13094
      utopiste

    une perspective tout autre que ce que j’ai pu lire sur cette page :

    sachant que

    d’une part la dépression est une maladie des sociétés occidentales et/ou occidentalisées

    que d’autre part il est incontestable qu’elle puisse etre associée dans la grande majorité des cas à un (grand) manque affectif.

    qu’enfin, l’on sait qu’un manque d’Amour engage tout individu sensible et ayant la propension à se poser des questions dans une quête de sens : celui de sa vie.

    alors,

    dans une société,
    ou le non-sens s’exprime unilatéralement,
    où tout sens a ainsi complétement disparu de chacune de nos actions quotidiennes,
    où chacun est conditionné au culte de l’ego

    on appelle cette quête « dépression », et le quêteur un « malade »

    on lui envoie psy et medoc de nos supers labos pharmaceutiques pour le remettre dans le droit chemin. celui qui fait tourner la machine.

    bref on lui dit : « ta gueule espece de malade, bosse pour le système il est tres bien comme il est, et va draguer sur meetic si tu t’emmerdes. »

    autrement dit :

    la dépression est une manifestation de l’absurdité de la société.

    ce n’est pas les individus depressifs qui sont malades, c’est la société, ses mensonges ;
    cette somme d’erreurs que ces ######## de psyCHIATRES nomment « réalité ».

    je vous propose :
    l’exploration de la si subtile sensation d’Etre Vivant
    car c’est l’unique Vrai remède.

  • gébé
    • Posté à 00h28 le 07/01/2008
    • Internaute 8332

    juste une petite réflexion personnelle :

    qu’est-ce qu’une dépression ? C’est un vide, un manque...

    la notion de perte est je crois importante. Celle d’un être cher est connue. Mais il en existe bien d’autres, qui peuvent être plus ou moins conscientes d’ailleurs.

    Sur la généralisation du phénomène, et pour faire court, je pense que nos sociétés, axées vers le matérialisme au détriment du spirituel, risquent d’entraîner de plus en plus vers cet état de vide intérieur.

    En s’éloignant de la Nature, en se coupant de ses racines, en bâtissant petit à petit un monde de plus en plus artificiel et basé sur de fausses valeurs, en accentuant toujours plus la rapidité de chaque chose, et en teintant ses actes d’une compétitivité toujours plus exigeante, l’Homme se crée une forme d’indifférence, une barrière affective entre lui et la réalité des choses.

    Il sent confusément qu’il s’écarte, pratiquement dans tous les domaines, de l’ordre naturel. Et s’il le refoule plus ou moins bien, son inconscient est là pour le lui rappeler.

    Commence alors l’expérience de l’angoisse existentielle, prélude à un état dépressif plus ou moins latent.

    L’angoisse nait de l’impossibilité d’agir. Et nos sociétés, sous une apparence de liberté, deviennent en fait de plus en plus restrictives et déshumanisées.

    L’Homme sent que son destin lui échappe , les sécurités antérieures se dérobent, les anciennes certitudes aussi, mais encore et surtout les rêves et utopies d’un monde meilleur, plus chaleureux et plus humain, ont disparus au fil du temps.

    l’activité principale devient la production, avec comme but unique la consommation. Tout est devenu objet de marchandise, les loisirs, les sports et la culture comme le reste.

    sont alors pervertis les seuls domaines de liberté auxquels l’Hommme pouvait encore prétendre.

    Peut-être est-ce là le manque, le vide primordial qu’il ressent, et qui le rend malade ?

    • Crispus
      Crispus répond à gébé
      • Posté à 00h55 le 07/01/2008
      • Internaute 15293

      Bien vu, bien dit ! Je suivrai attentivement vos « petites réflexions personnelles » Gébé, qui me semblent très pertinentes en fait. Pour l’heure, je vous souhaite la bonne nuit (demain « il y a école » !).

    • Karmus
      Karmus répond à gébé
      • Posté à 01h14 le 07/01/2008
      • Internaute 23764

      Vous présentez, d’après moi, un point de vue simpliste, il existe de réelles traumatismes qui ne peuvent incomber aux seuls faits des rapports de sociétés.
      Je parle des guerres et autres monstruosités.
      Vous ne faites que considérer la place que tout un chacun peu se prévaloir à l’intérieur d’une société à l’abord de ses semblables.
      C’est certes louable mais cela ne correspond qu’à la partie visible de l’iceberg.
      Ce que vous dénommez vide, je le considère comme un passage obligé de l’existence, donc pas pathologique, il est propre a à chacun.
      Il existe des cas dit« graves » donc pathologiques qui , eux , sont à même à nous faire réfléchir sur ce que l’on nomme « le monde » et qui, de se fait, peuvent nous amener à un autre ordre de réflection.
      D’après moi le seul qui vaille d’être pris en compte.

    • gérare
      gérare répond à gébé
      photographe
      • Posté à 09h24 le 07/01/2008
      • Internaute 24235
        photographe

      Oui gébé , le vide est ce manque .
      Le manque d’amour .
      L’amour pour quelqu’un étant le révélateur de l’amour .
      Mais l’amour de faire , d’être , de respirer , de faire , d’échanger ,
      le principe fondamental de l’être c’est l’amour .
      De plus ;
      notre tête est aux commandes , notre mental manipule , il faudrait que le corps soulage cette tête .
      J’aurais envie de dire , ne croyez pas vos pensées.
      Nager ,
      fites du yoga ,
      faites l’amour ,
      taïchi ,
      boxe ,
      vélo ,
      massages ,
      planche à voile ,
      respirer , respirer , faisons respirer notre corps ,
      la tête ne sera plus là pour manipuler ,
      mais aux ordres d’une pensée plus juste .

      Nous pourrions également jeter notre télé .
      Et prendre CONSCIENCE.
      Profitons , profitons de cette merveille qui est notre corps .

      Je vous aime .

      Remarquez vous comme ces trois mots sont tranquilles ?

      • pablico
        pablico répond à gérare
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 12h24 le 07/01/2008
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        Oui, je pense que c’est un manque de construction « philosophique » de son égo.
        Les ’déstabilisés’ se comparent à une ’norme idéale de société’ et comme personne n’est dans la norme, cela génère du mal être..
        Ma vie versus la mort qui est là devant..vaut-elle le coup ?
        On est des êtres uniques. Il faut en prendre conscience.
        On est seul avec soi-même.
        Pour certains c’est très dur surtout quand on ne s’aime plus au point de faire une espèce de suicide qui s’appelle la dépression.
        Aimons nous et soyons égoïste !

        La vie c’est juste un très bon moment à passer.
        la vie c’est juste un bon moment à passer
        la vie c’est juste un moment à passer
        la vie c’est juste un mauvais moment à passer
        (biffer les mauvais choix)

         
        • sery
          sery répond à pablico
          • Posté à 19h16 le 08/01/2008
          • Internaute 25622

          L’individu occidental (qui fait les 35h aux postes)se gargarise des hauts faits de l’« homme occidental » qui marche sur la Lune et s’interroge insolemment sur le sens de LA vie.
          A force de se lustrer son petit ego minable, il en oublie le sens de SA vie.
          Il la retrouve en mauvais etat, toute frippee
          Alors forcemment ca deprime sec

        1 autres commentaires
    • Sacha25
      Sacha25 répond à gébé
      • Posté à 17h38 le 07/01/2008
      • Internaute 24877

      qu’est-ce qu’une dépression ? C’est un vide, un manque...

      Non, à mon avis, ce que vous décrivez est une angoisse, pas une dépression

      A la limite c’est un sevrage (perte de plaisir : être cher, passion, drogue, confiance en une idéologie etc...)

  • robindesfoix
    robindesfoix
    cherche une issue
    • Posté à 00h51 le 07/01/2008
    • Internaute 26023
      cherche une issue

    il est vrai que l’on peut se demander quelquefois
    si le depressif ne serait pas en bonne santé
    et celui qui dit être en bonne santé malade
    car si l’on analyse les perspectives que nous offrent
    les sociétés actuelles il y a certaines fois ou il y a de quoi déprimer,le dépressif a peut être une sensibilitée plus aigüë du monde qui l’entoure qui l’amène a se replier sur lui même en position de défense.
    bien entendu ce n’est que mon idée et je ne suis pas
    qualifié pour en parler.

  • le Taiseux
    le Taiseux
    de Ceux qui marchent debout
    • Posté à 08h16 le 07/01/2008
    • Internaute 11533
      de Ceux qui marchent debout

    Petite mise au point. Dans mon commentaire cité concernant l’origine génétique de la dépression, je situais la dépression dans le cas particulier du trouble bipolaire ou maniaco-dépression.

    Or l’origine génétique de cette maladie n’est pas une théorie statistique mais le résultat de recherches dans un domaine qui en France manque cruellement de moyens, la psychiatrie.

    « Dans le trouble bipolaire, les interactions de gènes multiples et de facteurs non génétiques confèrent une vulnérabilité dans laquelle l’empreinte génomique est aussi importante que l’héritage mitochondrial et les facteurs de l’environnement et du développement (Muller-Oerlinghausen et al, 2002 ; National Institute of Mental Health) »

    Un des livres les plus remarquables sur le sujet est « de l’exaltation à la dépression » de Kay Redfield Jamison. Kay Jamison est maniaco-dépressive et psychiatre.

    • quelqune
      quelqune répond à le Taiseux
      • Posté à 14h31 le 07/01/2008
      • Internaute 27616

      Ma mère, il y a plusieurs dizaines d’années, a été étiquetée maniaco-dépressive. Je parle d’étiquette car je pense que le catalogue des maladies dites mentales évolue en fonction de l’époque (existe-t-il encore des hystériques à la Charcot ?) et de la médication (cf le livre de Pindare déjà signalé dans les commentaires). Donc ma mère est aujourd’hui « bipolaire ».
      Ce qui ne change pas dans la définition de ce trouble c’est qu’on le catalogue aussi génétique avec toutes sortes d’études à l’appui (cf les commentaires).
      Toute ma vie, je me suis donc demandée si moi aussi… si mes enfants et leurs enfants aussi, etc.
      Croyez-vous vraiment qu’une enfance marquée par une telle mère ne laisse pas de traces ? Qu’elle ne complique pas les rapports au père, au genre, aux autres ? Toutes complications qui à leur tour peuvent mener à des troubles qui seront donc qualifiés de génétiques.
      Croyez-vous que vivre avec ce genre de diagnostic fatal sur sa famille ne laisse pas de traces ?
      Pourrait-on de grâce cesser de parler de maladie et d’hérédité, concepts qui enferment les individus dans des définitions, des cases, des impasses et invitent les dits malades à s’identifier et à se comporter comme tels et leur entourage à ne les voir que comme tels ?
      Et revenir à des notions peut-être démodées que j’appellerais la personnalité, l’identité ?
      A tous ceux qui vantent les traitements chimiques au long cours (je ne nie pas l’utilité de traitements brefs), je pose une question :
      est-il pareil de prendre du sucre parce qu’on est en hypoglycémie (ou de l’aspirine quand on a mal à la tête) que d’avaler du Prozac quotidiennement parce qu’on n’arrive plus à vivre ?
      Ne croyez-vous pas que cela ouvre des abîmes : quel est mon vrai moi, celui avec ou sans médicaments ? Mes difficultés, les questions que je me pose, la façon dont je vois le monde ne sont donc qu’un avatar du dysfonctionnement de mes neurotransmetteurs ? Et puisque je suis malade, j’ai donc tout faux ? Pourquoi ne pas admettre qu’un série de dysfonctionnement affectifs et sociaux, plus ou moins conscients, peuvent conduire quelqu’un à l’angoisse et à l’épuisement, voire à des comportements aberrants ? Et que si des modifications physico-chimiques sont décelables dans le cerveau, il en va de même pour n’importe qu’elle sensation, émotion ou sentiment. Pourquoi parler de maladie plutôt que de mal-être ?
      N’y a-t-il pas une terrible négation de l’être (un fascisme) dans cette médicalisation du malheur ? Faut-il admettre cette sorte de rapt de la personnalité de quelqu’un par la chimie, même si c’est pour sauver sa vie ? Je me permets de poser ces questions choquantes.
      Ma mère a subi électrochocs, traitement insulinique, lithium et toute la panoplie des neuroleptiques inventés depuis cinquante ans. Elle ne va pas mieux. Au contraire. Elle pense aujourd’hui quand elle va plus mal que c’est parce qu’elle n’a pas le bon dosage du bon médicament. Elle a toujours refusé toutes les formes de psychothérapies attendant le médicament miracle. Et n’a jamais remis en cause son histoire familiale, sa vie de couple et sa personnalité (qui continue à faire le malheur de ses proches, malgré les médicaments).
      Elle a eu quatre enfants (les trois premiers en trois ans, ce qui fait aussi partie des multiples causes qu’on peut donner à son mal-être), sept petits-enfants, six arrière petits-enfants. Le trouble bipolaire ne se retrouve pour le moment chez aucun de ses descendants. Beaucoup d’angoissés certes, mais tous mènent des vies normales, si cela veut dire quelque chose.
      C’est chez mon frère médecin qui croit à la « maladie familiale » que cela s’est passé le moins bien, pour lui et ses fils. Mes sœurs et moi avons travaillé sur notre enfance, lutté contre nos angoisses ou états dépressifs (cela arrive à tout le monde) pour tenter de proposer un autre modèle de femme, de mère à nos filles. Jusqu’à présent, ça marche plutôt bien.
      Quant à l’angoisse, s’il n’y avait pas d’angoissés sur terre, le monde irait peut-être (encore plus) à sa perte. Aujourd’hui d’ailleurs, on parle de plus en plus de dépression et peu d’angoisse. Pourtant les deux sont liées. Je me demande même si la dépression n’est pas seulement la conséquence d’une surdose d’angoisse. Merci aux gens compétents de me répondre.
      En guise de conclusion, je voudrais dire que même si un jour on découvre l’anomalie génétique qui induirait un trouble bipolaire héréditaire, je préfère la voie que j’ai choisie : refuser d’être malade, même si je craque parfois. C’est ce qui m’a donné du ressort et même une raison de vivre. Pendant longtemps, je n’ai pas compris que les handicapés aient des jeux olympiques. Maintenant, je comprends. Ma vie comme la leur est un perpétuel entraînement pour ne pas se laisser réduire à un handicap, à une maladie et à une hérédité éventuelles. C’est difficile mais on peut aussi y trouver du plaisir.
      Mon conseil : un film américain (eh oui…) : « Bienvenue à Gattaca », une fiction sur le destin d’un enfant catalogué à la naissance comme maniaco-dépressif qui ne s’en tire pas si mal que ça. Ce n’est peut-être pas scientifique mais ça fait du bien !

      • Sacha25
        Sacha25 répond à quelqune
        • Posté à 17h48 le 07/01/2008
        • Internaute 24877

        Il faut faire la différence, selon les gènes bien sur, entre porter un gène et exprimer ce gène.
        Dans certains cas, c’est mécanique : vous portez le gène, vous êtes malade
        Pour d’autres, ce n’est pas aussi simple, surtout pour les maladies pluri-factorielles : vous portez le gène (en fait un des gènes), vous risquez la maladie. Et là, on peut mettre en jeu des « stratégies préventives »

      • Iris2
        Iris2 répond à quelqune
        • Posté à 19h25 le 07/01/2008
        • Internaute 16898

        Je n’ai vraiment pas le temps de vous répondre en détail ni de vous apporter autre chose qu’un petit témoignage.Mon père était maniaco-dépressif,il a subi les mêmes malheurs ou mauvais traitements que votre mère et ne s’en est pas sorti parce que,parfois,la vie vous enferme dans une impasse totale.Je l’aimais trop pour le juger.C’est une blessure que j’ai en moi,rien à ajouter.MAIS je ne suis pas devenue maniaco-dépressive même si j’ai fait une grosse « bouffée délirante“(diagnostic incontestable de mon neurologue)suivie d’une dépression maintenant dépassée.J’ai un énorme appêtit retrouvé pour la vie mais je ne laisserai pas dire que cela n’a rien à voir avec les médicaments(posologie très légère et en decrescendo)que mon neurologue maintient.Je lui fais confiance,je sais qu’il va arrêter tous les médicaments,sauf un stabilisateur de l’humeur.Sachez qu’il n’y a pas que le prozac,que je n’ai d’ailleurs jamais pris parce qu’aucun psychiatre compétent n’en prescrit et que je sais que c’est un mauvais médicament.Je trouve absurde la peur de prendre un médicament psychotrope,c’est d’un orgueil insensé car cela revient à dire que nous sommes de purs esprits et que nous pouvons vivre ‘selon la nature’.L’état de nature n’a jamais existé et ‘qui veut faire l’ange fait la bête(Pascal). Bref nous n’avons pas un corps,nous sommes un corps...Pas qu’un corps,heureusement mais il faut compter avec lui.Tout ça pour dire que vous ne serez pas maniaco-dépressive,j’en suis sûre,continuez à vivre comme vous le faites mais j’avais quelques réticences que j’ai déjà trop développées !

      • Barbarella
        Barbarella répond à quelqune
        • Posté à 15h27 le 10/01/2008
        • Internaute 27741

        Très beau et très touchant témoignage.

        Effectivement j’ai lu une fois que certains considèrent que la dépression survient après des surdoses d’anxiété. Je crois que c’était sur un site d’aide aux personnes souffrant de spasmophilie, mais je n’ai plus l’adresse en tête.

  • DIOPZO
    • Posté à 08h55 le 07/01/2008
    • Internaute 24613

    Il est peut-être bon de revenir sur ce courant des années 70 baptisé « antipsychiatrie » et initié par les médecins anglais Cooper, Laing et Esterson.Les auteurs décryptent le rôle de la famille (lieu de convergence des pressions sociales) dans la genèse et l’évolution des pathologies mentales.

    • Chou marin
      Chou marin répond à DIOPZO
      sal'bête plein'd'poils
      • Posté à 16h09 le 07/01/2008
      • Internaute 12261
        sal'bête plein'd'poils

      *effacé*

  • ipascal
    • Posté à 09h08 le 07/01/2008
    • Internaute 26899

    Beau travail d« éclairage de Rue89, l’Internet est vraiment salutaire….Pour y mettre mon grain à penser le mal être psychologique, Et pour paraphraser quelques commentaires lus, je dirais qu’il est urgent aujourd’hui de ne plus penser le travail sur soi, l’introspection permettant de se retrouver mieux, comme une tare. Aujourd’hui, ou que l’on a mal, on se soigne, et si des traumatismes conscients ou inconscients, qu’ils soient familiaux ou sociétaux, nous poussent à nous dévaloriser, il ne faut plus craindre de les écarter de nous-même. La société hyper productiviste dans laquelle nous vivons, réclamant une parfaite opérabilité, obligeant à être chacun des “petites entreprises‘ qui ne doivent pas faillir, poussent à intérioriser le fait que si nous avons un trouble qui nous empêche d’être dans ce moule, nous sommes des rebus, des déchets…Il suffit de voir la manière dont la culture parle des personnes âgées, elle n’en parle pas, ils sont improductifs, dont inutiles… Cette constatation de la nécessité d’être dans le coup, ne nous permet pas d’imaginer le temps nécessaire à un travail sur son âme.
    Aussi, il y a des idées reçues qui nous empêchent de penser la psychothérapie comme positive : la durée de la thérapie par exemple : il existe aujourd’hui des thérapies qui sont bien plus rapides et efficaces (pour qui arrive à se parler rapidement aussi ), je pense à la thérapie systémique, qui, par exemple, par une interaction très grande entre le patient et le thérapeute, permet d’éviter une introspection silencieuse parfois interminable et souvent démotivante…et anachronique au rapport de notre époque ou tout va très (trop ?) vite, ou le besoin d’efficacité est bien trop attaché avec un espace temps teinté d’urgence.
    Aussi, le fait d’avoir la crainte de perdre son âme : le fait de déballer sa vie, son enfance, son intimité à un thérapeute, ne veut pas dire que l’on s’oublie. Il faut, avant de se mettre à nu afin de mettre de l’ordre dans les racines de son passé, savoir à qui l’on s’ouvre, car une thérapie se fait à deux et le choix du thérapeute est aussi important que le choix d’un type de thérapie. Les récits de psychiatres ou psychologues qui ont manipulé leurs patients existent.

    Pour revenir sur les médicaments, je pense qu’ils peuvent êtres utiles dans les cas ou la dépression atteint un point où l’on se sent en danger, ou l’on pourrait se mettre en danger…Mais comme le disent quelques personnes plus haut, ils ne pourront en aucun cas guérir la problématique, ce seront des onguents, qui, comme bien des addictions permettront de survoler ses problèmes. D’ailleurs ils ne produisent rien d’autre que dur bien être artificiel…
    Il faut en finir avec la peur de penser à soi, et je pense aussi qu’il faut vraiment se méfier de penser que ces troubles de l’être peuvent être d’origines génétiques, car bien des pressions sociologiques et des transmissions familiales font de nous des êtres parfois noués, il est plus utile de se concentrer à défaire ce qui nous empêche de nous apprécier. En fait, il faudrait déjà ne pas oublier que nous sommes tous, chacun, des êtres extraordinaires et uniques, se donner ainsi la force d’amour propre nécessaire à oser s’ouvrir à quelqu’un, ne pas oublier non plus qu’il est parfois mauvais de mélanger relation amoureuse avec thérapie, et ne pas hésiter à changer de thérapeute si l’on a pas l’impression d’avancer...

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